Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), M. Dah Ould Abdel Jelil, a supervisé, vendredi après-midi, le lancement officiel du recensement administratif à vocation électorale (RAVEL) au niveau des trois wilayas de Nouakchott.
A cette occasion, le président de la CENI s’est informé directement sur le processus d’enregistrement des citoyens âgés de 18 ans et plus sur la liste électorale.
A l’issue de ce tournée effectuée au niveau des moughataas du Ksar, de Darnaim et d’Arafat, le conseiller en charge de la communication et porte-parole officiel de la CENI, M. Mohamed Takhiyoullah Led’hem, a fait une déclaration à l’AMI dans laquelle il a souligné que le RAVEL qui vient d’être lancé se distingue par son caractère exhaustif et permet l’enregistrement de tous les citoyens à partir du l’âge de dix-huit ans et plus, avec la réinscription de nouveau de tous les citoyens qui étaient inscrits auparavant sur les listes électorales.
Il a ajouté que, cette fois, la possibilité de s’inscrire à distance a été introduite. Elle permet à tout citoyen de se faire enregistrer depuis le centre le plus proche de lui, en spécifiant le lieu et le bureau de vote dans lequel il souhaite s’inscrire et voter dans la wilaya, moughataa et bureau de son choix à travers le pays.
Le porte-parole de la CENI s’attend à une augmentation de la liste électorale pour cette année – selon des estimations préliminaires – d’environ 900 000 voix, compte tenu du nombre officiel du recensement électoral précédent, qui s’élevait à 1 500 000 voix.
Et il a indiqué qu’à la lumière de cette mise à jour numérique et statistique actuelle, l’importance du RAVEL résulte de larges et récentes consultations entre le gouvernement et les partis et formations politiques, qui se reflètent positivement sur l’élargissement de la liste électorale.
En ce qui concerne les colonies mauritaniennes à l’étranger, M. Mohamed Takhiyoullah Led’Hem a expliqué qu’un arrêté spécial a été publié spécifiant les pays dans lesquels les citoyens résidant à l’extérieur seront enregistrés au niveau de quatre continents, comme suit :
– Asie : Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Qatar,
– Afrique : Guinée-Bissau, Gambie et Côte d’Ivoire,
– Europe : France,
– Amérique du Nord : les États-Unis d’Amérique.
Le Président de la Commission électorale indépendante était accompagné du Secrétaire général de la Commission et de plusieurs de ses membres.
CDHAHRSC – Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile (CDHAHRSC )dans le cadre de son suivi de l’affaire d’esclavage présumée à F’derick et sur la base de l’évaluation des circonstances de l’affaire et du rapport de sa mission d’enquête dépêchée sur les lieux le samedi 21 janvier dès son information du cas, a mandaté un avocat aux fins de le représenter, conformément à la loi, comme partie civile dans la procédure judiciaire en cours.
L’avocat est présentement sur place pour suivre l’instruction et représenter le CDHAHRSC, au besoin, à tous les niveaux de juridictions.
L’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, a été arrêté cet après-midi à son domicile à Nouakchott et emmené par la police la veille de son procès, constate-t-on sur place.
Selon certaines sources, se fondant sur des indiscrétions judiciaires, tous les prévenus dans l’affaire dite du « procès de la décennie» devraient passer cette nuit entre les mains de la police avant d’être emmenés mercredi matin au palais de justice où ils comparaitront devant la cour criminelle spécialisée dans la lutte contre la corruption.
Ils sont au total onze personnes citées dans cette affaire où l’ancien président est poursuivi sur la base d’une enquête d’une commission parlementaire dont il a toujours nié la légitimité.
Ses avocats n’auraient, cependant, reçu son dossier complet que lundi, c’est à deux jours du procès.
L’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, au pouvoir entre 2009 et 2019, comparaitra demain, mercredi 25 janvier 2023, pour un chapelet de chefs d’accusation dont la corruption, le détournement de deniers publics….
Dans plusieurs sorties médiatisées l’ancien président avait mis au défi le régime en place de prouver qu’il ait pris le moindre ouguiya des deniers publics estimant que sa poursuite relève du harcèlement politique.
CAFOnline – L’attaquant mauritanien Hemeya Tanji a dédié son prix TotalEnergies de l’homme du match à tous les Mauritaniens du monde.
L’attaquant du FC Nouadhibou a inspiré la qualification historique de son équipe pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations, TotalEnergies mardi.
« Remporter ce prix est un honneur pour moi et pour le peuple mauritanien. Je suis aussi heureux que n’importe quel fan de football mauritanien. C’est une victoire pour tout le peuple mauritanien », a déclaré Tanji avec un sourire jusqu’aux oreilles lors de la conférence de presse d’après-match au stade Miloud Hadefi d’Oran, en Algérie.
Tanji a été une source d’inspiration avec et sans le ballon, faisant continuellement des courses en avant pour perturber la défense malienne.
Il s’agit de la première victoire enregistrée par les Mourabitounes, qui avaient auparavant enregistré six défaites en six matches au CHAN et contraint l’Angola à un match nul et vierge lors de leur entrée en lice dans le Groupe E.
Tanji, 24 ans, a ajouté : « Nous avons travaillé très dur pour participer à ce tournoi et maintenant que nous sommes qualifiés, nous sommes très heureux d’avoir gagné et d’être en quart de finale. »
La Mauritanie affrontera maintenant ses voisins sénégalais dans le deuxième quart de finale le 27 janvier au stade du 19 mai 1956 à Annaba à 19h00 GMT.
Une affaire de corruption concernant des approvisionnements de l’armée a entraîné une série de démissions de hauts-responsables ukrainiens ce mardi. Cinq gouverneurs régionaux ont dû quitter leur poste en plus du chef adjoint de l’administration présidentielle et du procureur général adjoint. Une série de hauts responsables ukrainiens ont été démis de leurs fonctions mardi dans la foulée d’une affaire de corruption concernant des approvisionnements de l’armée, premier scandale de cette ampleur depuis le début de l’invasion russe. Au total, cinq gouverneurs régionaux, quatre vice-ministres et deux responsables d’une agence gouvernementale vont quitter leurs postes, en plus du chef adjoint de l’administration présidentielle et du procureur général adjoint. Le président Volodymyr Zelensky avait annoncé dès lundi soir « des décisions relatives au personnel » concernant « des cadres de différents niveaux dans les ministères et autres structures du gouvernement central, dans les régions et dans le système d’application de la loi ».
Cette vague de départs arrive au moment où Kiev réclame à ses alliés occidentaux, dont le soutien militaire et financier est crucial, des centaines de chars modernes et d’autres armements pour une nouvelle offensive sur le front. A l’origine du remaniement, un scandale portant sur un contrat signé par le ministère de la Défense à un prix présumé surévalué et portant sur les produits alimentaires destinés à ses soldats. Selon une enquête du site d’information ZN.UA, ce contrat de 13 milliards de hryvnias (environ 324 millions d’euros) a été passé avec des prix « deux à trois plus élevés » que les tarifs actuels en vigueur pour les produits alimentaires de base.
• Vacances en Espagne
En conséquence, le vice-ministre de la Défense Viatcheslav Chapovalov, en charge de l’appui logistique des forces armées, a été démis mardi de ses fonctions. Pourtant, lundi, le ministre Oleksiï Reznikov avait assuré que le scandale relevait d’une « attaque informationnelle artificielle » fondée sur un « faux prétexte ». Si aucune lien n’a été établi entre les autres responsables sur le départ et ce scandale, certains ont été accusés ces derniers mois d’autres infractions ou faux pas.
Le chef adjoint de l’administration présidentielle Kyrylo Tymochenko, l’un des rares collaborateurs du président présent depuis son élection en 2019 et qui supervisait notamment des projets de reconstruction, a été accusé en octobre d’avoir utilisé un véhicule tout-terrain donné à l’Ukraine par le groupe américain General Motors. Après ces révélations, il avait assuré avoir transmis le véhicule aux besoins du front.
Le procureur général adjoint Oleksiï Simonenko a lui été accusé d’être récemment parti en vacances en Espagne alors que les déplacements à l’étranger, sauf à des fins professionnelles, sont interdits pour les hommes en âge de combattre. Les gouverneurs des régions de Dnipropetrovsk (centre) Valentin Reznitchenko, de Zaporijjia (sud) Oleksandre Staroukh, de Soumy (nord) Dmytro Jivytsky, de Kherson (sud) Iaroslav Ianouchevitch et de la capitale Kiev, Oleksiï Kouleba, ont aussi quitté leurs postes.
• Fraude sur les générateurs Valentin Reznitchenko a été accusé par plusieurs médias en novembre d’avoir attribué des contrats sur la réparation de routes portant sur des dizaines de millions d’euros à un groupe co-fondé par sa petite amie travaillant comme coach fitness. Selon des informations de presse, son nom et celui de ses collègues des régions de Soumy, Kherson et Zaporijjia figurent dans des enquêtes judiciaires. Oleksiï Kouleba pourrait lui, selon la presse, rejoindre l’administration présidentielle.
Enfin, Anatoliï Ivankevitch et Viktor Vychniov, tous deux chefs adjoints du service ukrainien des transports maritimes et fluviaux, ont également été démis de leurs fonctions. D’autres limogeages avaient précédé les départs de mardi en Ukraine, pays classé à la 122e place sur 180 sur l’indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International en 2021.
Dimanche, le ministre adjoint des Infrastructures Vassyl Lozinsky avait été arrêté, accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de 400.000 dollars pour « faciliter » l’achat de générateurs à des prix gonflés, alors que le pays est confronté à de vastes coupures d’électricité suite aux frappes russes contre ses infrastructures énergétiques. Pavlo Galimon, le chef adjoint du parti présidentiel « Serviteur du peuple », a lui été limogé lundi, sur fond d’accusations de corruption liée à l’achat d’une propriété à Kiev pour un montant supérieur à ses revenus déclarés.
L’UE a fait des mesures anticorruption une réformes clé devant être mise en œuvre par l’Ukraine si elle souhaite accéder au statut de candidat à l’adhésion au bloc européen. Selon le think tank ukrainien Centre for Economic Strategy, le montant total de l’aide occidentale (financière, militaire, etc) à l’Ukraine pourrait atteindre au total 100 milliards de dollars en 2023, dont plus de 40 milliards uniquement pour ses forces armées.
Le 20 janvier 2023, à l’occasion d’un droit de réponse au journal en ligne senalioune.com, le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile réagit à la question perpétuelle de l’esclavage, en République islamique de Mauritanie. La réfutation s’articule, comme d’usage au sein du personnel de l’Etat, autour des arguments du déni et de la relativisation. A en croire le haut responsable de l’Exécutif, les associations locales de défense de la dignité de la personne n’ont pu présenter, au rapporteur spécial des Nations unies, que « 2 cas d’esclavage présumé, déjà pendants devant la justice ». Ce niveau d’imprudence rhétorique expose, le propos, à une réfutation d’autant moins discutable qu’elle s’appuie sur la chronologie des faits. Ici, foin de lyrisme et de slogans, les situations individuelles parlent assez.
Ainsi, l’affaire la plus récente démontre-t-elle la permanence du défi et sa dissémination protéiforme au travers du territoire. Le 20 janvier courant, le section Ira de Zouérate, ville minière de la région du Tiris Zemmour et siège du principal employeur du pays après l’Etat, reçoit un appel au secours, de la part d’une victime collatérale de la servitude sous contrainte. Le sieur Yekber ould Salem révèle la rétention, de ses enfants, par leurs maîtres traditionnels, en l’occurrence dame Khadijetou mint Weyahi et sa sœur Moimya. La première habite à F’dérick, la seconde quelques kilomètres plus loin, à Boudarka. Les deux prétendent que le géniteur, désormais séparé de son épouse servile, n’a aucun droit sur la progéniture ; la mère appartenant à la famille maure Ehl Weyahi, les enfants relèvent du même régime de possession privée, grâce aux prescriptions de la charia, selon le modèle sunnite, de rite malékite, d’ailleurs consacré et insusceptible de critique, en vertu du code pénal de la Mauritanie. Les mineurs en captivité chez leurs propriétaires sont 3 garçons Said ould Yekber Salem, Cheikhani ould Yekber Salem et Kenkou ould Yekber Salem et 2 filles Nezaha mint Yekber Salem, et Bigue Yekber Salem. Parmi leur fratrie parvenue à l’âge de discernement – tels Moustapha ould Yekber Salem, Khdeija mint Yekber Salem, Lalla mint Yekber Salem- tous ont fui vers d’autres centres urbains où prévalent l’anonymat, les opportunités de travail et la solidarité des affranchis.
Le vendredi 20 janvier 2023, passées 10 h, Yacoub Faye et Yacoub Abdi, respectivement coordinateur et membre du bureau régional de l’Ira, accompagnent le plaignant, Yekber ould Salem, à la brigade de gendarmerie de F’Dérick ; aussitôt, ils y remettent une plainte au commandant Tiyib ould Dah. A 11h 30, les forces de l’ordre interpellent l’auteure du crime allégué, Khadijetou mint Weyahi, âgée de 28 ans. Cependant, en gardien fidèle du système d’impunité qui a pris l’habitude d’imputer, aux militants abolitionnistes, le grief d’incitation à la révolte, le procureur de la république du tribunal de Tiris Zemour Mr Mohamed Vall ould Mouchtaba empêche, les activistes, d’accompagner le père, durant ses démarches ; aux yeux du magistrat du Parquet, l’organisation Ira est récente, d’où son éviction de la faculté d’ester en justice, alors que l’association, dès 2008 n’a jamais cessé d’assister les requérants, notamment les femmes et les enfants. Cependant, convient-il de le rappeler, malgré la qualification « crime contre l’humanité », les contrevenants arrêtés au titre de l’enquête, parfois en flagrant délit, bénéficient, tôt, de la liberté conditionnelle. La procédure peut s’étendre, s’éterniser, en vue de décourager l’ardeur des lanceurs d’alerte et d’éroder la patience, des victimes, à obtenir réparation : Arafat -Nouakchott-Bassiknou, Aïn Farba-Aïoun, Diaguili-Guidimagha, Aleg-Brakna, Eguenni Ehl Taleb-Tintane, Nouadhibou Tiris Zemmour…
Aux fins de rafraichir la mémoire du ministre et celle, manifestement distraite de ses services, nous les prions et demandons, à l’opinion, d’écouter le témoignage d’un adulte séparé des siens, par la rigueur d’une pratique d’inégalité de race, à justification religieuse, qui se perpétue depuis au moins 10 siècles, sur le sol de l’actuelle Mauritanie ; quelques jours après, suivant ainsi une jurisprudence du réel, l’orateur se dédit, sous la pression des autorités et de la tribu, alors que le Commissariat diligentait plutôt une enquête:
A l’adresse du Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, nous tenons, dessous, preuves, à l’appui, le décompte des litiges relevant de l’esclavage contre les noirs d’origine subsaharienne ; les liens s’étendent de 2019 à 2023 ; aussi, nous sollicitons-nous, du ministre et de son département, le droit à une confrontation constructive, des chiffres et des exemples de contentieux, afin d’harmoniser les informations, en guise de préalable à un partage des tâches, aussi apaisé que pratique, de préférence avec le concours des partenaires étrangers de la Mauritanie. Nous exprimons, ici notre entière disponibilité à l’exercice.
L’arabisation est un projet né (officiellement) en 1966. Or, la Mauritanie a pris son indépendance en 1960. Du vendredi 2 mai 1958 au lundi 5 mai 1958 s’est tenu un congrès à Aleg au nord de la Mauritanie. A la veille de l’indépendance octroyée par la France, les cadres noirs de la vallée y sont allés pour discuter des lendemains. Ces noirs étaient issus de la haute féodalité. Ce qui n’est pas souligné. Pendant que d’autres noirs comme eux vivaient sous le joug d’un poids culturel. Les cadres noirs à l’image de Ba Bocar Alpha, étaient lettrés tantôt en arabe qu’en français. Ils ont intégré dans leur subconscient l’idée d’être les représentants d’une composante de la façon la plus inefficace car ils n’ont pas sensibilisé les masses à l’égalité entre les noirs et les non noirs et à la chose politique. Ils (les politiques) ont enfin trouvé le nom de république islamique de Mauritanie. L’islam est, selon eux, le ciment de la nation.
Le président de la république Mokhtar, marié à une française, a proclamé l’indépendance de manière on ne peut mieux faire en français. Il utilisera les cadres noirs issus de la féodalité (dont certains jusqu’à nos jours pensent être représentant d’une communauté). À partir de la date fatidique, il pensera à appliquer ce que la plupart des cadres des noirs (complexés par rapport à l’arabe) savaient. L’arabisation. La première école privée en arabe fut ouverte par un noir. L’école en question s’appelle « Al Falah». Des financements sont envoyés de pays arabes pour mettre en place l’arabisation outrancière. De 1966 à 1978, pendant que les noirs s’attachent à la conception sociale qu’ils ont du monde, Mokhtar intègre ses proches. De 78 à nos jours : l’arabisation a pris un autre tournant. De 1981 à 1989, les officiers maures que l’on appelle les arabe-berbères revenaient des pays arabes avec une idéologie baathiste et nasséristes (allusion au parti Baath et à Gamal Abdel Nasser) ….
Des partis politiques reprenaient des slogans panarabe. D’ailleurs, ce sont des officiers noirs formés en français qui [en partie] ont validé le coup d’Etat de ould Taya, celuiqui sera à l’origine du génocide peul. Même pour réaliser cela, le ministre de l’intérieur au temps Djibril oui Abdallah dit Gabriel Cimper a envoyé un élément noir pour répertorier les villages de la vallée, c’est à dire des habitations des noirs pour préparer le renvoi vers le Sénégal. Un projet diabolique. Ce dernier larbin a été ministre… Pour être bref, il y a des noirs qui prônent l’arabisation. Car ils ont été formé dans ce sens. Et d’autres en ont fait un gagne-pain. Il faut connaître le brassage ethnique qu’il y a. Les alliances. Le tribalisme. L’ethnie. Il faut savoir qu’il y avoir a des noirs qui sont bien aisés dans ce système… pour parler de cela. Et comparer la situation mauritanienne à la Palestine et l’israël, c’est manquer de bonne foi. Je suis parmi ceux qui préconisent une analyse concrète du terrain. « Faire une analyse concrète d’une situation concrète ». Dire pourquoi les masses hassanophones (maures) se sont approprié le pouvoir pendant que les noirs s’attachent à une forme d’hérésie mentale : la féodalité. Les tares diront certains. Il se doit pour nous de dénoncer nos manquements et toutes formes d’injustices et d’inégalités. Quand on me dit arabisation : je dis que le président a ses enfants à l’école française. Donc cela revient à un faux débat. Voilà un contre argument, par exemple.
Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed OuldCheikh El Ghazouani, a déclaré ouverte, aujourd’hui à Tichit, la onzième édition du Festival des cités du patrimoine de Tichit 2023. Dans un discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Président de la République s’est appesanti sur l’incommensurable richesse du patrimoine culturel, historique et architectural de Tichit ainsi que sur son patrimoine immatériel. Il a salué le génie créateur des femmes et des hommes de cette grande cité qui ont su, à travers les siècles, bâtir, construire et instruire. Cette force, cette énergie, a valu au pays cet inestimable héritage et au reste du monde un apport conséquent à la civilisation et au savoir.
Son Excellence a souligné que l’esprit de résilience face aux adversités qui a animé les fondateurs de Tichit et qui inspire encore leurs descendants, est un capital que toutes les politiques publiques actuelles visent à renforcer. Il s’agit, a-t-il dit, au plan social, de lutter contre l’exclusion et la pauvreté, et d’ériger une école républicaine ; au plan économique, de développer les secteurs productifs, et en œuvrant à l’autosuffisance alimentaire et au développement durable ; et, au plan politique, de renforcer les institutions, en consolidant les libertés et en promouvant les droits de l’Homme.
Voici une traduction intégrale de ce discours:
«Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux, et que les bénédictions d’Allah soit sur Son Saint Prophète
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale;
Monsieur le chef de l’opposition démocratique;
Mesdames, Messieurs les ministres;
Monsieur le wali;
Messieurs les présidents des conseils régionaux;
Messieurs les députés et les maires;
Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique;
Messieurs les présidents des partis politiques;
Messieurs les invités des cités du patrimoine;
Habitants de Tichit;
Honorable assistance;
Je tiens, tout d’abord, à exprimer mes sincères remerciements aux habitants de la ville de Tichit pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité authentique, souhaitant la bienvenue aux invités de ce festival, ainsi qu’à tous ceux qui ont pris la peine de se déplacer pour célébrer avec nous la richesse patrimoniale incommensurable dont recèle cette ville historique.
Tout, dans la ville de Tichit, témoigne du génie de ses habitants, de par leur capacité à résister et à innover, de par aussi ses riches bibliothèques, ses manuscrits uniques en leur genre et son architecture originale. Mais avant tout cela, ses célèbres jurisconsultes, ses illustres Oulémas, et ses artisans qui ont une grande maîtrise de l’art de l’industrie, de la construction, de l’élevage, et de bien d’autres domaines.
Tous ont su, avec constance et pugnacité, grâce à leur potentiel créatif, faire de cette ville, pendant de nombreuses périodes successives, un centre économique prospère et un carrefour majeur d’échanges commerciaux entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, ainsi qu’une citadelle de rayonnement culturel et de foisonnement des sciences ; une citadelle qui a contribué de manière significative à l’enrichissement de la connaissance et du savoirs islamiques.
Ils ont également su faire de la communauté de Tichit une société ouverte, cohésive et fortement ancrée dans les valeurs de la religion islamique, renforcée par sa riche diversité sociale et culturelle et par son unité tissée par les liens de la foi.
Mesdames, Messieurs;
L’esprit de résilience face aux adversités sur lequel cette ville a été fondée et s’est épanouie, est ce que nous tenons aujourd’hui, à travers toutes nos politiques publiques, à renforcer. Au plan social, en luttant contre l’exclusion et la pauvreté, et en construisant une école républicaine. Au plan économique, en développant nos secteurs productifs et en œuvrant à l’autosuffisance alimentaire et au développement durable. Et, au plan politique, en renforçant nos institutions, en consolidant les libertés et en promouvant les droits de l’Homme.
Cependant, nos efforts dans cette démarche, à quelque niveau qu’ils soient, n’auront tout l’effet escompté que s’ils s’accompagnent d’un changement profond des mentalités et des comportements sociaux, en conformité aux principes et valeurs de citoyenneté et aux impératifs qu’impose la construction d’un État moderne.
C’est pourquoi, lors de la précédente édition du Festival cités du patrimoine, à Ouadane, nous avons souligné la nécessité de se départir des comportements entretenus par les stéréotypes qui engendrent méfiance et incompréhension des uns envers les autres et des préjugés qui les alimentent.
Nous avons enjoint au gouvernement d’appliquer strictement la loi à cet effet, et de prendre les mesures nécessaires, à différents niveaux, pour délivrer définitivement notre société de ces comportements surannés préjudiciables.
J’insiste, encore aujourd’hui, sur la nécessité de faire face à la montée de l’esprit tribal et sectaire.
Il n’est pas raisonnable, ni acceptable, alors que nous sommes au troisième millénaire, d’assister à certains phénomènes qui se sont beaucoup produits ces derniers temps, notamment la transformation de certains litiges fonciers en conflits tribaux primitifs, aigus et violents, et dont la prévalence est fondamentalement contraire à la notion de l’État moderne, tout comme elle perturbe le développement et porte gravement atteinte à la cohésion sociale.
L’État reconnaît et protège la propriété foncière privée, celle qui en remplit les conditions légales, de même qu’il reconnaît et protège la possession par concession tant que les conditions requises à cet effet sont remplies.
Mais en même temps, en vertu du principe de la prééminence de la propriété foncière de l’État, et en application des exigences de la loi, tout en donnant la priorité à l’intérêt public, l’État n’acceptera, en aucune manière, que ne soient porté atteinte aux ressources naturelles et aux projets de développement sur la base d’une soit disant propriété qui ne repose sur aucun fondement juridique.
De plus, le règlement des litiges est de la compétence exclusive de la justice, et nul n’a le droit de chercher à s’approprier, par de vers soi, ce qu’il juge bon pour lui. L’État s’opposera fermement et rigoureusement à de tels comportements.
Mesdames, Messieurs;
Le Festival des cités du patrimoine est une inestimable occasion de valoriser notre potentiel patrimonial et d’évoquer les glorieuses périodes de notre histoire afin qu’elles demeurent vivifiées dans notre conscience collective.
Nous avons eu à cœur de faire de ce festival, à la fois, une fête du patrimoine et une opportunité de lancement de projets de développement.
Ainsi, le gouvernement a alloué pour cette édition du festival, comme pour l’édition précédente, environ trois milliards d’anciennes ouguiyas pour financer des projets de développement dans divers domaines tels que l’eau, l’énergie, l’agriculture, l’environnement, et autres secteurs d’importance.
Tout en espérant que ces projets contribuent à soutenir la résilience de la population, et à promouvoir la ville économiquement et socialement, j’annonce ouverte, avec la bénédiction d’Allah, la onzième édition du Festival des cités du patrimoine, en lui souhaitant un grand succès.
Ibrahima Moctar Sarr a fait cette déclaration, jeudi 19 janvier, lors de l’ouverture du 1er congrès ordinaire de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR), à Nouakchott.
« On reproche à l’AJD/MR de ne s’intéresser qu’à des questions relatives à la situation des négroafricains à savoir la question de l’exclusion, les problèmes de l’état-civile, le passif humanitaire et ses corolaires, le problème des terres de la Vallée, etc. En vérité, nous estimons que les négro-africains veulent avant tout être considérés comme des citoyens à part entière », a-t-il déclaré.
« S’ils partagent avec la grande masse des autres mauritaniens, le lot des déshérités du système, ils sont les seuls à vivre l’exclusion au plan culturel voire médiatique, la déportation et le bannissement dans leur propre pays », a ajouté le président de l’AJD/MR.
« Si l’économie du pays est florissante, ils n’en bénéficient pas, l’école est le lieu où leur exclusion a été programmée, pour preuve, la dernière loi sur l’éducation nationale ou on veut utiliser les langues nationales dans le système sans les officialiser c’est un leurre. Les négro-africains ne gèrent même plus les deniers publiques pour pouvoir les détourner. Ils sont dans la situation d’un malade mourant qui n’a plus faim, ni soif, ils ne pensent pas aux plaisirs de la vie, ils veulent simplement ne pas mourir bêtement en tant qu’individu, en tant que communauté, en tant que peuple qui a eu une histoire multiséculaire et qui veut sauvegarder son droit à la différence », a encore martelé Ibrahima Moctar Sarr.
M. Sarr a enfin invité « les justes des autres communautés [à se mettre] en première ligne avec nous comme l’avaient fait les blancs sud-africains contre l’Apartheid, les blancs américains contre la ségrégation raciale et certain blancs européen contre la colonisation », avant de rappeler que « l’AJD/MR avec la désillusion léguée par le régime sortant n’a jamais versé dans la surenchère ou dans l’extrémisme suicidaire ».
Lors de son discours, le président de l’AJD/MR a dit regretter n’avoir pas pu atteindre « les objectifs que nous nous étions fixés pour la déconstruction du système en place et le règlement définitif de la question de cohabitation avec l’apurement du passif humanitaire pour créer les conditions de l’avènement d’un régime démocratique et égalitaire ou tous les fils de ce pays auront les mêmes chances de s’épanouir ».
« Nous ne nous sommes pas trompés d’objectifs mais les moyens et les méthodes que nous avons utilisées jusqu’ici ne sont pas efficaces. J’invite alors la jeunesse qui doit prendre la relève à être plus imaginative et plus audacieuse car entre exister et ne pas exister : THAT IS THE QUESTION », a conclu Ibrahima Moctar Sarr.
Ce premier congrès de l’AJD/MR s’achève le 21 janvier.
Alors qu’elle devait annoncer d’importantes informations sur la « Coalition de l’Alternance », la conférence de presse organisée par le parti SAWAB, IRA/RAG et d’autres partis et mouvements le jeudi 12 janvier 2023, s’est finalement transformée en diatribes contre le pouvoir de Ghazouani et les velléités de son Ministre de l’Intérieur de rétrécir les libertés publiques.
Prévue à 11 heures le jeudi 12 janvier 2023 à l’hôtel Azalaï de Nouakchott, la conférence de presse organisée par la « Coalition de l’Alternance » ne s’est tenue en fin de compte qu’aux environs de 16 heures.
• La police interrompt la conférence
Selon les organisateurs, notamment les dirigeants du parti SAWAB, les formalités administratives avaient été bouclées la veille et le préfet du Ksar avait accordé son autorisation pour la tenue de leur conférence de presse. Le matin, la police se pointe et déclare que l’autorisation de tenir la conférence de presse est annulée, déclarent-t-ils en substance.
Plus tard, le Wali de Nouakchott-Sud leur dira que des informations lui sont parvenues que seuls les militants d’IRA et du parti RAG sont présents à la conférence. Après moult explications, avec forts arguments juridiques à l’appui, l’autorisation est enfin accordée.
Ce retard de près de 5 heures de temps n’a cependant pas démobilisé les militants nombreux mais aussi les journalistes venus couvrir l’évènement.
A l’entame de la conférence, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA, a fustigé l’attitude des autorités, notamment la hargne du Ministre de l’Intérieur, qui selon lui, partage avec l’ancien président, sa propension à fouler aux pieds les lois de la République.
• Le ministre de l’Intérieur foule les lois aux pieds
Selon Birame, le Ministre de l’Intérieur devrait préserver les maigres acquis du président Ghazouani qui se résument selon lui à la liberté qu’il accorde à ses opposants de mener leurs activités sans entraves.
Il s’est dit déterminer à mener l’alternance politique dont rêvent les Mauritaniens pris en otages depuis plus de quatre décennies par une oligarchie qui change de tête sans changer de corps, un corps malsain, gangréné par la corruption, le pillage des ressources nationales, la gabegie et la mauvaise gouvernance, le tribalisme, le népotisme et le racisme, a-t-il énuméré en substance.
Pour Birame, l’objectif de toute opposition dans un Etat démocratique, est de créer l’alternance politique et non de vivre de subsides ou d’avantages aux dépens de ses affiliés. Pour lui, son objectif est clair et sans détours, « accéder à la Présidence de la République ». Il est revenu sur les élections présidentielles de 2019, affirmant avec force qu’il y avait un second tour, entre lui et le président actuel.
• L’alliance Sawab et IRA/RAG reste imperturbable
A son tour, le président du parti SAWAB, Abdessalam Ould Horma, qui est revenu sur l’incident relatif aux perturbations de la conférence due à l’illégale décision des autorités administratives selon lui, il a réaffirmé le partenariat solide qui le lie au mouvement IRA et au parti RAG. Selon lui, l’administration mauritanienne ayant refusé au président Birame et à ses partisans de disposer de leur propre cadre politique, elle ne peut nullement s’opposer à ce qu’ils candidatent à travers le parti Sawab.
Abdessalam Ould Horma est revenu sur la présidentielle de 2019 pour confirmer les propos de Birame. Selon lui, « les chiffres avancés n’étaient pas les vrais, car il y avait selon nos décomptes, un second tour entre Birame et Ghazouani ». Et d’asséner « la suite, vous la connaissez ».
• Grande alliance en perspective
Dans la trame de son intervention, Birame a déclaré que l’objet réel de la rencontre, à savoir l’annonce du lancement de la « Coalition de l’Alternance » est ajournée jusqu’à nouvel ordre. Il a cependant évoqué dans la nouvelle alliance, le parti AJD/MR d’Ibrahima Moctar Sarr, l’AFCD du professeur Atoumane, le Midhaq des Haratines de Ould Hendeya et la CVE de Bâ Mamadou Alassane, et d’autres mouvements encore. Il a dit son souhait de voir toute l’opposition réunie dans un seul bloc pour vaincre le parti au pouvoir, citant l’UFP, le RFD, l’UNAD, entre autres.
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