ALAKHBAR (Nouakchott) – Le Collectif des Veuves de Mauritanie chez HouleyeSall a suspendu ses activités au sein du Cadre de Concertation des Rescapés Mauritaniens en Mauritanie-Europe et aux États Unis (CCRM-M/E/USA), selon une déclaration parvenue, mercredi à Alakhbar.
Le Collectif reproche au Cadre de Concertation de continuer à dialoguer avec les pouvoirs publics qui rejettent la mise en place d’une commission d’enquête sur les évènements du Passif humanitaire.
Le Passif humanitaire désigne les violations massives des droits de l’homme, commises, de 1989 à 1991, contre des populations noires de Mauritanie, sous le régime de l’ancien président Maouya Ould Sid’Ahmed Taya.
Le collectif a toutefois réaffirmé sa disponibilité à reprendre le dialogue selon quatre conditions :
– institutionnaliser une commission indépendante régie par une loi
– procéder aux investigations pour établir le droit à la vérité, faire la lumière sur ce qui est passé durant cette période sombre de l’histoire de la Mauritanie;
– apporter des réponses justes à la fois individuelle et collective aux crimes et abus commis ;
– offrir des garanties de non répétition
Depuis une année, les Coalitions des Organisations des Victimes du Passif humanitaire (CCRM-Mauritanie/CCRM-Europe-USA et CCVE) ont engagé un dialogue avec les pouvoirs publics sur la base d’une feuille de route soumise au président Mohamed Cheikh OuldGhazouani le 24 Avril 2022.
En Octobre dernier, à Nouakchott, j’ai passé une soirée aux côtés de mon aîné Monsieur Biram Dah Abeid et d’une partie de son équipe au local de PK. Aîné à qui je rend toute l’affection, le respect et la considération qu’il porte en ma personne. La reconnaissance, une qualité à conserver qu’il vente ou qu’il pleuve. ___
Dans le cadre de mes activités de recherche et d’écriture, je dois avouer que jamais, auparavant, il ne m’a été offert d’assister à un moment aussi intense en terme de Leadership.
Le hasard (ou pas d’ailleurs c’était peut-être écrit) a fait que cette même soirée, il devait tenir une permanence au cours de laquelle, des citoyens mauritaniens viennent de partout sur le territoire national pour porter à sa connaissance et à celle de ses équipes des situations d’injustice et de violations ignobles des droits humains.
Je me rappelle le cas de ce jeune compatriote Hartani qui a fuit ses maîtres et qui, avec dignité et ferveur, exposa les ignominies qu’il vécut. Un esclave en 2021. Il devait avoir 20 ou 21 ans. Il a réussi à s’échapper mais sa sœur, mariée à un autre assujetti également à cette pratique, y était toujours au moment où il s’exprimait.
Je me rappelle aussi celui de ce vieux Monsieur qui venait de Kiffa ou aux environs de cette ville. Malmené par un officier de police qui le traita de salle « Abd » (esclave) et lorsqu’il voulait porter plainte au commissariat, on lui fit savoir qu’il finirait en cellule. Il devait donc se taire et ne pas en faire tout un problème.
Je me rappelle enfin ce groupe de Soninkés composé de jeunes et de personnes âgées venus exposer les situations d’injustices que leur communauté subissait au sein de leur localité sur les terres qui étaient les leurs et qu’ils risquaient de perdre du fait de la présence menaçante de féodaux.
Je me rappelle enfin également de nombreux autres cas exposés ce jour et porté en la connaissance de Biram et ses équipes.
Ces citoyens victimes traversent le pays, la ville de Nouakchott, passent devant des commissariats et devant des institutions étatiques ayant pour objectif de les protéger pour aller faire entendre ce qu’ils subissent au quotidien en la connaissance de IRA. Cela ne traduit-il pas une défaillance profonde voire même une inutilité de ces établissements ? Comment renouer la confiance entre l’état et les Mauritaniens ?
Ce qui me frappa ce jour, c’est l’espoir que ces citoyens portaient en son équipe car ils savent qu’il y a un suivi, une écoute et très probablement des suites.
Biram me confia à la fin de cette longue et pénible permanence, qu’après avoir recueilli et traité tous ces sujets, chaque matin ou dans le cadre de ses différents déplacements, il faisait tout pour se rendre dans chacun de ces lieux où ces violations des droits humains se sont produits pour tenter de les résoudre.
Le tout, loin des réseaux sociaux et des médias locaux traditionnels.
Rien d’étonnant alors qu’il soit toujours accueilli fortement par les populations très éloignées de la ville et demeurant dans les bleds les plus reculés de Mauritanie car il garde cette proximité avec les habitants de ces territoires.
J’étais là en tant qu’observateur. Mais un observateur libre et actif car il est important de consigner tout fait ou élément pouvant permettre de comprendre comment et pourquoi la Mauritanie en est arrivée là.
Tout était filmé. En direct sur Facebook, rapporté et retranscrit sur WhatsApp pour une très large diffusion. Il n’existe pas de communication meilleure que celle là.
Et c’est ça faire de la politique. Connaitre les problèmes et en faire un projet politique solide.
La Présidentielle approche, j’appelle et j’espère que les partis d’opposition pourront cette fois-ci mettre leur orgueil de côté de travailler ensemble dans l’unique objectif de conquérir le pouvoir.
Les divergences idéologiques ne doivent en aucune manière empêcher une coalition ou un accord politique. L’intérêt supérieur du peuple et l’avenir du pays en dépendent .
Soit on fait de la politique soit on en fait guère.
Les partis politiques non régularisés mais qui contiennent en leur sein des véritables figures du changement, ont un rôle important à jouer dans le processus de consolidation des forces d’opposition.
Ils ont, en tout état de cause, intérêt à y réfléchir. Leurs idées doivent pouvoir un jour politiquement se matérialiser.
Nous avons tous vu comment l’Etat a ignoré et minimisé les revendications très légitimes des organisations demandant l’officialisation des langues nationales. Dans le fond, c’est qu’il n’entend pas mettre en place des dispositifs permettant de réduire les inégalités entre les Mauritaniens. La première des inégalités dans une Nation est celle basée sur la langue. Ne pas adapter également l’éducation des enfants à leur parler c’est les condamner à un avenir bancal. Les mêmes causes continueront à produire les mêmes effets.
Cette question purement politique ne sera résolu qu’à travers un rapport de force politique dans un cadre strictement démocratique.
Il appartient à chacun de prendre ses dispositions et ses responsabilités.
A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale. Andy Warhol
Avec ces quelques mots, Andy Warhol ne s’était pas trompé. De nos jours, Internet nous donne la possibilité, par passion ou sur le plan professionnel, de s’exposer, exposer nos idées ou encore nos créations.
Aujourd’hui, le 31 août et depuis 2005, nous célébrons la journée mondiale du blog ! C’est l’occasion de revenir sur l’histoire du blog et son incroyable longévité.
• Un carnet de bord en ligne Le mot “blog” est un anglicisme issu de la contraction de “web” et “log” et signifie littéralement “carnet de bord en ligne”. Pour certains, il s’agit d’un véritable journal intime interactif, un espace d’expression libre et sans tabou.
Le blog offre une grande liberté rédactionnelle. Toutes sortes de sujets sont ainsi traités sur la toile, de la cuisine en passant par le sport, la photo ou encore la politique. C’est l’occasion de mettre en avant les blogueurs passionnés par leur rédaction.
Nous devons sa création à Tim Berners-Lee, informaticien britannique est inventeur du “World Wide Web” (www). Sans le savoir à l’époque, il fut le premier blogueur de l’histoire en créant le premier site internet.
Les premières formes de blog surviennent en France déjà à la fin des années 80, en pleine apogée du minitel pressenti alors pour devenir l’outil digital français dernière génération pour communiquer et rechercher une information. France Telecom les supprimera rapidement car elles ne répondaient pas à la règle « un identifiant, un service ».
Comme pour les réseaux sociaux, ce qui aurait pu être une mode passagère s’est imposé comme un phénomène de société au fil des années.
De nos jours, les blogs contribuent activement aux stratégies de référencement naturel et ont même créé des nouveaux métiers comme blogueur, content manager ou encore responsable éditorial.
Cet outil d’expression a donné naissance à tout un vocabulaire et on parle d’ailleurs de “blogosphère” lorsque nous évoquons l’étendu du réseau tissé par ce moyen de communication et ses utilisateurs.
• La Journée Mondiale du Blog Cette journée est à l’initiative de Nir Ofir, un blogueur israélien afin de mettre en lumière la créativité et le travail de blogueurs à travers le monde.
Le but des blogueurs durant cette journée est de partager cinq blogs qu’ils apprécient à leur communauté, et ainsi donner une reconnaissance à ceux qui passent la plupart du temps inaperçus.
Beaucoup d’entre eux sont encore réduits au silence et c’est pourquoi cette journée leur est destinée.
• “Blog bless the World” Le blog est devenu au fil des années un outil incontournable et passe par toutes sortes de sujets passionnant leur créateur: du voyage aux animaux, de la santé à la beauté, ou encore de la cuisine au jardinage, la décoration… Aucun sujet ne passe à côté.
Les blogs permettent à des marques ou des célébrités de mettre en avant leurs activités, leurs passions ou encore leurs produits. C’est un outil de communication incontournable pour beaucoup.
Certains sont même devenus célèbres par le blog comme Salam Pax qui, au début de la guerre en Irak, décrit son quotidien d’une manière journalistique saisissante.
Internet a bousculé progressivement nos habitudes de lecture et nos rapports avec les médias, faisant aujourd’hui du blog un média à part entière.
Mali Actu – Le 18 août 2022, l’Association malienne des expulsés (AME) a organisé une conférence de presse dans ses locaux pour attirer l’opinion sur un projet de lutte contre l’immigration que l’Europe veut installer en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et en Mauritanie.
« L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (FRONTEX), armée de drones et d’autres équipements policiers, sera à bien tôt à nos portes, car elle envisage de se positionner sur la route de l’Atlantique et du Sahara, à travers le Sénégal et La Mauritanie, au motif d’empêcher les migrations irrégulières ».
C’est par ces propos que l’AME a tenu à attirer l’opinion nationale et internationale, sur la nouvelle volonté de l’Europe.
Ousmane Diarra, président de l’AME, accompagné de Lamine Diakité, chargé de sensibilisation sur le Projet « Avenir Brillant » et de Mohamed Diarra, chargé de plaidoyer et de communication à l’AME, a clairement accusé l’Union Européenne. « Le durcissement des mesures d’entrée sur le territoire européen a rendu quasiment impossible aujourd’hui l’accès légal à ce territoire contribuant ainsi au développement de l’immigration dite « clandestine », phénomène tant combattu par les Etats européens », a déclaré Ousmane Diarra.
Il a ajouté que la politique européenne d’immigration a commencé en 1985, avec la conclusion des Accords de Schengen qui délimitent un espace clos de libre circulation. « Dans le but de freiner les migrations subsahariennes vers l’Europe, des mesures draconiennes, qui, à la fois sont juridiques, politiques et techniques, ont été mises en place par l’Union européenne », a-t-il indiqué.
Avant d’ajouter que dans un premier temps, ces mesures ont visé concrètement à repousser ses frontières, en déplaçant les contrôles de ses frontières géographiques et cherche de ce fait à transformer les pays de transit, voisin de l’Europe, en zone « Tampon ». Il dira que dans un second temps, ces mesures n’ont pas visé simplement à empêcher les migrants d’entrer en Europe, mais à les empêcher de quitter le sol africain, en mettant certains pays africains à contribution.
« L’AME vient d’apprendre que l’Union européenne envisage de déployer « des navires, des équipements de surveillance et d’exécuter des tâches opérationnelles » au Sénégal et en Mauritanie », a déclaré Ousmane Diarra. Avant de préciser qu’il est question d’engager des démarches en vue de la négociation et, à moyen terme, de la conclusion d’un accord de statut permettant un soutien opérationnel direct de FRONTEX au Sénégal et en Mauritanie, notamment en matière de prévention de la criminalité et de la migration irrégulière, y compris dans la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains.
Face à cette volonté de l’Union européenne, l’AME a formulé deux recommandations principales à l’intention du Sénégal et de la Mauritanie. L’AME demande à ces deux Etats africains d’assurer la protection des migrants subsahariens le long du parcours migratoire et de refuser de signer des Accords bilatéraux de coopération qui violent les instruments régionaux et sous régionaux existants en matière des droits de l’Homme.
A l’intention des Etats africains, l’AME a demandé la révision de tous les accords bilatéraux et multilatéraux de coopération économique avec l’Union européenne et ses Etats membres et associés. Mieux, l’AME leur demande de renforcer le dispositif juridique et politique de protection des migrants africains et de refuser d’être les gendarmes des Etats européens contre leurs frères africains.
En ce qui concerne l’Union européenne et ses Etats membres et associés, l’AME les a invité d’abandonner systématiquement l’approche sécuritaire des politiques migratoires afin de faciliter la traditionnelle mobilité entre les continents européen et africain. « Il faut que les Etats européens cessent d’utiliser l’aide publique au développement comme monnaie d’échange pour empêcher les migrations. Surtout quand on sait que cette aide est nettement inférieure à l’argent envoyé par les migrants dans leur pays d’origine », a indiqué Ousmane Diarra. Il a invité les Etats européens à garder les frontières accessibles pour garantir aux demandeurs d’asile la possibilité de demander une protection internationale sur le territoire européen.
L’AME a aussi invité les Etats de l’Union européenne à respecter la déclaration universelle des droits de l’Homme qui consacre pour tout être humain « le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». Enfin, l’AME les a invités à ratifier et à appliquer la Convention des Nations Unies sur les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.
Depuis quelques jours le député mauritanien Biram Dah Abeid sillonne la région de l’Assaba dont le chef-lieu est la ville Kiffa. À l’image des précédentes tournées dans d’autres régions, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 et sa délégation continuent leur prise de contact avec des populations de l’intérieur.
Ainsi localités après localités, les populations sont écoutées attentivement et l’accueil est marquée par une certaine ferveur populaire.
Pour rappel le président des réseaux IRA-Mauritanie, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024, n’a pas toujours eu la reconnaissance par les autorités de l’aile politique (le Parti RAG) de la mouvance qu’il incarne.
~ Ici quelques photos de sa tournée en cours :
• Sources Éléments médias : Proches du député BDA.
Autres pays Dix ans après l’avènement du mouvement (natural and happy) nappy, les femmes burkinabè préfèrent de plus en plus les cheveux crépus et naturels aux cheveux synthétiques.
Quand on connaît la nature des cheveux africains, il y a des choix qu’on peut comprendre aisément en observant les femmes dans les rues, au marché ou dans la circulation. Frisés, humides ou secs, le plus grand défi dans l’entretien du cuir chevelu africain, c’est de les rendre plus malléables sans pour autant les dénaturer.
Pour la journaliste et entrepreneure Atifufu Amée Dzifa, pionnière du mouvement «Faso Nappy», cette nouvelle tendance a été influencée il y a une dizaine d’années par le mouvement nappy, qui a aidé à changer les mentalités des Africaines en général et des Burkinabè en particulier, notamment sur la perception de leurs cheveux.
«Ce mouvement d’ensemble à cette époque a permis d’avoir aujourd’hui ces résultats et d’avoir également plus de marques de cosmétiques naturelles pour les cheveux et la peau, d’avoir des salons qui se spécialisent dans le traitement des cheveux africains», explique-t-elle.
Le salon Afro Kô, situé dans un quartier huppé de Ouagadougou, s’est spécialisé dans l’entretien des cheveux afro. Dalila Yaro, co-fondatrice de cet établissement, est aussi l’auteure d’un e-book récemment édité. Elle y aborde les problèmes capillaires récurrents des femmes, ainsi que les soins à adopter.
«Nous sommes beaucoup dans les cheveux naturels, l’acceptation de soi au naturel. Mais tout ça vient de notre envie de retour aux sources, à nos origines, à la terre mère. C’est une première expérience. On a testé et on a vu ce que ça a suscité», se réjouit-elle.
Désormais, au Burkina Faso, de plus en plus de femmes optent pour les cheveux naturels, montrant à travers ce choix qu’elles s’acceptent elles-mêmes et veillent sur leur santé.
La journée du mercredi 24 août 2022 restera dans la mémoire des Mauritaniens de Côte d’Ivoire comme la journée la plus sombre de leur histoire, selon certains de leurs représentants, à l’image de Mohamed Ibrahim, journaliste et organisateur d’évènements. Pire encore que cette émission au cours de laquelle, le coach de NCI, Jean-François Yoman, avait insulté tout un pays en soutenant que « c’est normal et culturel en Mauritanie qu’une femme ait plusieurs maris ».
Cette affaire semble avoir été mal gérée par l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, selon les mêmes sources, au point que parmi la colonie mauritanienne, nombreux sont ceux qui sont allés jusqu’à réclamer son limogeage pour avoir commis une faute diplomatique d’une extrême gravité.
Non seulement, l’ambassadeur et son équipe auraient accepté de participer à la mauvaise émission, en jouant le jeu de la chaîne NCI qui se tire d’une bonne affaire en noyant le droit de réponse des Mauritaniens pour affront national dans une émission de divertissement. Pire, l’ambassadeur aurait ignoré la colonie en excluant les 50.000 Mauritaniens de Côte d’Ivoire, qui comptent pourtant parmi eux, des intellectuels de haut niveau et des imams.
Selon la colonie mauritanienne, l’ambassadeur devrait exiger que le droit de réponse soit donné dans les mêmes formes et dans la même émission-débat au cours de laquelle l’insulte de la Mauritanie a été proférée. Même si l’émission est actuellement en pause, pour vacances, attendre sa reprise en début septembre. Mais en aucune manière, l’ambassadeur ne devrait, selon les membres de la colonie, accepter de participer à un carnaval musical où les Mauritaniens étaient sensés montrer leur culture, leurs accoutrements, leurs modes culinaires, leur art, etc.
L’instant, pour eux, était grave au point où l’exigence était de ne pas s’exhiber, mais de réparer un tort moral infligé non pas seulement au peuple mauritanien, mais au monde musulman. En élargissant la sphère de l’affront, la réponse mauritanienne dans une véritable émission de débat aurait eu plus d’écho, si l’on sait que les musulmans représentent une bonne portion de la population ivoirienne.
Résultat, l’imam Sarr et sa délégation, deux jeunes filles inexpérimentées, se sont retrouvés piégés, coincés dans une émission où ils partageaient le plateau avec un animateur comédien du non de Zonga et de jeunes artistes ivoiriens. Le comble de l’humiliation est qu’ils n’ont pas eu plus de 8 minutes de parole, dont 1, 5 minutes de réponse de l’imam à l’affront de Jean-François Yoman, pour une émission qui a duré 55 minutes. Pourtant, il aurait été question de 40 minutes accordées à la délégation, selon les termes de l’accord qu’une consultante en communication recrutée par l’ambassade aurait négocié avec la chaine.
Le débat anime aujourd’hui la plateforme de la section mauritanienne de l’Union de la Presse Francophone (UPF), qui avait la première sonné l’alerte en portant à la connaissance de l’opinion publique mauritanienne le contenu du débat de la chaîne NCI, ainsi que plusieurs autres réseaux sociaux.
Aujourd’hui, la cause semble avoir été entendue. L’affront a été lavée par un laconique pardon que l’Etat mauritanien, par la bouche de l’imam Sarr aurait accordé à la chaîne et à son consultant. Le dossier apparemment est clos, sauf si dans un mouvement de prise de conscience, les autorités nationales décidaient de revoir leur position par rapport à une affaire qui continue de courroucer une partie importante de l’opinion nationale.
La présidente de l’Association des Femmes Cheffes de Famille (l’AFCF), Mme Aminetou Mint Moctar a invité les médias mauritaniens à s’engager davantage dans la lutte contre les violences basées sur le genre et à permettre l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des couches les plus démunies. Elle s’est insurgée contre la recrudescence des viols conviant la presse à plus d’actions de communication et de plaidoyer pour permettre aux victimes de recouvrer leurs droits. Mme Aminetou Mint Moctar s’exprimait, lors d’un atelier de plaidoyer national auprès de la presse pour l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des esclaves, de leurs descendants et des femmes victimes de violences.Cette rencontre, qui a regroupé une quinzaine de professionnels de la presse, intervient en prélude au lancement d’une campagne de plaidoyer initiée par l’AFCF, Sos Esclaves, avec l’appui de MRG (Minority Rights Group).
La présidente de l’AFCF ainsi que la cheffe de projet Mme Zeïnabou MintBaba Maata ont saisi l’occasion pour encourager les journalistes à accompagner les organisations de la société civile et à mieux vulgariser les lois pour une meilleure appropriation par les populations. En outre, la présidente de l’AFCF a réaffirmé l’engagement de son organisation à rééditer ce genre d’initiatives et à associer la presse à toutes ses activités.
Les contours d’un futur partenariat ont été explorés durant cet atelier où des échanges féconds ont été noués. Sensibles à ces sollicitations, les professionnels de la communication ont promis de continuer à relayer et à donner des places de choix à ces thématiques.
Une fois encore, le Rapporteur Spécial sur les nouvelles formes de l’esclavage, Tomoya Obokata, vient de confirmer devant l’Assemblée Générale des Nations Unies l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Le Rapporteur Spécial a présenté devant l’Assemblée les recommandations adressées à la Mauritanie à l’issue de sa dernière visite en mai dernier.
Parmi ces recommandations, la création d’un fonds spécial pour la prise en charge des victimes, la facilitation à leur accès à l’état civil, l’application correcte de la loi 031/2015 criminalisant l’esclavage et de tout l’arsenal juridique dédié à combattre le trafic des personnes, l’exploitation des enfants, le travail forcé et la violence basée sur le genre.
La position aujourd’hui exprimée par le Rapporteur Spécial devant l’Assemblée Générale des Nations Unies sur l’existence de l’esclavage en Mauritanie a toujours été celle de « SOS Esclaves » qui n’a de cesse interpellé les autorités sur la nécessité de prendre des actes forts visant à combattre l’esclavage et sur l’urgence de l’application effective de la loi et l’amélioration des conditions d’existence des victimes, loin de la surenchère et de la manipulation entreprises par certains segments comme stratégie basée sur la dénégation, la fuite en avant et la diabolisation des militants des droits de l’homme.
« SOS Esclaves » note avec satisfaction la reconnaissance officielle que les approches jusque-là adoptées par les régimes mauritaniens successifs étaient fausses. Aussi, nous nous félicitons de la conformité de notre position sur l’esclavage avec celle du Rapporteur Spécial des Nations Unies.
« SOS Esclaves » demande à tous les acteurs administratifs et judiciaires de concrétiser effectivement la volonté exprimée à travers l’application sérieuse et rigoureuse de la loi pour plus d’équité en faveur des victimes de l’esclavage.
« SOS Esclaves » rappelle l’urgence de la création rapide d’un fonds spécial dédié à la prise en charge des victimes de l’esclavage.
Enfin, « SOS Esclaves » confirme la justesse de son approche d’identification, de documentation des cas d’esclavage et de toute autre forme d’exploitation ou d’humiliation de l’homme par l’homme.
Les usagers de la téléphonie mobile ont d’énormes difficultés à passer des coups de fil ou à envoyer des vidéos, des messages vocaux ou écrits à leurs correspondants dans les régions du sud du pays. Cette défaillance technique perceptible depuis bientôt une année dans le département de M’Bagne est vécue particulièrement depuis la dernière fête d’El Id Adha dernier. Ce phénomène est observé depuis Rosso jusqu’à Maghama. Et avec la saison des pluies, les réseaux Mauritel et Mattel très usités dans la zone ont fini de se détériorer. Ainsi, vous pouvez tenter de joindre une famille avec près d’une dizaine de téléphones et n tentatives, en vain. Pourtant, des pylônes de presque tous les opérateurs trônent au-dessus des têtes des populations. Certains pensaient que le problème était lié à l’usage de certains appareils téléphoniques mais le constat est là, même avec les iPhone de dernière génération ça ne passe pas. La 4G n’y a rien fait. C’est, semble-t-il, un véritable problème de réseau (technique ou technologique) que l’on observe sur presque l’ensemble des régions, les grands axes très passants et même jusqu’à Nouakchott. Un problème de réseau que nos opérateurs mobiles ne sont pas prêts de régler et que l’autorité de régulation ne se décide pas à sanctionner rudement ; les sanctions pécuniaires que le gendarme de Télécom inflige régulièrement aux opérateurs ne sont pas très contraignantes. Elles amassent des milliards chaque année sur le dos des usagers…
Face à cette situation, les populations de la vallée n’ont d’autre solutions que de se rabattre sur les opérateurs mobiles sénégalais pour leur connexion internet, avec depuis quelques années, l’usage de l’application WhatsApp. Celle-ci permet de passer des messages avec moins de difficultés ; il suffit parfois de chercher la bonne position par rapport, disent les usagers aux antennes sénégalaises : monter sur les maisons, près des fenêtres, sur arbres ou de petites élévations ou aller près du fleuve, attendre la nuit etc. C’est un véritable combat. Ainsi, on peut voir les usagers se regrouper dans un coin d’une maison, d’une boutique ou hors du village pour obtenir le réseau. C’est la croix et la bannière.
Pourquoi autant de problèmes pour les usagers de téléphoner ou se connecter à Internet, à l’heure où la planète a fini de devenir un village planétaire ? Pourquoi les pouvoirs publics, à travers l’autorité de régulation n’ont pas réussi à faire assurer aux opérateurs, conformément à leurs cahiers de charges une bonne couverture téléphonique au pays ? Faudrait-il un 4e opérateur?
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