● Coupe du monde 2034 : « La FIFA a un sentiment d’impunité et n’écoute personne » Par Jean-Michel De Waele [RTBF Sport]

À un mois de l’attribution officielle des Coupes du monde 2030 et 2034 de football, Jean-Michel De Waele, professeur en sciences politiques à l’ULB, a tiré la sonnette d’alarme au micro de Quentin Weckhuysen.

Ce lundi, Amnesty International a publié un communiqué pour dénoncer les problèmes de droits humains en Arabie Saoudite où la Coupe du monde 2034 devrait être organisée mais aussi en Espagne, au Maroc et au Portugal, qui devraient accueillir l’édition précédente. Selon notre interlocuteur, l’édition prévue dans le Moyen-Orient remet la lumière sur des problèmes déjà connus. « Cela pose des questions fondamentales à l’étique du sport, commence-t-il. L’Arabie Saoudite viole à peu près tous les droits humains possibles et imaginables et soutient des mouvements peu recommandables. Comme au Qatar, il y a des questions du droit des travailleurs car il va falloir construire de très nombreux stades. Des travailleurs seront sans doute importés et on sait bien que ces pays ne se distinguent pas par leur respect des droits sociaux. Des questions concernant l’environnement se posent également. C’est assez aberrant. Malgré la différence que l’on peut avoir, par exemple, entre l’Europe et les États-Unis, en termes de valeurs, personne ne peut défendre l’idée que l’Arabie Saoudite est recommandable et un exemple. Faire cela, c’est aider l’une des dictatures les plus sinistres qui soient. »

Selon lui, les responsables de ces décisions sont tout désignés. « Les grandes organisations sportives comme la FIFA ou l’UEFA n’écoutent strictement personne. Des joueurs demandent à diminuer le nombre de matches par an, elles ne les écoutent pas. Il y a des questions environnements qu’elles n’écoutent pas tout comme les problèmes de corruption. Certes, il y a eu des doutes et des protestations mais le Mondial au Qatar s’est déroulé sans équipe qui aurait refusé d’y aller ou de joueur qui serait sortie du terrain. Cela a renforcé le sentiment d’impunité totale. La FIFA et l’UEFA peuvent violer tout ce qu’elles veulent sans réellement y avoir de prix à payer. »

Pour Jean-Michel De Waele, l’édition 2022 au Qatar pourrait, en quelque sorte, aider l’Arabie Saoudite à ne pas s’inquiéter outre-mesure du respect des droits humains. « Au Qatar, on s’est beaucoup inquiété du sort des travailleurs. Est-ce que quelqu’un et allé voir si le pays a tenu ses promesses ? On nous a un peu endormis en disant qu’il y a des progrès mais qu’en est-il désormais ? Malheureusement, on ne revient pas dessus, ce qui est regrettable car cela mettrait la pression sur les organisateurs en leur montrant qu’on serait toujours attentifs par la suite. Il y a un besoin de mobilisation des personnes qui considèrent ces enjeux comme extrêmement importants. »

Pourtant, la FIFA avait mis en place un règlement dans lequel un certain respect des droits humains était indispensable pour organiser un tel événement. « Ces règlements sont faits pour se donner bonne conscience, pas pour être respectés. Si on voulait respecter l’éthique du sport et ces valeurs que peut transmettre le sport, il ne serait pas organisé de cette manière. C’est devenu du business, seule la rentabilisation compte. On montre aussi des images du championnat en Arabie saoudite, ce qui est très choquant de mon point de vue. Il n’intéresse pas grand monde mais l’argent fait foi. »

Malgré cette situation difficile, tout n’est pas noir pour autant selon lui, même s’il sera difficile de changer le cours des choses. « Je reste optimiste car je pense que les amateurs de sport ouvrent de plus en plus les yeux. On voit bien que ce n’est plus possible de tenir un discours très naïf qui présenterait le sport et la politique comme étant des éléments différents, on l’a vu avec la sanction du CIO envers la Russie. Les supporters ont une grande capacité de mobilisation mais c’est plus difficile pour les équipes nationales. En club, les clubs de supporters se voient et sont organisés, ce qui est moins le cas en équipes nationales. Dans certains pays, le sentiment de fierté nationale finit par l’emporter par rapport à la défense des droits humains. Il faut vraiment intervenir, agir et envoyer des messages très clairs. C’est un peu désespérant de voir que c’est toujours Amnesty qui doit sonner la cloche pour dire que ça ne va pas et pas les joueurs ou les fédérations nationales. Nous sommes dans une société où l’argent achète tout, y compris les consciences humaines. »

• Lien média https://www.rtbf.be/article/coupe-du-monde-2034-la-fifa-a-un-sentiment-d-impunite-et-n-ecoute-personne-11462000?fbclid=IwY2xjawGfUPtleHRuA2FlbQIxMQABHbapiJOdC_cp5TVM92HEjXAL03pT6TxlR8aUWnjJyUrTUAX1kdKV7ft5nw_aem_AhTL2A-bO8x65vl4vRutTQ

● Diaspora | L’application Houwiyeti, ce machin qui pourrit le quotidien des mauritaniens résidant en Europe. Que fait-il le député élu par la diaspora pour pallier les insuffisances ? Par Dr BA Boubou

Pour rappel l’article 47 de la  constitution mauritanienne du 20 juillet 1991 modifiée en 2017 a octroyé à mes chers compatriotes établis en Europe un droit et un devoir de choisir leur propre député qui sera un pont entre l’administration et la communauté mauritanienne établie en Europe. Cet élu aura pour mission de défendre les besoins, les intérêts et les préoccupations des mauritaniens établis en Europe à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. A cet effet, Monsieur Issa DIAWARA a été élu député des mauritaniens vivant en Europe au second tour des élections législatives de  mai 2023…

Cependant, les préoccupations et les besoins des mauritaniens résidant en Europe sont nombreux  et vastes. La question du recensement des mauritaniens ici en Europe et ailleurs dans le monde reste toujours un chantier inachevé ; les problématiques liées aux rendez-vous au consulat n’ont toujours pas été réglées. Mais hélas, le député est content et se félicite d’avoir fait déplacer le mal d’un point A vers le point B ( c’est à dire de l’ambassade vers le consulat). Il est extrêmement important de rappeler à Monsieur le député que nous ne sommes pas dans un terrain de Marketing où l’on change habillage du produit commercial mais le fond reste toujours le même. C’est ce qu’il a fait en déplaçant le problème des mauritaniens de l’ambassade vers le consulat… 

Mes compatriotes rencontrent toujours ce problème de délai long de 6 à 7 mois et continuent toujours à rencontrer ce délai incalculable pour renouveler leur passeport ou pièce identité. J’en reçois des appels des mauritaniens matin midi et soir sur de nombreux sujets les concernant…Pour avoir confirmation de la problématique liée au délai, je me suis déplacé moi même pour aller demander un rendez-vous au consulat pour renouveler mon passeport et ma pièce d’identité. A ma grande surprise la dame à l’accueil m’a donné un rendez-vous de 6 mois. Mécontent que j’etais, j’ai demandé à rencontrer le directeur. Après 30 mn d’entretien dans son bureau ce dernier m’a dirigé vers l’application Houwiyeti, qui est considérée comme la seule solution alternative en cas d’urgence pour eux. ..Oui, c’est bien bon de moderniser l’administration mauritanienne avec des applications. Mais des applications, pour quels mauritaniens ?

L’application Houwiyeti est conçue à l’image du concepteur, qui ne cesse de pourrir le quotidien des mauritaniens ou devrais-je dire une catégorie des mauritaniens. Elle constitue aujoud’hui un veritable cauchemar pour mes compatriotes ; elle est trop technique à manipuler et trop complexe à produire un résultat le plus vite possible que l’on imagine pour cette catégorie des mauritaniens y compris moi même qui l’avait essayé à plusieurs reprises. Outre, la technicité et la complexité de celle-ci il y a également la problématique de paiement via Bankily à souligner pour produire les actes d’etat civil. Ce qui constitue un nouveau obstacle majeur pour la plupart de nos compatriotes qui ne disposent pas un compte Bankily ou/et qui n’en veulent pas.

Monsieur le député que faites-vous pour résoudre ces problèmes quotidiens de mauritaniens établis en Europe ?  En connaissant vos réponses toute faite, je vous prie monsieur le député de demander votre gouvernement au moins de rendre l’application moins facile à utiliser, de libéraliser le mode de paiement des actes d’etat civil et que l’on arrête de pourrir la vie des mauritaniens avec cette histoire de Bankily comme le seul moyen de paiement…

En conclusion, à forcer de déplacer le mal vers consulat on a crée d’autres soucis et préoccupations pour la diaspora. Eut, dans tout ça que fait-il le député depuis tout ce temps-là pour les  mauritaniens de l’Europe ?

Je reviendrais largement sur son bilan INCHALLAH !!!



Boubou  BA

Docteur en droit de l’Université Paris10-Nanterre

Membre associé au centre de recherche (CHAD) Université Paris-Nanterre

Juriste en droit à Paris

Paris le 11 novembre  2024

● Tchad : la riposte aux attaques djihadistes tourne à la déroute [Ouest France]

Plusieurs militaires tchadiens ont été tués et d’autres blessés lors d’un « accrochage » samedi entre l’armée et des miliciens du mouvement islamiste Boko Haram.

Fin octobre, une attaque du groupe djihadiste Boko Haram contre une base militaire de la région du lac Tchad avait fait une quarantaine de morts parmi les militaires tchadiens. En riposte, le président Déby avait « personnellement » lancé une opération baptisée « Haskanite », qu’il a dirigée depuis la province du lac Tchad pendant deux semaines.

Samedi, lors d’un accrochage et après quelques heures de combat, « plusieurs éléments terroristes ont été neutralisés » selon l’état-major tchadien.

« Plusieurs haut gradés sont tombés »
Mais l’accrochage qui a eu lieu vers 15 h locales sur l’île de Karia, au nord-ouest de Kaigakindjiria, dans la province du lac Tchad, a tourné à l’avantage des djihadistes qui ont infligé des pertes aux forces gouvernementales.

Samedi dans la soirée, plusieurs médias locaux ont relayé des listes de noms de militaires tchadiens, pour certains de haut gradés tués (dont deux généraux) ou blessés (dont deux autres généraux).

Ce dimanche, des pages Facebook liées à l’ethnie zaghawa – à laquelle appartient le président Déby – ont annoncé la mort d’une dizaine d’officiers de leur communauté dans ces combats. « Plusieurs haut gradés sont tombés. D’autres ont été blessés et évacués à la garnison militaire de N’Djamena », a indiqué un officier de l’état-major sous couvert d’anonymat.

Pour sa part, dans un communiqué diffusé samedi avant son départ pour l’Arabie saoudite, le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a rendu hommage aux « martyrs » tombés samedi, sans donner des précisions.

• Lien média https://www.ouest-france.fr/monde/tchad/tchad-la-riposte-aux-attaques-djihadistes-tourne-a-la-deroute-6331a3f2-9f53-11ef-84c9-4bebe8d0c332?fbclid=IwY2xjawGd8OFleHRuA2FlbQIxMQABHVkF00w0_fiz7E0GVu_OgZ5IXUdttlaghpd2OITWMdLgAwuYo6gCu-C7ug_aem_5-dHZCpmoTLA0-Ag2gl3Jg

● Le Président de la République ordonne l’affectation de 50 milliards d’ouguiyas anciennes au financement d’un programme urgent de développement et de modernisation de la ville de Nouakchott [AMI]

SEM le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a reçu, mardi, au Palais présidentiel, le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, et plusieurs membres du gouvernement concernés par les composantes d’un nouveau programme intégré d’urgence visant à développer et à moderniser la ville de Nouakchott, à accroître son attractivité et à faciliter les conditions de vie de ses habitants.

Le Président de la République a ordonné l’affectation d’un montant de 50 milliards d’anciennes ouguiyas pour le financement de ce programme intégré d’urgence visant le développement et la modernisation de la ville de Nouakchott, en associant les autorités locales et les élus à l’élaboration du concept final du programme selon une approche participative, appelant à la nécessité d’assurer un cadre de vie décent et d’améliorer les conditions des citoyens en général, et des habitants de la capitale Nouakchott en particulier.

Au cours de cette réunion, diverses propositions ont été présentées par les ministres, chacun selon sa spécialité, qui ont porté sur les domaines des services de base tels que l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, l’assainissement et l’hygiène, ainsi que les infrastructures routières et sportives.

Ces propositions visent à fournir des services, à améliorer leur qualité et à assurer leur durabilité.

Son Excellence le Président de la République a donné instruction aux ministres présents à cette rencontre de mettre en œuvre immédiatement les composantes de ce programme, qui devrait avoir un impact positif et efficace sur l’amélioration de la vie des citoyens et sur le renforcement de l’attractivité de la ville.

Le programme d’urgence comprend plusieurs volets :

1 – L’autonomisation des jeunes et le service civique, qui comprend la réhabilitation et la construction de diverses installations sportives.

2 – Le volet santé, qui comprend la rénovation, la réhabilitation et l’extension des installations sanitaires existantes et la construction de nouvelles infrastructures de santé.

3-Le volet éducation, qui comprend la rénovation et la réhabilitation des infrastructures scolaires existantes et la construction de nouvelles.

4) Le volet électricité qui consiste à étendre les points de commutation, les réseaux de distribution et l’éclairage public afin d’améliorer l’accès à l’électricité dans les quartiers de la capitale et d’assurer la continuité du service.

5)- Le volet eau potable qui concerne l’extension des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers ciblés et le renforcement du pompage de l’eau.

6 – Le volet accès à l’assainissement.

7 – Volet propreté et gestion des déchets.

8 – Volet infrastructures routières, qui comprend l’extension du réseau routier asphalté et le désenclavement.

La réunion s’est déroulée en présence de MM :

– Nani Ould Chrougha, Ministre chargé du Cabinet du Président de la République.

– Mme Houda Babah, Ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système d’Enseignement.

– Abdallahi Ould Wedih, ministre de la Santé.

– Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Energie et du Pétrole.

– Mamoudou Mamadou Niang, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.

– Ely Ould El Veirik, Ministre de l’Equipement et des Transports.

– Mme Amal Mint Maouloud, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

– Yacoub Ould Salem Vall, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, chargé de la promotion de la décentralisation et du développement local.

– Cheikh Abdallahi Bodde, Délégué général à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (Taazour).

• Lien média via https://ami.mr/fr/archives/258117

🔴-Note de presse | Mise en garde contre les propos calomnieux et mensongers de l’imam Bakary Sidi Sokhona connu Mohamed fenda de Tachott – Botokholo Mauritanie 🇲🇷

Lors de son sermon du Vendredi 1 novembre 2024 à Tachott, le dénommé Mohamed Sidi Sokhona semble ignorer les nobles objectifs de cet office religieux. En effet, dans cette localité dont l’actuel vice-président de l’assemblée nationale mauritanienne, Monsieur Sidney Sokhona est originaire, ce prêcheur s’est lancé dans une diatribe d’accusations et de diffamations à l’encontre de notre mouvement d’éveil social engagé contre les discriminations liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Il a nommé notre organisation anti-féodale Ganbanaaxu Fedde dans son discours truffé d’hypocrisie dans le but de nous salir alors que nos principes proclamés et diffusés depuis plusieurs années ont porté une nécessaire demande d’égalité sociale et citoyenne dans nos villages. Mohamed Sokhona et ses partisans ne supportent pas cet éveil pour contrer les discriminations sociales qu’ils entretiennent au nom de leurs coutumes féodalo-esclavagistes intra-communautaires. Ainsi, nous tenons à dénoncer vigoureusement son discours mensonger dans son Khutba du vendredi. C’est une provocation haineuse de sa part visant notre mouvement et la composante sociale Ganbanaaxu locale. Également dans son propos, il a insinué une apologie fourbe de l’esclavage en citant étrangement le cas de Bilal Ibn Rabah, un valeureux compagnon du Prophète (PSL).
Par cette note de presse, nous alertons les hautes autorités étatiques en tête desquelles, le président de la République son excellence Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, sur les graves violations des droits des personnes d’ascendance esclave dans les villages soninkés du Guidimagha. Nos militants comptent s’organiser socialement en citoyens conscients et dignes en refusant les humiliations de l’esclavage statuaire. C’est cette dynamique d’éveil social qui pose problème à monsieur Sokhona et ses partisans d’un régime féodal et esclavagiste.

L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin à nouveau de cette situation socialement épineuse.
Les pouvoirs publics doivent agir sérieusement pour assurer la quiétude sociale par un respectueux voisinage entre différentes parties.

2 novembre 2024

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie, Armepes-France et partenaires.