Urgent | La police sénégalaise annule la convocation du député BDA

Une source proche du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid déclare dans une brève communication que la convocation émise par la police sénégalaise, a été annulée tard dans la nuit d’hier.

✓Ci-après le contenu du flash info :

« Hier soir, tard dans la nuit, la police sénégalaise de Dakar a appelé le député Biram Dah Abeid pour lui signifier de bien vouloir vaquer à ses besoin comme si de rien n’était et que sa convocation est annulée.
الليلة البارحة و في وقت متأخر من الليل، الشرطة السينغالية في داكار تهاتف النائب البرلماني بيرام الداه اعبيد و تبلغه أنه يمكنه أن يواصل نشاطاته على الأراضي السينغالية كما كان و أن السلطات ألغت الإستدعاء الذي كان مقرارا أن يحضر بموجبه اليوم أمام البوليس. »

– KS pour le BLOG

🔴 Flash info | Le député mauritanien Biram Dah Abeid reçoit une convocation de la police sénégalaise à Dakar.

Le leader abolitionniste et son épouse Leila sur l’île de Gorée (Crédit Réseaux IRA)

Selon un billet diffusé par un lanceur d’alerte Mr Souleymane Badji, le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid a reçu une convocation de la police sénégalaise à Dakar.

Ci-dessus le contenu de l’alerte partagé par les réseaux proches du président du célèbre mouvement anti-esclavagiste mauritanien IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) fondé en octobre 2008 :

« Un commissaire de police et un autre élément de la police sont venus remettre, ce soir 26 juin 2021 à 21h, une convention du commissaire central de la police urbaine de Dakar au Sénégal au Deputé mauritanien Biram Dah Abeid. La convocation stipule que le Député et président de Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-M) doit se présenter devant la police sénégalaise le dimanche 27 juin 2021. Le motif déclaré de la convocation est que le défenseur des droits humains, prix des Notions-Unis des droits de l’homme en 2013 et deux fois deuxième aux élections présidentielles mauritaniennes (2014-2019), est une série d’interviews qu’il a accordé à un chercheur Franco-American du nom de Sebastien Kraft, dont la bourse de recherche est financée par l’université Penn State University aux États-Unis d’Amérique. Mais notons que deux éléments peuvent être la source de l’intérêt brusque de la police sénégalaise aux activités de l’opposition mauritanien dont la famille est installée à Dakar pour les études de ses enfants et leur sécurité depuis plus de cinq années. Le premier étant l’adversité que lui voue la classe politique féodale et affairiste dont certains font partie de l’entourage et collaborateurs proche du président mauritanien Mohamed ould cheikh El Ghazouani. Le rapprochement et l’entente du leaders d’IRA-M avec le nouveau chef de l’Etat mauritanien est très mal perçue par certaines personnalités influentes du régime mauritanien, qui avaient longuement et durement combattu Biram Dah Abeid à côté de l’ancien président mauritanien durant toute une décennie. L’autre motif possible est le fait que depuis que le militant abolitionniste a bénéficié de la paix avec l’avènement du président El Ghazouani, le interne de la lutte contre l’esclavage s’est apaisé mais le député Abeid a ouvert un autre front, celui de la dénonciation et la lutte contre l’esclavage interne en Afrique. Abeid a dénoncé devant la presse malienne et internationale, il y a quelques jours à Bamako, la persistance et l’enracinement de l’esclavage inter-Africain, inter-noirs lorsqu’il est venu soutenir des populations esclaves chassées de leurs villages par les groupes des suzerains qui les possédaient et qui les persécutent violemment jusqu’à mort d’hommes puisqu’ils ne se soumettent plus à leurs rôles d’esclaves dans la société. Le président d’IRA-M a été très dur dans le discours de Bamako, contre les élites noires africaines et afro-américaines qui jamais voulu accepté de rétablir les vérités historiques sur la part de responsabilité des rois, suzerains et aristocrates africains dans l’esclavage interne en Afrique, ainsi que les deux autres traites triangulaires et transsaharienne. Abeid a vilipendé les bâtisseurs des états africains indépendants, les combattants contre le colonialisme, l’impérialisme et l’apartheid des Blancs, qui n’ont jamais eu l’honnêteté et le courage de combattre leurs propres esclavages qui continuent à gangrener leurs sociétés jusqu’à nos jours. Souleymane Badji
Lanceur d’alerte. »

Pour rappel, monsieur Dah Abeid est dans la capitale sénégalaise depuis quelques jours déjà… Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/06/25/%e2%9c%93un-documentaire-sur-lorganisation-ira-est-en-cours-de-tournage-a-dakar/ .

Un cadre historique d’IRA, Docteur Sy Ousmane précise dans un bref post Facebook que le mouvement dispose d’une section sur place (IRA-Sénégal) depuis 2009.

Il est intéressant d’être édifié sur ce que le régime du président Macky Sall pourrait reprocher actuellement au leader abolitionniste mauritanien. La problématique de l’esclavage par ascendance demeure tabou dans certaines communautés ouest-africaines où l’élite intellectuelle, religieuse et politique se manifeste par de lourdes et troublantes ambiguïtés. À lire cet élément média du Monde Afrique en ligne datant de 2015 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/20/chez-les-esclaves-de-la-famille-du-president-senegalais-macky-sall_4598251_3212.html . On y aborde un reportage sur les esclaves de la famille du président Macky Sall dans le Fouta.

– KS pour le BLOG

✓GUIDIMAGHA : DES CITOYENS SE PLAIGNENT DES REPERCUSSIONS DE L’ESCLAVAGE ET DEMANDENT JUSTICE [VIDÉO]

Un groupe d’habitants du village de Bouanze dans la wilaya du Guidimagha se plaint de ce qu’ils décrivent comme des séquelles de l’esclavage, appelant les plus hautes autorités du pays à leur rendre justice.

Un porte-parole du groupe, Mohamed Biranté Koné, a déclaré à alakhbar.info, que lui et les siens sont victimes de harcèlement raciste de la part des habitants du village.

Il a ajouté qu’ils sont privés d’occuper des postes politiques parce qu’ils sont d’anciens esclaves, soulignant qu’ils souffrent de l’esclavage même au XXIe siècle .

Il a souligné qu’eux et des anciens maitres vivent dans un même village et donc une seule zone géographique, mais aucun d’entre eux ne peut occuper de position de leadership ou de position politique dans le village à cause de cette discrimination.

Koné a appelé les autorités concernées à rendre justice au groupe et à régler ce problème, qui, selon lui, les préoccupe en tant que citoyens de la république.

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70619

L’esclavage : phénomène complexe à combattre dans la société mauritanienne sans se munir des outils nécessaires | Par Boulaye Diakité

Il est difficile de lutter contre l’esclavage. Officiellement, partout, cette pratique d’un autre âge existe encore. Même si l’État a ratifié les conventions sur l’abolition, qu’il a criminalisé, l’esclavage n’est pas éradiquer. En effet, l’esclavage est inculqué dans les mentalités. Il n’est pas seulement dans sa définition première en droit mais être esclave dans notre société, il s’agit d’un phénomène naturalisé qu’un groupe est destiné à être esclave de génération en génération. Les esclaves des parents travaillaient pour le maître et qui ne pouvaient exister que par ce dernier. L’esclavage de la génération actuelle repose sur de prétendus états d’infériorité mentale et sociale et qui par conséquent les esclaves n’ont pas droit de réclamer leur liberté. «Une fois esclave toujours esclave» a écrit l’anthropologue Claude Meillassoux.

Il faut une assistance sociale et juridique aux victimes et des sanctions financières aux esclavagistes. Sensibiliser et dénoncer partout et aucune forme d’esclavage ne doit être tolérée. La quête de la dignité humaine est le plus beau de combat qu’un humain doit s’engager et l’arracher ; elle n’est pas à discuter. Il faut se prémunir des instruments juridiques, éducatifs et sociaux efficaces contre les instincts les plus vils des hommes, pour mettre fin aux conséquences de l’esclavage qui se font encore sentir. Les pratiques perdurent et persistent dans nos sociétés. Il s’agit d’une tragédie, d’immense souffrance infligée à des innocents qui n’ont rien demandé à personne, une honte pour l’humanité. Il n’y a pas d’acte plus vilain que l’exploitation, l’humiliation de l’humain ; se servir de lui pour du prestige et de privilège.

Le phénomène de l’esclavage a marqué économiquement et sociologiquement nos sociétés mais il n’a jamais été question d’une réparation. Or, nos sociétés étaient organisées durant des siècles sur ce mode de production servile. Les uns et les autres profitaient de faiblesse, d’une situation difficile afin de s’approprier d’une force de travail.

Les victimes n’ont jamais été entendus ni écoutés. Les stigmates de l’esclavage sont toujours perceptible dans nos milieux sociaux. Cette exploitation et humiliation de l’homme par l’homme désintéresse. Les hommes y naissent, demeurent et y meurent, dans une indifférence générale, aux yeux des politiques nationaux souvent corrompus et qui n’ont aucun respect pour les droits de l’homme.

La situation de l’esclavage est pour beaucoup théoriquement les anciens esclaves, mais aussi de vrais esclaves, vivent dans nos villages et villes et certains sont exploités dans des tâches qui sont inscrits dans les mentalités comme de normes sociales.

Le sentiment de supériorité se justifie par un ancêtre commun, de noms de famille, des lignages, de la religion et des titres honorifiques. Une société ne peut pas se développer sur des telles mentalités et une démocratie ne peut pas y naître.

© Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10208949830298735&id=1705378100

CONFÉRENCE AVEC LE MILITANT GAMBANA SALIF KAMARA : «ESCLAVAGE CONTEMPORAIN, MIGRATION FORCÉE ET ACTIVISME DE LA DIASPORA EN AFRIQUE DE L’OUEST»

Le 10 mai, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, l’équipe EMiFo basée à Copenhague a organisé une conférence en ligne en partenariat avec le Centre d’études avancées sur les migrations (AMIS), afin d’entendre et de présenter l’expérience et la voix de Salif Kamara, vice-président du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) – une organisation de lutte contre l’esclavage par ascendance active en France et au Mali, au niveau national, régional et local. La conférence, intitulée « Esclavage contemporain, déplacement forcé et militantisme de la diaspora en Afrique de l’Ouest », était centrée sur l’implication transnationale de la diaspora malienne dans la lutte contre l’esclavage par ascendance dans le cadre du mouvement «Gambana» (qui signifie égalité en droits et dignité en Soninké). Après deux courtes présentations données par les étudiante en master à AMIS Leah Durst-Lee et Nolwenn Marconnet, M. Salif Kamara a généreusement répondu aux questions des organisateurs et du public et a partagé de précieuses informations sur les origines de Gambana – né dans la diaspora Soninké en France en 2016 – et le travail effectué par les organisations issues de la diaspora comme le RMFP, notamment la sensibilisation sur les groupes WhatsApp et les actions en justice tant en France qu’au Mali. Il a notamment souligné la nécessité de lutter contre les pratiques liées à l’esclavage par ascendance simultanément dans la diaspora et au Mali, car il existe une continuité des pratiques esclavagistes dans la diaspora, qui donnent lieu à des attaques, des agressions verbales, des problèmes de mariage et des conflits autour de la participation aux caisses des villages.

L’événement était bilingue, et nous avons eu le plaisir d’être rejoints par des participants parlant français et anglais, nous joignant d’Afrique de l’Ouest, d’Europe et d’Amérique du Nord.

©️ Crédit source : https://www.slaveryforcedmigration.org/conference-avec-le-militant-gambana-salif-kamara-esclavage-contemporain-migration-forcee-et-activisme-de-la-diaspora-en-afrique-de-louest/

✓Un documentaire sur l’organisation IRA est en cours de tournage à Dakar

Depuis le mardi 22 juin 2021, un tournage documentaire se poursuit sur les luttes de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) et de son Président, Biram Dah Abeid.



Le documentaire porte sur les organisations et les luttes les plus importantes et les plus réussies contre l’esclavage contemporain au XXIe siècle, représentées par l’organisation IRA, son développement et son internationalisation pour lutter contre les violations droits humains. Sebastian Kraft, universitaire , journaliste et chercheur à la Penn State University, aux États-Unis, prépare et tourne le documentaire, y compris les activités, les interviews et les discours du parlementaire Biram Dah Abeid.

L’université américaine a précisé que le projet serait financé et l’équipe du documentaire et ne devrait pas se rendre en Mauritanie pour des considérations de sécurité et de droits humains, ce qui a conduit au choix du Sénégal voisin comme lieu du tournage.

Le tournage a eu lieu au domicile du représentant du Biram Dah Abeid à Dakar, sur l’île de Gorée, la maison historique des esclaves , le bureau de Ira-Senegal et le rassemblement des Organisations Mauritaniennes en exil au Sénégal.

Dakar le 24 juin 2021

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓ Réactions | Sur l’arrestation de l’ex-Raïs mauritanien. Par Moulaye El Hassene

L’emprisonnement de Ould Abdel Aziz est une injustice dont le responsable est quelque part Abdel Aziz lui-même.
C’est un petit règlement de compte personnel entre lui et son meilleur ami, le président Ghazouani, que nous les mauritaniens ne connaissions même pas sur la scène politique, et qu’il a lui même choisi et emmené et dont il a fait la publicité et la campagne électorale, et qu’il a fini par imposer aux mauritaniens, à travers une organisation frauduleuse et honteuse des élections présidentielles de 2019.
Abdel Aziz et Ghazouani, c’est exactement le même Système, qu’ils se disputent aujourd’hui ou se réconcilient demain, cela n’avancera jamais en rien le pays, et ne restituera jamais aucun sous au trésor public.
Au contraire, leur petite dispute de coqs actuelle, a déjà coûté elle-même des milliards d’Ouguiyas au contribuable et renforcé la pauvreté des citoyens.
Ceux qui ont formé la commission parlementaire d’enquête sur Aziz, sont exactement les mêmes que Abdel Aziz a engraissé lui-même durant ses deux mandats et leur a confié l’avenir du pays, et les a laissé pendant dix ans maltraiter les innocents et porter toutes sortes d’atteintes aux droits des citoyens, et introduire le terrorisme dans le code pénal officiel du pays.
La Justice mauritanienne, qui vient d’être injuste envers Abdel Aziz, est exactement la même justice qu’il a lui-même entretenue et laissée derrière lui telle qu’elle.
Autrement dit, ce qui arrive actuellement à Abdel Aziz, aussi injuste soit-il, n’est que la conséquence directe et évidente du peu d’intérêt qui a été apporté au secteur de la justice durant ses deux mandats.
Bien sûr, je condamne fermement les molestations dont fait object Abdel Aziz aujourd’hui, il doit être jugé avec respect de tous ses droits, puis condamné ou acquitté selon qu’il soit coupable ou innocent, et non traité arbitrairement et vulgairement et irresponsablement, par ce rendement de compte personnel flagrant et qui n’a rien d’une justice.
Mais, ce qui rend le jugement délicat, c’est que ces mêmes molestations et privations de droits que subit Abdel Aziz aujourd’hui, nous les avions constatées, à l’égard d’autres personnes et personnalités, lorsque la Justice mauritanienne était contrôlée par lui.
On peut citer sous les deux mandats de Aziz d’innombrables perversions de la justice:
Le calvaire inhumain et hors la loi infligé au jeune Ould Mkheytir, torturé de façon inhumaine puis kidnappé alors qu’il venait d’être libéré par un tribunal, puis rejugé par quelques barbus inconnus du système judiciaire et auxquels les mauritaniens n’avaient accordé aucune légitimité; les emprisonnements expeditifs de Biram Dah Abeid, les mains menottés sans aucune raison alors qu’il se rendait à l’hôpital pour un bilan cardiaque, la protection insensée du criminel Cheikh Ridha, qui a pillé des centaines de milliards d’Ouguiyas à des milliers de familles et fait tomber en faillite le secteur de l’immobilier, les emprisonnements abusifs et sans chefs d’accusation clairs ni raison de libération claire des journalistes et blogueurs Cheikh Jeddou et Ould Weddady, les interdictions arbitraires de partis politiques qui avaient pourtant réunis toutes les conditions nécessaires pour être reconnus, tels que RAG, FPC… et bien d’autres atteintes aux droits politiques et individuels, sont là des situations où la justice mauritanienne a été complètement bafouée et purement et simplement instrumentalisée par l’exécutif.
Alors qu’est ce que veut Abdel Aziz ?! que cette justice qu’il n’a pas veillé à redresser, en dix ans de pouvoir, se transforme toute seule comme par magie, en une justice à la Suisse ou à la Norvégienne , et le traite lui exceptionnellement, en veillant à ses droits ?! C’est ce qu’on aurait espéré, mais cela ne sera possible, que lorsque le système législatif, judiciaire, et exécutif actuel, fidèle héritage de la décennie de Aziz, sera remplacé par un autre système lors de prochaines élections.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=118541590456087&id=100069007393897

✓ Réactions | Projet de loi sur la double nationalité. Par Souleymane SIDIBE

Dans une réunion avec des personnes ressources dans le milieu associatif bordelais, une des intervenantes (grande humaniste et adepte de la pensée critique) affirme : « Le droit est aussi un instrument de lutte ».
Je dirai, par ailleurs, que dans certains pays, le droit est un instrument d’exclusion et de stigmatisation des populations. Tandis que les discriminations sont souvent de facto, elles peuvent aussi être de jure par des lois qui ne sont pas « traduisibles ». Voilà que les fondements tant recherchés dans le vivre-ensemble s’écroulent encore.

La loi sur la double nationalité en Mauritanie est incohérente. Elle questionne la législation mauritanienne sur plusieurs aspects :
– Primo, aucun pays ne doit exclure une partie de sa population au motif qu’elle a acquise une autre nationalité – je dis bien une partie car un grand nombre de mauritaniens ont la double nationalité.
On doit disposer de son droit à être mauritanien.ne et américain.nne, sénégalais.e ou marocain.ne. La constitution devrait garantir à chaque individu ce droit pour faire profiter aux pays les multiples ressources d’ailleurs : culturelles, technologiques et intellectuelles.

– Secundo, pour ne pas perdre sa nationalité depuis l’arrivée de l’ancien chef d’État, Mohamed Abdel Aziz, il faut écrire au président pour conserver, dit-on, sa nationalité. Je ne sais pas si c’est une loi promulguée ou un décret présidentiel (ordre exécutif) mais cela n’a aucun sens. Le président n’est pas et ne doit pas être l’incarnation de l’exécutif mais un représentant de ce pouvoir que lui confère la constitution après des élections au suffrage universel, en démocratie.

– Tercio, beaucoup de mauritaniens bénéficiant de la double nationalité travaillent dans les plus hautes sphères étatiques. Ils vont logiquement à l’encontre de cette « loi » interdisant les binationaux à exercer et à occuper les postes clés : ces mêmes postes vecteurs de développement. Ils voyagent sans inquiétudes par rapport à ceux qui n’ont pas de relations avec les pouvoirs publics. Viendra, le comble sous l’ère de l’empreinte digitale qui fait que beaucoup d’individus à leur arrivée à l’aéroport sont présentés comme étrangers. Et leurs empreintes digitales seront prises. Ils ne peuvent logiquement plus être recensés ou enrôlés dans les registres de l’état civil. Pour éviter la perte de sa nationalité, les plus « chanceux » arrivent à atterrir dans les pays voisins pour continuer leur chemin vers la mère patrie en voiture…

La nouvelle proposition de loi sur la double est « sympa » car les mauritaniens pourront enfin conserver leur nationalité d’origine et prétendre à une nouvelle sans être inquiétés par rapport à un titre de séjour dans la « terre de leur ancêtre » ! Elle reste, cependant, discriminatoire et n’est pas gage de succès car les mauritaniens qui excellent à l’étranger sont des binationaux ; pour la plupart. Ils ne pourront pas accéder à la haute sphère politique : suivant la loi. Surtout s’ils veulent se lancer dans la politique. Dans les partis d’opposition. C’est aussi dommageable car, de nos jours, les États naturalisent les hauts potentiels de tous bords pour créer des « champions League » en matière de savoir, cyber sécurité, politique, entrepreneuriats, formation universitaire et professionnelle, délocalisation d’entreprise, de multinationale, investissement…
Il faut alors des lois organiques qui ne reflètent aucunement l’exclusion. En avant pour le progrès cher.e.s mauritaniens.ennes plutôt que le retour à ce que nous vivions, l’exclusion par tous les moyens.

©️ Source crédit : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4443933082293010&id=100000290871124

Mauritanie | Mohamed ould Abdel Aziz en détention préventive : chronique d’une seconde arrestation

Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien président de la République Islamique de Mauritanie, est en détention préventive « à partir d’aujourd’hui (mardi 22 Juin, NDLR) », a indiqué à Cridem un de ses avocats, Maître Bah Mbareck.

A l’heure actuelle, ses avocats ignorent son lieu de détention préventive. «Ce serait certainement à la sûreté», confie à Cridem Maitre Taleb Khyar, un des avocats de l’ancien président de la République Islamique de Mauritanie.

Cette arrestation intervient quelques jours après le refus de l’ancien président de continuer à se présenter à la police, comme le lui imposent les conditions de son placement en résidence surveillée.

« Le parquet lui rapproche de n’avoir pas respecté les conditions du contrôle judiciaire alors qu’il [Aziz] a dit qu’il a toujours respecté les procédures judiciaires de son contrôle judiciaire et que c’est la police qui l’a empêché d’aller à la DGSN pour signer », a ajouté M. Mbareck.

Dans l’après-midi, « un mandat d’amener a été notifié à notre client qui s’est présenté au juge d’instruction aux environs de 18h30. Il y’a eu une séance d’instruction entre l’ancien président et le pôle de lutte anticorruption du parquet de Nouakchott-Ouest. Après délibération, il a été notifié à l’ancien président qu’il est placé en détention préventive », explique Maître Bah Mbareck. C’est la deuxième fois que l’ancien président est arrêté.

La première fois, c’était en août 2020 suite à la remise à la justice du rapport de la commission d’enquête parlementaire portant sur des crimes économiques durant la décennie passée par l’ancien homme fort de Nouakchott au sommet de l’Etat.

Il sera ensuite libéré puis placé sous surveillance dans le cadre d’une enquête sur « des soupçons de corruption », avant d’être inculpé le 12 mars 2021 pour entres autres corruption, détournement de biens publics et blanchiment d’argent.

Dans un communiqué diffusé dimanche 20 juin sur sa page Facebook, l’ancien président déversait sa colère, affirmant avoir « décidé de retourner à [son] domicile sans signer à la direction de la sûreté », justifiant son comportement par l’usage de la répression policière envers ses sympathisants.

« Je suis le seul parmi tous les impliqués dans le dossier de la décennie à se voir imposer l’assignation à résidence et à être traqué par des agents de la sûreté se déplaçant à bord de voitures civiles sans raison à part mes positions sur les échecs connus par le pays et incarnés par la corruption, l’injustice et le musellement des libertés », avait rappelé Ould Abdel Aziz.

Les avocats de l’ancien président feront face à la presse, ce mercredi 23 juin.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=746397

Enseignement supérieur : la décision interdisant l’inscription aux plus de 24 ans annulée



Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’annulation de la décision interdisant aux plus de 24 ans de s’inscrire dans les universités et les établissements de l’enseignement supérieur en Mauritanie.

Le Département a affirmé, – dans un communiqué publié ce mardi 22 juin courant,- que l’annulation de la décision intervient « en raison du préjudice causé à de nombreux titulaires d’un baccalauréat qui ont plus de 24 ans et qui souhaitent accéder aux établissements publics de l’enseignement supérieur ».

La décision d’annulation est intervenue « après une étude approfondie », indique le ministère, selon lequel « l’accès aux établissements publics de l’enseignement supérieur se fera conformément aux textes qui définissent les critères objectifs et les règles en matière d’orientation dans ces différents établissements ».

Essahra

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3864005057061551/