L’antiesclvagisme en Mauritanie: Guidimagha, 6 Mars 2018 , un rendez-vous historique !?

Les autorités publiques s’organisent à Selibaby, capitale régionale du Guidimagha, pour la journée nationale (6 Mars) de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles. Nous espérons qu’une communication instructive et d’éveil sera portée et axée sur le régime coutumier et féodal soninké qui couve et perpétue des manifestations relevant purement des séquelles esclavagistes. Certains éléments de la mouvance GANBANAAXU FEDDE* sont présents auprès de cet événement historique initié par l’État Mauritanien en la matière dans cette région du Sud. Rappelons le , l’esclavage avait été aboli en 1981 pour la première fois en Mauritanie. Peu de ressortissants du Guidimagha profond en milieux soninkés en particulier ne savaient à l’époque surtout parmi ceux qui subissaient le joug violent des pratiques inhumaines. Aujourd’hui avec la loi 2015-031 qui criminalise les pratiques esclavagistes et condamne durement toutes manifestations affiliées, il est temps que le message arrive aux populations rurales de notre région. Ainsi, une volonté politique doit être sérieusement orientée afin de peser sur les administrations régionales qui ne se bousculent pas trop sur les problématiques liées à l’esclavagisme.

Nous souhaitons une Journée Réussie aux diffetents participants (ONG, PERSONNALITÉS, ASSOCIATIONS, PARTENAIRES SOCIAUX ET POLITIQUES).

* Mouvement CITOYEN et PACIFIQUE pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkés.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

URGENT: le doyen Demba Diarra est au tribunal à Nouakchott!

« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… » Thomas SANKARA

Notre oncle Demba Diarra est arrivé au tribunal suite aux plaintes déposées par des milieux féodaux soninkés à son encontre. Militant abolitionniste et antiesclavagise au sein de la communauté soninké, on croit pouvoir porter les intimidations à un nouveau palier.

TOUS DERRIÈRE LUI… PLUS QUE JAMAIS.

Regardez « Journal Ganbanaaxu 6ème edition » sur YouTube

La JT chaîne YouTube GANBANAAXU FEDDE. 

Regardez « Conférence (1ère partie): Religion et Culture | Oustaz Madiakho Tandjigora ,Oustaz Ablaye Ba… » sur YouTube

Ouverture à Selibaby d’un colloque sur les effets négatifs des drogues et des produits psychotropes 


Selibabi,,  06/01/2018  –  Le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud, a supervisé, samedi à Selibabi, l’ouverture d’un colloque sur les effets négatifs des drogues et des produits psychotrpes sur les individus et la société.

La rencontre qui dure deux jours a pour but de présenter plusieurs conférences animées par des oulémas, des Imams et des acteurs dans ce domaines sur les dangers de la drogue et des autres produits psychotropes sur les individus et la société.

Dans un mot prononcé pour la circonstance, le ministre a indiqué que ce colloque s’inscrit dans le cadre de la campagne permanente menée par son département pour lutter contre les drogues et les produits psychotropes, en édifiant l’opinion publique nationale sur les effets néfastes de ces produits et leurs répercussions négatives économiques et sociales sur l’individu et la société.

Il a précisé que ces produits conduisent à la destruction de la société et nuisent à ses valeurs morales et religieuses.

Le ministre a souligné que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a très tôt pris conscience de ce danger et n’a cessé dès lors d’insister sur la nécessité de faire face à ce phénomène très inquiétant, appelant les oulemas, les Imams et les guides d’opinion à conjuguer les efforts pour prémunir notre société de ce mal que constitue la drogue, en tant que plus grand handicap au développement.

C’est pour cette raison, a dit le ministre, que le gouvernement a déclaré une guerre sans merci contre les drogues à travers le renforcement de la sécurité et l’intensification de l’organisation de colloques et de séminaires dans le but de dynamiser le rôle des mosquées, des Cheikhs de mahadras, de Zawiyas et des instituts ainsi que des organisations de la société civile en vue de contribuer sérieusement à la mobilisation des citoyens pour qu’ils luttent contre ces produits nocifs.

Le ministre a émis le voeu de voir ce colloque contribuer, avec les efforts des oulemas et des Imams dans cette wilaya limitrophe plus exposée au fléau que d’autres, à prémunir davantage les populations contre la drogue et les produits psychotropes.

Pour sa part, le maire de Selibabi, M. El Hadrami Ould Weddad, s’est félicité de l’organisation de ce colloque dans la ville de Selibabi, souhaitant plein succès aux travaux des participants et se disant convaincu de la capacité des oulemas et des Imams à orienter la société et à lui indiquer les moyens lui permettant d’éradiquer ce fléau nuisible et dangereux .

De son côté, le secrétaire général adjoint de l’association des oulemas mauritaniens, M. Lemrabott Ould Mohamed Lemine, a insisté sur l’importance de ce colloque et des thèmes qu’il traite, ajoutant que son association jouera pleinement son rôle pour lutter contre le fléau grâce à la sensibilisation des citoyens.

La cérémonie d’ouverture du colloque s’est déroulée en présence du wali du Guidimakha, M. Diallo Oumar Amadou du hakem de la moughataa de Selibabi et des autorités administratives et sécuritaires dans la wilaya.

Crédit source: AMI (Agence Mauritanienne d’information via son http://www.ami.mr)

Communiqué de presse d’ARMEPES-France et ses partenaires : stop aux injures haineuses de certains adeptes de féodalité soninkée !

Depuis quelques mois , la mouvance abolitionniste intracommunautaire soninké subie toutes sortes  d’attaques insultantes et apologistes d’une manière chronique et soutenue. En effet notre activisme pacifique de sensibilisation est particulièrement honni par des milieux féodaux et réactionnaires. Ces derniers ne ménagent aucun effort pour salir et agresser verbalement les membres actifs du mouvement GANBANAAXU FEDDE qui ne demande que la mise en place de certaines réformes sociétales en milieux soninkés. Ces demandes que nous estimons légitimes apparaissent comme un sacrilège pour certains esprits arrêtés au 16ème siècle. 

Ainsi par ce communiqué de presse, nous alertons les autorités mauritaniennes et françaises, mais aussi les consciences progressistes dans la communauté soninkée sur les manœuvres provocatrices et répétitives venant des milieux bien connus. Et nous tenons à rappeler ici certaines sorties langagières pour édifier l’opinion publique :
■ la création réactionnaire d’un mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement  « démocratia islamique » dont certains  membres se sont donné comme « activité joyeuse » un matraquage injurieux insultant la mémoire des ancêtres de ceux qui subissent aujourd’hui l’ordre féodal soninké. D’ailleurs plusieurs de nos membres ont introduit des mains courantes auprès de la police française concernant ces provocations incessantes d’éléments obsédés par notre militantisme pacifique. Nos procédures sont en cours à ce jour. 
■ En Mauritanie, à Nouakchott , un élément particulièrement virulent membre du groupe Whatsapp cité, dénommé Tapa Coulibaly pourtant d’extraction sociale esclave dans la communauté soninkée, s’attaque quotidiennement à nos membres en faisant à ciel ouvert l’apologie de l’esclavage. Très chouchouté par les milieux féodaux et réactionnaires, il se croit invincible et inatteignable par la loi en Mauritanie parce qu’il serait soutenu par certains policiers soninkés et d’autres personnes influentes proches du pouvoir. Ces derniers jours, il s’est permis via un audio de défi apologiste de l’esclavage, une attaque particulièrement virulente contre toute la communauté haratine de Mauritanie. Pour rappel la loi 2015-031 en Mauritanie dans son article 19 stipule : « Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2)  ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. »
■ Aussi depuis plusieurs mois, un dénommé Boudalaye Adama camara, mauritanien vivant aux États-Unis, connu sous le pseudo via réseaux sociaux « Dommoone kagoro camara » , s’acharne également sur nous par toutes les voies manipulatrices à travers audios et vidéos avec traces matérielles disponibles à ce jour. Sa dernière sortie audio nous visant a été d’une immoralité abjecte. Il s’est réjoui d’un naufrage fluvial qui avait coûté  la vie à 9 personnes originaires du village de Guemou. L’accident s’était produit dans la journée du 15 juin 2017 au niveau du village de Sollou sur le fleuve Sénégal. Ce monsieur a stigmatisé ces victimes qui allaient pêcher, en disant qu’elles seraient mortes pour leur attrait pour la pêche qui serait le propre des esclaves selon lui.

Par ce communiqué en guise de témoin et d’alerte, nous exprimons nos inquiétudes sur des possibles actes violents à cause de ces multiples provocations qui ne  cessent pas depuis plusieurs mois et que nos membres sont à bout de supporter ces traitements humiliants et insultants pour eux et surtout pour leur mémoire ancestrale.

Paris 1 janvier 2018
La CECOM ARMEPES-France 

La monnaie mauritanienne : la valeur nominale et les visuels changent ce 1 janvier 2018! 

Les mauritaniens vont vivre l’irruption progressive d’un changement de valeur nominale de l’ouguiya. Concrètement d’après diverses sources dignes de confiance notamment du côté de la BCM (Banque Centrale de Mauritanie), certaines valeurs nominales seront réduites d’un zéro. Ce changement s’annonce très pratique au niveau du volume-liasse, par exemple; le million d’ouguiya qui devient cent mille sera plus léger et moins encombrant. Un autre effet sera sensiblement d’ordre psychologique pour les habitués du change devise du secteur informel de la diaspora. Un exemple; aux débuts, il ne sera pas facile de faire comprendre à une maman au village que les 2000 ouguiya nouveau visuel équivaut à 20000 ouguiya en valeur réelle anciennement connue. Encore si le 25 décembre 2017 par E-banking, quelqu’un qui consulte son compte avec un solde de 200 000 ouguiya et une semaine après si 20 000 ouguiya s’affiche et qu’on n’est loin de la nouvelle donne transactionnelle du quotidien dans les marchés, ça donne à cogiter intimement…qui sait!?

☆☆☆◇◇◇Bonne année 2018 à TOUS et bonne année monétaire en plus aux MAURITANIENS ◇◇◇☆☆☆



K.S


 

Visuels tirés de la Page BCM

DIALLO Ousmane Kodoré, 2 ème vice-président ARMEPES-FRANCE alias LINKY nous conte l’histoire de Fegui.


https://youtu.be/yhMj26brIsc

ARMEPES-FRANCE – Après Yimbi Kumma, le 2ème vice-président de l’ONG- ARMEPES-France, M. Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY son nom d’artiste, natif de Toulel, vient de dédier une belle chanson au village Malien Fegui, pour rendre hommage à un vieux sage homme, répondant au nom de Samba Dabo.

Le pauvre vieux a vu du jour au lendemain, la foudre féodale s’abattre sur sa tête, sa demeure d’une villa murée, clôturée par un mur en béton, lui privant toute possibilité d’entrée ou sortie de chez lu, parce qu’il refusa d’accomplir les veilles coutumes (LAADA ou EL-ADA) ancestrales qui reposent sur la pratique de l’esclavage et ses séquelles.

Le vieux a eu le soutien immédiat de Ganbanaaxu Fedde, une plainte a été déposée, les autorités Maliennes ont immédiatement rétabli M. Samba Dabo dans ses droits en appliquant la loi avec la condamnation des auteurs de l’infraction. Les féodaux paradaient partout qu’ils sont les seuls détenteurs de la terre à Fegui.

Ils ignoraient les principes d’un état de droit, les autorités Maliennes les ont vite ramenées à leur place de simple citoyen, loin d’être au dessus des lois. Voila ce qui manque en Mauritanie.

Les féodaux du village de Fegui pensaient, qu’en ayant des parents hauts placés dans l’administration Malienne, également, détenteurs de la mairie de Fegui, ils sont les rois du ciel et terre pour bafouer les droits de pauvres personnes.

Faut-il rappeler que le cas de Fegui n’est pas isolé dans le milieu soninko, particulièrement dans le Guidumakha, les Féodaux tapis dans le parti au pouvoir (UPR) sans conviction agissent de la même sorte chaque jour.

Ils font vivre les villageois l’enfer sur terre avec une administration corrompue. Tout villageois qui rejette leurs coutumes esclavagistes, est harcelé, traqué au quotidien par des expropriations foncières qui reposent sur des fausses plaintes.

Certains sont priés de quitter le village carrément. Il est temps que l’administration locale à l’intérieur du pays (gouverneur, préfet, procureur, juge ou cadi etc…) prenne les choses en main, applique les lois de la république en rétablissant les pauvres citoyens dans leurs droits.

Chaque jour, des pressions pleuvent sur les fonctionnaires dans régions, venant de ministres, directeurs, conseillers du président etc…. C’est tellement honteux.

La chanson de l’histoire fegui

Il était une fois à FEGUI un village au Mali

Oh Hommes ! Écoutez l’aigle royal (goppendokampo)
C’est l’histoire de mon père
Un homme qui nous dépasse de loin
C’est la victoire de mon père
Un trophée de ganbanaaxu fedde
Il y a eu et existe des Hommes courageux à FEGUI, si je pourrais encore hier je choisirai le Nom Dabo

Je te tends la main avec cœur ouvert car je peur du pêché
Ton regard me suffit pour savoir si tu me porte dans ton cœur
2017 c’est une Année pas comme les autres
Je n’ai pas senti la fraternité en soninkara
Pourtant nos parents ont travaillé ensemble
Pour le bonheur de ce village

Eh Elhadjs! Mais pourquoi aviez vous construit ce mur ?
Eh Elhadjs ! Mais pour quelles raisons cet enclos ?
Oh que je suis aveugle ! C’est La coutume de mes ancêtres qui m’assassine
On me ligote avec les pratiques ancestrales
À cause de cette coutume, les Hommes ne s’aiment plus et ne s’entraident plus.
L’aigle royal vous dit que cela doit cesser
Oh les traîtres, stop à la provocation
Et que cela ne se produise plus.

Refrain

Fegui, Fegui, Fegui, Fegui

Fegui Fegui, Fegui Mali

Si le mariage est inconcevable alors à dieu cette coutume ancestrale.

On a peur de personnes (ganbanaaxu)
Pour les droits humains
On est sur toutes les lèvres
Vivons ensemble jusqu’à que la mort nous sépare
C’est ce que souhaite tout noble
Nos ancêtres ont connu des moments de guerres et de paix
Ils ont su gérer avec intelligence et méthode
Ceux qui veulent gouverner aujourd’hui n’ont aucune sagesse

Leurs crânes ressemblent à une route goudronnée
Ils rompent comme une poule sur ses poussins
Prenez exemple sur le vieux Dabo
Que vos familles ne dépendent de personnes
Que leurs libertés ne se trouvent pas entre les dents d’aucun Hommes
Oui ! Ils disent que je suis une mauvaise personne
Car je ne cautionne la féodalité
Mais pendant combien des jours, ma maison est restée fermer ?
Entourée par leur clan armé avec des machettes
Dont ma seule défense était la patience dans l’espoir
Seule l’Etat nous séparera !!!

Je suis vieux Dabo, aucune haine ne coule dans mon sang
Aidé par les discours de Ganbanaaxu Fedde, on a évité la guerre
Aucun jour n’est passé sans que Moro Kanouté ne m’appelle pour me rassurer dans patience

Non on ne souhaite pas la guerre

Le passée est révolu, aujourd’hui je te pardonne

Goppé(l’aigle royale) ne demande que l’Union
Dans un village aussi grand
Sans injustice, je suis partant
Sans esclavage, je suis prêt
Mais que certains ferment leurs gueules et qu’ils se tiennent au garde à vous On ira tous ensemble, même si beaucoup tomberont en route
Certains Hommes nous devancent
Le courage nous conduit à la victoire
Ganbanaaxu, nous accompagnerons soninkara
Ganbanaaxu, derrière tous les Hommes.

Ecouter avec le lien suivant :https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=yhMj26brIsc&app=desktop

Biram Dah Abeid : « Des Noirs mauritaniens sont possédés par des Mauritaniens arabo-berbères » 

Mauritanie

Biram Dah Abeid est  la figure emblématique de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie, une pratique qui subsiste sous plusieurs formes, malgré les efforts entrepris pour y mettre un terme définitif. Mais son combat n’est pas du goût de tout le monde dans un pays où il est poursuivi en justice et qu’il a souvent quitté pour s’établir au Sénégal voisin. Ce militant des droits de l’homme, qui dirige l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie, porte un regard critique sur l’attitude de l’Union africaine face à la vente aux enchères de migrants africains en Libye, laquelle a suscité un concert de condamnations à travers le monde, et ne se montre pas tendre à l’égard des autorités mauritaniennes qu’il accuse d’entretenir l’esclavage, sous une façade de réforme. Issu de la communauté haratine, constituée de Maures noirs descendants d’esclaves, Biram Dah Abeid a répondu aux questions du Point Afrique lors de son récent séjour à Paris.   

Qu’en est-il de lutte contre l’esclavage en Mauritanie ? 

En 2017 et en 2018, qui point, environ 20 % des Noirs mauritaniens sont possédés par des citoyens mauritaniens arabo-berbères, le plus légalement du monde. La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise cette pratique. Ce corpus est inscrit dans la Constitution et considéré comme la principale source du droit et la seule interprétation officielle, valide et acceptable des textes sacrés du Coran et de la geste du Prophète. La Constitution actuelle, adoptée en août dernier, dit dans son préambule que la principale source des lois est la charia islamique. Pour l’essentiel, il s’agit de livres de l’école malékite, comme ils l’appellent en Afrique du Nord. Ainsi, la loi fondamentale sacralise-t-elle un code négrier, dont les visées esclavagistes dénient, de facto, l’égalité entre les races noire et blanche et autorise des musulmans à réduire en esclavage d’autres musulmans. Cet enseignement, constitué de normes, de jurisprudence et de principes généraux, codifie l’inégalité de naissance, autorise la vente d’êtres humains, leur châtiment corporel, le viol des femmes serviles et autorise la castration des mâles noirs. L’ensemble de ces prescriptions figure, en des termes explicites et pratiques, dans de tels livres ; dans un élan d’insurrection morale, volontaire et symbolique, j’en ai incinéré quelques uns, le 27 avril 2012. Des personnalités, des partis politiques et une partie de la population réclamèrent ma tête. Je ne suis pas sous le coup d’un mandat d’arrêt mais un dossier se trouve dans les tiroirs de la justice, par lequel le ministère public réclame la peine de mort contre moi au motif que j’aurais brûlé des «références sacrées ». La sentence est pendante, comme un chantage. Malgré tout, le chef de l’État, le Parquet, la majorité  des partis politiques organisés et les soi-disant érudits, pour la plupart des hauts fonctionnaires, réclament encore mon exécution. 

Avez-vous quitté la Mauritanie pour vous établir au Sénégal après avoir dénoncé l’esclavage qui a cours dans votre pays ?  

Je suis basé au Sénégal, à intervalle plus ou moins réguliers, pour des raisons de sécurité et de bien-être de ma famille et de mes enfants. Je reviens de temps en temps en Mauritanie, malgré le risque parce qu’il faut bien poursuivre la lutte. Je passe par l’aéroport ou à la frontière avec Sénégal, mais quand j’arrive dans mon pays, je suis escorté par la police et la gendarmerie jusqu’à la maison. Et l’on m’interdit d’établir une relation physique avec la population. Mes détracteurs prétendent que l’incinération de ce code négrier est un acte d’apostasie passible de la peine de mort.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz affirme qu’il n’y a plus d’esclavage en Mauritanie, tout en admettant néanmoins qu’il y a encore ce qu’il appelle des séquelles de l’esclavage… 




Je vous renvoie aux documents des rapporteurs spéciaux des Nations Unies. Leurs enquêtes ont été  transmises au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ils ont écrit sans ambiguïté que l’esclavagisme tue d’une mort lente des milliers de Haratines mauritaniens. Le rapporteur spécial de l’ONU sur l’esclavage est une personne crédible qui n’est pas sous les ordres de Biram Dah Abeid.
Le président Abdel Aziz recourt au déni ; ce faisant, il contredit l’inflation législative qui tente de compenser l’ampleur du scandale par un surcroît de pénalisation formelle mais sans jamais toucher au fond du problème, à savoir l’idéologie raciste. Pourquoi avoir prôné la mise sur pied des juridictions spéciales pour prétendument réprimer l’esclavage si la pratique a disparu ?  Pourquoi a-t-il financé une chambre de juges ad-hoc pour réprimer l’esclavage s’il n’y a plus d’esclaves ? En réalité, ce sont bien les militants anti-esclavagistes qui partent en prison. La persécution qui s’abat sur eux en dit long sur la persistance de l’injustice servile en Mauritanie. 

La nouvelle Constitution, adoptée en août 2017, est-elle considérée comme une avancée majeure sur le terrain des droits humains ?   

La Constitution a été tripatouillée… Sur le plan des libertés, il n’y a pas eu d’avancées, non plus de recul ; disons que la réforme a été inutile. L’hymne national adopté est sectaire car inspiré par l’extrême droite arabo-berbère raciste et conservatrice. C’est un groupe informel qui gravite autour des militaires arabophiles qui sont adeptes d’un racialisme nimbé d’islamisme ; selon la mentalité dominante dans cet univers de paranoïa antioccidentale, la Mauritanie est une citadelle arabe, cernée de Noirs conquérants. Certes, l’écrasante supériorité numérique des noirs est un fait qui s’accentue, en Mauritanie, par la force de la démographie. Or, le risque de dissoudre l’arabité de la Mauritanie relève du fantasme puisque les descendants d’esclaves d’origine subsaharienne ne parlent que la langue de leurs maîtres. Toujours est-il que les Noirs, y compris les Haratines, constituent, au minimum, 80 % de la population ; la tendance est exponentielle. 

La Mauritanie est une société multiculturelle, fruit d’une histoire douloureuse et des particularismes… Qu’implique le fait d’être noir dans ce pays en 2017 ? 

Être noir en Mauritanie ? Je voudrais rappeler tout d’abord que sur un plan strictement historique, les Noirs sont les habitants autochtones de la Mauritanie. Les autres – berbères puis arabes – sont des allogènes, venus, par deux grandes vagues, aux Xème  XVIème siècles. À travers la nouvelle loi sur le recensement que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a mise en place, tous les Noirs doivent prouver leur « mauritanité ». Ils sont tenus de remplir un formulaire inquisiteur et répondre ainsi à un questionnaire devant les agents recenseurs. Or, la plupart ne savent ni lire ni écrire et ne disposent de l’état-civil de leurs ascendants directs. Les Maures blancs abordent l’épreuve administrative avec beaucoup moins de contrainte.  C’est pourquoi, beaucoup de Noirs mauritaniens sont tombés dans l’apatridie, parce qu’ils n’ont pas pu remplir les critères d’exclusion définis dans le cadre de l’enrôlement. Nous tentons de les recenser, malgré les difficultés… Je vous signale toutefois, sans risque de me tromper, que cette situation concerne des centaines de milliers de personnes. Beaucoup d’enfants noirs mauritaniens ne peuvent plus aller à l’école parce que leurs parents buttent encore sur l’écueil de l’identité. 

Qui détient le pouvoir économique et politique en Mauritanie ?  

Une minorité ethno-sociale gouverne et jouit, même si en son sein, une majorité subit mais se tait, par esprit de corps. Les Maures blancs ont si peur de l’égalité et de la dilution de leur supériorité dans un Etat de droit, qu’ils préfèrent le déni à la lucidité ; ainsi, reproduisent-ils sans répit un modèle d’autodéfense suicidaire qui consiste à se refiler les privilèges, en vase clos. Pourtant, le chef de l’État et son entourage ont mis au ban toute la concurrence économique, sous la chape d’un monopole d’essence néo-patrimoniale.  Ils ont verrouillé la banque, l’armée, les marchés publics, l’immobilier, l’agriculture, la pêche, le commandement militaire et jusqu’au magistère religieux. Le système se reproduit sur le mode incestueux d’où sa dégénérescence fatale. 

Comment sortir de ces graves discriminations ?   

Seule s’offre à nous l’option de la poursuite d’un combat non-violent, en faveur des idéaux d’universalisme. IRA-Mauritanie et quelques associations alliées ont créé un mouvement de droit civique très mobilisateur, au sein duquel se sont agrégées tous les justes – Peuls, Haratines, Soninkés, Wolofs, Bambaras ou Arabo-Berbères – en rupture avec le statu-quo hérité. Nous avons également jeté les jalons d’une meilleure connexion à la diplomatie internationale. L’ensemble des défenseurs de la dignité humaine, qu’ils soient étrangers ou nationaux ont leur place dans cet effort vertueux. Nous ne croyons pas aux fantasmes du complot international contre le pays, l’Afrique ou le monde arabo-musulman. Nos ennemis sont dans nos pays ; nous ressentons leur proximité quant ils nous emprisonnent, nous empêchent de voter et pillent nos richesses en commun. 
« Les Africains font semblant de découvrir ce qui se passe en Libye, alors que la traite arabo-musulmane n’a jamais cessé depuis des siècles »

Quel regard portez-vous sur l’esclavage en Libye ? 



Je suis amer et désabusé quand les Africains font semblant de découvrir ce qui se passe en Libye en regardant une vidéo, alors que la traite transsaharienne arabo-musulmane, n’a jamais cessé depuis des siècles. Jusqu’ici, elle n’a été que timidement dénoncée par les Africains. Les occidentaux l’occultent et l’on peut les comprendre. Cet odieux et criminel commerce a autant saigné l’Afrique que son pendant triangulaire occidental. Cependant,  pionniers de la lutte contre le colonialisme, les impérialismes, l’apartheid et l’esclavage, qu’ils soient africains ou afro-américains répugnent à aborder la question In Fine, ils l’ont érigé en tabou. J’ai constaté, en ma qualité de membre de la diaspora noire dans le monde arabo-musulman, que le calvaire de dizaines de millions de personnes, de la Mauritanie jusqu’au fin fond de l’Inde et de l’Indonésie, en passant par l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Golfe et l’Iran, a été tu, je dirai sacrifié, par le panafricanisme, sur l’autel de la solidarité continentale, tiers-mondiste et confessionnelle. De cette attitude découle le refus de réprouver, voire  d’envisager toute forme d’oppression autre que celle infligée par l’homme blanc. 
 Ce n’est qu’une partie du tableau… 
Oui, certes ; d’ailleurs, pour le dire sans excès de pudeur, l’homme noir dans le monde arabo-musulman est synonyme d’esclave. Dans la majorité des dialectes du Maghreb et du Moyen Orient, l’usage simultané des deux termes tient du pléonasme. 

Comment jugez-vous l’attitude de l’Union africaine face à l’esclavage en Libye ?

L’Union africaine n’a pas apporté de réponse sur le fond ; elle s’est contenté du secours d’urgence sans se prononcer sur le substrat mental et historique qui a rendu possible une vente de personnes à l’encan, en Libye. Elle a vaguement promis de se pencher sur ce dossier. Il semble puéril de penser qu’il suffit d’affréter des avions en vue de rapatrier quelques milliers de malheureux pour que la cause de la tragédie disparaisse. Cette réponse, empreinte d’hypocrite et défaitisme, en dit assez sur l’urgence de réformer l’Organisation continentale, afin de lui accorder, envers les Etats membres, l’autonomie requise l’énormité de la tâche. 

Comment résoudre définitivement cette équation ? 

Les dirigeants africains sont tenus d’enclencher un processus de condamnation mondiale et faire en sorte que les responsables libyens impliqués dans cette forfaiture répondent de leurs actes devant la justice internationale, guère chez eux. Il s’agit de tous les criminels sans distinction : les acteurs non étatiques et l’État lui-même doivent répondre devant la justice. Cette démarche s’accompagnerait d’une action vigoureuse de L’OTAN et de l’Union européenne qui avaient entrepris une action contre le colonel Khadafi, au prétexte, ô combien fondé,  qu’il tue son peuple. L’on oublie souvent de  rappeler qu’en Libye, le racisme et les pogroms anti-noirs ponctuaient l’époque de la Jamahiriya. Une partie de la population libyenne est d’origine subsaharienne et, en cela, endure la marginalisation. Cela a toujours été ainsi, avant, sous et après Khadafi. Il n’y a pas que la Libye… Toute l’Afrique du Nord vit une expérience identique. Seul le degré de médiatisation établit la distinction selon les espaces. 

Les jeunes africains tentent massivement de s’exiler, par manque de perspectives sur place… La réponse à cette crise migratoire ne doit-elle pas comporter un important volet économique ?  




Pourquoi les Européens traitent-ils les effets et non les causes de ce phénomène qui pousse des jeunes à traverser les eaux pour aller en Europe ? Ces vagues de départs sont la conséquence de quelque chose de plus profond. Je citerai la démographie sans planification et ses conséquences, telles la déforestation,  la corruption, l’effondrement de l’école, le chômage et la prédation par des élites que l’Occident entretient, au nom du cynisme mercantile.  La migration vers l’Europe n’en est qu’à ses débuts, forts timides ; les prochaines vaguent vous surprendront par leur ampleur. Elles constituent la monnaie de décennies d’irresponsabilité et de laxisme dans le rapport de l’Occident à l’Afrique. A force de tolérer des dictatures et de détourner le regard de leurs crimes sous couvert de non-ingérence, le ressentiment contre le Monde libre grandit au sud de la Méditerranée et les apprentis jihadistes ne cesseront d’en tirer parti. Aussi, la question de la sécurité globale trouve une partie de sa réponse dans la nécessaire fermeté des démocraties à l’endroit des pouvoirs autoritaires du Continent. Emmanuel Macron demeure, à ce jour, le seul président européen à l’avoir pressenti mais son propos manque encore de vigueur. L’imprudence de continuer à financer, en Afrique, des politiques qui vous valent la haine et le stress permanent de l’immigration relève, à tout le moins, d’une légèreté bien insolite, de la part de dirigeants formés à l’école de la rationalité. Or, si l’Occident vacille, c’est toute l’humanité qui sombre.
Propos recueillis par J.J Arthur Malu-Malu

Source crédit: lePoint.afrique

L’abolitionnisme en milieu soninké: un bref explicatif à l’endroit de ceux qui s’interrogent encore!

Il a été dit et redit ou écrit et réécrit que l’esclavage d’antan pratiqué violemment dans le passé dans d’innombrables endroits (y compris chez les soninkés) n’existe plus aujourd’hui dans les milieux soninkés. Certes aujourd’hui nous constatons que certains esprits très limités en matière de valeurs humaines mises à jour, restent nostalgiques et regrettent apparemment cette époque de la chosification de L’HOMME par son semblable. Et en premier lieu, il faudrait circonscrire cette espèce d’humains qui, si l’esclavage d’antan arrivait à être une pratique aujourd’hui à l’échelle mondiale , seraient parmi les fragiles qui vont subir probablement cet ordre abject et indigne humainement.

Au fait que doit-on abolir aujourd’hui en milieux soninkés ayant trait explicite aux problématiques liées à l’esclavagisme?

L’appellation Komé ou komaxu correspond à une réalité bien connue dans l’imaginaire collectif soninké et reconnue par tout esprit sincère. Cette réalité est bien cet esclavagisme statutaire par lequel on assigne, discrimine, ostracise, stigmatise, inhibe, indexe, disqualifie et surtout taxe d’extraction sociale « impure ». Ainsi l’abolitionnisme en milieux soninkés, se veut un élan CITOYEN ET TRANSNATIONAL de prise de conscience inédite dans la société pour l’émergence d’un nouvel ordre digne HUMAINEMENT et arrimé sur les valeurs universelles d’égalité, d’équité et de justice. La mouvance abolitionniste soninké s’engage à déconstruire en priorité ce personnage incarné de ce que j’appelle « la personnalité esclave » qui s’entretient et entretenue pour combler et donner corps à un statut social très particulier . Ce dernier semblerait être une nécessité absolue pour la bonne marche du puzzle sociétal soninké selon les normes sacralisées par l’ordre dominant. Cet ordre dominant sur le plan régalien au niveau communautaire est structuré autour de la chefferie traditionnelle et le clergé maraboutique. Ainsi notre engagement abolitionniste veut dépasser ce cadre intracommunautaire du régalien en conscientisant la masse stigmatisée que nous vivons dans des États modernes républicains et démocratiques. Ces États, je dis bien ces ÉTATS, qui ne sont pas des royaumes ou des principautés, sont régis par des lois fondamentales pour leurs Citoyens sans distinction d’ordre individualiste ou communautariste. Et pour ceux qui s’interrogent sur le pourquoi de notre militantisme abolitionniste , nous leur adressons CE RAPPEL NÉCESSAIRE également. La CITOYENNETÉ ne se soumet pas à un ordre imaginaire et coutumier foncièrement inhibiteur pour assouvir un certain égo surdimensionné d’une minorité agissante et nostalgique qui a raté un épisode phare dans l’Histoire récente de l’Afrique politique d’hier et en total déphasage avec leurs contemporains d’aujourd’hui. Nous proposons une éducation civique qui dépasse les humeurs des uns et des autres qui d’ailleurs, semblent avoir beaucoup de gêne et d’hostilité envers L’ORDRE CITOYEN dans nos localités rurales.

 L’abolitionnisme qu’on assume FIÈREMENT est antinomique à la dictature communautariste qui instrumentalise POLITIQUEMENT et RELIGIEUSEMENT des citoyens paisibles mais trompés depuis trop longtemps.

 Notre projet de société ne vise aucunement des visées hégémoniques pour dominer par vengeance ou pour épouser des filles de certains concitoyens voisins pour qu’on ait une dite valeur sociale et nobiliaire. 

Nous voulons VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ et aux DROITS et DEVOIRS égaux  avec tous nos concitoyens issus de toutes les communautés nationales sur l’ensemble du territoire. Ainsi le régalien de l’ordre coutumier ne doit s’imposer sur nous en aucune manière. Par ailleurs nous nous soumettons volontiers à la légalité institutionnelle dans nos pays quel que soit l’échelle (COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE) . Et c’est là le véritable nœud de ce qui irrite intimement l’ordre féodal qui sévit dans nos communautés. On voudrait nous taxer par mauvaise foi des rebelles insurrectionnels. 

Rebelles ou insurgés par rapport à quoi et contre qui ?
Est-ce rebelle de demander que nous voulons que nos personnes âgées valent à ceux des autres pour  les privilèges honorifiques afférant au DROIT D’AÎNESSE dans la communauté de vie d’une société au 21ème siècle au sein d’un  État républicain et démocratique ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer un ordre maraboutique qui légitime religieusement l’esclavagisme statutaire intracommunautaire pour endormir et de s’arroger d’une manière étanche les affaires religieuses basant sur un pacte filial devenu caduc dans le  nouvel ordre étatique alors que des compétences avérées en la matière de certains sont reléguées par le système ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer les prétentions féodales sur la gestion du foncier dans nos localités rurales alors que nos états modernes avec des frontières internationalement reconnues nous assurent une législation juste et claire en la matière ?
Est-ce rebelle de proposer la possibilité pour 2 personnes consentantes, des liens matrimoniaux « sains et dignes » selon des critères libres et honorables dans des communautés dites musulmanes au lieu de tomber dans des travers stériles qui feraient honte à tout Homme sensé et logique dans notre époque ?
Est-ce rebelle d’éveiller des consciences acquises et soumises à un ordre féodal qui les entretient dans un fatalisme puéril et ridicule ?

Est-ce vraiment  REBELLE ET INSURRECTIONNEL, quand nous voulons VIVRE EN CITOYENS DIGNES et EN PATRIOTES RESPONSABLES dans nos pays ?
À vrai dire nous ne sommes ni rebelles ni insurgés , mais ce sont bien nos détracteurs obsédés et intéressés qui s’insurgent contre le cheminement d’un État de droit dans nos communautés . Ainsi depuis plusieurs mois, toutes les manœuvres mensongères et lâches sont ourdies par les milieux réactionnaires et féodaux pour nous salir auprès des différents relais de l’administration publique. Pourtant les objectifs  de notre activisme pacifique sont CLAIRS ET LIMPIDES. Nous les exprimons PARTOUT en toute honnêteté et avec un élan animé d’une FRATERNITÉ RÉELLE ET FRANCHE. 

Et par ALLAH AZZEWEJJEL, tôt ou tard le vent du mensonge et des intrigues complotistes feront demi-tour contre leurs auteurs comme un boomerang inévitablement. 
INSHALLAH 
C’est ainsi mon modeste et bref aperçu du fond discursif de l’abolitionnisme en milieux soninkés pour ceux qui veulent ENTENDRE mais SURTOUT COMPRENDRE l’idéal proposé par GANBANAAXU*.

*Mouvement citoyen et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

K.S