SOS Esclaves – Après avoir pris connaissance du contenu du projet de loi dit de protection des symboles de l’état qui devrait incessamment être discuté au niveau du parlement, nous avons été surpris que ce texte limite dangereusement les libertés fondamentales stipulées par la constitution.
Ce projet de loi constitue véritablement en ses articles et dispositions émanant du pouvoir Exécutif un recul dangereux dans l’avancement réalisé sur le plan de l’arsenal juridique malgré nos nombreuses réserves sur l’application de ces lois et de ces instruments.
Ainsi, SOS Esclaves déclare à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :
1. Notre rejet catégorique de tout ce qui discrimine les citoyens en faisant de certains fonctionnaires de l’état et de ceux qui ont en charge des hautes fonctions des citoyens de premier degré, ce qui est une violation flagrante de la constitution mauritanienne qui interdit la discrimination entre les citoyens qu’ils soient au pouvoir ou en dehors du pouvoir.
Nous interpellons le président de la République et le gouvernement de son premier ministre et les autorités judiciaires que des citoyens ont souffert de l’esclavage et s’en sont libérés grâce aux efforts de SOS Esclaves sans que la loi 031/2015 ne soit appliquée en leur faveur. Autant nous refusons de toucher aux libertés et à la restriction sur les citoyens, autant nous confirmons notre refus et notre condamnation de toutes les pratiques violentes et rétrogrades quelque soit leur origine.
Nous renouvelons notre attachement de principe du choix d’un état de droit, de l’unité nationale, de la concorde et de la cohésion sociale du peuple mauritanien. Ce qui, selon notre conviction ne se réalisera qu’avec l’émergence d’un état juste, un état des institutions qui garantissent la liberté, l’équité et la justice entre les citoyens.
2.Notre soutien ferme contre l’unilateralité et la restriction sur les libertés garanties par la constitution et que quiconque n’a le droit président soit il ou ministre de les restreindre à travers les lois ou les décrets.
3. Demandons au président de la République et au gouvernement de son premier ministre le retrait du projet de loi et la concentration sur l’application des lois spéciales sur l’esclavage et autres violations des droits humains comme la torture et la violence contre les femmes qui sont de grands défis et priorités avant de promulguer toute autre loi qui ne respecte pas les droits fondamentaux des citoyens.
Au cours d’une conférence de presse tenue ce matin à Nouakchott dans son siège à l’Ilot K, le député et président du mouvement IRA Birame Dah Abeid a évoqué tour à tour l’anarchie consacrée par le plan urbain de Nouakchott et la fameuse loi sur les symboles de l’Etat qui défraie actuellement la chronique en Mauritanie.
« 1 million d’habitants pour 7 millions de terrains à usage d’habitation »
Pou lui il convient d’agir pour exécuter un plan urbain clair qui est une nécessité dit-il dans une capitale d’environ 1 million d’habitants pour 7 millions de terrains à usage d’habitation.
Cette situation marquée par une inflation de terrains, s’explique selon le député par la spéculation foncière. Et parallèlement on trouve des milliers de personnes qui squattent les rues, les espaces publics et les bâtiments en chantier à Tevrak Zeina, Soukouk, au Ksar Nord…
Ces espaces sont occupés par des citoyens sans revenus, des travailleurs manuels…
Il s’agit d’un phénomène inhumain qui doit disparaitre car il ternit aussi l’image de la capitale.
Ces habitants doivent être relogés dans des zones loties et bénéficier des services sociaux de base et de l’aide publique.
Birame a annoncé le lancement la semaine prochaine d’une vaste campagne de sensibilisation et un appel dans ce sens a été lancé à l’Etat, la Société Civile, les partis politiques, et toutes les forces vives qui sont invitées à soutenir cette opération.
Abordant le second thème à l’ordre du jour, le président du mouvement IRA a d’emblée salué la loi sur la double nationalité pour laquelle il a lutté. C’est une bonne chose poursuit-il pour nos communautés installés à l’étranger qui ont souffert de l’absence de la double nationalité et notamment ceux installés dans l’espace CEDEAO dont certains avaient renoncé à leur nationalité mauritanienne pour pouvoir bénéficier des avantages de leurs pays d’accueil.
«La liberté d’expression doit être préservée »
Parlant de la loi sur les symboles Birame estime qu’elle est grave pour la liberté d’expression. De ce fait elle doit être revue car la liberté d’expression doit être préservée. Il préconise la promulgation de deux lois, l’une sur la liberté de la presse et l’autre sur la diffamation qui est un phénomène récurrent dans les réseaux sociaux et qui s’explique par le fait que certains n’ont pas pu résister à la concurrence et se faire une place dans les paysages m médiatique et politique.
Ainsi poursuit le député, aujourd’hui beaucoup de gens contrairement à nous ont peur de donner leur opinion de peur d’être lynché par les réseaux sociaux. Dans tous les pays existent une loi sur la diffamation. On ne doit pas mettre tout le monde dans le même sac.
Répondant à une question concernant le message qui s’en prend à la mère du président Ghazouani diffusé par HassanAba de IRA Belgique Birame s’en désolidarise et affirme que ce message ne représente pas IRA Belgique. Il ne représente que son auteur. Et d’expliquer que les différents mouvements de IRA dans le monde sont régis par les lois des pays d’accueil et ils ne dépendent pas de IRA Mauritanie avec qui ils ont des relations morales.
En conclusion Birame a salué l’ouverture du président Ghazouani. Avant son avènement au pouvoir, la presse et les réseaux sociaux n’étaient pas libres. Ils étaient de son avis contrôlés par l’ancien régime.
Ma dernière chronique, Plaidoyer pour Ould Abdelaziz, m’a valu une pluie de protestations par Whastapp ou par mail, de la part de nos frères et sœurs mauritaniens notamment.
Ould Abdelaziz chantre de la démocratie, apôtre d’une présidence limitée à deux mandats que je décris serait loin de correspondre à la réalité. Non seulement sa gestion ne fut pas des plus exemplaires mais il n’aurait quitté le pouvoir que contraint et forcé.
En outre, bien avant d’accéder à la tête de l’Etat, il fut le bras droit de Mawiya Ould Taya, l’ancien président qui s’est illustré au début des années 80 dans la persécution des Négro-Mauritaniens.
Et il aurait tout au long de son exercice, grignoté une à une les prérogatives de ses concitoyens de peau noire. Bref, j’ai commis la faute que je reproche à mes amis sénégalais, maliens, ivoiriens etc. des années 70 : j’ai chanté les louanges d’Ould Abdel Aziz sans n’avoir mis les pieds en Mauritanie pour savoir de quoi il retourne.
« Pan sur le bec ! », dirait-on, au Canard Enchaîné.
A toutes les Mauritaniennes, à tous les Mauritaniens que mes propos ont choqués, mes excuses les plus sincères, les plus désolées !
S’agissant de la nouvelle disposition relative à la double nationalité, on peut considérer qu’un bon compromis a été trouvé entre la majorité et l’opposition parlementaire à travers une nouvelle formulation des incompatibilités entre certaines fonctions stratégiques d’Etat et la possession d’une double nationalité. Les élus autres que le Président de la République pourraient donc conserver celle-ci. Des efforts se poursuivent pour amender le projet de loi controversé dit « sur la protection des symboles de l’Etat » qui devrait être profondément remanié grâce à cet esprit de compromis.
Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale, M. Biram Dah Abeid par les sites Mauritania-com. Plusieurs sujets sont abordés sans tabou, notamment la question du projet de loi sur la double nationalité, puis, le fameux projet de loi nous dit-on pour protéger les symboles de l’état et la visite effectuée récemment par le député qui était accompagné par le présidente du RAG, M. Oumar Ould Yali et d’autres cadres IRA-Mauritanie dans le Trarza, Brakna et Gorgol.
L’accueil, surtout, les doléances des populations qu’ils ont pu recevoir sur place. Qu’on l’aime ou pas, nul ne pourra nier que le président Biram Dah Abeid est profondément préoccupé par la situation que vivent les populations les plus vulnérables à l’intérieur du pays, qui sont les plus exposées aux injustices. La photo de l’image nous rappelle ce mai 2017, lors qu’il a voulu se rendre dans le Guidimakha en traversant le fleuve qui nous sépare du Sénégal par Gouraye pour s’acquérir de la situation sur place.
Les féodaux du Guidimakha et leur homme fort de l’époque Mohamed Ould Abdel Aziz l’ont empêché d’entrée en contact manu-militari avec les populations afin de dissimiler l’esclavage coutumier par ascendance qui se perpétue encore dans la région avec la complicité de certains cadres de la région (ministre, directeur, député, maire etc…) qui sont adoubés par l’administration locale. Le directeur Alioune Sow et son staff remercient le député et son équipe pour le temps qu’ils ont voulu accorder aux sites mauritania-com
L’avant-propos est un grand MERCI au frère, ami…et pourquoi pas au CHEIKH Bano Coulibay. Merci pour la recommandation et surtout l’incitation amicale pour le lire l’intégralement. La curiosité me titille mais finir une Lecture est une petite torture parce qu’une paresse maligne m’assaillit dès que je capte relativement une certaine idée présentatrice d’un bouquin.
Cet ouvrage « Héros de L’ISLAM » fait voyager à travers des biographies succinctes et riches de certaines figures monumentales de l’Histoire du monde musulman. Ainsi les parcours des 4 honorables califes ayant succédé au Sceau de Messagers Muhammad (psl), ont été abordés d’une manière soutenue dans leurs diversités , leurs complexités et leurs contextes. Sincères, volontaires, dévoués et courageux, Abubakr, Umar, Usman et Ali (Qu’ils soient agréés) ont su tenir avec RESPONSABILITÉS l’émergence spectaculaire et la consolidation révolutionnaire d’une Nation de Foi et de Vision du Monde qui continue de marquer l’Humanité à jamais.
Parmi ces 30 grands noms sélectionnés par l’auteur, on y compte le conquérant pionnier Amribn al-As qui ouvrit l’Égypte à la prédication islamique. Un génie issu de l’élite Qurayshite païenne d’antan, l’arrivée de l’islam sur les terres africaines lui doit beaucoup historiquement. Également le premier muezzin de l’islam et proche compagnon du Prophète fait partie des illustres personnages du livre. Le respectable BilalibnRabah, on y apprend qu’il naquit à la Mecque d’un père arabe et d’une mère originaire d’Éthiopie. Le tonitruant et intrépide combattant Khalid Ibn al-Walid, le courageux berbère Tariq ibn Ziyad pour l’ouverture à l’Espagne musulmane, le martyr résistant à la tyrannie Al Husayn ibn Ali, le distingué réformateur Umar ibn Abd al- Aziz, le conquérant ottoman de Constantinople (devenu Istanbul) en 1453 Mehmet Al-Fatih, un digne et vivace représentant du mouvement revivificateur (les Mourabitounes) Yusuf ibn Tashfin du grand Sahara-maghreb, le kurde protagoniste principal de la reprise de Jérusalem de l’emprise Croisée en 1187, Salah ad-Din al-Ayyubi (connu Saladin), le visionnaire rempart contre les terribles mongols et les fervents adeptes croisés, Baybars,…et beaucoup d’autres figures-piliers donnent divers portraits-ressources qui peuvent nous inspirer dans nos engagements, nos croyances, nos initiatives individuelles ou collectives dans diverses domaines de la Vie.
Du côté de l’Afrique subsaharienne, l’auteur s’est choisi parmi ses grandes figures, Usman dan Fodio, un activiste prédicateur peul très dynamique en fin 18ème siècle et courant 19ème siècle, qui secoua et assainit les pratiques d’alors en pays haoussa épars déjà islamisé mais avec d’autres mélanges résistants du paganisme ancestral. Le résistant et chef religieux inspiré mouride cheikh ahmadou bamba du Sénégal mériterait toute sa place-portrait là où le globe-trotteur maghrébin Ibn Battutah est nommé. Ainsi parmi d’autres omissions remarquables, j’ose citer l’égyptien cheikh Hassan El-Banna, le fondateur courant 20ème du mouvement des frères musulmans, le sahélien lettré Ahmed Baba de Tombouctou qui s’était révolté intellectuellement contre les visées impérialistes du sultanat du Maroc à l’époque, et pourquoi pas le cheikh téméraire et martyr Mohamed Lamine Dramé qui osa défier l’injuste ordre colonial français dans une zone du Sénégal actuel. Du côté de l’Arabie, l’absence d’une grande figure connue originaire du Nejd et principal inspirateur du courant politico-religieux dit wahabite, l’imam activiste Mohamed IbnAbdel Wahab au 18ème siècle, ne passe pas inaperçue.
Le contenu de ce type d’ouvrages nous éclaire sur certaines données historiques, religieuses, culturelles, politiques et géopolitiques constituent le fond de frictions et de tensions de nos jours. Ainsi le monde chrétien occidental prosélyte politiquement et militairement faisait face au dynamisme expansionniste du monde islamique naissant. Donc comprendre la logique des croisades de la chrétienté et les divers affrontements tout au long de l’Histoire avec les porteurs de la Foi musulmane. La ferveur religieuse de 2 côtés représentait du carburant politique inépuisable. Les gens de Foi différente ont une idée différente de Dieu et logiquement une idée différente du Monde des Hommes. Aujourd’hui ce Monde par certaines relations internationales conflictuelles, est le lointain rejeton d’un passé et d’une conscience différemment interprétés et hérités de 2 univers.
Pour pouvoir bien comprendre certaines réalités Aujourd’hui, il est impératif de bien cerner certains paradigmes et contingences qui motivaient Hier.
Le chef de l’État Mohamed Ould Ghazouani, ancien général de l’armée mauritanienne, reconverti en homme d’État, a pris les rênes du pouvoir le 1er août 2019. Nous sommes, aujourd’hui, le 14 juillet, une date qui marque chez l’ancien colonisateur, la France, une journée symbolique appelée notamment La fête nationale française. Quant à notre pays, rattaché par les faits historiques et l’éducation de qualité des enfants de l’élite dans les écoles françaises, nous avons aussi notre fête nationale célébrée le 28 novembre. Cette date marque l’indépendance de la République Islamique de Mauritanie. De cette émancipation jusqu’en 1978, un président, à la base, avocat-stagiaire du nom de Mokhtar Daddah a dirigé d’une main de fer le pays. Il a installé les bases, assez discrètement, de toutes les inégalités qui sévissent dans ce pays multiculturel. Un lieu qui, dit-on, aurait pu être la « Suisse de l’Afrique de l’Ouest ». Par conséquent, l’avènement des militaires au pouvoir fera une entorse aux réflexes démocratiques à travers la confiscation du pouvoir ; encore pérenne.
Dans cette logique de domination et de confrontation d’idéologies, la Mauritanie, sous l’ère de la gestion du pouvoir « central » par l’armée, la force publique sensée être républicaine, nous assistâmes à des pogroms jamais connu dans l’histoire politique : les tragiques « événements » de 1989 à 1991. Quelques règlements de compte au sein de l’armée avaient fait rage ; auparavant. Là, il s’agit d’une période où de paisibles citoyens ont connu la « damnation » sous le régime de Taya. L’État d’exception. Le 28 novembre 1990, 28 soldats noirs, majoritairement peuls ont été exécutés après qu’une partie soit excommuniée.
Depuis cette date, une grande majorité de la population ne se reconnait plus dans ladite fête d’indépendance devenue un jour de deuil. Il ne s’agit, par-là, nullement de tenir pour responsable l’actuel gouvernement. Mais, il serait judicieux pour le chef d’État de se démarquer de cela, ne serait-ce qu’une fois au cours de ce mandat. Par un acte symbolique. C’est peut-être trop demander de créer une commission, à l’exemple de celle de l’enquête parlementaire sur la décennie de son ancien « ami et camarade » Abdel Aziz sous mandat judiciaire ; mais cette fois de vérité, justice et réconciliation (mot que réfute le président – car il ne s’agit pas de guerre civile) en prélude des devoirs de réparation et de mémoires.
N’oublions pas que la mémoire consolide le devenir de toute Nation par une histoire partagée, par « la sève élaborée ». Sans poser cet acte fort, c’est encore le dédain envers les Mauritaniens, les justes. Celles et ceux qui se sentent touché(e)s et/ou ont subi voire compatissent ces épreuves. Chaque « arriviste » au pouvoir, hormis Feu Sidi Ould Cheikh Abdallah, esquive cette problématique cruciale. Cette même Mauritanie regorge encore les vestiges de l’esclavage, de la féodalité (stratification sociale), de l’exclusion, de la stigmatisation et du patriarcat : tueur silencieux. En bref, un système politique inique qui réprime sévèrement. Un État qui n’a pas encore réparé des séquelles et fait face à ses propres contradictions ; qui oublie que l’on ne peut museler la pensée humaniste. Ne parlons pas d’assistance à la petite enfance et aux personnes à mobilités réduites ; vulgairement appelées « handicapées ».
En deux années de mandats, il n’est interdit à aucune personne soucieuse de son pays, activiste, politique ou membre de la société civile, de poser un diagnostic sincère. En conséquence, cela mènera surement à quelques légers changements et tournures. Arrivera la covid-19 qui n’a peut-être pas facilité le mandat présidentiel. On se demande si à l’absence de ce virus dans un contexte de délabrement sanitaire, on aurait vu un changement dans la fabrique sociale. Rien ne montre cela. Aucun catalyseur pour le progrès. Hélas ! La covid-19 n’a pas épargné la Mauritanie. Il faut des années pour former des médecins, infirmiers et professionnels de santé capables de faire face. Le pays a quelques bons médecins mais le système sanitaire et de soins ne font le poids face à l’extrêmement petit qu’est le coronavirus. L’État va-t-il reconnaitre avoir manqué de ressources humaines et de professionnalisme ? Absolument pas ! Qu’à cela ne tienne, le pouvoir dira que « tout est sous contrôle ». Le populisme en pompe ! Cependant, la gestion de la covid-19 a recelé beaucoup de failles. Des villes entières ont été des foyers pandémiques. Des remaniements courants au sein du ministère de la Santé. Les populations ont- elles été rassurées ? Non. Vraisemblablement pas. Le ou la citoyen.ne « lambda » ne s’est-il/elle pas remis(e) à Dieu désespérément en se voyant dépourvu(e) d’une quelconque assistance étatique ? La ploutocratie est un mal à jamais ; principalement en Mauritanie avec des personnes qui ont « gouté » à tous les râteliers étatiques. La sécurité tant chantée à l’international n’est pas totalement acquise dans le pays. En parallèle, la covid-19 a montré la fragilité de notre pays à toutes et à tous. De cette fragilité, qui sévit, on voit à coté celle de nos rues ; le phénomène des villes grandissantes montre le danger imminent. Le danger d’une conceptualisation politique qui montre qu’à côté du favoritisme pour les groupes « hassanophones », les jeunes dans les ghettos s’adonnent à des pratiques barbares pour eux-mêmes et pour cette « quiétude » tant recherchée dans nos villes. Quelles solutions idoines ? Est-ce les patrouilles nocturnes ? A quand ? Lorsque nous aurons un autre « variant » de la criminalité. Plutôt un autre variant de la covid-19. L’État s’affaisse face au « religieux ». Cette dernière partie intégrante de notre substance. Le pays est sans doute fragile face au virus. Pendant que l’État interdisait les voyages, un « chef religieux », cousin ou potentiel électeur voyageait avec une escorte de la capitale vers les autres villes « à l’intérieur du pays ». Chaque mauritanien.ne en son for intérieur se demande d’où vient l’argent de ses centaines de voitures dernier cris. Le grugeur de la République, notre Bernard Madoff, est toujours libre après l’arnaque du siècle ; du moins au cœur la République islamique de Mauritanie. Mais la menace est dressée contre les internautes mauritaniens dans le globe qui veulent un lendemain meilleur.
Concernant l’éducation, le prédécesseur ou ancien « locataire du palais », Abdel Aziz a transformé des écoles en boutiques sans alternatives. Ces mêmes écoles qui ne peuvent accueillir des milliers d’enfants par soucis de pièces d’État civil – des enfants dont les parents ont été victimes de véhéments circonstances de 89 à 91. L’actuel pouvoir public prétend éliminer les maux ou y travailler. Des maux que les tenants des pouvoirs publics ne peuvent sentir car leurs progénitures ne sont pas « concernées ». Il faut une école républicaine qui prend en compte les couleurs de la Nation à construire, et la devise : honneur, fraternité et justice (sociale). Ne faut-il pas de l’équité et de la qualité dans l’enseignement et la formation ? Une formation qui ne doit nullement se plomber dans « l’arabité » outrancière. Une formation qui prend en compte les exigences du siècle. Une formation professionnelle et/ ou académique avec des bourses sur critères sociaux et d’excellence.
En ce qui concerne l’Économie du pays, elle est toujours entre les mains de quelques-uns qui prennent le pays, à l’image de certains politiques, comme une « structure boutique ». Des marchés de gré à gré, contrairement à un marché organisé, de la fabrication de nouveaux riches avec contrepartie financière à cette nouvelle politique d’investissement, on oublie que l’État devrait être le premier acteur pour développement, pour la création des biens et services. Le ou la citoyen.ne mauritanien.ne de condition d’existante modeste est encore oubliée. Les prix des denrées alimentaires flambent. Personne ne demande aux dirigeants de faire des miracles ou de rendre la Mauritanie comme la Suisse, mais de créer des conditions optimales en palliant le mal développement, la mal gouvernance : pour le bien-vivre des populations en consolidant le vivre ensemble.
Les nominations, à des postes clés de l’administration publique, montrent de nouvelles têtes, compétentes parfois, sans idéologie ou projet pour le pays. Certains essaient de faire leur tâche ministérielle dans un « océan » de déboires. La condition sine qua none pour le changement et le progrès est de se débarrasser de ce qu’un militant des droits humains et politique appelle « la Vielle Quincaillerie ». Celle-là, atrophie toute idée de développement participatif et national. Il y a un ensemble d’éléments à répertorier pour faire tabula rasa en changeant l’ossature politico-juridique défaillante. L’armée censée protéger les populations est plus protégée financièrement, mieux lotie et équipée que les structures civiles. Elle tend à être monocolore au sommet, pire que le gouvernement. Alors même que ce n’est pour perpétuer l’État-gendarme quelle finalité ? Les populations connaissent des années en disette, et nous voyons des généraux milliardaires issus d’un seul groupe ethnique à la tête d’un système politique. On oublie ou ignore que c’est aux civils que revient la gestion du pouvoir publique et non aux forces de l’ordre. Il faudra que les militaires rejoignent les camps, qui « mielleusement » prolifèrent en plein centre-ville, Nouakchott ; pour l’avènement d’un État-providence. Un État, digne de ce nom, devra intervenir constamment dans les domaines social et économique en vue d’assurer des prestations aux populations. C’est de cela que l’on a besoin pour notre pays ; notre partie du tiers-monde. Quand les besoins primaires et secondaires des populations, à savoir se nourrir, se loger et s’éduquer, seront assurés, nous pourrons penser à un accroissement monétaire où le pouvoir publique n’interviendra pas activement. Avec une forte croissance dans des secteurs clés, on pourra alors chercher d’autres moyens d’amortissements financiers.
La Justice est arabisée. L’individu qui ne parle pas arabe (ou Hassanya) se voit retirer une réponse claire quand il entame une démarche juridique.
De même, on note toujours la macrocéphalie « nouakchottoise » qui consiste à tout gérer dans la capitale. La décentralisation est toujours un mot vain. Son emploi ne reflète aucunement la réalité. Et si on laissait aux villes la responsabilité politique de trouver un nouveau modèle économique propice à leur croissance et une gestion administrative adéquate à la région ou au département avec de véritables structures d’apprentissage.
Après, le départ de Mohamed Abdel Aziz, le disruptif, la Mauritanie accueille Ghazouani : peu bavard et en quête d’un idéal jusque-là inconnu des Mauritaniens. Le « fabuleux » discours de Rosso, orienté sur le triptyque agriculture, sécurité et cybersécurité, voulait étaler le profil d’un « nouvel homme fort ». Cela sert-il à quelque chose nonobstant le ton tonitruant ? Nous savons, d’ailleurs, que Rosso est un espace géographique, à l’exemple d’autres zones agro-pastorales, qui peut aider la Mauritanie à s’auto-suffire. L’urgence serait de rendre ses terres arables en véritable pôle agricole. Il faudra encore l’expression magique pour cela : la volonté politique. Peut-on parler de volonté politique quand toute une partie de l’administration déserte pour accueillir un président ?
C’est de la folie, disait l’illustre savant Albert Einstein, de faire toujours la même chose [que les autres présidents], et s’attendre à un changement. On verra encore à des chroniques : « Le président est choqué des retards dans l’avancée du programme… »
Au lendemain de l’ascension du président, des mannes financières ont été déployées pour changer les décors de l’administration. Une autre priorité ; apparemment. On voit une nouvelle photo géante dans tous les bureaux de l’administration. Un président pétri de charisme. Ce culte du président en dit long sur la conscience collective de nos États africains ; particulièrement de la Mauritanie. Et si le président était simplement le représentant du pouvoir exécutif et non pas l’incarnation comme le juge doit-être une personne qui doit trancher des litiges, tutti quanti, dans une cour de justice plutôt que son incarnation. L’imaginaire collectif mauritanien souffrirait moins. Il est donc indispensable de dire que « l’humain » est le résultat de son milieu social, politique et culturel. Pour changer, il lui faudra se démarquer de toute cette culture, ces représentations. Le président afin de ne pas être une suite logique, doit se détacher de la culture politique hypocrite qui pousse à « vénérer » le locataire du palais. Cela pourrait notamment éviter la mégalomanie. Il aurait pu demander à l’ensemble de l’administration de dépasser sa personne en mettant des photos de leur enfant, famille (mari ou femme), de penser à celles et ceux pour qui, en tant qu’agente ou agent de l’État, il ou elle se réveille parallèlement à l’amour pour la patrie : relatif. Cet apport (novateur) pourra épargner les choses peu agréables pour le budget national, ab antiquo.
Le discours du chef de l’État sur les travaux de l’agriculture a été maquillé d’une dose de propos de dirigeants (militaire ou ancien) qui ne martyrise pas son peuple mais maitrise la situation. En ce sens, la « menace » sécuritaire a plu sur les champs de Rosso. Le mauritanien « lambda » est ébahi par de tels propos. Nulle part en Mauritanie, on se sent en sécurité. Mais ne dérange pas. Le regard attentif des internautes qui, -selon les mots du chef d’État, jouent avec le feu et vont le regretter-, inquiètent plus les pouvoirs publics.
Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a raison de dire : « La sécurité n’est pas négociable ». Audere est facere : « Dire, c’est oser ». En d’autres termes, le président essayerait-il dire que la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, plus virulente en Occident qu’en Mauritanie, de façon incongrue appellerait à la cybercriminalité. Deux expressions qui sont de champs différents. Internet est devenu, il faut le dire, partie intégrante de notre quotidien. Il est un couteau à double tranchants. D’un côté, un vaste réseau d’échanges sur les outils didactiques et de l’information qui semblent déranger nos dirigeants – car l’actualité ne leur est pas favorable, et d’un autre le « deep web » qui demande une connaissance informatique approfondie et ouvre de façon malsaine les voies vers la cybercriminalité. Cette dernière désigne toutes les activités illégales menées sur Internet, par le biais d’un ordinateur ou d’un appareil similaire. « Elle est fréquemment associée au piratage, mais inclus également les cas de fraude financière ou de harcèlement ». La cybercriminalité terrasse la technologie de grandes puissances ; elle ne peut pas être contrôlée par la Mauritanie. Malheureusement, elle n’est pas prête à disparaitre. Ainsi, il faudra des lois et des compétences pour contrecarrer les abus des réseaux : « dérives » passibles de condamnations. In fine, le mauritanien n’aime pas les critiques constructives ; le gouvernent voudrait que l’on ferme les yeux sur tout. Il se pourrait que ce soit pour continuer à exploser l’applaudimètre ! Il faudra partir des décisions d’un ensemble pluripotent, et pas seulement de la figure du président dans la gestion des destinées. « Le pouvoir est fait pour servir. Il est passager » dixit le juge Feu Kéba Mbaye du Sénégal. L’Opinion publique aura toujours son mot à dire sur la toile, les marchés et dans les salons.
Dans un enregistrement largement partagé ce vendredi 23 juillet 2021, le député BiramDahAbeid a déclaré son opposition au très controversé projet de loi sur la protection des symboles étatiques. Il a invoqué en effet le recul des libertés et le musuellement des activistes. Ce projet de loi fait peur et constitue un coup d’état sur les acquis dans les domaines des de la liberté d’expression selon le président de l’IRA.
Il a indiqué que le président de la République MohamedCheikhElGhazouani doit arrêter le processus afin de conserver son aura au sein de l’opposition radicale et la société civile.
Selon lui, compte tenu de la majorité écrasante de la majorité, qui transforme le Parlement à une chambre d’enregistrement, il a privilégié plutôt de discuter directement avec les décideurs notamment le Chef de l’état et le Premier ministre. Enfin selon Biram, la Mauritanie dispose des lois qui contrôlent et participent à l’assainissement des réseaux sociaux.
•Éléments médias lors de la manifestation à Kayes contre les agressions féodalo-esclavagistes dans les villages soninkés.
« Les attaques constantes et systématiques contre les personnes considérées comme « esclaves » sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a déclaré Alioune Tine, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali. « De telles attaques vicieuses sont incompatibles avec une société inclusive et nous les condamnons dans les termes les plus forts », a, pour sa part, déclaré Tomoya Obokata, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage.
Les deux experts onusiens réagissaient à un incident survenu le 4 juillet lorsque des habitants du village de Makhadougou, dans la région orientale de Kayes, ont tenté d’empêcher des personnes qu’ils considéraient comme des esclaves de travailler dans leurs champs. À l’aide de machettes et de fusils, ils ont blessé 12 personnes, dont trois femmes non impliquées dans l’affrontement qui ont été touchées par des balles perdues à l’intérieur de leur maison.
Cette année déjà, 62 personnes – 57 hommes et cinq femmes – ont été blessées lors de violents affrontements dans la région de Kayes, et 80 ont dû fuir leur domicile. Deux fois plus de personnes – pour la plupart des « esclaves par ascendance » – ont été blessées cette année qu’en 2020.
Les experts déplorent l’inaction du gouvernement malien Le Mali a interdit l’esclavage en 1905, mais un système « d’esclavage d’ascendance » persiste, en vertu duquel le statut d’esclave est attribué à certaines personnes parce que leurs ancêtres auraient été réduits en esclavage par des familles des soi-disant « maitres ».
Les personnes nées en esclavage travaillent sans être payées et sont privées de leurs droits fondamentaux et de leur dignité. Ceux qui rejettent la désignation « d’esclave » et tentent de défendre leurs droits, ainsi que les organisations anti-esclavagistes, sont régulièrement attaqués violemment par les chefs traditionnels ou religieux et leurs alliés, y compris, dans certains cas, les autorités de l’État malien.
« L’augmentation spectaculaire des attaques cette année montre l’incapacité flagrante du gouvernement à protéger sa population, en particulier celle qui souffre déjà le plus de la discrimination et de la violence », ont déploré les experts onusiens.
Dans une déclaration publiée en septembre 2020, MM. Obokata et Tine ont condamné des « actes barbares et criminels » similaires et ont appelé le Mali à mettre fin à l’esclavage une fois pour toutes. Ils ont appelé à « une enquête rapide, transparente, impartiale et approfondie » sur les attaques dans la région de Kayes.
« Il est profondément inquiétant que personne n’ait été poursuivi en relation avec les attaques de l’année dernière », ont déclaré les experts. « Le fait que le gouvernement a échoué à faire en sorte que les auteurs d’actes esclavagistes répondent de leurs actes envoie un signal choquant et inquiétant. Les chefs traditionnels et religieux qui cautionnent ces attaques violentes doivent également répondre de leurs actes », ont-ils souligné.
« Un changement d’attitude est nécessaire dans toute la société malienne » Les experts ont renouvelé leur appel au Mali pour que le pays d’Afrique de l’Ouest adopte de toute urgence une loi criminalisant spécifiquement l’esclavage.
Tout aussi important, ont-ils déclaré, « un changement d’attitude est nécessaire dans toute la société malienne. Il est indispensable de laisser derrière soi l’héritage de l’esclavage par ascendance et de reconnaître que tous les Maliens peuvent se prévaloir de tous les droits et libertés énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ».
Pour que le Mali aille de l’avant, il faut reconnaître que tous les Maliens et Maliennes – « comme tout le monde sur cette planète » – peuvent s’attendre à certains droits et les exiger simplement parce qu’ils sont des êtres humains, ont souligné MM. Tine et Obokata. « Il ne doit y avoir aucune discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la propriété ou la naissance », ont-ils rappelé.
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• A PROPOS DES EXPERTS
M. Alioune Tine (Sénégal) a pris ses fonctions d’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali le 1er mai 2018. Le mandat d’Expert indépendant a été renouvelé par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 24 mars 2021 pour une période d’un an afin d’aider le gouvernement malien dans ses actions de promotion et de protection des droits de l’homme et dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans les résolutions du Conseil. M. Tine a été membre fondateur et président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et coordinateur du Forum des ONG africaines lors de la Conférence mondiale contre le racisme en 2000. Entre 2014 et 2018, M. Tine a été le directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il a publié de nombreux articles et études sur la littérature et les droits de l’homme.
M. Tomoya Obokata (Japon) est un spécialiste du droit international et des droits humains, spécialisé dans la criminalité transnationale organisée, la traite des êtres humains et des formes contemporaines d’esclavage. Il a commencé son mandat comme Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences en mai 2020. Il est actuellement professeur de droit international et des droits humains à l’université de Keele, et il a précédemment enseigné à l’université Queen’s de Belfast et à l’université de Dundee (toutes les deux au Royaume-Uni, en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord). Il a une grande expérience de travail sur les questions de la criminalité transnationale, de la traite des êtres humains et des formes contemporaines d’esclavage avec les parties prenantes concernées. Il a également publié de nombreux ouvrages sur les sujets mentionnés.
• NOTE
Les Experts indépendants et Rapporteurs spéciaux font partie de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme « procédures spéciales », qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme afin de traiter de la situation spécifique d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde.
Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et exercent leurs fonctions à titre individuel
L’assemblée nationale (parlement mauritanien) a approuvé à l’unanimité ce mardi, les membres de la haute cour de justice, constituée de 9 membres, représentant l’ensemble des groupes parlementaires de la chambre.
Immédiatement après leur élection, les membres de la cour ont prêté serment dans l’hémicycle de l’assemblée nationale.
La haute cour de justice est constituée de 9 magistrats et 9 suppléants, 6 appartenant à l’union pour la république (UPR), suivant le système de la proportionnelle fixé par le règlement intérieur de l’assemblée nationale.
Le parti au pouvoir a choisi ses 6 membres : H’BibO. Djah, JemalouldYedaly, N’GaédéAbderrahmane, IshakAhmedMiské, LallamintM’Bareck et HamadyO. Khattri.
Leurs suppléants, choisis par l’UPR sont dans l’ordre : MahmoudDiaguili, Mohamed MahmoudSambiny, Oumar SouleymaneN’Diaye, Toutou mint Cheikh Bouya, Aicha mint Amar Nouïss et Hogo Coulibaly.
Le règlement intérieur de l’assemblée nationale, prévoit, qu’après 10 jours de l’élection des membres de la haute cour de justice, ceux-ci sont convoqués par le plus âgé pour une réunion consacrée à l’élection du président de l’institution.
Cette première réunion de la haute cour que doit présidé le plus âgé de ses membres (H’Bib O. Djay) ne peut se tenir qu’en présence de la majorité absolue de ses membres (5).
Au cours de cette réunion, les membres doivent élire, par bulletin secret, le président de la cour à la majorité absolue, selon l’article 5 du règlement de la loi organique de la cour.
Cet article prévoit qu’au cas où aucun des candidats n’obtient la majorité absolue, un deuxième tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête à l’issue duquel sera élu celui qui aura obtenu la majorité simple des voix.
En cas d’égalité, le plus âgé est élu à la présidence de la haute cour de justice.
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