17-11-2016 05:39 – Procès abolitionnistes : la torture monopolise les débats


Le Calame
– L’émotion était perceptible dans la salle d’audience au deuxième jour du procès en appel des cadres et militants abolitionnistes qui fût celle du procès de la torture.

Certains, particulièrement les proches des détenus, n’ont pu retenir leurs larmes face au récit des événements notamment lors de la période de détention. « Nous avons subi les pires sévices et les plus cruelles tortures physiques et psychologiques avec privation de nourriture et d’accès aux sanitaires », ont clamé les détenus.

« De ma cellule, je pouvais entendre les cris de certains de mes collègues qui subissaient des séances de tortures atroces (….) Ce que Moussa Biram, ceinture noire de karaté 4 dan et Abdallahi Matalla Saleck, budoka ont pu supporter, je ne pouvais le supporter. J’étais terrorisé et menotté de partout(…) Après des journées entières de jeûne, j’ai eu droit à de la bouillie et un peu d’eau.

Mon ami Diop me disait que j’étais chanceux », raconte Balla qui ne put lui aussi, à l’image de Abdallahi Abou Diop, retenir ses larmes. S’adressant au président de la Cour : «Je suis un planificateur du développement et non un planificateur de la destruction.

Je ne détruis pas, je bâtis, je ne détruis pas.Nous avons toujours réitéré le caractère pacifique de notre lutte. Plusieurs distinctions nous ont été attribuées pour couronner la lutte non violente », déclare Touré. Poursuivant: Ce que nous avons subi dépasse l’entendement alors que nous n’avons commis aucun acte illicite.

La police n’a rien pu prouver matériellement à notre encontre. Nous avons aussi été condamnés, privés de l’affection de nos familles. Je n’ai jamais été séparé de ma petite fille de six ans durant 45 jours. Je lui avais dis que j’allais rentrer après demain. Ça s’est prolongé et je ne peux plus l’appeler », avoue Balla Touré.

« Lors de nos interrogatoires, on ne nous jamais posé des questions à propos des échauffourées de la gazra Bouamatou qui ont tourné par contre autour du fonctionnement de IRA, des échanges avec le transfuge du mouvement Said Ould Louleid , des contacts avec les différentes chancelleries, des organisations juives, des réunions clandestines et communiqués », ont révélé les détenus.

Certains proches de l’ancien porte-parole de IRA avaient été interpellés par la police et relâchés, ont indiqué les détenus. D’autres, comme Hamza Ould Jaafar, Hassen Ould Mahmoudi étaient sur les lieux des affrontements, à les en croire.

Le secrétaire aux relations extérieures de IRA et Abdallahi Aboud Diop ont formulé des plaintes à l’endroit de Lemrabott Ould Mohamed Lemine, Hassen Ould Samba , ElHadi, Ould Amar et Didi pour actes de torture.

Hamady Ould Lehbouss, Ousmane Lo, Ahmed Amar Vall, Lo Ousmane, Anne Ousmane, Mohamed Dati, Jamal et Mohamed Jarroulah ont nié toute participation aux échauffourées du 29 juin et plaidé non coupables à l’image des premiers auditionnés.

En dépit de l’opposition du procureur, la cour a enregistré ces différentes plaintes. Balla Touré a aussi réclamé la restitution de ses ordinateurs, du mobilier de son bureau et de ses téléphones toujours aux mains de la police.

Le secrétaire aux relations extérieures a révélé à la cour les propositions alléchantes qui lui auraient été faites par l’officier Lemrabott de rencontrer le directeur général de la sûreté nationale et de tourner la page de IRA. Offre qu’il a fermement déclinée.

Les militants et cadres de IRA ont réfuté les insinuations portées à leur encontre de faire de l’esclavage un fonds de commerce Un des sept habitants de la gazra a été pris de malaise lors de l’audience. Il sera évacué à l’hôpital de Zouérate où il bénéficiera de soins. Cet vieil homme sera le dernier des condamnés à être auditionné ce mercredi avant le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des conseils.

Crédit source : http://www.cridem.org 

Regardez « Conférence de presse : le président Biram et ses avocats » sur YouTube

Une partie de la conférence de presse dans les locaux du cabinet Bourdon et Forestier à Paris, le 14 Novembre 2016.

Les actes de torture en Mauritanie : le président de IRA-MAURITANIE change de braquet .

Ce lundi 14 novembre 2016 peut être une date historique d’une phase importante qui s’ouvre pour l’éradication de l’impunité  en Mauritanie . En effet , en tournée européenne  depuis plus d’un  mois, le président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE , Biram Dah Abeid a tenu aujourd’hui  une conférence de presse entouré d’un trio d’avocats au sein du cabinet Bourdon et Forestier au centre de Paris. Au cours de ce point de presse auquel certains journalistes de presse française ont été invités , le leader abolitionniste a expliqué son initiative qui revêt une importance particulière pour la suite de son engagement contre le système étatique injuste qui sévit en Mauritanie depuis plusieurs décennies . Ainsi une plainte contre certains responsables mauritaniens soupçonnés d’être les têtes pensantes des pratiques des tortures et d’autres traitements inhumains sur les militants abolitionnistes emprisonnés depuis plus de 4 mois, a été constituée. Les circonstances ubuesques des arrestations ont été rappelées , et elles seraient une tentative manipulatrice pour décapiter le mouvement IRA-MAURITANIE jamais reconnue par les autorités mauritaniennes. Ainsi le président Biram a pointé un règlement de comptes pur et simple et une orchestration malsaine pour écraser l’élan populaire constaté le jour de leur sortie de prison,  son vice-président  et lui il y a 6 mois seulement.  

 Le président Biram Dah Abeid a par ailleurs exposé par un bref historique , la culture violente (1987-1992) d’un régime militaire à dominance arabo-berbère qui règne par un apartheid qui ne dit pas son nom . Se servant d’une disposition juridique à compétence transnationale , le trio d’avocats composé de Maître William Bourdon , de Maître Georges Henry Beauthier et de Maître Émilie Lefevebre , va enclencher un dossier judiciaire en canon menant à une prochaine ouverture  d’enquête. La conférence de presse s’est tenue en présence quelques militants d’IRA-France, d’autres sympathisants de la cause abolitionniste et certains militants de longue date contre l’impunité en Mauritanie. Parmi ces derniers, une veuve dont le mari avait été l’une d’innombrables victimes extrajudiciaires du régime sanguinaire de Ould Taya. Ce colonel qui vit un exil doré au Qatar depuis août 2005, est le seul responsable parmi les poids lourds suspectés d’avoir commis d’actes criminels contre leurs concitoyens noirs , à vivre à l’extérieur du pays. Alors que tous les autres vivent tranquillement soit leurs retraites ou tiennent encore certains piliers de l’arsenal politico-militaire du pays . Certainement la plainte introduite à Paris par le leader abolitionniste , fera quelques secousses préliminaires au sein de cet îlot d’impunité historique . Pour rappel ce 14 Novembre 2016 coïncide avec le procès en appel à Zoueratt de 13 cadres importants du mouvement IRA-MAURITANIE . 

Notre blog reviendra prochainement sur la suite de la couverture VIDÉO de la conférence du président Biram Dah Abeid. Il est à noter que plusieurs médias en ligne en France, ont repris cette information majeure qui est l’introduction de cette plainte . 

Reportage assuré par  K.S pour  SoninkIdees-Jose

Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles : Déclaration


Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles : Déclaration

AMEES – Depuis quelques semaines à la suite de la publication d’une déclaration de Monsieur Diokhoba Coulibaly émigré en Angola se présentant comme esclave de naissance, une vive polémique s’est instaurée au sein de la diaspora soninké notamment sur les antennes de Radio Diaguily Internationale et sur groupe whats app Ganbanaxu fede et d’autres sites à propos de l’esclavage et ses séquelles au sein de la société soninké.
Cette vive polémique nous offre l’opportunité d’apporter notre contribution au débat sur la problématique de l’esclavage au sein de la société soninké en Mauritanie.
Ce débat historique, très sensible au sein de l’ensemble des communautés nationales, qui partagent toutes une histoire commune, la même religion et les mêmes structures sociales caractérisées par la présence de l’esclavage et ses séquelles mais à des degrés divers et sous des formes différentes, de même que d’autres formes de ségrégations basées sur les castes.
Au sein de la société soninké, les esclaves et anciens esclaves vivent encore des discriminations et une forte exclusion dans les domaines tant économique, social, religieux que culturel.
En effet, les régimes politiques successifs : colonial, néo-colonial et militaire n’y ont rien changé fondamentalement.
-Sur le plan foncier, les populations victimes de l’esclavage et les anciens esclaves demeurent totalement privées de propriétés terrienne agricole, domestique et demeurent soumis à des travaux agricoles et domestiques au profit de leurs maitres et anciens maitres et dans le meilleurs des cas, ils sont contraints de payer une dime sous diverses formes.
-Sur le plan social, elles sont exclues de l’héritage et discriminées dans le domaine du mariage, ils ne sont pas toujours enterrés dans les mêmes cimetières que les maîtres, ou sont relégués dans des espaces particuliers.
-Sur le plan religieux, quel que soit leur niveau de connaissance, ils ne sont pas admis comme imams pour diriger les prières de groupe.
-Sur le plan artistique, les danses et chants sont totalement différents et connotés de ségrégation.
-Dans les villages, ils occupent des espaces différenciés, les centres des localités sont destines aux familles nobles, les autres occupent les périphériques. Ils ne sauraient prétendre quel que soit leur âge à la chefferie des villages dont ils constituent pourtant la majorité de la population.
-Depuis l’accession de la Mauritanie à l’indépendance nationale, les cadres issus de ces couches, à quelques exceptions près, ne sont ni élus à l’échelon communal ou national, ni promus à des postes ministériels ou diplomatiques élevés.
Cette situation qui fait fi des compétences, de l’expérience et de l’intégrité morale, n’est peut être pas spécifique au milieu soninké sous les différents régimes successifs.
Cette injustice devenue intolérable est fortement dénoncée aujourd’hui par les victimes, tous les vrais démocrates ; les citoyens de la diaspora dans leur écrasante majorité se lèvent contre cette situation pour la première fois et exigent son changement total et radical, devenu à leurs yeux une honte pour toute la nation.
Nouakchott, le vendredi 11 Novembre 2016

Réunion des cadres

​ESCLAVE PAR L’IGNORANCE VERSUS ESCLAVAGE PAR PROCURATION par Cissé DIALLO. 


 

Il n’est pas rare d’entendre chez les Soninko cette expression: « Laissez-nous dans l’état où nous sommes et où nous étions et que chacun reste ou garde sa place » une manière de dire tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous sommes satisfaits de notre situation, car nous avons hérité de nos ancêtres un système d’organisation qui tend à la perfection. Nous avons pour seule responsabilité de le garder en l’état et de le perpétuer à travers les âges et les générations. Il s’agit là de manière assez condensée, le type de discours que tiennent malheureusement encore de nos jours et au 21ème siècle certains de nos frères qui s’attribuent le titre « de noble », nostalgiques d’un passé peu glorieux où la ségrégation dans la stratification prévalait et où certains étaient considérés comme meilleurs et supérieurs aux autres de par la naissance.

 

Et pourtant avec un peu de recul, il nous paraît évident que les membres ou une partie des membres de cette classe présumée noble souffre en réalité d’une pathologie rare qui influe sur leur psyché et devient par la même victime de sa propre ignorance. Une faiblesse d’esprit et une profonde ignorance qui les soumet et au demeurant, les rend selon moi, « Esclaves de cette ignorance ». Par conséquent, nous ne pouvons ne pas remarquer la similitude de cet état d’esprit, à travers la stratification horizontale des couches sociales depuis l’ère de la mission prophétique à nos jours. En effet le prophète était envoyé pour entre autres buts, changer les mentalités en débarrassant la société jahilienne d’antan de la faiblesse d’esprit qui la caractérisait et la rendait toujours selon moi, « Esclaves de son ignorance », bien entendu pour ceux qui n’ont voulu accepter sa noble mission quand bien même la vérité leur fut apparue! Curieusement, l’histoire  ne fait que se répéter quand on entend le même discours chez nos frères encore aujourd’hui, à savoir:

« Laissez-nous dans l’état auquel nous sommes, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! »

 

 

Être musulman se résumerait-il à vêtir le manteau du croyant quand on ne peut déjà s’admettre le partage d’un bien collectif? Qu’en serait-il alors, lorsqu’il devrait être question de partager le bien privé ?! Or, il nous est bien stipulé à travers les règles de nos convictions religieuses que, l’on ne peut être croyant que lorsque l’on aime pour son frère ce que l’on aime pour soi-même, et, que l’on ne pourra accéder au paradis que lorsqu’on est croyant…Si l’esprit de cette succession de conditions sans la grâce de Dieu est strictement appliqué, que serait le lieu de séjour de ceux qui, délibérément font le triste choix de demeurer esclave de l’ignorance et d’orgueil en rabaissant leur frère quotidiennement sous prétexte du faux statut d’êtres inférieurs ?

Il devient évident que lorsque cette couche sociale se sera débarrassée de cette idéologie basée sur la catégorisation infondée des composantes de la société en castes inégales par l’ignorance, un grand pas aura été franchi vers l’acceptation de l’égalité impliquant la réhabilitation automatique de son frère longtemps rabaissé.

 

Cette réhabilitation automatique du frère révèlerait que finalement notre « orgueilleux frère » n’était hier qu’un esclave de par son ignorance et son intransigeance à demeurer l’élu! Que la libération de son état d’esprit a permis, par voie de conséquence la réhabilitation de son frère qui, lui, n’était finalement esclave que par procuration car, la libération du premier a entraîné automatiquement celle du second, c’est-à-dire le frère rabaissé. C’est pourquoi il conviendrait selon moi, d’appeler:  » Esclave par procuration » celui qu’on a soumis contre sa volonté, car le véritable esclave étant bien sûr celui qui de par son ignorance et de sa prétendue supériorité opprimait son frère par cupidité en le privant de ses droits fondamentaux et élémentaires. De ce fait la libération du véritable esclave, autrement dit celui qui est victime de son ignorance et de son orgueil aura pour conséquence de permettre à l’esclave par procuration de recouvrer directement et automatiquement sa dignité spoliée. Il faut donc inverser l’ordre des choses ou rétablir les choses dans leur ordre normal. Telle est notre responsabilité.

 

Que faire alors pour mettre en œuvre ce raisonnement salvateur et libérateur de tous et de chacun ? Pour y parvenir, il faudrait arriver à convaincre nos intellectuels rétifs en la matière à prendre conscience de l’erreur qui prévaut jusqu’ici, et de s’engager courageusement pour défendre les vraies valeurs, car contraires à celles qui oppriment et spolient, les valeurs universelles qui rétablissent chacun dans ses droits élémentaires et fondamentaux que sont la citoyenneté égalitaire, la liberté et la justice pour tous etc. Ils doivent nourrir constamment le souci et la volonté de doter la communauté de l’accès aux biens collectifs en privilégiant l’intérêt général par la restauration des droits et devoirs individuels ; les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune et la compétence.

 

 

S’agissant toujours de ce système de dominants et de dominés qui prévaut dans notre communauté, et se référant à nos convictions religieuses, l’on pourrait dire qu’à l’instar du Prophète qui a changé les mentalités des gens de la jahiliya grâce à Dieu l’ayant chargé de cette mission honorable, et par voie de conséquence l’ayant doté de toutes les qualités au-delà de celles du commun des mortels, nous ne demanderons jamais à nos intellectuels, de prétendre à égaler ce Messager de Dieu mais les interpeler en leur âme et conscience à veiller au respect de ses enseignements en les appliquant d’abord à eux-mêmes, puis aux autres, pour la mise en place d’une société juste et viable, dénuée de toute corruption, la corruption des idées et des cœurs qui, malheureusement  gangrène notre modèle d’organisation .

 

Pour éradiquer cette société basée sur le système de castes ancestrales, il devient prioritaire de  conscientiser et de libérer ses éléments phares des jougs occultes de son idéologie « esclavagiste par l’ignorance »; en effet, quand la maladie est diagnostiquée, le médicament en devient aisément prescriptible pour éradiquer la pathologie. 

En d’autres termes, comme il nous est devenu désormais évident que la pérennité du système ancestral d’organisation prenait ses racines dans une sorte d’ignorance et d’orgueil qui rendait les tenants du système lui-même victimes, il serait donc évident que la classe éternellement taxée de caste inférieure ne puisse être autrement que  la victime de cette malheureuse idéologie séculaire. C’est dire par ailleurs, qu’il reste toujours un devoir de continuer à interpeler avec insistance nos intellectuels, et  détenteurs des rênes du pouvoir, à unir les forces qui sont les leurs à travers des peuples et des communautés dont ils sont redevables afin de restaurer la dignité de l’homme pour lequel Dieu a ordonné aux anges de se prosterner. 

Et, c’est bien cet homme-là qui est réduit à l’esclavage par son frère!!!…Doit-on conclure que Dieu à créé deux fils d’Adam dont l’un a mérité les hommages des anges, et l’autre voué d’entrée à la servitude? Ou c’est plutôt l’homme-réfractaire et dominateur de son frère qui est ramené au niveau le plus bas à près avoir été créé dans la forme la plus parfaite par Dieu ?! Nous considérons cet homme-là, être le seul responsable de sa propre perte en se laissant guider par sa cupidité et sa passion « esclave de son ignorance » et soumettant son frère?!!!

 

Non, nous croyons que l’homme, particulièrement intellectuel doit être d’abord fidèle aux valeurs et principes universels, ensuite il doit incarner  consciencieusement et avec dignité un engagement pour la justice, la liberté et l’égalité de tous. Il doit avoir vis-à-vis de sa communauté une attitude critique à même de pouvoir préserver ses véritables intérêts et non des intérêts superficiels et farfelus. C’est de cette manière qu’il va utile à sa communauté dont il doit le guide ; il ne doit pas la laisser sombrer délibérément dans l’ignorance aveuglante sous prétexte qu’il ne peut se la mettre à dos. Une telle  attitude n’est pas digne d’un intellectuel, lui qui doit être aux avant-gardes pour promouvoir le développement de la société en faisant évoluer les mentalités et en luttant contre toutes les ignorances.

 

Voilà notre analyse de la mentalité des nostalgiques aliénés, assoiffés de pouvoir et de domination qui continuent à proférer et à faire la promotion encore au 21ème siècle, des expressions du genre 

« Laissez-nous dans notre état actuel, c’est un legs de nos ancêtres, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! ». 

Et c’est  bien dommage…!!!!



Par Cissé DIALLO
 

Depuis la prison de Zouerate, les détenus d’IRA s’adressent à l’opinion nationale et internationale


​Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie)
Encore une fois et au moment où les Mauritaniens de façon générale et plus particulièrement les H’ratin, les Pulaar, les Wolof et les Soninké vivent une situation d’une rare complexité tant au niveau des droits de l’ homme qu’aux niveaux politique, social et économique, le régime raciste et esclavagiste du dictateur Ould Abdel Aziz s’évertue à afficher son mépris pour les défenseurs de droits humains en général et des abolitionnistes en particulier. Ce mépris ostentatoire se traduit par l’instrumentali

sation méthodique et assumée de la part de ce régime de ce qui reste des autorités judiciaires du pays. La preuve de cette instrumentation, si besoin en était, est notre présence injustifiée et absurde derrière les barreaux des geôles des esclavagistes sans raisons autres que nos idées, nos principes et la ferme intention des les défendre et de les exprimer.

Parce que nous avons défendu nos principes, nous avons été torturés, inhumainement traités et jetés dans les cachots des commissariats de police. Ces tortures et traitements dégradants furent exécutés sous la houlette du Directeur de la sûreté en personne, Mohamed Ould Meguete, triste sir aux mains encore rouges du sang des Noirs répandu lors des années de braises, 89-91.

Parce que nous avons exprimé nos opinions, nous avons été humiliés, réprimés puis condamnés, par un cour à la solde de l’Exécutif, à des peines fantaisistes et qu’aucun magistrat ayant la moindre once de conscience professionnelle n’aurait accepté d’entériner. Ces verdicts de la honte furent téléguidés par le ministre de la justice en personne, Brahim Ould Daddah.

Quant à la mise au pas de la Justice par le tigre en papier qu’est Ould Abdel Aziz, elle s’est manifestée à maintes reprises dont la plus flagrante est l’ordre intimé à la Haute Cour de Justice de dessaisir la Cour d’Appel de Nouakchott, qui est notre juridiction naturelle et territorialement compétente dans notre cas, de notre dossier pour le confier à celle de Nouadhibou, située à 400 kilomètres du lieu des faits qui nous sont reprochés. Une telle décision prouve l’absence de toute indépendance de la Justice dans notre pays.

Nous avons été transférés de la tristement célèbre prison de Dar Ennaiim vers la pas moins sinistre maison d’arrêt de Zouerate dans des conditions d’une rare cruauté. Entravés par de lourdes chaînes de fer, le transfèrement vers Zouerate, située à 700 Km au nord de Nouakchott, dura plus de vingt heures d’horloge entrecoupées de séances de torture, d’humiliation et de mauvais traitements de la part de nos convoyeurs aux ordres de leurs supérieurs. Nous fûmes transportés tels du bétail ou des bandits de grands chemins ou des terroristes aux moments où notre combat, celui de notre organisation et de nos militants était célébrés du haut des plus prestigieuses tribunes tant au niveau national qu’international. Mais telle est et demeurera notre volonté, celle de continuer et d’amplifier le combat de notre glorieuse organisation en dépit des multiples pressions morales et physiques et malgré les tentatives répétées de corruption.

Nous, prisonniers de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), tenons à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale notre position par rapport au prochain jugement que s’apprêtent à organiser nos geôliers, position qui se résume comme suit:
1- en direction du régime raciste et esclavagiste, nous affirmons, du fin fond des lugubres cellules d’isolement de la prison de Zouerate, que notre moral n’a fait que se raffermir et notre volonté que grandir de continuer notre combat aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons;
2- informons les porteurs de képis et de rangers et plus particulièrement leur général en chef, que nous n’avons aucune confiance en leur justice et n’en attendons rien de bon vu comment nous fûmes empêchés de nous défendre en première instance. Cependant nous exploiterons la tribune que nous offrirait le jugement en appel pour dénoncer les accusations mensongères portés contre nous et pour crier notre innocence en direction de l’opinion nationale et internationale;
3- En direction du Dictateur en chef qui, paraît-il, se demandait « qui sont les H’ratin? », nous disons que nous sommes les descendants de H’ratin et que ses verdicts ne nous font nullement peur et ne nous détourneront jamais de nos nobles objectifs. Alors à vous de choisir… vingt, vingt-et-cinq ans ou même la perpétuité ou encore la peine capitale.
4- A l’ensemble des Iraouis, militants et dirigeants, nous disons « merci ». Merci pour les combats menés, les actions ciblées. A tous nous renouvelons notre serments de poursuivre la lutte quel qu’en soit le prix et quels qu’en seront les sacrifices. Aux organisations de la société civiles et partis politiques qui nous soutiennent nous disons « merci » et « continuons ensemble la lutte pour hâter l’avènement de l’aube de cette longue nuit peuplée de ténèbres et de dangers ». La victoire ou le sacrifice, telle est notre décision et Allah disposera.

Les prisonniers d’IRA signataires:

– Amadou Tidjani DIOP

– Hamady LEHBOUSS

– Balla TOURÉ

– Ahmed Hamer FALL

– Ousman LO

– Mohamed JAR ALLAH

– Mohamed DATI

– Khatry ERRAHEL

– Ousman ANNE

– Moussa BIRAM

– Abdallahi Salek MATALA

– Abdellahi Abou DIOP

– Jemal Samba B’LEIL

​Le silence ou l’indifférence est un autre activisme politicien et complice bien connu du « mauritanien »..!!

Je me rappelle et d’autres aussi certainement, on entendait dans notre guidimigha profond que des éléments militaires (qui seraient tous peuls) arrêtés et exécutés pour complot de coup d’état, voulaient ériger un « état peul » avec Kaedi comme capitale et « mboud » comme nom de monnaie. C’est ainsi sensiblement l’ambiance diffuse dans laquelle j’ai eu un écho indifférent de ce qui se faisait comme entreprise sanguinaire sous la direction du colonel Ould Taya. À peu près à la même période, nous étions parmi les écoliers innocents qui acclamaient ce colonel au boubou blanc immaculé entouré d’une forte délégation qui visitait nos terroirs. À l’époque quand ce régime militaire emprisonnait et tuait certains de nos semblables, d’autres politisés issus de nous  distillaient les ragots accusateurs et complices qui ont dû façonner et orienter notre lecture novice et simpliste de ces temps troublés de notre histoire.

Probablement, ceux parmi nous qui accueillaient et accompagnaient Taya et sa suite pompeusement dans nos terroirs, avaient opté pour l’indifférence comme ceux d’aujourd’hui qui font semblant d’ignorer que 13 hommes pacifistes sont  injustement arrêtés et arbitrairement emprisonnés depuis plus de 4 mois. Hier on applaudisait le colonel qui tuait en salissant au passage toute une composante sociale, et aujourd’hui on divertit à la gloire du général pour se faire accepter. Et pour se faire on trouvera également un discours balisé pour faire paraître certains de nôtres comme des extrémistes ennemis de la nation ou de la très fameuse Unité Très Nationale. 

Quand on vous domine outrageusement (Droits d’être et d’avoir) comme c’est le cas chez nous, il faut admettre que la moitié du boulot du dominant est allègrement assurée par une partie de vous mêmes. Un peuple qui est arqué sur l’immédiateté et les appâts particularistes dans le monde politique, est condamné à une perpétuelle soumission avec les pourboires ponctuels sous les projecteurs éphémères à côté du sultan en poste. 

Heureusement, le temps est là pour être le Témoin immanquable. En attendant je témoigne que les prisonniers d’opinion en Mauritanie aujourd’hui, ne sont pas des ennemis de la nation et ni de l’unité nationale, donc ils ne doivent pas être ignorés et oubliés pour le politiquement admis au profit d’intérêts partisans dans nos sables mouvants.

K.S

​WhatsApp et consorts, ces supports qui nous révèlent TOUS.

La calomnie, comme marqueur par évidence d’un ordre sociétal faux , sournois et des non-dits.




Notre monde 2.0 accessible au grand public, est un outil craint et honni par les tenants faussement effacés de tous les ordres coutumiers, traditionnels et modernes qui se soutiennent par les manipulations multidimensionnelles pour dominer et soumettre. Ce ne sont pas les nouveaux supports qui créent les calomniateurs ou les colporteurs , mais ce sont ces derniers qui ont changé de places. Jadis c’était sous l’arbre à palabres ou les grandes places villageoises, où la parole de l’ordre dominant était unique et exclusive. Tout individu qui osait s’écarter du chemin vénéré de l’ordre établi concocté par les gens aux intérêts convergents et interconnectés, était frappé d’anathème par UN DISCOURS CALOMNIEUX ET HAINEUX avant un bannissement purement SOCIAL. 

De ce fait hier sous un arbre à l’air frais sahélien comme aujourd’hui sur l’intrusif Whatsapien ou Viberien, la même trame discursive se perpétue allègrement, sauf que notre e-monde nous réserve en bonus le POSSIBLE DÉVOILEMENT de notre mauvaise foi , de nos hypocrisie et nos tromperies sournoises d’un sujet à un autre et d’une échelle à une autre. Limite on dirait des infimes préliminaires du Jour des COMPTES . 

Par ailleurs, aujourd’hui nous semblons étrangement s’étonner et s’inquiéter de la large numérisation COM et ses effets, alors que sur les ondes radiophoniques traditionnelles ou numériques, la parole a été toujours contrôlée et orientée selon les caprices d’un ORDRE BIEN DÉFINI. Le discours diffusé y est pour soutenir les UNS en faisant une apologie subtile et salir les AUTRES qui seraient contre-convenants. Je pense que l’humilité nous recommande d’éviter les envolés réthoriques pour l’exposition d’une  supposée pureté morale qui nous DÉVOILE plus qu’autre chose. Un monde à TABOUS est un monde FAUX et CALOMNIEUX , et ça se SAIT au moins.

Dans nos sociétés , il est de coutume d’entretenir le culte du secret sur TOUT et EN TOUT. Ainsi tout un champ nébuleux très large se perpétue par des imaginaires farfelus.Très souvent ce qui est soigneusement tu, a des conséquences vivaces dans notre RÉEL . Ces conséquences impactent et façonnent diversement les réalités sociales des uns et des autres . De cette approche differentialiste innée, naissent les amitiés superficielles , les rencontres suspicieuses et aussi rapports conflictuels à terme . Nous portons en Nous les prédispositions qui conduisent au silence TROP parlant et aux suspicions sombres pouvant mener aux accusations fondées ou gratuites aussi. La logigue de « ceux qui se ressemblent s’assemblent » qui a prévalu avec méthode dans nos terroirs, s’est transposée inévitablement dans toutes nos initiatives à vocation collective . Ainsi On se parle et s’entend TOUS mais On se comprend sur peu des choses . Espérons qu’on apprendra à se comprendre un Jour , ce qui passe NÉCESSAIREMENT par  se TENIR UN LANGAGE DE VÉRITÉ Face à Face quel que soit le canal utilisé.

K.S

04-11-2016 15:10 – Les 13 détenus d’IRA Mauritanie : Ousmane Amadou Anne, piégé pour son amour pour une Mauritanie juste et égalitaire


La Nouvelle Expression – Ousmane Amadou Anne, à l’état civil et « ZO » pour les intimes, est un enfant de Nouakchott. Ce jeune Mauritanien est né le 06 août 1980. Fils du colonel Anne Amadou Babaly, une mémoire emblématique de la marche de la Mauritanie. 

Le colonel a marqué d’une encre indélébile plusieurs évènements importants du pays. La mère d’Ousmane est Dia Fatimata, assistante sociale et ancienne cadre à la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), « la maman de tout le monde ».

Ce jeune des grandes ambitions et qui a une pensée pour le bien être de tout le monde, comme on aime le qualifier, est marié à Mme Raki Barro. Il est père d’un garçon de 2 ans. Très tôt, il rejoint l’Agence française de tourisme Allibert pour un poste de responsable administratif à Atar au nord de la Mauritanie. Il y passera 4 ans et demi entre 2002 et 2006 avant de regagner Nouakchott pour rejoindre, en septembre 2006, la société Mauritano-espagnole Grupo Barber & Cie en qualité de responsable commercial jusqu’en Mai 2011. 

Ousmane travaillera par la suite à la SOGECO en tant qu’assistant projets. Poste qu’il occupera jusqu’en novembre 2013 où il est promu Client Opérations Manager Airfreight (COM). Il s’envole pour Dakar pour une formation en management des métiers transit chez Bolloré avant de prendre sa nouvelle fonction. Il sera envoyé à Abidjan en juin 2014 d’où il reviendra certifié IATA pour le transport des matières dangereuses de l’académie « Sayna Consulting ». 

En août de la même année, il sera certifié AIEA à Nouakchott par l’ARSN (Autorité de régulation de sûreté et de sécurité nucléaire) pour le transport et la manipulation des matières radioactives. Ousmane fut très tôt animé par un amour de sa nation. Et pour cela il est en prison aujourd’hui.

En 2007, il se trace une voie dans les mouvements politiques, son entrée au parti AJD/ MR marque ses premiers pas dans un tourbillon d’opposants et de résistants.

Mais le chemin ne sera pas long : Ousmane, frappé par certaines injustices liées aux politiques à l’époque, décide d’écrire « Sauver la Mauritanie ». Dans cet article, le jeune homme fait part de ses inquiétudes et dénonce la politique qu’il juge « fantôme » à l’époque. « Les militaires dans les casernes », c’est la vision du jeune halpuular qui maîtrise bien la langue de Molière.

Ousmane est militant des premières heures de « Touche pas à ma nationalité » qui dénonce l’enrôlement biométrique qu’il continue d’appeler « le génocide biométrique ». En 2012, il rejoint l’Initiative de la Résurgence Abolitionniste (IRA) et accompagneBiram Dah Ould Abeid dans sa course à la Présidence. Il occupera le poste de président de la Section de Tevragh-Zeina et Directeur de campagne adjoint à Nouakchott lors des présidentielles de juin 2014. Ousmane reste ferme dans sa position de militant des droits humains. 

De l’esclavage à la discrimination des noirs en Mauritanie en passant par le racisme, Ousmane dit NON ! Le jeune nouakchottois aspire à une véritable unité nationale où les droits de tous sont consacrés et non cette unité de façade qu’on sert au peuple mauritanien. Pour Ousmane, donner un sens à la vie en tant que jeune noir mauritanien, c’est promouvoir les droits des Noirs, des Harratines et l’égalité de tous les fils de la Mauritanie. C’est soucieux de cela que « ZO » s’est armé de mots et de plaidoiries pour éveiller l’opinion internationale sur les questions de différences et d’identités en Mauritanie.

Il devient ainsi le porte-parole de Biram, le 29 janvier 2014, auprès des médias nationaux pour parler de la candidature de Biram Dah Abeid pour les présidentielles. Au côté d’IRA, il soutient la marche du Manifeste pour les droits politiques, socioéconomiques et culturels des Harratines. Le 8 mai 2015, il est l’invité de la plus grande émission géopolitique d’Afrique « Le Grand rendez-vous »de la chaîne sénégalaise 2STV pour parler de l’esclavage en Mauritanie et des actions d’IRA. 

Il voyage à travers la Mauritanie et le Sénégal, lance les actions d’IRA à travers des médias nationaux et internationaux. En septembre 2015, il décide de créer avec des amis de très longue date ce qu’ils ont appelé « Groupe de réflexion et d’action » où il sera désigné Coordinateur pour approcher les leaders politiques afin d’attirer l’attention sur les dangers qui guettent la cohésion nationale. Ce groupe reçoit la majorité des leaders politiques et met en marche un plan d’action qu’il compte porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale dans les prochains jours ou semaines…

Suite aux émeutes qui ont opposé les habitants d’un squat (Gazra Bouamatou) et avec les arrestations de ses camarades de lutte (militants d’IRA), Ousmane élabore un plan et passe des jours et des nuits à la recherche de la vérité auprès des politiciens de renom de ce pays afin de réfléchir à la situation de ses compagnons de lutte. Un combat « pacifique et patriotique », dira Ousmane lors de la conférence de presse qu’il a animée pour dénoncer les arrestations injustifiées des membres de l’IRA le 3 juillet 2016. 

Dans son élan de recherche de la vérité, Ousmane se verra priver de la liberté le 8 juillet 2016, une liberté de parler, celle de plaider, de militer, et surtout une liberté de vivre auprès des siens. Il sera enfermé entre le commissariat du CSPJ et le commissariat Tevragh-Zeina 3, où il passera des jours dans des conditions de détention inhumaines, privé de la visite de sa famille, de ses avocats et des ONG des droits de l’homme, avant d’être présenté au Procureur en compagnie de ses camarades de lutte dans la nuit du 11 au 12 juillet à 4 h du matin. Ils seront déférés à la prison civile de Dar Naim, jugés et condamnés le 18 août 2016 à de très lourdes peines de prison allant de 3 ans à 15 ans. 

Ousmane Amadou Anne écopera de trois ans d’emprisonnement ferme. Et depuis, il croupit avec ses camarades dans les geôles du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a été piégé pour son amour pour une Mauritanie juste et égalitaire. 

Son ami Birane Sakho confie que : « Ousmane Anne, ZO comme j’ai l’habitude de l’appeler, symbolise, à mes yeux, Le Patriotisme. De son engagement pour les nobles causes, de l’Honneur (pour tous les Mauritaniens), de la Fraternité (entre tous les Mauritaniens) et de la Justice (pour tous les fils du pays) prend naissance son Amour pour sa patrie, pour notre patrie. Je lui connais un patriotisme et une conviction qu’aucune prison ne peut étouffer». 

Et l’ami Ahmed Barro d’ajouter : « Ousmane est l’une des rares personnes qui arrivent à voir et comprendre l’essentiel des choses sans tergiversations ni hésitations. Ousmane, c’est aussi l’intelligence, l’indépendance d’esprit, le pragmatisme et l’extrême générosité ». Quant à ses proches, ils tiennent le coup, le petit, avec, parfois, un regard perçant, sembler chercher son Papa qu’il ne voit plus à la maison. On lui avait dit que Papa était parti en mission. En mission pour la restauration de l’honneur et de la dignité de l’homme mauritanien. En mission pour une Mauritanieavec des citoyens des droits et des devoirs ; des citoyens à part entière et non entièrement à part.


ZO, à bientôt.

Camara Seydi Moussa 


Crédit source : http://www.cridem.org