Présidentielle 2019 en Mauritanie : Une circulaire d’information et de mobilisation Rag – Sawab

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Circulaire

Bonjour militants et braves compagnons de lutte. Permettez-moi de vous rappeler quelques conseils qui, je l’espère aideront à mieux exécuter les actions et activités que vous aurez à entreprendre en vue des prochaines élections présidentielles.

Certes, vous vous imaginez que la lutte sera dure mais avec votre conviction, votre détermination, votre sacrifice de toujours, et la justesse de la cause que vous défendez, vous enregistrerez une victoire qui marquera histoire de la Mauritanie de demain.
Dans vos rencontres avec les bases, vous devez aborder la situation politique, économique sociale et culturelle que connaissent les mauritaniens depuis la prise du pouvoir par l’armée et particulièrement au cours de la dernière décennie pour conclure que le pays
a grandement besoin d’un fils qui, par son courage, son sacrifíce, son charisme et son envergure nationale et…
internationale doit le sortir du malheur.

On insistera particulièrement et longuement sur les points fondamentaux suivants :

1) l’objectif principal sera de travailler en vue d’empêcher le passage du candidat du pouvoir au premier tour du scrutin.

2) travailler en vue de faire passer notre candidat parmi les deux candidats en lice au second tour du scrutin
,
3) mener une large et continuelle campagne pour intérioriser dans l’esprit de tous que quand bien même les quatre millions qui constituent la population de la Mauritanie est acquise pour le candidat Biram,, cela n’a de valeur que si toute personne acquise pour Biram peut exprimer son suffrage, d’où l’impérieuse nécessité pour tous de :

a) avoir la carte d’identité nationale

b) s’inscrire sur la liste électorale

c) récupérer le bulletin de vote

D) identifier le bureau de vote

e) aller voter correctement.

4) insister, répéter sans cesse et infatigablement que Biram n’est pas le candidat d’un parti surtout lever l’équivoque ou la confusion que certains veulent entretenir en soutenant que Biram est candidat de Sawab. Or il n’est candidat ni d’un parti, ni d’un groupe, ni d’une tribu ni d’une région mais le candidat de tous les mauritaniens, de toutes les formations politiques et de la société civile .pour finir avec les injustices, le racisme, l’esclavage, la mauvaise gestion, les inégalités, les avantages indus, la mauvaise répartition des ressources nationales.

5) sensibiliser et mobiliser autour d’une Mauritanie Nouvelle dans laquelle chaque citoyen se reconnaît parfaitement.

6) s’organiser en équipes //quartier pour une meilleure réussite du travail de porte à porte

7) observer beaucoup d’ouverture, de patience et de bienséance face aux interlocuteurs.

Nouakchott le 12/03/2019

Oumar Yaly
Ancien ministre, président du pôle politique RAG – Sawab
1
IRA – Mauritanie http://www.biramdahabeid.org /www.iramauritanie.org
http://www.biram2019.com

✅Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Décès du cinéaste Med Hondo : à la cérémonie de recueillement à Paris.

🔸️Bref speech à la mémoire du défunt par Abdoul Ali WAR, cinéaste mauritanien.

Ce mardi 5 Mars 2019 a eu lieu la levée du corps de Abib Mohamed Medoun Hondo, dit Med Hondo cinéaste et acteur d’origine mauritanienne, décédé le 2 mars dernier. À l’hôpital Cochin , la cérémonie s’est tenue en présence d’un public issu de son entourage familial, amical et professionnel.

Parmi le public, il faut noter la présence de l’écrivain Oumar DIAGNE, du militant associatif et politique Baba Ould JIDDOU, du journaliste et chroniqueur Lemine Ould M. SALEM, de Ahmed Salem TAH et de Brahim BOÏHY (RFD). Présents également le jeune cinéaste mauritanien Ousmane DIAGANA , le journaliste d’origine camerounaise Amobé Mévégué et la veuve du fondeur de la maison d’éditions Présence Africaine, feu Alioune Diop.

Après la prière funéraire et le recueillement, le corps de celui qui portait la voix française de l’acteur Eddie Murphy, est parti pour son dernier voyage vers la région d’Oujda au Maroc auprès de ses ancêtres. Paix à son âme éternellement. Ameen

🔸️Quelques clichés de la cérémonie :

Récit par KS pour le BLOG

La Table Ronde à L’EHESS Paris sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle, photos et récit en brief par notre BLOG.

Ce Samedi 16 février 2019, s’est tenue une table ronde sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle avec comme principaux intervenants, 2 activistes abolitionnistes connus, le président du mouvement IRA-Mauritanie Mr Biram Dah Abeid (député mauritanien) et Mr Ali Bouzou du Niger, secrétaire général de l’ONG Timidria et secrétaire exécutif du Réseau ouest-africain de lutte contre l’esclavage. Dirigée par Mme Catarina Madeira-Santos, EHESS (l’École des Hautes Études en Sciences Sociales), la rencontre tenue au sein de l’Amphithéâtre François Furet a eu un franc succès par la teneur des interventions et l’affluence du public. Dans sa communication, Mr Ali Bouzou a pointé le déni et les contradictions émanant des pouvoirs publics dans son pays et d’autres de la sous-région autour des problématiques liées à l’esclavage. Par la suite le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid, récemment fait Docteur honoris causa par l’UC Louvain en Belgique, a rappelé le difficile cheminement du combat abolitionniste qu’il mène depuis une décennie avec son organisation IRA-MAURITANIE (Toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Le leader abolitionniste élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, indexe un certain système de valeurs tenu par des segments esclavagistes eux-mêmes soutenus par le pouvoir étatique en place. Il appelle à un esprit de rebelle contre une légitimation de l’esclavage comme mode de vie sous le référent tronqué du religieux . Le Prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les Droits Humains et candidat déclaré à l’élection présidentielle 2019 en Mauritanie, pense que l’engagement politique est un des outils menant à un abolitionnisme efficient à terme. Cet angle de vue de la voie politique dans l’engagement abolitionniste est aussi encouragé par le responsable Nigérien de TIMIDRIA.

Au cours de la table ronde, l’universitaire mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh a étayé sa communication en commentaires très instructifs sur une certaine légitimation religieuse de l’esclavage.

Lors des échanges avec le public, un focus a été mis sur les récents événements gravissimes liés aux mentalités esclavagistes et féodales en milieux soninkés notamment dans la région de Kayes. En répondant, le président d’IRA-MAURITANIE, réplique que les lamentations depuis ici à l’étranger ne servent pas grand chose sans un engagement courageux de résistance face aux esclavagistes sur le terrain. Par ailleurs il a reproché avec franchise à certains éléments mauritaniens du mouvement GANBANAAXU FEDDE (Mouvement abolitionniste ancré chez les soninkés) qui s’affichent politiquement avec le système étatique alors que ce dernier est le premier défenseur des forces esclavagistes de tous les bords.

🔷️Ici en intervention Mr Ali Bouzou du Niger

🔷️ici le député Biram Dah Abeid, président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE

🔷️Ici Madame Catarina Madeira-Santos (EHESS Paris)

🔷️le Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, universitaire mauritanien.

🔷️Ici Leila, l’épouse de Biram Dah Abeid

✅Suite en photos côté Assistance :

🖊Récit et photos par K.S pour le BLOG

Projet éducatif / développement : Le Centre de feu Elhaj Fodie Boubou Koréra à Nouakchott.

Un ambitieux projet éducatif porté par le Professeur Mamedi Wagui Koréra, est en plein régime sur la construction d’un méga centre d’instruction pluridisciplinaire à Nouakchott. Situé à Tevragh-Zeina, Commune huppée de la capitale mauritanienne, ce Centre dénommé « Le Centre de Feu Elhaj Fodie Boubou Koréra » vise selon son promoteur principal, à associer toutes les filières d’enseignements (sciences islamiques, matières scientifiques et autres programmes de professionnalisation).

Mr Koréra natif d’Agoinit dans la Commune d’Arr dans le Guidimagha mauritanien, est une voix connue du sérail politique et communautaire de sa région. Il est l’actuel premier responsable de la fédération régionale de l’UPR (Parti au pouvoir) et soutien assumé du raïs mauritanien Ould Abdelaziz. Il tient également un poste de secrétaire général au Conseil économique et social .

Titulaire d’un doctorat en « Histoire » décroché en Égypte, il se dit très investi pour la promotion de l’Éducation, gage nécessaire d’une promotion sociale, religieuse , économique, culturelle, politique, identitaire et même existentielle d’ailleurs. Lors d’un récent entretien, il nous apprend que ce projet géré par une association, est ouvert à toutes les bonnes volontés désireuses d’actes pieux envers Dieu le Tout Miséricordieux. Très légaliste, celui qu’on appelle communément chez les soninkés, Docteur Mamedi Wagui Koréra, admet que par l’enseignement de qualité en masse, le monde soninké va suivre aisément les évolutions utiles et irréversibles de notre Monde en mouvement. Par ailleurs il assume ouvertement ses positionnements politiques au sein du système de son parti au Guidimagha en défiant certaines bases-tendances à coloration ethniciste ou communautariste.

Pour une date prévisionnelle de l’ouverture du Centre, il déclare que cela dépendra de l’évolution des fonds recueillis pour les travaux. Et qu’aujourd’hui la construction de l’établissement est en cours.

Nous lui souhaitons une grande réussite dans ce projet inédit et novateur d’initiative personnelle en matière d’enseignements.

🔸️Voir plus haut en photos, l’évolution des travaux et l’initiateur du projet dans son bureau (déjà fini) côté Bibliothèque. Sur l’une des photos, sont disponibles les coordonnées bancaires et les contacts tél pour les Dons de bienfaisance.

👏L’appel📣📣📣 est à TOUTES ET TOUS. IN SHA ALLAH.👏

✅🖊Récit par KS pour le BLOG

« Justice, Justice et encore Justice ! » Par l’honorable député Coumba Dada Kane, vice-présidente d’IRA-MAURITANIE

Monsieur le Président
Chers collègues députés

Je n’ai pas marché le mercredi 09 janvier 2019. Je m’en félicite.
Le refus de prendre part à cette mise en scène, c’est pour moi affirmer et réaffirmer mes convictions.
Ne pas participer à cette supercherie démocratique, c’est pour moi, être en harmonie avec moi-même et avec les citoyens mauritaniens qui m’ont élu et que je représente à l’Assemblée Nationale.
Cette marche est pour moi et même pour beaucoup de mauritaniens d’une absurdité kafkaïenne.
Elle est la manifestation d’un pouvoir qui ne se trompe pas de diagnostic mais qui cherche à distraire les citoyens, en se moquant d’une certaine manière de sa misère : c’est du sadisme !
Le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz est difficile à cerner. Rien n’est constant, tout est fait au gré des humeurs et des contingences opportunistes.
Dans la lutte contre le terrorisme, on a cherché à identifier les causes pour mieux combattre le fléau.
Cette démarche scientifique a été vite oubliée volontairement lorsqu’il s’agit du racisme et des discours de haine.
Personne n’est dupe ! On a tout compris. La vérité, monsieur le Président et chers collègues députés est que le pouvoir est le maitre d’œuvre de la fracture de la cohésion nationale.
Ne chercher pas loin. L’origine de la haine de l’autre, de son concitoyen est la cristallisation des frustrations qui a pour paroxysme le mal être.
En organisant cette marche, le pouvoir vient de se désavouer. Il vient de montrer sa mauvaise foi à rassembler et à réconcilier les mauritaniens.
Ce qui l’intéresse, c’est le populisme, faire foule au nom d’une cause juste, mais utilisée comme prétexte pour se satisfaire : c’est de l’hypocrisie.
Ce n’est pas en fin de mandat que Mohamed Ould Abdel Aziz cherche à régler la question lancinante de la cohabitation et de l’unité nationale.
Monsieur le président
Chers collègues députés
Une nation, c’est d’abord son unité nationale, l’harmonie nationale exprimée par l’entente et l’osmose naturelle entre les différentes communautés qui la composent.
Mais cela suppose un Etat fort, juste, impartial et impersonnel qui se met au dessus de la communauté, de la tribu et de la région.
Un autre régime saura peut être bâtir les bases de ce modèle d’Etat auquel aspirent les mauritaniens.
En effet, les mauritaniens ont plus besoin de justice que de l’eau potable. Ils ont plus besoin d’égalité et de citoyenneté que de routes ou d’hôpitaux.
Justice, Justice et encore Justice !

Madame Coumba Dada KANE
Vice-présidente IRA-Mauritanie
Député à l’Assemblée Nationale

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

[Événement TEMEDT et GANBANAAXU FEDDE – Mali🇲🇱] La conférence de presse du 19 janvier 2019 à Bamako.

🔸️Mr Diaguily Maro Kenoute, responsable du RMFP- GANBANAAXU MALI🇲🇱

🔸️Madame Aichata Wallet Attalaka, vice-présidente de TEMEDT

🔸️Lassine Konate, membre GANBANAAXU Bamako.

Ce Samedi 19 janvier 2019 à Bamako , la branche malienne du mouvement pacifique d’éveil citoyen GANBANAAXU FEDDE (RMFP) , l’association TEMEDT et d’autres organismes partenaires ont tenu un point de presse d’explication et d’alerte sur les problématiques liées à l’esclavage par ascendance.

Les différents intervenants ont interpellé les autorités étatiques, les organisations nationales et internationales travaillant pour la défense des droits humains, sur certaines violations gravissimes des droits humains perpétrées dans certaines zones du Mali notamment dans la région de Kayes.

Des paisibles citoyens qui ne veulent plus vivre comme esclaves en milieux soninkés, ont subi ces derniers mois diverses agressions dans une impunité criante.

Lors cette conférence de presse, des personnes victimes ont été présentées pour témoignages. En milieu soninké , un régime féodalo-esclavagiste incarné en mode de vie pour certains sévit par des actes de violence (tabassages, agressions, fausses accusations, intimidations, expulsions, mise en quarantaine sociale et autres ) sur des citoyens ayant le seul tort, qui est de vouloir vivre comme des HOMMES LIBRES.

Cet esclavagisme statutaire et par ascendance foncièrement ségrégationniste et discriminatoire défie les lois fondamentales de la République du Mali qui consacrent l’égalité en Droits et en DIGNITÉ entre TOUS LES CITOYENS.

Cette alerte d’information et de dénonciation doit obliger les autorités locales et étatiques à prendre sérieusement les dispositions légales qui s’imposent urgemment pour garantir la paix civile.

Crédit source : Témoignages recueillis milieux GANBANAAXU MALI🇲🇱

✅Récit par KS pour le BLOG

Vidéo/Entretien RMI avec Gaye Traoré ARMEPES-France/Ganbanaxu Fedde

RMI-Info – Présente en France et dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest la Mauritanie, le Mali, le Sénégal, la Gambie, Ganbanaaxu Fedde lutte contre l’esclavage notamment aux statuts particuliers auxquels il assigne.

En effet, même si l’esclavage est partout abolit, dans certaines cultures ouest-africaines précisément chez les Soninké dont il est questions ici, le statut social de naissance continue à assigner des gens dans des rôles déterminés. Ainsi certains sont considérés comme étant issus de « basses extractions » sociale, en référence à leurs aïeux esclavagisés.

Malgré les réussites (sociales, économique, politiques, universitaires) que ces derniers peuvent afficher, les esprits rétrogrades les confinent aux statuts peu valorisants de leurs aïeux. Basé en France, Gaye Traoré le président de Ganbanaaxu Fedde est un universitaire mauritanien, il revient avec nous sur le combat de son association.

Soucre crédit : RMI-INFO

Libération de deux prisonniers d’opinion en Mauritanie ou l’épilogue d’une imposture

I. Les premières heures

Le 31 décembre 2018, la cour correctionnelle de Nouakchott-sud, tentait de juger le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud, en présence d’une foule nombreuse en grande partie constituée de militants et sympathisants de l’ONG anti-esclavagiste Ira-M. 30 avocats bénévoles, dont le bâtonnier du barreau national et plusieurs autres ténors, constituaient le collectif de conseil et de défense des prévenus.
Dès l’ouverture de la séance, Biram Dah Abeid questionna le président du tribunal : « savez-vous que je suis un député à l’assemblée nationale de Mauritanie » ? Le juge répondit : « il n’est un secret pour personne que vous l’êtes, honorable député ». Biram repliqua : « Alors monsieur le juge, vous n’êtes pas habilité à me juger tant que mon immunité parlementaire prévaut ».
Et les avocats, un à un, de démontrer le précédent peu glorieux, qu’un élu du peuple, en plein mandat, se retrouve dans le prétoire, avant la levée de sa protection. L’article 50 de la constitution de la république islamique de Mauritanie, est sans équivoque à cet égard. Malgré les démonstrations claires et pertinentes des avocats, d’une durée de quatre heures d’horloge, le président de la cour, se plia aux injonctions du représentant du ministère public ; ce dernier prenait de temps à autre la parole, pour justifier la légalité, selon lui, de pouvoir entendre un député sans devoir, au préalable, le dépouiller de son immunité.

II. Les arguments

Le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud se retirèrent en compagnie des avocats, pour concertation. A leur retour dans la salle d’audience, Biram prit la parole, remercia la foule, les défenseurs et déclara : « Monsieur le président, monsieur le procureur, madame et messieurs les avocats, moi Biram Dah Abeid, député du peuple mauritanien, élu sous les couleurs de la liste nationale du parti Sawab:

– Ma détention a été motivée, entre autres objectifs, par la détermination du bloc hégémonique, gouvernant le pays, à m’empêcher de faire campagne et d’être élu ;

– L’appareil judiciaire en Mauritanie a été totalement soumis à la volonté et aux caprices du Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdelaziz et ce dernier l’instrumentalise sans vergogne, contre ses adversaires politiques, à l’instar des deux hommes d’affaires Mohamed Bouamatou, Mohamed Debbagh, du compatriote Moustapha Limam Chaffii, du sénateur Mohamed Ould Ghadda et de ses collègues, des journalistes indépendants, de moi-même et des militants des droits humains, membres de notre association ;

– Le juge, devant nous, a émis l’intention claire et outrageante, d’ignorer le principe universel de l’immunité du parlementaire et ce, aux fins de satisfaire aux contraintes d’un agenda de règlement de comptes contre les opposants ;

– Le mandat à moi confié par les électeurs procède d’une légitimité singulière, celle de suffrages en faveur d’un candidat gardé en cellule, lequel ne put même voter ;

– En conséquence, je déclare récuser la constitutionnalité et l’aptitude de cette cour à m’imposer sa compétence.

– Ainsi, les membres de la juridiction ici présents ne verront désormais que mon dos ; j’agis ainsi pour défendre la sacralité du choix du peuple et l’immunité en péril de mes collègues députés ».

III. Le dilemme

Enfin, Biram Dah Abeid demande, aux avocats de la défense et à la foule, de bien vouloir se retirer, le lieu n’étant plus une enceinte pour dire la loi, mais au contraire l’occasion de la mieux violer et piétiner.
La salle désormais sans public, le détenu s’isola dans un bureau, attenant. Le président de la cour lève alors la séance et envoie deux élus, au député, dans l’espoir de le convaincre d’accepter de revenir dans la salle, en contrepartie de quelques concessions du parquet, notamment sur certaines allégations de la pseudo-partie civile.
Le député refusa les formules de compromis et exigea la levée de son immunité parlementaire avant de se présenter, humblement, devant l’honorable cour, en qualité de simple citoyen. De concert, le président du tribunal et le procureur de la république, refusèrent cette faculté, pourtant la seule prévue dans la constitution. Un conflit ne tarda à opposer les deux approches :

1. Le procureur de la république préconise que le député soit traîné par la force de police – donc l’usage de la contrainte physique – à l’intérieur de la salle et y être maintenu, jusqu’à la fin du procès.

-2. Le président de la cour refuse, au motif d’un précédent d’août 2015, lorsque Biram Dah Abeid était invité à comparaître, en appel par le tribunal d’Aleg ; il avait récusé l’instance, au grief d’incompétence territoriale et, ainsi, refusé de quitter la prison pour rejoindre la cour. La juridiction le condamnait alors en dépit de son absence, sans jamais le forcer à venir…

IV. Le système cède

Devant l’impasse, un coup de théâtre intervient : inspiré par l’on ne sait quel éclair de discernement, le pseudo-journaliste Deddah Abdallah, retire sa plainte.
La cour reprend son monologue, dans une salle déserte et rend un « jugement » qui « condamne » Biram Dah Abeid et Abdallah Houssein Messoud à 6 mois de prison dont 2 fermes. Le même soir, les deux recouvrent la liberté.

V. Observations

1. Au delà de l’emprisonnement et des péripéties d’une justice aux ordres, il relève de l’évidence que le pouvoir du moment prépare l’opinion à la fatalité d’une confrontation entre les deux groupes protagonistes historiques de l’esclavage, en l’occurrence les Bidhane et les Hratine. Des agents provocateurs, par des messages diffusés sur les applications de messagerie et au travers des réseaux sociaux, travaillent à fertiliser, partout, les semailles de la haine. La « marche contre le racisme » que l’Union pour la république (Upr-majorité présidentielle) projette d’organiser au début de l’année 2019, donnera le signal de la revanche.

2. Le système de domination, face au cumul, voire à l’embouteillage des revendications d’égalité et de citoyenneté, cherche l’occasion de frapper un coup magistral, afin de justifier le régime d’exception et différer l’alternance au sommet de l’Etat. Tel est le calcul que chacun doit défaire, décourager et anéantir, pendant que le temps permet encore la lucidité de l’anticipation. Ira-M appelle les mauritaniens, de toute obédience, à désamorcer le piège, dans l’unité, la revendication pacifique et l’ouverture à l’Autre, pour l’avènement d’une Mauritanie du droit, enfin émancipée de l’impunité. Il n’y a de paix viable dans l’injustice, comme il n’est de libération à l’ombre du déni.

Commission Communication
Nouakchott le 2 janvier 2019.

Conférence – Débat de l’association Wagadu Mayisi : Bref photoReportage de notre BLOG !

Samedi 22 décembre 2018, dans la salle Jean Jaurès au sein de la Bourse du Travail, s’est tenue une conférence-débat organisée par l’association Wagadou Mayisi. Ancrée dans la communauté soninké, cette association est présidée par Dr Abdoulaye Tijine Diagana le conférencier du jour. La rencontre a eu comme thématique « S’adapter pour survivre : la société face au devoir d’inventaire« . Avant la prise de parole de Mr Diagana, chercheur associé à l’université de l’Arizona, 2 responsables de l’association ont présenté les objectifs de leur organisation. Ces derniers sont Mr Bakary Dalla Camara président de section France et Mme Coumba Camara membre du bureau central. À noter la communication de Mr Idrissa Camara député mauritanien du parti Tawassoul et membre fondateur de l’initiative Wagadou Mayisi côté Mauritanien, actuellement en visite de travail parlementaire dans l’hexagone. Les échanges ont été très instructifs sous la couverture en live de la Webradio Dambe-Afrique. Dans le cœur des propos de l’intervenant principal, il est question de stimuler la réflexion et les questionnements sur certaines certitudes communautaires d’identification dans ce monde en mouvement. Le Docteur en Géographie a invité les soninkés à un nécessaire travail d’inventaire multidimensionnel et d’adaptation au MONDE évolutif pour la survie d’une certaine identité soninké. Vu l’intérêt qualitatif des échanges, cette journée débat aurait mérité une meilleure affluence par rapport à l’assistance très moyenne constatée sur place.

Récit par KS

Appel Pour Une Plus Grande Pression Internationale


Alors que le monde célèbre la Journée Internationale des Droits de l’Homme le 10 Décembre et le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, « Abolition Institute » demeure sérieusement préoccupé par la recrudescence de la répression contre les activistes anti-esclavagistes en Mauritanie. Cette préoccupation est aggravée par la manière avec laquelle les forces de sécurité ont escorté le député nouvellement élu, Biram Dah Abeid (Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) aux services des urgences du Centre National de cardiologie de Nouakchott (Mauritanie). Au moment de l’escorte, M. Abeid avait besoin d’une assistance médicale urgente pour des troubles cardiaques. Il est inconcevable, vu la gravité de son état de santé, qu’ il soit resté menotté alors qu’il était sous escorte de haute sécurité. « Abolition Institute » estime que la communauté internationale ne devrait pas tolérer un tel traitement inhumain et dégradant.

Il est à noter que M. Abeid a été arrêté et maintenu arbitrairement en détention depuis le 7 Août 2018. Malgré tout il est élu succès étant en détention et devenu dès lors membre de l’Assemblée Nationale le 1er Septembre 2018, M. Abeid aurait pu, dans un état de droit, bénéficier de la protection de l’immunité parlementaire. Mais tel n’est pas le cas.

Selon l’honorable Coumba Dada (également membre de l’Assemblée Nationale et Vice Présidente de IRA), malgré la détérioration de sa santé, M. Abeid s’est vu refuser une assistance médicale adéquate. Lors de la séance plénière de l’Assemblée Nationale le 3 Décembre 2018, elle a vivement critiqué les députés pour avoir ignoré le sort de l’honorable Biram Dah Abeid et a lancé un SOS pour protéger sa santé et sauver sa vie. Dès lors, une réponse ferme, incluant une action rapide de la communauté internationale devient nécessaire.

C’est maintenant le Moment!

Rappelons également qu’il y a cinq ans, le 10 Décembre 2013, M. Abeid avait reçu le Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la lutte contre l’esclavage et à la défense des droits de l’homme en Mauritanie. Compte tenu du caractère arbitraire de sa détention actuelle et de la détérioration de l’état de santé de M. Abeid, nous exhortons S.E.M. Antónió Gutierres, Secrétaire Général des Nations Unies et la communauté internationale à user de leur influence pour exiger la libération immédiate de l’honorable Biram Dah Abeid, ainsi que de son collègue Abdallahi Houssein Messaoud. Par la même occasion, nous appelons à la libération de Sénateur Mohamed Ould Ghadda et de blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir le blogueur mauritanien dont la libération a été ordonnée après avoir été condamné á tort pour apostasie

Tout en nous félicitant de la décision récente du gouvernement des États-Unis de suspendre la Mauritanie de l’ AGOA (Africa Growth and Opportunity Act), en raison de la persistance de l’esclavage et des violations des droits de l’homme, nous l’exhortons à exercer d’avantage de pression sur la Mauritanie pour qu’elle libère tous les prisonniers politiques et d’opinions.

Organisations signataires: Abolition Institute, Trinity United Church of Christ – Chicago, Masjid Al-Taqwa – Chicago and Zakat Foundation.

4802 N. Broadway, Suite 200
Chicago, IL 60640
Phone: (312) 576-8822
Website: http://www.StoppingSlavery.org

Source crédit : Post Facebook Bakary Tandia