🟢 L’abolitionnisme et l’anti-esclavagisme : point de salut sans l’éveil intrépide et subversif de ceux qui subissent !


Une rencontre des militantes abolitionnistes #Ganbanaaxu Soninkés à Bamako – Mali (Mai 2021)

Un esprit averti me disait en ces termes quelque chose qui rejoint les propos de l’ancien président burkinabé feu Thomas Sankara : « les dominants coutumiers dans nos communautés gardent un inconscient collectif qui les freine d’être sincèrement abolitionnistes et anti-esclavagistes. Certains esprits lucides et ouverts aux thèses réformistes parmi eux comptent sur la détermination des descendants d’esclaves à se réinventer une nouvelle existence sociale basée sur des valeurs humanistes et citoyennes sans supplier et attendre une éventuelle onction de l’ancien système communautaire intrinsèquement inégalitaire et discriminatoire… »

✓ Ainsi dans le sillage de ce que Sankara disait : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… »

Amadou Hampaté Ba, un maître universel (Hommage à l’occasion des 30 ans de son décès) | Par le mathématicien Sy Mahamadou

Je peux dire en toute fidélité qu’Amadou Hampaté Ba fut, à travers ma lecture permanente de son œuvre durant mon adolescence, l’homme qui m’a le plus influencé sur un plan personnel, culturel et philosophique. Je lisais les bouquins de Hampaté que j’empruntais à la bibliothèque du lycée de Kaédi, je les relisais presque sans arrêt ! J’y passais le plus clair de mes weekends, temps normalement destiné, dans mon cas précis, à me ressourcer du climat familier de mon village avant de retourner passer la semaine à Dimmbee-Jooroo (1). Mais, assis sur la chaise en fer garancée que le temps et l’extrême demande par divers séants ont commencé à ternir, je lisais Hampaté au sein d’un climat virtuel extrêmement intense. Le monde virtuel qui se déployait alors donnait bizarrement plus de sens à cette atmosphère familiale que je respirais à l’ombre, posé sur mon siège astucieusement incliné de sorte que les pieds avant restent en l’air tandis que la traverse employait fièrement le mur comme support et que les deux pieds arrière s’enfonçaient un peu plus que d’habitude dans le sol pour éviter un glissement de l’ensemble. C’était comme si la manœuvre que je menais instinctivement pour maintenir subtilement cet équilibre quelque peu équestre et hautement instable servait de base à mon immersion dans cet immense univers qui se dépliait le long des pages, de par les détails qui émergeaient à chaque coin de phrase et les structures qui prenaient forme au fur et à mesure que l’on montait les chapitres. Chez Hampaté, et conformément à l’école traditionnelle de la vieille Afrique, le conte merveilleux n’est jamais très éloigné des affaires humaines à l’œuvre au cœur de la lutte quotidienne : la patience, le savoir, la souffrance, l’intelligence, l’ambition, le pouvoir, la morale, l’amitié, l’amour, la spiritualité, la différence, le respect, l’adversité, la jalousie et bien d’autres composantes de la vie humaine sont savamment intégrés que ça soit dans Petit Bodiel et les subterfuges du léporidé dans ses relations conflictuelles avec les grands mammifères de la brousse, ou dans Njeddo Dewal face aux prouesses du petit prodige Bâgumâwel au Heli-E-Yooyo, le berceau mythique des Peuls. La trilogie Kuumen, Kaidara et Laaytere Koodal (l’éclat de la grande étoile) est une visite des profondeurs de la philosophie traditionnelle des Peuls, dans ses racines mythologiques contenant des relents d’une société originelle – imaginaire ? – basée sur le duo mystique-spiritualité. Lootori (ou bain rituel) est une poésie traditionnelle aux vers divins, anciennement pratiquée au réveillon et au jour de l’an Peul où les campagnards, après une veillée de chants, descendent, à l’aube, au cours d’eau le plus proche pour baigner leur bovidé en déclamant les paroles-vœux dans une harmonie difficile à atteindre. Cette ode à la vache, être central de la culture des Peuls spécialisés dans l’élevage, contient également des vers d’amour qui chantent les louanges de la nature dans laquelle le Peul traditionnel se reconnaissait avec dévotion.
Mais, au-delà de la culture peule, Hampâté fut surtout un cadeau précieux pour l’Afrique et le monde pour avoir été un brillant esprit né au moment crucial où le sort des sociétés africaines (et de la diversité culturelle du monde en général) devait connaître un bouleversement sans précédent. Il eut des capacités hors du commun à jouer deux rôles-clés qui auront des conséquences marquantes dans le devenir de l’imaginaire collectif : d’abord il fut dépositaire d’un certain patrimoine traditionnel, oral pour l’essentiel ; et ensuite, le plus important, il joua le rôle d’un passeur culturel talentueux et très productif. Amadou Hampaté Ba fut une mémoire de la société traditionnelle qui a su, par la beauté et par la sagesse qu’elle contenait, se faire une place dans un « monde moderne » fortement caractérisé par des courants hostiles, par construction, à la tradition. Le génie de Hampaté était certainement d’avoir su porter et plaider pour cet héritage culturel sans tomber dans le piège du passéisme. C’est pour cela d’ailleurs que l’on peine à trouver dans son œuvre une quelconque mise en opposition entre la tradition et la modernité ; on ressent plutôt, à la sortie de celle-ci, un lien profond entre les deux mondes ; une multiplication de possibilités s’opère alors, et on revient doté d’ouvertures inédites qui, toutes, tendent vers l’universalité.
Un enseignant, il le fut ; il a dû l’être durant toute sa vie, et ce conformément aux valeurs qu’il a acquises à l’initiation traditionnelle. Le plus important est qu’au moment où les valeurs de cette initiation sont dévoyées et que celle-ci est pratiquée inconsciemment pour servir à des bassesses humaines, Hampaté resta authentique et fidèle à sa discipline. Faisant preuve de sagesse, d’honnêteté et d’une grande modestie, il s’est employé à la transmission et à la sauvegarde à la différence de ceux qui ont sauté sur l’occasion pour se construire une position de pouvoir en entrainant des gens dans les bas-fonds de l’ignorance. Je vais terminer avec un conseil que le vieux sage darda au cours d’une de ses prises de parole à l’Unesco :
« Si vous voulez faire une oeuvre durable, soyez patients, soyez bons, soyez vivables, soyez humains. »

(1) : Nom apologique de la ville de Kaédi. Comme toute digne localité du Fuuta, Kaédi a son apologie dans la poésie populaire.

Mouhamadou Sy

©️ Crédit source : post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=809777853279804&id=100027427912973

[Vidéo] En Mauritanie, la CNDH se penche sur l’esclavage dans son dernier rapport

VOA Afrique – Le dernier rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme en Mauritanie s’est beaucoup focalisé sur l’esclavage.

C’est pour dire que désormais on évoque le phénomène sans tabou. C’est en tout cas le message de la Commission. Mais des ONG locales restent méfiantes et demandent l’application des textes à la lettre.

« Nous avons parfois des ONGs qui déclarent des cas d’esclavage sans être documentés et malheureusement, ça fait tache d’huile sur la place internationale, alors que nous savons qu’au fond, certains de ces cas ne sont pas documentés. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de cas d’esclavage. Nous sommes prêts à les affronter, mais prêts à affronter des cas réels », affirme le président de la CNDH, Maître Ahmed Salem Bouhoubeiny.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745069

Buisson, Mauriac l’avait dit. | Par Sileye BA

En 1948, paraissait chez Robert Laffont, « La Puissance et la Gloire » de l’écrivain anglais Graham Greene. François Mauriac (1885-1970) a la charge de la préface. Il écrit dès les premières lignes « c’est bien au coeur d’un mystère familer que Graham Greene m’introduit . » Familier certainement car « La Puissance et la Gloire » est l’oeuvre d’un romancier catholique. Donc, Mauriac sentait le réveil d’un enfouissement confessionnel, qui dort chez la majorité de l’élite intellectuelle française. Il n’est pas du tout surprenant d’apprendre la résurgence des discours pondérés à l’endroit des religions. Certains disent que les encyclopédistes avaient congédié Rousseau par infraction confessionnelle. Voltaire écrira pourtant Zadig ou la destinée. Une œuvre fondamentale puisqu’elle reprend furtivement un récit connu : le voyage initiatique de Moussa par Kidr.

Revenons à Mauriac pour comprendre Buisson. Il écrit donc dans sa préface : « un catholique français ne s’introduit dans l’Église que par la porte principale ; il est mêlé à son histoire officielle ; il a pris parti dans tous les débats qui l’ont déchirée au cours des siècles et qui ont surtout divisé l’Église gallicane. Dans tout ce qu’il écrit, on découvre d’abord s’il est du côté de Port-Royal ou des Jésuites, s’il a épousé la querelle de Bossuet contre Fénelon, s’il est du bord de Lamennais et de Lacordaire ou si c’est avec Louis Veuillot qu’il se sent accordé. »

Plus loin, Mauriac suggère  » cet État que vous décrivez, qui traque le dernier prêtre et l’assassine, est bien celui-là même que nous voyons s’édifier sous nos yeux. »

Mauriac nous dit en filigrane que les intellectuels français, du moins de son temps, et par extension ceux de nos jours, sont habitués par les controverses catholiques. Mauriac fixe les intellectuels français entre les vénérations et les exécrations du fait religieux.

Et les Musulmans dans tout cela, me diriez-vous? Les langues se délient à leur propos, notamment concernant la Civilisation de l’Islam. Les orientalistes étaient de fins connaisseurs de l’apport incommensurable de l’Islam à l’Humanité. En France, on trouve de riches bibliothèques. Parmi les références dans ce domaine : Dominique et Janine Sourdel ont produit un classique en 1983 chez Arthaud. Un monument intitulé  » La Civilisation de l’Islam classique »

Un autre grand philosophe anglais, bien qu’il fût un moment « antireligieux », a consacré de belles pages à l’Islam dans son grand ouvrage : Histoire de la philosophie occidentale (Gallimard 1953). D’ailleurs lorsque Buisson parle de « Civilisation et Humanité », ce n’est point-là une réinvention de l’eau chaude. Russel, décédé la même année que Mauriac, écrivait :  » Durant tout le Moyen Âge, les Musulmans se montrèrent plus civilisés et plus humains que les chrétiens qui persécutèrent les Juifs, surtout aux périodes de fanatisme religieux. Les Croisades furent le prétexte de cruels pogroms. Dans les pays musulmans, au contraire, les Juifs ne furent presque jamais maltraités. Ils contribuèrent, tout spécialement par les Maures d’Espagne, à diffuser l’enseignement Maïmonide (1135-1204) qui naquit à Cordoue, et considéré souvent comme la source initiatique de la philosophie de Spinoza (P. 340).

Buisson fut l’un des conseillers les plus influents de Nicolas Sarkozy. Ce dernier n’a jamais été tendre avec les musulmans de France. Il a traité leurs enfants de racaille sous les fenêtres de leurs mères. Le rapport conflictuel est né des injections paternalistes des autorités françaises. Mais souvent du caractère très écolier de la posture française vis-à-vis des citoyens musulmans.

Selon les officiels, l’Islam de France, comme on aime le dire dans les sphères de la bien-pensance, doit impérativement se muer pour devenir Islam des Lumières.

C’est là un paradoxe franco-français, faire la révolution pour la liberté pour contraindre une partie de ces citoyens à un assimilationisme forcené. Nous le voyons bien, c’est la tournure qu’a pris le débat sur la laïcité. Face au refus des injections d’une certaine classe politique, les musulmans se retrouvent accusés de séparatisme. Ici, les musulmans de France tiennent la république française par ses valeurs. Elle ne peut se dérober, elle qui inscrit en lettres d’or au frontispice de ses monuments sa devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Hélas, les Lumières semblent éclairer d’autres desseins. En ce sens, écoutons un autre grand ami de la Culture helléniste, Léopold Sedar Senghor (1906-200), le poète président qui disait dans son poème « Prière de paix » ceci de très révélateur sur la France : « Oui, Seigneur, pardonne à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques
Qui m’invite à sa table et me dit d’apporter mon pain, qui me donne de la main droite et de la main gauche enlève la moitié ».

Enfin, sur la femme musulmane, la boutade de Buisson semble plaire à plus d’un. Là encore rien de nouveau sous le soleil. Avant lui encore, Marc Edouard Nabe, et tout récemment Michel Onfray avaient tenu des propos similaires.

C’est qu’en réalité, une certaine classe dirigeante veut imposer la laïcité comme une nouvelle en France en l’habillant des oripeaux républicains. Seulement, il faut revoir le discours et la méthode. Faire usage du bon sens sans oublier ce précieux conseil de Hamlet à sa mère « Saisis une vertu si tu ne la possèdes pas » .

Sileye BA
Nouakchott, 12 Mai 2021

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://www.facebook.com/1849092691/posts/10215072595128820/

Editorial : Birame dans le collimateur de l’intelligentsia négro-mauritanienne | Par Bakari Gueye (Initiatives News)

L’honorable député Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA et porte-étendard de la lutte anti-esclavagiste en Mauritanie continue à s’attirer les foudres non seulement de certains milieux du pouvoir qui voient d’un mauvais œil son rapprochement avec le président Ghazouani mais aussi et paradoxalement de certains cercles féodaux négro-africains qui assistent impuissants au ralliement massif de certains des leurs à cette icône.

En effet Birame défend exactement les mêmes causes que ses frères négros-mauritaniens et il le fait d’ailleurs beaucoup mieux avec le style efficace qu’on lui connait : Crier haro sur les injustices pour faire bouger les lignes. Et sur ce plan, contrairement à ses prétendus adversaires a toujours posé des actes concrets.

On peut citer entre autres en Mai 2011 l’audacieuse marche de IRA sur INAL pour commémorer l’exécution barbare de 28 militaires négros mauritaniens le 28 novembre 1990.

Des actes similaires ont été régulièrement posés par le président du mouvement IRA ça et là dans la vallée, à Sori Malé, à Wothi…

L’homme s’est toujours dressé contre l’expropriation des terres de la vallée mais aussi pour le passif humanitaire.

A l’Assemblée Nationale il a défendu avec bec et ongles la nécessité de mettre fin au génocide biométrique et d’enrôler les populations de la vallée.

Il y a quelques jours, Birame qui séjourne actuellement à Dakar a rendu visite à la famille de feu Aljouma CISSOKHO décédé le 1er Février dernier à Matam. Cet ex cadre du ministère de la pêche fut le président de l’association des réfugiés mauritaniens au Sénégal et son porte-parole.

Dans la foulée le leader du mouvement abolitionniste a eu droit à un vibrant hommage prononcé au siège de l’ONG Jamra par Mr Makhtar Bamba Guèye, membre du Bureau Exécutif de cette honorable organisation sénégalaise.

Pourquoi alors pourrait-on se demander avec un bilan aussi reluisant en faveur des négro-mauritaniens, ces derniers ou du moins certains d’entre eux lui en veulent et lui font la guerre à travers notamment de violentes campagnes de lynchage médiatique orchestrées sur les réseaux sociaux.

Comment peut-on expliquer ce paradoxe car les Haratines et les Négros mauritaniens mènent le même combat et auraient dû le faire main dans la main. C’est en effet le chemin le plus court vers la délivrance.

L’inimitié entre ces deux communautés remonte aux événements de 1989 lorsque le pouvoir de Moawiya avait joué la carte Haratines contre négro-mauritaniens. Et depuis cette date le torchon brûle et les pouvoirs successifs se sont évertués à jouer cette carte comme on l’a vu récemment avec la crise des terres à Ferrala dans le département de Mbagne.

Tout est savamment mis en œuvre pour éviter toute jonction entre Haratines et Négro-mauritaniens.

Et sur ce plan également c’est Birame Dah Abeid qui a su franchir le Rubicon malgré les conseils en coulisses du pouvoir déchu.

C’est ainsi que le mouvement IRA regroupe en son sein des éléments de toutes les communautés y compris dans sa direction qui a été très souvent noyauté par des taupes à la solde du pouvoir ou de ses acolytes.

Et c’est tout le contraire au sein des partis négro-mauritaniens qui virent tous au monolithisme ethnique.

Ces partis auront tout à gagner en coordonnant leurs actions avec l’étoile montante de la classe politique mauritanienne Birame Dah Abeid classé 2ème lors de la dernière élection présidentielle damant ainsi le pion à des candidats soutenus chacun par d’importantes coalitions de partis et d’initiatives.

Le président du mouvement IRA en voie de légalisation avec le parti RAG devient ainsi un jocker incontournable de la scène politique nationale, une place gagnée haut la main par une lutte pacifique qui a débordé les frontières nationales et fait aujourd’hui de Birame un leader panafricaniste.

Bakari Guèye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/editorial-birame-dans-le-collimateur-de-lintelligentsia-negro-mauritanienne/

Droits Humains | COMMUNIQUE N002/C.C.E.S/05/2021 RELATIF A L’ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE SUR L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE DE BAMAKO LE SAMEDI 22 MAI 2021.



Notre coordination, née de la volonté des Organisations Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles sur l’étendue du continent africain et dans le monde. Nous entendons mener des actions de sensibilisation, d’information sur les conséquences de ces crimes sur le rapport entre les êtres humains et engager des actions judiciaires pour faire condamner , sur la base des instruments juridiques internationaux, les auteurs et les complices de ces crimes contre l’humanité en vertu des articles 2 et 4 de la charte des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage moderne.
Notre coordination a décidé de soutenir la tenue de la conférence sur la problématique de l’esclavagisme en milieu soninké qui aura lieu à Bamako le 22 Mai à la maison des ainés tout en demandant aux organisations membres d’y apporter leurs soutiens.
Nous demandons à toutes les organisations panafricaines de se joindre à cette activité très importante pour les victimes de l’esclavage. Cette rencontre constitue une opportunité pour demander à l’Etat Malien de voter une loi contre cette pratique inhumaine.
Nous rappelons que cette conférence est l’initiative du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H).
Notre coordination sera représentée par Maitre SAID LARIFOU (Avocat, membre du Conseil de l’ordre , ancien Bâtonnier par intérim, inscrit au Barreau de Moroni , Comores) Président de l’ONG WARABA et membre fondateur de la coordination.

Fait à Paris le 09/05/2021
Ont signé le Présent Communiqué
Pour la Coordination, Me Saïd LARIFOU, Président de l’ONG Waraba Afrique ORGANISATIONS MEMBRES DE LA COORDINATION :

✓WARABA AFRIQUE (Maitre Said LARIFOU)

✓Kane d’Afrique (Doro Traore)

✓Mouvement pour la sauvegarde des Droits de l’homme (Boubacar NDJIM)

✓Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles- France (Gaye Traore)

✓Association des Haratines de Mauritanie en Europe (Diko Hanoune)

✓Rassemblement Malien pour la fraternité et le Progrès (Salif Ladji Camara)

✓ASSEP – Sénégal (Issa Mamado Sidibe)

✓Ganbana International (Malaly Camara)

✓C.S.P/ A.C.D.E (Mahamadi Kanoute)

✓ Initiative pour la résurgence du Mouvement abolitionniste (IRA) (Brahim Ali)

✓G5 Sahel (Ali Bouzou)

ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE AU MALI | Par Monsieur Aguibou Bouare, le président de la CNDH MALI


Crédit photo illustrative : Tirée de son profil FB

Quelle horreur !
L’on se croirait au moyen âge !
Des Maliens traitent et qualifient d’autres Maliens D’ESCLAVE, singulièrement dans la Région de Kayes.
Le drame est qu’il se trouve des « intellectuels  » et des « semi-lettrés » pour tenter d’expliquer ou de justifier ces violences par des US ET COUTUMES (LADA).
C’est tout simplement SADIQUE de parler de COUTUMES, D’USAGES, lorsque des Maliens BATTENT À MORT d’autres Maliens, et jettent les CORPS dans le MARIGOT.
Le seul CRIME des victimes est D’AVOIR REFUSÉ LEUR STATUT D’ESCLAVE.
L’on pousse l’outrecuidance jusqu’à SOUTENIR que les VICTIMES refusent LEUR STATUT D’ESCLAVE parcequ’elles sont manipulées, encouragées par les FONDS D’ORGANISATIONS OCCIDENTALES. Quelle insulte à l’intelligence ! Comme si « les esclaves » n’avaient pas le DROIT DE S’ORGANISER, D’ÊTRE AIDÉES à refuser CES ABUS ET VIOLATIONS IGNOBLES. Comme s’il n’était pas de la responsabilité de l’Etat de respecter et protéger les DROITS INALIÉNABLES de ces personnes à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité, à la propriété etc.
Comme si, comme le prétendent ces « SAVANTS » d’une autre époque, « LES ESCLAVES  » devraient continuer, SANS BRONCHER, SANS PROTESTER, à accepter ce statut indigne et ignoble, sous prétexte qu’avec la RÉSIGNATION à L’ESCLAVAGE, les communautés vivaient en harmonie.
Quelle honte !
Quel cynisme !
Que de soutenir une THÈSE si ignominieuse!
Sans même invoquer les INSTRUMENTS JURIDIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX, LA LOI FONDAMENTALE DU MALI dispose clairement que « tous les Maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité…Toute forme de discrimination est proscrite ».
Face à la recrudescence de ces abus et violations, à leur persistance, les JURIDICTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES, y compris la CPI, seront saisies par les ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS, si celles nationales ne veulent ou ne peuvent poursuivre ; « principe de la complémentarité  » OBLIGE.
Encore une fois, l’ÉTAT a l’obligation de veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien.
De plus, ces VICTIMES abandonnées ou ayant le sentiment de l’être, constituent des PROIES FACILES à être ENRÔLÉES par les TERRORISTES.
Pourquoi assistons- nous toujours, impassibles, au POURRISSEMENT des situations pouvant être circonscrites et maîtrisées avec le MINIMUM D’ANTICIPATION ?
Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences des crises du nord, celles du centre, s’il faut laisser éclater un FOYER DE TENSION SUPPLÉMENTAIRE À KAYES !
Quel MALI voudrions-nous AVOIR ?
Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée !

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1189423231569306&id=100015049216270

Nouakchott : session de formation sur la prolifération de la drogue chez les jeunes


Une session de formation au profit de cent responsables des jeunes issus des trois wilayas de Nouakchott sur les dangers de prolifération de la drogue dans les rangs des jeunes a débuté aujourd’hui, ce samedi 7 mai 2021.

Durant trois jours, les participants à la session auront à suivre une série d’ exposés portant sur les volets juridiques, sociologiques, sanitaires, statistiques et psychologiques en rapport avec l’usage de la drogue dans les rangs des jeunes.

Ouvrant les travaux de cette formation, le secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, M. Abdi Salem Ould Cheikh Saad Bouh a indiqué que cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes qui seront dotés de moyens scientifiques leur permettant d’entreprendre des services sociaux, d’enraciner la culture du volontariat et de lutter contre les phénomènes étrangers à la société, conformément aux engagements du Président M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans ce domaine.

Pour sa part , le coordinateur général du programme « Watanouna », M. Ahmed Ould Abderrahmane a précisé que la session va dans le cadre du plan d’action 2021 du programme qui lutte contre la recrudescence des actes de violence liée à la consommation de la drogue et des psychotropes en milieu des jeunes.

Vous les jeunes nous comptons sur votre contribution afin de concrétiser les efforts entrepris par l’État dans les quartiers et zones cibles pour éradiquer ce fléau qui menace la santé et la sécurité des personne, a-t-il ajouté.

Nous rappelons que suite à la recrudescence des crimes et des agressions physiques enregistrée dans plusieurs villes du pays, les autorités se sont mobilisées pour freiner ce danger.

Tawary agence

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3738308179631240/

Communiqué de presse | Mise au point du Groupe AHME

Contexte passé

Pendant le régime d’Aziz, la Mauritanie avait traversé une situation politique, économique et sociale particulièrement grave. Sous son régime, le pays fut tenu par une main de fer par ce super président dont le record de coup d’états militaires et constitutionnels n’est jamais égalé en Mauritanie.

Mohamed Abdelaziz fut aussi champion dans toutes catégories confondues d’insinuation, aux dépravations et aux mauvaises mœurs au point que la vie était devenue totalement clochardisée.

Il ne cachait pas son mépris contre les opprimés en général et les Haratine en particulier au point qu’il assimilait ces derniers à des lapins qui se développaient dans l’anarchie (discours de Nema). Pire, il niait leur humanité et leur identité (point de presse à la marge de la commémoration de la fête de l’indépendance à Nouadhibou).

Cette haine viscérale de l’homme s’est traduite par un baillônnement inhumain et dégradant des militants des droits de l’homme qui furent durement persécutés et jetés répétivement dans les geôles et même mort d’homme, cas feu Abdallahi Ould Mbarek, un abolitionniste doyen des membres fondateurs du mouvement abolitionniste IRA, souffrant d’insuffisance cardiaque, étouffé de grenades lacrymogènes lors des événements du 13 Décembre 2010 au commissariat de police d’Arafat, laissant ainsi la vie quelques jours après.

A ceci s’ajoutent les autres problèmes de fond qui se sont empirés : le partage équitable des ressources qui ne profitaient systématiquement qu’à un seul groupe au détriment des autres et plus particulièrement à ses parents ou les membres de sa tribu, le règlement du passif humanitaire dont ont souffert des milliers de familles composées aujourd’hui de veuves et d’orphelins à cause des exactions génocidaires et racistes des années de braises de Taya (1989-1991), la question foncière, celle de l’état civil et la question de la cohabitation pacifique entres nos communautés nationales.

✓Constat présent

A la lumière de ce qui est cité ci-dessus, AHME a remarqué qu’avec l’actuel président loin de lui donner entière satisfaction, un climat d’apaisement s’est opéré et une concorde nationale s’est relativement installée.

Estimant que ce climat est bénéfique pour l’opprimé car il y trouvera son compte ne serait ce qu’en posant le vrai débat sur les questions nationales.

Parallèlement à celà, AHME enregistre avec satisfaction la désignation dans la première équipe de l’actuel président des ministres Haratine dont un de souveraineté: le ministère de l’intérieur et la décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement comporte en plus de la primature 4 ministres, une première en Mauritanie. Aussi beaucoup de cadres Haratine frappés par l’embargo de l’injustice et délaissés par le passé sont désormais actifs dans l’administration publique, trois bonnes dizaines selon Biram Dah Abeid président du mouvement abolitionniste IRA.

Dans cette suite logique A.H.M.E invite le président Ghazouani à corriger également l’exclusion systématique de la communauté Wolof dans des hautes fonctions et à coopter des cadres compétents parmi les Castés négro-mauritaniens qui subissent la marginalisation et l’exclusion depuis l’indépendance de la Mauritanie. Ceci est un grand tabou qui empêche le développement et le progrès dans le sud du pays.

Cette ouverture bénéfique aux laissés pour compte, créa de l’amertume au sein de beaucoup de suprémacistes tapis à l’ombre parmi eux certains s’affichant même proches de l’actuel président mais dont les agendas cachés sont destructeurs. La concordance des agissements d’Aziz qui veut faire de son dossier un règlement de compte marabouts- guerriers avec la sortie de l’ex maire d’Awjeft Ould Hmeyne Amar démystifiant l’actuel gouvernement le considérant de poirreux, les appels aux morts d’abolitionnistes par le soit disant journaliste d’investigation Abdelvetah Ould Abeidne, allant jusqu’à demander une janjawidisation (Darfour, Soudan) de sa communauté et bien d’autres, toutes ces manœuvres ont amené AHME à tirer la sonnette d’alarme sur un scénario qui s’apparente à celui du feu président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et dont seuls les opprimés ont été les véritables victimes.

✓La position de l’AHME

AHME qui fut pendant 20 ans un rempart contre toutes les formes d’injustice reste et demeure aujourd’hui ferme sur ses principes.

Privilégiant l’objectivité que la surenchère, la raison sur l’émotion AHME soutient les actes forts posés par l’actuel pouvoir. Nous souhaitons également la reconnaissance des partis et associations toujours censurés ainsi que le retour à son poste du journaliste écrivain Elkowry Sneibe.

Et si demain ce pouvoir venait de changer son fusil d’épaule, trouvera AHME devant lui dur comme un rocher, comme elle l’a été toujours contre tous les pouvoirs chauvins depuis 2001.

Le 07 mai 2021

©️ Crédit source : Réseaux AHME – France

RÉFORME DU SYSTÈME ÉDUCATIF : IL SUFFIT D’APPLIQUER LA LOI 012/99 DU 13 AVRIL 1999

Cette loi (012/99 du 13 avril 1999), qui porte sur la réforme du système éducatif, et qui est toujours en vigueur, avait pour objectif principal d’unifier ce système en supprimant la pratique de la double filière.
Elle visait aussi la rénovation de l’école et l’amélioration de la qualité de ses outputs. Elle conserve l’arabe et le français comme langues d’enseignement ; le premier pour les disciplines « littéraires », le second pour les disciplines «scientifiques». Elle institue de fait un bilinguisme arabe/français.
Ainsi, théoriquement les instituteurs doivent être forcément bilingues, pour donner les enseignements prévus au fondamental dans chacune des langues. Au secondaire, les professeurs doivent donner leurs cours en arabe ou en français, suivant les disciplines qu’ils enseignent.
En pratique cependant, et comme la double filière n’avait produit que des unilingues, depuis vingt ans on ne recrute que ceux-là et, sans les former vraiment dans l’autre langue, comme c’est nécessaire, on leur en confie l’enseignement ! Cerise sur le gâteau, ils perçoivent l’indemnité de bilinguisme…
Résultats:
1- notre école ne forme en réalité que dans une seule langue, en violation flagrante de la loi ;
2- la polarisation ethnique autour de l’arabe et du français reste visible. On trouve même, notamment dans le privé, des écoles qui continuent à appliquer le système de la double filière ; toujours en violation de la loi ;
3- La qualité de l’enseignement continue à se dégrader, contrairement à ce que vise la loi.
Ce qui est tragique dans cette situation, c’est que la violation de la loi 012/99 est l’oeuvre de l’État lui-même, à travers ses autorités éducatives. A quoi sert alors de prendre une nouvelle loi portant réforme du système éducatif, si ceux qui doivent veiller à son respect sont les premiers à la violer?
Cela m’amène à dire que nous gagnerions beaucoup à faire l’économie d’une nouvelle réforme, qui pourrait s’avérer ruineuse pour notre système éducatif, et appliquer, tout simplement, celle de 1999 qui n’a échoué que parce qu’elle ne l’a pas été.


Idoumou Mohamed Lemine Abass

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