Déclaration des Réseaux IRA dans le Monde.

✅À l’occasion de la journée internationale des Nations-Unies contre l’esclavage, le 2 décembre.

2 décembre 2018:
Aujourd’hui, en Mauritanie, l’on naît esclave ou maître

Le 2 décembre 1949, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la « Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui ».

1. Un défi planétaire

Si la plupart des agences de l’Organisation des Nations unies (Onu) ainsi que le Comité international de la Croix rouge (Cicr) dénoncent le travail forcé de près de 10 millions d’enfants, l’enrôlement d’autres dans les conflits armés, la servitude sexuelle et la traite des migrants continuent à démentir la volonté universelle d’émancipation. Pire encore, l’esclavage par ascendance, à l’inverse de la dimension moderne du problème, se perpétue, d’où le tabou de son actualité, partout sur la mappemonde. Le cas de la Mauritanie l’illustre assez.

2. La singularité de la Mauritanie

En Mauritanie, une personne naît esclave ou maître. Ailleurs, elle le devient, durant une période définie, parfois le temps d’une vie, sans qu’une telle épreuve se transmette, forcément, par la biologie.

Au-delà de la différenciation ethnique, le système rigide de castes régit les sociétés de l’espace mauritanien, carcan où les familles d’esclaves, se trouvent déterminées, à servir le propriétaire de leurs corps et âme, d’une génération à la suivante.

Le constat s’aggrave d’un substrat métaphysique: des versions déviantes de l’Islam, en vigueur depuis le 9eme siècle, constituent, dans le pays la matrice d’un racisme pratique, celui de l’exploitation et de la déshumanisation des Noirs. Les codes hérités de la perception locale de la Charia légalisent l’institution de l’esclavage et associent, toute révolte, à une rébellion envers Dieu. Le serviteur – Abd – ne saurait se substituer à sa condition, sauf à s’exclure du paradis, l’Eden des maîtres. La République islamique de Mauritanie sacralise toujours, dans son droit, la primauté de cet Islam conservateur et liberticide et s’empresse, néanmoins, de légiférer en faveur des standards internationaux. L’ambivalence, ainsi établie, vise à sauvegarder le montage de la primauté génétique, à coups d’artifice, de ruse et de chantage à la damnation dans l’au-delà.

3. L’obsession du maquillage

Depuis son indépendance en 1960, la Mauritanie a aboli l’esclavage, par trois fois : l’ordonnance de 1981 prévoit d’indemniser les maitres ; dès 2007, une loi en criminalise l’exercice puis une autre, de 2015, le déclare « crime contre l’humanité ». Or, la somme de ces textes complète la dynamique de l’enfumage, grâce à un savant dosage d’obstruction et de dissimulation. Eludant le fond culturel et la réalité des survivances contemporaine, l’art 2 de la dernière norme en date, s’offre la perfidie de préciser que « l’esclavage comprend tout acte de capture, d’acquisition, de cession d’individu en vue de le réduire en esclavage, de le vendre ou de l’échanger ». L’alinéa vise à créditer la fable selon laquelle n’existerait, en Mauritanie, qu’un potentiel d’esclavage moderne, sans lien avec la transmission matrilinéaire.

Même s’il semble difficile de mesurer l’impact réputé sur 20% de la population, le pourcentage devrait être fortement revu à la hausse, si l’on y inclut les discriminations à l’endroit des descendants. Bien que les fils et petits fils de captifs représenteraient de 45 à 50% des habitants de la Mauritanie, seuls 3 infractions ont été jugées depuis 1981 ; une seule plainte se soldait par 3 mois d’emprisonnement, alors que le droit en requiert 20. Les témoignages sur la complaisance des juges, administrateurs civils, policiers et gendarmes, avec les contrevents, issus du même groupe d’opresseurs, alimente une abondante littérature de communiqués et de déclarations. Les associations SOS Esclaves et Ira-M documentent, depuis des années, la conception et la mise en œuvre de la conspiration du silence.

4. Notre message

A l’occasion de la « journée internationale pour l’abolition de l’esclavage » l’ensemble des sections de Ira Mauritanie rappelle, au monde, le caractère actuel de l’infériorité par filiation en Mauritanie. Celle-ci se traduit, toujours, par le mépris social, l’inculture, l’exclusion des services de base, la discrimination à l’emploi et l’exposition spécifique à la misère et aux maladies.

La répression des militants abolitionnistes de l’IRA et la détention préventive du Président Biram Dah Abeid – pourtant élu député derrière les barreaux de sa cellule – viennent démontrer, aux sceptiques, combien la République islamique de Mauritanie pénalise non pas l’esclavage mais la lutte légitime contre la domination de l’homme par son semblable.

Si l’Union européenne demeure le premier partenaire économique de la Mauritanie et collabore, avec elle, à la lutte antiterroriste au travers du G5 Sahel, elle ne saurait éluder, sous peine d’une cécité qui se paierait cher, le fanatisme croissant dans le pays ; l’article 306 du code pénal de la Mauritanie illustre la dérive de la législation nationale vers la surenchère avec les mouvements jihadistes.

Au XXIème siècle, aucun humain ne devrait pouvoir en subjuguer un autre, impunément, a fortiori l’esclavage héréditaire, que fonde et justifie l’extrémisme religieux. La paix se perd à force de renoncements, de patience-renoncement, de prudence-résignation, donc d’indifférence à la tragédie de l’Autre.

■IRA-Mauritanie
■IRA-France-Mauritanie
■IRA-Mauritanie-Belgique
■IRA-Mauritanie-Italie
■IRA-Mauritanie-Pays-Bas
■IRA-Mauritanie-Espagne
■IRA-Mauritanie-Germany
■Les IRA-USA: Columbus, New-York et Philadelphia.
■IRA-Canada
■Les IRA-Afrique: Sénégal, Côte d’Ivoire et Mali.

Source crédit : Réseaux IRA

Communiqué de presse : Soins médicaux cardio et ophtalmo pour Biram Dah Abeid: Le régime de Ould Abdelaziz joue avec le feu.

Après son transport, menotté dans une ambulance, le 26 novembre 2018, le président d’IRA – Mauritanie et député national de la coalition Rag-Sawab, Biram Dah Abeid a été ramené dans sa tente de détention, contre l’avis du responsable sanitaire de la prison. C’est le chef de peloton de la garde dirigeant l’escorte du député, qui a décidé d’arracher le patient aux mains des médecins avant la réalisation des examens nécessaires. Rejoignant la prison le même jour, le responsable sanitaire Sidne, assura au président des réseaux IRA qu’il va être extrait de la prison le jeudi 29 novembre 2018 pour une échographie du cœur et autres analyses prescrits par le médecin l’ayant examiné plus tôt.

A la surprise générale, les geôliers du député reçurent l’ordre du ministère de la justice de ne pas extraire Biram Dah Abeid pour ses examens le jeudi. Mais tard dans la nuit du jeudi à vendredi, les geôliers du président d’IRA – Mauritanie vinrent lui demander de donner ses mains pour les menottes et ils vont l’amener à un lieu secret pour faire des analyses. Le député refusa catégoriquement et leur répliqua qu’il ne s’opposerait pas à céder s’ils exécutent l’ordre qu’ils ont reçu de mettre des menottes en fer, mais les assure néanmoins qu’il ne les suivra jamais de plein gré, et de surcroit la nuit, vers une destination inconnue.

Apres plusieurs tentatives de convaincre le député ou des tentatives de le « raisonner » se mêlaient à des menaces voilées, le régisseur et ses collaborateurs, se résolvent à laisser le patient se reposer.

Vendredi 30 novembre vers 21heures et donc en pleine la nuit, le régisseur de la prison revint à la charge et cette fois ci accompagne d’un médecin et des gardes pénitenciers. Et, de manière surréelle le régisseur dit au patient que ce médecin portant le nom d’une famille proche du dictateur mauritanien est très impliquée dans les côtés les plus mafieux de son pouvoir. Le régisseur déclara que c’est ce médecin qui va se charger de faire l’échographie cardiaque du député séance tenante et dans la prison. Et le médecin de s’approcher du patient muni d’un petit portefeuille noir qu’il était en train d’ouvrir en disant : oui on va faire le nécessaire.

Même les prisonniers et les gardes témoins de la scène n’en revenaient pas de ce manège mensonger, qui en dit long sur la mauvaise foi des autorités mauritaniennes et leurs intentions d’utiliser la santé du président Biram Dah Abeid comme une arme qui a pour objet de lui nuire ou purement et simplement l’anéantir.

Le président Biram Dah Abeid a jeté a la face du prétendu médecin, ne me touche; et surtout ne joue pas avec ma sante et mon esprit. Monsieur le médecin, si tu en es un, laisse moi tranquille s’il te plait et rappelle toi que Mohamed Ben Selmane, l’ami et inspirateur de ton cousin Mohamed ould Abdelaziz a sacrifié ton collègue médecin qui a exécuté son ordre de découper le corps de Jemal Khashoggi.

Le régisseur et l’officier de la garde insisteront en disant qu’il n’y aura pas de sortie possible, à l’instar des autres prisonniers, pour Biram Dah Abeid à l’hôpital sauf :
1- la nuit
2- en toute discrétion
3- menotté par des menottes en fer cadencés.
Le député leur répliqua qu’il s’oppose a toute sortie nocturne et opaque qui est faite dans une opacité totale qui lui parait douteuse, mais qu’il ne s’opposerait pas a l’enchainement comme la fois passée.
Le régisseur lança au député : donc il faut dire au revoir aux soins et nous allons communiquer avec l’opinion nationale et internationale pour les informer que tu as refusé les soins.

Nouakchott le 30/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

Urgent : Intiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie.

✅Communiqué de Presse.

L’administration pénitentiaire décide de stopper les analyses cardiaques pour Biram Dah Abeid

Le 26 novembre 2019, le président d’IRA-Mauritanie et député national Biram Dah Abeid était évacué à nouakchott à l’hôpital de cardiologie de Nouakchott dans des conditions révoltantes par les autorités mauritaniennes. Le tollé qui c’est très vite propagé sur les réseaux sociaux à cause des images sorties instantanément de l’hôpital, fut le prétexte invoqué par les autorités sécuritaires qui retirent le patient de l’hôpital et le ramènent à la prison avant l’accomplissement des analyses indiquées. Monsieur Sidne, responsable sanitaire de la prison qui accompagnait Biram Dah Abeid, suplia le chef de peleton de la garde de lui donner le temps de terminer son travail, en vain. Néanmoins Sidne programma une deuxième sortie à l’hôpital pour Biram Dah Abeid dans le but de réaliser l’échographie du coeur afin de permettre au médecin d’orienter les soins pour le patient. Il precisa à Biram Dah Abeid dans la matinée du jeudi 29 novembre 2018 la réalisation de l’échographie suivie de la décision du médecin.
A notre grande surprise l’accompagnant sanitaire de la prison civile de Nouakchott, informe Biram Dah Abeid que L’administration pénitentiaire s’est opposée à sa sortie vers l’hôpital pour réaliser l’éxamen indiqué.
Ira-M tient le régime mauritanien pour responsable de toute détérioration de la santé de Biram Dah Abeid et réitère ses inquiétudes face à la haine viscérale que le dictateur Mohamed Ould Abdelaziz, ami et admirateur de Mohamed Ben Selmane (présumé instigateur de l’assassinat inqualifiable du dissident saoudien Jemal Ghashogui), voue aux président d’Ira-M et prix des Nations-Unies pour les droits de l’Homme.
Ira-M appelle à davantage de mobilisation nationale et internationale pour le soutien à Biram Dah Abeid.

La commission de la communication.
Hamady Lehbouss

Le 29 novembre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

[Fermeture du foyer Bara : une victoire pour la dignité !]

Aujourd’hui est un jour historique pour Montreuil. Le foyer Bara, lieu essentiel de la solidarité, porte d’entrée de l’immigration malienne en France, fermera ses portes ce soir après avoir, pendant 50 ans, accueilli plusieurs générations de travailleurs immigrés.
C’est une page de l’Histoire de Montreuil et de l’Histoire de l’immigration en France qui se tourne. Pour les centaines de résidents qui vivaient dans des conditions indignes, aujourd’hui, la vie va changer.
Cette décision prise par l’État et par Coallia le gestionnaire du foyer, en accord avec la ville de Montreuil, est le fruit d’un travail extrêmement intense mené depuis l’arrêté municipal d’inhabitabilité du 21 septembre dernier qui a permis aux acteurs du dossier de trouver des solutions rapides.
Deux mois après la réquisition par Montreuil des locaux de l’ex-Afpa (décision suspendue par le Tribunal administratif de Paris et pour laquelle la ville de Montreuil a fait appel) pour y mettre à l’abri un premier groupe de 250 résidents – officiels ou non – du foyer Bara, Coallia et l’Etat ont accepté de transférer, dans l’attente d’une situation plus pérenne, l’ensemble des résidents sur le site de l’Afpa.
C’est une victoire pour la dignité de ces hommes, nos concitoyens. C’est aussi une victoire pour leur sécurité.
Des difficultés demeurent et le travail avec les résidents, l’État et Coallia, est loin d’être terminé mais aujourd’hui, Montreuil fête la fermeture définitive d’un foyer insalubre et dangereux et la mise à l’abri de 500 travailleurs. La voie est désormais ouverte pour sa destruction et sa reconstruction rapide pour une renaissance d’un nouveau foyer rue Bara.
Malgré mon opposition sans concession à sa politique, je veux saluer le rôle positif joué par le Premier ministre qui a répondu à notre appel en débloquant la situation et en favorisant la coopération.
Je veux remercier chaleureusement les Montreuilloises et les Montreuillois et les employés municipaux dont la solidarité et les valeurs m’ont à nouveau profondément ému et me rendent fier de servir Montreuil.
Je veux également remercier les centaines de milliers de Françaises et de Français qui ont tenu, par des messages, à soutenir les travailleurs du foyer Bara. Ils et elles sont la France belle et rebelle, la France généreuse, populaire, aimante.

Source crédit : Post Facebook Patrice Bessac, Maire de Montreuil (29 novembre 2018)

Initiative/Informatique : Chaîne Soninka Tuto créé et présenté par Diadie CAMARA

Bonjour, voilà je fais une petite vidéo timide 😅, mais j’espère que ça peut aller.

Au faite, moi je suis informaticien de formation. Je suis analyste développeur et technicien en Maintenance et Réseaux informatiques.
J’ai ma petite boîte de prestations de services informatiques et vente de matériel informatique.
Je suis le coordinateur technique d’une organisation nommé InnovRim, nous travaillons pour la promotion des nouvelles technologies au près de jeunes.

J’ai créé cette chaîne YouTube après un constat, les tutoriels sont incontournable dans jours pour les personnes qui veulent vraiment s’auto former et découvrir des nouvelles choses, mais trouver des tutoriels en Soninke, Poular ou autres ce n’est pas facile.
Voilà pourquoi j’aimerais partager avec ma communauté des tutoriels dans notre langue, certes pour partager nos petites connaissance avec les autres et promouvoir aussi notre langue à la fois.

Diadie CAMARA, le fondateur de la chaîne.

IRA-MAURITANIE : Communiqué de presse

IRA – Mauritanie fait remarquer que le rassemblement de protestation organisé le 15 novembre 2018 devant le ministère de la justice de la République Islamique de Mauritanie à Nouakchott n’a pas connu les attaques et la violence indicible des unités de police envers les militantes et militants pacifiques, comme c’était le cas dans les précédents rassemblements de notre organisation.

Pour rappel, IRA – Mauritanie est interdite de rassemblement pacifique depuis sa naissance en 2008 et ses manifestations, depuis le début du deuxième mandat présidentiel du chef de l’État mauritanien Mohamed ould Abdelaziz, sont réprimées dans le sang et aboutissent très souvent à des arrestations, torture et condamnations des militants abolitionnistes à de lourdes peines de prison au cours de procès inéquitables. Les deux derniers rassemblements des militants des droits humains de l’ONG IRA – Mauritanie, les 8 et 29 octobre 2018, pour exiger la libération du président du mouvement et député du peuple Biram Dah Abeid, ont été matés par des unités de police armées jusqu’aux dents, ce qui a occasionné plusieurs blessés très graves parmi les femmes et les jeunes.

Notons qu’en prélude à cette troisième sortie (du 15 novembre 2018) en un mois de l’ONG anti-esclavagiste réclamant la libération de son président, les responsables abolitionnistes ont pris le soin de solliciter la présence d’observateurs notamment des délégués de missions diplomatiques et d’organismes internationaux accrédités à Nouakchott. Donc nous pensons sans risque de nous tromper, que les autorités mauritaniennes, racistes, esclavagistes et répressives, n’ont pas réussi une prise de conscience subite de la nécessité d’octroyer le droit aux rassemblements et manifestations pacifiques à IRA – Mauritanie mais c’est bel et bien l’esprit de sacrifice et la persévérance des militantes et militants mais aussi et surtout à cause de la mesure d’exclure la Mauritanie des privilèges financiers et commerciaux de l’Agoa et la présence d’observateurs de missions diplomatiques et d’organismes internationaux, surtout ceux de la représentation du Haut Commissaire des Nations-Unies pour les droits de l’homme. Les représentants du HCDNUH se sont postés pas loin du lieu du rassemblement, quelques minutes avant son début.

IRA – Mauritanie convie ses militantes et militants, ainsi que tous les compartiments du peuple mauritanien, sans distinction d’appartenance ethnique, raciale, politique ou idéologique, à s’unir et à se mobiliser pour vaincre les divisions et la peur qui font le lit pour la perpétuation du régime dévastateur du dictateur Mohamed ould Abdelaziz, son entourage familial, son clan de délinquants économiques et criminels des droits humains.

IRA – Mauritanie remercie les États-Unis d’Amérique, le Canada, le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les droits de l’Homme, ainsi que toutes les Ongs internationales des droits humains, et leur lance un appel ainsi qu’à tous les partenaires de la Mauritanie, à multiplier le travail et les missions d’observation en Mauritanie, dans les moments de frottement des forces de police et de sécurité avec les militants pacifiques, et dans les lieux de détention et tribunaux.

Nous attirons aussi davantage l’attention des mauritaniens qu’il devient indispensable d’unir toutes les ethnies et groupes sociaux mauritaniens, divisés par quatre décennies de monarchie dictatoriale militaire. Cette union dans laquelle les différences sont respectées et toutes les communautés sont dignement représentées, à l’image des braves joueurs de notre équipe nationale de football, qui viennent de nous honorer par une qualification historique à la coupe d’Afrique des nations.

Nouakchott le 18/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

Nous avons décidé de retirer notre prix le plus prestigieux à l’ancienne Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

Partagez la lettre ouverte que nous lui adressons !

Chère Aung San Suu Kyi,

Il y a neuf ans, Amnesty International vous a décerné sa plus prestigieuse distinction, le prix Ambassadeur de la conscience. Lorsque nous vous avons remis cette récompense, vous étiez « un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains, non seulement pour le peuple du Myanmar, mais aussi pour les citoyens du monde entier ».

En tant qu’Ambassadrice de la conscience d’Amnesty International, nous espérions que vous continueriez d’user de votre autorité morale pour dénoncer l’injustice où qu’elle se manifeste, et pour le moins au Myanmar.

Au lieu de cela, nous sommes à la fois inquiets et déçus par votre trahison manifeste et persistante des valeurs fondamentales que vous avez défendues pendant des décennies. Vous avez choisi d’ignorer et d’excuser la violente répression et les crimes contre l’humanité commis par l’armée contre les Rohingyas et les minorités dans l’État kachin et le nord de l’État chan, et votre bureau s’est employé à soustraire l’armée à un examen international et à l’obligation de rendre des comptes. En outre, nous sommes consternés par les discours de haine qu’a tenus votre gouvernement à l’égard des minorités, encourageant au lieu de freiner la discrimination et l’hostilité. En tant qu’organisation ayant œuvré sans relâche à votre libération – et à la libération de tous les prisonniers d’opinion au Myanmar – nous déplorons vivement que votre gouvernement n’ait pas abrogé ou modifié les lois répressives, mais s’en soit servi pour restreindre la liberté d’expression et arrêter et emprisonner des défenseurs des droits humains, des journalistes et des militants pacifiques.

Aujourd’hui, nous sommes profondément déçus que vous ne soyez plus un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains. Incapables de justifier le maintien de votre statut de lauréate du prix d’Ambassadrice de la conscience, c’est avec une grande tristesse que nous vous le retirons par la présente. Nous l’annoncerons publiquement dans deux jours, le 13 novembre.

Nous restons inébranlables dans notre engagement à garantir que tous les citoyens au Myanmar puissent exercer leurs droits librement, dans la dignité et en toute égalité.

Veuillez agréer l’expression de ma haute considération,

Kumi Naidoo
Secrétaire Général d’Amnesty International

Source crédit : Post Facebook Amnesty international France

Communiqué de presse : Des extrémistes féodaux agressent sauvagement des paisibles citoyens dans des localités soninkés au Mali.


Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe sont perpétrées par une foule féodale déchaînée contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU*. Depuis plusieurs mois, les autorités maliennes en milieux soninkés, tergiversent par d’approches ambiguës vis à vis du régime féodalo-esclavagiste soninké devenu de plus en plus agressif. À Bafrara, certains citoyens qui portent l’éveil antiesclavagiste, ont vu leurs jeunes plants détruits dans un champ par des extrémistes féodaux du village. Après ces actes inhumains et sauvages dans une communauté ethnique partageant la même religion, les victimes ont été attaquées et humiliées (Attachées comme du bétail) publiquement dans le village. Blessés et atteints profondément, ils sont aux soins toujours ces dernières heures. L’affaire est portée aux autorités compétentes qui disent suivre les investigations. Dans une bagarre provoquée en parallèle par de jeunes féodaux , un jeune garçon membre de la communauté GANBANAAXU a reçu un couteau et est également aux soins à Kayes.

Dans la nuit du 11 octobre 2018, à Kainéra, autre village malien , d’autres membres GANBANAAXU sont attaqués également par certains extrémistes féodaux.

Nous condamnons fermement ces agissements sauvages et graves. Nous interpellons les autorités publiques du Mali sur la gravité de cette situation qui prévaut dans certaines contrées soninkés.

Fidèles à notre principe de pacifisme cultivé fièrement, nous réitérons l’appel à nos membres et sympathisants pour tenir à ce principe cardinal. L’ambition digne de notre engagement vaut plus que les manoeuvres haineuses et agressives de nos détracteurs dépassés et défaits MORALEMENT.

TOUS ÉGAUX EN DIGNITÉ ET EN DROITS.

*Mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

Pour la communication GANBANAAXU.

13 octobre 2018

Déclaration : Une décennie de confrontation avec un pouvoir hors-la loi: échec de l’éradication.

Née en octobre 2008, pour combler le vide de la résistance contre les racismes et esclavages domestiques et d’État en Mauritanie, IRA s’est vue imposée une guerre impitoyable d’éradication. Interdiction, agressions, incarcérations, diabolisations, excommunications des dirigeants et membres de l’ONG. Malgré la focalisation de l’arsenal répressif de l’État contre IRA pendant une décennie, le recrutement mafieux et l’achat de membres dirigeants, IRA s’est bel et bien développée et élargie en Mauritanie et à l’extérieur du pays. De surcroît, en cette fin de présidence légale du dictateur Mohamed ould Abdel Aziz, IRA, à travers son influence positive sur le citoyen mauritanien et l’impact de son émanation politique, le Rag, sur les rapports politiques, se révèle encore une fois, l’ennemi à abattre du dictateur, dans sa tentative de se maintenir au pouvoir de manière directe ou indirecte.
Pour ce faire, le procédé brutal et infâme a consisté à emprisonner le président Biram Dah Abeid à la veille et pendant la dernière compétition électorale et delà de son élection comme député représentant du peuple. Selon les plans que déroule le putschiste récidiviste pour reproduire et prolonger son emprise politique sur le pays, il faut neutraliser, le temps de cette « transition », l’opposition sociale, populaire et droits-de-l’hommiste, qui est la faction la plus combattive et déterminée. Donc sortir d’abord le leader Biram Dah Abeid du champ de l’action, en utilisant l’appareil judiciaire inféodé, ensuite utiliser un surplus de violence policière répressive pour réduire au silence et à l’inertie les populations militantes engagées dans IRA et espérant la fin de l’esclavage, du racisme et l’avènement de la vraie démocratie à travers le départ du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz. Cette option de l’insatiable dictateur s’est traduite dans les faits par l’ordre donné aux unités de police de réprimer dans le sang la manifestation pacifique que les militantes et militants d’IRA on organisé devant l’Assemblée nationale mauritanienne pour réclamer la fin d’une incarcération politique d’un élu représentant du peuple.
IRA-Mauritanie, dirigeants et militants, réitèrent aujourd’hui la poursuite de leur engagement dans une lutte frontale et toujours pacifique contre le système de terreur, d’apartheid non-écrit, de vol des richesses du pays, et de triche diplomatique, que personnifie Mohamed ould Abdel Aziz.
Nous tendons la main à tous les justes, démocrates et patriotes mauritaniens, quels que soient leurs formations politique ou civiles, pour une union sacrée contre le passage en force illégal du régime maléfique de ould Abdel Aziz au prochain quinquennat.
A présent, nous vous convions à écouter les justes témoignages des victimes et blessés des scènes de terreur et de tortures collectives et publiques que la police a reçu l’ordre d’infliger aux manifestantes et manifestants pacifiques d’IRA le 8 octobre 2018 sous les yeux des députés du nouveau parlement.

Le bureau exécutif
Nouakchott, 10 octobre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

L’An II de notre mouvement transnational citoyen et pacifique :Ganbanaaxu fedde

Le cinq octobre 2016 s’est constituée une mouvance progressiste pour SONI KAARA . Notre combat je le dis, répète et martèle n’as pas de fond de revanches ni de règlements des comptes car nous sommes pacifiques , progressistes croyant aux valeurs humaines de fraternité , de solidarité et de tolérance .Nous ne ruminons guerre une sympathique revanche envers qui que soit mais notre combat pour éradiquer les tares honteuses , qui ternissent notre image , freinent le progrès social se fera sans compromission avec les limites des lois. En deux ans le volcan n’as pas craché toute sa lave , entendez par là les calomnies , les agressions , les expropriations des terres cultivées depuis près 50 ans pour certaines familles , les harcèlements judiciaires .Tous ce flot de mauvaises foi pour étouffer un mouvement sans précédent dans l’histoire de SONI KAARA. Qu’est ce qui fait peur dans nos revendications ? La perte d’un mode de vie connu et considéré comme la charpente de notre structure sociale (hiérarchisation des castes , de noms de familles, assignations patronymiques. ..) .
Nous avons dit par le passé que nous ne faisons pas table rase du patrimoine immatériel et matériel de SONI KAARA . Cependant nous « SOUTENONS » que certaines « réformes nécessaires et vitale »s devraient être opérées . Au niveau de la chefferie coutumière, l’intention ou le plan caché n’est pas une régence, nous ne voulons rien arracher des mains de qui que ce soit . Nous sommes dans notre droit légitime de proposer des réformes éclairantes et épanouissantes pour SONI KAARA , nous pensons être « PURS » pour « PORTER » un tel projet de réformes . Nous ne pensons pas qu’un quidam nous demanderait de changer de nom de famille au près du CADI avec deux témoins munis de leurs pièces d’identités pour avoir cette onction purificatrice « CONDITION » porter un projet au nom de SONI KAAR et pour SONI KAARA ! Pour revenir sur notre projet de réforme de la chefferie coutumière par droit d’aînesse de manière encadré dans nos villages respectifs , cela n’est point un décret mais une proposition de réformes .
Et quant à l’imamat les lois mauritaniennes le régissent , aucun ilot du territoire ne ferait exception quel que soit la gymnastique pernicieuse couvant ! Visiblement ces deux réformes sont vecteurs d’urticaires, de réactions haineuses, d’argumentaires farfelus, de paternalisme insultant : « Au cours de cette première année du forum d’éveil et de conscientisation, des amitiés HONORABLES , des voisinages HUMANISTES et des rapports SINCÈRES se sont confirmés DIGNEMENT et SOLIDEMENT alors que d’autres liens trompeurs, inhibiteurs et de façade se sont relâchés par le GRAND DÉVOILEMENT. »
Toutes les mesures de rétorsions, emprisonnements ; blocages de documents d’état civil , agression physiques ne nous ferons pas changer de détermination .On ne répond pas une volonté de réforme , de liberté et d’autonomisation par des coups de gourdins , de machettes , de fusils , d’expropriations foncières, et provocations de toute sortes pour tester notre patience et détermination. Face à toutes ces vilenies, nos membres de Ganbanaaxu fedde sont restés sereins et républicains , on a toujours saisi la lois quelques soient les manifestations qui en découlent ! Nous n’avons jamais vengé une agression physique même sanglante . Et nous le ferons jamais, nous ne corrompons pas la justice de nos états par les mensonges et autres procédés exsangues de vertu .
La mouvance Ganbanaaxu fedde s’est imposée à SONI KAARA , désormais il y a un avant et un après Ganbanaaxu fedde et Ganbanaaxu s’est imposé aussi quotidiennement dans notre lexique remplaçant l’ autre terminologie vexante et humiliante. Les réflexes, les discours sont affectés par ce que Ganbanaaxu fedde revendique même si l’orgueil et la suffisance conditionnent nos détracteurs .
Pour réformer SONI KAARA nous Ganbanaaxu fedde , nous ne faisons ni courses ni concurrence avec acune entité , ni personne .SONI KARRA est notre SONI KAARA à tous et notre l’histoire commune retiendra toutes nos actions ! A ALLAH reviennent nos âmes ainsi que nos actions !
Une pensée à tous nos militants harcelés , agressés , expropriés , qui ont opposé une constance dans les principes et les convictions face à tant d’agissements malsains .

TRAORE GAYE , Président de ARMEPES-France , inittiateur de Ganbanaaxu fedde