Mauritanie/Droits de l’homme : Arrestation d’une militante des droits humains

À l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie), nous avons appris que Mme Sinniya Mint Yar’Ahallah dite Sinniya Aïdara, qui était auparavant une activiste au sein d’organisations des droits de l’Homme dédiées au soutien du régime mauritanien au niveau des fora internationaux, a été arrêtée et gardée à vue dans un commissariat de police de la moughataa de Dar Naïm, dans la wilaya de Nouakchott Nord.
Nous avons également appris que le motif de son arrestation n’est autre que de récentes déclarations qu’elle a faites à Banjul (Gambie) durant la session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, déclarations où l’intéressée a critiqué avec véhémence la dure réalité des droits humains dans le pays.
A cette occasion, l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA –Mauritanie) condamne cette atteinte flagrante à la liberté d’expression et appelle à la libération immédiate de Mme Sinniya et à l’arrêt de toute poursuite à son encontre.

Nouakchott, 28 Octobre 2019.

La commission de communication

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

L’esclavage coutumier chez les soninkés: le déni entretenu fait partie de la preuve de sa réalité (vidéo)

En quelques mots, il dit ici que le déni qui se passe en milieux soninkés lié aux problématiques de l’esclavage ne tient pas. Pour lui, c’est le fond du discours du déni qui va confondre amplement son auteur.

Il s’appelle Adama Madi waly Bathily, malien d’ethnie soninké originaire du village de Lany. Il était là accompagné de sa fille qui a pris parole lors des échanges pour exprimer son incompréhension sur ce phénomène de catégorisation des gens en esclave et en noble.

J’imagine que si ttes les familles soninkés faisaient ce travail de sensibilisation au sein de leurs foyers comme semble être chez ce monsieur Bathily, il y aurait moins de crispations et de fuite en avant sur les mentalités féodalo-esclavagistes qui couvent dans la communauté.

Seule la VÉRITÉ est révolutionnaire !

#GANBANAAXU

Événement/ Esclavage : Le court métrage « Les Diambourou » de l’universitaire Marie Rodet en projection publique à l’EHESS PARIS.

Ce samedi 26 octobre 2019, au sein de l’EHESS PARIS situé au 105 boulevard Raspail 75006 , le mouvement transnational antiféodal et anti-esclavagiste connu sous le vocable soninké GANBANAAXU* a pris part à une rencontre pour la projection du film Les Diambourou de l’universitaire française Marie RODET . Ce court métrage réalisé en 2014, porte sur les problématiques liées à l’esclavage par ascendance intra- africain en Afrique de l’ouest notamment dans la région de Kayes au Mali. Le contenu de ce film retraçant succinctement l’historique d’un phénomène qui resurgit dans l’actualité brûlante en milieux soninkés, est très instructif pour les engagés abolitionnistes d’aujourd’hui. Après le visionnage, lors des échanges – débat très fructueux et tendus par moments, les participants ont été édifiés sur la complexité et les mécanismes multiformes de cet esclavage coutumier très « socialisé » dans le vivre soninké mais couvert d’un certain déni scandaleusement entretenu par la hiérarchisation sociale par les castes. Madame COTTIAS Myriam du CNRS a fait office d’hôte de l’événement . La réalisatrice a détaillé longuement ses observations sur les différentes problématiques en débat face au public. Mr Gaye TRAORÉ, l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE (fondé en octobre 2016) et président de l’association Armepes- France (Ganbanaaxu diaspora Aile Mauritanie), Mr Salif KAMARA, membre bureau exécutif du RMFP (Ganbanaaxu Mali) et Mr Mohamed COULIBALY (Ganbanaaxu Sénégal Assep) ont porté les discours du mouvement anti- esclavagiste GANBANAAXU coorganisateur de cet événement. À noter la présence très remarquée de l’honorable député Issa Mansega DIAWARA (Député de la diaspora mauritanienne Zone Europe). Également nous avons eu droit à une prise de parole de Mr Adama Madi waly BATHILY. Il a été relevé à plusieurs reprises le laxisme des États sur la question notamment avec le vide juridique au Mali ou la non application stricte des lois en Mauritanie. Alors que dans certaines zones à dominance soninké de ces pays, les agressions, les harcèlements, les intimidations et les expropriations du foncier pour refus du statut d’esclave, se passent sans cesse depuis 3 ans.De notre humble constat après cette journée, les problématiques de cet esclavage coutumier par ascendance et l’engagement pour leur éradication doivent attirer l’attention de tous les esprits épris de Justice et de la défense des Droits humains. En milieux soninkés, même le langage familier est porteur consciemment ou inconsciemment des mentalités foncièrement esclavagistes que d’aucuns essaient de les socialiser comme valeurs coutumières à perpétuer.Conclusion, l’esclavage de pratiques ou par statut ne peut être qu’une CHOSE abjecte et affreuse pour l’Homme, Être Digne par essence.Comme disait un ancien président US , A . LINCOLN : 《 Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais.》

👉🏿Le lien du film https://vimeo.com/245704895

* Égalité en Droits et en DIGNITÉ.

©️ Récit par K.S pour le BLOG

Mauritanie/Politique : les petits pas de Ghazouani en 100 jours de pouvoir.

Quand enfin, aux lendemains du 22 juin 2019, l’élection de Mohamed Cheikh Ghazwani à la présidence de la République a été entérinée par ses adversaires, au nom de la paix et de la stabilité du pays et non par la transparence du scrutin, les Mauritaniens avaient grand espoir qu’il serait peut-être la providence qui allait réparer toutes les forfaitures de dix ans de règne de son alter égo et prédécesseur. Après près de 100 jours, la gouvernance de Ghazwani est jugée par la plupart des observateurs de mitigée. Birame Dah Abeid, son dauphin à la course présidentielle, a déclaré lors d’une conférence de presse animée jeudi 24 octobre 2019, qu’il accorde encore un sursis au Chef de l’Etat et à son pouvoir, malgré un mandat jugé mi-figue mi-raisin.

En 100 jours de règne, Ghazwani n’aurait ainsi réalisé que deux petits pas, des rencontres, sur sa demande, avec les principaux ténors de l’opposition qui n’étaient pas depuis plus de dix ans en odeur de sainteté avec le système dont il a hérité, et une ouverture des médias publics à cette même opposition. Ce climat de détente et de dialogue a été unanimement salué et jugé comme les prémisses d’un changement que tout un peuple attend de toutes ses forces, même si Ghazwani n’a jamais réclamé être l’homme du changement.

Malgré cela, l’atmosphère général reste délétère tant sur plusieurs autres plans, le statu quo semble dominer, si des reculs dangereux ne sont observés. Le principal problème qui semble encore se poser à Ghazwani, reste la justice, un appareil qui semble encore incapable d’accompagner les bouleversements politiques, socioéconomiques et culturels, base du contrat social entre le peuple et le pouvoir de Mohamed Cheikh Ghazwani.

Les prisonniers de Lexeiba

Voilà plus de 100 jours que des jeunes protestataires du scrutin du 22 juin, dénommés les « Prisonniers de Lexeiba », croupissent en prison, pour avoir non pas commis de crimes ou de délits, mais pour avoir exercé leur droit constitutionnel à la manifestation pacifique contre les résultats de la présidentielle. Pire, le parquet d’Aleg et de Kaédi semblent particulièrement s’acharner sur leur dossier, au point de vouloir en faire une sorte de casus belli entre le président Ghazwani et l’opposition, dans un élan qui chercherait à saper les bases d’une entente politique encore fragile.

En temps normal, selon Birame Dah Abeid, « les manifestants arrêtés lors de scrutins, doivent être libérés aux lendemains des élections, pour apaiser le climat politique ». Le cas des « Prisonniers de Lexeiba » constitue ainsi à ses yeux, une entorse aux libertés publiques et à la liberté d’expression, bases de tout système démocratique. Et cela rappelle les tristes années du Président Aziz.

Montée du courant Tekfiriste et l’apologie de l’esclavage

La deuxième plaie des 100 jours de Ghazwani est cette montée en flèche des courants Tekfiristes et les fatwas de la haine. Premières victimes de cette cabale du radicalisme wahabite, les griots, épinglés par le prêcheur populiste Mohamed Sidi Yahya qui a estimé, dans des audios largement diffusés, que les « gens de valeur comme lui » ne doivent pas prier sur leur dépouille. Une façon de dire que les griots ne sont pas « totalement musulmans pour que des gens de sa position prient sur eux ». Selon Birame, si on était réellement dans un Etat de droit qui applique ses lois, Ould Sidi Yahya mériterait au moins une convocation sinon la prison, pour « incitation à la haine ». Il n’a même pas été inquiété.

Idem pour le Chargé de mission auprès du Ministre des Affaires Islamiques, Mohamed Abeid Barka qui a lui émis une fatwa largement partagée dans les réseaux sociaux où il estime que quatre frères se partageant la même esclave peuvent assouvir leur libido avec elle, même si elle est mariée. Il s’est rétracté par la suite eu égard à l’énormité des insanités qu’il a laissé filé.

Pour Birame, ce genre d’insanités est répandu dans les livres du Fiqh que lui et ses partisans avaient incinéré en 2012, livres qui selon lui, servent à la formation de base des magistrats, des officiers de la police judiciaire, enseignés dans toutes les écoles coraniques, dans les Instituts islamiques et ceux servant à la formation des corps judiciaires et des services de sécurité. D’où, selon lui, la sacralité de croire dans la Mauritanie officielle que l’esclavage est légitime, malgré sa criminalisation par la Loi 2015-031.

C’est au nom de cette sacralité de l’esclavage, selon Birame, que le cas de la jeune esclave, Ghaya Maiga, 14 ans, a été réglée au profit des maitres par le juge d’instruction du tribunal d’Arafat à Nouakchott, malgré l’enquête de la police, le communiqué du Procureur de la République et le communiqué du Commissariat aux Droits de l’Homme, attestant d’un cas d’esclavage avéré, d’exploitation et de tortures sur mineur.

Loin de toute logique, la Cour d’Appel et la Cour Suprême donneront raison au juge d’instruction qui avait remis la jeune esclave à ses maitres, qui l’ont exhibée comme un trophée dès leur retour à Bassiknou. Pour Birame, un triple message a été envoyé par la justice mauritanienne aux esclavagistes, aux esclaves et aux défenseurs des droits de l’homme. Aux premiers, il leur assurait l’impunité, aux deuxièmes que ce n’est plus la peine de fuir, ils seront remis à leurs maitres, et aux troisièmes, vos plaintes finiront toujours à la poubelle.

Birame Dah Abeid estime qu’il s’agit là d’un recul dangereux dans le traitement des cas d’esclavage en Mauritanie, car du temps de Mohamed Abdel Aziz, au moins les supposés esclavagistes se faisaient interner en prison, même si c’est pour quelques jours. Dans le cas de Ghaya Maiga, c’est la justice elle-même qui a remis la victime à ses bourreaux, avec des excuses à Lalla, la maîtresse qui a fait elle et les siens une sortie triomphale.

Privées d’héritage

L’autre affaire qui, selon Birame Dah Abeid, atteste d’une déliquescence de l’appareil judiciaire et de la compromission des magistrats, le traitement qui est jusque-là réservé au dossier des filles du défunt Mohamed Mahmoud Ould Deh, ancien officier supérieur de l’Armée, décédé voilà sept ans. Leurs frères, dont un Secrétaire général de Ministère, semblent vouloir faire main basse sur l’héritage de leur père, sans leur en accorder la moindre portion, comme le prescrivent pourtant les textes religieux qui fondent la base de la Constitution mauritanienne.

Selon Birame, la justice mauritanienne avait émis une décision de gel sur les biens du défunt jusqu’au règlement de l’affaire. Faisant fi de cette décision judiciaire, les fils du défunts qui seraient issus d’une autre mère que les filles spoliées, se seraient déjà largement servi de l’héritage, au point que d’ici à ce que la justice décide de trancher l’affaire, il n’y aura plus rien à partager. Tout cela au nom du pouvoir d’influence, du peu d’intérêt accordé aux droits des femmes en Mauritanie et d’un appareil judiciaire qui a oublié ce que veut dire lire la loi.

Cheikh Aidara

©️ crédit source : Repris sur lauthentic.info

Alerte : IRA – Mauritanie victime de fraude, de falsification, faux et usage de faux…

Destinataires :

OFPRA (France)

CNDA (France)

CGRA

Tous les partenaires

IRA – Mauritanie a constaté la circulation d’attestations de membre en son nom, portant la signature de l’ancien vice-président Amadou Tidjane Diop.
Face à cette fâcheuse tentative d’usurper le nom de notre association, nous tenons à informer l’ensemble de nos partenaires que le nommé Amadou Tidjane Diop a quitté IRA – Mauritanie depuis juin 2016 et ne saurait par conséquent délivrer aucune attestation au nom de l’organisation.
Nous informons par là-même tout détenteur ou faussaire ayant participé à la production d’un tel document qu’il s’expose à des poursuites judiciaires qu’IRA Mauritanie n’hésitera à engager à son encontre.
La commission de communication de IRA – Mauritanie se tient à la disposition de tous ses partenaires pour la vérification de l’authenticité de documents émis en son nom.

Dossier attaché, un exemple du document falsifié

Nouakchott 25/10/2019
La commission de communication

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Communiqué de solidarité envers les étudiants mauritaniens.

Les sages hommes disent du savoir, qu’il est une arme. Il est désolant alors de voir que nos jeunes concitoyens dont l’unique crime est la recherche de ce savoir, se voient violentés par une police censée les protéger.

Nous exprimons par ce communiqué, notre soutien le plus sincère, à nos frères et sœurs dans leur réclamation de leur droit le plus fondamental, qui est celui à l’enseignement.

Il n’y a pas d’âge pour apprendre, bien au contraire. Une société saine est une société où les gens apprennent et enseignent.

Nous condamnons par la même occasion, les violences policières à l’encontre de ces jeunes manifestants.

Association des Jeunes Mauritaniens en France

Paris, le 23/10/2019

©️ crédit source : Page officielle FB – AJMF du 23/10/19 https://www.facebook.com/352176678149178/posts/2802221209811367/

Mauritanie/ Politique : 《TENTATIVE DE SABOTAGE DE LA CVE》, Une analyse par Ciré KANE

TENTATIVE DE SABOTAGE DE LA CVE

🔹️QUAND L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

Les audios échangés entre DIA Makhtar, résident en Espagne, et Alassane Hamady Sooma BA dit Balas, sont la preuve d’un travail de fractionnement de la CVE. Ce diviser pour régner veut éloigner l’aile dure de la coalition, symbolisée par les FPC et l’AJD/MR, et contrôler la CVE en cas de rencontre avec le Président ou de dialogue politique. C’est ce que laisse entrevoir le soi disant communiqué de la CVE du jeudi 17 octobre, date retenue par les deux hommes pour expulser les indésirables s’ils refusent de se fondre dans le parti unique qu’ils proposent. La réponse n’a pas tardé. C’est niet! Qui accepterait la monumentale connerie de transformer une coalition riche de sa diversité en un mollusque informe ?

L’histoire se répète car Balas n’est pas à son premier coup d’essai. En 2008, alors membre du bureau politique de L’AJD/MR, il avait effectué le même travail de fractionnement pour pouvoir livrer ce parti à Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce fut le motif de son exclusion, lui et ceux qu’il avait réussi à berner. Il avait usé de tous les mensonges et subterfuges pour inciter à soutenir le mouvement de la rectification.

Les exclus, avec à leur tête Balas et deux autres personnes que je ne citerai pas, rédigèrent un communiqué où ils s’engageaient à sillonner la vallée pour expliquer aux populations que Aziz était la solution. Ils furent les premiers à être officiellement roulés dans la farine de notre boulanger. J’ai appris qu’ils avaient reçu 5 millions pour leur trahison. Ce n’est pas cher payé! Pour être honnête, Balas n’a pas participé à la campagne de diffamation d’IMS lors de la campagne présidentielle de juillet 2009. Il a écrit quelques articles diffamatoires au début de la scission. Après il a lâché l’affaire. Un jour, je parlerai peut-être de ce vaste complot qui a fait tomber IMS. C’est une affaire jugée par Allah car certains alliés pour la basse besogne ont fini par se quereller sur le net.

🔹️BALAS, UN HOMME OBSEDE D’ETRE MINISTRE

Avant le coup d’État, Balas avait remué ciel et terre pour entrer dans le gouvernement de Waghef II.

Secrétaire National chargé des affaires économiques de l’AJD/MR, il se rêvait certainement Ministre de l’économie et des finances. Il s’engouffra dans la commission de désignation des critères pour être ministrable. Ayant entièrement équipé le Bureau du Président Sarr, payé le premier dîner du BE, il insista lourdement sur les contributions diverses en plus des cotisations. Son jeu ne trompait personne. Je le paraphrase en disant qu’on faisait semblant d’être naïfs.

Et ce fut la douche froide pour les opportunistes quand le Bureau Exécutif refusa d’entrer sans conditions au gouvernement, là où d’autres partis de l’opposition acceptèrent ce marché de dupes, qui finit par un coup d’État.

🔹️BALAS, UN GRIOT REDOUTABLE DES MESSIEURS 8%

Balas fut le griot de Ibrahima Moctar Sarr (IMS) après le score historique de 8% de mars 2007. Il est rentré au BE de l’AJD/MR sur le quota de Sarr. C’était la lune de miel entre les deux hommes et leurs bonnes relations avaient fini par rassurer tout le monde sur l’engagement de Balas.

Il me souvient d’un rassemblement à Sebkha où il parlait de l’homme en ces termes : « Avez- vous vu la vague déferlante de l’autre côté de l’Atlantique? Obama ? C’est ainsi qu’IMS balaiera tout sur son passage et présidera la Mauritanie. » Tonnerre d’applaudissements !!!

Balas échauffait les foules avant de passer le micro à son idole.

Ndeysaan aduna ! Aujourd’hui il traite IMS de tous les noms d’oiseaux et adule HBK, le nouveau 8%, après avoir adulé Biram, Aziz…Prochaine étape prévisible : cirer les pompes de Ghazouani.

🔹️UN HOMME AU PASSE SULFUREUX

J’ai été très vite convaincu que Balas n’est pas un homme politique. Dès novembre 2007, lors des journées de concertation sur les déportés et le passif humanitaire, il gaspilla le temps précieux de l’AJD/MR a parler de la…tijaniya! Il faisait les yeux doux au Président Sidioca. Décidément, il a un faible pour les Présidents de la République.

Pourtant, cet homme aux idées parfois farfelues, comme regrouper les noirs opposants et avec le pouvoir dans la même coalition, n’est pas un néophyte en politique.

Ancien flamiste, d’origine MPAM, il s’offusque d’être accusé de taupe, un agent de renseignement. Une réputation dont il a du mal à se défaire. Certains de ses compagnons de lutte trouvent suspect qu’il ait échappé aux arrestations et emprisonnements de 1986, après la publication du manifeste. Non seulement il est passé à travers les mailles du filet, mais il s’est beaucoup enrichi pendant la détention des flamistes. Cela ressemble fort à une récompense de services qu’il aurait rendu à l’Etat.

En 1989 son supermarché sera saccagé et il demande pas moins de 241 millions d’ouguiyas en dommages et intérêts. Est-ce ses économies de simple professeur de français qui lui ont permis d’accumuler une telle fortune ?

Samba THIAM, en sortant de prison après la crise post électorale a dit qu’il y avait des taupes dans le Conseil des Présidents. Dans l’un des audios balancés par Balas, ce dernier se reconnaît! Et pourtant le Président des FPC n’a cité aucun nom. Le morveux s’est mouché?

Je ne finirai pas sans dire quelque bien sur ce personnage très intelligent à la manoeuvre pour obtenir ce qu’il veut. Il a été très remarquable dans le problème des terres à Donaye. Il a été l’un des premiers à se mobiliser pour l’unité des noirs, pour ne pas dire halpulaars. IMS et HBK avaient fait la sourde oreille car ce n’était pas politique pour des partis ouverts à toutes les ethnies.

J’ai aussi apprécié la rigueur et la transparence avec laquelle il a mis en place COPECO/RIM 89, un collectif d’opérateurs économiques victimes des événements de 89. En dehors de la politique, c’est un homme fort sympathique. Il est donc possible de continuer l’aventure CVE avec lui, même s’il pactise en secret avec le pouvoir. Oui, il y a des taupes au CVE, comme il y en avait au fndu, au rfd…

Nul n’ignore que nous sommes dans un Etat policier.

Ciré KANE

©️Crédit source : La Page Facebook de l’auteur (du 21/10/19 – https://www.facebook.com/251225971745282/posts/1192619460939257/)

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《CVE : les audios de la discorde》 par Mr Diallo Saïdou

Je vais naviguer à contre courant, pas par esprit polémique, mais afin de porter un regard très real politic pour ne pas dire un peu machiavélique (dans le sens populaire).

Ma première observation mettra du plomb dans l’aile de la teneur de ma perception de cette affaire CVE. Ainsi je ne serai pas à une contradiction prêt.

Je trouve ceux qui ont échangé sur ses audios via whatsapp sont d’une naïveté déconcertante.
Parler de stratégie et de ligne politique par le biais de vocaux au lieu de s’asseoir (Nouakchott étant très petit) et d’échanger physiquement.
Dans les discussions de stratégie on ne nomme pas les gens, on ne s’identifie pas mieux on ne prends pas de traces écritures et encore moins une empreinte vocale.
D’autant que les propos sont très souvent teintés de légèreté, de fanfaronnades et de règlements de compte personnelles.
Rien dans la stratégie politique de fond.

Maintenant venons en au faits …

A mes connaissances, sympathisants ou militants de la CVE, j’ai envie de dire, bienvenue à monde réel, bienvenue dans la politique. Ici on est pas dans le monde des bisounours! Mais plutôt celui des alliances et contre alliances, des compagnonnages de circonstances, des trahisons et meurtre entre amis, avant la dislocation ou l’avènement d’une victoire.

La CVE est une Coalition conjoncturelle, qui se propose de régler des problèmes politiques structurelles, composée de partis politiques aux ambitions et stratégies différentes.
Donc la CVE, à priori, n’a pas vocation à survivre, dans sa forme initiale à l’élection présidentielle du 22 juin 2019.
En dehors des attaques contre Ibrahima Mokhtar Sarr et Samba Thiam qui sont à condamner, je reste persuadé que Ballas ne fait rien d’autre que de la Politique! Oui de la Politique , peut-être dans sa forme la plus abjecte. Mais elle demeure être de la Politique.

Nous savons tous qu’au sein des partis politiques, il y a ce qu’on appelle des tendances et des groupes qui se combattent férocement pour faire adopter une ligne politique.
L’AJD dont le président est cité dans les audios en a fait les frais, les FLAM en ont fais les frais aussi. Le dire n’est pas pour moi une volonté de dédouaner Ballas mais plutôt de faire comprendre au gens qui font semblant d’être surpris qu’on ne fait pas de la politique avec de bons sentiments.

Je suis d’autant plus étonné par la surprise des gens, car ils sont sensés connaître Ballas et ses accointances avec le pouvoir et sa duplicité.

La mort de la CVE a été actée au lendemain de l’élection présidentielle quand IMS et Samba Thiam n’ont pas assisté aux réunions ( au moins à deux reprises) de bilans.
Cette mort est confirmée encore une fois dans la teneur des communiqués de la CVE, de l’AJD-MR et des FPC.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur (Du 20/10/19)

Mauritanie/Politique :COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES FPC

Le Bureau Exécutif National des FPC, élargi aux cadres du parti, s´est réuni le samedi 19 octobre 2019 pour discuter de la situation politique nationale et la vie de la Coalition Vivre Ensemble. La rencontre a, notammnet, reçu un rapport détaillé des tractations autour de la définition des perspectives de la CVE. Sur ce sujet, la réunion a décidé ce qui suit:

Notre parti, les Forces Progressistes du Changement (FPC), demeure attaché à la Coalition Vivre Ensemble (CVE) tant que celle-ci respecte sa forme actuelle comme cadre de concertation, de mobilisation de notre base, de la mutualisation de nos forces et d’actions solidaires convenues entre les partis politiques et mouvements de la société civile autonomes qui la composent.

Les FPC rejettent les termes et l’agenda caché du communiqué publié le 18 octobre 2019, prétendument, au nom du Conseil présidentiel de la CVE, tendant à faire imposer comme acquis des sujets litigieux encore en discussion. Les FPC s’opposent, notamment, au projet de parti unique, majoritairement récusé, que l’on s’obstine, maintenant, à réaliser par le biais d’une manoeuvre astucieuse de l’implantation de la CVE.

Les FPC invitent les acteurs politiques et de la société civile membres de la CVE à persévérer dans la voie de la recherche patiente des solutions consensuelles afin de préserver leur unité en la fondant sur les principes de transparence, de loyauté et d’inclusion.

Les FPC appellent la jeunesse à assumer toutes ses responsabilités devant l´histoire, à croire en elle-même et à prendre en main son avenir sans aucune procuration.

Le parti, FPC, exhorte ses militants et sympathisants à plus de mobilisation et de vigilance contre toute tentative de récupération opportuniste ou de sabotage des acquis communs de la CVE en tant que creuset solidaire de défense des intérêts des victimes du racisme, de l´esclavage et de l´exclusion en Mauritanie.

La lutte continue!

Nouakchott le 20 octobre 2019

Le département de la communication des FPC

©️ Crédit source : post FB – Réseaux proches FPC