Événement/ Littérature : notre photo-reportage sur la journée internationale du Livre Africain à Massy (Région parisienne)

~L’écrivain Ousmane DIA en communication

~Dr KEBE Hassan à la parole

~Le chercheur et journaliste Diallo Saidou Nourou lors sa communication

~Extrait lumineux de poésie par Pr Amadou Elimane Kane

~Pr Abdel Wadoud Ould Cheikh en intervention

■SUITE PHOTO REPORTAGE :

Samedi 17 novembre 2018 au sein de la Bourse du Travail à Massy, s’est tenue une manifestation culturelle à l’occasion de la journée internationale du Livre Africain. Selon l’affiche d’annonce de l’événement, cette rencontre mettant la Mauritanie à l’honneur, a été organisée par le Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora (CCDMD) , l’institut culturel panafricain et l’Association Traversées des Mauritanides. Sur place le chercheur mauritanien Dr Ousmane Sao de CCDMD était à la manoeuvre organisationnelle. La présentation d’entrée a été faite par l’enseignant chercheur et journaliste Diallo Saidou Nourou et relayé par la suite par l’écrivain et poète mauritanien Diagne Oumar, le modérateur des interventions.

En première partie du programme , des hommages ont été rendus à 3 auteurs mauritaniens (poètes et écrivains) tous décédés il y a quelques années.

Ainsi, l’écrivain mauritanien Ousmane DIA a porté sa riche communication sur feu le Pr Oumar Bâ (1917 – 1998). Par la suite Dr KEBE Hassan a présenté d’une manière succincte et lumineuse la vie et l’oeuvre du Professeur feu Ousmane Moussa Diagana (1951 – 2001). Le troisième homme des Lettres, l’enseignant et célèbre journaliste Mr Habib Ould Mahfouz (1960 – 2001) a été présenté brillamment par le chercheur et journaliste Diallo Saidou Nourou.

Après une pause de dégustation, 2 pointures célèbres dans leurs domaines ont présenté de riches contributions aux échanges de haut niveau littéraire et intellectuel tout au long de cette journée.

Il s’agit en premier lieu, du poète et écrivain sénégalo-mauritanien, le Pr Amadou Elimane Kane. Il a assuré une communication aux profondeurs intellectuelles qui stimulent grandement l’intellect afro ou Humain tout simplement avec confiance et responsabilité. Par la suite, c’était le tour du célèbre anthropologue mauritanien, le Pr Abdel Wadoud Ould Cheikh. Ce dernier a tenu une communication très instructive sous l’angle anthropologique tout en faisant une certaine historicité pas moins complexe du paysage littéraire dans notre pays et autour.

En un MOT, ce rendez-vous culturel « Le Livre Africain 2018″ avec la Mauritanie à l’honneur a été très instructif pour les participants.

Récit par KS pour le BLOG

Correspondance de Biram Dah Abeid lue aujourd’hui devant la CNCDH( COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE DES DROITS DE L’HOMME ) DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Lettre de l’absent-présent

Correspondance de Biram Dah à la séance de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme
Paris, 16 novembre 2018

J’exprime d’abord ma reconnaissance à vous, Madame la Présidente Christine Lazerges et vous prie d’en transmettre toute l’intensité à vos collègues. Je salue l’honorable assistance.

Aujourd’hui, je m’adresse à vous, de ce siège vide, alors que je me trouve dans une cellule de la prison civile de Nouakchott, d’où j’ai fus élu député, le 1er septembre 2018. Mon compagnon de lutte Abdellahi Houssein Messoud et moi, y séjournons, en détention préventive et coupés du monde, situation à laquelle nous habitue, hélas, la récurrence des persécutions, procès et condamnations.

Depuis la naissance de notre mouvement en 2008, nous menons une lutte non-violente pour assurer aux Noirs de Mauritanie, l’égalité des droits, en somme tourner la page des siècles d’esclavage, de racisme et de déni de droits élémentaires. Sur le chemin ardu de l’émancipation, nous endurons surtout la torture, comme l’attestent divers témoignages de rapporteurs spéciaux des Nations unies.

Notre combat ne vise qu’à accélérer l’avènement d’une Mauritanie de la paix dans l’équité, pas celle qui reproduit le statu-quo de la supériorité raciale. Nous voulons, pour nos enfants, petits enfants et les générations à venir, un avenir de dignité reconquise par l’exercice plein de la qualité de citoyen. Notre dessein comporte l’application effective des lois devant mettre un terme à l’impunité, l’accès à l’éducation de base, le partage des ressources et le respect du suffrage universel. Par le poids démographique des multitudes opprimés, nous entendons faire entendre la réclamation de justice, grâce à l’expression des suffrages.

Nous sommes des passeurs d’espérance, qui voulons permettre, à nos compatriotes, d’écrire une nouvelle page de relations humaines, dans ce désert dont l’hostilité n’a d’égal que l’intransigeance de ses puissants. Aux mauritaniens qui naissent diminués et grandissent, sans état-civil, ni la conscience du droit à vivre heureux, nous offrons l’alternative d’une fierté, d’un projet et d’un relèvement, contre la fatalité d’un passage sur terre, aussi bref qu’absurde : à rebours de la faim, de la soif, de la maladie et du sentiment de sa propre infériorité, nous propageons le message de la révolte, oui, parce que notre humanité nous l’enjoint.

En Mauritanie, il ne s’agit plus seulement de servitude et de contrainte justifiées au nom de la religion et de la naissance ; si l’émasculation, le travail forcé, les sévices sexuels et la vente à l’encan tendent à disparaître, le mépris et l’exclusion demeurent. Les discriminations à l’emploi, le défaut de scolarisation et la banalisation des tâches indécentes recréent le statut de paria, sur la base invariable de la couleur. Le peuple noir de Mauritanie, en particulier les descendants de serviteurs captifs ou achetés, constitue la majorité laborieuse sur le dos de laquelle s’agrippe la minorité des exploiteurs. Les maitres d’hier le restent mais sous le vernis de la modernité et les faux semblants de la loi.

Nous préoccupe, entre autres sujets de rupture dans la communauté de destin, le sort des fillettes et femmes nées du mauvais côté de la barrière sociale. Elles subissent l’exploitation domestique, le viol et une prévalence spécifique des maladies sexuellement transmissibles (Mst) ; tout comme leurs congénères masculins, elles ne peuvent prétendre aux soins qu’en revenant sous la coupe de la famille ou de la tribu du maître. A cause de l’extrême pauvreté et de la mainmise de la minorité arabo-berbère sur 95% des centres de pouvoir et de décision, le Noir mauritanien ne peut survivre sans participer à reconduire sa domination. Des cas de récidive indirecte se déroulent sous nos yeux : des esclaves, déçus et frustrés de ne pouvoir aspirer à mieux, retombent sous la « servitude volontaire », pour reprendre l’admirable expression de Monsieur De La Boétie.

Le défi s’avère d’autant moins surmontable que le système d’hégémonie tribale privatise l’Etat et le fige dans une vocation néo-patrimoniale, aux fins de perpétuer l’inégalité, qui est sa vocation, sa sève et son oxygène. Ainsi, recrute—t-il, en son sein, le commandement des milices en armes que sont les forces de sécurité et de défense mais aussi les magistrats, les directeurs de conscience religieuse, les banquiers, les industriels, les marchands de biens et services, les détenteurs de terres arables et les bénéficiaires de licences de pêches. En Mauritanie, le racisme est avant tout une prédation, une entreprise de rapine dont les arguments moraux ne cachent plus l’avidité brutale. Depuis toujours, les maîtres nous subjuguaient par leur religion, c’est-à-dire celle qu’ils ont façonnée sur mesure ; aujourd’hui, certains d’entre eux prétendent nous libérer avec le même outil. Faut-il en rire ou pleurer ?

Les juges, officiers de police judiciaire et membres du gouvernement, sont formés à répéter et régurgiter les prescriptions les plus archaïques de l’école sunnite, de rite malékite : les programmes enseignent, légitiment et sacralisent l’esclavage et lui attribuent de fait le statut de 6ème pilier de la foi. Dans ce que la république islamique de Mauritanie considère comme le corpus inviolable de son noyau, se dresse une inhumanité essentielle : le dogme d’une hiérarchie des corps et des vies. Et gare à d’éventuelles dissidences ! L’article 306 du code pénal, révisé à l’initiative du gouvernement et adopté en avril 2018, élargit la peine de mort, sans aucune faculté d’atténuation : « Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) – Paix et Salut sur Lui – ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir.

A présent, il suffit, à un magistrat passablement zélé, de décréter que la dénonciation de l’esclavage tient d’une rébellion contre Dieu…Depuis 2014, un jeune bloggeur, Mohamed Cheikh Ould Mkheitir croupit en prison, pour avoir contesté le système de castes selon sa propre version ; ainsi, essuyait-il trois condamnations à mort consécutives. Il ne passe d’année, non plus sans qu’une « bavure » de la police ou de justice privée, n’occasionne le trépas d’un noir, fût-il descendant d’esclave ou natif autochtone du Sud. Selon une jurisprudence établie, l’auteur de l’homicide échappe à la sanction.

Mesdames et messieurs, chers amis dans la promotion de l’universalisme, telle se présente la Mauritanie, alliée de l’Occident démocratique, dans la fameuse lutte contre le terrorisme. Mon pays, où le fanatisme religieux organise la société, l’Etat, le statut personnel et encadre l’esprit du législateur, s’apprête à lancer ses forces, sur les traces des islamistes armées, au-delà de nos frontières. Or, la Mauritanie, membre du G5 Sahel applique le programme juridique des prosélytes du Califat terroriste. Comment peut-on combattre ce que l’on enseigne à ses enfants ?

Sur cette note d’interrogation volontairement embarrassante, je conclus mon laïus d’outre-cachot. La bataille pour la restauration de notre intégrité vous concerne. Nous avons besoin de vous, au nom de l’espèce à laquelle nous appartenons tous, si vulnérable devant le déchainement de la force brute mais magnifique et triomphante quand elle se dresse en travers ! Robert Antelme échoua en prison parce que Français avide de liberté pour son pays mais il apprit, de l’épreuve des camps, combien il était, d’abord, membre de la famille humaine. Mes camarades et moi nous revendiquons de l’héritage noble et en entretenons la mémoire. Sans vouloir être plus long, les IRA qui ont essaimé en Europe, Amérique du Nord et Afrique, à l’image des membres et dirigeants d’IRA-France-Mauritanie, illustre notre modèle rêvé, pour la symbiose universaliste des justes, face à l’interpellation du défi.

Nous comptons sur vous !

Crédit source : Réseaux IRA via Facebook.

Biram Dah Abeid : Prison civile de Nouakchott.

Chers collègues députés, honorables élus du peuple.

Mon salaire n’égale la souffrance du pays.

Qu’ai-je, donc, appris?

Des députés et des responsables administratifs de l’Assemblée Nationale réfléchissent à entreprendre quelque démarche pour convaincre le pouvoir du moment, de bien vouloir surseoir à appliquer, contre moi, la directive de privation de salaire et d’indemnité. Elles et ils s’alarment ainsi de la violation de mes droits d’élu.

Je les remercie certes mais les invite en même temps, à abandonner l’entreprise, à cause de l’urgence et de la priorité au traitement de celle-ci. Des problèmes de fond et d’une tonalité bien plus tragique requièrent, ailleurs, l’expression de la solidarité parmi les législateurs. Je citerai, ici :

La dépréciation de la monnaie nationale

La hausse vertigineuse des prix

La banqueroute de l’école

Le chômage désespérant des jeunes

La faillite généralisée des établissements publics, en particulier du secteur de la santé

Le détournement des ressources monétaires, minières et halieutiques

La banalisation des mœurs néo-patrimoniale dans le rapport des dirigeants à l’Etat

L’impunité de la torture, du racisme, de son passif humanitaire et des discriminations liées à la naissance

Chers collègues

Je cède mon salaire et autres émoluments, au « Président des pauvres », afin qu’il s’en serve pour épaissir, davantage, la fortune de sa famille et de ses proches. Il y a 10 ans déjà, je renonçais à mon revenu de fonctionnaire du Greffe dont la suspension devait me dissuader de poursuivre la lutte pour l’égalité.

Huit ans après cette mesure d’un présupposé ô combien naïf, Le chef de l’Etat Ould Abdel Aziz pourrait tenter de comprendre que l’argent n’est pas tout, ni même l’essentiel. Je sais combien l’idée lui paraîtrait improbable tant elle déroge à sa socialisation. Chez certaines humanités en dégénérescence, l’appât du lucre finit par embrumer la raison. Plus le sevrage est ancien moins vite se désaltère l’assoiffé.

Chers collègues, honorables députés

Si vous parvenez à relativiser l’intérêt pathologique que Ould Abdel Aziz porte à l’accumulation des biens ici-bas, vous auriez rempli l’essentiel de la mission à vous confiée dans les urnes : modérer le Prince, le guider dans les tourments de l’orgueil, enfin le rappeler à la vergogne quand il menace de n’en plus avoir.

Le 14 novembre 2018.

Crédit source : Réseaux IRA

Nous avons décidé de retirer notre prix le plus prestigieux à l’ancienne Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

Partagez la lettre ouverte que nous lui adressons !

Chère Aung San Suu Kyi,

Il y a neuf ans, Amnesty International vous a décerné sa plus prestigieuse distinction, le prix Ambassadeur de la conscience. Lorsque nous vous avons remis cette récompense, vous étiez « un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains, non seulement pour le peuple du Myanmar, mais aussi pour les citoyens du monde entier ».

En tant qu’Ambassadrice de la conscience d’Amnesty International, nous espérions que vous continueriez d’user de votre autorité morale pour dénoncer l’injustice où qu’elle se manifeste, et pour le moins au Myanmar.

Au lieu de cela, nous sommes à la fois inquiets et déçus par votre trahison manifeste et persistante des valeurs fondamentales que vous avez défendues pendant des décennies. Vous avez choisi d’ignorer et d’excuser la violente répression et les crimes contre l’humanité commis par l’armée contre les Rohingyas et les minorités dans l’État kachin et le nord de l’État chan, et votre bureau s’est employé à soustraire l’armée à un examen international et à l’obligation de rendre des comptes. En outre, nous sommes consternés par les discours de haine qu’a tenus votre gouvernement à l’égard des minorités, encourageant au lieu de freiner la discrimination et l’hostilité. En tant qu’organisation ayant œuvré sans relâche à votre libération – et à la libération de tous les prisonniers d’opinion au Myanmar – nous déplorons vivement que votre gouvernement n’ait pas abrogé ou modifié les lois répressives, mais s’en soit servi pour restreindre la liberté d’expression et arrêter et emprisonner des défenseurs des droits humains, des journalistes et des militants pacifiques.

Aujourd’hui, nous sommes profondément déçus que vous ne soyez plus un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains. Incapables de justifier le maintien de votre statut de lauréate du prix d’Ambassadrice de la conscience, c’est avec une grande tristesse que nous vous le retirons par la présente. Nous l’annoncerons publiquement dans deux jours, le 13 novembre.

Nous restons inébranlables dans notre engagement à garantir que tous les citoyens au Myanmar puissent exercer leurs droits librement, dans la dignité et en toute égalité.

Veuillez agréer l’expression de ma haute considération,

Kumi Naidoo
Secrétaire Général d’Amnesty International

Source crédit : Post Facebook Amnesty international France

Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)

Note d’information.

Le jeudi 8 novembre 2018, au siège du parlement canadien à Ottawa, la présidente de la section IRA-Canada madame Kadiata Ba à rencontré le premier ministre Canadien Justin Trudeau. Cette rencontre à eu lieu à la marge d’une cérémonie de la formation politique du premier ministre, le parti du libéral canadien. Ce geste de chef du gouvernement canadien intervient quelques jours après le lancement par le bloc parlementaire libéral de Montréal dirigé par le député Mario Beauieu, ami de Biram Dah Abeid d’une initiative de soutien au président des réseaux IRA, séquestré en prison depuis plusieurs mois et pour la quatrième fois en sept ans par le régime de Mohamed ould Abdelaziz.
Le premier ministre canadien à exprimé l’attachement de son gouvernement à l’État de droit et les droits humains et surtout à la fin de l’esclavage en Mauritanie ; le contact est maintenu avec madame Ba et son équipe jusqu’à ma libération de Biram Dah Abeid et pour l’éradication de l’esclavage et l’oppression de personnes d’ascendance africaine en Mauritanie.

A noter que le 12 avril 2017 le président Biram Dah Abeid s’est exprimé au sein du parlement canadien à Ottawa sur la situation des droits humains en Mauritanie. Par ailleurs l’avocat canadien, là député et ancien ministre de la justice dans son pays, Irwin Cotler est parmi le groupe d’avocats internationaux qui se sont constitués pour le président d’IRA; maître qui a déjà signé et publié un communiqué véhément contre les autorités mauritaniennes dès les premiers jours de l’arrestation de Biram Dah Abeid, fut aussi l’avocat défenseur de Nelson Mandela et du dissident soviétique Natan Sharansky.

Nouakchott, le 10 novembre 2018.
La Commission de la Communication.

Source crédit : Réseaux IRA

APPEL À MANIFESTER Dimanche 25 Novembre 2018 à PARIS

Dans un cadre concerté avec certaines organisations Mauritaniennes, le Comité Inal a le plaisir et l’honneur de vous convier à la grande marche commémorative des abominations du 28 novembre 1990 (notamment, torture et pendaison de 28 militaires noirs pour célébrer l’indépendance de la Mauritanie du 28 Novembre 1960) qu’elle organise
le 25 Novembre 2018 à partir de 14heures à la
place Trocadéro.

Cette date du 25 Novembre coïncidera avec la fête anniversaire de l’armée Mauritanienne, au sein de laquelle, ces atrocités innommables ont été diaboliquement perpétrées en 1990.

Le devoir de mémoire et l’exigence de la justice ne nous laissent pas le choix.
Nous n’avons pas le droit de banaliser, encore moins d’oublier l’enfer qu’ont enduré ces jeunes soldats, sous officiers et officiers, trompés, bâillonnés, humiliés et sauvagement torturés, avant d’être écartelés, brûlés ou enterrés vifs par leurs frères d’armes. Pourquoi ? Parce qu’ils sont noirs, braves et justes.
Tous ensemble, nous exigeons que les autorités sortent de ce silence assourdissant en osant et ayant le courage de dire la vérité et le droit (identification des tombes de la honte et des restes macabres, interpellation des bourreaux ainsi que leur traduction devant les juridictions compétentes, réparations…).
Nous persévérons et persisterons tant que justice et réparations ne soient. N’est-ce pas l’unique alternative pour que ces nobles âmes fauchées sous le prisme de l’arrogance et de l’ignorance reposent enfin en paix et que les ayants droit fassent enfin leur deuil tant rêvé.
Le cortège partira de la place Trocadéro à partir de 14h30 pour finir devant l’ambassade de Mauritanie à 18 heures.

Prière à tous de venir à l’heure.
Pour la grandeur de notre patrie venez nombreux !

Paris le 5 Novembre 2018

Le Comité INAL

Kassataya – Journée internationale du livre africain : La Mauritanie à l’honneur.

Le Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora en collaboration avec l’Institut Culturel Panafricain et l’Association Traversée des Mauritanides organisent une journée internationale consacrée au Livre africain et mettent à l’honneur la littérature mauritanienne et sa poésie.

Le livre mauritanien a connu ces dernières années de profondes mutations qui se sont répercutées sur la création, la diffusion et la pratique de la lecture. Ces dernières considérées comme des enjeux de la littérature mauritanienne seront analysées et discutées tout au long d’une journée d’échanges et de débats avec des universitaires spécialistes, des éditeurs, des journalistes, des écrivains et des traducteurs mauritaniens et internationaux.

Objectifs

L’objectif de cette journée de réflexion est de créer un lieu de rencontres entre auteurs, écrivains mauritaniens et internationaux, le public et les ressortissants de la diaspora mauritanienne et initier des réseaux de ressources, de médiation, de rencontres interprofessionnelles pour les acteurs ou étudiants qui se destinent aux métiers du livre.

Voulant associer convivialité et Culture, des associations de développement agissant dans le domaine de l’action sociale, culturelle et éducative de jeunes, sont conviées pour échanger à travers des actions de volontariats au bénéfice de la collectivité. Les différentes associations parleront de formations et de soutien de projet associatifs en s’inscrivant dans des processus d’insertion sociale ou professionnelle. Cette journée d’échange contribuera également au développement de nouvelles initiatives en favorisant des contacts productifs et des échanges d’information avec différents partenaires publics et privés.

Née de l’envie de réunir auteurs, libraires, éducateurs culturels et lecteurs autour du livre mauritanien et africain, de développer les liens unissant lecteurs et écrivains, une de nos missions est d’encourager et développer les échanges entre ces deux pôles avec une programmation culturelle autour des livres et de la lecture afin de favoriser le dialogue interculturel.

NB : Gratuit, sans inscription préalable, repas compris (12h-13h)

LES CONFÉRENCIERS

Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh

Abdel Wedoud Ould Cheikh est Professeur émérite en Ethnologie et anthropologie sociale. Après des études de philosophie, d’anthropologie et de sociologie à la Sorbonne (Doctorat de sociologie en 1985 à l’université Paris V, HDR d’anthropologie à l’EHESS en 1999), il a travaillé comme chercheur à l’Institut Mauritanien de Recherche Scientifique (1978-1987) qu’il a dirigé de 1987 à 1989.

Il a ensuite enseigné dans les universités de Nouakchott (1990- 2002), de Strasbourg (2002-2004) et de Lorraine (2004-2011). Ses travaux et publications portent essentiellement sur l’organisation tribale dans l’espace saharien, sur l’islam confrérique ouest-africain, sur l’anthropologie historique et politique des mondes arabes et africains.

Biographie succincte :

Etat et société en Mauritanie. Cinquante ans après l’Indépendance. Essai, Khartalla, 2014

Éléments d’histoire de la Mauritanie. Essai. Nouakchott : Institut mauritanien de recherche scientifique, 1988

Nomadisme, islam et pouvoir politique dans la société maure précoloniale (XIème siècle – XIXème siècle) : essai sur quelques aspects du tribalisme. 1985

Dictionnaire zénaga-français: le berbère de Mauritanie présenté par racines dans une perspective comparative, 2008

Les problèmes actuels du nomadisme sahélien : le cas de la Mauritanie. Nouakchott : Institut mauritanien de recherche scientifique, 1986

Amadou Elimane Kane, Ecrivain

Amadou Elimane Kane est poète et écrivain. Il ancre son œuvre dans la vision d’une Afrique sans complexe et tournée vers sa renaissance. Sa poésie est faite de mélopées et de rythmes, traversée par un souffle puissant qui entraine le lecteur dans l’univers emblématique de l’auteur. Le poète détient aussi l’art ancestral de dire la poésie. Il est le fondateur de l’Institut Culturel Panafricain et de Recherche de Yene au Sénégal.

Amadou Elimane Kane est lauréat du Prix International de la Renaissance Africaine décerné en 2006 à Paris, du Prix du Penseur de la souveraineté – LEGS-Africa (Leadership, Éthique, Gouvernance, Stratégies pour l’Afrique) décerné le 25 mai 2016 à Dakar, Sénégal et du Prix littéraire FETKANN ! Maryse Condé 2016 – Mémoire des Pays du Sud Mémoire de l’Humanité, catégorie Poésie, mention spéciale du jury pour le caractère pédagogique de l’action poétique de l’ensemble de l’œuvre, décerné le 24 novembre 2016 à Paris.

Biographie :

Les Rayons de la calebasse, Poésie, éditions Nouvelles du Sud, 1995,

La Parole du baobab, Poésie, éditions Acoria, 1999,

Poèmes de l’an demain, Poésie, éditions Acoria, 2000

Le palmier blessé, Poésie, éditions Acoria, 2005

Le Songe des flamboyants de la renaissance, Poésie, éditions Acoria, 2008

L’ami dont l’aventure n’est pas ambigüe, récit, éditions Lettres de Renaissances, 2013

Enseigner la lecture/écriture et l’oralité : à la rencontre de 14 poètes sénégalais contemporains, anthologie poétique, éditions Lettres de Renaissances, 2013

Les soleils de nos libertés, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2014

Enseigner la poésie et l’oralité, pédagogie, éditions Lettres de Renaissances, 2014

Une si longue parole, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Enseigner le dire poétique : les compétences de l’oralité, pédagogie, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Liberté poétique, anthologie avec les élèves du collège Lucie Faure de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Paroles nomades, anthologie avec les élèves du collège Charles Péguy de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Un océan perlé d’espoir, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Les fondements historiques du panafricanisme expliqués à la jeunesse, essai, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Enseigner apprendre à apprendre par la poésie, l’oralité et la citoyenneté, pédagogie, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Poésie citoyenne, anthologie avec les élèves du collège Lucie Faure de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Les saisons parlent aussi, conte poétique, avec les élèves du collège Charles Péguy de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Moi, Ali Yoro Diop ou la pleine lune initiatique, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Moi, Rokhaya Diop ou la négresse fondamentale qui déplie le temps, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2017

Moi, Sidia Diop ou l’astre d’espérance de la Sénégambie au Brésil, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2018

Abderrahmane Ngaïdé, Auteur et Professeur d’histoire

Abdarahmane Ngaide est Historien et Professeur au département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est l’auteur de plusieurs articles publiés dans des revues spécialisées et de nombreuses contributions dans des ouvrages collectifs.

Il est également essayiste, romancier et poète. Il est membre suppléant du comité exécutif du Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) depuis décembre 2011. Il prépare un livre-entretien avec le Professeur Boubacar Barry, historien.

Biographie :

La Mauritanie à l’épreuve du millénaire, Ma foi de « citoyen » Études africaines

Suintements de couleurs sous fichues banderoles Essai sur l’art de l’in-vu

JE…KREYOL : Littérature Poésie Afrique subsaharienne Monde Caraïbes Guadeloupe Sénégal

L’écriture est un Sabot d’Anesse: Préface de Mr le Maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall Littérature poésie Afrique subsaharienne Sénégal

Ode assilahienne Poètes des cinq continents Littérature poésie Afrique subsaharienne

L’esclave, le colon et le marabout. Le royaume peul du Fuladu de 1867 à 1936 Préface du professeur Boubacar Barry Études africaines Anthropologie, ethnologie, civilisation, histoire Littérature poésie Afrique subsaharienne

Les voix abyssales de Bissau ou les douleurs de la mémoire Préface du professeur Ibrahima Sow ; postface de Mustapha El Qadéry Coédition Harmattan

Dans le creux de l’errance, Poèmes Abderahmane Ngaïde Littérature poésie Afrique subsaharienne Sénégal

Le Bivouac suivi de Fresques d’exil Coédition Harmattan Sénégal Harmattan Sénégal littérature romans, nouvelle Afrique subsaharienne Sénégal.

Séance de dédicaces, discussions autour des écrivains et poètes suivants (9h-12h): Pr. Sy Hamdou Raby, Ousmane Dia, Dia Abdoulaye, Abdoul Ali War, Sidi N’diaye, Oumar Diagne, Nanou Moukolonga, Abdarahmane Ngaide, Safi Bâ, Mohamed Yahya Ould Ciré, Yacouba Diagana, Ousmane Dia artiste peintre

Forum des associations avec la participation des associations suivantes (9h-12h) : Association Contre la Tuberculose et Maladies Endémiques (ACTUME), Diaspora Halaybe pour le Développement et la Solidarité DHDS, Association des Jeunes Mauritaniens de France (AJMF), Association France Mauritanie Partage (AFMP), Association Fédération des Travailleurs Africains en France et Europe (FETAFE), Association développement hirnague boossoya, (ADHB), Association des Ressortissants de Selibaby en France (ARSEF), Africa Diaspora News (ADN), Association des Ressortissants Djeolois en France (ARDF) et Eeraango Debbo (ED). Association Développement Rindiaw (ADR), Association des ressortissants de Jooke (ARJ), Solidarité Entraide Kaédi-Djéol (SEKAD), Association Ressortissants Kaédiens en France (ARKF), Radio Toulde, Fédération des associations de Fimbo (FAF)

Avec la participation des personnes suivantes (Panel) : Sidi Tidjane Gueye Président de la FETAF, Pr Abdel Wadouf Ould Cheikh, Pr Abdarahmane Ngaidé , Pr. Amadou Elimane Kane Pr Sy Hamdou Raby, Dr. Hassane Kebe chercheur et acteur social, , Diallo Seydou Nourou Enseignant chercheur et journaliste à Kassataya, Dr Toure Mamadou, Dem Abdoul Aziz cofondateur de la Voix du Peuple, Oumar Dia Président DHD Diaspora Halaybe, Baba Ould Kher Président Association France-Partage, Dr Paul Kananura Président Institut Mandela, Maitre Bâ Ngari avocat à Paris, Dr Cheikhna Mohamed Wagué dit Youba chercheur et acteur social, Oumar Kane Président ACTUME, Ciré Bâ écrivain et acteur social, Ndongo Aboubacri acteur social, Dr Sidi N’Diaye chercheur et acteur social, Mariame Kane Présidente AFMAF, Diawara Issa Mancega Acteur social et politique, Dramé Baidy Président du Haut Conseil des Maliens de France, Babagalle Kide acteur social et écrivain, Baba Ould Jiddou, acteur social, Maître Abou N’Diaye, avocat au barreau de Nouakchott, Konde Mahamadou Représentant collectif des émigrés en France, Mohamed Salem Ould Moutaly Représentant de l’Association des jeunes mauritaniens de France, Soumare Aboubacar Représentant de la coalition internationale des migrants, Abdellahi Ould Oumar Secrétaire Général de l’Association des jeunes mauritaniens de France, Sakho Elhadj acteur social, Dia Ousmane écrivain et acteur social, Ousmane Bâ acteur social, N’Diaye Amadou Tijan Président Association Rindiaw, Moulaye Dioum acteur social, Kane Mamadou Alhoussein acteur social, Ousmane Dia artiste peintre, Koundou Soumaré acteur social, Toulaye Deme actrice sociale, Abou Ngaide étudiant doctorant, Amar Niokane acteur social, Fall Amadou acteur social, Oumar Sall acteur Social, Haby Zakaria Konte actrice sociale, Amadou Alpha Bâ acteur social, Sow Boubacar acteur social, Thierno Koundio acteur social, Sileye Koundio acteur social, Alhousseinou Ly acteur social, Youba Dianka acteur social, Abdoul Deme acteur social, Dia Abdoulaye acteur social, Jamal Sow professeur de philosophie et acteur social, Dia Abdoul (Vigouroux) chef d’entreprise et acteur social Moussa Watt Ingénieur en hydrologie, Ibra Khady Ndiaye journaliste à IkNews, Dia Amadou Directeur des programmes Radio Toulde…

Contact: Dr Sao Ousmane Cadre.DiasporaRIM@yahoo.com : tel (0033)0616789081

Source : Dr Sao Ousmane

Mauritanie/Présidence : communiqué de presse

AMI – La présidence de la République a rendu public mardi le communique suivant:

« Par décret en date de ce jour sont nommés :

– Chef d’Etat-major Général des Armées :

-Général de Division : Mohamed Cheikh Mohamed Lemine

-Chef d’Etat-major Général des Armées Adjoint :

-Contre Amiral : Isselkou Cheikh El Wely

-Chef d’Etat- major de la Marine :

-Capitaine de vaisseaux : Ahmed Saïd Ben Aouf,

-Inspecteur Général des Forces Armées et de Sécurité :

-Général de Brigade : Habouboullah Nahah Ahmedou ».

Source crédit : ami.mr

Répondez à mère Houleye Sall ! Par Biram Dah Abeid

Chers élus, honorables collègues

Je viens de lire un message de notre compatriote octogénaire, Houleye Sall, elle interpelle nos qualités de dépositaires de la représentation du peuple, dotés du pouvoir de législation, dans la république islamique de Mauritanie.

Houleye Sall, dirige le Collectif des veuves, suite aux disparitions forcées de conjoints et parents masculins, de 1986 à 1991.
A l’époque, le pouvoir du Colonel Maawiya Sid’Ahmed Taya, chef de la junte, orchestre une tentative de génocide, contre les populations afromauritaniennes, par la spoliation des terres et du bétail, l’emprisonnement et la torture de cadres, élèves et étudiants, la déportation massive, les exécutions judiciaires et extrajudiciaires d’intellectuels, militaires et l’épuration de l’appareil d’Etat, sur la base exclusive de l’ethnicité.

Houleye Sall perdait alors son unique enfant, jeune officier ; comme des centaines d’autres mères de famille, elle poursuit, depuis, une laborieuse entreprise de mémoire et de réparation, en vain, hélas.

La loi numéro 93-23 du 14 juin 1993, en son article premier, énonce :

Article premier : « Amnistie pleine et entière est accordée :

– Aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein de ces forces et ayant engendré des actions armées et des actes de violences ;
– Aux citoyens mauritaniens auteurs des infractions suite aux actions armées et actes de violences et d’intimidations entrepris durant la même période.

Art 2 : Toute plainte, tout procès verbal ou document d’enquête relatifs à cette période et concernant une personne ayant bénéficié de cette amnistie, seront classés sans suite.

Depuis trente années ces braves femmes mènent, souvent seules, dans l’indifférence ou l’hostilité d’une partie de l’opinion, un combat qu’aucun juste ne renierait : elles entendent rétablir la vérité, la faire savoir et réhabiliter la mémoire de leurs défunts. Un tel effort consiste à publier le projet politique, les causes et conditions des assassinats, la chaine de commandement, l’exécution et l’occultation. Chaque aspect comporte, liées et solidaires, une perception de la responsabilité, l’évidence d’une sanction et la pédagogie du souvenir, pour que la communauté de destin recouvre à nouveau, du sens. Tous les enjeux de la question renvoient à l’Etat mauritanien.

Aujourd’hui, le pays se targue d’avoir tourné la page des pouvoirs d’exception, Ould Taya poursuit un exil doré au Qatar mais l’immunité criminelle de 1993 demeure en vigueur, inscrite sur notre table des lois. Au nom de quelle rationalité, de quelle humanité pervertie faut-il la maintenir ?

Voilà les interrogations simples auxquelles l’apostrophe de Houleye Sall renvoie les députés et la Mauritanie entière ; si son peuple, réputé musulman, aspire toujours à l’unité dans la dignité, un examen de conscience l’appelle.

Aussi, ai-je pris l’initiative de vous écrire, afin de relayer, toujours et encore, cette voix de sanglots taris, dont nous nous efforçons d’étouffer l’injonction morale.

Allons, un peu de courage, enfin, osons abroger l’ignominie de 1993, cessons de couvrir la tuerie en flagrance, sans quoi nous ne vaudrions nos suffrages et deviendrions, ensemble, de vulgaires justiciables devant la Cour d’Assises du siècle !

Prison civile de Nouakchott, le 6 novembre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Droits humains : Retour sur la manifestation contre les agressions féodalo-esclavagistes en milieux soninkés en Afrique de l’Ouest.

Ce samedi 3 novembre 2018 à Paris , le Rassemblement malien pour la Fraternité et la Progrès (RMFP) et ses partenaires du mouvement GANBANAAXU FEDDE* , sont sortis en masse pour dénoncer les agissements injustes d’une violence inouïe perpétrés ces derniers temps par des extrémistes féodaux sur des paisibles citoyens en milieux soninkés. Le régime féodalo-esclavagiste en vigueur chez les soninkés à travers une certaine stratification sociétale, défie ouvertement les dispositions légales de nos états modernes. Chez les soninkés, un ordre coutumier discriminatoire et ségrégationniste tenu par les féodaux, s’oppose vigoureusement et violemment à l’éveil d’émancipation des descendants d’anciens esclaves au sein de la communauté. Des personnes voulant vivre en citoyens accomplis selon les dispositions de la constitution étatique, sont harcelées, agressées et chassées par d’extrémistes féodaux qui les considèrent comme leurs esclaves statutaires qui veulent se rebeller. Ainsi la manifestation du jour, fait partie d’un énième coup d’alerte aux autorités publiques dans nos pays d’origine sur cette problématique qui prend de l’ampleur dans les milieux soninkés.

Certains faits gravissimes (Agressions, Expropriations frontières, Saccages et violations de domiciles, mise en quarantaine sociale et autres) constatés ces derniers mois, toujours pas sérieusement pris en compte par les pouvoirs publics, laissent supposer une certaine connivence de lobbying tacite malsain entre certains éléments féodaux et les tenants de la force publique du moins au niveau local.

Les organisations associatives qui défendent la cause des personnes sous la menace de ces agressions morales et physiques, se réservent le droit de porter cette affaire aux institutions continentales et internationales à terme.

Aujourd’hui, toutes consciences progressistes dignes dans le monde Afro-africain doivent être mobilisées contre ces tares obsolètes et rétrogrades qui salissent la Condition Humaine et en particulier la Condition Noire parmi les Nations.

*Mouvement citoyen pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

Récit par KS pour le BLOG