✓LA TUNISIE ÉMET UN MANDAT D’AMENER INTERNATIONAL CONTRE L’EX-PRÉSIDENT MARZOUKI

France24 – La Tunisie a émis un mandat d’amener international contre l’ancien président Moncef Marzouki, a rapporté jeudi l’agence de presse TAP, citant le bureau de presse du premier tribunal d’instance de Tunis.
Vivant en France et farouche critique du coup de force de l’actuel chef de l’État Kaïs Saïed, il est accusé d’avoir porté atteinte aux intérêts nationaux.

Un juge tunisien a émis jeudi 4 novembre un mandat d’amener international contre l’ex-président Moncef Marzouki, vivant en France et farouche critique du coup de force de l’actuel chef de l’État Kais Saied, a rapporté la télévision officielle.

Le mandat a été émis par le juge d’instruction en charge du dossier Marzouki, l’ancien président étant accusé par le nouveau chef de l’État, Kaïs Saïed, de complot contre la sûreté de l’État.

L’information a également été apportée par la télévision officielle, mais l’agence AFP n’a pu la confirmer auprès du Parquet dans l’immédiat.

Un « ennemi de la Tunisie »

La décision du juge intervient après que le président Saïed a demandé mi-octobre à la justice tunisienne d’ouvrir une enquête sur des déclarations de Moncef Marzouki et de retirer son passeport diplomatique à celui qui figure à ses yeux « parmi les ennemis de la Tunisie ».

Dans une intervention sur France 24 le 12 octobre dernier, Moncef Marzouki s’était félicité de la proposition du Conseil permanent de la Francophonie de reporter le XVIIe Sommet de la Francophonie, prévu les 20 et 21 novembre à Djerba, en Tunisie, se disant « fier d’y avoir œuvré », selon TAP.

L’ancien président a également appelé la France, lors d’une manifestation à Paris le 9 octobre, à « rejeter tout soutien à ce régime et à cet homme (Kaïs Saïed) qui a comploté contre la révolution et aboli la Constitution ». L’actuel président s’est attribué en juillet dernier des quasi pleins pouvoirs.

Après des mois de blocage politique et en pleine crise socio-économico-sanitaire, Kaïs Saïed a invoqué le 25 juillet un « péril imminent » pour limoger le Premier ministre, suspendre les activités du Parlement et reprendre en main le pouvoir judiciaire.

Depuis ce coup de force, Moncef Marzouki a multiplié les interventions sur les chaînes de télévision, notamment Al-Jazira, et sur les réseaux sociaux pour appeler à la destitution d’un homme qu’il qualifie de « putschiste » et « dictateur ». Il l’accuse d’avoir trahi la Constitution.

Opposant historique à la dictature de Ben Ali puis premier président de l’après-révolution (2011-2014), Moncef Marzouki, 76 ans, a longtemps symbolisé le combat pour la démocratie en Tunisie, même si son image s’est brouillée du fait notamment de son alliance controversée avec Ennahda, parti d’inspiration islamiste.

Il a dirigé la Tunisie jusqu’en 2014, échouant à se faire réélire cette année-là, ainsi qu’en 2019.

Avec Reuters et AFP

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=72093

✓L’entretien du blog | Avec Mr Boubacar N’djim du MSDH – Mali

—Nous vous proposons l’entretien avec Monsieur Boubacar N’djim du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits Humains. Le coordinateur national de ce mouvement dans le paysage droit-de-lhommiste malien, est une voix vive par son activisme agissant transversal pour la défense des droits humains.

À suivre :



Question 1 : Bonjour Mr Ndjim, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Boubacar N’djim : je me nomme N’Djim Boubacar. Je suis de nationalité malienne, originaire de la région de Mopti et je réside au Mali plus précisément à Bamako. je suis le Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Question 2 : Vous êtes actif pour la défense des droits à travers l’organisation MSDH, pouvez-vous la présenter succintement (genèse de sa création et principaux objectifs) ?

BN : Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une jeune organisation qui fait de la lutte contre toutes les formes d’injustice son credo. Au MSDH, nous n’avons pas la prétention de tout connaitre, mais nous relaterons certains faits dont nous avons été témoins ou même souvent victimes indirectes avec justesse et objectivité.

Son siège social est situé à : Hamdallaye, près de d’ANAM MALI  Elle dispose des coordinations dans les localités suivantes ;Kayes, Diéma, Kita, Kati, Mopti, Ségou, Bougouni, Sikasso, Koutiala, Tombouctou. Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une organisation indépendante à but non lucratif créée officiellement en janvier 2019. Le MSDH intervient partout où les droits de l’homme sont bafoués, assure la veille citoyenne et n’hésite pas à prendre position quand il s’agit de restaurer la dignité humaine.

• Les objectifs du MSDH sont les suivants :   

Réduire au minimum la violation des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire Malien ;

Contribuer à la promotion et au respect des droits de l’Homme ;

Examiner toutes les situations d’atteintes au droit de l’Homme constatées ou portées à notre connaissance ;

Entreprendre des actions appropriées en la matière auprès des autorités compétentes ;

Formuler des recommandations sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme dans le cadre réglementaire, législatif et judiciaire ;

Collaborer avec tous les organismes nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme ;

Veuillez avec attention sur toutes décisions ou actions du gouvernement susceptibles de porter atteinte au respect des droits de l’Homme ;

Informer et dénoncer tout acte d’injustice en mobilisant l’opinion publique ;

Mener des activités d’information, de communication, d’éducation et surtout de sensibilisation sur la promotion et le respect des droits de l’homme ;

Lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes;

Lutter contre l’excision, les violences domestiques contre femmes et enfants.

Avec le président Gaye Traoré et Mr N’Djim dans les locaux de son ONG à Bamako.

Question 3 : Quelles sont vos réalisations (activités) phares depuis sa création ?


BN : Depuis la création de notre mouvement nous avons mené plusieurs activités de sensibilisation, de communication, d’information, et d’éducation sur le domaine des violations des droits humains.
Mais l’activité phare qu’on a eu à réaliser en partenariat avec le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est l’organisation de la Conférence débat de Bamako sur le phénomène de l’esclavagisme qui a regroupé plus 500 participants avec les toutes les composantes de la société civile malienne qui s’est tenue le 22 Mai 2021 à Bamako.

Question 4 : Quelles difficultés rencontrez-vous dans le cadre de votre engagement droit-de-lhommiste sur le terrain ?


BN : Il faut reconnaitre que le métier de défenseur des droits humains est un métier à risque car au mali l’Etat tarde à mettre en place une carte des défenseurs des droits humains mais la loi existe néanmoins.
Concernant ma lutte contre l’esclavage par ascendance surtout dans la région de Kayes j’ai rencontré pas mal difficultés, j’ai échappé à plusieurs tentatives d’enlèvement, j’ai répondu à plusieurs plaintes de la part des féodaux pour diffamation ou encore incitation à la haine ou encore trouble à l’ordre public. Les risques sont inhérents à la vie humaine donc sans risques et difficultés pas de résultats


Question 5 : Sur la problématique de l’esclavage par ascendance au Mali, selon vous pourquoi il n’y a toujours pas une loi spécifique criminalisant cette tare honteuse d’un autre âge ?


BN : Je suis consterné et surpris de voir dans un pays comme le Mali signataire des traités internationaux et sous régionaux sur les droits fondamentaux de l’homme qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité.
Partout où on est allé les populations victimes fustigent le manque d’équité, le manque d’impartialité ou le manque d’intégrité de l’appareil judiciaire dans la région de Kayes et soutiennent que ces pratiques sont entretenues et soutenues par le Gouvernement.
Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit de l’homme fondamental ; or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.
L’efficacité réelle d’un instrument international peut être évaluée en fonction de la mesure dans laquelle les Etats parties appliquent ses dispositions au niveau national. Le mot application dans le cas des instruments juridiques internationaux, désigne à la fois les mesures nationales adoptées par les Etats et les procédures internationales mises en œuvre en vue d’en surveiller la mise en œuvre.
Il n’existe pas de mécanisme chargé de veiller au respect par les Etats de l’obligation d’abolir l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage.
Le manque d’arsenal juridique relève juste d’un manque de volonté politique de la part de nos dirigeants.

Fin

© Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓AU CONSEIL DES MINISTRES: CRÉATION D’UN PRIX NATIONAL DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA COHÉSION SOCIALE

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Mercredi 03 novembre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants:

– Projet de décret portant création du Prix National des Droits de l’Homme et de la Cohésion Sociale.

Le présent projet de décret porte sur la création du Prix National des Droits de l’Homme et de la Cohésion Sociale en lieu et place du Prix National des Droits de l’Homme crée par le décret n° 2017-011 du 06 février 2017.

Ce nouveau prix sera décerné, tous les deux ans, aux associations et personnalités indépendantes, en reconnaissance de leurs efforts consentis pour la promotion et la protection des droits de l’Homme et de la cohésion sociale.

– Projet de décret relatif aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives.

Le présent projet de décret vient mettre en œuvre les modalités de la loi 2018-022 du 12 juin 2018, relative aux échanges électroniques, en adoptant deux référentiels de protection et d’interopérabilité.

Il définit les objectifs et les règles minimales qui doivent figurer dans ces deux systèmes, les modalités de leur adoption, ainsi que les conditions de qualification et d’inclusion des produits de sécurité, ainsi que les conditions de validation des certificats électroniques utilisés par les autorités administratives et leurs agents.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

AMI

Le périple rocambolesque de l’ancienne otage Sophie Pétronin pour revenir au Mali | BFMTV

BFMTV – Voyant que l’obtention d’un visa était impossible, la septuagénaire s’est rendue avec son fils jusqu’à Dakar avant de traverser la frontière illégalement pour rejoindre Bamako.

Libérée en octobre 2020 après 4 ans de détention, Sophie Pétronin, 76 ans, est retournée au Mali. La septuagénaire a regagné Bamako au mois de mars, seulement cinq mois après sa libération et contre l’avis des autorités françaises et maliennes.

Installée en Suisse avec son fils Sébastien Chadaud après sa libération, Sophie Pétronin rêve de retourner à Gao où elle était installée depuis 2001. Dès sa sortie de l’avion en octobre 2020, elle affirme vouloir revenir dans le pays, pour « voir ce qui se passe » sur place.

Alors, depuis la petite ville suisse de Porrentruy, elle lance des démarches pour obtenir un visa. Mais la travailleuse humanitaire se heurte à un mur. Les autorités maliennes refusent de lui délivrer un visa et le quai d’Orsay fait blocage.

1300 kilomètres en toute illégalité

Les refus systématiques pèsent sur le moral de Sophie Pétronin qui décide alors de convaincre son fils de l’aider à traverser la frontière illégalement. En mars 2021, soit seulement 5 mois après sa libération, ils prennent un vol reliant Genève à Dakar, au Sénégal. Un pays pour lequel l’obtention d’un visa n’est pas nécessaire.

La septuagénaire fait passer le voyage pour des vacances. Accompagnée de son fils, elle nourrit en fait un projet plus rocambolesque: traverser illégalement la frontière et rejoindre Bamako.

Depuis Dakar, la travailleuse humanitaire se lance dans un périple de trois jours. Souvent voilée afin de dissimuler son identité, elle emprunte des transports locaux comme des motos-taxis ou des bus pour franchir la frontière et rejoindre Bamako. Elle parcourt environ 1300 kilomètres, en toute illégalité.

Repérée à Sikasso, en zone dangereuse

Gao, sa ville de coeur où elle a créé son association qui vient en aide aux enfants souffrants de malnutrition, est hors de portée. Située dans le nord du Mali, elle est extrêmement dangereuse.

Elle s’installe donc à Bamako où elle retrouve sa fille adoptive Zeinabou qu’elle avait tenté, à plusieurs reprises et sans succès, de faire venir en Europe. Autorités françaises comme maliennes sont au courant de sa présence sur place, pourtant parfaitement illégale.

« Le Mali a refusé sa demande de visa. Donc ce passage par la douane, même si elle a obtenu un tampon, n’est pas reconnu par Bamako », explique notre spécialiste en politique internationale Patrick Sauce.

Mais vendredi 29 octobre, un avis de recherche est diffusé. Le document affirme qu’elle aurait été vue « vers Sikasso », une ville en zone rouge donc « formellement déconseillée » par l’État français.

Diane Regny

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=750791

Le Guidimakha à l’heure de l’élaboration de la Stratégie de Croissance Régionale Accélérée et de Prospérité Partagée (SCRAPP) : un financement de l’UNICEF



La manifestation a tenu toutes ses promesses. Tous les acteurs impliqués dans le développement de la Wilaya : départements ministériels, administrations déconcentrées, collectivités territoriales, experts, élus nationaux et locaux, société civile, secteur privé, ainsi que les jeunes et femmes étaient présents à l’ouverture de cette manifestation.
Pendant cinq jours, ces différents acteurs vont débattre de tous les secteurs de développement de la wilaya avec en toile de fond ; l’élaboration d’un document qui servira de référence auprès des partenaires techniques et financiers en vue de trouver les financements adéquats. Ce document devant être élaboré sera une espèce de répertoire des secteurs porteurs et des priorités en termes de développement. Il se veut consensuel par ce que fruit d’une démarche inclusive et participative qui a vu implication de tous les acteurs. L’objectif de la SCRAPP est de promouvoir le développement économique local, la lutte contre la pauvreté ainsi que la création de richesse et d’emploi.


La cérémonie de lancement a été présidée par la secrétaire Générale du Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, Mme Zeinabou Mint Ahmedna qui a souligné que la promotion de la décentralisation et du développement local constitue des axes prioritaires du Gouvernement. Ainsi, l’Etat a créé le Conseil National de la décentralisation et du développement local. Ces reformes structurelles ont constitué le point de départ pour la préparation des stratégies régionales pour le développement.
La manifestation est organisée par le conseil Régional du Guidimakha en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, et celui des Affaires Economiques et de la Promotion des secteurs productifs.
A cette occasion, le président du Conseil Régional du Guidimakha, Dr Issa Coulibaly a souligné que cet atelier a pour objectif, d’informer et de sensibiliser les acteurs régionaux sur le processus d’élaboration de la Stratégie de Croissance Régionale Accélérée et de Prospérité Partagée, ainsi que le rôle que chaque acteur devrait jouer, pour faire réussir ce processus.
Cet atelier a dit le président du Conseil Régional vise à mobiliser l’ensemble des acteurs régionaux pour accompagner le processus de formulation de la SCARPP ; en mettant à la disposition des consultants les informations pertinentes sur la Région, en partageant leur expériences et en proposant des pistes de réflexion pour le développement de la Région.


Dr Issa Coulibaly a indiqué que des ateliers thématiques sont au menu de la rencontre en vue d’approfondir les débats avec l’ensemble des acteurs, sur la situation socio-économique de la région, les défis, les contraintes et les opportunités pour chaque secteur.
Le président du Conseil Régional a salué les efforts consentis par les pouvoirs publics à travers des actions multiformes pour atténuer les effets pervers causés par la pandémie au plan sanitaire mais également socio-économique.
Le Maire de Sélibaby, Mohamed Vall Ould Mekhallé a salué cette initiative et exprimé sa certitude quant à la traduction en acte des résultats issus des travaux de cet atelier.

©️ Crédit source : Médias sociaux (FB)

✓ L’entretien du blog | Avec le SG de l’association Donkosira – Mali

À lire un entretien succint avec le secrétaire général de l’association Donkosira, monsieur Mamadou Sène CISSÉ. Un archiviste en numérisation de métier rencontré lors de notre quinzaine au Mali à l’occasion de l’évènement-programme EMifo Atelier de formation au plaidoyer à l’université USJPB (Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako) dont sa structure associative a été partenaire activement.


Question 1 : Bonjour monsieur Cissé, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mamadou Sène CISSÉ : Je suis archiviste en numérisation , secrétaire général de l’association Donkosira , partenaire du projet EMiFo (esclavage et migrations forcées dans l’Ouest du Mali) , je suis membre du réseau AKN (antislavery knowledge network) et assistant de recherche du Docteur Marie Rodet.

✓Question 2 : Vous êtes le secrétaire général de l’association Dokonsira, vous pouvez la présenter succintement (genèse de sa création et principaux objectifs) ?

MSC : l’association Donkosira : C’est la recherche et la diffusion des savoirs locaux par la nouvelle technologie de l’information et de la communication pour sensibiliser les générations futures contre toutes formes d’exploitations y compris l’esclavage par ascendance.

Question 3 : Quelles sont vos réalisations phares depuis sa création ?

MSC : 1- Demarginaliser les frontières Ouest africaine des communautés descendants d’esclaves , le projet s’étendait , du Mali , le Sénégal et la Guinée.

2- Visualising liberté : la visibilité de liberté et des luttes historiques liées à l’esclavage.3-Enfin SlaFMig/EMiFo , programme de recherche action esclavage et migrations forcées.

3- Enfin SlaFMig/EMiFo , programme de recherche action esclavage et migrations forcées.




Question 4 : Quelles difficultés avez vous rencontrées dans le cadre de votre engagement associatif sur le terrain ?

MSC : – Absence des autorités pour soutenir nos actions.
– Dificultés d’accès à certaines personnes ressources pour mener nos recherches.
– Manque de fonds pour financer plus largement nos activités.

• Site internet dédié : https://www.donkosira.org/

Entretien réalisé par KS

✓Forum de Kayes du 26 et 27 octobre 2021 | Les principales recommandations remises aux autorités régionales.

Ci-après les recommandations remises aux autorités régionales de Kayes à l’issue du forum du 26 – 27 octobre 2021. La suite pratique d’un atelier de formation au plaidoyer de la semaine du 18 au 22 octobre à Bamako à USJPB, organisé par un consortium ONGs et un partenariat universitaire via le programme « Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo » dirigé par Dr Marie RODET. Ainsi d’une synthèse de différentes recommandations émises par la société civile Kayesienne (milieux associatifs, représentants traditionnels, milieux de médias et la jeunesse) et les représentants Gambana (Diaspora et Locaux), un document a été arrêté et remis au chef de cabinet du gouverneur, Mr Amadou DICKO.

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✓Recommandations du Forum de lutte contre l’esclavage, pour le vivre ensemble et la paix au Mali.

Les participants recommandent :

  1. Adoption d’une Loi criminalisant l’esclavage par ascendance (sous toutes ses manifestations sociales et coutumières notamment l’apologie)
  2. Application immédiate de la charte de cohabitation issue du Forum Régional d’entente sociale du 18 août 2021 à Kayes par des arrêtés municipaux, préfectoraux et ministériels.
  3. Plus de synergie d’action entre les acteurs de la société civile et les représentants du Gambana.
  4. Mise en place d’un cadre de concertation et d’alerte au niveau local et régional.
  5. Rédaction d’un rapport semestriel et annuel au niveau régional et national.
  6. Démarches auprès de leaders religieux (Haut conseil islamique et les représentants des chrétiens) pour une prise de position publique contre l’esclavage par ascendance au Mali.
  7. Libre accès aux biens communs (eau, champs..) et la fin des privations de jouissances (embargo social à cause du refus d’esclavage par ascendance)
  8. Prise en charge par les autorités des personnes déplacées victimes du phénomène de l’esclavage par ascendance.
  9. Campagne de sensibilisation en accord avec l’État sur le territoire national.
  10. Nouer un partenariat avec le ministère de l’éducation nationale afin de sensibiliser et d’informer le monde éducatif sur l’esclavage par ascendance.
  11. Intensifier la communication et la sensibilisation à travers les médias à tous les niveaux (par exemple les lieux de cultes)
  12. Forte implication du ministère des maliens établis à l’extérieur dans la sensibilisation de la diaspora pour l’arrêt du financement des conflits intercommunautaires et intracommunautaires.
  13. Appui des autorités (communales, coutumières, religieuses et administratives) à la vulgarisation de la charte de cohabitation pacifique issue du Forum régional signée le 18 août 2021 à Kayes.
  14. Information et sensibilisation de la jeunesse sur le phénomène de l’esclavage par ascendance (causeries, débats, médias, milieux scolaires…).
  15. Implication des jeunes et des femmes dans tous les processus de lutte contre l’esclavage par ascendance.
  16. Organisation des foras sur les conséquences de l’esclavage par ascendance.

Kayes, le 27 octobre 2021

Le FORUM

© Pour la communication collectif Ganbanaaxu Fedde.

• Projet de décret portant l’application de la loi 2021-004 du système déclaratif des associations adopté en conseil des ministres.


Nouakchott, 20/10/2021

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 20 octobre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant application de la loi n°2021-004 du 10 février 2021, relative aux associations, aux fondations et aux réseaux.

Le présent projet de décret précise et détaille les aspects de la loi n° 2021-004 sur certaines questions importantes pour les associations comme :

– La consolidation du système déclaratif à la place de l’autorisation préalable ;

– L’atténuation des dispositions relatives aux contrôles contraignants ;

– L’application d’un régime financier, comptable, fiscal et un contrôle adapté des associations ;

– Les voies de recours en cas d’abus d’autorité ;

– L’introduction de dispositions permettant aux associations de bénéficier de fonds d’appui technique publics, privé et étranger sous conditions ;

– La signature d’accord- cadre et d’accord de siège avec l’État ;

– La régularisation de la situation juridique des associations déjà constituées conformément aux textes abrogés dans un délai d’un an, à compter de la date d’entrée en vigueur du décret.

-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la société FASQ-SARL.

Le présent projet de décret vise l’adoption de la convention d’établissement conclue entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la société FASQ- SARL, et ce conformément aux dispositions de la loi n°052-2012 en date du 31 juillet 2012 portant code des investissements.

En vertu de cette convention, la société FASQ- SARL procédera à la construction d’un hôtel haut standing à Nouakchott pour un montant global de 1.019.970.407 MRU, avec la création de 107 emplois nouveaux dont 57 permanents et 50 autres temporaires.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie a présenté une communication relative aux mesures d’assainissement de la situation du cadastre minier.

Cette communication fait le point sur la situation actuelle du cadastre minier et propose un train de mesures tendant à relancer les activités minières à travers la mise en place d’un mécanisme efficace à même d’assainir les dysfonctionnements constatés à ce niveau tout en assainissant la situation cadastrale dans des conditions garantissant la transparence et l’équité requises.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Santé

Établissement Publics

Centrale d’Achat des Médicaments, Équipements et Consommables Médicaux (CAMEC)

Directrice Générale : Fadly Mint Sadegh, précédemment Directrice Adjointe du même établissement

Ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme

Administration Sous Tutelle

Centrale d’Achat et d’Approvisionnement du Marché

Directeur Général : Cheikh Ould Zeidane, précédemment Directeur Général de la Centrale d’Achat des Médicaments, Équipements et Consommables Médicaux (CAMEC).

© Crédit source : Page FB officiel AMI https://www.facebook.com/105387261055331/posts/398548021739252/

✓Soirée littéraire à Traversées Mauritanides avec l’Honorable député Kadiata Malick Diallo et son biographe Mohamed Lam


La « Maison de Quartier » de la Cité Plage, siège de l’association Traversées Mauritanides à Nouakchott, a accueilli samedi 16 octobre 2021, l’Honorable député Kadiata Malick Diallo et son biographe, Mohamed Lam, auteur de l’ouvrage « Kadiata, une vie de lutte ».

La rencontre s’est déroulée en présence d’un public composé de plusieurs jeunes mais aussi des compagnons de lutte de Mme Kadiata Malick Diallo, ceux avec qui elle a partagé une longue période de combat politique, allant des mouvements clandestins, comme l’AMD ou le MND (mouvement national démocratique), jusqu’au pluralisme politique des années 90. Comme le dira Mohamed Lam, auteur du livre sur Kadiata Malick Diallo, « sa vie est intimement liée à l’histoire politique de la Mauritanie ». Gauchiste jusqu’à la moelle, elle a accompagné le combat de l’opposition dans tous ses fronts, ce qui la pénalisera sur le plan professionnel, que cela soit sous les ornières de l’UFD (union des forces démocratiques), puis sous l’UFD/Ere Nouvelle qui se scindera ensuite en deux parties, avant la création de l’UFP (union des forces du progrès) où elle a continué son combat politique briguant des mandats successifs.

Lors de la rencontre avec le public, le jeune Mohamed Lam, ami intime du défunt fils de Kadiata Malick Diallo, Moussa Bâ, décédé à 27 ans alors qu’il poursuivait des études supérieures en Chine, a souligné que ce qui l’a poussé à faire cette biographie dépasse largement cette relation filiale qui le lie à Kadiata Malick Diallo. Il embrasse un horizon plus vaste fait de respect pour le combat titanesque qu’elle a livré pour se distinguer en tant que figure de proue du leadership féminin en Mauritanie. C’est ce parcours exceptionnel d’une femme qui par son charisme et sa force de caractère, mais surtout son patriotisme et son attachement à un idéal qui tranche avec les prises de position partisane de type identitaire ou communautaire, en symbiose avec ses propres principes, qui l’ont le plus séduit, dira-t-il en substance.

A son tour, Kadiata Malick Diallo a évoqué la démarche entreprise par Mohamed Lam, qu’elle appelle « mon fils », lorsqu’il est venu lui proposer de faire sa biographie et le cheminement intellectuel et historique qui a sous-tendu son ouvrage. Celui-ci, par-delà le portrait qu’il fait d’elle, constitue selon elle, un repère pour tous ceux qui seraient avides de connaître l’histoire politique et social de la Mauritanie contemporaine, mais surtout le message fort qu’elle y a distillé en direction de la jeune génération.



Par la suite, Mohamed Mahmoud Ould Ahmedou dit Jemal, un passionné du patrimoine culturel mauritanien, ainsi que Kane Hadiya, Directeur du Musée National, ont exprimé leur point de vue par rapport à l’ouvrage et au combat de Mme Kadiata Malick Diallo. Ils ont été tous les deux unanimes à saluer l’initiative d’une telle démarche qui a débouché sur cet ouvrage qui retrace le combat d’une femme exceptionnelle, mais surtout l’éclairage qu’il apporte par rapport à un pan de l’histoire de la Mauritanie, dans ses dimensions historiques, biographiques et sociales. L’ouvrage rend surtout hommage à une femme devenue l’icône des Mauritaniens, à travers ses prises de position tranchées et ses interventions efficientes à l’Assemblée, notamment sur les questions nationales, comme la cohabitation, l’unité nationale, la cohésion sociale et la dénonciation des injustices. Une femme qui s’est mise au-dessus des querelles de chapelle entre les partisans de la compartimentation ethnique ou linguistique de la Mauritanie, ont commenté plusieurs intervenants.

Plusieurs jeunes ont pris la parole, comme l’activiste et très dynamique Dieynaba N’diom, ou encore le jeune Tandia, et bien d’autres intervenants.

La rencontre a été marquée par un moment d’échanges intenses et de communion au cours duquel, l’auteur du livre sur Malick Diallo et son héroïne, ont répondu aux questions qui leur ont été posées par l’assistance.

📸✍🏽 Cheikh Aidara
🌐 https://cutt.ly/qRs3wY9

©️ Repris via RMI-Info https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/3002369876686500/

✓Conférence de presse de Biram : Tous les sujets sur la table

Fraichement rentré au pays après une série d’activités en Europe, le président du mouvement IRA Birame Dah Abeid a tenu le lundi 11 octobre une conférence de presse au niveau de son siège au PK 10.

Le député a abordé d’emblée la question lancinante des concertations nationales en vue, « des concertations entre les différentes composantes de la classe politique et de la société civile que nous attendons avec religiosité et avec un immense espoir », dit-il.

« Une démarche suivie qui soit appropriée et inclusive »

Et de souligner que : « depuis 1978, les mauritaniens courent derrière un pouvoir qui les écoute et qui traite avec sincérité avec le peuple et la classe politique. » Et c’est chose faite et l’espoir que ces concertations soient couronnées de succès a été vivement émis par le conférencier qui a souhaité que la démarche suivie soit appropriée et inclusive.

Abordant la situation qui prévaut, il dira sans sourciller que les mauritaniens ont besoin d’un dialogue, d’une ouverture et d’une attention du pouvoir à leurs problèmes. Et de citer entre autres les inégalités sociales, « les problèmes des populations touchées par le cancer socio-structurel qu’est l’esclavage et celles qui avaient été victimes de l’épuration éthique ».

« Les gabégistes continuent à occuper des postes clés dans la haute administration »

Il a cité aussi l’ampleur de la gabegie, la pauvreté, le chômage et le désespoir suscités par l’échec des services publics avec l’inaccessibilité aux services sociaux de base (Education, Santé, eau potable, routes…)

Cet échec généralisé a, dit-il, été provoqué par la politique de gabegie avec la dilapidation des ressources publiques. Et la gabegie, a-t-il noté, bat son plein. « L’action judiciaire contre Aziz n’a pas été salvatrice et dissuasive pour les gabégistes qui continuent à occuper des postes clés dans la haute administration. »

Cette situation peu enviable n’est pas du goût de la jeunesse qui, selon Birame, est aujourd’hui une jeunesse consciente et éveillée qui aspire à une vie et à une gouvernance meilleure. « Cette jeunesse a les moyens d’investigation et de dénonciation. Il y a possibilité de contestation publique du pouvoir en place mais il y a aussi possibilité de créer le désordre. »

« Nous frôlons le ras-le-bol populaire »

De ce fait le député a lancé un appel au président de la République et à ceux qui l’entourent : « Nous frôlons le ras-le-bol populaire. Les lignes rouges sont en train d’être franchies. Certains responsables gèrent avec insouciance et insolence. Et c’est ce qui a entraîné les problèmes de R’kiz. Le président de la République doit recevoir le pouls direct du peuple. Des mesures d’urgence doivent être prises. Avec la montée des prix, les foyers ne mangent plus à leur faim et basculent dans le désespoir. La vie est chère M. le président.»

« Le pôle IRA-RAG est engagé à soutenir ce dialogue »

Le président du mouvement abolitionniste a réitéré l’engagement du pôle IRA-RAG et sa disposition à soutenir ce dialogue qui pourrait permettre au président de la République « de voir son nom inscrit en lettres d’or dans l’histoire du pays en permettant aux acteurs de s’asseoir sur une même table et régler les problèmes du pays. » « Et pour que ce dialogue réussisse, ajoute-t-il, il faut qu’il soit entamé et conduit avec équité et clairvoyance. Il faut que tous les pôles soient pris en considération. Doivent également être prises en considération les mouvances que les pôles vont identifier. »

« Les engagements pris dans le cadre de l’accord tripartite doivent être respectés »

De l’avis de Birame, ces concertations doivent aussi concerner les ONG les plus en vue de la Société Civile, celles des Veuves et des Orphelins. Et d’ajouter que les rescapés des événements antérieurs doivent être prioritaires. La question des déportés rentrés au pays doit être réglée et les engagements pris dans l’accord tripartite (Mauritanie-Sénégal- HCR) doivent être respectés. Et l’Etat doit ramener ceux qui sont restés au Sénégal et au Mali. « Ce problème doit être réglé à la racine et définitivement. »

« La question des terres est fondamentale pour la cohabitation »

Autres chantiers soulevé : « Les dossiers de la gabegie et le système judiciaire qui est accaparée par une seule communauté à travers sa culture et sa langue. Beaucoup de justiciables ne connaissent pas la langue et il n’existe pas d’interprétariat digne de ce nom. »

L’esclavage agricole a été également a été abordé : « la question des terres est fondamentale pour la cohabitation. Elle est régie par un système féodal et moyenâgeux, un système comparable à celui des Faisandas de l’ancien Brésil. »

« Le problème de la proportionnelle doit être réglé sincèrement »

Sur le point concernant la gouvernance démocratique, Birame a parlé de la Proportionnelle. A ce sujet, il met en jarde le président : «Je souhaite que Ghazouani accepte de poser ce problème pour qu’il soit réglé sincèrement. Pourquoi cette course contre la montre du Conseil des ministres pour créer de nouvelles moughataas. Le président ne doit pas accepter que ses proches l’entrainent vers l’abolition de la proportionnelle aux législatives. Ça y ressemble beaucoup. L’UPR veut que la proportionnelle soit éliminée. Mais on doit l’élargir aux régions de Nouakchott et aux municipalités. »

« Le pouvoir était revenu sur la réforme importante du vote militaire »

Birame a par ailleurs parlé du vote militaire qui avait déjà connu une avancée significative, affirme-t-il. Ainsi les militaires votaient un jour avant le scrutin. Mais en 1993et 1994, ce vote n’avait pas été totalement favorable à l’Etat, c’est pourquoi le pouvoir était revenu sur cette réforme importante.

« En 2014, j’ai eu 7000 votes militaires et en 2019, il n’y avait aucune voix militaire pour moi. Dans les bureaux où se déroulait le vote militaire, les urnes avaient été bourrées. Donc il faut que cette situation soit revue. »

« Le pouvoir doit accepter la compétition »

L’autre grand morceau, selon Birame, c’est le système démocratique. « Le pouvoir doit accepter la compétition. Le pouvoir de Maaouya avait refusé d’accepter la compétition avec AC sous prétexte que dans ce parti il n’y avait pas toutes les composantes. AC avait été interdit. Et pourtant d’après la constitution, les Haratines sont des Maures. Il y a eu le même problème avec IRA et le parti RAG en 2010 et 2013. On prétend que dans le mouvement IRA, il n’y a pas une représentativité de toutes les communautés. C’est ridicule. C’est un problème grossier. Quand on dit que IRA-RAG ne peuvent pas être reconnus car il n’y a pas la composante arabe et pourtant il y a Birame, il y a Oumar Ould Yali. Cela est indéfendable devant l’ONU et la communauté internationale.

« Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? »

Les mauritaniens ne peuvent pas continuer à régler leurs comptes à leurs adversaires et compétiteurs politiques par des décisions arbitraires. Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? Même avec des coalitions, seul le RAG peut avoir un score en 2 chiffres. De ce fait, tous les observateurs savent qu’il n’y a pas de démocratie quand on élimine le principal adversaire et j’espère que Ghazouani va régler cet imbroglio créé par Maouya et Aziz. »

Bakari Gueye

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node/12577