✓Mauritanie | La publication du décret modificatif de la Loi sur la double nationalité.

Le décret de la Loi adoptant la double nationalité en Mauritanie, est publié dans le Journal Officiel paru ce lundi 30 août 2021. Ainsi les citoyens mauritaniens qui prennent une ou d’autres nationalités ne perdent plus la mauritanienne sauf quelques incompatibilités exceptionnelles lire pour plus de précisions https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/07/25/un-compromis-a-propos-de-la-nouvelle-disposition-relative-a-la-double-nationalite-par-lo-gourmo/ .

• KS pour le BLOG

⚽ TOURNOI FOOT – ÉDITION 1️⃣ | GANBANAAXU FRANCE


La première édition du tournoi de football Ganbanaaxu France s’est déroulée en Format Journée sur ces 2 derniers week-ends du mois d’août 2021. Le dimanche 22 août et le samedi 28 août avec 12 villages participants dans une ambiance conviviale et fraternelle autour l’expression sportive des idéaux portés par GANBANAAXU FEDDE. Malgré un timing serré au niveau organisationnel notamment la disponibilité du stade, l’équipe « Événementiel » d’Armepes-France dirigée par Monsieur Adama Traoré a su permettre un tournoi très réussi. Nous saluons les efforts de l’entité Jeunesse Ganbanaaxu Gorilakhé pour l’appui organisationnel.

Le tournoi a été remporté par l’équipe de Diaguily-Memouké qui a battu en finale l’équipe de Gorilakhé par 3 – 1.

Nos vifs remerciements aux participants et à toute l’équipe organisatrice.

✓Rendez-vous est pris pour l’an prochain avec un format plus élargi. inshâAllah

29 août 2021



©️ Pour la communication Équipe Événementiel d’Armepes-France.

Images fortes du Tournoi :

✓Epilogue de la crise de Feralla : Après 30 ans d’expropriation, Ibn Khaldoum n’est plus. Vive Koylal | Par Chérif Ba

Cherif Ba – Un épineux problème vient de connaître son dénouement, une issue heureuse que l’on doit indéniablement à trois parties : l’État mauritanien, les médiateurs de l’IPAR et les populations concernées, celles de Feralla et environs.

Le problème naît dans les années 1980, quand le régime sanguinaire de Taya, sûr de son fait et non content de mettre fin à des vies tout au long de la vallée, s’est illustré dans une autre forme de provocation contre les populations de la vallée en faisant main basse sur leurs terres.

Ainsi, une colonie avancée fut implantée, sous couvert de la coopérative Ibn Khaldoum dans le sinistre dessein d’exproprier les populations locales, propriétaires légitimes de la plaine de Koylal. Subissant un régime de terreur, les populations, la mort dans l’âme, s’accommodèrent de la situation, sans jamais l’accepter.

A l’occasion d’un nouvel aménagement sur ces mêmes terres, les populations exprimèrent leur ras-le-bol et manifestèrent même sur le site de Koylal joignant à cette action une lettre de protestation contre la Banque Mondiale, complice pour ses fonds injectés soutenant le projet Paris.

L’institution de Bretton Woods fut prompte dans sa réponse et manda illico une mission d’experts pour faire la lumière sur les récriminations des paysans de Koylal portées contre elle. Au terme de sa mission, et exploitant les informations tirées de toutes les parties, la Banque Mondiale décida de suspendre son assistance et de ne poursuivre celle-ci qu’avec une médiation qui garantirait les conditions d’une collaboration franche.

l’État mauritanien, sous la direction du Président Mohamed Cheikh Ghazouani, semble rompre avec les politiques d’expropriation des régimes passés et veut privilégier les populations concernées en discutant avec elles, en les impliquant dans toutes les prises de décision. Il faut saluer ce changement d’ attitude dans la gestion du potentiel foncier. Après Wuro Elimaan Abuu (Darel Barka), c’est la plaine de Koylal qui est restituée, à son tour, à ses propriétaires légitimes confirmant ainsi la nouvelle option des autorités nationales, décidées de s’éloigner de toute forme d’injustice.

Ainsi, le même gouvernement mauritanien lança un appel d’offre de médiation remporté par IPAR, organisme engagé pour une gouvernance foncière juste, seul clé d’un développement inclusif réel.

La délégation de l’IPAR, conduite par son Directeur exécutif, au terme de son séjour dans la zone et après avoir rencontré toutes les parties concernées par le conflit foncier, est parvenue à faire signer aux différents protagonistes un protocole très inspiré qui restitue les terres de la cuvette de Koylal à leurs propriétaires, qui prévoit l’aménagement de nouvelles parcelles à la coopérative Ibn Khaldoum dont les membres, armés par Taya afin de pousser les populations de la vallée à s’enfuir, seront donc réinstallés dans leurs domaines propres, situés entre le Debeya de Boubou Aawdi ( Bouchama) et Doubel (Mbeydiya). Ces deux points sont, à n’en pas douter, les points saillants d’un protocole paraphé par le préfet représentant le gouvernement dont il faut saluer la responsabilité et les vues constructives.

Finalement, sans envisager des solutions radicales et en privilégiant le dialogue, les populations de Feralla et environs ont apporté une éminente contribution au règlement d’un problème qui a cristallisé beaucoup de passions.

Entre mauritaniens, mus par leur grand patriotisme, toutes les parties ont, dans une atmosphère de franchise, privilégié l’intérêt supérieur du pays et donné ainsi une leçon magistrale aux adeptes des confrontations et solutions violentes.

Puisse le protocole de Feralla inspirer tous les coins du pays où le problème foncier divise et nourrit des tensions inopportunes. Des avancées ont été enregistrées à Darel Barka et à Feralla mais elles doivent aussi décupler la vigilance des populations soumises à une pression foncière liée aux grands enjeux mondiaux se déclinant en termes de lutte contre la faim et la pauvreté, de recherche de nouvelles opportunités foncières obsédant les détenteurs des gros moyens, de colonisation de nouvelles terres pour étendre des empires.

Cherif Ba
Cincinnati, Ohio
bamoctar20@gmail.com

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=748467

✓REMISE DES PRIX D’EXCELLENCE JOURNALISTIQUE POUR L’ANNÉE 2021

Sous la supervision de Son Excellence le Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Mokhtar Ould Dahi, a supervisé Aujourd’hui jeudi à Nouakchott,et en présence du ministre de la Santé, M. Sidi Ould Zahaf, la remise des prix du concours d’excellence journalistique pour l’année 2021.


Ces prix ont été remis lors de la cérémonie organisée par la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA), aux lauréats du concours de la presse écrite, de l’audiovisuel et des langues nationales.

Dans son discours qu’il a prononcé à cette occasion, le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, a expliqué que le Fonds National de Soutien à la Presse est un mécanisme financier, mobilisé par le gouvernement afin d’aider les entreprises médiatiques privées à jouer leur rôle comme l’un des leviers les plus importants de l’action démocratique nationale, soulignant que le secteur cherche à mettre en œuvre d’urgence les directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouany relatives à la réforme autocentrée du secteur.

Il a déclaré que les média privés ont besoin de plus de technologie et de promotion, et leur seule arme de salut est la professionnalisation. C’est, a-t-il dit, ce à quoi le département s’attelle sans relâche à réaliser, précisant que les textes réglementant les médias seront mis à jour et améliorés, grâce, notamment à des procédures de programmation financière exceptionnelles. C’est ainsi-a-t-il révélé, que les ressources alloués au Fonds d’appui à la presse seront augmentées de façon significative en particulier en direction de la formation.

Le ministre a remercié le Comité du Fonds public de soutien à la presse et la HAPA pour leur choix de la charte et des modalités du concours et pour avoir choisi un thème d’actualité pour le concours: «la pandémie de Corona: ses causes et les moyens de l’empêcher», appréciant l’association des productions journalistiques en langues nationales au concours.

À son tour, le président du Comité du Fonds public de soutien au journalisme privé, M. Mokhtar Ould Mohameden, a expliqué que ce prix vise à cultiver les talents, à améliorer les traitements journalistiques, à motiver les créateurs et à éclairer l’opinion publique.

Il a ajouté que le concours tire son importance cette fois du choix de son sujet (sensibiliser au danger de Covid 19), qui est devenu une priorité et un sujet principal incontournable dans les bulletins d’information et les titres des journaux.

Il a noté que l’une des caractéristiques les plus importantes du concours pour cette année est de récompenser des œuvres médiatiques dans toutes les langues nationales, notant que la distribution de ces prix est considérée, aujourd’hui, comme le couronnement des travaux du Fonds public de soutien au journalisme privé pour l’année 2020-2021.

Il a salué le sérieux et la transparence du jury et du comité chargé de gérer et de distribuer le fonds public de soutien au journalisme privé lors de la présente édition du concours, et apprécié les efforts des institutions médiatiques œuvrant à la consolidation du droit du citoyen à des médias professionnels et diversifiés

AMI

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71420

✓L’EXTRÊME FAIBLESSE DES TAUX DE RÉUSSITE AU BAC INTERPELLE TOUS LES PARENTS D’ÉLÈVES. | Par Bechir Fall


Toute la Toile s’exclame et s’émeut des mauvais résultats du bac. Mais personne ne s’interroge sur les causes de cet échec à la fois retentissant et répétitif. Ces presque 90% de candidats qui mordent la poussière à cet examen symbolique pour une transition vers des études universitaires sont nos enfants, nos neveux et nièces. Par conséquent, nous partageons intimement leurs déboires.

Nous devons admettre aussi que seulement 8% de réussite au bac synonyme de 90% d’échecs d’une classe d’âge, espoir de toute la Nation, constitue un naufrage collectif, une catastrophe nationale. Devant mobiliser toutes les bonnes volontés pour que pareille désillusion ne se renouvelle plus.

Nous sommes responsables de la faillite du système d’enseignement en vigueur. Pourquoi ? Parce que nous soutenons le même système de pouvoir, dont les dirigeants n’ont jamais pu effectuer un cursus exemplaire d’études scolaires ou académiques. Dans ces conditions, l’enseignement public coule et va à une dérive certaine et programmée. Nos pauvres enfants sont sacrifiés à cause de notre inadmissible complicité persistant à soutenir un système politique défaillant. Et les cris d’orfraie, qui seront vite oubliés dans quelques jours, n’y pourraient rien.

Nous préférons enfoncer nos têtes dans des sables mouvants pour ne pas admettre la réalité. Cette politique d’autruche ne résoudra pas le problème. Nous sommes entièrement responsables de ce qui advint à nos enfants à cause de nos soutiens aveugles d’un système qui détruit à petit feu tout ce qui avait été mis en place dans les années succédant à l’indépendance.

Je me souviens de nos classes en dur, peintes chaque année. Des tables bancs quasi neuves avec encrier. Des robinets suffisants pour nous désaltérer. Au lycée, la plupart d’entre-vous étaient pris en charge à l’internat. Et je me rappelle qu’en classe de 3ème avoir reçu 23 livres dont 7 en latin. Puisque j’étais pensionnaire des séries classiques au lycée. Une question me taraude toutefois. Mais pourquoi l’enseignement public a-t-il dégénéré et est tombé dans une si pitoyable décadence ?

Notre pays est en théorie devenu plus riche avec la perspective d’être producteur de gaz dans les deux prochaines années. Pourquoi sommes-nous incapables de mettre en place une politique ambitieuse d’éducation publique digne de ce nom ? Toutes nos élites devraient avoir honte d’être les derniers de la classe en Afrique pour la réussite au bac de nos enfants. À des années-lumière du Mali et du Niger. Des pays considérés parmi les plus pauvres d’Afrique et du monde. Où est notre prétendue fierté ? Perdue dans les abysses de la malgouvernance et d’une corruption sans précédent.

J’en appelle enfin à ces « Zélites » déboussolées de se ressaisir et retrouver un minimum de dignité. Elles devront œuvrer désormais pour un avenir radieux des enfants de la République. Tous les enfants bien sûr. Un tant soit peu de civisme. C’est un minimum que mérite ces pauvres enfants laissés en déshérence. Victimes de non-assistance à enfants en perdition.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4950182424998013&id=100000189140519

✓Le député mauritanien BDA assiste à un point de presse avec une association d’intégration des albinos en Mauritanie.

Dans un hôtel à Nouakchott, ce 18 août 2021 le député mauritanien Biram Dah Abeid (président des réseaux IRA-Mauritanie) a pris part à une conférence de presse auprès de l’association qui défend les droits légitimes de personnes albinos en Mauritanie. Dans une prise de parole, le député BDA a exprimé son soutien résolu à l’association et assurant qu’il va plaider leur cause pour une intégration soutenue et la prise en compte de leurs spécificités dans tous les domaines de la vie sociale et professionnelle.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

• KS pour le BLOG

Le mage de Victor Hugo ou encore le Zarathoustra de Nietzsche sont-ils morts chez les Soninké ?

Mon professeur de philosophie aimait le dire : la crise des valeurs est le mal de notre époque.

Mais cette crise des valeurs est souvent perçue et lue sous un prime réducteur : celui de la déchéance morale, de la dépravation des mœurs, du culte du matériel au détriment « des choses de l’esprit » et bien sûr la banalisation de la vie humaine.

Mais à la suite de mon professeur, quelques années plus tard ayant acquis la maturité, j’ajoute à cette tentative de définition, comme pour le compléter, sans prétention, que la crise des valeurs c’est l’anéantissement de l’humain par l’inhumain.

C’est également la corruption de l’intellectuel, figure emblématique du savoir ; celui-là même qui est censé être au-dessus de la mêlée. Mais hélas.

La crise que traverse nos sociétés, aujourd’hui dans le monde, et plus vrai encore en Afrique au sud du Sahara, peut ainsi être nommée : la déchéance de l’intellectuel.

Une classe devenue maudite, indigne, aphone et atone notamment sur des sujets majeurs qui touchent la société.

Incompréhensible, Inacceptable. Ces avant-gardistes de la société sont « corrompus » jusque dans l’âme au point de devenir lâches, irresponsables et impertinents par leurs prises de positions ambiguës, indignes…

Les intellectuels africains. Pas tous. Heureusement !

Il en existe des perles rares en voie d’extinction, assurément les derniers survivants d’une autre époque.

Ceux-là sont discrets et vivent dans l’austérité mais honorent tout leur contrat avec la société et avec la Communauté scientifique.

Mais ils ne sont pas médiatisés, les cours qu’ils professent n’accrochent pas une société friande de sensationnel. Il y a maintenant, l’image la plus imposante de l’intellectuel africain.

Au plan du casting, l’intellectuel africain a un talent stratosphérique.

C’est souvent quelqu’un qui a fait de « bonnes études » et sortant des grandes universités de ce monde. Il est bardé de diplômes : la tête bien pleine mais loin d’être bien faite. Il est consultant international. Il occupe des chaires universitaires. Il fait la une des journaux et est l’invité favori des plateaux de télévisions.

Il a soutenu plus d’une thèse de doctorats. Il est souvent fonctionnaire international et se permet même de défendre les droits des minorités loin de chez lui, notamment lorsqu’il est avocat.

Mais malgré, ce background impressionnant, tous ces mérites et distinctions, l’intellectuel africain est décevant, par ce qu’investi pour défendre des causes injustes, tribales, claniques, discriminatoires ou despotiques.Son audience et sa notoriété restent cosmétiques, snobs et sans réel intérêt pour la société.

Sans transition, voilà qui m’amène à parler des « intellectuels » soninké qui sont incapables d’avoir de la hauteur et prendre une position honorable par rapport à la problématique de l’esclavage par ascendance qui mine leur société à travers plusieurs territoires de l’Afrique de l’Ouest.

Un intellectuel à quoi ça sert ?

C’est d’abord dénoncer les injustices, les abus.

C’est se mettre du côté des plus faibles et de la vérité.

C’est oser renoncer à ses propres avantages.

C’est s’attaquer aux tares sociales en vue de changer les mentalités et les comportements.

C’est tirer vers le haut la société. C’est adopter en tout temps et en toute circonstance des positions impartiales, courageuses et désintéressées.

C’est déconstruire les dogmes imposés par le poids du temps et de l’ignorance.

Ainsi défini, grâce à la constance et la fidélité à ces valeurs, conduite, attitude et aptitude, l’intellectuel en vient à construire, une légitimité gage de sa crédibilité, plaçant ainsi son art et son éthique au-dessus de tous.

L’intellectuel est partisan du mérite et du surpassement.Il appartient à une communauté élitiste et ouverte, pourvu qu’on fasse ses preuves pour y pénétrer. C’est la seule condition. C’est une espèce de panthéon qui restera fermé devant les apprentis intellectuels.

Les intellectuels, ce sont des hommes et des femmes décomplexés, critiques et débarrassés des dogmes de la pensée dominante.

L’observance de la société Soninké montre avec désolation des attitudes éhontées chez les « intellectuels », notamment du Guidimakha sur la question de l’esclavage coutumier.

Pour la plus part du temps, ils se cachent derrière un silence coupable et lâche. C’est peut-être les moins dangereux.

En revanche, certains se font remarquer tristement en s’affichent avec des propos provocateurs faisant l’apologie de la féodalité, s’ils n’appellent pas à la haine ou à la guerre.

En coulisse, ils participent même dans une certaine mesure, à des cotisations destinées au financement d’activités féodales ou controversées.

La troisième catégorie, optent pour la politique de l’autruche en soutenant honteusement que chez les Soninké, tout va bien. C’est « le meilleur des mondes » : ce sont les négationnistes.

Le quatrième groupe, très minoritaire est blessé dans son orgueilleux soninké, en raison de la bassesse du niveau des débats et essaient de rapprocher les positions en appelant les parties à la raison mais seulement dans des espaces clos et peu fréquentés. Ils ont peur de la sanction de l’opinion, d’être jugé.

Du coup, ils parlent peu. En effet, le contexte est délétère si bien que les propos sont souvent déformés, mal rapportés ou interprétés volontairement pour nuire.

Ces modérés sont souvent les victimes d’un procès d’intention : ils sont traités de « collabos » par les deux bords, notamment les partisans d’un Guidimakha éternellement féodal et ceux d’une rupture quel qu’en soit le prix à payer : la déconstruction à coup de marteau et de bulldozer.

Il y a également les « complexés ». Ces derniers prônent pour le renoncement à tout héritage soninké : la rupture totale. Il faut formater la mémoire sociale de la société par ce qu’à leurs yeux le passé est encombrant et trop gênant.

Ces gens-là n’hésitent pas à changer leur état civil, à opter pour les mariages mixtes afin de se dissoudre dans une autre société, peut-être plus accueillante.

Cette situation a beaucoup fait saigner la société soninké dans un contexte démocratique où la démographie reste un argument concurrentiel.

Une véritable hémorragie qui a affaibli la communauté soninké plus que jamais désunit, incapable de s’entendre même lorsqu’il est question de développement.

Ainsi, les bailleurs ou partenaires au développement préfèrent aller investir dans d’autres territoires où les contradictions sont moins marquées.

Au plan politique, ces adversités sont un atout pour les autres concurrents politiques qui en profitent pour se positionner : conséquence, les soninkés essuient souvent des revers politiques déconcertants dans leurs propres fiefs.

Les soninkés n’ont jamais cherché à évaluer ou à faire le bilan des dommages qu’engendre cette déchirure, une opération d’exsanguination qui fragilise davantage la communauté soninké dans un pays où les places sont marquées ethniquement autour de la mangeoire : le gâteau national.

Par ailleurs, la communauté soninké a souvent perdu des hommes et de femmes dotés de qualités exceptionnelles et de moyens incommensurables capables de tirer vers le haut la société, s’ils étaient acceptés avec plus de dignité et de respect.

La dernière catégorie d’intellectuels soninkés a mal dans son âme et dans sa chair car résignés au silence et au statut de spectateur par ce que tenus par le devoir de réserve. Ce sont-là les profils les plus marquants des intellectuels soninkés. Beaucoup se reconnaitront dans ces portraits.

L’intellectuel soninké est dès lors ambigu, insondable, perfide, sournois et irrationnel.

J’en ai connu admirateurs inconditionnels du leader abolitionniste Biram Dah Abeid tant qu’il dénonçait la condition de la composante Haratine et négro-mauritanienne.

Désormais rien ne va plus entre ces gens-là et le président d’IRA. Parce qu’il s’est intéressé à ce qui se passe chez les amis Soninkés. Crime de lèse-majesté.

Les Soninkés sont une catégorie intouchable. Eux, peuvent se permettre de parler des autres. Mais le contraire n’est pas toléré. Rire ! Mais on est dans une république.

Permettez-moi, les puristes, de tordre le coup à la définition classique de l’intellectuel, puisse qu’on parle du Guidimakha soninké, empêtré plus que jamais dans une mutation sociale imposée par le temps, pour y intégrer les hommes politiques, les leaders d’opinions, les détenteurs de la science religieuse etc.

Ils ont tous une grande part de responsabilité dans ce chaos, par ce qu’ils n’ont pas su mettre leur science, leur position et leur aura au service de l’intérêt général.

En effet, la science n’est pas complaisante, c’est « le désert des valeurs » disait le philosophe.

Pas besoin d’envoyer des observateurs au Guidimakha. Il y a dans cette société des inégalités et des injustices criantes liées à la naissance. Appelez-les comme vous voulez : esclavage coutumier, esclavage par ascendance, descendants d’esclaves, séquelles de l’esclavage etc. C’est une guerre sémantique sans intérêt. Allons à l’essentiel ! Une chose est sûre. Ces différentes dénominations renvoient désormais à une stigmatisation : elles sont devenues blessantes, dévalorisantes et s’inscrivent dans une volonté de classification et d’hiérarchisation catégorielles basées sur la naissance.

Honte à ces faux intellectuels. Intellectuels d’une classe contre une autre. Intellectuels communautaires, intellectuel pyromane, intellectuel d’une idéologie et d’une tradition affreuse.

Intellectuel du conformisme et du statut quo éternel mais seulement au niveau de leur bled et villages. Alors qu’à l’échelle nationale, ils réclament la démocratie et le changement.

A ceux-là, j’ai envie de dire qu’ils sont pris en otage par les dogmes d’une société frileuse et grincheuse face au moindre changement.

Tout ce qui est obtenu par la voie de la facilité, la tricherie,la tromperie, la malhonnêteté, la force est contestable et finira toujours par être contesté.

C’est un « droit » controversé qui s’étiole avec le changement de contexte et de rapport de force.

Un intellectuel, appartient à l’humanité. Il défend des causes justes. Ils ne dénoncent pas à la carte l’arbitraire, ses humeurs ne sont pas à géométrie variable.

Comment comprendre qu’un « intellectuel » puisse dénoncer sans gêne et sans état d’âme la gestion de la Mauritanie depuis l’indépendance, en parlant d’apartheid et de racisme d’état alors que dans son village, il cautionne et soutien les pratiques esclavagistes sous couvert de respect des traditions ?

Dans ces villages soninkés, les descendants d’esclaves n’ont pas toujours droit à la terre. Désormais l’accès à la terre cristallise tous les différends entre anciens esclaves et anciens maitres, ces derniers continuent de s’accrochant inlassablement à un titre de noblesse évanescent.

L’accès à la propriété foncière, reste désormais l’unique moyen de pression de la classe féodale décadente et en décrépitude pour contraindre « les autres » à accepter le statu quo.

Mais la liberté est le meilleur des pains.

La nature humaine est d’une complexité hallucinante.

On a vu tous ces Noirs, parmi eux les disciples invétérés de l’ordre féodal terrifiés, abasourdis et révoltés par la violence policière aux Etats unis, avec la mort atroce de George FLOYD par un policier raciste blanc.

Ces mêmes « intellectuels » trouvaient insupportable, répugnant et épouvantable le marché aux esclaves en Libye avec les images de populations africaines dans un enclos et vendues comme du bétail.

Ces exemples sont à mon sens suffisants pour expliquer la malhonnêteté déroutante de nos « intellectuels » qui sont prompts à défendre des causes marchandables et vénales comme des tueurs à gage prêts à ouvrir le feu.

Ce n’est vraiment pas le portait de l’intellectuel que mon professeur m’a dressé, il y a trente ans.

Il disait avec éloquence, certitude et suffisance dans une salle de classe acquise et conquise avec sa rhétorique envoutante que l’intellectuel, c’est avant tout un rôle social.

Il n’a pas de passeport. Il n’a pas de nationalité. Il appartient à la terre : C’est un citoyen du monde.

Il ne compare pas les injustices en fonction de leur auteur.

Sa mission est de les combattre d’où qu’elles puissent venir.

Cher professeur, la déchéance que connait notre société est celle de nos élites.

Des élites débauchées, incapables d’anticiper et en mal d’inspiration.

Regardez partout sur le continent, ces « intellectuels » vendus qui tronquent, assassinent et prostituent la démocratie en faisant recours à des discours aux accents maléfiques et artificiels pour justifier le tripatouillage de la Constitution, la loi fondamentale dans nos Etats.

Ces mêmes universitaires s’empressent de défendre les coups d’état, se mettent du côté des militaires qu’ils pérennisent au pouvoir pour défendre des intérêts périssables.

Un intellectuel selon la définition de mon professeur, défend des valeurs et des principes qui sont par essence universels, non périssables et atemporels.

Le constat est sans appel : nos intellectuels ont échoué.

Dès lors, que dire des sages et des justes qui avaient pour cadre l’arbre à palabre : la sagesse africaine.

Pendant longtemps, dans nos cours de littérature orale, nos professeurs vantaient la société traditionnelle africaine qui était à l’écoute des sages. Tout y était rose.

Mensonge et nostalgie. C’était une pure construction théorique. Cher professeur ! Respect.

Je comprends, le contexte de la naissance de cette littérature d’opposition et de résistance à la table rase préconisée par la féodalité des suprématistes blancs.

Elle ne pouvait fonder sa thèse qu’en présentant l’Afrique précoloniale comme un paradis terrestre en minorant ses nombreuses tares.

Pour une fois, cher prof, vous nous avez transmis des recettes. Ce n’est pas grave.

En effet, dans d’autre cours, nous avons été initiés à la critique, à l’analyse scientifique pour ne pas tomber dans le culte et le conformisme : l’ennemi de la culture.

Revenons à notre sujet.

La société soninké est aujourd’hui menacée par son propre monstre qu’elle a enfanté. Un monstre rampant qui a pourtant averti mais personne ne l’a pris au sérieux.

J’ai longtemps compté sur la sagesse de la gérontocratie : dans nos villages, chaque vieillard est une bibliothèque, ne dit-on pas.

Où sont ces justes pour éteindre le feu ?

Ils sont pourtant-là. Mais la sagesse dont ils sont porteurs souffre d’absence de rationalité. C’est une sagesse arrimée à la société féodale : elle est trop légaliste, elle n’est pas discursive et encore moins critique. C’est une sagesse victime de son excès de paternalisme. Elle ne cherche pas à convaincre mais vous amène à accepter même au prix de la compromission.

C’est une sagesse qui n’a de moyens et d’ambitions que d’asseoir, justifier et légitimer l’autorité.

Ses limites sont connues : autoritaire, réfractaire à tout changement et trop idéaliste.

Elle ne peut intégrer, la flexibilité ou encore la tolérance du fait de sa nature et son caractère figée dus à la spécificité de son discours, incapable de s’adapter et de s’ouvrir. Elle se fonde sur des idées reçues et des recettes.

Au Guidimakha pendant que les Soninkés s’entredéchirent, pour « s’anoblir » d’autres acteurs se repositionnent : le territoire est par essence une arène.

La solution, croyez-moi ne viendra pas d’ailleurs.

Aucun élément extérieur ne vous sortira de cette mauvaise pente.

Un jour vous reviendrez honteusement à la raison lorsque vous aurez tout perdu : respectabilité, dignité, honneur, fortune et noblesse. Trop tard. Les blessures seront trop profondes et les plaies difficiles à panser.

Et puis, vos contradictions, adversités absurdes et orgueilleuses vous conduiront vers le chaos en révélant au grand jour vos faiblesses et vulnérabilités : le Talon d’Achille de toute une société.

Seyré SIDIBE, journaliste

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-mage-de-victor-hugo-ou-encore-le-zarathoustra-de-nietzsche-sont-ils-morts-chez-les-soninke/

✓Le président Ghazouani invite la coordination des partis politiques représentés au Parlement

Sahara Médias – La présidence mauritanienne a adressé une invitation aux partis politiques membres de la coordination des partis représentés au parlement afin d’assister à une réunion avec le président de la république Mohamed O. Cheikh Ghazouani ce mardi au palais présidentiel, selon les sources de Sahara Medias.

Selon nos sources l’invitation a été adressée aux responsables des partis politiques de la coordination : l’UPR, union des forces populaires, (UFP), union pour la démocratie et le progrès, APP, alliance nationale pour la démocratie, RFD, Tewassoul, Al Qarama, le parti du mouvement des jeunes, parti du dialogue, Sawab, et le parti avant-garde des forces de changement démocratique.

Il n’a pas été adressé d’invitation ni au parti rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul) ni au parti alliance pour la justice et la démocratie/MR qui se s’étaient retirés auparavant de la coordination.

Les mêmes sources croient savoir qu’au cours de cette rencontre, le président Ghazouani appellera au lancement de la concertation nationale, conformément à la feuille de route approuvée par la coordination des partis politiques représentés au gouvernement en mars dernier.

Le président de l’UFP, Mohamed O. Maouloud, dans une précédente déclaration à Sahara Medias, avait révélé que le président de la république appellera, dans quelques jours, à une concertation nationale à laquelle prendront part tous les acteurs politiques.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=748072

Notre silence inquiète face à la gangrène que subit notre société. | Par Diabé Magassa


La lutte contre l’esclavage en milieu Soninké n’est pas encore gagnée. Nous n’admettons toujours pas de façon effective qu’il existe. Pouvons-nous résoudre un problème si nous ignorons son existence ? C’est une lutte universelle pouvant impliquer tout le monde. Mais en société soninké, la tendance est à la méfiance manifeste vis-à-vis de ceux qui s’intéressent de façon engagée à la question. On se refuse à croire à l’évidence que certaines bases sur lesquelles notre société repose deviennent obsolètes et qu’elles ne survivront pas longtemps aux changements des mentalités et à la révolte des esprits.

On dit de nous que nous sommes une société solidaire, vivant en harmonie. Je vais être clair. Ce n’est pas vrai. Et c’est le Soninké que je suis qui le défend.

Ce que j’observe m’inquiète profondément, et croyez-moi, ce ne sont pas des paroles en l’air. Nous paraissons inconscients de la situation chaotique que nous créons autour de nous. Pour reprendre Jean-Christophe Grange, nous semons la haine. Nous récoltons la violence, la vengeance, la mort. C’est l’héritage que nous sommes en train de léguer à la postérité. Sommes-nous prêt à endosser cette responsabilité?

Je pense que la haine a atteint son paroxysme chez nous. Je vais citer, et j’en assume la charge, une de ses conséquences à l’origine des derniers évènements violents survenus dans une localité au Guidimakha. Ceux-là m’interpellent.

A en juger par les images y afférentes qui circulent sur les réseaux sociaux ces derniers temps, sans doute, l’esclavage persiste bel et bien en milieu Soninké. En effet, il s’est une fois encore manifesté par des actes d’une violence inouïe, auxquels s’est livré un groupe de personnes dit de famille noble à l’encontre d’un homme d’extraction servile à Dafor pour un problème foncier.

La violence des images est choquante. De prime abord, c’est elle que nous observons et analysons.

Les conséquences d’une telle violence doivent capter notre attention et on se doit d’en prendre conscience.

Un homme a été frappé, blessé, ligoté et filmé en toute liberté dans un champ. Des enregistrements vidéo, j’ai pu observer la formation d’un spectacle passif et insensible autour de la scène et entendre des voix exprimer avec fierté leur consentement pour le traitement humiliant réservé à l’homme. Cet homme a une identité, un nom, et certainement une femme, des enfants et donc une famille partageant le même espace social que les spectateurs. Nous ne sommes pas en Amérique à l’époque de la traite négrière. Nous sommes à Dafor en 2021.

Je dénonce cette violence d’où qu’elle puisse naître et pour quelque raison au nom de quelque principe que ce soit. Nul n’est au-dessus de la loi et nul principe ne peut transcender la vie d’un homme.

Revoyons nos fondements pour aller de l’avant. Changeons-les s’il le faut et avançons avec le monde.

Nous faisons l’objet d’un laisser-aller, d’un abandon et d’un silence manifestes vis-à-vis de nos responsabilités envers la société. Nous avons, chacun, un devoir à son endroit : celui de veiller à la pérennisation du vivre-ensemble. Il n’est pas encore tard. Agissons !

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6715174405177861&id=100000561042491

✓Manifestation Ganbanaaxu Fedde 14/08/2021 devant l’ambassade RIM à Paris. | La déclaration [Vidéo]

🔴 TOUS CONTRE LES VIOLENCES SUR LES DESCENDANTS D’ESCLAVES DANS NOS VILLAGES AU GUIDIMAGHA (MAURITANIE).

✓Notre Déclaration par Monsieur Samba Fofana , le vice-président Armepes-France

Le 31 juillet 2021 à #Dafort dans la région du Guidimagha, monsieur Samba Moussa Koné (47 ans) militant anti-esclavagiste du mouvement Ganbanaaxu Fedde, a été sauvagement lynché, assommé et ligoté comme un animal dans un guet apens orchestré par un clan familial issu des milieux féodaux défenseurs des coutumes esclavagistes sur place. Les images atroces de ce forfait abject sur lui ont fait le tour du monde entier, prises et diffusées dans les officines des réseaux sociaux notamment WhatsApp proches du camp féodalo-esclavagiste soninké.

Le seul tort de monsieur Koné est d’avoir rejeté les assignations discriminatoires liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Ainsi sa famille et d’autres familles dans différentes localités villageoises sont visées par diverses atteintes à leurs droits fondamentaux de citoyens notamment par des expropriations de terres, des privations de certains services du domaine public, d’autres pressions sociales et d’harcèlements judiciaires.

Aujourd’hui l’objet de notre manifestation se veut une énième alerte destinée aux hautes autorités de notre pays, au président de la République Mohamed Cheikh El-Ghazouani en personne sur une situation sociale d’une extrême gravité autour des problématiques liées à cet esclavage coutumier dans la communauté soninké au Guidimagha. Avant la criminelle agression sur notre frère Samba Moussa Koné, il y’a eu d’autres événements gravissimes comme le tir à fusil sur 2 jeunes d’une vingtaine d’années Diadie Aly Traoré et Bakary Sankhare à Hamedallaye, l’agression violente par Moto sur notre tante Madjigui Moctar Coulibaly (61 ans) à Hassi-Chaggar et la lâche attaque sur notre sœur Assata Dicko (40 ans) à Danguerimou il y a quelques semaines . Nous dénonçons cette série de violences graves sur nos paisibles parents qui se sont levés pour retrouver leur dignité humaine et sociale dans la communauté.
Ainsi nous appelons :

à une prise en compte sérieuse de la question par les autorités administratives et judiciaires avec l’application effective des lois pour garantir l’état de droit entre tous les citoyens quel que soit l’endroit sur notre territoire,
• qu’une attention aiguisée soit portée aux réseaux de soutiens de cette idéologie sociale de l’esclavage par ascendance dans la diaspora notamment en France. Leurs discours de haine et d’incitation à la violence via WhatsApp contre les familles qui rejettent les humiliantes coutumes dans les villages, ont une grande responsabilité dans ce qui se passe dans nos terroirs.

Paris 14 août 2021

ARMEPES-France et Partenaires (Réseaux Ganbanaaxu Fedde)
✓Notre site web : https://www.ganbanaaxufedde.com/

– Photo Reportage :