L’esclavagisme intra-africain : le cas symptomatique du soninké!

Aujourd’hui février 2018, quand on observe l’acharnement virulent et agressif qui vise les membres de la mouvance GANBANAAXU FEDDE* dans certains endroits du « pays soninké » au coeur de l’Afrique, on peut en déduire des grandes leçons-réponses à divers questionnements. L’Afrique s’était saignée par l’esclavage in home avant d’être saignée par les autres venus d’ailleurs. L’africain aux mentalités esclavagistes d’aujordhui a hérité d’une identité tribale et ethnique magnifiée par le rabaissemnent de son semblable de race. Les autres esclavagistes venus d’ailleurs furent motivés par des impératifs économiques en priorité, mais aujourd’hui à travers les stigmates vivaces de l’esclavagisme intra, on comprend que cette pratique criminelle revêtait un volet de construction d’une identité hégémonique des uns au détriment des autres. De cette lecture, l’esclavagiste africain ne s’accomplit que par le déni de l’autre sur le champ de la DIGNITÉ ENTIÈRE INTRINSÈQUE À L’HOMME. De cet imaginaire collectif d’un esprit esclavagiste et féodal, ceux qui ne peuvent pas accepter l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ parmi nous dans nos contrées africaines, ne pourront pas concevoir intellectuellement des notions réflexes et réparatrices de la CONSCIENCE NOIRE atteinte d’une tâche indélébile (LA TRAITE NÉGRIÈRE). Qu’elle soit Occidentale ou Orientale. Les afrodescendants (issus des traites) de par le monde attendront longtemps. Pour l’instant le TRAVAIL d’introspection de l’intérieur peine à esquisser honnêtement, dignement et courageusement.

*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninkées.

K.S

L’affaire Tariq Ramadan: l’évidence qui interdit le silence, par Ousmane TIMERA

C’est parce que je n’idéalise pas le Professeur Tariq Ramadan que je ne le diabolise pas. C’est parce que je tente d’être fidèle à la justice que je suis capable de reconnaître l’injustice criante qui lui est faite.

Or je suis plus qu’étonné par ces personnes qui (l’adorant auparavant) laissent paraître le désir chacal de se paitre de la chair fraiche d’un homme à terre, tout en se proclamant de la foi en Dieu et/ou de la conscience humaine.

C’est l’épreuve que les vrais se découvrent. Cette affaire met en lumière les failles de notre justice, qui pour les mêmes accusations faites à d’autres, ne traitent pas ces derniers comme le professeur Tariq est traité.

S’il nous faut nous insurger contre cette injustice criante, qui s’abat sur beaucoup parmi ceux qui ont le malheur d’être de la mauvaise religion, couleurs de peau, origines, c’est bien au nom des valeurs universelles que notre République dit défendre et de notre religion qui nous demande d’être du coté de la justice et ce même en vers nous même ou nos proches, pauvres ou riches.

L’injustice est ici flagrante et seule la lâcheté, la haine, la jalousie et la bêtise motivent le détournement des regards sur les questions subalternes d’ordre privé invérifié ou d’ordre médiatique calomnieuse.

Les faits, rien que les faits, juste les faits:

-Or, un élément (le billet d’avion qui prouve que Tariq Ramadan ne pouvait être présent au moment des faits qui lui sont reprochés par l’une des accusatrices) en faveurs de l’accusé avait disparu. C’est un fait.

– Des personnalités politiques et médiatiques accusées des mêmes faits sont en liberté et bénéficie de la présomption d’innocence et du soutien de la classe médiatico-politique, là où ces mêmes vilipendent et jugent coupable le professeur Ramadan, sans aucune précaution. C’est un fait.

– Les accusatrices étaient et sont en contact avec des personnes connues pour être les ennemis acharnés de Tariq Ramadan et ce depuis des années. C’est un fait.

– Les incohérences nombreuses des plaignantes qui jamais ne sont mis en évidence et questionner (sans pour autant les vilipender et les insulter), par des journalistes qui prennent pour parole d’Evangile leur propos sans recul critique. C’est un fait.

– Les « informations  » colportés par les médias issues de sources « anonymes » et qui ce sont avérées faux (la reconnaissance de la cicatrice, l’existence d’un passeport egyptien ou le Qatar qui aurait interdit au professeur tout entrée sur son territoire). C’est un fait.

Tout ceci, et d’autres points encore, indiquent clairement qu’il y a une volonté de ternir l’image d’un homme et de briser sa vie. Seul un barbare inhumain peut souhaiter ce sort à son semblable. Je ne souhaite pour ma part ce sort à personne, même à mon pire ennemi. A plus forte raison quand des indices semblent montrer, sinon l’innocence de l’homme (qui par principe l’est jusqu’à preuve du contraire), à tout le moins les indices d’une justice qui manque d’impartialité. Demain, si nous n’exigeons pas cette justice impartiale qui ne tient pas compte des idées politiques, de la couleurs, du sexe, de l’origine ou de la religion des justiciables, c’est à chacun d’entre nous ou nos proches, qui en seront victimes.

Aussi, c’est plus qu’étonné que j’observe, avec une tristesse infinie, certains intellectuels, conférenciers, personnalités ou femmes et hommes de qualité qui se disent soufis, réformateurs, fidèles au Coran, libéraux ou militants pour les droits de l’Homme, se jette sur la « chair fraiche » de leur Frère en Humanité et/ou en Islam, ou se terrer dans un silence coupable.

Tariq Ramadan mérite d’être traiter comme un être humain, dans la dignité et la justice. C’est l’absence de ces critères dans la façon dont il est traité, et au-delà l’amalgame que les islamophobes tentent d’établir en les faits qui lui sont reprochés et sa religion et ses idées, qui me révoltent. Cette réaction je l’aurais eu pour n’importe quel être humain. Je vous pose donc la question s’il avait votre père ou votre frère de sang auriez-vous réagit comme moi?

C’est dans les ténèbres que les étoiles scintillent. C’est quand la majorité ferme ses yeux que les veilleurs se distinguent. L’avenir appartient au juste!

Paix!

Crédit source: Post FB Ousmane Timera

18-02-2018 16:54 – FFRIM : Immersion au sein d’un système opaque (Par Khally Diallo)


Essirage – Le football mauritanien a existé administrativement dans les années 70 et précisément avec l’arrivée à sa tête d’hommes sérieux et intègres comme, le père de tous, feu Fall Thierno un éducateur dans l’âme s’en suivra notre tonton Gueumine Cheguer, ensuite viendront les jeunes générations à savoir Boukreiss, Moulaye Abass pour ne citer que ceux là.

Des premiers dirigeants de la fédération, à la jeune génération, avaient une seule chose en commun et sur laquelle beaucoup sont d’accord c’est leur amour profond du football et surtout pour la jeunesse. Malheureusement, ils n’avaient pas bénéficié de beaucoup de moyens pour mieux servir leur pays qu’ils chérissaient tant. Ils avaient seulement un grand stade et des terrains ensablés sur lesquels des talents ont honoré le football mauritanien.

A l’époque, il est vrai qu’on n’investissait pas comme aujourd’hui dans le sport mais il y avait du jeu et donc du foot même à l’échelle continental, nous étions respectés.

Par la suite, viendra l’intouchable, l’actuel président de FFRIM qui crie à qui veut l’entendre qu’il a la bénédiction du sommet de l’état et qu’il est le protégé de l’ancien colonel à la retraite et maire de Zouerate (et surtout bras droit et grand ami, très apprécié, de son excellence le président de la république).

Les pouvoirs publics n’ont donc pas lésiné sur les moyens et ont apporté total soutien à la fédération en donnant des millions voire des milliards sous forme de subventions mais aussi de directives au ministère de la jeunesse et des sports qui accompagnent obligatoirement tous les bons vouloir du prince et président de la FFRIM.

La fédération mauritanienne de football, vue de loin, est une très belle image et des gens comme nous qui ne connaissent pas grand chose au football ont l’impression que le président fait des miracles pour notre football mais si vous prenez le temps de vous approcher et d’ausculter cette fédération vous serez déçus de sa gestion mais surtout de la corruption qui gangrène cette institution.

En voici quelques exemples :

Le fameux et très beau FFRIM Awards, une cérémonie digne d’une nuit à Hollywood organisée par la fédération mauritanienne de football depuis 4 ans. Cette nuit est organisée annuellement avec la même routine et est orchestrée par les ténors. Il n’y a aucun appel d’offre et tenez vous bien , le lieu dans lequel est organisé la cérémonie s’appelle « les Ambassador » et « Traiteurs » appartiennent à la famille du président de la FFRIM, rien que pour la location du lieu et le service traiteur, pour seulement 500 personnes invitées, le président de la fédération de football a accordé à sa propre famille (Propriétaire du lieu ) un chèque d’une valeur de plus de 10 millions MRO.

Parmi les artistes invités, une artiste est programmée chaque année car elle est l’épouse d’un directeur d’une société de téléphonie qui est le sponsor officiel de l’équipe nationale.

La cérémonie des FFRIM Awards qui ne dure qu’une demi-soirée couterait elle plus chère que les trophées des vainqueurs du championnat national et de la coupe ? Il y a donc incontestablement dans la gestion de FFRIM Award une certaine gabegie.

2 –l’invitation de stars internationales de football pour rehausser la beauté de l’évènement : le président de la fédération met des millions d’ouguiya en prise en charge des billets d’avions, leurs hôtels, et malgré toutes ces dépenses accordées aux hôtes, ces même stars internationales reçoivent des perdiems et cela en dépit de leur richesse, ces footballeurs internationaux sont aussi sans scrupules.

Ces millions dépensés pour financer le tourisme des stars, qui en profitent pour découvrir la Mauritanie à leur manière, pouvaient être versés aux milliers de pauvres et indigents qui dorment dans nos rues ou même servir à acheter des crampons aux joueurs pour éviter ainsi que notre entraineur continu d’entretenir son commerce de crampons.

3-la construction du très beau siège de la fédération mauritanienne de football, qui a été confiée au gré à gré à un très proche du président de la fédération alors que ce projet est un financement de la FIFA.

L’homme choisi comme seul fournisseur et pistonné à la FIFA par le président de la fédération est aussi l’usurier, l’homme qui gère le vrai business du président de la FFRIM au sein de la fédération.

C’est cet homme qui gère les billets d’avions, les réservations d’hôtels, quand les équipes nationales se déplacent..

Pour chaque déplacement de l’équipe nationale locale ou équipe A, la fédération décaisse 75 millions MRO qu’elle arrondit souvent à 100 Millions. Pour aller au Sénégal voisin, en France ou au Botswana c’est le même montant qu’on décaisse car tous les déplacements ont presque la même facture ce qui est très bizarre vue les distances qui séparent la Mauritanie du Sénégal, de la France ou du Botswana terrible non ?

Savez-vous que ce même gérant du business du président de la FFRIM quand l’équipe nationale se déplace c’est à lui que la fédération de football fait appel pour leur faire une avance en liquidité et c’est lui officieusement qui suit le circuit administratif et financier jusqu’à la sortie au trésor public car il est réputé être très efficace dans les suivis de l’argent, une fois que le circuit financier terminé, il récupère son argent et cela nous pousse à nous poser les questions suivantes : quel est l’intérêt du monsieur de faire tout cela ? Y a-t-il anguille sous roche dans cette affaire ?

Vous rappelez-vous des détournements d’argent des stades et la surfacturation qui avaient couté à madame Cissé Mint Boyde son poste, c’est ce même homme providentiel qui en était l’artificier chers lecteurs.

4 – Saviez-vous que du temps de feu Fall Thierno à Abass, à la fédération les clubs ont toujours tous voté de la première à la troisième division mais depuis l’arrivée du prodige et grand manipulateur président ce système de vote a été supprimé pour lui donner les pleins pouvoirs

Avant l’actuel président, plus de 200 clubs avaient droit au vote mais depuis son arrivée, il a bluffé tout le monde avec une technique très rusée qui consiste à faire croire que la FIFA aurait demandé que la Mauritanie réduise les clubs qui votent sinon notre pays ne recevra pas de subvention. De ce fait, le président de la FFRIM a convaincu puis a supprimé les clubs de deuxième division et de troisième division.

Même les membres du bureau fédéral ne votent plus, seule la première division, les présidents des ligues régionales dont la plus part sont acquis à sa cause (pots de vin) et une commission peuvent voter ce qui réduit plus de 200 clubs sur l’ensemble du territoire national à 33 personnes qui votent alors qu’au Sénégal plus de 400 clubs votent et cela s’est passé devant le président de la FFRIM puisque c’est lui même que la très controversée CAF avait envoyé pour superviser les dernières élections au Sénégal. Au Maroc plus de 300 clubs votent, voila qui fait de notre actuel président de la fédération un cerveau dans le faux et la ruse et il réussit bien ses coups car la plupart des présidents des clubs en Mauritanie ignorent les règlements et ceux qui les maitrisent et qui se hasardent à les expliquer aux autres sont considérés comme des ennemis à abattre, alors que les futures élections sont prévues en Mai 2019 et les règles de vote sont truquées à l’avance.

N’est-il pas nécessaire de remettre les vraies règles à savoir le vote de tous les clubs de football comme dans tous les pays ?

Devant cet état de fait, les autorités mauritaniennes doivent ordonner les États généraux du football ou elles seront complices de toute cette situation.

5- Savez vous que le chargé de communication de la fédération a été recruté pour ne plus critiquer ce qui s’y passait !?

N’oublions pas que l’actuel chargé de communication de la FFRIM est fondateur d’un célèbre site appelé maurifoot, il dénonçait avec véhémence la mauvaise gestion de la fédération et que le président de la FFRIM avait à l’époque juré qu’il allait acheter le silence de ce dernier et cela devant témoins et finalement cela fut fait et depuis que le chargé de communication a pris fonction si vous vous hasardez à critiquer la fédération il vient en rescousse et vous manque de respect car vous attaquez son bienfaiteur, vous attaquez son île au trésor.

6- Savez vous qu’après le téléthon organisé par la fédération en 2013/2014 et qui avait bénéficié du soutien de toutes les autorités car instruction reçue de donner de l’argent devant les caméras et dans les locaux de la TVM à l’époque avait attiré l’attention de l’Inspection Générale de l’Etat ( IGE) et cette même Inspection ayant décelé d’énormes manquements avait ordonné que cela soit réglé mais le puissant et protégé président de la fédération de football est monté lui aussi vers le sommet de l’état pour faire appel à son protecteur et le dossier à été clos. Pendant ce temps ceux qui n’ont pas de bras longs subissent quotidiennement la foudre des règlements de comptes politiques, ethniques ou tribaux.

La fameuse lutte contre la gabegie a-t-elle des limites érigées en règle d’or pour sauver tous ceux qui ont une protection, des amis puissants, proche du pouvoir ? Est-elle sélective ?

Il est inconcevable que des citoyens d’un même pays ne soient pas traités ni surveillés de la même manière (le cas de Ousmane Wone cueilli dans son bureau) alors qu’à la fédération mauritanienne de football, l’IGE n’a plus remis pied depuis plus de 3 ans.

En conclusion

Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce qui se passe dans notre chère Mauritanie sans réagir. Celui qui ferme les yeux devant une injustice consent. Ainsi, en défenseur des intérêts de la patrie nous appelons à la mobilisation de tous pour que les gabegistes tels que le président de la FFRIM rendent compte afin que nous puissions développer notre fédération et ce même au-delà de notre pays. Il faut reconnaitre que la gouvernance de son excellence monsieur le président Mohamed ould Abdel Aziz a investi comme jamais avant elle dans le football mauritanien.

Il est important pour nous que la probité, l’honnêteté et la droiture soient des valeurs que l’on récompense et que la corruption soit combattue et sanctionnée.

A quoi sert de mettre des subventions énormes dans le football sans aucune surveillance alors que dans les plus petits projets d’états des comptables y sont envoyés alors qu’à la fédération mauritanienne règne un laisser-aller total.

Chers lecteurs, je suis très conscient de faire des mécontents en divulguant toutes ces informations, mais en tant que citoyen ayant dédié ma vie à ma patrie je suis prêt à dire la vérité car nous n’avons que la Mauritanie et pas une autre nationalité. Ce pays est le nôtre et nous avons un droit de regard sur tout ce qui se fait au niveau de toutes nos institutions.

J’ai déjà pris toutes mes précautions car je sais que je me bats contre une machine répressive et qui est plus puissante que moi qui suis sans bras long mais sachez que j’ai Allah comme protecteur.

Au moment ou nous mettons cet article en ligne les arbitres de la FFFRIM ont des impayés depuis 2 semaines alors que depuis une semaine une tente monumentale et climatisée appartenant aux AMBASSADOR est devant le stade Cheikha Boidiya pour accueillir une réunion internationale de la FIFA et cerise sur le gâteau le président de la FFRIM a ordonné au gardiens et agents de sécurités de se raser les barbes avant l’arrivée des hôtes et cela nous pousse à cette réflexion, la franc-maçonnerie souhaite-t-elle élire domicile en Mauritanie ou est-ce pour éviter d’être fiché comme des terroristes ?

Dans notre prochain article, nous parlerons du contrat de l’entraineur et mettrons en lumière beaucoup de zones d’ombres dans ce contrat mais aussi sur les huit millions MRO confisqués en 2012 par le manageur général de l’équipe nationale également bras droit du président de la fédération de football.

KDR Conscience Libre et Positive

Crédit source: http://www.cridem.org

L’esclavagisme en Mauritanie: ce mal à bannir absolument

La question de l’esclavage soulevée beaucoup en Mauritanie, est une réalité indéniable . Le système féodal des castes est un sous système de l’esclavage en Mauritanie. En effet l’esclavagisme par ascendance traverse toutes les communautés et l’état dominé par la communauté arabo-berbère tient une certaine responsabilité dans la persistance de l’esclavage et ses séquelles.

Tous les êtres humais naissent libres et égaux en dignité et droits. Mais dans certains milieux on essaie de faire comprendre socialement par un formatage magnifié que la hiérarchisation sociale par les statuts est parmi nos valeurs.

La problématique de l’esclavage représente des freins à l’établissement corret d’un ordre démocratique et d’une cohésion sociale. Peut-être faute d’application mais la première loi de 1981 pendant le règne de khouna Ould Haidalla avec cette loi : (fait adopter la charia, les textes juridiques fondamentaux sont révisés par les jurisconsultes pour être mis en conformité et il en résulte entre autres l’ordonnance no 081-234 du 9 novembre 1981abolissant officiellement l’esclavage).

En 2007 Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi Il fait adopter par le parlement la loi no 2007–048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, son article 4 prévoit que « Quiconque réduit autrui en esclavage ou incite à aliéner sa liberté ou sa dignité ou celle d’une personne à sa charge ou sous sa tutelle, pour être réduite en esclave, est puni d’une peine d’emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de cinq cent mille Ouguiyas à un million d’Ouguiyas », la loi punit aussi les fonctionnaires et juges ne portant pas assistance aux esclaves, l’apologie de l’esclavage, les complicités et les récidives. Les lois sont claires et sévères mais toujours leur application reste timide et inexistante même. Il faut rappeler la dernière loi datant de 2015 , avec la loi 031-2015 .

Dans le pays, on y trouve toujours certaines couches du peuple qui sont la propriété de fait et symbolique d’autres selon les traditions en vigueur.

Il est impossible d’avoir des chiffres ou des statistiques sur l’esclavage en Mauritanie, car l’état ne laisse pas faire des enquêtes sur la réalité ce qui se passe en Mauritanie. Quand les ONG ont essayé de faire des enquêtes à l’intérieur du pays, ils trouveront beaucoup des difficultés. Dans certaines contrées éloignées, l’esclave appartient a son maitre, il peut le frapper, le violer ou même l’éliminer. La Mauritanie est dans le monde musulman , le pays qui continue de pratiquer l’esclavage d’après l’ONG free Walke. l’esclave n’a jamais été contesté. L’islam a été instrumentalisé pour justifier la domination et le rendre acceptable. L’esclave aujourd’hui se considère propriété de son maître et il peut même s’en vanter . Pour un esclave, c’est le maître qui est son modèle, et non son père, puisque pas conditionné à une filiation totale et normale de son père. C’est son unique identité.

Sur le volet religieux , il y’a beaucoup à dire dans la perpétuation de cet esclavagisme dans le pays. Notamment dans certains manuels , on y véhicule l’idéologie esclavagiste.

Comme le livre que le président du mouvement l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) décide de brûler en 2012.

Ces livres qui contiennent beaucoup de paragraphes sur ce que nous pouvons appeler la jurisprudence du faux, ce qui fonde l’esclavage et les pratiques similaires qui sont à l’antipode de la vraie religion . Moukhtassar Khalil, le livre de toutes les polémiques en Mauritanie. On le trouve aussi bien dans les librairies traditionnelles en Mauritanie «Ce livre devient une référence pour les esclavagistes», avait dit le secrétaire aux relations extérieures de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie , Balla Touré.
«On lit à la page 32 : “La femme esclave ne doit pas cacher son corps, contrairement à la femme libre, mais si son maître la possède et trouve un enfant avec elle, même sans mariage, elle doit se comporter comme les femmes de ‘‘bonne extraction’’ (se couvrir).» Le maître est alors autorisé à faire de son esclave «sa chose» et «à avoir avec elle des relations sexuelles, même quand elle est mariée, et ce, même devant son époux de même condition qu’elle !»

Un bref exemple sur le ca Soninkés dans le Guidimakha 10ème région de la Mauritanie.

Bref, il s’agit dans cette region, de présenter la situation de l’esclavage. Pour traiter la question de l’esclavage, nous nous somme intéressés à définir qu’est ce qu’un espace villageois soninké contemporain, ensuite les coutumes (les lada) et, les railleries et les plaisanteries chez les soninkés.

Un espace villageois soninké contemporain

Un village soninké contemporain est dirigé par le chef de village. Les villages précoloniales, les chefs étaient entouré par des ainés composé de notables, parents et issu de statu libre « Horo », de clients « Nyaxamala » des esclaves de confiances « Komo-khoro »

L’espace villageois soninké contemporain est composé que des soninkés fermés sur eux mêmes, descendant d’un même ancêtre commun où plus généralement ayant une même origine, possédant une culture homogène et parlant une langue commune, et également une unité politique. La manière de penser, d’agir et de sentir, de ses membres est basée sur le système traditionnel.

L’appartenance à un village contemporain soninké dépend de la filiation patrilinéaire. La tribu et le clan ne permettent plus d’habiter à un village soninké. La terre est une propriété collective chez les soninkés malgré que la loi de 83 aboli les propriétés traditionnelles. Les villages soninkés institutionnalisent les lada pour que l’esclavage demeure.

Aujourd’hui les milliers dans soninkara, mais si tu as ouvert ta bouche et que tu parle d’abolition d’esclavage on te traite comme un criminel. Le système coutumier soninké est foncièrement esclavagiste par les mentalités et les comportements . C’est un monde des tabous et dénoncer cet esclavagisme est considéré comme un sacrilège.

Nous ne pouvons jamais obtenir notre liberté en faisant appel au sens moral de ces gens qui nous oppriment, nous devons nous battre jusqu’à l’obtention totale de nos droits. Nous devons quitter cette peur enfantine qui fait qu’on est traité d’être esclave et défendre nos idées, qu’elles ressemblent ou non à celles de nos maitres d’hier.

Nous devrons prendre en mains le destin de nos enfants en se sacrifiant pour leur éducation si nous voulons vraiment changer notre situation, cette dernière est notre seul moyen pour se débarrasser de cette situation.

Ce combat droit être mène d’une manière pacifique et dans le respect des droit des autres car certains d’entre eux se battent régulièrement d’une manière ou d’une autre avec nous .

TRAORE DEMBA , militant abolitionniste.

Crédit source: Mailing auteur

L’affaire Tariq Ramadan, 150 ans après l’affaire Dreyfus? Par Ousmane TIMERA

Je m’étais promis de ne pas intervenir sur cette affaire délicate qui hystérise le débat public. N’ayant pas les possibilités de me faire une opinion objective, car n’ayant pas accès aux éléments du dossier, je pensais- et je pense toujours- qu’il fallait laisser du temps aux investigations pour que la vérité se manifeste.

Cependant, nous constatons avec effroi, que le principe de la présomption d’innocence est dans ce cas largement violé. Cela n’est pas admissible dans une société dite démocratique. Dois je rappeler que jusqu’à preuve du contraire, il reste un homme innocent.

Le lynchage auquel nous participons est un danger pour nous tous. Qu’il soit innocent ou coupable il doit être jugé en toute équité. Et nous demandons à la justice qui représente la société de ne pas faillir dans cette tache. C’est sa crédibilité qui est ici en jeu. Or une justice qui vacille c’est une société qui s’ébranle.

Par ailleurs, nous sommes en droit de nous poser des questions sur les arguments apportés par les plaignantes sans pour autant être désobligeant avec elles ou être traité d’insensible à leur cas. Il ne faut tomber dans la sensiblerie de bas étage. Les faits, quelque-soit l’issu de cette affaire, sont extrêmement graves, pour les uns comme pour les autres. Or le fait d’avoir égaré certains éléments cruciaux du dossier, allant en faveur de l’accusé est proprement ahurissant et fait peser sur cet affaire un soupçon de procès politique. Ce qui n’est en aucun cas à l’avantage de nos principes démocratiques mis à mal par l’ère de soupçon généralisé qui pèse en ce moment sur la société.

D’aucuns s’offusqueront de la comparaison que je fais avec l’affaire Dreyfus. Mais c’est justement pour que l’injustice subie par le Capitaine il y a 150 ans ne se reproduise pas aujourd’hui. Beaucoup aiment commémorer les injustices d’hier pour oublier celles d’aujourd’hui. Si l’histoire montre le sens, les idiots regardent la date.

Tariq Ramadan n’a pas à être jugé pour sa religion, son origine ou ses idées mais pour des faits qui doivent être établis de façon claire qui ne laisse place à aucune interprétation. Tant que cela n’est pas le cas, il doit être considéré comme innocent. Et tout doute concernant les preuves de ses accusatrices doit être considéré en sa faveur, quelques-soient nos soupçons ou nos opinions envers lui ou envers les plaignantes, qui ont elle aussi le droit de ne pas être insultées. Seuls les faits comptent. Or ce qui est un fait, c’est que l’homme est jugé coupable par principe sur les réseaux et sur les médias, avec un effrayant mélange des genres (morale, politique, vie privée etc). C’est ce que je conteste, indépendamment du fond du dossier.

Enfin, je voudrais m’adresser à ceux qui ne partagent pas les opinions de Tariq Ramadan. Je suis de ceux qui ont eu et auront l’occasion d’exposer ses désaccord avec lui (et aussi ses accords quand il y en a). Je suis issu d’une génération de penseur, comme je le lui ai dit, qui entendent le dépasser. Ni éliminer, ni imiter mais dépasser. Or cela ne grandit aucunement certains, qui faute de pouvoir débattre avec lui d’égal à égal, masquent leur soif de notoriété dans la bassesse de la « neutralité » calomnieuse. Cela n’est pas fait pour les grandir. Bien au contraire.

On m’a prévenu qu’intervenir mettrait en danger ma carrière et mes études car des personnes en France, toujours d’après ce « bon conseilleur », faisaient en ce moment la police de la pensée et repéraient les « personnalités montantes » qui avaient une « grande bouche ». Je sais tout cela et la crainte quelquefois étreint mon cœur. Mais à quoi sert la notoriété et la réussite si c’est pour vivre dans la honte de sa conscience?

Source crédit: Post Facebook de l’auteur

29-01-2018 13:13 – Abidine Ould Merzoug : « Mensonge avéré et falsification des réalités »

Le Calame – Le militant des droits de l’homme, Abidine Ould Merzoug (ancien représentant d’IRA en Europe) a déclaré au cours d’une intervention au siège de la Fondation Sahel que nombre de parlementaires,

de diplomates et des militants des droits de l’homme européens lui ont exprimé leur gêne par rapport à certaines correspondances relatives à la situation des droits de l’homme en Mauritanie qui leur sont adressées par des ambassadeurs de la Mauritanie accrédités en Europe dont les contenus sont truffés de mensonges avérés et fondés sur la falsification des réalités.

Selon Ould Merzoug, certaines représentations diplomatiques basées en Europe essaient d’induire volontairement en erreur des organisations et des militants des droits humains européens à travers la présentation de fausses informations sur la réalité des droits humains en Mauritanie.

Toutes choses de nature à porter un réel discrédit à ces ambassades et qui desservent le pays plus qu’elles ne le servent, confirme Ould Merzoug qui est en plus d’être un militant des droits humains, est ingénieur basé en Allemagne où il travaille à Ford, le célèbre constructeur automobile.

Abidine Ould Merzoug se dit très surpris que les chancelleries mauritaniennes exécutent des instructions provenant de Nouakchott alors qu’elles savent pertinemment qu’elles nuisent dangereusement à la crédibilité du pays. La responsabilité devant alors leur dicter un comportement contraire, dit-il.

Crédit source: cridem.org

28-01-2018 15:10 – Projet de régionalisation du Gouvernement mauritanien; Que faut-il en penser? Par Samba Thiam

Samba Thiam – Ce projet(*) est , manifestement, un plagiat grossier de l’Autonomie des FPC, au moins dans sa forme.

En effet, il retient :

-4 grandes zones à vocation économique spécifique,

– Un statut particulier pour Nouakchott et Nouadhibou,

– 2 organes – législatif et exécutif-, des compétences importantes pour ces régions,

– la dissolution du Sénat (décidée dès 2006 par nos instances ), tel est le format du projet d’Autonomie des FPC ; repris en copié-collé dans ce projet de régionalisation du gouvernement.

Différences, toutefois, dans le redécoupage précis des zones. Pour les FPC, l’Assaba – à vocation pastorale – est rattachée aux deux Hodhs, la vallée du fleuve –à vocation agricole-, constituée du Guidimakha, du Fuuta et du Waalo Barack, et dans le même ensemble le Trarza le Brakna et le Tagant, dernière zone, l’Adrar-Tiris pour le Nord. Le Gouvernement en optant pour l’émiettement de la vallée du fleuve, semble –t-il, c’est -à -dire en ne prenant pas en compte les aires culturelles homogènes, existantes, il se prive, du coup, un bénéfice majeur, entre autres attendus du projet : l’apaisement, voire la réduction complète de la tension ethnique récurrente.

Rappelons le sens du projet des FPC dont le but essentiel vise la résolution d’une double tension : la tension tribale, au travers de la « compétition » entre tribus dans la course au pouvoir ( « chacune » cherchant à entrer au gouvernement ), et la tension ethnique, traduite dans le ressenti des populations négro- africaines de leur exclusion dans tous les domaines.

Une seconde différence existe entre les deux projets qui se situe dans le contenu, les compétences octroyées, le type de relation entre le centre et la périphérie ; alors que les FPC préconisent des compétences réelles, importantes, une relation plus souple, plus flexible avec le Pouvoir central, le Gouvernement, lui, choisit de reconduire la chape d’une Tutelle forte sur la région, et de céder sur des attributions résiduelles, des compétences superficielles ; telle la construction de quelques routes, quelques infrastructures scolaires et sanitaires, le creusement de pare-feux etc …

D’une vision autonome d’un développement choisi, de l’usage et de la gestion libre de la ressource spécifique du terroir, motus ! Du recrutement et de l’emploi prioritaire de la jeunesse locale, de la police et de la justice locales, de l’usage des langues et cultures du Terroir surtout, rien ! En plus de ces défaillances majeures, on ne peut, par ailleurs, ne pas noter, ça et là, certaines Aberrations ; telle la reconduction de la pratique de secrétaires généraux, parachutés, ou la possibilité accordée aux Présidents de Conseil de déléguer leurs pouvoirs, ou encore le quota automatique de « 20* » % de femmes appliqué dans ces conseils, toutes pratiques stupides, prouvées par l’expérience mauvaise ; enfin, dernière absurdité, le statut hybride, sans tête ni queue, de Nouadhibou qui n’est considérée ni comme une région pleine et entière, ni comme un segment de région !!!

Bref avec ces tares grossières on peut dire que nous nous acheminons bien plus vers une Décentralisation, voire une Décentration, que vers une véritable Décentralisation, hélas !

Quelle lecture globale ?

Lorsqu’on parcourt ces projets de loi relatifs à cette régionalisation, on en ressort, globalement, avec l’impression que le Gouvernement cherche à mettre en œuvre une bonne idée, mais qu’il hésite, comme freiné par une sorte de frilosité, de crainte vague ou de défiance à l’endroit de certaines populations.

Ce qui, en partie, explique peut-être cela … Le double standard observé pour la vallée du fleuve ; Nos gouvernants admettent pour l’Est l’évidence de sa vocation « pastorale » , pour le Nord la vocation « minière », mais dénient à la vallée sa spécificité évidente de région « agricole » ! Ils reconnaissent et reconduisent les Identités historiques comme « Adrar », « Trarza », « Brakna », « Tagant » pour le « Trab-el bidhaan », mais se refusent à faire de même pour les appellations historiques de « Fuuta », de « Waalo Barack » ?

Pourtant il nous a toujours semblé, qu’un critère choisi ( ici la vocation économique ) demeurait un critère qui devait le rester, c’est –à-dire applicable partout et pour tous, à l’identique. A tout ceci s’ajoute cette tendance que nous avons à perdre de vue qu’ il n’y a pas de majorité en matière d’Identité- ; tout comme « il n’y a pas de majorité en matière de vérité »…

Au regard de la manière dont ce projet est ficelé, la discrimination à l’égard des populations de la vallée du fleuve, émiettées et diluées à dessein dans des ensembles artificiels, se perçoit, visible, patente …Et cela, au moment même où se votent à l’Assemblée Nationale des lois anti-discrimination !!! Ce qui, du reste, ne surprend guère plus, au vu de cette idéologie suprémaciste régnante –hier enfouie-, qui, maintenant, ne se cache même plus, pour ne pas dire ouvertement s’affiche et se déclare … Et dont les FPC demeurent la victime, dans leur juste lutte pour une reconnaissance légale, officielle, légitime …Discriminations qui continuent de s’étendre à l’université, dans l’Administration, à l’École, dans les forces armées, dans l’emploi, les examens et concours, les médias, l’enrôlement, partout ! Partout L’injustice !

Toutefois, un coté quand même positif de ce projet – il y en a -; à trouver, pensons nous, dans la réduction draconienne de cette pléthore de régions, puis dans l’amorce en elle même … , avec l’espoir nourri que les errements, les défaillances, les couacs constatés seront rapidement redressés, la mouture remise à l’endroit, si toutefois ces idéologies funestes, dont il faut se déprendre, nous en laissent le loisir …Les militants des FPC se seraient si bien réjouis de ce projet n’eussent été ses défauts et déviances majeures…Dernière impression qui laisse sourire , « ON » s’inspire de nos idées mais « ON » nous accuse malgré tout de « sorcellerie » et d’anti-patriotisme… Paradoxe quand tu nous tient !

L’entêtement à nier une réalité qui crève les yeux, à fermer les yeux sur le caractère intensément aigu de la Question de l’unité nationale nous amène à nous interroger sur la volonté du régime du Président ould Abdel Aziz, de la classe politique et de l’élite arabo-berbères – silencieuse pour l’essentiel-, à construire réellement un Etat juste, égalitaire, démocratique, qui accepte sa diversité, cultive l’équité et la solidarité. Cette élite ne semble, apparemment, pas encore prête à déconstruire ce Système pernicieux qui nous gouverne.

Un volcan est sous nos pieds qui – si rien n’était fait – inévitablement va exploser. Quand éclatera-t-il, c’est la question.

Alors prenons garde …

Samba Thiam président des FPC
Nouakchott, 24 janvier 2018

Notes : * c’est une absurdité que de vouloir appliquer automatiquement ce quota de 20% de femmes avec la moitié d’une population qui sait à peine lire ! En plus de ce que nous rapportait O Omer –qui pour une fois met le doigt dans la plaie –sur nos secrétaires – Gent féminine !

VOUS AVEZ DIT INCRIMINATION DE LA DISCRIMINATION EN MAURITANIE?

L’Assemblée Nationale ou la chambre d´enregistrement et d´applaudissement du Système de l´Azizanie a adopté, au cours de sa dernière séance plénière un projet de loi portant ”incrimination de la discrimination” en Mauritanie si l´on en croit la dépêche de la fameuse et fumeuse agence d´information l´AMI. Oui, vous avez bien entendu lutte contre la discrimination, la chose est assez sérieuse de grâce ne souriez pas!
Ce qui est aberrant et hilarant à la fois dans cette loi c´est qu´elle est plutôt dirigée contre ceux qui dénoncent et combattent le racisme d´Etat, la discrimination raciale et l´esclavage en Mauritanie. Désormais toute organisation patriotique qui dénoncerait le racisme sera considérée comme une organisation « identitaire et porteuse de haine ». Nos injustes juges, bras armés du Système n´auront qu´à faire recours à l’article 36 du Code pénal qui permet de priver la personne condamnée de ses droits nationaux, civils , civiques et familiaux pour une période de cinq ans. Cela nous rappelle curieusement encore le procès des rédacteurs du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » en septembre 1986 et les peines subies par nos camarades qui avaient commis le crime de dénoncer la politique de discrimination raciale érigée en régle de gestion du pays, des chiffres et statistiques à l´appui.

Si hier on pouvait encore parler de marginalisation ou d´exclusion aujourd´hui on assiste à une épuration totale de la composante négro-mauritanienne dans les instances du pouvoir et de décision au sein de l´administration, de l´armée, dans les médias, la diplomatie et le secteur économique. S´il y a un criminel à combattre et à mettre au banc des accusés c´est bien l´Etat raciste et son gardien du temple en l´occurence le président putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz.
Toute cette armada juridique n´a en fait qu´un seul but, interdire et incriminer les organisations de défense des droits humains ou mouvements de libération nationale comme les FPC, L´IRA entre autres, qui empêchent toujours de banaliser la discrimination raciale et l´enterrement définitif du dossier du génocide des années de braise.
Si cette loi était vraiment révolutionnaire et devait être appliquée sérieusement elle devait frapper en premier le Général-président et toute son équipe pour pratique de politique de discrimination raciale et d´Apartheid qui ne dit pas son nom mais nous sommes en Mauritanie où les rôles sont toujours inversés. Les bourreaux sont promus en héros et les victimes jugés en coupables.
Encore une fois ce n´est pas par la répression, l´intimidation, la politique de l´autruche qu´on arrivera à évacuer la délicate question de la cohabitation et la politique de discrimination raciale devenue progressivement structurelle dans notre pays.
On ne le dira jamais assez, les FPC ou les mouvements d´obeidience Négro-africaine ou Haratine n´ont ni créé, ni inventé l’esclavage et le racisme. C´est bien l´existence effective de ces problèmes qui explique leur naissance et leur combat. Mais Hélas l´esprit biscornu des soldeurs du crime et partisans du système ne digère pas cette évidence. La lâcheté est ici sans commune mesure.
Il est temps encore de comprendre que l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive et politiquement explosive.
Comprenons qu’une  » nation dispersée, battue, humiliée peut (heureusement) toujours se rebeller contre son sort et revenir à la vie ». Tentons dès à présent de sortir de ce cul-de-sac qui, tout le monde le sait, ne mène nulle part. Pour en sortir, il faut, à notre avis une attitude courageuse, d’ouverture sincère et de reconnaissance du problème de fond à savoir la politique assumée de discrimination raciale qui ressemble fort à un apartheid sournois.
Un climat de décrispation sociale grâce à un train de mesures positives à l’endroit de toutes les victimes de cette politique nocive. La sanction des crimes commis pour que justice prévale sur l’abitraire et l’impunité.. Je crois qu’il faut se parler, car ce formidable potentiel de révolte enfouie commence à gronder. Il serait erroné de croire que toutes ces années de calme plat peuvent exclure toute éventualité de soulèvement populaire.
Après avoir passablement plagié notre projet d´autonomie des régions, nous invitons le pouvoir à s´inspirer davantage des principes généraux de notre Charte qui stipule entre autres :
– La république est une et indivisible
– Elle reconnaît et garantit les Autonomies locales
– Elle veille au principe de non-discrimination et au respect de la dignité humaine
– Elle consacre l’égale participation des Communautés à la gestion du pays
– La Mauritanie est un pays multiethnique et pluriculturel, où la République garantit l’égalité de toutes les langues et cultures nationales .
– La Mauritanie est un pays composé de deux communautés racio-culturelles, l’une composée de Noirs (Bamana, Fulbe, H’râtîn, Sooninko, Wolof), l’autre de Blancs (Bîdhân ou arabo-berbères).
– Toutes les Communautés ethniques (Bamana, Bidhân, Fulbe, H’ratin, Soninko, Wolof ) du pays auront intégralement les mêmes droits. Chacune aura le droit de donner son avis sur toute décision qui engagera son avenir.
Hier comme aujourd´hui, conformément à notre CHARTE, nou nous engageons solennellement à ne ménager aucun sacrifice pour la pleine réalisation d’une Mauritanie égalitaire et démocratique, débarrassée définitivement de l’esclavage et du racisme, unie dans sa diversité, riche de toutes ses cultures épanouies, assurant à toutes ses citoyennes et à tous ses citoyens les mêmes droits.
Tous ensemble, nous aurons encore à mener d’autres combats pour que l’égalité, la justice et la démocratie s’enracinent profondément dans notre pays.

La lutte continue!

Kaaw Touré

Porte-parole des Forces Progressistes du Changement (FPC)

ARRESTATIONS ARBITRAIRES ,RÉPRESSION ET INTIMIDATIONS À KAÉDI POUR UN PRESTIGE IMAGINAIRE

26/01/2018

Contraint de donner la vraie version des faits par respect à vos nombreux soutiens et à la forte mobilisation des militants des droits de l’homme et de la société civile lors de mon arrestation arbitraire dans ma ville natale à kaédi ce 26 Novembre 2017. Je me permets d’abord de remercier l’ensemble des militants, les amis et camarades du milieu associatif, la société civile ,et les ONG internationales , qui tous en un peu de temps ont secoué le cocotier de l’humanisme pour dénoncer et alerter au plus haut niveau afin de pouvoir échouer les plans diaboliques et les mensonges des autorités locales, sous pression pour une célébration festive d’indépendance dont les stigmates resteront indélébiles pour les populations du Gorgol et de Kaédi en particulier.

Rappel des Faits.

En vacances, comme il est souvent de mes habitudes d’attendre la fin de l’année, moment agréable à kaédi ou le climat est beaucoup plus clément et doux, je me suis rendu ce 26 Novembre 2017 en Mauritanie plus précisément à Kaédi , ma ville natale dans le sud Mauritanien. Curieusement tous les signaux étaient au rouge et la fièvre de la célébration de la journée d’indépendance était une obsession pour les autorités locales, les cadres de la région envoyés tous pour la circonstance mais aussi la population dont certains segments ont été amadoués, floués voire complètement anesthésiés, psychanalysés ou sevrés sur la seule et unique réussite de la cérémonie, mais aussi du faux semblant de popularité du président Mohamed Ould Abdel Aziz dans la région.

Compte tenu de cette situation électrique dans la ville, les autorités locales ivres d’une hypothétique réussite et de l’autre côté, les cadres de la vallée et certains segments de la population du Gorgol soucieux de préserver leurs privilèges ou de rêver à d’autres avantages, quitte à bazarder ou noyauter les intérêts fondamentaux de la région, sa stabilité légendaire et la dignité du Gorgolois. Malheureusement pour certaines catégories de gens ,anxieuses de préserver l’essentiel dans toutes leurs démarches et attitudes obeissaient aveuglement aux recommandations et instructions farfelues mettant ainsi en danger la concorde civile et la stabilitè de la région .C’est donc dans cette atmosphère que les autorités locales avaient initié des réunions extraordinaires avec bon nombre de Kaédiens et Gorgolois pour mettre en place non seulement la préparation de l’accueil du président de la république mais de créer un climat malsain entre les populations à travers l’outil du renseignement profitant de cette circonstance toute particulière de diviser pour mieux régner .Très vite le climat de délation de la dénonciation, des calomnies et des règlements de compte prennent place et des sommes faramineuses ont été mises à profit pour casser le tissu social, désagréger la société et monter les uns contre les autres pour tirer le maximum de dividende et de réussite pour cette fête d’indépendance, Avec de telles pratiques pouvons-nous au niveau individuel parler de notre indépendance , pour celle de l’état sa faillite économique et sa dépendance vis-à-vis de l’étranger est avérée ,très honnêtement personne ne penserait le contraire .L’introduction calamiteuse de la nouvelle monnaie sans pédagogie ,sans information aux populations est un indice révélateur de la faillite économique du pouvoir et de ces méthodes antidémocratiques.

Les autorités locales ayant réussi leur jeu de division et de sape dans la ville, le général Mohamed Ould Abdel Aziz a trouvé nécessaire de les faire assister par le Colonel de la gendarmerie Hassan konè, fin connaisseur de Kaédi, nous avons fait le Lycèe de Kaédi avec cet officier qui connait parfaitement bien les sensibilités, les familles, les coins et recoins de kaédi . Grâce à cette organisation locale à vouloir semer la zizanie à jamais entre les Kaédiens, 274 agents de renseignement ont été recrutés, parmi eux les taximan, les piroguiers, les boulangers, les chômeurs ….etc, et la machine à mentir, à dénoncer à se précipiter sur une nouvelle semblait désormais opportune en compensation à une quelconque rémunération. C’était donc la course aux nouvelles, aux dénonciations, aux règlements de compte et à d’autres attitudes et comportements indignes de Dinbéens, voulant chacun ,coute que coute se faire un nom, une notoriété ou se voir plus utile ou plus apte que l’autre dans leur sale bésogne. Le 26 Novembre 2017 juste à mon arrivée, comme il est de coutume chez nous d’aller présenter immédiatement ses condoléances à la suite du décès d’un proche ,je me suis rendu à ma grande famille à Diagana Nkunda, chez l’Iman de la grande mosquée pour lui présenter mes condoléances suite aux différents décès dans notre cour.Aprés mes cérémonies de condoléances donc à peine arrivé, j’ai traversé la longue rue de la mosquée, naturellement, cette rue ressemble pour nous Gattagois de kaedi à la rue des champs Elysée à Paris ou l’on rencontre beaucoup de monde et les longues salutations fusaient entre moi et beaucoup de Kaédiens, avant d’arriver chez ma vieille maman de 92 ans que je voulais tant voir avec l’ensemble de ma famille. Vers 22 heures débarquent un escadron de policiers, âpres avoir minutieusement encerclé la maison et quatre d’entre eux rentrent à ma recherche , trouve ma mère devant l’entrée du bâtiment avec l’une de mes sœurs et ils demandent Mr Diagana Mamadou Youssouf , surprises et étonnées par leurs attitudes et fougues, la maman répondait que je ne suis pas là ,alors les mauvais souvenirs de mes précédentes arrestations d’Octobre 1987 et celle de Novembre 1990 lui revenaient ,elle avait commencé à paniquer à perdre son sang-froid .C’est en entendant ce brouhaha incompréhensibles ,pendant que je déballais mes bagages que je suis sorti pour voir ce qui se passer dehors et je trouvais quatre policiers dont le commissaire à ma recherche , sans rentrer dans les détails de l’altercation et des premiers échanges houleux, j ai fini par les suivre au commissariat afin de savoir le pourquoi de cette violation du domicile et de la vie privée et surtout sans un mandat quelconque car aucune justification ne permettait sur la base d’un soupçon de gêner la tranquillité d’un citoyen ordinaire comme moi.

La première légitimité d’un état est d’abord la protection de ces citoyens et me voilà chez moi en vacances ou l’on vient violer mon intimité, ma convivialité et ma tranquillité familiale au premier jour de mon arrivée sous le fallacieux prétexte d’une dénonciation d’un crève la faim à la recherche de quelques cacahuètes pour survivre, en inventant ou vendant aux autorités ma venue expresse à kaédi pour troubler, saboter ou perturber les cérémonies des festivités de l’indépendance. Comment dans un état de droit peut-on s’arroger du droit de violer le domicile et la tranquillité mentale et psychologique d’une vielle dame de 92 sous une pseudo dénonciation de la présence d’un opposant au régime ?A quelle juridiction pourrai je me plaindre pour cet abus inexplicable ? J’y réfléchis, je me concerte et m’associerai aux bonnes volontés et aux bons conseillers juridiques pour que ces genres de choses sont révolues en Mauritanie. Et qu’aucun citoyen à tort ne soit arbitrairement arrêté sur la base des ragots .

Quelques questions du commissariat de kaédi ce 26 novemvre 2017 à 22h

1) pourquoi êtes-vous à kaédi dans cette période? 2) Quelle est votre intention? 3) Pourquoi vous êtes opposant au pouvoir et que vous essayez de manipuler la jeunesse?4) Pourquoi vous ne voulez pas profiter comme tout le monde du système et rester tranquille? 5) L’organisation contre les violations des droits humains (OCVIDH) et la CAMME sont des tribunes du monde occidental ne parlant que du mauvais de la Mauritanie et vous êtes bien Mr Diagana à la tête de ces organisations? Beaucoup de vos écrits parlent du passif humanitaire, vous ne pouvez pas oublier ce sujet, pourquoi vous revenez toujours sur ces questions qui semblent trouver un règlement de la part du président Aziz ? etc… beaucoup d’autres questions encore plus marrantes et amusantes ont été posées, croyant pouvoir m’intimider ou me changer d’avis sur mes options et positions de militant des droits de l’homme. Chers compatriotes imaginez bien mes réponses à ces questions insensées, malheureusement, vouloir les étaler ressemblerait à de la vanité alors que le but de cet écrit est de dénoncer toutes ces fausses rumeurs et échanges dans les réseaux sociaux sur cette s arrestation et ces conditions . Il est à noter que je n’ai pas du tout été torturé ni déplacé hors de kaédi contrairement aux talentueux commentateurs. Je ne pourrai répondre que j’assumais, ces positions qui furent mon combat de tous les jours contre les injustices, les arbitraires et l’impunité, celles qui sont à l’origine de mon exil du fait d’avoir été témoin oculaire des exactions et des tueries extrajudiciaire, comment pourrai-je trahir ma conscience et trahir ces amis qui me confiaient leurs derniers mots avant leur dernier souffle dans les bagnes de la terreur . Non cela ne me ressemble pas ni à celui d’entre vous , qui a bercé dans la morale Islamique et du respect de l’humain dans toutes ces dimensions sans distinction de race et de couleur . C’est bien ce refus d’abdiquer qui est à l’origine, de ma séparation avec mon pays, ma ville et ma famille depuis des décennies pour que triomphe la vérité sans haine ni rancune et sans esprit de vengeance. Les voilà vouloir s’amuser avec cette fibre sensible, celle que Ould Taya et ses acolytes ne sont jamais arrivés à casser pendant de longues années de tentatives de corruption et de sape à tous les niveaux. A travers leurs questions insensées qui ne peuvent dissuader un militant de droit de l’homme ou tout simplement tout citoyen lambda convaincu et averti des graves violations des droits humains en Mauritanie, mes réponses ne peuvent qu’être qu’à la dimension et à la hauteur de mon parcours de militant inlassable pour balayer la culture de l’impunité , du racisme et de l’exclusion en Mauritanie. C’est donc dans ma compréhension ces discours et cette logique qui dérangent, pourtant c’est bien la vérité et c’est les raisons fondamentales de cette intimidation rocambolesque.

Comment notre police nationale peut-elle être instrumentalisée puis injustement arrêté de paisibles citoyens en vacances chez eux sous le prétexte d’une sécurisation excessive d’un cirque présidentiel dont le but est de leurrer , camoufler les vraies souffrances et manquements des populations,? Je ne pourrai en vouloir à toute cette police locale , ni même à certains fonctionnaires qui, malgré la pression et les ordres sordides travaillaient avec leurs consciences et ‘intelligence et arrivaient à séparer la paille de la graine, en ne voulant guère tomber dans les pièges de l’excès et des abus des autorités locales en ivresse de réussir à une quelconque promotion. J’encourage ces genres de fonctionnaires au passage de persévérer dans le droit chemin et de ne point céder aux mensonges et aux manipulations du pouvoir dans l’exercice de de leur fonction régalienne. Naturellement je tairai leurs noms mais l’exemplarité payera car ce pouvoir n’est point éternel et l’histoire leur donnera raison à tout point de vue.

Ces questions et réponses ont duré quasiment 3 heures d’horloge au bon vouloir du pouvoir oppresseur de Mohamed Ould Abdel Aziz, me privant de l’affection maternelle et du « Salamou aleykoum » fraternel que devait bénéficier tout hôte à son arrivée dans son terroir. un mensonge grotesque d’un dénonciateur en quête de miette de la part des renseignements généraux est venu perturber ma joie et ma liberté toute nouvelle avec ma famille sans compter la grande inquiétude et tristesse ‘d’ une mère, assez avertie des méthodes de nos renseignements généraux pour avoir souvent écouté les atrocités de nos tortures de 1990 à Jreida et à Mbeika .

Le Constat des ragots des réseaux sociaux

Après avoir constaté que beaucoup de contrevérités ont été dites sur l’ensemble des réseaux sociaux sur cette arrestation, il était de mon devoir d’y revenir mais beaucoup de non-dit resteront car beaucoup attendaient de moi des accusations sur un tel ou sur un tel, c’est méconnaitre mon caractère et mon comportement pour me demander de rajouter au déshonneur un autre déshonneur car tout cela ne pouvant profiter qu’à nos oppresseurs. Ce dénonciateur a déjà mon pardon, je continuerai beaucoup plus à les faire adhérer au bon camp, au camp de la morale de l’intelligence , de la cohésion nationale et de l’amour entre les peuples ,qu’à accentuer les divisions et les animosités gratuites sans lendemain et sans issue. Mais il est de mon devoir de rétablir certaines vérités, il est quasiment faux que Diagana Ibnou était rentré en pleine nuit par pirogue à Kaédi avec tous les ragots rapportés par ci par là dans les réseaux sociaux, en essayant d’alimenter la haine mais surtout la rage du pouvoir autocratique .Mon opposition aux injustices, aux inégalités, à l’exclusion et à l’impunité ne peuvent faire de moi un homme violent ou haineux ,ma lutte prône le pacifisme et je pense avoir compté des années malgré la surdité et la myopie des pouvoirs successifs à nos appels incessants de soif de justice,de proner la patience et l’exemplarité dans la lutte qui est la notre . Je suis donc comme tout autre kaédien ou Mauritanien, attaché à l’hospitalité à la cohésion et à l’harmonie entre tous les citoyens, vouloir me comparer à un extraterrestre serait une erreur d’appréciation que je tiens modestement à préciser à tous ces nouveaux venus du monde de la communication et de la diffamation.

Kaédi ville d’une vieille tradition d’accueil et de rencontre des civilisations.

En temps normal, avec une présidence normale, au lieu du saupoudrage des problèmes que l’on refuse de solutionner depuis plusieurs décennies en refusant d’y donner des réponses adéquates ou solutions définitives. Peut-être que nous n’en serions pas là à contester et à douter de la légitimité ou non de la journée de l’indépendance nationale . C’est quand la parole de l’autorité baigne dans l’arrogance, la provocation, dans le sentiment d’humiliation, de division des citoyens et de frustration des populations qui pleurent à la même date les assassinats par certains de ces autorités militaires en fonction ,que la question du 28 Novembre devient problématique et crée à juste titre des incompréhensions et des heurts dans les consciences car la culture de l’impunité est sciemment encouragée et entretenue par l’état et ses dirigeants qui piétinent nos institutions et les plus fragiles des citoyens continuent d’en souffrir terriblement.

Autrefois, à kaédi à la veille des indépendances, toutes les écoles s’activaient, le drapeau national était dessiné minutieusement par chaque élève ( attention sans les deux bandes rouges) et la concurrence entre les écoles, les maitres et autres catégories de la population était rude mais passionnante .Pourquoi cette même fête d’indépendance devient aujourd’hui problématique et ne retient plus l’attention d’une catégorie de nos composantes nationales? Au lieu de trouver une solution nationale à un problème national, on laisse perdurer dans l’insouciance dans l’espoir de faire oublier hypothétiquement des crimes. Malheureusement cela pourra encore durer des années, mais l’oubli n’aura jamais de place dans pareille circonstance.

Sur le plan religieux et humain kaédi a toujours été un lieu de rencontre culturel, social et religieux grâce à ces universités religieuses traditionnelles à ses mosquées et Zawiya historiques que les historiens ont eu très souvent à citer et à décrire Je ne donnerai qu’une seule illustration de cet accueil et de ce brassage entre les civilisations qui marquent l’histoire de kaédi c’est celle de Cheikh Sidi Mohamed Lakhdal , vers les années 1800 largement passées ,le passage de cet homme de Dieu , Cheikh Sidi Mohamed Lakhdar venant de Tlemcen (Algerie) à la recherche du (Qutb ) en l’occurrence Cheikh Hamahoullah de Nioro du sahel pour lui remettre la succession de la Tariqa 11 grains , aprés 23 ans à sa recherche ,il fut bel bien accueilli à Kaédi chez les Diagana plus précisément à » DALIILU » pendant qu’il voyait la lueur de Cheikh Hamahoullah vers Nioro et les gens de kaédi avaient bien embrassé 8 ans la Tariqa 11 grains avant même que Hamahoullah n’ait le don. par cet envoyé mystique de Cheikh Tahara .Tant d’autres érudits et sages de la sous-région ont bénéficié de l’accueil des kaédiens sans contrepartie,sans compter de nombreux présidents Africains et Arabes accueillis par le Maire de la ville, feu Youssouf Koita, faisant l’honneur et la grandeur des Dinbéens. Alors si l’accueil d’un président de la république fait polémique et des dissensions entre Dinbéens, il était du devoir de ce président de revoir sa copie et de créer enfin les conditions d’une Mauritanie réconciliée, créer les conditions idoines d’une cohabitation saine, d’une égalité parfaite entre les citoyens et l’abandon des pratiques inhumaines qui sont l’esclavage et le racisme. En temps normal, à situation normale, qui pourrait contester ou contrecarrer la présence d’un président à l’intérieur de son pays. Alors revisitons notre histoire notre présent pour que demain soit une vie paisible pour les Mauritaniens qui viendront après nous. Cela dit clairement que nul ne peut mettre en doute l’hospitalité et les qualités d’accueil des kaédiens si ce n’est ce contexte troublant de mépris et de perpétuelle provocation à des desseins inavouées de la part du pouvoir en place

Mobilisation des cadres et populations plus asphyxie de l’économie lors de cette cérémonie

Il a été remarqué que cette cérémonie d’indépendance n’est rien d’autre qu’un gouffre financier pour notre économie nationale et locale, qui tourne déjà au ralenti. On se plait de mobiliser tous les cadres de notre administration en créant une paralysie dans les services de l’état, les envoyant assister tous sans exception à une cérémonie, à une séance d’applaudissement ou de prise de thé pendant que les malades souffrent par exemple dans les hôpitaux pour ne citer que cette institution malade mais qui s’occupe tout de même des malades. Les marchés et les boutiques étaient contraints à la fermeture et les populations des villages reculés sommés d’emprunter tous, des camions affrétès pour venir assister à la fête du chef. A travers cette pratique on assiste à l’asphyxie de notre économie avec toutes les conséquences sur la vie des plus fragiles qui peinent à joindre les deux bouts avec la flambée des prix, escamotée actuellement par le changement de monnaie, soit disant un zéro en moins comme si cela resoudrait le probléme du panier de la menagère.

Alors, quel bilan ai-je tiré de cette cérémonie,? galère, autocratie, confusion entre les institutions est un homme qui est le président de la république, confusion entre les biens publics et les biens privés, prise en otage des populations et mise en veilleuse de leurs activités ,fragilisation du tissu social , désunion etc…

Réalisations trompe l’œil de l’indépendance à kaédi et faille sécuritaire

EH oui l’artère principale entre l’aéroport est très belle, goudronnée, élargie, au gouvernorat de nouveaux bâtiments réalisées, des poteaux électriques pour la lumière dans la ville, 2 feux rouges, mais tout cela à quels coups ? Pour quels buts ? Pour quels impacts économiques ? Quelles étaient les entreprises en charge de leurs réalisations ? La priorité était-elle l’installation de deux feux rouges à kaédi au détriment de nos écoles ou les élèves s’entassent par centaine dans les classes? Ne fallait-il pas donner la priorité aux éleveurs et aux agriculteurs en cette période cruciale de la sècheresse au détriment de 2 feux rouges ou oranges ou les charretiers, taximan et policiers daltoniens ne savent ou ne peuvent faire la différence entre rouge et orange ? L’hôpital de kaédi ne compte que 2 médecins pour une ville qui compte environ 100 000 habitants, il n y ‘avait-il pas suffisamment de raison de ne pas dilapider nos biens avec les factures de la menthe , des tapis, du méchoui et des balivernes à la bagatelle des millions , pendant que les malades chiffrent dans un hôpital désertique. Les enfants exclus de l’éducation à l’âge de 10 ans faute de documents d’état civil volontairement voulu par le pouvoir ne sont-ils pas des priorités ? L’assainissement de la ville source de maladie n’est elle pas une priorité?

Le constat est que le général Mohamed Ould Abdel Aziz endort les villes avec cette mascarade de fête à la tirelire ou les caisses de l’état sont vidées non par pour l’essentiel dont par exemple l’éducation et l’insertion de la jeunesse mais pour sa promotion et celle de permettre à des entreprises alliées de s’enrichir et d’engranger des bénéfices exorbitants sur le dos de nos maitres économies nationales et locales. Le souhait de notre président de rentrer dans l’histoire en touchant aux différents symboles dont l’hymne, le drapeau, la monnaie sans que l’on définisse et observe les intérêts de la nation sont les indices d’une personnification qui rongeraient incontestablement au développement harmonieux de la Mauritanie.

Si l’on devait tirer un bilan ce que nous avons eu deux feux rouges mais sans écoles ni éducation, ni bibliothèque, ni salles de sport, ni centres de formation professionnelles adaptées à l’insertion de la jeunesse. A la place de tout cela on nous fait croire que le boulevard de l’aéroport est beau. Et après, allons-nous manger du goudron comme le disent mes amis Ivoiriens de la diaspora? Chers compatriotes l’exemple kaédien vaut pour tous le pays de Néma à Zouérate, vous ne pouvez pas et devez pas ignorer ou laisser faire ces abus.

Malgré ces sommes faramineuses destinées à la sécurité au démantèlement du tissu social, et la sécurisation systématique du défilé de la cérémonie d’indépendance, les braves veuves et orphelins des victimes des tueries extrajudiciaires ont reçu à démontrer l’incapacité et la nullité du corps sécuritaire ,puisqu’ils sont arrivés malgré le cordon sécuritaire ,les agents de renseignements dans toutes les rues et recoins à dérouler leurs banderoles au passage du cortège présidentiel avec tout ce que cela a comporté comme désagréments , de répression et d’arrestations arbitraires. Comment en démocratie peut-on interdire les voix discordantes et ainsi réprimer aussi sauvagement toute opposition à s’exprimer si les intentions de notre président étaient si sincères?

Chanter que kaédi est devenu, beau et que désormais les chameaux s’arrêtent aux feux rouges ou oranges c’est vraiment passer à côté des priorités des kaédiens, c’est aussi méconnaitre la douleur et la souffrance des victimes .Quand la date du 28 Novembre devient une date de provocation du pouvoir en connaissance des causes du malaise des uns contre les autres sous l’œil d’une justice inféodée et instrumentalisée on est forcément indexé d’être dans la surenchère et dans la provocation. Question à nos lecteurs, Faut-il attendre les cérémonies d’indépendance pour construire ou faire semblant de quelques réalisations rares dans ce pays ?

Alors croire que nous allons nous taire à la suite de ces arrestations arbitraires ,aux répressions et aux intimidations c’est vraiment ne pas comprendre notre soif et détermination pour une Mauritanie, harmonieuse, plurielle ou les discriminations, l’esclavage et le racisme seront définitivement derrière nous Si c’est cela le motif de nos arrestations , d’autres suivront car la vérité est révolutionnaire et appartient à Allah, nous autres, sommes mortels et d’autres reprendront inchallah le flambeau de l’humanisation et du vrai developpement de la Mauritanie. Croire que par ces methodes nous tirerons la Mauritanie vers le haut, c’est rêver profondément , c’est se donner bonne conscience et endormir les ésprits fragiles, je refuserai l’apocalyspse pour mon pays et serai du côté des justes.pour dénoncer les abus. Si j’ai eu à blesser quelqu’un par cet écrit, à savoir que tel n’est point son but, je lui demande pardon. Il me fallait ma version des faits pour laver ma conscience et rétablir la véritè et rien que la vérité.

wa salam à tous

Ibnou Youssouf Dagana

Paris le 26 Janvier 2018

Crédit source: site OCVIDH est le site officiel de l’organisation contre les violations des droits humains en Mauritanie

Pourquoi faut-il douter?


Avoir la bonne information est crucial pour tout élément d’un environnement donné, afin d’opter pour un comportement donné.
La première question est: qu’est ce qu’une bonne information? mais aussi; comment savoir que l’information dont on dispose est la bonne?
L’environnent est une source intarissable d’informations pour les éléments qui s’y situent.  Il est vital pour un élément qui évolue dans un environnement d’acquérir un niveau suffisant de connaissance pour se maintenir dans le rythme de vie, qui lui-même est évolutif. L’élément dont on parle peut être une poule dans la cour, une entreprise dans le marché, un singe dans la jungle (sans vouloir faire une référence contextuelle et malheureuse), mais aussi cet élément peut bel et bien être l’homme dans l’univers…

Et c’est précisément le cas de ce dernier qu’on va prendre comme exemple.

L’homme a cette particularité de posséder des fonctions de réflexion sur son milieu, cela a entraîné son incommensurable action sur celui-ci. Et ce sont quelques aspects de ces fonctions de réflexion qui sont au coeur de notre note.
Mais si nous revenons un peu à la question de savoir ce qu’est une bonne information, une réponse floue mais suffisante pour la suite serait de dire c’est celle qui coïncide la plus avec la réalité qu’elle a pour but de décrire, donc celle qui maximise les chances de réussite du comportement qu’elle suggère de choisir. Ce qui fait d’ailleurs son caractère indispensable.
Mais l’être humain dont on parle émerge d’un long périple de la nature; des mutations, des sélections successives ont pondu cet oeuf complexe qu’est l’humain. Il agit sur la nature à travers; principalement, ses fonctions de réflexion. 

L’intuition, sous toutes ses formes, paraît être l’outil favori au stade de cet être. Seulement l’intuition est trop faillible, elle s’appuie sur des automatismes assez naïfs ou primitifs, en tout cas le plus souvent incontrôlés. Cela fait que cet outil naturel de l’homme est loin d’être fiable, ses suggestions sont toujours à remettre en cause pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un mirage, d’une illusion d’optique, etc…

De plus, les cinq sens d’introduction d’information brute, ceux qui sont les frontières sensitifs qui s’établissent entre l’homme et son environnement sont loin d’être parfaits, au contraire ils sont facilement mis en échec par des manipulations élémentaires. Or des croyances entières ont été mises en place à l’aide de ces sens, et de cette intuition.

Ce qu’on est entrain de voir, c’est que la façon la plus naturelle à l’homme pour appréhender son environnement et acquérir l’information vitale est peu fiable car facilement manipulable. Que faire?
La rationalité! Assez tôt, des humains ont essayé de mettre au point des raisonnements afin de les utiliser contre les duperies occasionnées par la vue des sens et de l’intuition brute. Il s’agit d’une façon de vérifier les suggestions, de procéder par vérifications successives… Il s’agit de douter!
Le doute trouve ainsi un rôle d’assurance, de protection mentale.. Surtout qu’en plus de l’imperfection des sens et de l’intuition, il arrive très souvent que la source informatrice tente de manipuler les sens humains pour arriver à un but fixé!
Alors douter c’est bien, c’est vital! Mais il y a l’art de douter.
Cela a conduit à la naissance de la science en générale, pour y développer cet art dans des contextes variés.

Une science est un doute méthodique.
On pourra en discuter si vous voulez!

Pullo Gaynaako



Crédit source: Post Facebook Pullo Gaynaako, mathématicien mauritanien.