Déclaration d’AMEES.

المنظمة المىريتانية Mauritanienne Association
pour l’Eradication de l’Esclavage العبىدية علي للقضـاء
et ses Séquelles رواسبها و
Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 2008 /01/15/د.و/0103 رقم وصل
Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19 36 60 89 19 / 41 37 71 04 )00222(: هاتف
Email : ameeskofo@gmail.com ameeskofo@gmail.com: الكتروني البريد
انواكشوط – موريتانيا Mauritanie – Nouakchott

Une situation préoccupante à Dafor.

Depuis la fin des travaux de la journée Nationale de lutte contre les séquelles de l’esclavage à Sélibaby le 6
mars, journée qui a été l’occasion de débats riches et sérieux, un certain nombre de problèmes aigus que
notre association a toujours soulignés, ont retenu l’attention notamment :

– Le problème foncier agricole et domanial ;

– La discrimination religieuse des anciens esclaves basée sur des considérations de castes en milieu
soninké.
Les conclusions de ces débats sont loin d’avoir fait l’unanimité et loin s’en faut. Voilà que la ville de Dafor
vit une crise grave conséquence de l’existence de séquelles exacerbées de l’esclavage, crise allant jusqu’à
opposer des clans de féodaux et d’anciens esclaves eux-mêmes et risquant d’engendrer la violence.
En effet, trois points ont envenimé la situation à Dafor :

– Les marabouts – chef religieux et maîtres de cérémonies religieuses – sous la pression des féodaux,
s’interdisent désormais des célébrations religieuses (mariages, baptêmes et prières funèbres)
touchant les anciens esclaves qui rejettent la subordination.

– Les anciens esclaves qui acceptent aujourd’hui la soumission, décident à leur tour de rompre toute
collaboration avec leurs parents abolitionnistes.
– En matière de foncier agricole et domaniale, les anciens esclaves sont menacés d’expropriation
totale et illégale de leurs terres de culture.

– En fin, le Maire de Dafor va jusqu’à dire aux anciens esclaves de respecter leur ancien statut.
AMEES qui a participé activement aux travaux de cette journée et entend prendre part à la vulgarisation
des conclusions de ces travaux importants avec l’ensemble des membres de la société civile et de
l’association des Maires du Guidimakha dans les plus brefs délais pour aller à des solutions véritables eturgentes et ce, loin de tout extrémisme et violence.

– Invite donc les associations de la société civile et celles des maires du Guidimakha d’entreprendre
avec nous cette caravane à travers toute la Wilaya dans les meilleurs délais et ce en dehors de tout
calcul politicien ou électoraliste.

– Demande aux autorités administratives judiciaires et de sécurité de remplir leur mission
d’application ferme de la réglementation en matière de reforme foncière, domaniale et d’éradication de l’esclavage et ses séquelles conformément aux dispositions de la loi 2015-031.

– Enfin, AMEES demande aux autorités de la Wilaya de permettre l’achèvement des travaux de
construction des locaux de la section de notre association arbitrairement arrêtés.

Nouakchott le 26 mars 2018
Le Bureau Exécutif

Regardez « Interview Avec Yimbi Kumma, il dénonce l’injustice en Mauritanie » sur YouTube

Crédit source: Chaîne YouTube Guiri INFO

Interwiew/Guidumakha.com: Mr Gaye TRAORÉ, le président d’ARMEPES et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE s’explique.

1-Guidumakha.com : Bonjour M. le président Gaye TRAORE, présentez vous à nos lecteurs, présenter également l’ONG ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde ?

Bonjour Guidumakha.com , merci de m’avoir donné l’occasion de présenter notre ONG Armepes –France et le mouvement Ganbanaaxu fedde .Pour répondre à votre question rigoureusement , je m’appelle Gaye Traore autrement GAYE TENE pour les intimes .Je suis natif de la ville de Sélibaby , cette ville me tient particulièrement à cœur et beaucoup de nos cadres du Guidimakha doivent à cette ville et à ses structures scolaires .Je fais des études en lettres modernes à la faculté des lettres et sciences humaines de Nouakchott avant de poursuivre un Master2 en sciences de l’Education option : « POUVOIRS –DISCOURS ET SOCIÉTÉS » à Créteil Université actuel UPEC. Quant à l’ONG ARMEPES-France , elle est née à la suite d’un affront -en tout cas nous l’avons senti ainsi et il ne peut en être autrement – d’un érudit de la communauté Soninké basé en ARABIE SAOUDITE qui a fait un très long exposé sur l’esclavage et celui de la communauté Soninké
Plus précisément.
On peut écouter une partie de l’exposé sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=LcXt1j4Vcl4, la morale tirée de ce long exposé est la justification de la pratique de l’esclavage dans notre SONI KARAA. A partir de mars 2008 nous avons commencé de faire des réunions de sensibilisation dans les différents foyers de travailleurs immigrés dans PARIS et aux alentours . De ces consultations , est sortie Association mauritanienne pour l’éradication des pratiques de l’esclavage et ses séquelles-France ayant comme sigle ARMEPES-France , notre objectif premier est de débarrasser notre SONI KARAA de toutes ses tares liées à la féodalité , au système de castes, à l’hiérarchisation entre personnes ayant vécu ensemble depuis des nombreuses années . Notre ONG ARMEPES-France était railléé au début, on nous donnait comme champ d’action que le combat contre les LAADA ( pacte subtil de domination ,qui se traduit par un échange de travaux domestiques lors des cérémonies de mariages , de baptêmes ou de décès entre ancien maître et ancien esclave ou maître et esclave ) comme si nous avions une myopie de la condition humaine. Alors que nous avons un plan d’action vaste et varié dont les réalisations sont nécessaires et vitales pour la communauté SONI KARAA .
Quant à Ganbanaaxu fedde c’est un forum transnational qui embrasse la Mauritanie , le Mali , la Gambie et le Sénégal ainsi que toute la Diaspora SONINKE à travers le monde . Ganbanaaxu fedde est le fruit D’ARMEPES-France , notre devise est l’égalité en DIGNITE et en DROITS dans nos communautés respectives , qu’un patronyme ne soit pas un passe droit et qu’un autre ne soit l’objet de rejet , de discrimination cela est inadmissible en ce XXI ème siècle .La charpente de SONI KARAA est basée sur la catégorisation patronymique et déterministe qui fait que certains naissent nobles de statut , d’autres esclaves ou esclaves statutaires.C’est ce que j’ai appelé sur la chaîne Télésud en décembre 2016 : ASSIGNATION PATRONYMIQUE !

Cette assignation patronymique qui fait certains postes se font inaccessibles car pour représenter la communauté , il faut un patronyme qui ne peut être à consonnance Bambara par exemple ou il faut être dans la moule de la rotation patronymique en vigueur dans l’ordre féodal intracommunautaire quand il s’agit des nominations ministérielles :https://www.youtube.com/watch?v=rbksq8xchC8&t=43s (visionner cette séquence vidéo et tirez –en belle morale ) .Encore on entend certains membres de la féodalité soninke dirent être maire c’est être chef de village ,n’est ce pas là une bravade de la république ? Ce discours existe toujours même s’il n’est tenu qu’en cercle restreint avec la plus grande attention possible [rires].

2- Comment est-il venu l’idée de créer les forums Ganbanaxu Fedde sur Whatsapp ? Pourquoi les groupes dérangent voire agitent certains hommes politiques et les milieux extrémistes conservateurs féodaux Soninké?

Un certain moment dans la vie de toute organisation il y a de la mollesse, du relâchement et pour relancer la dynamique des débuts de ARMEPES-France , il m’était impératif en tant que secrétaire général à lépoque d’imaginer une solution à ma portée . Je vous rappelle que j’ai été secretaire général de ARMEPES-France depuis sa création jusqu’en novembre 2016 , date de ma désignation en tant que président de ARMEPES-France .Donc Ganbanaaxu fedde sur Whatsapp a été conçu pour redynamiser et faciliter la communication entre les membres de ARMEPES-FRANCE .Très vite en deux mois ce groupe WhatsApp créé pendant une heure creuse sur mon lieu de travail un après midi du 05 Octobre 2016 a eu un succès transnational. Ses membres dépassent la communauté mauritanienne. Un nouveau lien s’est tissé entre les esprits progressistes de SONI KARRA , toutes fonctions sociales confondues .Revenons au second volet de votre questionnement , la société SONINKE a ses codes de valorisation sociale qui ne reposent pas sur notre fonction sociale d’utilité commune , comme médecin , avocat , ingénieur , enseignant entre autres .On a beau avoir la qualification et la promotion que l’on veut dans sa vie professionnelle , cela n’est pas suffisant pour être valorisé dans notre SONI KARAA , car comme cité plus haut , on naît esclave ou noble .Un ami issu d’une illustre famille maraboutique de PODOR m’a dit au boulot ça( système de castes ) TRAORE , on ne peut pas le changer et ma réponse était : si on a pu combattre l’ignorance , on peut le changer car cela relève de l’ignorance et le débat est clos. Voilà pourquoi les conservateurs extrémistes veulent que les choses restent comme depuis l’anté MEDI KAAMA KANOUTE philosophe et sage soninke !Et à ce titre notre philosophe et sage soninke disait ceci en SONINKE : « NA GANBANAAXU SEBETINDI O ME NAXAA A WA KEFINII LADAA SIRU » en traduction approximative sous le contrôle du sage Yero Sylla :mettre l’égalité en dignité et droit entre nous fait partie des bonnes pratiques culturelles à promouvoir . Notre société SONI KARAA est réfractaire à toutes réformes c’est ce qui explique l’animosité , la mauvaise foi , les calomnies , les intimidations, les agressions contre nos membres et les tentatives de sabotages du mouvement Ganbanaaxu mais notre constance dans nos principes et la clarté dans notre projet de société que nous n’avons pas sous le manteau , qui n’est pas un discours que nous tenons en cachette , constituent notre bouclier .Certains avaient regroupé des dizaines milliers d’euros pour casser le mouvement , ces milliers d’euros ont disparu à Nouakchott , certains de nos membres ont perdu leur boulot , d’autres se sont vu refusé les services religieux de nos marabouts pour de problème de sociétés , certains de nos membres ont été expropriés car faisant partie de notre communauté Ganbanaaxu fedde qui demande l’égalité en dignité et en droit. Le troisième volet est relatif aux politiques, à ce niveau la lecture est simple la couche d’extraction servile est considéré très longtemps comme la clientèle politique pour ne pas dire le « cheptel votant» , pour maintenir ce cheptel en situation d’homme-chameau selon Nietzsche qui blesse son orgueil pour mettre en dérision sa sagesse, on met en avant les tribus , BARANE , BOTOKHOLO , HAYANE HOKOLOU , maure versus SONINKO, peulh versus SONINKO …En un mot ces tendances politiques datent depuis très longtemps. Une partie de ma famille a gardé des traces indélébiles de l’affrontement politique entre YAHHA KANE et DJERMOUNA SOUMARE . La docilité des descendants d’esclave fait de certains politiciens des barons politiques incontestés dans leurs fiefs respectifs. Tout discours , surtout nouveau venant des gens de Ganbanaaxu remettant en cause cette réalité fait face à une calomnie , une intimidation comme le cas de DAFORT , où le chantier d’un hangar privé a été suspendu sur décision du ministère de l’intérieur sur injonction des cadres de DAFORT selon la dernière polémique éclatée sur les réseaux sociaux , un communiqué à cet effet a été fait à l’adresse des autorités publiques par la Communauté Ganbanaaxu de DAFORT .

3 -Avez-vous reçu des menaces de mort, d’atteinte à votre vie ou à celle de vos membres ?

Les menaces de morts sont courant les insultes , les menaces d’attaques mystiques qui me font sourire , mais ces attaques datent bien avant le FORUM GANBANAAXU FEDDE, à mon encontre c’est depuis la création de ARMEPES-France en 2010 et le lancement de notre site internet :www.mauritanie-egalite.org.Certains me disent de ne pas trainer seule ,mais je suis croyant ce qui doit arriver ,arrivera à l’heure décrétée !
Comme cité dans ma précédente réponse certains de nos membres ont été agressés à MODIBOUGOU , le vieux FILY CISSOKHO , à DIANDIOUME côté malien le vieux MOUNTAKHA DIARRISSO a été violemment agressé .Toutes ces agressions n’ont pas eu des issues dissuasives car toute république doit combattre les pratiques esclavagistes et faire appliquer les lois en ce sens . Toutes ces affaires ont été étouffées en tout cas pour celui de MODIBOUGOU suite à des fortes pressions diverses et d’autres missions mystérieuses dites conciliatrices .Pour celui de MODIBOUGOU , l’influente tribu OULAD NASSR a eu raison de la résistance du vieux Fily Cissokho , quant à DIANDIOUME , le vieux MOUNTAKHA DIARISSO , est entrain d’être convoqué de gauche à droite alors que c’est lui la victime d’agression : son seul délit refuser toutes pratiques esclavagistes et tenir des réunions de sensibilisations dans sa maison.

4 –Décrire pour nous, comment se définit l’esclavage ou ses séquelles dans le milieu soninkara ? Est-ce que les autorités Mauritaniennes ont pris en compte vos revendications ?

Dans la société SONI KARAA la pratique esclavagiste varie en fonction des zones géographiques, elle est subtile au premier regard mais tout aussi révoltant , dans certains villages du KINGUI MALIEN , certains esclaves cultivent encore les samedis pour leur maître pendant l’hivernage c’est l’agression de MOUNTAKHA DIARISSO qui nous a éclairé sur ces faits de pratiques esclavagistes . L’esclavage dans SONI KARAA est héréditaire , et on hérite ses esclaves , on hérite la mosquée ce que j’ai qualifié tantôt d’assignation patronymique .Cette société on reconnaît dans la majorité des cas un esclave par son nom de famille, un noble par son nom de famille , la répartition des taches ou des fonctions est à la lumière de cette philosophie de suprématie patronymique. Il faut noter que les mariages du fait des assignations patronymiques restent endogamiques , tout mariage hors cadre est sujet à des tensions , des agressions sur le couple ou une des personnes qui forment le couple banni , les mariages entre castes différentes fait de la résistance même chez ceux qui sont lettrés ou occidentalisés, il arrive hélas que certains couples de castes différentes cèdent à la pression familiale ou du village , d’autres une infime minorité vivent leur vie mais toujours sous tension !Quant aux séquelles de l’esclavages dans la communauté soninké parlons en ! Souvent quand j’entends certains arguments sur les séquelles de l’esclavage ça sous-entend la forme douce de la domination ou la forme acceptable . Pour caricaturer les séquelles d’un accident voiture ne sont pas acceptables , les séquelles d’une mauvaise intervention chirurgicale ne sont pas acceptables même si la victime échappe à la mort . L’absence de propriété foncière selon le régime coutumier et féodal dans la majorité des cas pour les komos est une conséquence de la pratique esclavagiste . Le fait que dans certains villages dont je tairais toujours la femme esclave fait la moitié du veuvage prescrit par le coran et la Sunna ,le droit de cuissage bien que rare mais existe dans la communauté soninke , nous sommes obligés de taire les noms de villages pour plus de sérénité dans les débats . L’autre aspect des séquelles des pratiques esclavagistes que l’on peut constater de nos jours c’est l’accès limité à la science religieuse , car dans son instruction religieuse l’esclave appelé grossièrement « SERALANMA » ce mot est dérivé de l’arabe SHA’IR « poète » , l’appellation est parlante. Selon les anciennes moeurs en la matière, venu pour les sciences il n’a droit que des poèmes clameurs à la gloire du prophète (sas) dit-on mais plutôt charmeurs pour les maîtres dignitaires maraboutiques . Aujourd’hui la société soninke est en pleine mutation, le mouvement Ganbanaaxu fedde qu’on l’aime ou qu’on le déteste ça ne changera rien à la dynamique et à la nécessité à des réformes . les réformes ont commencé par ceux qui sont victimes des vestiges discriminatoires et ségrégationnistes conséquences de l’esclavagisme affreusement pratiqué d’antan .Concernant nos doléances , nous avons transmis deux courriers au président de la république islamique de Mauritanie et des communiqués via les réseaux ont été établis par notre cellule de communication pour alerter les autorités .Nous avons eu des échos favorables mais du côté de l’Etat mauritanien mais la main de l’Etat chancelle quand les affaires de l’apologie de l’esclavage, d’expropriation sur fond d’esclavage se présentent , l’application de la loi se fait désirer .
L’application rigoureuse de la loi 031-2015 nous permet de garantir la paix sociale ;Les lois de la république l’emportent sur les bon vouloir d’un chef coutumier , d’un chef de clan ,il devrait être ainsi pas autrement dans un Etat crédible .Lors du 6 Mars 2018 tenu à Sélibaby , nous avons tous entendu , « Le Juge Bâ Aliou, Président de la Cour spéciale de justice chargée des crimes esclavagistes de la Zone Est qui regroupe les deux Hodhs, l’Assaba et le Guidimagha, a largement expliqué le contenu de la Loi 2015-031 criminalisant les pratiques esclavagistes .»
Mais ce qui laisse perplexe c’est de nous avoir annoncer que sa cour ne compte que trois dossiers depuis 2015 sur l’ensemble du territoire ! Sommes nous sérieux dans notre combat ou manque d’information ,les ONG ont leur part de responsabilité .

5 -Est-il vrai que les descendants d’extractions serviles ne peuvent être des imams, chefs de villages, peuvent se présenter difficilement à des postes électifs, ils ne sont pas enterrés dans les mêmes cimetières que leurs anciens maitres?

Dans nos villages ou toute entité qui représente le village la loi des castes et la féodalité crachent le souffre pour caricaturer , entendez par là sèment la discorde .
En effet dans nos réformes , les points mis en avant c’est aussi la gestion de l’imamat , suite à mon entretien ave le conseiller du président de la république monsieur Sidney Sokhona , je lui ai évoqué notre projet de société et les réformes que cela nécessite , il y va dans l’intérêt de nos communautés respectives surtout à sensibilité manding ou sénégalo-guinéen où ce système de castes fait de la résistance .Quant à l’imamat nous ne voulons déposséder personne de sa mosquée, ou le traîner hors d’une quelconque mosquée , en matière de l’imamat nous voulons nous autonomiser c’est ce qui fait peur au fond :construire nous même nos mosquées et y prier , nous aurions besoin de personne alors pour nous les gérer, ni la bénédiction de personne pas de cooptation patronymiques en ce sens .Celui qui souhaite venir est la bienvenue en frère de religion , nous ne ruminons ni haines , ni rancœurs au nom de la fraternité , nous ne cherchons pas à venger nos aïeux usés , abusés , abattus comme des lapins pour certains , enterrés comme des piquets quand ils étaient petit pour certains , des noms de famille changés pour certains , certains ont été déshérités . Pour la chefferie du village , aujourd’hui un chef de village ne pèse pas dans la gestion du village compte tenu de la proximité de l’administration , mais c’est un référent coutumier qui demande une réforme et d’ailleurs sur ce point Ganbanaaxu fedde a été très longtemps caricaturé et incompris , peut être cette incompréhension arrange certains donc volontairement entretenue . Ce que nous proposons dans notre débat de société et que les tenants de l’ordre féodal se rassure , poser un débat de société cela ne veut pas dire décréter un ultimatum pour la fin de la chefferie des villages , cette chefferie , nous la voulons autrement et pour cela nous avons recours au droit d’aînesse sans condition patronymique , de sorte les plus âgés de tout le village soit notre chef coutumier à nous tous .On peut y adhérer ou ne pas y adhérer mais c’est un débat de société .Aujourd’hui seule une seule lignée ou quelques familles ont droit à la chefferie , on avance des justifications historiques ou généalogiques mais tous ces arguments ne sont plus adaptés vu le nombre de frictions , de tensions .Pour solidifier les liens je crois que nous devrions choisir ensemble notre référent coutumier , les modalités de désignations de notre chef coutumier natif du village ou descendant des natifs du villages sur le critère de l’âge , en dehors des critères de l’âge d’autres critères peuvent être proposées mais le statu quo n’a pas d’avenir.Mais c’est un débat de société qui ne devrait rendre personne nerveuse ni excitée. Quant à l’accès des personnes descendants d’esclaves aux postes électifs , au début des premières élections municipales ont entendu des discours qu’on croyait ne jamais entendre même de la part de certains dignitaires connu par leur esprit d’ouverture , le cas que l’on cite en exemple est celui de l’ancien maire de Bouanze monsieur DIO , que j’ai rencontré personnellement chez mon cousin à Sélibaby il y a quelques années pendant qu’il était encore en fonction . Aujourd’hui en Mauritanie le premier parti politique est le UPR , parti au pouvoir observons les maires et les députés de cette entité politique ; beaucoup d’entre eux toutes ethnies confondues sont issues de la féodalités( et justifier cette réalité seulement par le fait colonial est maigre et aigre à la foi ) , donc la promotion politique des descendants d’esclaves dans les grands appareils politiques méritent un colloque , dans tous les cas une attention particulière . Pour la question des cimetières je n’ai entendu qu’un ou deux villages dont les ressortissants m’ont confirmés cette pratique honteuse à peau dure ,soit c’est des cimetières séparées ou dans le même cimetière , les nobles enterrés à l’Est et les esclaves à l’Ouest mais je préfère ici encore ne pas citer de village compte tenu de la sensibilité de cette question !

6 –Cette discrimination touche des lieux de cultes et aux morts, mobilise-t-elle des érudits Soninké dans le Guidimakha ?

En tout cas à mon niveau depuis mon jeune âge je n’ai jamais eu écho de la remise en cause de cette réalité , même pas dans un sermon ni dans une conférence par un quelconque érudit , cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas chez les érudits des gens que cette réalité offusque et interpelle .
L’islam est une religion de réformes donc tout musulman sincère devrait être progressiste !

7 –Beaucoup de conflits se sont déclarés dans les villages sur fond d’expropriations de terres ou mosquées, d’expulsions à l’exemple de: Diaguily, Coumbandao, Daffort, Bouanze, Oulouboni, Tachott etc… tous ont le même point commun, le rejet des coutumes ou traditions esclavagistes, pourquoi la loi n’a-t-elle pas été appliquée dans ces cas?

Il faut dire à chaque fois que des litiges de cette nature arrivent sur les bureaux des autorités régionales l’aspect esclavagiste n’est pas mis en avant , donc les plaignants doivent demander une copie de leurs procès verbaux ou se faire accompagner par quelqu’un sachant lire le contenu dudit procès verbal, refuser tout compromis et de demander que la loi s’applique .La peur ou sentiment qui consiste « c’est sa terre » alors que la loi stipule que la terre appartient à celui qui la met en valeur .Beaucoup de dossiers liés à l’expropriation sont en souffrance au tribunal de Sélibaby , les protagonistes n’arrêtent pas de faire des aller-retour , des fois ils passent toute la journée dans la cour du tribunal sans un seul mot de la part des autorités judiciaires , à part fixer un autre rendez-vous !A Tachott Botokholo il y a eu quatorze expropriations , le représentant d’AMEES monsieur SIDIBE Moro à Tachott Botokholo et Mr DIAGUILY TRAORE représentant de AMEES à Sélibaby , ont fait un travail remarquable , le préfet en personne s’est déplacé si j’ai bonne mémoire sur les quatorze seuls deux expropriés se sont présentés , parmi ces deux protagonistes l’un n’a pas pu avoir des témoins c’est ce qu’exige le procureur de sélibaby, le second lui attend d’être convoqué de nouveau par le procureur de la république de Sélibaby.Quant à l’affaire de la mosquée de Coumbado , la mosquée est la mosquée de la communauté de Ganbanaaxu , ils veulent la récupérer pour y prier les vendredis , cette décision est prise pour éviter tout conflit dans le seul lieu de culte dédiée à la première du vendredi , je ne peux pas donner plus de détails , la question est sensible et en cours nous sommes vigilants quant aux derniers développements .La loi n’est pas appliquée parce que toute plainte sur fond d’esclavage indispose les autorités et la féodalité régionale qu’on l’admette ou pas n’est pas innocente dans le processus foireux des plaintes , la logique appliquée systématiquement est la suivante négociation , négociation quand les arrange !A lors nous avions demandé la négociation quand nos frères de Ouloumbonni étaient en prison , de la l’argent a été collecté pour prolonger leur détention à la prison civile de Sélibaby j’en ai la preuve !

8 –La journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles a été célébrée à Selibaby le 06 mars 2018, avez-vous l’espoir que la loi sera appliquée pour mettre fin aux conflits dans les villages qui risquent de dégénérer un jour?

La prise de conscience des victimes augmente de jour en jour , nous notre credo à Ganbanaaxu fedde est que nous n’allons jamais corrompre la justice de notre cher pays .
Oui j’ai espoir que la loi s’applique non pour se satisfaire des démêlés judiciaires d’un quidam , mais au nom de la paix sociale les lois de la république doivent être appliquées à tous , que les lois de la république l’emportent sur les coutumes féodales

9 – Une question politique, comment expliquez-vous que les partis politiques de la majorité au pouvoir comme de l’opposition, refusent souvent de parrainer des candidatures de personnes d’extractions serviles lors d’élections ?

C’est une question de myopie politique et d’égoïsme, mais à dire vrai la politique est rude c’est un combat de GLADIATEUR , mais la politique c’est aussi la gestion de la cité , comment ne pas se rendre compte si on a une once de sincérité qu’à l’assemblée il y a un problème , qu’une couche sociale est absente , j’ai répondu en partie à cette question en peu plus haut .La couche d’extraction servile est bonne à être de la clientèle politique , du cheptel votant comme mentionné plus haut .C’est à la couche d’extraction servile de s’organiser , sinon attendre de la manne et de la caille d’un politicien est une envie de suicide politique et si vous échappez au suicide politique vous plongerez dans un coma politique profond, comme l’image du pot de gloria( une fois usé , il est bon à jeter) évoqué à plusieurs reprises dans une de ses dernières émissions par Mamadou WAGUI Korera , la couche d’extraction servile doit s’organiser sans esprit de revanche mais de réformateurs. L’un de nos objectifs prioritaires dans ce domaine, est d’éveiller et de promouvoir une conscience politique libre et citoyenne parmi nos membres.

10 – Avez-vous un message à transmettre au pouvoir, aux partis de l’opposition, les ONG et à la société civile Mauritanienne ?

Ganbanaaxu fedde a beaucoup de réformes à mener pour le bien de SONI KARAA, nous n’avons de compte à régler avec personne , nous ne sommes pas obsédés par les filles de telles ou telles patronymes , nous voulons une société de progrès, de fraternité ,la vraie fraternité !
Nous comprenons l’animosité des uns et des autres envers nous Ganbanaaxu fedde , nous disons chaque société à sa phase de transition inéluctable , que les esprits progressistes conjugent leurs effforts pour réformer notre SONI KARAA, les anciennes us et coutumes n’ont pas la même teneur , les codes de valorisations sociaux devraient être transférés sur les mérites au nom de l’utilité commune !
Ce que je peux adresser aux autorités mauritaniennes, en un minimum de temps beaucoup de choses pourraient être faites si l’arsenal juridique criminalisant les pratiques de l’esclavage et séquelles est appliqué sans reste. Et l’agence TADAMOUN devrait se pencher sur d’autres communautés pour la réalisation réalisation de certaines infrastructures dans divers domaines ,bien qu’il y’a des zones prioritaires !
Aux partis politiques , tous les enjeux devraient être pris en compte dans les colloques et les débats , l’obsession de nos partis d’opposition c’est le pouvoir c’est pourquoi beaucoup de jeunes ne croient plus en leur discours , il y a trop de querelles internes stériles bloquant ainsi toute alliance efficace . Le problème est que cette opposition n’a pas la même priorité. L’opposition mauritanienne a été minée par des opportunistes et l’impatience de certains les a rallié en catimini au pouvoir sans pouvoir l’assumer .Etre avec le pouvoir n’est pas en soi un défaut , à vouloir être trop opportuniste on devient moins crédible !L’opposition devrait enterrer à jamais la stratégie du boycott on a vu que cette stratégie a ramené avec elle certains de nos députés qui font honneur à notre hémicycle , et en a ramené d’autres , et j’ai rien dit ! La société civile constitue un immense espoir pour des milliers de mauritaniens , je souhaite une société civile autonome dans ses mouvements qui n’est tenue par aucune fibre sensible . Restons constant dans nos principes ,le combat pour la liberté et la dignité humaine demande des sacrifices , de la patience et de la lucidité face aux épreuves !

Mes salutions sincères et mes encouragements à votre site Gidumakha.com

L’équipe du site Guidumakha.com vous remercie d’avance d’avoir accepté de répondre à leurs questions.

Crédit source: http://www.guidumakha.com

Pour la Mauritanie, osons nous parler !

Déclaration

Une assemblée générale du mouvement IRA a été tenue le 11 mars, chez son leader Biram Dah Abeid. Des prières à la mémoire de nos défunts militants précédaient l’ouverture des travaux. La réunion portait sur l’avenir du pays.

Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz vient de réitérer son départ en 2019, au terme d’un second quinquennat à la tête de l’Etat. Une décennie de pouvoir solitaire ne lui permit d’entamer le règlement des contradictions lancinantes de l’esclavage et de l’inégalité matérielle et morale sur fond de racisme ; la problématique de la discrimination reste l’insuffisance majeure de son bilan.

Cependant au cours des dix mois à venir, il garde encore la faculté, s’il le veut, d’instaurer les fondements d’une véritable démocratie, par l’apaisement avec ses adversaires et l’apurement du passif dans le domaine des droits humains. Des concessions et garanties réciproques consolideraient l’entente sur la base de l’intérêt général, qui est le socle de toute fortune appelée à durer.

En conséquence, IRA – Mauritanie lui recommande, vivement, de libérer l’ensemble des détenus d’opinion, dont les militants internés à Bir Mogrhen, le sénateur Mohamed Ould Gadda et son co-accusé Mohamed ould Mohamd Mbareck ; autant serait-il inspiré de renoncer aux poursuites contre les syndicalistes, les journalistes, les autres élus et d’annuler les mandats d’arrêts visant les opposants Mohamed Bouamatou, Mohamed Dabbagh et Moustapha Limam Chafi.

Le temps semble venu de reconnaître et enregistrer IRA – Mauritanie, le parti Rassemblement pour une Action Globale (RAG), les Forces Progressistes pour le Changement (FPC), Touche Pas à Ma Nationalité (TPMN) et toutes les entités en instance de caution légale, qui souscrivent aux standards internationaux de promotion de la paix par l’équité.

Enfin, pour clore le processus et laisser la Mauritanie porter l’empreinte d’un réformateur dont elle se souviendrait sans regrets, Mohamed Ould Abdelaziz gagnerait à organiser des concertations – publiques ou en toute discrétion – qui déboucheraient sur une alternance paisible ; de la transparence du vote et du consensus entre les acteurs, résulte la légitimité de l’élection.

Bien entendu, IRA – Mauritanie contribue, depuis des mois, au succès de l’effort de concertation inclusive, par delà les clivages de partis et les querelles de préséance. La dynamique se poursuivra, avec le soutien de la société civile et des notables religieux.

Nouakchott le 13/03/2018
La commission de communication

FOOTBALL: ANNONCE TOURNOI L’EED 2018.

L’EED organise du 1er Juillet au 18 Août 2018, le Tournoi de football annuel à Aubervilliers.

Les villes et villages du Mali, Sénégal et Mauritanie qui souhaitent participer cette année peuvent candidater.

Pour se porter candidat, vous devez contact :
Monsieur Hamara CAMARA
Président du Pôle Sport
Tel : +33 6 18 77 65 73
Mail : hamaracamara93@hotmail.fr

Il reste 5 places.

Les 5 premières équipes seront celle retenues sauf avis contraire de la commission après analyse des candidatures.

L’EED organise le tournoi de football, tous les ans, à l’été. Il a pour vocation de créer un élan de fraternité et de cohésion entre les jeunes, autour d’un évènement sportif pour un engagement et une contribution directe aux projets de développement solidaire, portés par l’association.

L’EED cherche inlassablement les solutions qui permettent un rassemblement des citoyens autour de valeur d’humanité et de solidarité pour un développement responsabilisant.

Ces solutions de construction d’un collectif passent par la création d’évènement et de plate-forme d’échange comme le tournoi de football estival.

Source crédit: Post Facebook L’EED

ALERTE À L’ACTIVISME DIFFAMATOIRE ET MENSONGER D’UN INDIVIDU CACHÉ DERRIÈRE UN PSEUDO « Demba Soumare »

>>>captures d’écran de ses comptes Facebook et YouTube

Nous alertons les autorités compétentes sur le cas d’un individu camouflé derrière un profil Facebook et YouTube du nom de « demba soumare ». Depuis quelques temps cet élément que nous soupçonnons d’être issu des milieux féodaux extrémistes et communautaristes soninké, s’est lancé dans une campagne diffamatoire et mensongère contre notre activisme pacifique de sensibilisation et de conscientisation sur les séquelles esclavagistes dans la communauté soninkée. Il utilise ces canaux de diffusion pour colporter et salir nos militants et notre mouvement citoyen à travers le monde. Via son compte YouTube, il a instrumentalisé les propos de l’accord amiable entre notre doyen Demba Diarra et ses opposants au sein du tribunal à Selibaby.

Nous demandons les autorités sécuritaires et judiciaires en Mauritanie pour que cessent les sabotages et les harcèlements virtuels de ce type à notre encontre. Pour rappel, le cas de notre doyen Demba Diarra a été pris en charge par le procureur de Selibaby qui avait clos l’affaire à huit clos. Aujourd’hui ce type lâche et menteur se permet de diffuser publiquement ce qui a été dit dans ces circonstances intimes d’entente et de réconciliation.

■De ce constat, nous nous réservons le droit d’entamer sous peu des démarches de vérification en préparant un dossier de preuves à adresser aux autorités administratives.

■L’activisme extrémiste de ce monsieur ne peut être ignoré parce qu’il porte à atteinte à l’ordre public en provoquant et en injuriant gratuitement des militants pacifique.

■Pour une énième fois les milieux féodaux et réactionnaires dans la communauté soninkée ne tolèrent pas notre engagement pacifique pour l’émergence d’une société dépoussiérée de certaines tares sociétales (esclavagisme statutaire et les discriminations sociétales). Nous voulons vivre en citoyens DIGNEMENT, ce qui ne semble pas plaire à certains complexés de supériorité croyant vivre dans le moyen âge au sein d’une jungle primitive.

Pour la communication GANBANAAXU*

Mouvement pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninké.

L’antiesclvagisme en Mauritanie: Guidimagha, 6 Mars 2018 , un rendez-vous historique !?

Les autorités publiques s’organisent à Selibaby, capitale régionale du Guidimagha, pour la journée nationale (6 Mars) de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles. Nous espérons qu’une communication instructive et d’éveil sera portée et axée sur le régime coutumier et féodal soninké qui couve et perpétue des manifestations relevant purement des séquelles esclavagistes. Certains éléments de la mouvance GANBANAAXU FEDDE* sont présents auprès de cet événement historique initié par l’État Mauritanien en la matière dans cette région du Sud. Rappelons le , l’esclavage avait été aboli en 1981 pour la première fois en Mauritanie. Peu de ressortissants du Guidimagha profond en milieux soninkés en particulier ne savaient à l’époque surtout parmi ceux qui subissaient le joug violent des pratiques inhumaines. Aujourd’hui avec la loi 2015-031 qui criminalise les pratiques esclavagistes et condamne durement toutes manifestations affiliées, il est temps que le message arrive aux populations rurales de notre région. Ainsi, une volonté politique doit être sérieusement orientée afin de peser sur les administrations régionales qui ne se bousculent pas trop sur les problématiques liées à l’esclavagisme.

Nous souhaitons une Journée Réussie aux diffetents participants (ONG, PERSONNALITÉS, ASSOCIATIONS, PARTENAIRES SOCIAUX ET POLITIQUES).

* Mouvement CITOYEN et PACIFIQUE pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkés.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Instrumentalisation de la religion à des fins malsaines : Non au conservatisme féodal ! Non aux mentalités réfractaires !

Lors de la prière du vendredi de 26 janvier 2018 à Toulel (un village du département de Maghama qui se situe au sud de la Mauritanie à 3Km du fleuve Sénégal), un imam nommé Djiby Ibrahima Sakho dit Djiby Peindo avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre des membres de l’association ASEPT (Association pour la solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel).

Notre objectif ici présent n’est nullement d’inciter à la haine et tous les maux que cela puisse engendrer mais plutôt de mettre la lumière sur ses propos. C’est pour cela qu’il est impératif d’apporter des éclaircissements de la manière la plus objective possible concernant notre mouvement.

L’imam a profité de la tribune offerte sur le MINBAR (Chaire) pour mener à bien sa campagne de diabolisation à l’encontre des membres de la dite association et leurs parents issus de descendances serviles. Après avoir débuté son sermon en exhortant à la fraternité, il poursuit en rappelant ces derniers la place qui est sensée être la leur au sein du village : « Ces descendants des castes inférieures (FO LENMU) refusent la place qu’on leur a attribuée. Sachant que leurs ascendants sont les derniers arrivants dans ce village, qui a été fondé uniquement par des Soumaré, qui ont été si généreux en octroyant à chacun une terre (champ cultivable) et une maison. Tout cela ne vous suffit-il pas ? » Se demanda l’imam. Il s’exclama avec sa fougue débordante « Mais non ! Ils veulent plus, devenir chefs, c’est à dire que cette fonction soit démocratique, autrement dit, que la chefferie soit partagée entre eux et les Soumaré. Qu’Allah nous en préserve ! Djiby s’exclama de nouveau. Cela est impossible ! Dans ce village nous sommes tous émigrés hormis les familles fondatrices. Sinon, allez-y fonder un autre village, ainsi vous serez chefs». Nous recommandât-il dans son sermon.

Les fidèles attendent mieux, d’un sermon, c’est-à-dire qu’il soit apaisant plutôt que de colporter  »des contre-vérités ». Il est clair qu’on a plus affaire à un apologiste du système féodal, venu finir leur opprobre habituel afin de discréditer notre initiative. En effet, cet imam n’est qu’un brin d’allumette parmi tous nos détracteurs. Depuis plusieurs années nous sommes dans leurs collimateurs, victimes de toute sorte de fourberie et autres calomnies du genre. Quelle ignominie de calomnier dans tels endroits pendant pareilles occasions en tronquant et en usurpant les versets du coran. Cela fait entorse aux principes de l’islam. ASEPT est tournée résolument vers l’avenir avec sagesse que de perdre du temps avec telles railleries.

Il se trouve que, dans ce village, deux mouvances s’opposent ayant deux visions antinomiques selon lesquelles la cité doit être gérée :

  • La première, réformiste qui promeut un model de société assaini de ces souillures, serait plus digne et intègre. Un idéal qui serait en parfaite adéquation avec notre époque. C’est-à-dire bâtir une société égalitaire, juste et solidaire. Par conséquent l’implication de toutes les composantes dans la gestion de la cité. Un système dans lequel chaque membre peut trouver son dû, sans stigmatisation ni discrimination…

  • Et l’autre mouvance plus réactionnaire, nostalgique du regretté Empire (Wagadou) avec ses hiérarchies, qui a tendance à vouloir calquer en figeant la société sur ces pratiques obsolètes qui prônent le statuquo, qui serait aux antipodes de notre ère. Un model de société Selon lequel le mode de fonctionnement doit être régi par un système de caste notamment un esclavagisme statuaire purement archaïque …. Ces derniers veulent la perpétuation du vieux système d’antan avec les mêmes reflexes féodalo-esclavagistes. Pour eux, Il est plus question du maintien de certains de leurs privilèges (matériels et honorifiques) que de vouloir émanciper la société. Par conséquent l’immuabilité de ces assignations statuaires et primaires.

D’aucuns peuvent se demander pourquoi l’imam s’est aventuré dans une campagne aussi calomnieuse que diabolique contre les membres d’ASEPT. Comme dit le vieux dicton ‘’Quand un chien flaire un os, il creuse, rien ne nous oblige de lui dire quel genre d’os va-t-il trouver’’. Donc il fait que finir leur basse besogne initiée en 2010.

Nous tenons tout de même à faire un bref aperçu historique d’ASEPT. Puisque c’est suite à ce conflit, qui date de 2010, que cette association trouve sa genèse en 2012 dont le président défunt n’était autre que Lassana Gaye Diakité (que son âme repose en paix). Un homme intègre qui était animé par un grand enthousiasme pour injecter ce nouveau vent de souffle qu’il voulait apporter à la société, animé également de grandes convictions sans concession. Nous tenons à lui rendre hommage comme tous ceux qui sont épris de justice comme lui et qui ont connu ce déchirement familial douloureux, en étant intransigeants et cohérents, animés également par les mêmes convictions.

L’imam sonne la charge en accusant et en traitant les parents de ces derniers d’être hypocrites en sous-entendant qu’ils sont complices : « Vous qui êtes nos parents ! dit l’imam en s’adressant aux parents de ces derniers, vous qui nous avez élevé depuis tout petits ; dans ce village, jamais une pareille situation n’a existé. Dans ce village, le rebelle doit être exclu et renié par sa propre famille, mais pour ce qui est du cas des membres de cette association vous avez failli à votre rôle. C’est un comportement de complices et d’hypocrites. Vous (les jeunes), avez démontré votre capacité en créant votre association ‘’ASEPT’’ en France. Vos parents sont évidemment au courant et ils vous ont soutenu. De surcroit, vous avez des collaborateurs dans ce village qui sont complices. Ce sont ces personnes qu’Allah désigne comme hypocrites. Allah a dit à son messager Mohamed (saw) : Ceux qui se moquent de tes paroles, ce sont eux des hypocrites ! La place des hypocrites est à l’enfer».

Bien qu’il se soit déguisé en imam, lui comme ses paires, sont animés d’un profond mépris à l’égard de ceux qui dénoncent ce système archaïque auquel ils tiennent tant. Donc la religion ne leur sert qu’une soupape de sécurité pour mieux ficeler ce système décadant qu’ils promeuvent. Ce n’est pas en cachant du poison dans du miel qu’il ne tue pas. Autrement dit, ce n’est pas en instrumentalisant la religion qu’il va se faire passer pour le gendre idéal.

Rappelons qu’il ne tient son rang d’imam qu’à son statut héréditaire que lui octroie la société organisée sous le joug de la féodalité (sous forme de clergé maraboutique). Donc qu’on ne soit pas étonné de son attitude agressive et vindicative au point de nous taxer de ‘’subversifs’’, ‘’déserteurs’’, ‘’d’insurgés’’ ou de ‘’rebelles’’ (LEMINAN BALLAANO, DEEBE KARAANO, MURTINTO), que sait-on encore ! Il suffit qu’un mot leur vienne à l’idée pour nous en taxer aussi ignoble soit-il.

  • Oui, on s’insurge contre le fait qu’on ait un imam qui ne distingue pas le message du seigneur (la paix et la miséricorde) à celui de ses intérêts. De plus, il s’aventure sur l’histoire de Toulel qu’il aborde de manière biaisée et édulcorée.

  • Oui, on est rebelle contre le fait que l’attribution d’une tâche soit liée à la descendance filiale et que les compétences et aptitudes de toutes les composantes de la société ne soient pas valorisées. Et aussi que des assignations primaires ne soient plus qu’un triste vestige du monde ancien avec lesquelles vous embrigadez les masses populaires.

  • Oui, on s’insurge du fait qu’il n’y ait aucune transparence dans la gestion comptable des ressources financières. Nous sommes contre le fait que ce rôle ne soit dévolu qu’à une famille sans contrôle, fussent-t-ils ignares.

Tel est le différend qui opposa ces deux tendances (ces jeunes à la communauté). Un litige qui les conduira finalement à être exclus de manière définitive de cet organe féodal regroupant deux villages Toulel et Goumal (situé à l’autre bord de la rive du fleuve Sénégal). Après avoir usé de multiples moyens de pressions parfois odieuses dépassant l’entendement humain et des méthodes qui frisent l’indécence, réprimée par notre morale religieuse. Tout cela dans le but d’étancher leur soif de vengeance, en voulant nous contraindre à un retour forcé. Dans cette même démarche de contraintes que l’association ARTE (Association des Ressortissants de Toulel en Europe) nous a exclus à son tour. Les membres de l’ARTE ont ainsi usé d’une règle expresse dénuée de tout sens. Mais toutes leurs fourberies et manigances ne nous ont fait bouger d’un iota dans notre combat. C’est à dire l’alternative crédible d’une société viable, égalitaire et juste surtout dotée des principes d’équité inébranlables. Ce qui est loin d’être le cas du système de l’ordre dominant auquel on veut nous assigner, qui est ségrégationniste et discriminatoire. Alors que nos doléances sont connues de tous, qui prônent la justice, l’égalité et la fraternité. Croyant que certains allaient être plus compréhensifs vu leur ouverture d’esprit mais en vain. Comme nous le rappelle notre camarade Kundu Soumaré «la chose la mieux partagée entre analphabète et un doctorant dans nos communautés, est la mentalité esclavagiste et féodale».

Les propos de l’imam ont soulevé un tollé, une psychose générale. Monsieur l’imam voulait révisionner l’histoire du village à sa façon. Ce qui a suscité des émois de part et d’autres plus ou moins hystériques. C’est dans cette logique des choses que le rappeur Ousmane kodoré Diallo, LINKY de son nom d’artiste tenait à rétablir la vérité à travers deux audios postés sur WhatsApp. Rappelons que LINKY est un membre d’ASEPT de première heure et par ailleurs vice président d’AREMPES, donc un activiste convaincu. Il a signifié tout simplement à l’imam qu’il est lui aussi un digne héritier de ce village Nos aïeuls ont tout aussi contribué à bâtir ce village au même titre que les autres familles») au même rang que la chefferie traditionnelle à laquelle l’imam ne manque d’éloges tout en excluant les autres familles. Ce qui suscita l’ego d’un jeune dénommé Singhé Diamyo soumaré qui a proféré une flopée d’injures infâmes à l’encontre de LINKY ainsi que de menaces de mort à l’encontre de tous les membres de l’association ASEPT. La plainte qui visait ce jeune Soumaré était nullement due à un cynisme quelconque. Mais juste rappeler à tous nos détracteurs qu’on reste vigilants. Malgré que notre tolérance ait des limites, il faut que cela cesse ! On a prouvé notre bonne foi en retirant qu’on souhaite malheur à personne. Chaque transgression doit être suivie d’une sanction équivalente. L’harmonie est toujours possible si l’on met de côté nos egos surdimensionnés.

Le simple fait que LINKY ait osé proclamer les mêmes honneurs que la famille régnante, de s’ériger au même rang qu’eux, lui a valu toute cette vacarme.

Nombreux sont ceux, qui ignorent l’histoire de Toulel y compris Djiby Peindo. Connaissez-vous réellement l’histoire de Toulel ? Souvent des gens la racontent sans savoir les véritables héros. Admettons que les Soumaré soient les seuls fondateurs de Toulel, on se demandera alors qui étaient vraiment les vaillants combattants qui ont défendu et sécurisé Toulel contre vents et marrés ? Qui de Moussa Tougouné Sidibé, Koly Silma Dembélé, Baïdi MBodje, Diabé Soumaré, Medi Feinda Coulibaly et Moussa Koly Diallo, pour ne citer qu’eux, a fait l’histoire de Toulel ?

Personne n’a le monopole de l’histoire encore moins le message du seigneur. Toulel est notre village à nous tous, personne n’a de primauté sur un autre. Trouvons les meilleures façons de nous unir et travailler dans le sens du message de l’islam. Tous les hommes sont égaux devant le seigneur, c’est un droit naturel et inaliénable ! La terre appartient au seigneur et nous appartenons à l’endroit où nous sommes nés.

Notre démarche est noble et salutaire. L’association ASEPT ne demande qu’une société de devoir et de droit, d’éveil, de clairvoyance et de progrès. Nous ne voulons qu’une union digne et respectueuse afin de bâtir une société meilleure pour les nouvelles générations. Nous voulons d’une société dans laquelle les assignations actuelles ne seront qu’un mauvais souvenir. Il est temps d’aider notre peuple à se réveiller et de les conscientiser au lieu de s’approprier des idées révolues et des mentalités appelées à disparaître à jamais. Nous lançons depuis toujours un appel d’union égalitaire en invitant toutes les sensibilités conscientes de l’enjeu de demain pour que d’autres personnes ne se comportent plus comme cet imam. C’est avec la condamnation ferme de toute la population (toutes les générations confondues) de ces genres d’attitudes (de Djiby Peindo et de Sighé) qui fera régner un regain d’apaisement.

  • On déplore que certaines mentalités spolient notre société à travers un conservatisme agonisant et rétrogradant.

  • On déplore aussi le silence assourdissant ‘’des intellectuels’’ qui restent muets malgré la gravité des événements. Beaucoup se vertuent de cautionner nos idées sans que cela n’aboutisse à un réel engagement. Mais chacun se cantonne dans sa position en se prévalant des privilèges rétrogrades comme si notre éducation n’a servi qu’à réconforter les coutumes, injustes soient-elles !

Pour revenir sur notre différend avec la communauté. Entendons-nous bien sur un point, oui nous réaffirmons et confirmons que nous reprouvons tout organe qui s’articule autour de préceptes féodaux. Le model de société féodal et tyrannique qui est fortement ancré dans l’imaginaire du soninké qu’on reprouve catégoriquement. Nous combattons vigoureusement ces pratiques sociétales qui cultivent la différence entre les composantes de la société. On s’efforce de les déconstruire avec la seule force de l’argument. Nous nous efforçons également avec nos partenaires de forger un esprit citoyen au-delà de tout particularisme qui stigmatise, clive et qui a été cultivé jusque-là. Notamment AREMPES dont le président n’est autre que Gaye Traoré l’initiateur du forum GANBANAAXU, joue un rôle primordial dans ce sens, qui transcende les frontières. Nous cultivons une fraternité réelle contrairement à la sournoiserie habituelle. Notre mobilisation consiste à déchainer les mentalités de cette tare qui gangrène la société. Ce travail de conscientisation et de sensibilisation des masses est notre seul credo.

Association pour la Solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel

Pole Communication

Regardez « Journée cultuelle Ganbanaaxun Fedde du 23/12/18 vidéo 1 » sur YouTube

Le FISO : Oui, mais……. Par Baliou Mamayary Coulibaly

Le Festival International Soninké, communément appelé FISO, s’est tenu du 21 au 25 Février 2018 à Dakar, capitale du Sénégal. Cette rencontre qui est la cinquième du genre a rassemblé plus de 800 participants venus de tous les horizons Afrique , Europe , Etats Unis, notamment .
Depuis sa création, c’est la première fois qu’un président de la république en exercice vient ouvrir les activités du FISO . En effet, le président du Sénégal son excellence Macky Sall a tenu à se rendre au Stade Iba Mar Diop et à assister, plus de deux heures d’horloge, aux festivités de démarrage de l’évènement.
Malgré les contraintes liées à l’éloignement de Dakar par rapport à leurs principaux foyers naturels , les Soninkés sont venus nombreux de tous les coins de l’Afrique occidentale : de Kingui au Gajaaga en passant par le Guidimakha et le Karta. Durant ces 5 jours , les participants ont rivalisé d’ardeur pour faire découvrir les différentes facettes de leurs terroirs respectifs : chants, danses, et accoutrements.
En marge des activités festives, il y avait des conférences sur des thématiques en rapport avec l’histoire des Soninké et la question de l’émigration , ainsi qu’un atelier sur les difficultés liées à la transcription de la langue et à la mise en place d’une académie Soninké.

Le climat de pré campagne- électorales qui prévaut pratiquement dans la majeure partie de pays concernés semble avoir été une intéressante opportunité pour les organisateurs. Cela a permis aux hommes politiques de monter au créneau. . Cet évènementiel a permis, d’après l’un des principaux dirigeants du festival, d’engranger d’énormes soutiens financiers qui se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de CFA.
Sur le plan des feedbacks, plusieurs voix se sont élevées pour s’insurger soit contre le leadership du FISO soit contre le contenu et la portée réel de l’événement.
Pour certains jeunes soninké, le FISO n’est rien d’autre qu’un regroupement nostalgique visant à faire revivre et consolider les traditions féodales soninké basées sur une structuration sociale congénitalement hiérarchisée.
D’autres jeunes reprochent au FISO son côté festif qui privilégie le carnaval au profit des questions urgentes de développement socio- économique.
Pour la petite histoire, le seul atelier qui a été organisé durant tout le FISO se rapporte à la question de langue. Le reste du programme a porté sur des conférences qui pour la plupart n’ont fait que rabâcher des questions totalement surréalistes comme le fameux lien des Soninké avec Abraham ou les Pharaons d’Égypte.
Un tel rendez-vous de personnes ressources issues de plusieurs segments ( secteur privé , ONGs, éducation, universitaires etc. ) devait se saisir des avantages comparatifs qu’offre notre communauté Soninké en termes d’amour du travail, d’honnêteté, d’esprit de sacrifice et de « solidarité grégaire » pour jeter les bases d’une réflexion structurante qui nous permettra de participer aux décisions qui affectent nos existences dans nos pays respectifs . Il n’est de secret pour personne que la plupart des Soninké vivent encore dans l’extrême pauvreté et ce particulièrement en zones rurales. Les effets combinés de la sécheresse et du droit coutumier à propriété foncière font que l’accès à la terre est devenu de plus en plus difficile pour les plus pauvres qui sont généralement esclaves ou anciens esclaves.
Le FISO nous permet de paraitre beau et riche . L’on y exhibe fièrement nos hommes d’affaires et nos richards mais nous ne devons pas occulter que la majorité écrasante des Soninké , l’autre partie de notre entité vit encore dans la misère. Nos stratégies et nos politiques doivent aller d’abord dans ce sens pour permettre à chacun des membres de notre communauté de jouir de tous ces droits afin d’être un citoyen à part entière. Ainsi, il brandira fièrement l’étendard de sa communauté et contribuera efficacement et durablement au développement socio –économique de son pays. On nous dira que les Soninké sont champions dans la création de la richesse, notre souci doit donc être comment œuvrer à sa redistribution de manière inclusive et durable c’est ainsi qu’une communauté sera visible et résistera au temps.
Je m’attends à un FISO où à l’instar de l’atelier sur la langue, on tiendra aussi d’autres ateliers sur les questions de développement socio-économique comme l’agriculture, la pêche, le commerce informel, l’artisanat, ou tout simplement l’art. Je m’attends à un FISO au cours duquel les initiatives les plus méritantes comme la troupe théâtrale de Bakel, avec son leader « Samba le Parisien », seront célébrées, couronnées et appuyer techniquement et financièrement ; un FISO avec des ateliers avec des termes de références sur des problématiques clairement définies qui dégagent des priorités et formulent des recommandations précises afin de soutenir les initiatives déjà existantes et d’encourager des Startups.
Sur le plan du leadership, il y a vraiment beaucoup de choses à revoir si réellement nous voulons nous inscrire dans la durée. Un regroupement moderne doit nécessairement éviter de tomber dans des travers aristocratiques avec des visées personnelles qui frisent parfois la prétention pour ne pas dire le ridicule. Le FISO n’a point besoin de leaders lourds et arrogants.

Source crédit: Post FB Baliou Mamayary Coulibaly