ARRESTATIONS ARBITRAIRES ,RÉPRESSION ET INTIMIDATIONS À KAÉDI POUR UN PRESTIGE IMAGINAIRE

26/01/2018

Contraint de donner la vraie version des faits par respect à vos nombreux soutiens et à la forte mobilisation des militants des droits de l’homme et de la société civile lors de mon arrestation arbitraire dans ma ville natale à kaédi ce 26 Novembre 2017. Je me permets d’abord de remercier l’ensemble des militants, les amis et camarades du milieu associatif, la société civile ,et les ONG internationales , qui tous en un peu de temps ont secoué le cocotier de l’humanisme pour dénoncer et alerter au plus haut niveau afin de pouvoir échouer les plans diaboliques et les mensonges des autorités locales, sous pression pour une célébration festive d’indépendance dont les stigmates resteront indélébiles pour les populations du Gorgol et de Kaédi en particulier.

Rappel des Faits.

En vacances, comme il est souvent de mes habitudes d’attendre la fin de l’année, moment agréable à kaédi ou le climat est beaucoup plus clément et doux, je me suis rendu ce 26 Novembre 2017 en Mauritanie plus précisément à Kaédi , ma ville natale dans le sud Mauritanien. Curieusement tous les signaux étaient au rouge et la fièvre de la célébration de la journée d’indépendance était une obsession pour les autorités locales, les cadres de la région envoyés tous pour la circonstance mais aussi la population dont certains segments ont été amadoués, floués voire complètement anesthésiés, psychanalysés ou sevrés sur la seule et unique réussite de la cérémonie, mais aussi du faux semblant de popularité du président Mohamed Ould Abdel Aziz dans la région.

Compte tenu de cette situation électrique dans la ville, les autorités locales ivres d’une hypothétique réussite et de l’autre côté, les cadres de la vallée et certains segments de la population du Gorgol soucieux de préserver leurs privilèges ou de rêver à d’autres avantages, quitte à bazarder ou noyauter les intérêts fondamentaux de la région, sa stabilité légendaire et la dignité du Gorgolois. Malheureusement pour certaines catégories de gens ,anxieuses de préserver l’essentiel dans toutes leurs démarches et attitudes obeissaient aveuglement aux recommandations et instructions farfelues mettant ainsi en danger la concorde civile et la stabilitè de la région .C’est donc dans cette atmosphère que les autorités locales avaient initié des réunions extraordinaires avec bon nombre de Kaédiens et Gorgolois pour mettre en place non seulement la préparation de l’accueil du président de la république mais de créer un climat malsain entre les populations à travers l’outil du renseignement profitant de cette circonstance toute particulière de diviser pour mieux régner .Très vite le climat de délation de la dénonciation, des calomnies et des règlements de compte prennent place et des sommes faramineuses ont été mises à profit pour casser le tissu social, désagréger la société et monter les uns contre les autres pour tirer le maximum de dividende et de réussite pour cette fête d’indépendance, Avec de telles pratiques pouvons-nous au niveau individuel parler de notre indépendance , pour celle de l’état sa faillite économique et sa dépendance vis-à-vis de l’étranger est avérée ,très honnêtement personne ne penserait le contraire .L’introduction calamiteuse de la nouvelle monnaie sans pédagogie ,sans information aux populations est un indice révélateur de la faillite économique du pouvoir et de ces méthodes antidémocratiques.

Les autorités locales ayant réussi leur jeu de division et de sape dans la ville, le général Mohamed Ould Abdel Aziz a trouvé nécessaire de les faire assister par le Colonel de la gendarmerie Hassan konè, fin connaisseur de Kaédi, nous avons fait le Lycèe de Kaédi avec cet officier qui connait parfaitement bien les sensibilités, les familles, les coins et recoins de kaédi . Grâce à cette organisation locale à vouloir semer la zizanie à jamais entre les Kaédiens, 274 agents de renseignement ont été recrutés, parmi eux les taximan, les piroguiers, les boulangers, les chômeurs ….etc, et la machine à mentir, à dénoncer à se précipiter sur une nouvelle semblait désormais opportune en compensation à une quelconque rémunération. C’était donc la course aux nouvelles, aux dénonciations, aux règlements de compte et à d’autres attitudes et comportements indignes de Dinbéens, voulant chacun ,coute que coute se faire un nom, une notoriété ou se voir plus utile ou plus apte que l’autre dans leur sale bésogne. Le 26 Novembre 2017 juste à mon arrivée, comme il est de coutume chez nous d’aller présenter immédiatement ses condoléances à la suite du décès d’un proche ,je me suis rendu à ma grande famille à Diagana Nkunda, chez l’Iman de la grande mosquée pour lui présenter mes condoléances suite aux différents décès dans notre cour.Aprés mes cérémonies de condoléances donc à peine arrivé, j’ai traversé la longue rue de la mosquée, naturellement, cette rue ressemble pour nous Gattagois de kaedi à la rue des champs Elysée à Paris ou l’on rencontre beaucoup de monde et les longues salutations fusaient entre moi et beaucoup de Kaédiens, avant d’arriver chez ma vieille maman de 92 ans que je voulais tant voir avec l’ensemble de ma famille. Vers 22 heures débarquent un escadron de policiers, âpres avoir minutieusement encerclé la maison et quatre d’entre eux rentrent à ma recherche , trouve ma mère devant l’entrée du bâtiment avec l’une de mes sœurs et ils demandent Mr Diagana Mamadou Youssouf , surprises et étonnées par leurs attitudes et fougues, la maman répondait que je ne suis pas là ,alors les mauvais souvenirs de mes précédentes arrestations d’Octobre 1987 et celle de Novembre 1990 lui revenaient ,elle avait commencé à paniquer à perdre son sang-froid .C’est en entendant ce brouhaha incompréhensibles ,pendant que je déballais mes bagages que je suis sorti pour voir ce qui se passer dehors et je trouvais quatre policiers dont le commissaire à ma recherche , sans rentrer dans les détails de l’altercation et des premiers échanges houleux, j ai fini par les suivre au commissariat afin de savoir le pourquoi de cette violation du domicile et de la vie privée et surtout sans un mandat quelconque car aucune justification ne permettait sur la base d’un soupçon de gêner la tranquillité d’un citoyen ordinaire comme moi.

La première légitimité d’un état est d’abord la protection de ces citoyens et me voilà chez moi en vacances ou l’on vient violer mon intimité, ma convivialité et ma tranquillité familiale au premier jour de mon arrivée sous le fallacieux prétexte d’une dénonciation d’un crève la faim à la recherche de quelques cacahuètes pour survivre, en inventant ou vendant aux autorités ma venue expresse à kaédi pour troubler, saboter ou perturber les cérémonies des festivités de l’indépendance. Comment dans un état de droit peut-on s’arroger du droit de violer le domicile et la tranquillité mentale et psychologique d’une vielle dame de 92 sous une pseudo dénonciation de la présence d’un opposant au régime ?A quelle juridiction pourrai je me plaindre pour cet abus inexplicable ? J’y réfléchis, je me concerte et m’associerai aux bonnes volontés et aux bons conseillers juridiques pour que ces genres de choses sont révolues en Mauritanie. Et qu’aucun citoyen à tort ne soit arbitrairement arrêté sur la base des ragots .

Quelques questions du commissariat de kaédi ce 26 novemvre 2017 à 22h

1) pourquoi êtes-vous à kaédi dans cette période? 2) Quelle est votre intention? 3) Pourquoi vous êtes opposant au pouvoir et que vous essayez de manipuler la jeunesse?4) Pourquoi vous ne voulez pas profiter comme tout le monde du système et rester tranquille? 5) L’organisation contre les violations des droits humains (OCVIDH) et la CAMME sont des tribunes du monde occidental ne parlant que du mauvais de la Mauritanie et vous êtes bien Mr Diagana à la tête de ces organisations? Beaucoup de vos écrits parlent du passif humanitaire, vous ne pouvez pas oublier ce sujet, pourquoi vous revenez toujours sur ces questions qui semblent trouver un règlement de la part du président Aziz ? etc… beaucoup d’autres questions encore plus marrantes et amusantes ont été posées, croyant pouvoir m’intimider ou me changer d’avis sur mes options et positions de militant des droits de l’homme. Chers compatriotes imaginez bien mes réponses à ces questions insensées, malheureusement, vouloir les étaler ressemblerait à de la vanité alors que le but de cet écrit est de dénoncer toutes ces fausses rumeurs et échanges dans les réseaux sociaux sur cette s arrestation et ces conditions . Il est à noter que je n’ai pas du tout été torturé ni déplacé hors de kaédi contrairement aux talentueux commentateurs. Je ne pourrai répondre que j’assumais, ces positions qui furent mon combat de tous les jours contre les injustices, les arbitraires et l’impunité, celles qui sont à l’origine de mon exil du fait d’avoir été témoin oculaire des exactions et des tueries extrajudiciaire, comment pourrai-je trahir ma conscience et trahir ces amis qui me confiaient leurs derniers mots avant leur dernier souffle dans les bagnes de la terreur . Non cela ne me ressemble pas ni à celui d’entre vous , qui a bercé dans la morale Islamique et du respect de l’humain dans toutes ces dimensions sans distinction de race et de couleur . C’est bien ce refus d’abdiquer qui est à l’origine, de ma séparation avec mon pays, ma ville et ma famille depuis des décennies pour que triomphe la vérité sans haine ni rancune et sans esprit de vengeance. Les voilà vouloir s’amuser avec cette fibre sensible, celle que Ould Taya et ses acolytes ne sont jamais arrivés à casser pendant de longues années de tentatives de corruption et de sape à tous les niveaux. A travers leurs questions insensées qui ne peuvent dissuader un militant de droit de l’homme ou tout simplement tout citoyen lambda convaincu et averti des graves violations des droits humains en Mauritanie, mes réponses ne peuvent qu’être qu’à la dimension et à la hauteur de mon parcours de militant inlassable pour balayer la culture de l’impunité , du racisme et de l’exclusion en Mauritanie. C’est donc dans ma compréhension ces discours et cette logique qui dérangent, pourtant c’est bien la vérité et c’est les raisons fondamentales de cette intimidation rocambolesque.

Comment notre police nationale peut-elle être instrumentalisée puis injustement arrêté de paisibles citoyens en vacances chez eux sous le prétexte d’une sécurisation excessive d’un cirque présidentiel dont le but est de leurrer , camoufler les vraies souffrances et manquements des populations,? Je ne pourrai en vouloir à toute cette police locale , ni même à certains fonctionnaires qui, malgré la pression et les ordres sordides travaillaient avec leurs consciences et ‘intelligence et arrivaient à séparer la paille de la graine, en ne voulant guère tomber dans les pièges de l’excès et des abus des autorités locales en ivresse de réussir à une quelconque promotion. J’encourage ces genres de fonctionnaires au passage de persévérer dans le droit chemin et de ne point céder aux mensonges et aux manipulations du pouvoir dans l’exercice de de leur fonction régalienne. Naturellement je tairai leurs noms mais l’exemplarité payera car ce pouvoir n’est point éternel et l’histoire leur donnera raison à tout point de vue.

Ces questions et réponses ont duré quasiment 3 heures d’horloge au bon vouloir du pouvoir oppresseur de Mohamed Ould Abdel Aziz, me privant de l’affection maternelle et du « Salamou aleykoum » fraternel que devait bénéficier tout hôte à son arrivée dans son terroir. un mensonge grotesque d’un dénonciateur en quête de miette de la part des renseignements généraux est venu perturber ma joie et ma liberté toute nouvelle avec ma famille sans compter la grande inquiétude et tristesse ‘d’ une mère, assez avertie des méthodes de nos renseignements généraux pour avoir souvent écouté les atrocités de nos tortures de 1990 à Jreida et à Mbeika .

Le Constat des ragots des réseaux sociaux

Après avoir constaté que beaucoup de contrevérités ont été dites sur l’ensemble des réseaux sociaux sur cette arrestation, il était de mon devoir d’y revenir mais beaucoup de non-dit resteront car beaucoup attendaient de moi des accusations sur un tel ou sur un tel, c’est méconnaitre mon caractère et mon comportement pour me demander de rajouter au déshonneur un autre déshonneur car tout cela ne pouvant profiter qu’à nos oppresseurs. Ce dénonciateur a déjà mon pardon, je continuerai beaucoup plus à les faire adhérer au bon camp, au camp de la morale de l’intelligence , de la cohésion nationale et de l’amour entre les peuples ,qu’à accentuer les divisions et les animosités gratuites sans lendemain et sans issue. Mais il est de mon devoir de rétablir certaines vérités, il est quasiment faux que Diagana Ibnou était rentré en pleine nuit par pirogue à Kaédi avec tous les ragots rapportés par ci par là dans les réseaux sociaux, en essayant d’alimenter la haine mais surtout la rage du pouvoir autocratique .Mon opposition aux injustices, aux inégalités, à l’exclusion et à l’impunité ne peuvent faire de moi un homme violent ou haineux ,ma lutte prône le pacifisme et je pense avoir compté des années malgré la surdité et la myopie des pouvoirs successifs à nos appels incessants de soif de justice,de proner la patience et l’exemplarité dans la lutte qui est la notre . Je suis donc comme tout autre kaédien ou Mauritanien, attaché à l’hospitalité à la cohésion et à l’harmonie entre tous les citoyens, vouloir me comparer à un extraterrestre serait une erreur d’appréciation que je tiens modestement à préciser à tous ces nouveaux venus du monde de la communication et de la diffamation.

Kaédi ville d’une vieille tradition d’accueil et de rencontre des civilisations.

En temps normal, avec une présidence normale, au lieu du saupoudrage des problèmes que l’on refuse de solutionner depuis plusieurs décennies en refusant d’y donner des réponses adéquates ou solutions définitives. Peut-être que nous n’en serions pas là à contester et à douter de la légitimité ou non de la journée de l’indépendance nationale . C’est quand la parole de l’autorité baigne dans l’arrogance, la provocation, dans le sentiment d’humiliation, de division des citoyens et de frustration des populations qui pleurent à la même date les assassinats par certains de ces autorités militaires en fonction ,que la question du 28 Novembre devient problématique et crée à juste titre des incompréhensions et des heurts dans les consciences car la culture de l’impunité est sciemment encouragée et entretenue par l’état et ses dirigeants qui piétinent nos institutions et les plus fragiles des citoyens continuent d’en souffrir terriblement.

Autrefois, à kaédi à la veille des indépendances, toutes les écoles s’activaient, le drapeau national était dessiné minutieusement par chaque élève ( attention sans les deux bandes rouges) et la concurrence entre les écoles, les maitres et autres catégories de la population était rude mais passionnante .Pourquoi cette même fête d’indépendance devient aujourd’hui problématique et ne retient plus l’attention d’une catégorie de nos composantes nationales? Au lieu de trouver une solution nationale à un problème national, on laisse perdurer dans l’insouciance dans l’espoir de faire oublier hypothétiquement des crimes. Malheureusement cela pourra encore durer des années, mais l’oubli n’aura jamais de place dans pareille circonstance.

Sur le plan religieux et humain kaédi a toujours été un lieu de rencontre culturel, social et religieux grâce à ces universités religieuses traditionnelles à ses mosquées et Zawiya historiques que les historiens ont eu très souvent à citer et à décrire Je ne donnerai qu’une seule illustration de cet accueil et de ce brassage entre les civilisations qui marquent l’histoire de kaédi c’est celle de Cheikh Sidi Mohamed Lakhdal , vers les années 1800 largement passées ,le passage de cet homme de Dieu , Cheikh Sidi Mohamed Lakhdar venant de Tlemcen (Algerie) à la recherche du (Qutb ) en l’occurrence Cheikh Hamahoullah de Nioro du sahel pour lui remettre la succession de la Tariqa 11 grains , aprés 23 ans à sa recherche ,il fut bel bien accueilli à Kaédi chez les Diagana plus précisément à » DALIILU » pendant qu’il voyait la lueur de Cheikh Hamahoullah vers Nioro et les gens de kaédi avaient bien embrassé 8 ans la Tariqa 11 grains avant même que Hamahoullah n’ait le don. par cet envoyé mystique de Cheikh Tahara .Tant d’autres érudits et sages de la sous-région ont bénéficié de l’accueil des kaédiens sans contrepartie,sans compter de nombreux présidents Africains et Arabes accueillis par le Maire de la ville, feu Youssouf Koita, faisant l’honneur et la grandeur des Dinbéens. Alors si l’accueil d’un président de la république fait polémique et des dissensions entre Dinbéens, il était du devoir de ce président de revoir sa copie et de créer enfin les conditions d’une Mauritanie réconciliée, créer les conditions idoines d’une cohabitation saine, d’une égalité parfaite entre les citoyens et l’abandon des pratiques inhumaines qui sont l’esclavage et le racisme. En temps normal, à situation normale, qui pourrait contester ou contrecarrer la présence d’un président à l’intérieur de son pays. Alors revisitons notre histoire notre présent pour que demain soit une vie paisible pour les Mauritaniens qui viendront après nous. Cela dit clairement que nul ne peut mettre en doute l’hospitalité et les qualités d’accueil des kaédiens si ce n’est ce contexte troublant de mépris et de perpétuelle provocation à des desseins inavouées de la part du pouvoir en place

Mobilisation des cadres et populations plus asphyxie de l’économie lors de cette cérémonie

Il a été remarqué que cette cérémonie d’indépendance n’est rien d’autre qu’un gouffre financier pour notre économie nationale et locale, qui tourne déjà au ralenti. On se plait de mobiliser tous les cadres de notre administration en créant une paralysie dans les services de l’état, les envoyant assister tous sans exception à une cérémonie, à une séance d’applaudissement ou de prise de thé pendant que les malades souffrent par exemple dans les hôpitaux pour ne citer que cette institution malade mais qui s’occupe tout de même des malades. Les marchés et les boutiques étaient contraints à la fermeture et les populations des villages reculés sommés d’emprunter tous, des camions affrétès pour venir assister à la fête du chef. A travers cette pratique on assiste à l’asphyxie de notre économie avec toutes les conséquences sur la vie des plus fragiles qui peinent à joindre les deux bouts avec la flambée des prix, escamotée actuellement par le changement de monnaie, soit disant un zéro en moins comme si cela resoudrait le probléme du panier de la menagère.

Alors, quel bilan ai-je tiré de cette cérémonie,? galère, autocratie, confusion entre les institutions est un homme qui est le président de la république, confusion entre les biens publics et les biens privés, prise en otage des populations et mise en veilleuse de leurs activités ,fragilisation du tissu social , désunion etc…

Réalisations trompe l’œil de l’indépendance à kaédi et faille sécuritaire

EH oui l’artère principale entre l’aéroport est très belle, goudronnée, élargie, au gouvernorat de nouveaux bâtiments réalisées, des poteaux électriques pour la lumière dans la ville, 2 feux rouges, mais tout cela à quels coups ? Pour quels buts ? Pour quels impacts économiques ? Quelles étaient les entreprises en charge de leurs réalisations ? La priorité était-elle l’installation de deux feux rouges à kaédi au détriment de nos écoles ou les élèves s’entassent par centaine dans les classes? Ne fallait-il pas donner la priorité aux éleveurs et aux agriculteurs en cette période cruciale de la sècheresse au détriment de 2 feux rouges ou oranges ou les charretiers, taximan et policiers daltoniens ne savent ou ne peuvent faire la différence entre rouge et orange ? L’hôpital de kaédi ne compte que 2 médecins pour une ville qui compte environ 100 000 habitants, il n y ‘avait-il pas suffisamment de raison de ne pas dilapider nos biens avec les factures de la menthe , des tapis, du méchoui et des balivernes à la bagatelle des millions , pendant que les malades chiffrent dans un hôpital désertique. Les enfants exclus de l’éducation à l’âge de 10 ans faute de documents d’état civil volontairement voulu par le pouvoir ne sont-ils pas des priorités ? L’assainissement de la ville source de maladie n’est elle pas une priorité?

Le constat est que le général Mohamed Ould Abdel Aziz endort les villes avec cette mascarade de fête à la tirelire ou les caisses de l’état sont vidées non par pour l’essentiel dont par exemple l’éducation et l’insertion de la jeunesse mais pour sa promotion et celle de permettre à des entreprises alliées de s’enrichir et d’engranger des bénéfices exorbitants sur le dos de nos maitres économies nationales et locales. Le souhait de notre président de rentrer dans l’histoire en touchant aux différents symboles dont l’hymne, le drapeau, la monnaie sans que l’on définisse et observe les intérêts de la nation sont les indices d’une personnification qui rongeraient incontestablement au développement harmonieux de la Mauritanie.

Si l’on devait tirer un bilan ce que nous avons eu deux feux rouges mais sans écoles ni éducation, ni bibliothèque, ni salles de sport, ni centres de formation professionnelles adaptées à l’insertion de la jeunesse. A la place de tout cela on nous fait croire que le boulevard de l’aéroport est beau. Et après, allons-nous manger du goudron comme le disent mes amis Ivoiriens de la diaspora? Chers compatriotes l’exemple kaédien vaut pour tous le pays de Néma à Zouérate, vous ne pouvez pas et devez pas ignorer ou laisser faire ces abus.

Malgré ces sommes faramineuses destinées à la sécurité au démantèlement du tissu social, et la sécurisation systématique du défilé de la cérémonie d’indépendance, les braves veuves et orphelins des victimes des tueries extrajudiciaires ont reçu à démontrer l’incapacité et la nullité du corps sécuritaire ,puisqu’ils sont arrivés malgré le cordon sécuritaire ,les agents de renseignements dans toutes les rues et recoins à dérouler leurs banderoles au passage du cortège présidentiel avec tout ce que cela a comporté comme désagréments , de répression et d’arrestations arbitraires. Comment en démocratie peut-on interdire les voix discordantes et ainsi réprimer aussi sauvagement toute opposition à s’exprimer si les intentions de notre président étaient si sincères?

Chanter que kaédi est devenu, beau et que désormais les chameaux s’arrêtent aux feux rouges ou oranges c’est vraiment passer à côté des priorités des kaédiens, c’est aussi méconnaitre la douleur et la souffrance des victimes .Quand la date du 28 Novembre devient une date de provocation du pouvoir en connaissance des causes du malaise des uns contre les autres sous l’œil d’une justice inféodée et instrumentalisée on est forcément indexé d’être dans la surenchère et dans la provocation. Question à nos lecteurs, Faut-il attendre les cérémonies d’indépendance pour construire ou faire semblant de quelques réalisations rares dans ce pays ?

Alors croire que nous allons nous taire à la suite de ces arrestations arbitraires ,aux répressions et aux intimidations c’est vraiment ne pas comprendre notre soif et détermination pour une Mauritanie, harmonieuse, plurielle ou les discriminations, l’esclavage et le racisme seront définitivement derrière nous Si c’est cela le motif de nos arrestations , d’autres suivront car la vérité est révolutionnaire et appartient à Allah, nous autres, sommes mortels et d’autres reprendront inchallah le flambeau de l’humanisation et du vrai developpement de la Mauritanie. Croire que par ces methodes nous tirerons la Mauritanie vers le haut, c’est rêver profondément , c’est se donner bonne conscience et endormir les ésprits fragiles, je refuserai l’apocalyspse pour mon pays et serai du côté des justes.pour dénoncer les abus. Si j’ai eu à blesser quelqu’un par cet écrit, à savoir que tel n’est point son but, je lui demande pardon. Il me fallait ma version des faits pour laver ma conscience et rétablir la véritè et rien que la vérité.

wa salam à tous

Ibnou Youssouf Dagana

Paris le 26 Janvier 2018

Crédit source: site OCVIDH est le site officiel de l’organisation contre les violations des droits humains en Mauritanie

La commune de Lehraj : quelques données sur ce nouveau chef-lieu d’arrondissement.

Ci-après quelques éléments importants sur cette commune étendue dans le département de Ould Yengé, devenue par décret datant du jeudi 25 janvier 2018 lors du conseil des ministres, un chef-lieu d’arrondissement . Cette nouvelle zone administrative regroupe les communes de DAFORT et de Bouanze.

《1. Présentation de la commune de Lehraj

1.1Contexte géographique

La commune de Lehraj est limitée au Nord par Ould Yenge, à l’Est par la commune de Kankossa, à l’Ouest par la commune de soufa ( Gorgol) et la commune de Bouanze , au Sud par la commune de Leweinat, au Nord par la commune Sany(Assaba). La commune de Lehraj est la plus étendue au Guidimakha avec 1043 km 2.

1. 2 Eléments socio-économiques

La commune de Lehraj est l’une des communes les moins peuplées de la Moughata de Ould-yenge, avec une population estimée à 9000. Les populations sont en majorité Maures de la tribu de Lemjeijta et Zebeiratt et des Peuls, Foulabé et Foulbé Diéry. La commune de Lehraj est une Zone de confluence des troupeaux de la région du Guidimakha, du Gorgol, et de l’Assaba. Les principales activités sont l’agriculture, l’élevage et le commerce.》selon Doc cmap.mr

NB (date non précisée pour les données)

25 – 01 – 2018 : communiqué du conseil des ministres du jeudi 25 janvier 2018


AMI – Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 25 Janvier 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret portant création de la Moughataa de Ghabou

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Wilaya de Guidimagha d’une Moughataa dénommée Moughataa de Ghabou dont le chef- lieu est Ghabou et qui regroupe les Communes de Gouraye, Ghabou, Baidiam et Souf.

– Projet de décret portant création de l’Arrondissement de Tachott

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Moughataa de Sélibaby d’un Arrondissement dénommé Arrondissement de Tachott dont le chef- lieu est Tachott et qui regroupe les Communes de Oul Mbonny, Tachott et Hassi Chegar.

– Projet de décret portant création de l’Arrondissement de Lehraj

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Moughataa de Oul Yengé d’un Arrondissement dénommé Arrondissement de Lehraj dont le chef- lieu est Lehraj et qui regroupe les Communes de Lehraj, Bouanz et Dafor

– Projet de décret portant création de la Moughataa de Bennichab

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Wilaya de l’Inchiri d’une Moughataa dénommée Moughataa de Bennichab dont le chef- lieu est Bennichab.

– Projet de décret portant création de l’Arrondissement Mhaijratt

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Moughataa de Bennichab d’un Arrondissement dénommé Arrondissement de Mhaijratt dont le chef- lieu est Meheijatt.

– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°2014-182 du 1er décembre 2014 portant statut particulier des corps des eaux, forêts et chasse.

Le présent projet de décret a pour objectif, d’une part, de définir des insignes de grades spécifiques et sans équivoques aux différents corps des eaux, forêts et chasse et, d’autre part, d’harmoniser les couleurs des insignes nationaux distinctifs de ces corps avec celles du drapeau national.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Culture et de l’Artisanat a présenté une communication sur les évènements proposés pour jouer l’Hymne National.

Cette communication propose l’élargissement des événements à l’occasion desquels l’Hymne National est joué notamment à la levée quotidienne du drapeau dans les écoles, en plus des événements officiels.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Culture et de l’Artisanat

Cabinet du Ministre

Conseiller chargé des Affaires Juridiques : Aadnane Ould Beirouk, précédemment Directeur de l’Action Culturelle

Inspection Interne

Inspecteur Général : Sidi Abdellah Ould El Boukhary, précédemment Directeur de la Bibliothèque Nationale

Administration Centrale

Direction de l’Action Culturelle

Directeur : Ouleid Nass Ould Hennoun, précédemment Conseiller chargé des Affaires Juridiques au même Ministère

Etablissements Publics

Bibliothèque Nationale

Directrice : Ebneta Mint El Khaless, précédemment Directrice de l’Institut Mauritanien de Recherche et de Formation

Institut Mauritanien de Recherche et de Formation

Directeur: Youba Ould Cheikhna, précédemment Inspecteur Général au même Ministère

Ministère Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères chargé des Affaires Maghrébines, Africaines et des Mauritaniens de l’Etranger

Cabinet de la Ministre

Chargé de Mission : Mohamed Bamba Sidi Mohamed Bobe, précédemment Conseiller au même Ministère

Conseillère chargée des Mauritaniens de l’Etranger : Toutou Regad, précédemment Directrice du Maghreb Arabe

Administration Centrale

Direction Afrique

Directeur : Mohamed Hanchi Dehah Kettab, précédemment Conseiller à l’Ambassade de Mauritanie à Dakar

Crédit source: cridem.org

IRA-MAURITANIE : COCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dans la nuit du 22 janvier 2018, l’espace Rencontre et Fraternité, chez le président d’IRA – Mauritanie Biram Dah Abeid à Riyadh dans la banlieue Sud de Nouakchott, reçoit deux dirigeants de partis d’opposition mauritaniens, membre du G8. Il s’agit de Ahmed ould Daddah, président du RFD, opposant historique aux dictatures militaires en Mauritanie, redoutable challenger de leurs candidats depuis 1992, membre éminent de l’internationale socialiste. Abdessalam ould Horma, militant de première heure de la tendance nationaliste arabe baathiste de Mauritanie, universitaire et président du parti Sawab. Biram Dah Abeid a accueilli les deux présidents et leurs staffs ainsi que Mohamed Ali Yeslem Ethman, , secrétaire général du mouvement des jeunes: Touche pas à ma Constitution, membre du G8.
Abdessalam ould Horma avait ce soir la tâche délicate de répondre aux questions des blogueurs et blogueuses d’IRA-Mauritanie. Pendant deux heures d’horloge, Ould Horma doit apporter des réponses aux questions allant de l’implication présumée de son mouvement dans la tentative d’épuration ethnique en Mauritanie, l’inertie à propos de l’esclavage et la discrimination contre les hratin, passant par les moyens d’unir les différents compartiments de l’opposition au pouvoir du général Mohamed ould Abdelaziz, hétérogène dans ses valeurs et souvent divisée à l’instar de la société mauritanienne de nos jours, et allant jusqu’à l’alternance, quelle alternance pour la Mauritanie, en 2018-2019.
Ould Horma a réitéré son engagement contre l’esclavage sous toutes ses formes, sa position favorable sur le rétablissement dans leurs droits de toutes les victimes de la tentative d’épuration ethnique, des exécutions et déportations et s’est déclaré à œuvrer à partir de l’alerte que le président d’IRA – Mauritanie à fait parvenir à la société civile et aux partis politiques et qui vise à réunir toutes les oppositions dans un seul front pour une alternance pacifique, démocratique et constitutionnelle.
A la fin des échanges, le président du RFD, dont l’allocution a clôturé le débat, a salué la pertinence de l’initiative du président et des militants d’IRA – Mauritanie, qui a engagé, d’une manière nouvelle, les débats et échanges entre les factions de l’opposition, entre les franges de la société mauritanienne; c’est que les suspicions s’estompent, les méfiances se dissolvent et l’intégration de toutes les causes en une et une seule pour le peuple mauritanien. Le président du RFD a salué les réponses du chef du parti Sawab qui a étayé les manœuvres des différents régimes de dictatures, visant à trouver des boucs émissaires pour leurs propres exactions.
Ahmed ould Daddah a mis l’accent sur la nécessité pour la classe dirigeante mauritanienne, de répondre aux questionnements des jeunes, et de fonder son programme d’action à partir de ces questionnements incontournables.

Nouakchott le 23/01/2017 La commission de communication

Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’ARMEPES-France ET DE LA MOUVANCE GANBANAAXUN FEDDE : HALTE À L’APOLOGIE DU DISCOURS SECTAIRE ET SÉGRÉGATIONNISTE DANS LE GUIDIMAGHA. 

La mouvance pacifique pour l’émergence d’une société soninké dépoussiérée de certaines tares sociétales, sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE* , s’adresse une nouvelle fois aux pouvoirs publics mauritaniens concernant les manœuvres incessantes d’un mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement « démocratia islamique ». En effet cette plateforme regroupant certains réactionnaires et adeptes de l’ancien ordre féodal soninké foncièrement nocif à l’ordre CITOYEN MAURITANIEN, s’active depuis plusieurs mois à travers un langage apologiste et décomplexé de l’esclavagisme statutaire et de discriminations sociales dans la communauté soninké. La dernière sortie en date , est l’œuvre de leur premier responsable du groupe Whatsapp cité. Dans ses audio , ce monsieur autoproclamé comme un virtuel prince féodal, explique que la 10ème région de la Mauritanie, le Guidimagha est une propriété privée des milieux féodaux exclusivement. Selon ses propos ahurissants au ton séparatiste, il estime que l’avenir et la gestion de la région Guidimagha pourtant multi-ethnique, leur reviennent de droit exclusif selon l’ancien ordre féodal et coutumier. Par ailleurs, il s’est emporté dans un sectarisme assumé en demandant l’exclusion systématique de leurs officines, certains éléments statutaires de la société soninkée elle-même notamment les mangou (médiateurs), les marabouts, les anciens esclaves et d’autres composantes. Il s’est également permis une réplique dédaigneuse à l’endroit de la Femme qui est indésirable dans leurs projets antidémocratiques, antirépublicains et antinomiques à la fraternité islamique. Dans un deuxième audio, le gourou féodal s’intéresse à recueillir les audios de sensibilisation d’un membre de notre mouvance abolitionniste, et il apparaît clairement qu’ils gesticulent en coulisses par la délation mensongère en collusion avec leurs complicités du terrain déjà identifiés qui trompent l’administration publique dans la région pour nuire à nos membres.

Ainsi nous rappelons aux autorités publiques en Mauritanie et en France sur le danger représenté par ce groupe d’individus sur les supports virtuels comme dans le cadre faussement associatif.

■ les autorités mauritaniennes doivent sérieusement veiller dans nos localités rurales du Guidimagha où l’ordre féodal sévit contre des paisibles citoyens qui s’organisent pour défendre leur DIGNITÉ longtemps bafouée par les tenants coutumiers de la société soninkée.
■ nous voulons l’application stricte de lois mauritaniennes contre les discours sectaires, extrémistes et ségrégationnistes promus récemment par ce monsieur qui se nomme Moustapha Camara natif de DAFORT.

■ nous dénonçons son discours réactionnaire et discriminatoire qui tente d’exclure d’autres citoyens mauritaniens de la communauté soninkée de tout qui a trait à la gestion publique dans la communauté.

■ nous attirons également l’attention des autorités publiques sur le caractère troublant et provocateur du discours ségrégationniste de ce monsieur dans le corps social multi-ethnique dans notre région. En effet, le Guidimagha n’est pas que soninké, il est Peulh, Maure et Haratine. Ainsi l’ordre républicain par l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ pour tous nos concitoyens doit être défendu et promu contre le communautarisme sectaire de la féodalité soninkée incarnée par ce groupe d’individus sans projet de société digne de ce nom.

■ nous interpellons encore une fois, les consciences progressistes de la communauté soninkée pour s’impliquer afin de vulgariser les dispositions de l’ordre CITOYEN dans la communauté. Également nos soupçons s’affermissent sur certains soutiens féodaux de l’ombre proches du pouvoir, qui seront comptables d’éventuelles conséquences de cette entreprise vouée à l’échec à terme.

■ En fin, nous avertissons les autorités françaises sur l’enfumage qui entoure la création récente d’une association pour couvrir leurs activités féodales et esclavagistes par les mentalités et les discours réactionnaires et provocateurs tenus à ciel ouvert via leur support social Whatsapp « mille gigas » allusion à la triste » radio mille collines ».
Ci-joint le lien YouTube du discours en cause tenu par ce monsieur : https://youtu.be/Y3LBTC5fUeU
*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées

La CECOM ARMEPES-France et partenaires GANBANAAXU.
Paris, 21 janvier 2018

IRA-MAURITANIE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Dans le cadre de recherche continue de consensus face aux défis pendants et prévisibles en Mauritanie, le Président Biram Dah Abeid vient d’entamer, avec ses pairs de l’opposition et de la société civile, une série de concertations. Celles-ci tendent, toutes, à favoriser, avant l’élection du Président de la république en  2019, les bases d’une alternance au sommet de l’Etat, afin de soustraire le pays, de manière structurelle et définitive, à l’hypothèque du gouvernement militaire. 

Ainsi, Biram Dah Abeid a-t-il rencontré :

– le 29 décembre 2017, Messaoud Ould Boulkheir, de l’Alliance Populaire Progressiste (APP). 

– le 30 décembre 2017, Ahmed Ould Daddah, du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD).
– le 2 janvier 2018, Lo Gourmo Abdul et d’autres membres dirigeants de l’Union des Forces du Progrès (UFP).


– le 4 janvier, Hamidou Baba Kane, du Mouvement Pour la Refondation (MPR). 

– le 5 janvier, Mohamed Ould Dahane, de Touche Pas à ma Constitution (Tpmc,).



– le 7 janvier, Samba Thiam Forces Progressistes pour le Changement (FPC) Mr Samba Thiam.



– le 7 janvier, Mohamed Mahmoud Seyidi, du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul).
– le 8 janvier, Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM).



– le 8 janvier, Ibrahima Moctar Sarr, de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD/MR).



– le 9 janvier, Mohamed Ould Maouloud, de l’Union des Forces du Progrès (UFP).



– Le 10 janvier, Samory Beye de Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM).



– Le 11 janvier, Le chef de file de l’opposition démocratique, Mr Hassane Ould Mohamed, le président du Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme Mr Sarr Mamadou, la Coalition Action contre la Discrimination Raciale et l’Exclusion (CADRE), Mr Fara Oumar Ba, le président du parti WIAM, Mr Boidiel Houmeyd.



– Le 12 janvier, le président de SOS esclaves, Mr Boubacar Messaoud



La dynamique se poursuivra en vue de s’élargir à  l’ensemble des acteurs, bien au-delà des clivages et distinctions observés jusqu’ici entre opposition « radicale », « boycottiste », « dialoguiste » et/ou « participative » ; de même dépassera-t-elle la diversité associative, qu’elle soit porteuse d’alternative socio-économique ou dans le domaine des droits humains. 
Est-il besoin de le rappeler,  il ne s’agit, ici, de la requête d’une personne ou d’une entité spécifique mais d’un processus fécond qui doit s’épanouir pour imposer la faculté du changement démocratique, dans la transparence, le respect de la légalité et le primat du suffrage universel direct sur le chantage des armes et l’influence de l’argent.
L’objectif ne consiste à susciter la révolte, la confrontation ni même la compétition de deux camps ; non, la présente démarche vise à créer et asseoir, par la négociation du cadre préalable, les règles d’un jeu pacifié et juste où le dernier mot reviendrait au verdict des urnes. Grâce à un minimum d’entente sur les conditions formelles du pluralisme et la nécessaire impartialité du gouvernement sortant, la Mauritanie s’économiserait bien des épreuves et une dépense inutile d’énergie, sous peine, sinon, d’endurer l’épuisement fatal, au terme d’une décennie de déconfiture. 

Nouakchott, le 18/01/2018      

La Commission de communication
Crédit source: MILIEUX PROCHES IRA. 


Conférence de presse d’IRA-Mauritanie du 16 janvier 2018

La liste des militants d’IRA-Mauritanie, arrêtés suite à  la marche contre l’impunité et les détentions arbitraires le 15 janvier 2018.

1- Samba Sidi

2- Youssouf Mohamed 

3-Sabbar Moussa

4-Mama Ahmed

5-Lalla Kory

6-Aicha Biram

7-Cheikh Samba

8-Sidi Mohamed Salem

9-Mohamed Hamidine

10-Abdallahi Abou Diop

11-Abdallahi Hemmett

12-Abbass Ely

13-Mohamed Lemine Rabi
Communiqué

IRA-Mauritanie, déterminée à jouer pleinement son rôle d’organisation généraliste des droits humains et avant-gardiste, a organisé une marche pacifique de protestation contre l’impunité des crimes de sang et les disparitions forcées  qui continuent de prolonger le deuil de centaines de mauritaniennes et de mauritaniens, veuves, mères ou orphelins; contre  les poursuites judiciaires à caractère politique et la détention arbitraire. A cette occasion et pour ces thèmes, les photos des martyrs d’Inal étaient arborées ainsi que celles des militants d’IRA – Mauritanie  incarcérés à Birmogrein ou du sénateur Mohamed ould Ghadda. Les slogans étaient scandés contre l’impunité, l’arbitraire, le racisme ou l’esclavage, des maux que le régime de Mohamed ould Abdelaziz ne cesse d’aggraver et d’alimenter.

Les bataillons de la police, très nombreux et lourdement armés, avec à leur tête, un inspecteur de police, tortionnaire notoire, du nom de Mohamed Lemine ould Sidi, se lancèrent à l’assaut des manifestants pacifiques utilisant une violence gratuite, disproportionnée et indicible. Et, malgré le nombre élevé de militants arrêtés, et les blessures très graves, notamment celles des militants Abdallahi Abou Diop (section IRA de Riyadh) et Abdallahi Hemmet (section IRA de Arafat); les deux blessés graves, transportés aux urgences de l’hôpital national de Nouakchott, se sont vus refuser la délivrance par la police de la réquisition sanitaire qui leur permet d’être soignés aussitôt et de  s’en prévaloir devant la loi. Cette obstruction à un droit élémentaire, relève de la pratique hors-la-loi des éléments tortionnaires qui gangrènent les différents corps sécuritaires en Mauritanie.

Néanmoins, IRA – Mauritanie se réserve le droit de poursuivre devant les juridictions nationales et internationales toutes les personnes impliquées dans ces crimes et délits.

IRA – Mauritanie  réitère aux tenants du régime, sa ferme détermination à continuer la lutte pour défaire le régime et obliger Mohamed ould Abdelaziz à respecter la loi et céder le pouvoir  à la date constitutionnelle de 2019.

IRA – Mauritanie convie la société civile et politique en Mauritanie, à rompre avec la résignation, la peur et la démission pour inaugurer des actions légales et pacifiques, de militantisme, à l’image de IRA – Mauritanie, car seule cette option pourra redonner l’initiative au peuple face à un pouvoir qui prospère sur le silence, la peur et l’inertie des élites et des populations.

IRA – Mauritanie  interpelle la communauté internationale pour qu’elle observe minutieusement, les comportements, les pratiques et les moyens, illégaux et prohibés, mis en œuvre par le régime de Mohamed ould Abdelaziz pour réduire toutes tentatives d’expression légale et pacifique, par le droit de manifester, de s’associer ou de s’exprimer.

IRA – Mauritanie convie toutes ses militantes et ses militants, à continuer la mobilisation, par l’expression de leur solidarité avec les détenus,  pour démystifier le pouvoir de l’oppression et de la contrefaçon.

Nouakchott le 16 janvier 2018              La commission de communication

Regardez « RENCONTRE AVEC DIALLO DJIBRIL CHEIKH BOUYE » sur YouTube

L’interview de l’auteur du livre « société soninké, hier,aujourd’hui et demain » ,  Dr DIALLO Djibril sur la chaîne Tv Touba animée par Ibrahim DIALLO. 

MAURITANIE : COMMENT TORTURER UN NOIR ET S’EN VANTER 

Note d’alerte 

I. LES FAITS 

1. Le 11 janvier, les réseaux sociaux mauritaniens, notamment les groupes de discussion  WhatshApp et Facebook, diffusaient deux vidéo d’une séance de torture infligée, par des maures, aux voix jeunes, à un  descendant d’esclave, un Hartani, prénommé Ethmane. Les circonstances, la cause, le lieu et la date restaient indéterminés. L’échange verbal, entre les protagonistes, laisse entrevoir la probabilité d’une expédition punitive, suite à une tentative de larcin ; les tortionnaires, qui filment la scène et s’y expriment distinctement, non sans l’agonir la victime d’insultes et exigent l’identité de son complice. Hamza, l’un des assaillants, réclame, en réparation du préjudice allégué, que le présumé voleur lui cède son épouse, pour une nuit. Ethmane, ensanglanté, y compris à l’entrejambe, supplie, demande pardon et sanglote ; des soufflets  pleuvent sur sa tête, bandée au niveau des yeux. Dans le second film, d’à peine quelques secondes, le visage tuméfié témoigne de coups et blessures portés en réunion. Tout le dialogue se déroule en Hassaniya, l’Arabe vernaculaire du Sahara.  
2. La famille de Ethmane Ould Brahim prétend que ses assaillants l’ont interpellé, en soirée du dimanche 7 janvier, à proximité d’un restaurant de la commune de populaire de Dar Naïm, pour lui demander du feu, avant de se mettre à le ruer de coups. Dans l’enregistrement audio que Hamza envoie à son ami, le premier raconte plutôt l’histoire d’une intrusion chez lui, tard dans la nuit, à 3h30 mn. Il aurait alors poursuivi et maîtrisé l’inconnu qui fuyait pour escalader le mur ; après une empoignade entre les deux, le présumé voleur, muni d’une épée, aurait été neutralisé, par un une entaille de tournevis aux côtes. Des proches, appelés en renfort, accourent, grâce à appel téléphonique ; ils décident, ensemble, de le conduire, dans la malle arrière d’un véhicule, à la plage de Nouakchott, située 7 kilomètres plus loin. Là, toujours selon la voix, ils le molestent copieusement à plusieurs et éteignent des mégots de cigarettes dans son anus. Le témoin précise : 

« nous n’avons pas voulu filmer cette scène à cause d’éventuels ennuis ». Sur le ton de la moquerie et l’accent du sarcasme, des mots d’insultes à l’endroit des « nègres esclaves » ponctuent le récit.  
3. L’ouvrage achevé, les exécutants jettent leur proie inanimée dans le Commissariat de police de  Dar Naïm I, au lever du jour. Hamza dit être rentré chez lui pour s’endormir. Ismaël Ould Brahim, le frère de Ethmane, apprend l’évènement dès le 8 janvier mais ne parvient à le rencontrer que le lendemain. Le vendredi 12, il se rend au bureau du Procureur près le tribunal de Nouakchott-nord et lui montre la vidéo de la séance de torture ; ce dernier promet de diligenter une enquête.  Parmi le groupe de tortionnaires, sont formellement reconnus un gendarme dénommé Cheikhna Ould Issaoui, Hamza Youssouf et, ironie du sort, un Saddam ; l’un d’eux exercerait le métier de médecin.  

Le 14 janvier, Ethmane, présenté par une partie de la presse comme un délinquant multirécidiviste, poursuivait sa garde-à-vue ; à la même date, les lyncheurs jouissaient d’une entière liberté.  

1 

 

II. L’ENVIRONNEMENT 

2. Le racisme, en Mauritanie, ne constitue en rien une nouveauté. Il relève d’une banalité sociale dont témoignent des siècles d’esclavage et deux décennies de persécution des ethnies négroafricaines du Sud. L’insolite, ici, réside, dans  l’usage assumé de sévices, relevant de la privatisation de la justice, par des auteurs peu enclins à l’anonymat ; leur volonté de se donner en exemple, au travers de l’image, témoigne d’une certaine sérénité. Pour parvenir à un tel degré d’assurance, il fallait, aux apprentis suprématistes, la certitude de l’impunité.  

3. Certes la Mauritanie dispose de lois exemplaires en matière de promotion de l’égalité et de répression des atteintes à l’intégrité du corps mais elles ne servent, in fine, qu’à occulter la permanence des crimes prétendument combattus. Une juridiction spécialisée dans les pratiques serviles et le trafic de personnes, une loi contre la stigmatisation, un mécanisme de pénalisation des traitements inhumains et dégradants se soldent, jusqu’ici, par l’absence de condamnation. Pourtant, comme l’attestent plusieurs rapports internationaux, le pays s’immerge dans la violation de la dignité des gens ; plus l’arsenal du droit s’enrichit, davantage s’aggravent les situations visées. Les partenaires extérieurs, quelquefois par  naïveté, souvent en vertu du cynisme de la patience, misent sur « les engagements », le « renforcement des capacités », la ratification des conventions et traités et autres diversions à l’épreuve desquels les oligarchies du Tiers-monde excellent.  

4. Déni officiel et complaisance extérieure se conjuguent, alors, au nom de la non-ingérence, pour perpétuer des pouvoirs de prédation et de brutalité. La Mauritanie confirme l’usage ; bien plus qu’ailleurs, l’étranger diplomate risque, assez vite, d’y succomber aux cadeaux et sirènes de l’hospitalité vicieuse ; en contrepartie d’un regard flou sur le présent et les perspectives d’un système de domination voué à se reproduire par la violence à la fois symbolique et physique, il recueillera bien des faveurs. Aujourd’hui, l’hégémonie ethno-tribale bénéficie d’une quasiconnivence dans le reste du monde. Or, évidence du paradoxe, l’essence « racialiste » de l’oppression s’appuie sur un potentiel d’extrémisme religieux en diffusion accélérée dans la sousrégion. La République islamo-arabiste de Mauritanie, projet de Talibanie incrustée entre de l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, n’a pas encore épuisé ses ressources d’inhumanité. Le pire arrive.  

III. QUE FAIRE ? 
5. Il ne s’agit plus de dénoncer, encore moins d’argumenter, tant l’itération de telles bavures jalonne la lutte pour une Mauritanie émancipée des privilèges de naissance, sur le chemin de la rationalité et en adéquation au cours de l’histoire. L’effort de la non-violence, vers la rupture, suivra sa nature conflictuelle parce qu’aucune construction sociale ne consent d’elle-même à renier l’iniquité qui la fonde et en garantit la reproduction. Dans cet espace d’ignominie où torturer un noir, en 2018, tient de la distraction, il n’y a désormais de communauté de destin, non plus d’avenir en commun. L’immunité des uns produit la révolte des autres. Ainsi évolue le genre humain.  

Nouakchott, le 15 janvier 2018 
Conscience et Résistance (Cr, association social-démocrate, écologiste et laïque, non autorisée).  

 

Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (Ira, association anti-esclavagiste, non autorisée).

Urgent: les IRAOUIS violemment réprimés par la police lors d’une manifestation pacifique!


IRA-Mauritanie a prévu de sortir dans une marche pacifique lundi 15 janvier 2018 arborant les photos des victimes d’exécutions à caractère raciste à Inal et ailleurs sur le territoire national, mais aussi les photos des militants d’IRA incarcérés à Birmogrein, ainsi que l’effigie du sénateur Mohamed Ould Ghadda et son codétenu Mohamed ould Mohamd Mabareck, et les deux photos du poète Abdallahi ould Bouna et de l’homme d’affaires Moussa ould Mkhaitrat. Cette marche vise à attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, qu’en Mauritanie, les victimes des crimes d’État ne sont pas oubliés et que l’exigence de la libération immédiate et sans conditionvers détenus d’opinion, est une priorité et préoccupation nationale.

Très tôt le matin, les unités des corps sécuritaires ont quadrillé les rues de Nouakchott, la capitale mauritanienne et procédé à plusieurs arrestations dans les rangs des activistes du mouvement Abolitionniste. Mais cette mesure n’a pas empêché les militants iraouis de décembre avec force au carrefour de la Polyclinique pour marcher vers le siège des Nations-Unies à BMD. 

La police, armée de matraques, de gourdins,  a utilisé la violence indicible contre les manifestants pacifiques; des arrestations en nombre indéterminé ont été orchestrées, des militantes et des militants, gravement blessés ont été admis aux urgences de l’hôpital de Nouakchott.

Crédit source: milieux proches du mouvement IRA-MAURITANIE à Nouakchott.