● Rencontre littéraire avec l’éminent poète, Ethmane Sall. | Par Salihina Moussa KONATE

Ce samedi, 15 juillet 2023, s’est tenue une rencontre littéraire avec l’éminent poète et essayiste mauritanien, Ethmane Sall alias KaÏlcédrat Sall, à la maison Assalam aleykum sise à cité plage. Celle-ci a été organisée par l’inlassable barde et enseignant, Kiiɗe Suleymaani qui ne ménage aucun effort pour faire entrer les mots de ses frères de plume en résonance avec l’esprit et l’intellect de ses élèves. Nous lui devons amitié et reconnaissance !

L’objectif de ce rendez-vous avec Monsieur Ethmane Sall était la présentation de son essai critique intitulé « La transatlanticité francophone » et comme sous-titre : Résilience, solidarité et déterritorialisation chez E. Glissant, M. Condé, D. Laferrière et A. Mabanckou publié chez Harmattan France en avril 2023.

Dans la quatrième de couverture, Ethmane Sall nous rappelle que « si l’espace atlantique est le lieu des souvenirs de la violence de l’esclavage et du bouillonnement du colonialisme, il est aussi un objet d’élaboration théorique et conceptuelle qui met en valeur des cultures politiques transnationales et extracontinentales. »
Pour sa part, la transatlanticité se définit comme l’expression d’une identité résiliente…
Malgré les exactions de l’époque du commerce triangulaire, les abus dans les sordides cales négrières qui étaient alors des geôles à ciel ouvert, malgré toutes ces blessures qu’évoque l’Atlantique, il argumente le fait qu’il y a eu tout de même des résistances culturelles. Ces pratiques spirituelles, congréganistes et autres relatives à la culture des deportés ont survécu au temps et aux douleurs.
Ce sont celles-là qu’il met en évidence en créant ce néologisme “transatlanticité” afin de la conceptualiser, selon ses dires, et la valoriser dans le cadre universitaire.
« La transatlanticité m’a permis d’exprimer à quel point les apports de Senghor, de Césaire et de Damas ont été déterminants sur les questions liées à l’Atlantique », a-t-il déclaré.

Après la présentation brillantissime de chaque point essentiel de l’essai, la discussion portait sur l’œuvre d’E. Glissant.
Sous la croûte épaisse des propos de l’auteur de « Les promesses de folie »nous pouvons en déduire des idées fulgurantes exhortant l’établissement, du point de vue de la Mauritanie, un récit, je dirais même un miroir dans lequel toutes les entités pourront s’y reconnaître ; ainsi nous engage-t-il à œuvrer pour la mise en œuvre d’une « philosophie de la relation », pour reprendre un des titres de Glissant ; et une volonté pure qui sera accompagnée voire propulsée par un pragmatisme qui nous permettra de joindre la parole à l’acte.

Il a démonté par la force de son verbe, ô combien la lecture d’E. Glissant est plus qu’essentielle pour une agglomération aussi plurielle telle que la nôtre dont les politiques s’escriment inutilement à métamorphoser la diversité culturelle en une culture monolithique ; et se battent les flancs pour la démolition de sa forteresse culturelle ! Or Glissant nous met en garde contre ce procédé visant à phagocyter toute différence et en invitant les “ minorités ” à s’intégrer, à se fondre comme glace au soleil dans l’humus d’une quelconque culture qui n’est point la leur ou tout simplement de se dissoudre dans celle du dominant.
Il nous avertit également du danger de l’enfermement identitaire auquel il oppose la créolité, le métissage ; et attire notre attention sur la menace de la “la racine unique”. En ce sens, l’auteur du « Tout-monde », affirme que « la racine unique tue tout ce qu’il y a autour d’elle… et encourage à “remplacer l’idée de racine unique par l’idée de l’identité-relation ou rhizome. ” Nous pouvons en déduire par là à quel point l’arabisation de notre système éducatif et de nos institutions constitue une perdition incommensurable pour notre Patrie. Celle-ci ne peut survivre que grâce à la « politique de la relation », c’est dans cette perspective que le modérateur, le professeur Ndiaye Kane Sarr, grand admirateur d’Edouard, avançait que la cohabitation ne peut pas s’opérer sans « Relation ».

Parler du vivre-ensemble tout en méprisant la culture de l’autre suppose une ignorance absolue. Sans ouverture, aucune cohésion sociale n’est possible. Voilà pourquoi, dans la page 56 de La transatlanticité francophone, Ethmane Sall écrit ce qui suit à propos de la quête d’une nouvelle individuation : « […] il ne s’agira plus de s’enfermer dans les frontières de l’identité substantielle mais de se constituer une identité relationnelle qui s’accomplira dans l’ouverture au monde et dans la relation à l’autre ». Ce sont toutes les sociétés multiculturelles qui en ont besoin pour la maintenance d’un climat fraternel et convivial.

Le poète et essayiste, Ethmane Sall alias Kaïlcedrat Sall, appelle aussi la société mauritanienne à la mise en évidence de la créolisation au sens glissantien du mot.
Si nous prenons en compte la définition du théoricien de ce concept selon lequel « […] la creolisation est le métissage des cultures qui produit de l’inattendu… » compte tenu de notre contexte cela constituerait un rehaut de l’âme de cette patrie qui courbe l’échine sous le faix des morgues identitaires. Oui, triste est de constater que l’écrasante majorité des mauritaniens vivotent dans leur propre patrie tels d’éternels exilés.

Pour finir, je tiens à vous dire sincèrement que la lecture de La transatlanticité francophone est plus qu’absolue pour ceux qui aspirent à un monde sérieux surtout pour les Kumbien.e.s afin de faire renaître Kumbi de ses cendres.
Je vous remercie !

©️ Crédit source – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6224821927637793&id=100003301423838

● Appel humanitaire pour Fagnouma Diarra | Par le Coordinateur de l’initiative Ousmane Hamed Doukouré

Chers bienfaiteurs et membres de la communauté,

Nous souhaitons attirer votre attention sur le cas urgent de Fagnouma Diarra, né le 21 Mai 1995, qui a été hospitalisé dans le service de l’hôpital national de Nouakchott en décembre 2022. Fagnouma souffre d’une dysphagie totale d’origine caustique, qui est le résultat de l’ingestion d’une teinture à l’âge de 5 ans. Son état est extrêmement grave, et nous sollicitons votre soutien pour l’aider à obtenir le traitement dont il a désespérément besoin.

Lors de son admission, Fagnouma présentait plusieurs symptômes préoccupants, tels qu’une aphasie, une déshydratation extracellulaire modérée et une maigreur importante (indice de masse corporelle de 15 kg/m²). Des examens approfondis, notamment une endoscopie et une TOGD (transit œso-gastro-duodénal), ont révélé la présence de trois zones de sténose annulaires dans l’œsophage cervical, ainsi qu’une sténose serrée, longue et centrée du tiers moyen de l’œsophage thoracique jusqu’au cardia.

Dans le cadre de son traitement, Fagnouma a déjà subi une dilatation partielle aux bogies de Savary au cours de son hospitalisation, mais malheureusement, les résultats n’ont pas été suffisants pour résoudre son problème. Trois mois plus tard, il a dû bénéficier d’une gastrostomie pour pouvoir s’alimenter.

Malheureusement, étant donné la quasi-impossibilité pour Fagnouma de se nourrir par la bouche, son seul espoir de rétablissement réside dans une œsophagoplastie, une intervention chirurgicale complexe qui n’est actuellement pas disponible dans notre pays. Par conséquent, nous vous recommandons vivement de soutenir l’évacuation de Fagnouma à l’étranger, plus précisément en France, où il pourra recevoir la chirurgie nécessaire.

Nous lançons donc une collecte de fonds pour financer cette évacuation et le traitement vital dont Fagnouma a besoin. Chaque contribution, grande ou petite, nous rapprochera de notre objectif de lui offrir une chance de retrouver une vie normale et de guérir de cette affliction débilitante.

Pour faire un don, vous pouvez utiliser l’une des options suivantes :

Masrvi : 47617698
Bankily : 47617698
Click : 47617698
Nous vous remercions chaleureusement pour votre générosité et votre soutien indéfectible envers Fagnouma. Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence dans sa vie et lui offrir l’espoir d’un avenir meilleur. Vos dons contribueront à financer son traitement et son voyage en France pour subir une œsophagoplastie.

Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’état de santé de Fagnouma et de l’avancement de la collecte. Votre solidarité et votre bienveillance sont infiniment précieuses. Merci d’être là pour Fagnouma dans cette période difficile.

Sincères salutations !

Engagement à toute épreuve

• Par le journaliste Ousmane Hamed Doukouré, Coordinateur de l’initiative

● Tournoi Football UVDS – Ganbanaaxu 3ème édition | L’équipe de Diaguily sacrée championne [photo reportage]

Samedi 15 juillet 2023, la finale du tournoi Football organisé par l’association UVDS, a eu lieu au stade PK10 de Nouakchott. Elle opposait l’équipe de Toulel à celle de Diaguily. Cette dernière sort victorieuse par le score de 1 but à 0 dans les prolongations. Pour rappel cette compétition qui s’inscrit dans un engagement humaniste et citoyen, est à sa 3ème édition. Au départ 25 villages-équipes étaient en lice cette année.

Les trophées et récompenses

~Équipe fair-play : GHABOU

~Meilleur entraîneur : MOUSSA LASSANA, l’entraîneur de Toulel

~Meilleur buteur : LASSANA COULIBALY l’attaquant de Diaguily (7 buts)

~Meilleur joueur : ISSAGHA CISSOKHO de Toulel (4 fois l’homme du match)

~Vice-champion : TOULEL

~Champion : DIAGUILY

À suivre ci-dessous en photos les moments forts de cet évènement :

©️ Source : Éléments reçus d’Uvds

● Événement | Remise des Prix par l’association ADVEM

Nouakchott , le 15 juillet 2023

Revivez en images :

Association pour La Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie (ADVEM) a organisé une journée de remises des prix aux meilleurs élèves du primaire sous le thème une journée d’excellence samedi le 15 juillet 2023 à l’espace monde Loisir (pk 10) en présence de nos partenaires et les élus locaux .

Nous remercions tous nos partenaires qui ont contribué pour la réussite de cette cérémonie.



#GIFES PARTENAIRE OFFICIELLE
#BS-RIM
#BANOCOULIBALY
#SONINKIDEES.J’OSE
#TDH
#LA MAIRIE DE RIYAD
#MAEJT
#ART GALE

©️ Source crédit – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=809914584024807&id=100050188180885

● Mauritanie – BAC 2023 .. Ceux-ci sont les lauréats de chacune des filières

Le ministère de l’Éducation nationale et de la réforme du système éducatif a annoncé aujourd’hui vendredi 14 juillet courant dans la soirée, les résultats de l’examen national du baccalauréat pour l’année scolaire 2022-2023.

Ci-après la liste des trois premiers de chaque filière :

• Mathématiques :

Cheikhna Lemrabott Beidah, lycée d’Excellence 3, avec une moyenne de 16,91
Eyoub Tewvigh Jerededy, Tevragh Zeina, avec une moyenne de 16.84
Mariem Mohamed Eyaye, lycée d’Excellence 1, avec une moyenne de 16,36


• Sciences naturelles :

Mohamed Moustapha Herim, Lycée d’Excellence 3, avec une moyenne de 17,02
Sidi Mohamed Abdoullah Salem Ahmed, lycée Excellence Kaédi, avec une moyenne de 17
Mohamed Bouye Mohamed Naji Khattary, Islah Ra(id, / Arafat, avec une moyenne de 16,79


• Lettres Modernes:

Yacoub Eleyatt Aheimed, lycée Nouadhibou 3, avec une moyenne de 14,63
Aicha Brahim Soueilem, Lycée de Nouadhibou 3, avec une moyenne de 14,51
Zeinebou Mohamed El Mehdi, Lycée El Veth privé d’Aïoun, avec une moyenne de 14,39




• Lettres Originelles O:

Fatimetout Samba Eleywatt, Boutilimit, avec une moyenne de 14,51,

Aïcha Cheikhani Abdi, lycée arabe, avec une moyenne de 14,34

Mohamed Lemine Moustapha Abderrahmane, Kaédi, avec une moyenne de 14,26


Ils étaient 44 862 candidats dont 24 155 filles (soient 53,84%) à participer à cet examen national au niveau de 147 centres, dont 85 ouverts à l’intérieur et le reste au niveau des trois wilayas de la capitale Nouakchott.

©️ Crédit source : https://essahraa.net/fr/node/11177

● La vente d’or a rapporté à la Mauritanie 39 milliards MRO au premier semestre 2023

EN BREF | Cridem – La vente d’or a rapporté à la Mauritanie 110 millions de dollars soit 39 milliards d’ouguiyas anciennes au premier semestre 2023, d’après des statistiques publiées ce jeudi 13 juillet par Maaden Mauritanie.

En 2022, la production d’or semi-industriel a généré plus d’un milliard 700 millions d’ouguiyas anciennes, indique Maaden Mauritanie sur sa page Facebook.

Le volume des investissements dans le secteur se chiffre à 60 millions de dollars soit 21 milliards 900 millions MRO, avec la création de 600 emplois directs.

Au 30 juin 2023, la production d’or semi-industriel était de 2040, 49 KG.

Par la rédaction de Cridem

©️ Crédit source https://cridem.org/C_Info.php?article=766786

● Eliminatoires Can 2024 : La Mauritanie perd deux matchs par forfait à cause d’un ex joueur de Génération Foot

Coup de tonnerre dans les éliminatoires de la CAN Côte d’Ivoire 2024. La Mauritanie, qui occupait la première place à l’issue de la 5ème journée, a été rétrogradée à la 3ème place. En cause, l’utilisation d’un joueur inéligible par l’équipe mauritanienne en la personne de Khadim Diaw, ancien joueur de Génération Foot. La décision a été rendue publique mardi par le jury disciplinaire de la CAF. Par conséquent, les Mourabitounes ont perdu leurs deux matchs de qualification contre la RD Congo par forfait. Avec cette nouvelle donne, la RD Congo prend la tête du groupe I avec 9 points, en attendant son dernier match contre le Soudan en septembre.

Khadim Diaw au cœur de la plainte

Dans sa décision concernant l’éligibilité du joueur Khadim Diaw à représenter la Mauritanie dans le cadre des éliminatoires de la CAN TotalEnergies Côte d’Ivoire 2024, le jury disciplinaire de la CAF s’est appuyé sur l’article 5 paragraphe 3 des règlements d’application des statuts de la FIFA. Celui-ci indique que « tout joueur qui a déjà pris part, pour une association, à un match international (en tout ou partie) d’une compétition officielle de quelque catégorie que ce soit ou de toute discipline de football que ce soit ne peut plus jouer en match international pour une autre association ».

Le jury disciplinaire de la CAF s’est également référé à l’article 150 du code disciplinaire de la CAF, qui stipule : « si un joueur prend part à une rencontre officielle alors qu’il n’est pas qualifiable, son équipe sera sanctionnée d’un forfait ».

La CAF estime que le joueur Khadim Diaw n’a jamais demandé de changement d’association à l’époque, bien qu’il ait déjà représenté l’équipe sénégalaise lors des éliminatoires du CHAN 2020 lors de différents matchs. Par conséquent, le jury disciplinaire de la CAF a déclaré le joueur Khadim Diaw inéligible et a sanctionné les matchs auxquels il a participé en les considérant comme perdus par forfait pour la Mauritanie. En plus de cette sanction sportive, la Fédération de football de la République islamique de Mauritanie devra payer une amende de 10 000 USD à la CAF. C’est un véritable coup dur pour la Mauritanie, qui était bien partie pour se qualifier pour sa 3ème Coupe d’Afrique des Nations consécutive.

©️ crédit source : https://seneweb.com/news/Sport/eliminatoires-can-2024-la-mauritanie-per_n_414955.html?fbclid=IwAR2-5uNYhhkG6PZWmYUYlOeNWhNxxC8wCEsDS_4akVK6vMFVSL5BX7VO1y8

● Football | Une décision disciplinaire de la Caf pénalise la Mauritanie [communiqué de la FFRIM)

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Communiqué de presse :

La Fédération de Football de la Mauritanie (FFRIM) a reçu, ce mardi 11 juillet 2023, la décision du jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF), faisant suite à une dénonciation de la Fédération de Football de la République Démocratique du Congo (FECOFA), contestant l’éligibilité d’un joueur de la sélection nationale de Mauritanie.

Dans son rendu, le jury disciplinaire de la CAF a jugé que le joueur cité dans la dénonciation, ne remplissait pas toutes les conditions requises pour participer aux matchs comptant pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN Total Energies 2023. Par conséquent, la Mauritanie perd le point obtenu lors de la double confrontation avec la RD Congo et totalise désormais 7 points.

La FFRIM marque toutefois sa totale incompréhension, non seulement au regard de la forme de la dénonciation présentée par la partie congolaise, mais surtout, compte tenu de la décision rendue par la FIFA – qui constitue la plus haute autorité dans le monde du football – levant tout équivoque sur la question en prouvant les origines mauritaniennes du joueur concerné et son éligibilité pour représenter la sélection nationale de Mauritanie. Ce qui démontre, par ailleurs, la bonne foi de la FFRIM en convoquant le joueur conformément aux lois et procédures en vigueur.

Au vu de cette position étayée par des preuves tangibles, la FFRIM tient à assurer au public mauritanien qu’elle usera de tous les voies et moyens légaux pour défendre ses droits devant les juridictions compétentes, tout en affirmant sa totale confiance de récupérer le point perdu et sa place de leader du groupe I.

Fédération mauritanienne de football

🚨 بيـان:

تلقت الاتحادية الموريتانية لكرة القدم هذا الثلاثاء 11 يوليو 2023، قرار لجنة الانضباط بالاتحاد الأفريقي لكرة القدم، الصادر على خلفية اعتراض اتحاد كرة القدم في جمهورية الكونغو الديمقراطية،، على أهلية لاعب من المنتخب الوطني، للمشاركة في المباراتين اللتين أقيمتا ضد المنتخب الكونغولي، شهر مارس الماضي، لحساب الجولتين الثالثة والرابعة من تصفيات كأس أفريقيا للأمم توتال إنرجيس 2023.

قضت لجنة الانضباط بالكاف في تقريرها أن اللاعب المعني لم يستوفِ جميع شروط المشاركة لتمثيل المنتخب الموريتاني في هاتين المباراتين، لتعتبر منتخبنا الوطني خاسراً في المباراة التي تعادل فيها إياباً مع نظيره الكونغولي، وبذلك يخسر الفريق نقطة واحدة جراء هذا القرار، ليبقى في رصيده الحالي 7 نقاط، في سباق التأهل.

وهنا؛ تعرب الاتحادية عن استغرابها التام لهذا القرار الصادر اليوم، ليس فقط من حيث وجود خلل بيّن في شكل الاعتراض المقدم من الطرف الكونغولي، ولكن أيضاً لأن المذكرة الرسمية الصادرة عن الفيفا، الذي هو أعلى سلطة كروية في العالم، بخصوص هذه القضية، تثبت بما لا يدع مجالاً للشك الأصول الموريتانية المؤكدة للاعب المعني وأحقيته بالتالي في تمثيل منتخبنا الوطني، فضلا حسن النية في استدعاء اللاعب؛ وفقاً للقوانين والإجراءات المتبعة في هذا المجال.

ونظراً لهذا الموقف المدعوم بالأدلة والوثائق؛ تود الاتحادية الموريتانية لكرة القدم أن تطمئن الجمهور الرياضي الكريم إلى أنها ستتبع كافة الطرق والوسائل القانونية للدفاع عن حقوق المنتخب الوطني كاملة، أمام الجهات والمحاكم المختصة، مؤكدين ثقتنا المطلقة في استعادة النقطة المفقودة والعودة إلى صدارة المجموعة، بإذن الله تعالى.

الاتحادية الموريتانية لكرة القدم

©️ Crédit source – Page Facebook officielle FFRIM https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=664154062412871&id=100064548497773

● Note de lecture d’un ouvrage marquant | Le Contrat Racial de Charles Wade Mills

Photo illustrative de Charles W Mills reprise via internet.

Paru en 1997 en langue anglaise, il est versé (traduit) sous ce format en langue française par l’histoirien québécois et artiste hip-hop, Aly Ndiaye (métis par son père sénégalais) Alias Webster.

Cette traduction est publiée courant 2023 (février au Canada et mars en Europe).
Le traducteur ambitionne en ces termes : « Mon souhait le plus ardent, c’est que Le contrat racial fasse partie des cursus scolaires, mais que le proverbial monsieur madame Tout-le-monde puisse le lire aussi. » Une citation de Aly Ndiaye, alias Webster.

Ma rencontre avec ce livre s’est faite d’une manière fortuite, c’était à l’occasion du Salon du livre Africain de Paris tenu le 19 mars 2023 à la mairie du 6ème arrondissement de la capitale française. Lors de cet évènement, une conversation était au menu autour de l’ouvrage entre l’éditeur haïtien-canadien de la traduction et l’éminent penseur sénégalais Souleymane Bachir Diagne. Lire le retour écrit sur ce riche rendez-vous littéraire et intellectuel sur notre blog https://soninkideesjose.wordpress.com/2023/03/20/%e2%97%8f-evenement-un-passage-au-salon-du-livre-africain-de-paris-2023/

L’introductif fait de l’ouvrage par ces 2 connaisseurs, m’a intimé plus qu’une incitation à ma curiosité à l’acheter mais une obligation. Aussitôt acquis, les premières lignes lues dans la préface (de l’auteur Charles W Mills à l’occasion du 25ème anniversaire du livre original en anglais), m’ont fait un buzz cérébral. Et il faut y aller vite, l’ouvrage fonce large et profond pour tout lecteur sensible à son monde et à notre Monde avec philosophies. On s’y trouve guidés vers un voyage de dévoilement sans filtres d’un système politique mondial construit à travers des paradigmes clairement visibles et évidents jusqu’à en devenir invisibles (comme le rapport naturel entre l’eau et les poissons). Ces paradigmes assoient et perpétuent le salaire de la blanchitude (privilèges normatifs du fait d’être blanc) au détriment de tous les autres non blancs ou passablement blancs.

Ainsi au cours de ma lecture et mes relectures qui ne cessent, parmi les posts publiés sur les réseaux à propos de l’ouvrage, j’en retiens le suivant : Le Contrat Racial | Cet ouvrage n’est pas un livre qu’on y passe silencieusement…! Non…tu vas te choquer même pourquoi son auteur lit et dit une réalité qui est là tout près parlante et interpellante. On dirait qu’il surprend un monde de ruses qui ne peut éviter de se trahir dans son fonctionnement systémique le temps passant. À recommander encore une fois…!

Un livre très informatif qui nous apprend que le postulat épistémique (donné universaliste) germe d’une vision racialisante des sciences et savoirs. Ainsi violences et régimes oppressifs perpétrés et normalisés par la sphère civilisationnelle Euro-Blanche, en ont tiré légitimité et normalité. Le contrat social (de Jean Jacques Rousseau, et ses camaraderies philosophales) disséqué réellement va accoucher d’un contrat racial selon l’analyse philosophique objectivement sourcée et difficilement contestable de Charles Wade Mills (décédé le 20 septembre 2021) , l’auteur de ce livre.

Pour qui, voulant s’essayer aux interrogations corollaires et subséquentes au sujet des exploitations coloniales (expropriations des espaces, indigenat, travaux forcés, destructions des humanités et civilisations locales…) , de la traite esclavagiste transatlantique, des massacres des amérindiens en Amérique, des aborigènes du monde austral, certaines mobilisations papales pour les croisades, l’apartheid en Afrique du Sud, la furia anti Noir des Ku Klux Klan, le suprémacisme blanc, le racialisme civilisationnel, un certain racisme inconsciemment normalisé, et clichés et réflexes aisément dégainés sur d’autres expressions de vie sociale, spirituelle et civilisationnelle, il faut NÉCESSAIREMENT LIRE CE LIVRE.
Il ose frontalement les questionnements et les réalités de notre Monde qui a besoin des stimulants sincèrement humanistes et moins idéologisés pour CORRIGER et HUMANISER SANS COULEUR notre commune HUMANITÉ INTRINSÈQUE sous le Contrat Humain et même sous le Contrat du Vivant.

11 juillet 2023

• KS pour le BLOG

● Ghamou Mint Achour Ould Salek, de la « Gazra d’Arafat » à la chambre des députés

Elue pour le compte de la coalition RAG/SAWAB, à l’issue des élections législatives, communales et régionales de mai 2023, Ghamou Mint Achour est un député atypique, car elle ne répond pas au profil-type du député mauritanien, grande famille, forte tribu, richesse et influence. Epouse d’un manœuvre, sans travail, avec une instruction moyenne, Ghamou Mint Achour habite dans une « Gazra » (squat) fraichement lotie. Elle est issue du bas-peuple et d’une famille très pauvre. Seul son combat de militante chevronnée du mouvement IRA pouvait la hisser au sommet de la République. Portait.

Députée Ghamou Mint Achour – Crédit IRA (avec son autorisation)

La taille frêle, les yeux enfoncés mais pleins d’énergie, Ghamou Mint Achour est une femme endurcie de la communauté Harratine, avec les stigmates de bucheuse qui s’est forgée à contrecoups, face aux vicissitudes de la vie. C’est une mauritanienne porteuse de toutes les valeurs de la société, de ses rêves et de ses ambitions légitimes. Elle est décrite par son entourage comme pas très caractérielle, calme habituellement, mais vindicative quand il le faut, colérique parfois. Elle est membre active et engagée dans le combat de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA).

Son élection comme députée, son écharpe frappée aux couleurs nationales, tout cela ne lui est pas monté à la tête. Elle ressent cependant une immense fierté. « Mes impressions sont indescriptibles aujourd’hui ; c’est presque un rêve car sans moyen financier, issue d’une famille très pauvre, je me voyais mal accéder au Parlement » témoigne-t-elle.

Tout cela, selon elle, est l’œuvre de son leader, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA. « Je remercie mon leader Birame Dah Abeid qui a permis une telle révolution, car d’habitude n’accèdent au parlement que les gens riches ou issus de familles riches, soutenues par une force tribale ou des forces de pression très fortes. Devenir parlementaire, sans un sou, et être choisie parmi des centaines de militants, ne peut que me rendre fière de mon combat au sein de IRA et rendre grâce à Allah puis à mon président Birame » a-t-elle soutenu.

Des ruelles de Satara à la « Gazra d’Arafat »

Ghamou Mint Achour est née en 1979 à Satara, quartier populaire de Rosso dans la région du Trarza. Son père, Achour Ould Saleck, gère une petite boutique. A l’âge de 8 ans, Ghamou assiste au divorce de ses parents. Sa mère, Selemha Mint Mahmoud, s’installe à la « Kebba » de Nouakchott (bidonville) et se lance dans le commerce de légumes et de poissons au marché marocain. La petite Ghamou reste avec sa tante et sa grand-mère à Rosso, puis rejoint en 1990 sa maman à Nouakchott. La famille squatte plus tard un espace à la « Gazra d’Arafat » au milieu d’autres familles pauvres qui n’ont pas les moyens de s’acheter un terrain ou de louer une maison. Leur demeure est faite de plaques de bois et de zincs.

Ghamou entre à l’école à l’âge de 11 ans, fréquente le collège des Jeunes Filles, elle et sa grande- sœur, Jemal Mint Achour. En 3ème année, elle rate le brevet et ne peut plus poursuivre ses études. Sa mère s’était remariée et il fallait quelqu’un à la maison pour s’occuper des enfants, de la cuisine et des travaux domestiques. Pour renforcer les revenus de la famille, sa grande sœur interrompt elle aussi ses études et se lance dans le commerce de légumes et de poissons comme sa mère.

En 1999, Ghamou se marie avec un manœuvre, le père de ses huit enfants. Sa fille aînée est aujourd’hui mariée et les autres sont encore enfants. Pour s’occuper, elle coud des habits et les vend. Puis, elle est embauchée par la société Pizzorno, société française chargée de la collecte et du traitement des déchets solides à Nouakchott. Elle perçoit un salaire mensuel de 28.500 UM (anciennes). En 2014, le contrat de Pizzorno est rompu par le gouvernement mauritanien. Ghamou Achour se rend alors en Arabie Saoudite pour un travail de domestique. Elle n’y reste que 3 mois avant de revenir au pays. Les Saoudiens la traitaient comme une esclave avec un travail dur et sans répit.

IRA, un combat pour les droits humains

« J’ai rejoints le mouvement IRA en 2011, mais mon véritable engagement date de 2012, lorsque Birame a brûlé les livres qui justifient les pratiques esclavagistes et qui régentent la pratique religieuse dans le pays » explique-t-elle.

La première fois qu’elle a pris contact avec Birame et le mouvement IRA, c’est lorsqu’elle était encore employée à Pizzorno. Toute une famille l’avait bastonnée quand elle leur a demandé de ne pas jeter des ordures alors qu’elle venait juste de nettoyer. L’affaire est portée à la police et la famille agresseur ameute toute la tribu. Ghamou allait perdre la bataille à cause de la forte influence de ses adversaires. Mais l’intervention des activistes d’IRA va faire tout basculer. La justice condamne ses agresseurs. Elle emporte le procès. Cette affaire va bouleverser toute sa vie. Elle et sa famille intègrent le mouvement IRA et participent depuis, à tous ses combats. Quelques mois plus tard, c’est l’autodafé de Riadh (département de Nouakchott appelé aussi PK) et l’incinération des livres de référence islamiques en Mauritanie.

Ghamou, un symbole pour les droits humains

Ghamou Mint Achour s’est forgé un nom au fil des manifestations. Son courage devient le symbole de la lutte pour les droits humains au sein du mouvement IRA. Elle gagne des galons dans la hiérarchie des combattants de la liberté. C’est surtout cette image virale d’elle, le bras sous un plâtre qui en fera l’icône de la lutte IRA. Ghamou et sa sœur ont eu en effet le bras cassé suite à une charge violente des forces de police lors d’une manifestation.

« J’ai subi beaucoup de violences policières et plusieurs arrestations, la dernière, c’était à Kiffa, il n’y a pas longtemps ; je suis restée six jours à la brigade de gendarmerie » témoigne-t-elle.

Ghamou et les ambitions d’une Mauritanie réconciliée

Ghamou estime que le peuple mauritanien aspire à être dirigé par un gouvernement civil et républicain. « Ce changement-là, c’est l’objectif de notre mouvement. Nous œuvrons pour l’égalité entre les Mauritaniens, que tous les enfants puissent jouir des mêmes opportunités d’études et qu’ils puissent également accéder à des emplois d’une manière équitable. Nous luttons pour l’égalité et la justice pour que tous les citoyens mauritaniens soient soumis aux mêmes règles de droit » explique-t-elle.

A propos de la trêve entre Birame et Ghazouani

Suite à la forte campagne menée contre Birame Dah Abeid, après le deal qu’il aurait passé avec Ghazouani et qui a provoqué le départ de plusieurs cadres du mouvement IRA, Ghamou assène sans ambages : « ils ont menti ».

Selon elle, la plupart des départs a été suscité par les Renseignements Généraux (RG) à travers le pouvoir de la corruption et l’appât du gain. « Ce qui s’est passé, souligne-t-elle, c’est un apaisement voulu par le président Ghazouani qui a invité Birame, et d’autres leaders de l’opposition, à discuter des problèmes du pays pour leur trouver des solutions ».

Cette négociation ne s’est pas faite sous la table, d’après Ghamou, qui ajoute que Birame a été très transparent dans sa démarche. Elle précise qu’il a consulté tous les militants du mouvement IRA et du parti Refondation pour une Action Globale (RAG) en gestation, pour leur demander leur avis sur cette trêve souhaitée par le régime de Ghazouani qui venait d’être élu suite à la présidentielle de 2019.

Ce que Ghazouani a mis sur la table, avance Ghamou, personne ne pouvait être contre, améliorer les conditions de vie des populations, engager de grandes réformes de développement, lever l’interdiction contre la reconnaissance des associations et des partis politiques.

Elle explique que malgré tout, Ghazouani a son projet de société comme Birame a le sien, en plus de ses ambitions présidentielles. Selon elle, ils ne pouvaient converger que dans le cadre d’une vision basée sur la justice, l’équité et l’égalité entre tous les Mauritaniens, sur la jouissance des droits fondamentaux, la fin des emprisonnements abusifs, entre autres. « C’est sur cette base que Birame, comme d’ailleurs tous les leaders de l’opposition, se sont entendu avec Ghazouani. » ajoute-t-elle précisant que cela ne doit pas être avancé comme raison pour quitter le mouvement IRA. « Nous ne sommes pas dupes et nous savons les raisons de tant de dissidence » susurre-t-elle.

Membre de la Commission Affaires Islamiques

Au sein du Parlement, Ghamou est membre de la commission des affaires islamiques où elle compte jouer un rôle par rapport à tous les avis qui seront portés sur les textes de loi qui passeront devant cette commission. Elle s’engage ainsi à faire ressusciter tous ces projets de loi qui dorment dans les tiroirs, à contribuer à la réforme du système éducatif et de santé, ainsi qu’à consolider la place de la société civile.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2023/07/10/ghamou-mint-achour-ould-salek-de-la-gazra-darafat-a-la-chambre-des-deputes/?fbclid=IwAR2sxTytfoM5eg3jYvKbByr1H3ISYnIRQmB94bP7Yh3wWWO_qToTBxv_Zfg