DISCOURS DE Me SAID LARIFOU, PRÉSIDENT DE WARABA AFRIQUE, REPRESENTANT DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE ET SES SÉQUELLES.

BAMAKO LE 22 MAI 2021

CONFÉRENCE DE BAMAKO SUR « LA PROBLÉMATIQUE DE L’ESCLAVAGISTE AU MALI : LE CAS DU MILIEU SONINKÉ, ENJEUX ET RÉSOLUTIONS.



DISCOURS DE Me SAID LARIFOU, PRÉSIDENT DE WARABA AFRIQUE, REPRESENTANT DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE ET SES SÉQUELLES.

Honorables assistants et invités en vos grades et qualités, Salam anlaikoum,

Les organisations africaines de lutte contre l’esclavage et ses séquelles m’ont fait l’honneur en me désignant pour venir vous exprimer leur solidarité et leur fraternité en raison des souffrances endurées aux victimes de l’esclavage notamment des femmes et enfants, nombreux dans cette salle de conférence, pour témoigner l’horreur et l’atrocité. Des siècles après l’abolition officielle de l’esclavage et notamment de la traite des êtres humains, il est humainement insoutenable et intolérable de constater que l’humanité n’a pas tiré toutes les leçons des conséquences humaines, sociales et économiques des atrocités de l’homme contre l’humanité.

Des chiffres donnés par des études extrêmement sérieuses et crédibles effectuées par des scientifiques, experts de renom, évoquent 22 Millions d’Africains sont réduits en état d’esclavage, ont été arrachés au continent noir entre 1500 et 1880 et que 200 millions de personnes sont mortes de l’esclavage. Ces chiffres sont confirmés par des historiens, arguments à l’appui
Malgré le caractère odieux, de l’atrocité de ces crimes contre l’humanité, dans certains coins du monde, plusieurs siècles après, des êtres continuent à nier la dignité humaine en perpétuant ces pratiques indignes de nous.

Oui , elles sont indignes de l’humanité et sont l’expression de notre échec , celui de l’homme paradoxalement capable des inventions technologiques extraordinaires , des études sur les sciences humaines, sociales et cruellement incapable de rapprocher des cœurs des êtres humains et construire un monde plus solidaire et fraternel où le principe universel selon lequel « nous sommes tous nés égaux « et de faire de la dignité humaine une valeur sacrée et inaliénable

Aucune civilisation, aucune culture ni idéologie ou religion ne peut être évoquée pour justifier ou légitimer l’horreur , l’atrocité et la cruauté des souffrances infligées à des populations Africaines en Afrique par des catégories sociales s’estimant, à tort , supérieures.
Selon les Nations Unies, dans son rapport publié en 2016, plus de 40.000.000 millions de personnes en sont victimes en ce moment dans le monde.

C’est un passé cruel et présent dans notre mode pensée et dans nos rapports entre nous. L’esclavage est un sujet sensible. Je l’aborde donc avec nuance, prudence, compassion aux victimes, lucidité car je suis conscient que le combat pour éradiquer ces crimes qui résistent au temps, aux évolutions des sciences et du monde n’est et ne sera pas un fleuve tranquille. Il s’inscrit dans temps et requiert de la détermination, de la conviction sur le droit naturel attaché à tout homme et de l’amour et la fraternité que nous devons manifester pour son prochain.

Le paradoxe de l’Afrique. Notre continent a prouve à l’humanité sa capacité à créer, à faire des inventions technologiques et scientifiques ainsi que le prouvent les plus anciennes civilisations qui confirment par exemple que la métallurgie du fer inventée depuis 3850 avant jésus – christ sont l’œuvre des peuples noirs qui malgré cela a passé des siècles douloureux du 15 au 19 ème siècle
Les organisations africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles estiment que l’esclavage n’est pas une fatalité et sa persistance dans ses nouvelles formes requiert des réponses à la fois préventives et répressives.

Dans cette optique, nous saisirons les institutions régionales et internationales des propositions pour demander que l’histoire de l’esclavage, les nouvelles formes d’asservissement humains soient ses conséquences dans les rapports humains soient inscrits dans les programmes scolaires des pays membres de l’Union Africaine. Nous prions pour que les futures générations d’Africains soient plus fraternelles, solidaires et se débarrassent des stigmates et séquelles de ces crimes contre l’humanité.

Nous sommes persuadés et convaincus que tout individu, quelles que soit ses origines sociales et géographiques et son environnement culturel dispose en lui une part d’humanité. La prévention de ces crimes et les sciences humaines doivent être orientées pour prévenir les prémices de ce fléau. Il est important pour nous d’inscrire le rejet, la lutte contre l’esclavage dans le paysage culturel et social en Afrique.

Nous savons que l’impunité des crimes est dangereuse car elle instaure une forme de normalité qui provoque d’autres crimes. Ici, comme ailleurs, la diffusion des images des horreurs témoignent d’une forme de banalisation de ces crimes devenus hélas ordinaires alors qu’ il s’agit des crimes contre l’humanité. Il nous semble donc important de demander à l’Union Africaine et à d’autres institutions régionales et internationales mobilisées contre ces crimes à nous aider pour obtenir la mise en place d’une juridiction Africaine ayant compétence exclusive pour juger les crimes d’esclavage commis en Afrique.

La présence dans cette conférence d’éminents représentants du Barreau Pénal International est une très bonne opportunité pour demander leur contribution dans le combat mené contre l’impunité des crimes d’Etat et crimes contre l’humanité
Je réitère mes remerciements et félicitations aux organisations africaines signataires de la Charte de la Coordination des Organisations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles, il s’agit de :

L’ONG Panafricaine Waraba Afrique
AHME
ARMEPES France
Kane Afrique
A.C.D.E
ASSEP Sénégal
Ganbana International
Ira Mauritanie
G5 Sahel
MSDH
PASSE TROP PRESENT

Me Saïd LARIFOU, Président de Waraba Afrique, représentant de la Coordination des Organisations Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles.

DISCOURS MEMORABLE DU PRÉSIDENT NDJIM BOUBACAR LORS DE LA 1ere Edition de CONFERENCE DE BAMAKO CE SAMEDI 22 MAI 2021 | Sur les graves violations des droits humains liées à l’esclavage par ascendance



Mr le Conseiller Spécial de la Cour Constitutionnelle du Mali
Mr le Représentant de la Primature du Mali
Mr le Représentant du Ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux ;
Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale ;
Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ;
Mr le Représentant du Ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales;
Mr le Représentant du Chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali
Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali MINUSMA;
Le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali CNDH
Les membres du cadre de concertation des Organisations de défenses des Droits de l’homme au Mali
Le Président du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif du Mali
Mr le Coordinateur des Chef de quartiers de Bamako
Le Vice-Président du Barreau Pénal International
Les coordinations du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.
Les membres du Rassemblement Malien pour le Progrès et la Fraternité
Le Président de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage
Le Président de l’Association Sénégalaise des Soninké pour l’Egalité et le Progrès (ASSEP SENEGAL)
Mr le Représentant de la Coalition Nationale de lutte contre l’esclavage au Mali.
Mr le Secretaire General de l’Association Temedt
Mme la Presidente de l’ONG PROMODEF
Le Représentant du Directeur Scientifique du Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local (LERDDL)
HONORABLES ET DISTINGUES INVITES JE VOUS SOUHAITE LA BIENVENUE.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une organisation indépendante à but non lucratif créée officiellement en janvier 2019.

Le MSDH intervient partout où les droits de l’homme sont bafoués, assure la veille citoyenne et n’hésite pas à prendre position quand il s’agit de restaurer la dignité humaine.

Les objectifs du MSDH sont les suivants :

✓Réduire au minimum la violation des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire Malien ;
✓Contribuer à la promotion et au respect des droits de l’Homme ;
✓Examiner toutes les situations d’atteintes au droit de l’Homme constatées ou portées à notre connaissance ;
✓Entreprendre des actions appropriées en la matière auprès des autorités compétentes ;
✓Formuler des recommandations sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme dans le cadre réglementaire, législatif et judiciaire ;
✓Collaborer avec tous les organismes nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme ;
✓Veuillez avec attention toutes décisions ou actions du gouvernement susceptibles de porter atteinte au respect des droits de l’Homme ;
✓Informer et dénoncer tout acte d’injustice en mobilisant l’opinion publique ;
✓Mener des activités d’information, de communication, d’éducation et surtout de sensibilisation sur la promotion et le respect des droits de l’homme ;
✓Lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes
✓Lutter contre l’excision, les violences domestiques contre femmes et enfants ;

C’est dans ce souci de protection des droits que le (MSDH) Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme et conformément à ses statuts a décidé de signer un partenariat le 21 Avril 2020 avec le (RMFP) Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (GAMBANA) et nous avons estimé qu’il ne peut pas avoir de développement sans égalité et d’épanouissement.

L’association GAMBANA a été créée dans le but de mener une lutte implacable contre la discrimination, les pratiques de l’esclavage, ses séquelles, de faire disparaitre toute forme d’esclavage, promouvoir des thèmes et des œuvres, la paix et le développement en vue de former un bloc pour lutter contre toutes formes de violations des droits de l’homme.

C’est le 05 Mai que nous avons décidé d’organiser une conférence pour soulager les victimes et le thème retenu pour cette première Edition est « La problématique de l’esclavagisme au Mali : Cas du Milieu Soninké Enjeux et Résolutions». Une conférence de ce genre est une première au Mali car elle regroupe toutes les sensibilités de la nation d’où le nom de la CONFERENCE DE BAMAKO
Compte tenu du climat socio-politique de l’année écoulée nous avons décidé de reporter jusqu’à aujourd’hui

– Préambule

L’histoire de l’esclavage est celle des différentes formes prises par la condition sociale d’êtres humains privés par d’autres personnes du droit de propriété sur eux-mêmes. Si l’esclavage est mentionné dans les premières civilisations écrites, les conditions de son émergence sont, en l’absence de sources, impossibles à déterminer avec précision. Le statut et la fonction d’esclave ont varié selon les époques et les lieux : les sources et les justifications de l’esclavage, la position et les tâches matérielles conférées aux esclaves ainsi que les conditions de sortie de la condition d’esclave sont autant d’éléments qui confèrent sa spécificité à chaque configuration historique.

Ainsi, l’esclavage est la réduction d’une personne à un état de privation de toute liberté, celle-ci allant de libertés sociales aux libertés les plus fondamentales. L’esclave est exclu de la société tout en étant dans les sociétés esclavagistes un moteur.

Cependant l’esclavage n’a pas totalement disparu dans certaines régions du monde et réapparait sous une autre forme comme celui de la région de Kayes.

Nous Constatons aujourd’hui plus de quarante millions (40 000 000) de personnes dans le monde sont victimes de l’esclavage moderne ou esclavage par ascendance selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies (ONU) publié en 2016.

L’esclavage est un sujet tabou et a atteint son paroxysme dans la région de Kayes, dans les localités suivantes
A kayendera, diadjoumé, diangouté camara ; les 3 Lani, Dembagadiaba ; Bagamabougou et tout recenment à teyssibi, pour ne citer que comme dans la plupart des localités soninké dans cette région, la discrimination raciale ou ethnique, l’esclavage, sont des pratiques courantes en ce début de 21eme siècle .Or l’esclavage sous toutes ses formes a été aboli.

Ces populations composées essentiellement de soninké, les hommes de castes, autrement dits les captifs, souffrent à cause de leur rang social. Ils n’ont droit en rien. Pire encore leurs droits sont bafoués à cause de leur classe sociale.

Pire encore, les captifs ont beau étudié, faire des écoles coraniques, ils ne deviennent jamais imam de mosquées. A présent les souffrances continuent, même pendant les fêtes ce sont les captifs qui font office de bouchers pendant que leurs femmes s’occupent du ménage et de la cuisine des épouses de leurs soit disant maîtres.

L’esclavage est une réalité dans la région de Kayes surtout en milieu soninké, l’un des cas le plus frappant de traitement d’esclave est celui du lynchage de 04 militant anti-esclavage à diandioumé dans le cercle de Nioro.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme n’est pas surpris de ces crimes indescriptibles car depuis un certain moment, nous avons multiplié les campagnes de communication, d’information et de dénonciation de ses pratiques horribles dans la région de KAYES surtout en milieu soninké aux autorités nationales et organismes internationaux.

Courant Juin 2017 une association du nom du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le progrès (RMFP) voit le jour qui veut dire en langue soninké « GAMBANA » : égalité diront que si cette pratique ne cesse pas, ils sont prêts à aller partout pour réclamer leurs droits devant les grandes institutions internationales de défense des droits de l’homme d’où l’organisation de cette conférence débat

Pour bien cerner le rôle de l’esclavage dans l’espace culturel des sociétés soninkés et répondre à la question de savoir s’il demeure encore de nos une telle pratique sociale vivante ou nue simple inertie de l’imaginaire, il est nécessaire de mettre ces sociétés à un éclairage historique dans le cadre général des échanges multisectoriels entre , d’une part les ethnies locales du sahel, et d’autre les cultures arabo-musulmanes et occidentales.

L’esclavagisme, le terrorisme et l’extrémisme ont un point commun c’est l’atteinte à l’intégrité physique d’un individu.
C’est très bien qu’on parle du nord mais pour la région de Kayes toute la communauté internationale doit se mobiliser car des milliers de personnes ont abandonné leur village par peur de ne pas être tués et vivent sans revenu aucun pour subvenir à leurs besoins.

Si ces conflits durent toujours c’est parce que ces actes répréhensibles ne sont pas punis avec la rigueur qu’il faut, des condamnations faibles pour des personnes coupables de coups et blessures volontaires au point qu’elles les encouragent à continuer de perpétrer des crimes.

Dans ces contextes on ne peut qu’indexer l’œil complice des autorités locales et des plus hautes autorités de l’Etat.
Pourtant interdite dans la constitution malienne et toutes les conventions internationales sur les droits humains que le Mali a ratifié cette pratique honteuse continue de faire des ravages dans cette région du Mali. Des chefs de familles ligotés, battus ; humiliés devant leurs épouses et enfants pour seulement avoir refusé les ordres de ceux qui se font appeler « Maîtres »

Toutes personnes qui refusent de se soumettre à cette pratique s’exposent à de grands dangers et tout cela au vu et au su des juges, maires, des députés, des sous-préfets, des préfets et du gouverneur.

Ce problème ne saurait être toléré, ne soyons pas naïfs, des personnes sont violentées tous les jours.
Ce message est adressé au Président de la transition et au vice-président de la transition chargé des questions de sécurité.

La paix tant rêvée passe par l’abolition de l’esclavage sous toutes ses formes car notre constitution stipule que tous les maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme est consterné, désemparé et surpris de voir dans un pays comme le Mali signataire des traités internationaux et sous régionaux sur les droits fondamentaux de l’homme qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité qu’on a du mal à respecter.

Partout où on est allé les populations victimes fustigent le manque d’équité, le manque d’impartialité ou le manque d’intégrité de l’appareil judiciaire dans la région de Kayes et soutiennent que ces pratiques sont entretenues et soutenues par les hautes autorités de la République du Mali

Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit fondamental de l’homme, or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.

Cette activité consistera à l’organisation de deux (02) Panels tout à respectant les avis de tout chacun.

Panel 1; Esclavagisme, Chefferie traditionnelle Et Société Malienne : Pourquoi des violences répétées et des actes de discriminations dans la région de Kayes ?

Panel 2 : Quels sont les recours juridiques disponibles pour les victimes de l’esclavage ? Qu’est ce qui explique le blocage de la loi criminalisant cette pratique ?

La conférence de Bamako a pour objectif d’ouvrir le débat sur la problématique de l’esclavage par ascendance et les obstacles auxquelles les organisations sont confrontées dans la lutte contre cette pratique.

• Informer et sensibiliser l’opinion internationale sur l’existence de la pratique ;
• Faire le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage par ascendance au Mali ;
• Faire une proposition de loi et le soumettre à l’Etat
• Mettre les victimes à l’aise en leur offrant une tribune pour raconter les pratiques inhumaines auxquelles elles ont été confrontées ;
• Sensibiliser les victimes à recourir aux moyens juridiques légaux pour réclamer leurs droits ;
• Faire des recommandations très fortes pour l’Etat du Mali en vue de mieux cerner toutes les infractions découlant de cette pratique.
• Mettre en place une commission pour le retour des déplacés dans leurs villages respectifs avec le concours des partenaires techniques et financiers.

En ma qualité de président du comité d’organisation de cette première Edition.

Mes remerciements vont à l’endroit de toutes les personnes de bonne foi qui ont bien voulu faire le déplacement.

Je tiens tout aussi à remercier infiniment toutes les personnes qui ont œuvré pour que cette activité voie le jour en passant des nuits blanches

Etre un meneur d’homme je vous assure que ce n’est pas une tâche facile car vous n’êtes pas à l’abri des frondeurs des erreurs, des délits de favoritismes, des calomnies, des menaces récurrentes, de mensonges grotesques de tous genre et vous possédez souvent une vie de famille déséquilibrée mais en fin de compte vous réaliserez que vous êtes une lueur d’espoir pour une partie de ses communautés qui aspire qu’à la justice.

Je tiens à remercier en particulier les militants de Gambana que je ne trahirais jamais leur idéal que je serais toujours présent et disponible quand il s’agit de dénoncer pour tout acte d’injustice car nul n’est à l’abri des violations des droits de l’homme comme aime si bien dire l’infatigable Mr Aguibou Bouare

Sachez une chose la lutte contre l’esclavage est un combat de longue haleine et que toutes les organisations qui lutte contre ce fléau de s’unir afin de dégager des solutions pérennes.

En fin Je formule le souhait que les pays en demandant à la mouvance GAMBANA Mauritanie, Sénégal, Niger, Gambie, Guinée équatoriale, Guinée Bissau d’organiser de façon récurrente des conférences de genre pour donner une dimension internationale sur la question de l’esclavage.

Une pensée pour notre frere Cheick Oumar Yara injustement incarcéré pour des raisons de convictions personnelles .Nous demande l’abandon des poursuites et sa libération immédiate.

Je souhaite à tout un chacun de prendre du plaisir lors de cette conférence.

©️ Crédit source : MSDH – https://www.facebook.com/102319477828361/posts/627038838689753/

« J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci… » | Par Mr Cissokho Seydi

Crédit photo : Élément tiré de son FB

J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci.

Hier, j’ai été trop choqué après avoir entendu le témoignage de tous ces Mauritaniens; spécialement des hatatines et des soninkés de l’intérieur.

Les autorités mauritaniennes jouent un double jeu concernant l’application des lois. Si dans les grandes villes ces pratiques ont considérablement diminué, force est de constater que dans les milieux reculés ces pratiques sont toujours monnaie courante.

On prive des citoyens de leurs terres, on leur fait du chantage en les privant l’accès à l’eau potable : juste parce-qu’ils refusent de reconnaître leur statut d’esclaves.
Hier, quand j’ai écouté ces vieux hatatines venant de Rkiz témoigner de leurs calvaires et luttes contre leurs supposés maîtres qui les empêchent d’utiliser leur terre, j’ai été choqué. Ils sont allé porter plainte, et c’est eux qui sont arrêtés comme trouble-fête car, ils sont esclaves et n’ont pas droit à la terre.

J’ai écouté ce vieux Soninké qui se dit président de l’association des « esclaves soninkés ». Seul le titre fait peur. Il a raconté toutes leurs luttes jusqu’aujourd’hui partout au Guidimakha. Comment ils sont privés de leurs terres, de leurs mosquées qu’ils ont construites eux-mêmes ?Comment on les a privé l’accès à l’eau potable ? Tout cela avec la bénédiction des autorités locales. Ils ont des preuves de tous les dossiers qu’ils ont porté devant la justice. Cette dernière, malheureusement,est toujours du côté des soi-disant nobles.
Que ce soit chez les maures ou chez les soninkés, on voit clairement que le féodalisme est toujours maître dans nos sociétés; surtout sur l’État Mauritanien qui reste un Etat non seulement hypocrite mais aussi un Etat faible.

Et nous, qui habitons dans les villes, devons arrêter de jouer au jeu de l’État en continuant de nier ces pratiques sous prétexte que ce sont des choses inventées. Nos compatriotes souffrent un peu partout à l’intérieur du pays. Nous contribuons à leurs souffrances en niant ces pratiques inhumaines.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date du 21/05/2012 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4535547763140261&id=100000552456319

✓ La journée – Visite de la délégation de droit-de-lhommistes américains chez les IRAOUIS de Biram Dah Abeid à Nouakchott

Arrivés à Nouakchott le 17 mai 2021, des militants américains des droits humains continuent leurs activités . Aujourd’hui ils ont été chaleureusement accueillis par le député mauritanien et président des réseaux IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste), BDA et ses camarades d’IRA et du parti RAG. Au sein de la délégation américaine, l’avocat mauritanien défenseur des droits humains basé aux États-Unis, Monsieur Bakary Tandia a assuré l’interprète lors de la présentation et des prises de parole . Au QG du parti RAG à Riyad, l’occasion a été pour le leader abolitionniste mauritanien d’aborder la situation générale des questions liées aux droits humains dans le pays. L’ancien candidat à la présidentielle BDA a salué la levée par l’actuel président El-Ghazouani d’un ordre d’oppressions systématiques qui sévissait sur les militants des droits humains sous l’ancien pouvoir. Il a rappelé que cette ouverture voulue par le président tarde à être suivie sérieusement par certains pans au niveau administratif comme judiciaire. Le récipiendaire du prix Onusien 2013 pour son engagement antiesclavagiste, a réitéré que le combat contre l’esclavage et ses séquelles demeure une préoccupation majeure de son engagement.



La rencontre de la journée a permis aux membres de la délégation américaine d’entendre directement des citoyens venus s’exprimer sur certains points liés aux différents manquements auxquels ils font face en matière de droits humains.

Pour rappel en septembre 2017, une délégation similaire composée de membres de l’ONG « Abolition Institute » , avait été refoulée du pays. Ce retour réussi aujourd’hui en Mauritanie sur l’invitation de l’ONG SOS Esclaves, résulte d’un changement d’approche enclenché par l’actuel locataire du palais ocre.

©️ KS pour le BLOG (Éléments sources RS IRAOUIS)

Mauritanie | Les délégations antiesclavagistes américaines et mauritaniennes reçues en audience auprès du Commissaire aux droits de l’homme.

Le Commissaire aux Droits et les délégations antiesclavagistes américaines et mauritaniennes lors de l’audience- Crédit Aidara

Les membres de la délégation de l’ONG américaine « Abolition Institute » ont été agréablement surpris du climat d’ouverture et de dialogue qui prévaut actuellement en Mauritanie. Refoulés en 2017 dès leur arrivée à l’aéroport international Oumtounsy de Nouakchott, ils ont pu cette fois pénétrer dans le territoire mauritanien sans aucune entrave. Mieux, ils ont eu droit au salon d’honneur où des représentants d’ONG antiesclavagistes nationaux, en l’occurrence Boubacar Messaoud de SOS Esclaves et Birame Dah Abeid du mouvement IRA, les attendaient, à leur arrivée le 17 mai 2021.


Mardi 18 mai, la délégation était reçue par le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Mohamed El Hassen Boukhreiss. Entretien cordial au cours duquel, les échanges ont porté sur l’évolution enregistrée dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie, même si certaines pesanteurs persistent.

Les membres de l’ONG «Abolition Institute» qui étaient accompagnés de leurs homologues de « Anti-Slavery » ont été séduits par la franchise du Commissaire qui leur a brossé la réalité des droits de l’Homme en Mauritanie, une situation qui ne diffère guère de celle des autres pays du monde, même les plus réputés pour leur respect pour les droits humains, a-t-il fait remarquer en substance.

S’il y a eu des avancées notoires en Mauritanie sur le plan législatif, avec l’adoption d’un arsenal juridique répressif contre les pratiques esclavagistes, rien n’est encore parfait, reconnaît le Commissaire. «Nous ne sommes pas dans le déni, et nous ne pouvons pas affirmer qu’il n’y pas quelques individus ici ou là qui pratiquent l’esclavage. Comme tout criminel, il y a en effet des esclavagistes comme il y a des voleurs, des trafiquants de drogue et d’autres personnes qui enfreignent la loi et contre lesquelles nous avons pris des lois pour les réprimer » a-t-il précisé.

Le Commissaire a surtout insisté sur la formation et le renforcement de capacité des activistes des droits de l’Homme en Mauritanie, notamment dans le domaine de la documentation des faits d’esclavages avérés ou non. « Beaucoup de dossiers présumés d’esclavagisme se terminent souvent par des acquittements pour faute de preuves ou par des peines légères, du fait du manque de documents convaincants pour les juges » a-t-il soulevé.

A son tour, M. Sean Tunner, Chef de la délégation de l’ONG « Abolition Institut » a remercié le Commissaire aux Droits de l’Homme pour l’accueil, pour sa franchise et les progrès importants réalisés par son département et par le gouvernement mauritanien dans le domaine de la promotion et de la protection des droits humains, y compris la lutte contre l’esclavage et ses séquelles.

Avaient assisté à la rencontre, le Commissaire Adjoint aux Droits de l’Homme, le Conseiller juridique et le Directeur des Droits de l’Homme.

Côté visiteurs, il y avait 7 membres de l’ONG « Abolition Institut » et de l’ONG « Anti-Slavery » dirigée par Mme Sarah Mathewson, ainsi que Bakary Tandia, avocat et droit de l’hommiste mauritanien résident aux Etats-Unis, et Boubacar Messaoud, président de SOS Esclaves.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/05/19/le-commissaire-aux-droits-de-lhomme-a-la-delegation-americaine-en-visite-en-mauritanie-les-esclavagistes-cest-comme-les-voleurs-les-trafiquants-de-droguesdes-crim/

IRA Mauritanie prépare une journée de rencontre avec la délégation « Abolition Institute » venue des USA.

Rencontre aujourd’hui 18 mai 2021 du président Biram Dah Abeid et de la vice-présidente d’IRA Kadiata Ba, accompagnés de membres de la section d’IRA-Sebkha avec les associations des veuves et des orphelins chez la présidente mère Houleye Sall à Sebkha. La délégation d’IRA a aussi été accueillie en même par les responsables des rescapés de l’épuration ethnique des années 80-90. IRA-Mauritanie prépare avec les victimes d’esclavage, passif humanitaire et autres violations des droits humains, la journée du jeudi 22 mai pendant laquelle la mission des défenseurs américains des droits de l’Homme, vont assister à la prise de parole de plusieurs catégories de victimes, organisée par IRA.



©️ Source : IRA-Mauritanie

Absence de bureau d’enrôlements, de listes électorales à l’étranger : recommandations de la CNDH

CNDH – La CNDH considère une atteinte aux droits civils et politiques des citoyens mauritaniens à l’étranger l’absence de bureau d’enrôlements, de listes électorales et de bureaux de vote.

S’agissant du traitement des plaintes de la Diaspora, la CNDH a reçu plusieurs requêtes de la part des associations CDM–Mauritanie présidé par Mme Gandégua Assiatou et l’association ADC-MAO présidé par Mr Cheikh Sow, à la suite de la vidéo conférence organisée le président de la Commission et quelques représentants de la Diaspora en juillet 2020.

Ce procédé mis en place a permis de traiter quelques dossiers parvenus à la CNDH.

Recommandations:

Renforcer la Coordination des synergies entre les organisations de la société civile, les partenaires et les institutions concernés par les questions de l’état-civil ;

– Entreprendre une action de portée nationale afin de résoudre définitivement les cas d’enrôlement des citoyens en instance au niveau des institutions chargées de l’état-civil tout en facilitant le processus aux citoyens, soumis à de nombreuses tracasseries et pénibles formalités. Il est grand temps d’achever le processus d’enrôlement d’une population de moins de quatre millions d’habitants entamé depuis plus de dix ans ;

– Installer des applications dans les structures sanitaires pour renforcer la coordination entre ces structures et l’ANRPTS ;

– Faciliter l’enrôlement pour les enfants nés dans des localités dont les structures sanitaires sont éloignées des lieux de résidence des familles ainsi que les mauritaniens établis à l’étranger.

– Faciliter l’enrôlement, l’inscription sur les listes électorales et le vote pour les citoyens Mauritaniens à l’étranger.

Extraits des pages 54 et 55 du rapport de la CNDH

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745134

Cridem Culture – L’acteur culturel, journaliste et écrivain Bios Diallo publie un nouveau recueil de poème : La Saigne, aux éditions Le Manteau & la Lyre OBSIDIANE, 2021


La Saigne est un chant ample, clair, généreux. Son rythme, sa scansion sont brefs, alertes. Bios Diallo a la science des vocables éruptifs et inventifs. Le recueil de poèmes se fait l’écho d’une Afrique saignée par l’immigration à risques et minée par des troubles politiques, l’intolérance, les conflits identitaires et religieux.

Le poète les passe en revue au prisme de sa propre vie. Ainsi, l’invasion de Tombouctou en 2013 fait ici l’objet d’une louange à la cité médiévale, où s’est inventé l’amour des hommes et du savoir.

Bios Diallo nous offre son cœur « sans reddition », sans orgueil et non sans panache. C’est le sens du renversement qu’il fait subir au substantif saignée. Le verbe s’y fait entendre, qui agit puissamment en nous.

L’auteur

Né à Sélibaby, dans le sud de la Mauritanie, Bios Diallo, journaliste de son état, dirige à Nouakchott depuis 2010 les «Rencontres littéraires Traversées Mauritanides », qui accueillent chaque année des écrivains du monde entier. Il est auteur de deux recueils de poèmes et d’un roman, ainsi que d’un essai.

Il a eu le privilège d’interviewer en 2002 à Fort-de-France Aimé Césaire pour la Revue de l’Intelligent. Il a aussi collaboré à Césaire et nous, un ouvrage collectif (2003). Lors de la crise malienne de 2013, il participe au recueil Voix hautes pour Tombouctou avec Vrilles à Tombouctou, un cri d’indignation pour la ville assiégée.

La crise des migrants en 2018 le fait participer au collectif Au Cœur de l’errance, publié par les Editions Chèvre-Feuille Étoilée au profit des réfugiés. Il renouvelle son éloge au peuple malien en 2020 avec Poèmes à un jeune soldat inconnu. Recueil en hommage aux soldats disparus (ouvrage collectif).

Source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745100

PS: Photo Amy Sow

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10226371395257476&id=1420516501

Frère Hacen Lebatt : l’émotion prend le dessus c’est symptomatique ! | Par Gaye Traoré



Suite à la publication de Docteur BA Mamadou Kalidou professeur de lettres à l’université de Nouakchott ALSRYA , vous avez manifesté votre indignation ainsi que bon nombre de nos compatriotes entre autres férus du panarabisme chauvin et du bathisme sanguinaire .
Monsieur Ba mamadou Kalidou , puisque c’est de sa publication qu’il est question n’a fait qu’exprimer son opinion et pour un universitaire c’est de bonne guerre .N’oublions que notre frère BA Mamadou n’est pas le seul universitaire à exprimer ses idées , Ely O/ Sneiba exprime ses idées qu’on soit d’accord avec lui ou pas il a droit d’exprimer ses idées même fardées de quelques insultes à ma mémoire ou à notre mémoire collective .C’est la liberté d’expression !
Nous avons reprochés aux régimes passés leur atteinte à nos droits fondamentaux y compris celle de la liberté d’expression , vous homme de médias ne devrait l’avoir à l’esprit cela quel que soit votre détracteur , quel que soit la funeste réalité de la géopolitique au Moyen-Orient en l’occurrence la sauvagerie de l’Etat d’Israël vis-à-vis de la population palestinienne .J’aime répéter dans mes publications sur les réseaux sociaux la phrase suivante : « on ne fait pas du militantisme des droits humains à la carte » en un mot pas de paliers ni de cases en matière d’atteinte aux droits et à la dignité humaine.
Cher frère beaucoup d’entre nous font de la défense des droits à la carte et là est notre faiblesse , là est notre manque de lucidité , c’est à ce niveau que se situe une absence de cohérence dans nos principes et convictions .J’aurai aimé vous voir déconstruire par force d’arguments l’opinion de ton frère Ba Mamadou kalidou , avec références scientifique ainsi les esprits éclairés , la communauté académique n’en serait que satisfaite et grandie. Par ailleurs vous devriez est solidaire de votre frère Ba Mamadou Kalidou dans sa douleur , il a de la matière pour parler de ses drames familiales !Peut être que ce soutien lui fait défaut , votre solidarité lui fait défaut !
J’ai lu d’autres frères traiter de façon emphatique monsieur Ba Mamadou kalidou en le qualifiant d’être un haineux vis-à-vis des arabes , arrêtons ce terrorisme intellectuel de grâce et je connais le procédé je me permettrai quelques digressions avant de me rappliquer :


-Quand on critique la politique de l’Etat d’Israël que je ne confonds point avec le peuple d’Israël et le peuple juif , il arrive que l’on nous taxe d’antisémitisme ce n’est pas Pascal Boniface qui me dira le contraire .Car il y a des juifs aussi qui ne sont pas d’accord avec la politique de l’Etat d’Israël c’est à mentionner et c’est tout à leur honneur !
-Quand on veut critiquer la proposition des lois sur le séparatisme en France , on nous taxe d’islamo-gauchisme !
-Quand on critique l’Etat mauritanien certains entretiennent exprès et de manière confuse que nous nous attaquions aux maures .
Chers compatriotes prenons de la lucidité , de la cohérence dans nos actions diverses et de la maturité tout court .Ce que l’on reproche à monsieur Ba Mamadou Kalidou est ailleurs : parler de la similitude dans la souffrance et dans la résilience de son peuple avec celui du peuple juif sous l’angle strictement historique dans un contexte géopolitique funeste au Moyen-Orient . Peut-être le mot similitude a eu un autre sens académique d’où tant de convulsions et de spasmes ! Par honnêteté intellectuelle ne nous plaisons pas dans l’amalgame , il y a des juifs qui ne cautionnent pas du tout la politique étatique d’Israël et une petite recherche sur la toile permet de renforcer cette certitude .Dans le peuple juif il y a diverses sensibilités politico-religieuses ceci est à mentionner !Se sentir solidaire du peuple juif par un passif historique chers frères et sœurs ne veut pas dire soutenir la politique coloniale et destructrice de NETANYAHOU .Soyons plus fort que nos émotions !
La lucidité de ne pas se laisser submergés par les émotions , cette même émotion nous le trouvons dans d’autres communautés religieuses extra-européennes en France quand l’Etat d’Israël subit les tirs de roquettes de la part du Hamas ou Hezbollah .
De la cohérence , de la maturité et surtout de la lucidité pour mettre fin à nos indignations sélectives parfois partiale : les pauvres paysans de la vallée méritent le soutien des « justes mauritaniens sinon des frères mauritaniens», les veuves et les orphelins des années de braises , les créanciers du « Madoff mauritanien » ; les dilapidations de nos deniers publics , les recrutements scandaleux et discriminatoire méritent notre sursaut patriotique commun au-delà de nos tribus , de nos clans , de nos castes , de nos couleurs et ethnies y compris ceux qui sont victimes de leur déterminisme de naissance . Nous sommes prisonniers des idéologies qui ne sont plus en vigueur sous leurs cieux d’origine et c’est notre vivre-ensemble qui en prend un coup jour après jour .

Ayons ce sursaut patriotique en la mémoire des pères de cette nation


Le constat plein d’amertume est le suivant : Certains de nos compatriotes sont plus sensibles à la cause arabe que la cause nationale et cela a créé un déséquilibre au sein de la composante nationale et ce déséquilibre ne peut être réparé que par le fils et fille de la Mauritanie. Le jour où je vois dans les rues de Nouakchott la Mauritanie diverse revendiquer ses droits , le jour où je vois la Mauritanie dans sa diversité occuper les rues de Nouakchott et des autres villes pour une injustice subie par des compatriotes mauritaniens tout court alors vous verrez que nos dirigeants seront au rendez-vous de nos attentes .Un député qui pleure le malheur des autres peuples , cela est tout simplement humain mais quand un député soit insensible aux malheurs de sa propre population cela relève du renoncement !
Le combat pour la libération du peuple palestinien ne peut être nié par Ba Mamadou Kalidou , comme par ces juifs qui militent pour la fin de la colonisation de l’Etat d’Israël bien que faibles et réduit en silence par les sionistes .

D’ailleurs tous les peuls ne sont pas musulmans , Des peuls de Niger sont appelés « woddaabé  » ou bororo , qui sont animistes pour beaucoup , ils venaient jusqu’en Mauritanie (Guidimakha) ! La ressemblance c’est la souffrance , il a été clair Ba Mamadou Kalidou ce sont les similitudes dans la résilience et la souffrance cher frère Hacen Lebatt.
Et s’il faut mettre en avant la solidarité islamique , les musulmans centrafricains sont les oubliés de notre solidarité islamique mauritanienne quand ils se faisaient égorgés et brûlés vifs , je vois ici des esprits étroits dirent : « ils ont été égorgés par leurs propres frères noirs » ce ne serait que du déjà entendu !
Cher frère Hacen Lebatt , votre réaction est la manifestation de ce problème de « vivre-ensemble » et voici ce que je lis en filigrane dans votre réaction au-delà de toute émotion : « que nous soyons à l’unisson dans notre indignation manifestée , dans notre joie exprimée, dans notre condamnation et notre sentence. » Pour cela il nous fait construire une conscience citoyenne mauritanienne laquelle conscience ne jetterai en pâturage un frère pour une divergence d’opinion , vous êtes très bien placé pour jouer un rôle majeur .
Le peuple palestinien a besoin de soutien , qu’il trouve ici toute ma compassion et ma solidarité !


Traore Gaye
Activiste des droits de l’homme

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur

Droits humains | Une délégation d’une ONG américaine « Abolition Institute » arrive en Mauritanie

Ce lundi 17 mai 2021, une délégation de l’ONG Abolition Institute a atterri à l’aéroport Oum Tounsi de Nouakchott. Cette organisation américaine investie dans la défense des Droits Humains compte en son sein, l’avocat droit-de-lhommiste mauritanien Monsieur Bakary Tandia. Ce dernier avait chapeauté comme directeur, la campagne présidentielle de 2019 pour le candidat Biram Dah Abeid. Cet après-midi à l’aéroport, le leader des réseaux IRA-Mauritanie, le président du mouvement anti-esclavagiste SOS Esclaves, le doyen Boubacar Messaoud et d’autres proches militants de la mouvance abolitionniste comme Monsieur Baliou Mamayary Coulibay formaient un comité d’accueil honorable aux invités américains.

Pour rappel en septembre 2017, une délégation similaire de la même ONG avait été expulsée du pays à sa descente à l’aéroport par les autorités mauritaniennes sous le règne de l’ancien Raïs Mohamed Ould Abdelaziz. Lire ce communiqué d’IRA Mauritanie datant du 14 septembre 2017 https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/09/14/le-gouvernement-de-la-mauritanie-refoule-des-militants-antiesclavagistes-americains/ .

– KS pour le BLOG