Le « Ministériel » met fin aux fonctions de deux directeurs de sociétés publiques Le Conseil des ministres a décidé, au cours de sa réunion d’aujourd’hui, mercredi 21 avril courant, de mettre fin aux fonctions de directeurs généraux de deux sociétés publiques, relevant des Départements du développement rural et de l’hydraulique.
Il s’agit du directeur général de la Société Nationale d’Aménagements et de Travaux (SNATT), relevant du Ministère du Développement Rural Mohamed Mahmoud Ould Yahya et de celui de la Société Nationale de Forages et de Puits, relevant du Ministère de l’hydraulique et de l’assainissement Mohamed Mahmoud Ould El Eyil.
Ancien chef rebelle tombeur de Habré en 1990, IdrissDébyItno proclamé Maréchal de Tchad ces derniers mois, venait d’être réélu pour un sixième mandat présidentiel. Considéré comme un homme d’appui du dispositif sécuritaire dans une zone sahélienne en turbulences diverses, IDéby faisait face à un mouvement rébelle armé venu du Nord du pays. Selon les sources de nouvelles autorités au sein d’un conseil militaire (CMT) , il a été blessé grièvement sur le terrain des combats dans la journée d’hier 19/04/2021 et il a succombé dans la nuit de ce mardi 20 avril. La fin tragique d’un autocrate qui s’est fait une réputation d’un cacique indétrônable dans son pays. Et également adepte d’un jeu démocratique fantaisiste, il bénéficiait d’une certaine complicité venant des différents pouvoirs français tout au long de ses années de règne.
Cesser de recycler les thuriféraires du régime de MohamedAbdelAziz ou annoncer une rupture totale avec l’ancien régime ! Tel est le dilemme que le président Ghazouani doit résoudre s’il veut instaurer un consensus national, promouvoir le changement, instaurer la justice sociale et combattre les prévaricateurs et tous ceux qui sont tentés de nuire à l’unité, à la sécurité et à la stabilité du pays. Tel est l’appel lancé par quatre partis de l’opposition au cours d’un conclave tenu dimanche 18 avril 2021.
Aux termes de près de deux années de gouvernance, le pouvoir de Ghazouani est miné par ce que d’aucuns appellent le retour aux pratiques malsaines des régimes précédents. Le constat sonne de plus en plus, de la part des organisations des droits de l’homme, du corps social et des partis politiques. Le marasme est arrivé au point que des voix jusque-là conciliantes ave l’esprit d’ouverture préconisé par le régime actuel sortent de leur réserve pour dénoncer le retour insidieux des manœuvriers des anciens systèmes.
C’est la sonnette d’alarme que quatre partis de l’opposition viennent de tirer aux termes d’un conclave qui s’est tenu dimanche 18 avril 2021 à Nouakchott. En effet, l’Union des Forces du Progrès (UFP), le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), l’Union Nationale pour l’Alternance Démocratique (UNAD) et le parti SAWAB ont publié un communiqué dans lequel ils ont mis le Chef de l’Etat, MohamedCheikhGhazouani en garde contre « le retour des prévaricateurs et des pratiques du pouvoir de l’ancien président Aziz ». Ils l’ont également invité à « se débarrasser de tous ceux qui ont été impliqués dans ces méthodes et pratiques dévastateurs, toujours en place, et dont les promoteurs bénéficient, à un rythme soutenu, d’un regain de confiance ».
La Mauritanie selon les dirigeants de l’opposition en question, a plus que besoin de consensus et de changement pour instaurer la justice sociale en combattant les prévaricateurs et tous ceux qui sont tentés de nuire à l’unité, à la sécurité et à la stabilité du pays.
Ils estiment que la Nation fait face à plusieurs défis qui peuvent le conduire devant deux scénarii, soit revenir à la case de départ par le jeu des thuriféraires de l’ancien régime tapis dans les rouages de l’Etat, soit sombrer dans le chaos et l’instabilité.
En toile de fond, la sortie récente à travers les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique de MohamedAbdelAziz, « visant à tromper l’opinion publique et falsifier les faits, en essayant de jouer le rôle du leader rédempteur ».
En conclusion, les partis cités plus haut ont exhorté le gouvernement à adopter de toute urgence, les règles de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des affaires publiques et à rechercher des solutions appropriées aux problèmes des citoyens.
Il faut rappeler que la scène sociale bouillonne face aux nombreuses manifestations de mécontentement et de ressentis exprimés par des fonctionnaires, des citoyens spoliés ou frappés d’injustice.
L’esclavage foncier revient ainsi avec force, avec les problèmes soulevés à Dar El Barka et à R’Kiz, mais aussi la sulfureuse affaire de Ouadane, les créanciers de CheikhRidha, la montée de la criminalité, le chômage endémique, la montée vertigineuse des prix et la chute inexorable des valeurs.
Il y a un incident –celui de Kaedi-qui défraie la chronique ces derniers temps . Il semble que , pour toute decision, les Autorités administratives locales aient choisi aient choisi de fermer les lieux de culte hamallistes ! Decision à tout le moins curieuse pour ne pas dire plus ! Empêcher tout le monde de prier, empêcher aux mahadras internes de fonctionner , n’est pas à mon avis la bonne manière pour régler le problème ou calmer les esprits . Loin s’en faut ! L’attente des population , le bon sens même aurait été de proceder à des investigations complètes ,situer les responsabilités , et prendre les mesures punitives qui s’imposent ; Et non pas opter pour une solution pêle-mêle , ridicule, qui renvoie tout le monde dos-à dos … L’Administration locale doit revoir sa copie.. Cela dit , nos Ulémas, nos Intellectuels doivent avoir enfin le courage de faire face aux turbulences , aux secousses transversales qui traversent nos communautés, afin de les adresser correctement .Le monde a changé ,les esprits ont évolué, nous devons le prendre en compte … « Si l’Islam est éternel et unique , la pensée islamique est une lecture possible de la révélation étroitement liée à une époque donnée . » Garaudy
mardi 13 Avril 2021 sur appel de la Directrice de Cabinet à la Présidence de la République, Le Président a eu l’amabilité de m’accorder un entretien.
Cet échange a tourné autour de généralités portant sur les visions respectives et nos dispositions d’esprit communes à aborder les problèmes dans l’intérêt bien compris de la Nation. A faire de sorte que ‘’ la diversité ne tourne pas en adversité’’, étant entendu que personne n’avait l’apanage du patriotisme.
Des échanges ou la communication autour des défis nationaux entre acteurs politiques constituait, en soi , déjà une amorce de solution ; un problème débattu est à moitié résolu, dit l’adage …
En tout état de cause nous avons renouvelé les dispositions des FPC à accompagner dans la bonne direction.
Bref, cette rencontre a surtout permis de briser la glace entre Mr Ghazouani et moi-même. Quelque peu timide au début elle s’est achevée sur un climat détendu.
La Coalition Vivre Ensemble a appris avec tristesse les affrontements entre deux groupes de la Zaawiya Mpaly Kaba de Kaédi, le 05 Avril 2021.
La CVE est d’autant plus préoccupée que ces affrontements ont occasionné de sérieux préjudices dont des blessés graves.
Ces évènements malheureux qui ont mis aux prises des personnes de la même communauté, de la même obédience religieuse, reposent la problématique du vivre ensemble chez nous et fait obligation à tout un chacun de jeter un regard critique sur les facteurs de discorde qui sont de nature à accentuer le ressentiment entre mauritaniens.
S’il est vrai que la position des protagonistes diverge sur l’origine du conflit, le danger que fait courir la crispation des positions interpelle sur la nécessité, l’impératif de prendre en compte, de façon sérieuse et objective, les problèmes relationnels entre éléments de même segment communautaire ; lesquels problèmes plongent leurs racines dans un passé où l’égalité, l’équité et l’égale dignité entre les composantes n’étaient (et ne sont toujours) ni réelles, ni prises en compte par la société qui, elle-même, reposait sur des fondements inégalitaires.
Cet héritage (commun à toutes les communautés mauritaniennes), qu’on l’appelle esclavage, séquelles de l’esclavage ou discriminations liées à la caste ou à la classe, qui engendre des frustrations – et on l’a vu des affrontements sanglants – nécessite qu’il fasse l’objet d’un large débat national pour refonder la société et la République sur des bases pérennes ; pour que les problèmes récurrents liés à cette problématique sociale ne viennent plus handicaper la marche du pays.
Autant les évènements de Kaédi, par leur gravité, interpellent, autant celui de Ouadane où une femme haratine (supposée esclave), aurait été donnée ou citée comme dot pour un mariage, ne peut être passé sous silence. Là aussi, les versions restant contradictoires sur le bienfondé ou non de l’affaire dénoncée.
Quoiqu’il en soit, devant des situations de nature à saper l’unité nationale et la cohésion sociale, la Coalition Vivre Ensemble :
– Rappelle l’impérieuse nécessité de mener une enquête indépendante et de portée nationale sur le phénomène de l’esclavage et ses pratiques associées dans notre pays;
– Invite les autorités nationales à faire la lumière, de manière impartiale, sur ces deux évènements ;
– Condamne la violence d’où qu’elle vienne ;
– Demande un large débat national autour de la problématique de l’esclavage, et de ses séquelles de l’esclavage, ainsi que toutes les discriminations liées à la caste ou à la classe sociale.
Nonobstant, une éducation émotionnelle aguerrie face à la mauvaise foi. On en perd le contrôle face à l’inadminissible ignominie de l’ignorance, de ceux qui approuvent l’existence d’une supériorité subjective d’un être humain à un autre, dûment liée à la naissance. Il est primordial, d’admettre, sans équivoque que l’esclavage est un concept abominable. Qui ne doit son existence qu’à la vacuité et à l’avidité d’individus venaux, mus par la seule volonté de s’ enrichir sans effort ; D’une part en déshumanisant l’homme, vendu comme du bétail et d’autre part pour la gratuité du travail. Ce phénomène est exécrable et nul ne doit l’avaliser ou le glorifier, mais plutôt faire blemir de honte tout homme digne et pourvu de raison. Il est opportun de rappeler, que l’innovation sociale est plus importante, son rythme plus intense, sa portée plus étendue. N’eut été, en outre, cette pensée nouvelle, de l’émancipation et de la justice entre les hommes, partir sur des bases saines pour l’humanité plusieurs personnalités afro américains de lignage servile n’auraient pas atteint à priori certaines positions stratégiques dans la vie publique des US (Armée, Première Dame, haute administration et autres). En réalité , sauf un hasard malheureux, on soit atteint de cécité et de surdité ou que l’on soit en marge de la société, l’esclavage, demeure un crime contre l’humanité. Il doit y avoir dans les temples du savoir le temps de l’observation nécessaire pour se faire une idée objective d’un conflit fratricide basé autour de la sempiternelle question de l’esclavage et ces séquelles. Nous avons vécu, ces dernières semaines de manière sporadique, l’infâme histoire de la dot de Ouadane , la théâtrale et scabreuse de kaedi. En somme, cela n’a fait qu’affirmer, que le mal se trouve dans les us et coutumes, qui loisiblement veulent nous faire croire qu’une femme hartani peut être chosifiee, que l’imamat s’acquiert par dévolution famialle. Cela dit, au-delà, de la multitude des faits que l’on pourrait égrener à l’infini à ce sujet, il ne s’agit plus cependant de pointer les causes où d’en Indexér les coupables, connu de tous . Il s’agit plutôt de s’ériger avec détermination face à ce relief hideux, imsipide enrobé dans un corps malade et un esprit impie. Au regard des faits, oui, à l’introspection collective pour améliorer notre vivre ensemble, aussi figuasse soit-elle, par un effort collectif et collégial En se dressant tous ensemble sans distinction aucune, en deconstruisant ce narratif cousu d’un fil de mensonge. , pas pour un exutoire, mais pour éradiquer sa propagation. En abhorrant , sans compromission aucune,individuellement ou collectivement, toute tradition et rituel permettant de par leur vassalité, de maintenir ces survivance. Du reste, la légitimité de combattre pour recouvrir sa dignité humaine, ces lettres de noblesse , ne fera que des émules et sa durée aussi longtemps que les faits. Une fois encore , œuvrons tous à l’altérité et à la tolérance. Voilà ce qui pourrait être utile.
Ce vendredi 9 avril 2021 à Nouakchott, le président de la République, Monsieur MohamedOuld Ghazouani a reçu en audience l’honorable député BiramDah Abeid, leader abolitionniste mauritanien du mouvement IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste). Selon nos sources proches du député, l’entrevue a duré environ 2 bonnes heures durant lesquelles quelques dossiers faisant l’actualité chaude ont été abordés entre autres.
Sur les problématiques liées à l’esclavage, étaient au menu : les cas de Ouadane et de Kaédi, le limogeage expéditif d’un conseiller Com du ministère de l’éducation Mr Elkory (Engagé auprès du mouvement SOS Esclaves) , et le cas judiciaire pendant au Guidimagha d’un militant abolitionniste lettré en sciences islamiques cheikh Issa Cissoko de Diaguily. Également la question liée au dialogue social annoncé depuis quelques semaines, a fait partie des sujets discutés entre les 2 personnalités.
Ce samedi 3 avril 2021 , UVDS-Ganbanaaxu a organisé une rencontre de sensibilisation en présence du leader abolitionniste mauritanien, le député Biram Dah Abeid et d’autres responsables de la mouvance politique du parti RAG.
Tenue dans l’espace culturel Galaxy, cette prise de contact a été l’occasion pour les participants d’exprimer leurs espoirs et leur soutien à l’engagement ferme et historique pour l’avènement d’un véritable État de droit en Mauritanie. Le président d’ UVDS-Ganbanaaxu Monsieur Yakhoub Bakhayokho, devenu secrétaire général du parti RAG il y’a quelques semaines, a tenu un bref discours de bienvenue à la délégation accompagnant le député BDA.
Lors des prises de parole, il a été question à de nombreuses reprises les problématiques liées à l’esclavage qui mine foncièrement les liens sociaux en Mauritanie notamment concernant l’esclavage par ascendance qui sévit dans différentes communautés. Des notables et des femmes originaires du Guidimagha (Région Sud mauritanien), ont relevé et exposé des litiges pendants à cause des coutumes esclavagistes en milieu soninké. Sur le foncier, la gestion des mosquées et les déséquilibres en représentativité, les personnes d’ascendance dite esclave subissent des criantes discriminations.
Ainsi le président des réseaux IRA Mauritanie dans sa communication a indexé le caractère nuisible de l’esclavage à l’unité de la Mauritanie. Il promet qu’il tient à détruire ce fléau social dans tous les milieux. Il a interpellé les hautes autorités du pays sur la nécessité urgente afin d’engager un front irrésistible et implacable contre l’esclavage. Il a abordé le cas de Monsieur Issa Cissoko , en saluant son militantisme courageux et sérieux depuis toujours dans la mouvance IRA Mauritanie. Le député BDA a dénoncé les mesures judiciaires prises à l’encontre de Monsieur Cissoko au Guidimagha suite à une plainte récente.
Le député mauritanien, Biram DahABEID, a vertement critiqué l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS). BiramDahABEID donnait ce jeudi 01 avril une conférence de presse, quelques heures après un déplacement au centre d’enrôlement de Toujounine.
Il s’est dit « choqué » par l’ampleur de la privation de milliers de mauritaniens de leur droit d’obtenir leurs pièces d’état-civil. Il a également dit avoir noté lors de ces déplacements aux centres d’enrôlement de Sebkha, Toujounine et Teyarett une « exclusion » sur le terrain qui corrobore que « seuls les noirs et les harratines sont victimes de cette situation gravissime ».
L’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS) « doit être une agence qui appréhende la situation de chaque citoyen mauritanien et non se fonder sur des préjugés qui ne tiennent pas la route. Ce n’est pas innocent et on doit s’en affranchir », a affirmé Biram Dah ABEID.
Le leader abolitionniste a dit espérer « du fond de son cœur que le président Mohamed Cheikh Ghazouani qui a donné de l’espoir [et] posé des actes importants dans la gouvernance pacifique et apaisée va abolir cette gouvernance raciale, raciste et ethniciste » au niveau de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS).
« C’est un chantier très important et urgent comme le chantier de la lutte contre l’esclavage, le retour des déportés, l’abolition de la loi d’amnistie de 93, le passif humanitaire », a encore dit le député Biram Dah ABEID.
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