● La Mauritanie demande l’augmentation de son quota des visas auprès de l’union européenne

La Mauritanie a demandé l’augmentation de ses quotas de visas auprès de l’union européenne, l’exonération de ses passeports diplomatiques et ses passeports de travail de visas dans tous les pays de l’union européenne.

Cette demande a été formulée lundi dernier, lors d’une réunion de haut niveau à Bruxelles avec une délégation de l’union européenne, espagnole, française et allemande destinée à examiner les dossiers de l’immigration illégale et l’afflux croissant de migrants vers la Mauritanie.

Cette délégation comprenait le secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, le directeur général de la sûreté nationale, la secrétaire générale du ministère des affaires étrangères et de la coopération, le secrétaire général du ministère de l’économie et du développement durable, le secrétaire général du ministère de la pêche et de l’économie maritime et le délégué général de la sécurité civile et la gestion des crises ;

La délégation comprenait également le commandant des garde-côtes, le directeur général de la direction territoriale, le commandant de la zone-ouest de la gendarmerie nationale, le directeur de la police de l’air et des frontières et les deux premiers conseillers de l’ambassade de Mauritanie auprès de l’union européenne.

La délégation mauritanienne a présenté un rapport détaillé sur les défis et les problèmes rencontrés par le gouvernement face à l’afflux croissant des migrants illégaux qui constitue une pression sur les services et les services et les équipements publics, les opportunités d’emploi et les ressources naturelles.

Le gouvernement mauritanien a proposé l’approbation d’un cadre approprié avec l’union européenne, la révision et la mise à jour des accords bilatéraux relatifs à la migration, notamment ceux la liant à l’Espagne.

L’union européenne a exprimé sa disponibilité face aux demandes mauritaniennes et de prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire en fonction des opportunités offertes et les procédures s’y afférentes.

Les deux parties sont convenues de préparer le texte d’un document cadre sur la coopération dans le domaine de la migration en janvier prochain afin de le discuter et le signer entre le gouvernement mauritanien et la présidente de l’union européenne dans les prochains mois.

Les deux parties ont également convenu d’élaborer un projet de document-cadre de coopération dans le domaine migratoire en janvier prochain, en vue de le discuter et de le signer par le gouvernement mauritanien et la présidence de la commission de l’Union européenne dans les prochains mois.

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● Ministre de l’Intérieur : « Nous lancerons l’application « My ID » avant fin décembre pour faciliter l’accès aux documents civils »

Taqadomy – Le Ministre mauritanien de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, a indiqué que « le gouvernement lancera bientôt l’application « My ID » avant la fin du mois de décembre pour faciliter l’accès aux documents d’état civil ».

Il a ajouté, jeudi, lors d’une intervention au Parlement, que « cette application permettra à tous les citoyens de s’inscrire sur le registre des documents sécurisés, y compris pour acquérir les cartes d’identité et les passeports ».

« L’application permettra à chaque citoyen, où qu’il soit au monde, de rester chez lui, de sortir son téléphone et d’effectuer toutes les démarches, en l’occurrence la saisie des informations et l’upload des photographies, et accomplir lui-même les formalités de passeport, par téléphone, qu’il Il pourra retirer ensuite à l’agence de documents sécurisés assurés la plus proche », souligne Ould Mohamed Lemine.

« L’application lui donne également la possibilité de désigner par téléphone une personne pour le retrait en son nom desdits documents et des actes de naissance, de mariage et de décès », révèle-t-il.

« Cette application fournira le service en arabe, en français et en anglais. Elle facilitera l’accès des citoyens aux documents sans files d’attente, ni médiation. Elle est sans précédent dans la région », précise le Ministre.

Il est à noter que les citoyens souffrent de difficultés à obtenir ces documents, en raison de l’affluence constante devant les centres de l’agence nationale du registre de la population et des documents sécurisés.

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● Mauritanie : 2 anciens officiers militaires veulent « renverser » le président Ghazouani [Alakhbar]

ALAKHBAR (Nouakchott) – Un ancien commandant de la marine mauritanienne du nom de Ahmed Ould Hasna, a annoncé, jeudi, dans un communique filmé, la création d’un Front pour le Changement, avec comme objectif de « renverser le régime du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. »

Le communiqué a été signé par le médecin colonel à la retraite Sidi Ali Ould Bakar et lu par Ould Hasna.

La vidéo présente également deux autres individus en uniforme des forces armées mauritaniennes, portant des cagoules.

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● Jemal Ould Yessa « Boubacar Messaoud, La réhabilitation tardive d’un symbole »

Crédit photo Radio Mauritanie

Le 28 novembre 2023, la cérémonie de remise des décorations par le Président de la République vient clore un long cycle de mépris et de violence à l’endroit des militants de la lutte contre l’impunité et les discriminations en Mauritanie.

Boubacar Ould Messaoud, longtemps persécuté, condamné en 1998 à 16 mois de prison, affamé, marginalisé et désigné à la vindicte publique durant les années de dictature de Ould Taya, est enfin reconnu, distingué, honoré et ce n’est pas trop tôt. Même vieux et malade, Boubacar sort aujourd’hui de l’épreuve, la tête haute, en digne précurseur de l’autre Mauritanie, celle de demain, définitivement émancipée des inégalités de naissance. SOS Esclaves, son associations pionnière mène désormais ses activités, en collaboration avec le Commissariat aux droits de l’Homme, une évolution que nul n’aurait pressentie, quelques années avant.

Hier accusé de servir l’agenda d’un imaginaire complot des juifs et des chrétiens, le voici savourant, non sans dignité, sa douce et tranquille revanche sur les cuistres et les tartuffes de l’ère Prds. D’autres compatriotes, injustement marginalisés, méritent un traitement similaire, en hommage à leur courage, quand il fallait applaudir et ramper pour manger et grapiller les menues faveurs du tyran.

Tout le mérite revient au Chef de l’Etat, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Aucun de ses prédécesseurs ne s’était risqué, jusqu’ici, à admettre l’évidence de la faute ni l’urgence de la devoir corriger. A présent, c’est fait et tant mieux, n’en déplaise aux chauvins !

Jemal Ould Yessa

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● Fin de l’enrôlement au 31 décembre 2023 : Le ministre de l’Intérieur persiste et signe !

L’Eveil Hebdo – Dans une déclaration intervenue lors d’une réunion, dans la ville de Kaédi, avec les autorités administratives des wilayas du Gorgol, du Brakna et du Guidimakha, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, a souligné la nécessité de redoubler d’efforts pour contribuer à obtenir le plus grand résultat d’enrôlement des citoyens, «en respectant le délai spécifié pour terminer l’enregistrement dans les registres d’état-civil».

Avec cette dernière phrase, le ministre confirme à demi-mots, que la date du 31 décembre serait la date buttoir pour se faire enrôler.

Une phrase qui suscite des interrogations au moment où des candidats à l’enrôlement continuent d’être confrontés à de nombreuses difficultés et entraves de la part de chefs de centres zélés qui n’en font, apparemment, qu’à leurs têtes et en fonction de la tête du client.

En effet, des milliers de ressortissants de la Vallée continuent à se faire balader pour des arguments parfois plus fallacieux les uns que les autres. Une situation particulièrement difficile pour les ressortissants des localités éloignées des centres d’enrôlement.

Imaginer des femmes avec des enfants parcourir des kilomètres, délaissant leurs activités quotidiennes de survie, passer toute une journée à faire la queue et se faire signifier en fin de journée qu’il n’y pas de réseau, par exemple, et qu’il faut revenir le lendemain.

Et c’est une scène qui peut se répéter plusieurs fois jusqu’au découragement des prétendants. Certains observateurs pensent qu’il y a quelque part une volonté de ralentir délibérément le processus pour enrôler le moins de personnes possibles – même ceux qui en ont le droit – sachant que la date limite va bientôt arriver.

Procédures toujours pas clarifiées… volontairement ?

En effet, il est difficile de comprendre qu’il n’y ait pas d’informations claires dans la conduite du processus. Il est doit pourtant être aisé d’afficher dans les Centres ou de communiquer par des canaux appropriés l’ensemble des critères et des conditions à remplir pour se faire enrôler. A ce niveau la responsabilité des élus locaux est engagée.

C’est à eux d’encadrer les populations dans ce processus pour que celui qui en a le droit se fasse enrôler et celui qui n’en a pas le droit reçoive des explications claires et convaincantes qui lui feront comprendre qu’il ne peut pas l’être.

Pourtant, il y a déjà quelques années, les autorités avaient mis en place une commission présidée par Thiam Diombar pour proposer des procédures simples et claires à tous ceux qui s’estimaient être lésés.

La première expérience en 2017 s’était terminée en queue de poisson. Un processus relancé en 2022 à l’occasion d’une visite à Kaédi du Président de la République au cours de laquelle il s’était engagé à «régler rapidement les problèmes d’accès à l’état-civil, en se mettant tout de suite au travail».

Cet engagement s’est rapidement traduit par la mise en place de nouvelles procédures qui devaient permettre même à ceux qui ne disposaient pas d’un dossier complet de se faire recenser sur simples témoignages.

En effet, dans chaque Centre, il est mis en place une commission composée d’un chef de village, de deux membres de chaque localité, deux membres du conseil municipal et un membre de l’administration locale.

Le Commissariat aux Droits de l’Homme avait même lancé, à cette occasion, en collaboration avec la Société Civile une grande campagne de sensibilisation pour inciter les citoyens à se rendre massivement dans les Centres d’enrôlement.

Volonté affichée en haut lieu, blocages et entraves au niveau des exécutants

Les obstacles devaient donc être aplanis. Mais en pratique, les choses sont toujours compliquées. Outre des «coupures» récurrentes – et opportunes ? – du réseau, il y a lieu de noter le doute quasi-permanent sur la citoyenneté de certains requérants entrainant le rejet parfois de dossiers bien ficelés, la jeunesse des chefs de Centre, leur manque d’expérience et surtout de courtoisie, le tout couronné par le peu – ou pas du tout – d’implication des maires et députés sur le terrain pour accompagner les opérations…

Conséquences, de très nombreux citoyens se trouvent dans la même situation qu’il y a quelques mois. Compte tenu de cette situation, on aurait pu s’attendre à ce que cette visite du ministre de l’Intérieur dans cette zone soit une occasion de donner des instructions allant dans le sens de faciliter les démarches pour les citoyens, dans le respect de la loi naturellement ; mais le ministre semble faire fi des nombreuses difficultés et entraves auxquelles sont confrontées les populations et se focalise plutôt sur le respect des délais.

Si le Président de la République semble accorder une grande importance à cette opération, comme il l’a d’ailleurs rappelé à l’occasion de sa récente rencontre avec la presse, on ne peut pas en dire autant pour ses principaux collaborateurs, encore moins les préposés aux Centres d’enrôlement. On peut donc affirmer, sans risque de se tromper, qu’à la date du 31 décembre 2023, les opérations d’enrôlement seront peut-être clôturées, mais que le dossier de l’enrôlement n’en sera pas pour autant clos.

Sikhousso

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● Traque des « sans-papiers » en Mauritanie : Le cri de cœur des immigrés guinéens…[Africa Guinée]

Africa Guinée – Certains ressortissants guinéens vivant à Nouakchott (Mauritanie) traversent une situation pénible. Depuis quelques mois, les autorités mauritaniennes ont durci les mesures contre les étrangers en situation irrégulière.

Une campagne de traque et de renvoi des immigrés sans-papiers a été enclenchée par les autorités du pays, a appris Africaguinee.com. Selon nos informations, des milliers de guinéens font face à cette situation à Nouakchott ainsi que dans d’autres régions du pays.

Mamadou Hassimiou Diallo est un guinéen résident en Mauritanie et président de l’association dénommée « l’Amical guinéo-mauritanienne ». Il a fait 13 ans dans ce pays de l’Afrique occidentale. Interrogé, il revient sur cette situation.

« Ce sont tous les étrangers en situation irrégulière (guinéens, sénégalais, maliens, etc), qui font face à cette rafle. La particularité des guinéens, c’est l’absence de leur Etat. Nous n’avons ni ambassade, ni consulat. Ce qui signifie que le guinéen ne peut avoir les documents d’identification de son pays sur place, notamment le passeport, qui est obligatoire pour se régulariser.

Nos autorités qui doivent trouver les moyens de mettre les documents d’identité à la disposition de leurs ressortissants vivant en Mauritanie. A défaut d’une ambassade, il faut ouvrir un consulat général en Mauritanie ou au moins, envoyer une mission consulaire pour délivrer des passeports, des extraits de naissance et des cartes d’identité à nos compatriotes sur place. Ensuite, comme l’ont fait les ivoiriens, il faut négocier avec les autorités mauritaniennes pour exempter les guinéens de visa et des cartes de séjour ou du moins, faciliter leur accès« , confie ce ressortissant guinéen.

Notre interlocuteur précise aussi que l’irrégularité empêche énormément des guinéens d’avoir un emploi formel malgré leur compétence. En outre, ce phénomène les empêche également de se déplacer librement et même de pouvoir acheter un abonnement téléphonique.

« Nous avons à maintes reprises interpeller les autorités guinéennes pour trouver une solution aux problèmes des guinéens de Mauritanie. Nous espérons que celle-ci (interpellation à travers la rédaction d’Africaguinee), sera la bonne », a exprimé Hassimiou.

Selon un autre guinéen, la traque des sans-papiers en cours affecte particulièrement les guinéens très nombreux dans ce pays.

« Traditionnellement, les ouest africains ne souffraient pas de tracasseries dans ce pays qui partage un long héritage avec les guinéens. Depuis toujours, les guinéens y vont pour le négoce, mais aussi et surtout pour les études religieuses. A cette liste vient s’ajouter celle très importante des candidats à la traversée des Côtes espagnoles. Il se trouve que la Guinée ne dispose pas encore d’ambassade à Nouakchott ce qui complique davantage la situation », a confié cette autre source à notre rédaction.

Problématique de recensement

Il n’y a [pratiquement] pas de recensement exhaustif des guinéens résidents en Mauritanie, « surtout les clandestins », explique-t-il. Néanmoins, monsieur Diallo, estime le nombre des guinéens à une trentaine de milliers.

Pour notre interlocuteur, il n’y a pas de bureau qui réunit les ressortissants guinéens vivant en Mauritanie. Simplement, parce que le bureau qui existait leur a été imposé. Ce qui a créé une désunion entre eux. « Rien n’est en train d’être fait. Car il n’y a pas un bureau légitime pour faire quelque chose. »

Dansa Camara DC

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● LETTRE OUVERTE | Affaire du recensement biométrique en Mauritanie : Alerte citoyenne d’un tournant !

LETTRE OUVERTE, NOTRE LETTRE OUVERTE A TOUTES ET TOUS : Chère compatriote, cher compatriote, voici une lettre ouverte adressée à nos dirigeants, à Monsieur le Président de la République Islamique de Mauritanie en premier chef. Cette lettre est une requête, mais aussi une protestation. C’est une demande, mais aussi l’expression d’un refus d’une horrible injustice, celle qui s’apprête à s’abattre sur la tête de centaines de milliers de nos compatriotes privées, d’enrôlement, privés de pièces d’état-civil.
Vous devez vous dire, « mais elle est envoyée par qui? ».
Eh bien elle est envoyée à nos dirigeants par « nous », nous, c’est à dire par moi, par toi, par tout mauritanienne ou mauritanien qui souscrit au contenu de cette lettre.
Si tu n’y souscris pas, ne l’envoie pas, ni ne la transfére. Mais si tu y souscris, envoie la par tout canal à tous ceux que tu penses devoir l’envoyer, à nos dirigeants: du Président au chef de centre d’état-civil, en passant par le député de ta circonscription, le maire, l’ambassadeur ou tout autre représentant de l’autorité), ainsi bien sûr que tes contacts.
Nous serons peut-être des dizaines, des centaines, des milliers ou des dizaines de milliers, cela ne dépend que de chacun de…nous!
In cha Allah.

LETTRE OUVERTE

A Monsieur Le Président de la République Islamique de Mauritanie.

A Nos dirigeants politiques, administratifs, religieux et coutumiers.

Objet : Le recensement biométrique et l’arrêté précisant la fin de mission à la date du 31/12/2023, des commissions d’identification national, fermant ainsi définitivement toute possibilité de déclaration auprès du RPTS à tout personne âgée de plus de 6 ans, sauf en vertu d’une décision judiciaire
Le 28 Rabî’al awwal 1445 / 13 octobre 2023.
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Que les Grâces, la Paix et le Salut soient sur notre Prophète Mohamed (S.A.W.).
Nous profitons de ce mois de Rabî’al awwal, mois de naissance de notre bien-aimé Prophète Mohamed (S.A.W.) pour vous interpeller à propos du grave sujet cité en objet, à savoir « l’enrôlement et sa date de clôture définitive fixée par arrêté, au 31/12/2023.

Puisse Allah nous faire profiter, de tous les bienfaits de ce mois. Amine. « Rappel du contexte »

Depuis maintenant près de douze ans, une large frange de mauritaniens, estimée entre 300.000 et 500.000 personnes, soit près de 10% de la population mauritanienne, sont, eux ainsi que leurs familles, quotidiennement confrontés de façon dramatique, à leur impossibilité d’accéder à leur premier droit administratif élémentaire, à savoir se recenser pour avoir un Numéro National d’identification (NNI) leur permettant d’avoir une pièce d’état-civil. Ce sésame obligatoire pour avoir accès au statut formel de citoyen et à n’importe lequel des droits et/ou devoirs rattachés à la qualité de citoyen mauritanien.

Monsieur le Président, lors de la campagne électorale précédent l’élection présidentielle de 2019 et lors de votre prise de fonction, vous aviez promis aux mauritaniens de les traiter avec justice. L’accent mis sur la Justice est fort pertinent et justifié car, c’est bien elle, la Justice qui nous mènera à la Fraternité réelle et à la préservation de l’Honneur de toutes et tous ; de toutes les communautés nationales, in cha’Allah. Conformément à notre devise Honneur – Fraternité – Justice.

Vous avez à maintes reprises mis l’accent sur l’importance du renforcement de l’unité nationale et de l’engagement citoyen. Or est-il possible de demander aujourd’hui à une personne de se comporter en
citoyenne/citoyen tout en la privant de sa reconnaissance en tant que citoyenne/citoyen ?

Vous avez également souligné à maintes reprises l’importance pour vous de lutter contre les séquelles de l’esclavage. Or peut-on lutter d’une part contre les séquelles de l’esclavage et d’autre part enchaîner des personnes de par la privation des actes consacrant leur appartenance en toute liberté à la nation mauritanienne ?

Quel est le lot quotidien possible pour une/un mauritanienne – mauritanien sans-papiers ?

– Ne peut accéder à l’instruction ou plus largement à l’éducation pour soi tout comme pour sa progéniture (scolarité plafonnée au CM2, sauf « dérogation »), à la santé, à la propriété, à l’héritage, à la vie conjugale dans l’acception administrative et judiciaire.
– N’est point libre de ses mouvements (voyager) tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
– Ne peut participer à toutes les manifestations de ses droits parmi lesquels s’inscrire sur une liste électorale pour choisir ou se faire choisir parmi les dirigeants locaux ou nationaux du pays.


Vous conviendrez avec nous que ce tableau est fort sombre tant pour celle ou celui qui en pâti que pour le pays.
L’annonce de l’arrêt définitif (hors procédure judiciaire), au niveau national du processus d’enrôlement au 31/03/2023, tombe comme couperet anéantissant presque définitivement l’espoir de centaines de milliers de mauritaniens de recouvrer leur statut de citoyen et les condamne à rester des citoyens- fantômes dont la condition sous l’angle des conséquences susmentionnées, rappelle fortement celle de la servitude.
Et dans ce cas spécifique, c’est bien l’Etat qui les assigne à cette condition, rien d’autre.

« Rythme des travaux actuels des commissions d’identification national – exemple illustratif : le cas de la commune de Neere Waalo»

Neero Waalo est une petite commune composée de 13 villages, située dans la région du Gorgol. Cette commune compte XXX habitants dont 1827 habitants non encore « recensés » au 31/07/2023.
Entre le 01/08/2023 et le 20 septembre, 324 personnes ont été recensées, sur les 1827 restantes à recenser, soit un peu moins de 18%. Parmi ces 324 personnes, seules 37 ont reçu un NNI, soit environ 2% des 1827 personnes. Et sur ces 37 qui ont reçu un NNI, aucune ne s’est encore « photographié », pour pouvoir avoir une pièce d’identité !

Voilà ce qui a été fait en 50 jours environ. Il reste environ 100 jours avant la date butoir fixée par l’Etat. A ce rythme à quoi faudrait-il s’attendre au 31/12/2023 ? Combien de malheureux avec femmes et enfants seront laissés sur le carreau ?

Aux non-recensés à l’intérieur du pays, s’ajoutent ceux forts nombreux à l’extérieur du pays, parmi les déportés mauritaniens au Sénégal et au Mali ainsi que parmi les émigrés.
Soulignons également que les régions du Sud de la Mauritanie sont de loin les plus touchées par ce phénomène des difficultés rencontrées pour se recenser.

« Nos doléances »
S’agissant de la question du recensement biométrique qui prive une partie des mauritaniens de l’acte par lequel se matérialise leur citoyenneté mauritanienne, vous avez la haute main pour sortir cette large frange de la population, des inquiétudes quotidiennes qui les taraude dans un monde devenu celui des « pièces », des justificatifs.
Pour toutes les raisons évoquées précédemment, nous vous demandons donc avant tout, de bien vouloir s’il vous plaît, annuler ou suspendre dans les plus brefs délais cet arrêté qui fixe au 31/12/2023 la date de fin de mission des commissions d’identification national, car il est à présent évident qu’au rythme où se déroule le recensement, la majorité des personnes non encore recensées, ne le seront pas au 31/12/2023. Maintenir cette date, c’est plonger sciemment des centaines de milliers de nos compatriotes dans le désarroi de l’apatridie. Nous ne pouvons croire que vous puissiez accepter cela sans agir, conformément au Hadith se rapportant à la conduite à tenir face à l’injustice. Nous ne pouvons croire qu’un dirigeant de ce pays, tenant à la Justice, qu’il soit dirigeant politique, religieux, administratif ou coutumier puisse accepter cela sans agir, sans le dénoncer.
Nous ne pouvons croire que le Peuple Mauritanien puisse l’accepter.
L’Histoire nous apprend que la sédimentation de faits injustes a été à l’origine du chaos dans bien des contrées de par le monde. Elle fut à l’origine de bien de révoltes et de révolutions.
En effet dans un pays, le chaos naît le plus souvent du désespoir. Or le désespoir a presque toujours, pour origine l’injustice.

Et en l’occurrence, dans notre pays, ce que l’Etat doit le plus craindre, ce n’est pas un groupe de personnes ou un homme quel qu’il soit, mais bien l’injustice qui étend son emprise maléfique sur un nombre croissant de nos concitoyens.

Cette injustice qui pourrait devenir le levier qui poussera de plus en plus de jeunes ou moins jeunes vers des issues peu souhaitables dont la radicalité, l’extrémisme (qu’il soit religieux ou autres), ou tout simplement la délinquance.
Ne tentons pas le diable en nous rapprochant dangereusement du point de rupture. Ce qui n’est nullement le souhait de (toute) la population mauritanienne.
Nous vous demandons également de donner des directives fermes pour que les centaines de milliers de nos compatriotes « sans-papiers » dans leur propre pays, puissent tous être recensés rapidement ; et surtout que le processus aille jusqu’au bout, se matérialise par la fourniture à chacune et chacun d’eux, d’un NNI ainsi que la prise de la photo nécessaire à
l’établissement d’une pièce d’identité. Que la cadence du recensement soit accélérée…

Si vous vous décidez à régler ce problème qui ne nécessite aucun dialogue politique ou social préalable, mais juste la volonté de le résoudre, vous trouverez parmi nos milliers de diplômés, chômeurs ou non, des ressources humaines capables d’accélérer le recensement de nos compatriotes qui ne le sont pas encore, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur du pays.

Il sera possible à travers une décentralisation des activités et une implication réelle des maires, imams, chefs de villages, ONG, CNDH, … d’atteindre les résultats attendus, probablement en moins d’une année. In cha’Allah.

Pour ceux qui argueraient, pour ralentir le processus, le risque de naturaliser quelques non- mauritaniens, nous disons qu’il est infiniment moins grave pour un pays (surtout avec une densité de population comme la nôtre), de naturaliser quelques non-mauritaniens plutôt que de denier leur citoyenneté à des Mauritaniens.
Certes il y’a lieu de déplorer que pour certains comme Aldjouma Cissoko (R.A), c’est malheureusement trop tard.
Rompons avec les populistes ou les tenants de thèses ne servant que de gagne-pain, qui veulent dénier à des Mauritaniens ce qu’ils sont. Soixante ans d’indépendance doivent nous permettre de pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Tout citoyen auquel on refuse ce droit fondamental d’avoir des actes délivrés par son pays pour lui reconnaitre son appartenance à la nation, ne peut croire à une promesse quelconque d’amélioration de sa situation par les autorités de son pays.

La résolution de ce problème qui se trouve être parmi les problèmes fondamentaux de notre pays, redonnerait espoir à bon nombre de nos concitoyens et renforcerait votre crédibilité ainsi que celle de l’Etat quant à la tenue des promesses faites notamment lors de la campagne électorale.
C’est notamment pour cette raison que nous pensons que la Mauritanie, l’Histoire de la Mauritanie se souviendra de toutes les façons de ses dirigeants actuels, de vous, de ce quinquennat.

Elle se souviendra de vous, nos dirigeants du moment comme ceux, grâce auxquels le pays a enfin redressé la barre, a choisi la bonne « quibla » (direction) politique qui mène à la stabilité, à la prospérité, à l’épanouissement dans l’Honneur, la Fraternité et la Justice, in cha’Allah.
Ou alors, au contraire, elle se souviendra de vous, nos dirigeants du moment, pour des raisons à l’opposé de celles que nous venons d’énumérer…

Nous sommes à un tournant décisif de l’histoire de notre pays, ne le ratons pas.
Bien sincèrement,
Les signataires :
Nous, tout(e) mauritanien(ne) qui est d’accord avec le contenu de cette lettre ouverte

● Mauritanie : controverse autour d’un projet de loi contre les violences faites aux femmes

RFI Afrique – Ce lundi 2 octobre à Nouakchott, plusieurs citoyens, imams et prédicateurs ont profité de la rentrée parlementaire pour manifester devant le Parlement contre le projet de loi Karama, relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Selon les détracteurs du projet, les versions du texte qu’ils auraient lu seraient contraires à l’islam, ce que réfute le gouvernement. L’objectif pour cette centaine de manifestants est d’empêcher que le projet de loi relatif « à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles » ne soit pas présenté au Parlement.

Selon eux, les dernières versions du texte seraient trop inspirées des valeurs occidentales et contraire aux principes de la charia : « J’ai vu quelques articles, c’est contre notre religion, c’est contre le Coran », assure un manifestant.

« La femme ne peut pas partir n’importe quand et n’importe où sans la permission de son mari et pour la fille de son père. C’est dangereux, nous refusons cette loi », pense un autre. « Cette loi ne se concentre que sur les rapports entre la femme et sa famille. Elle devrait se concentrer plutôt sur les dangers extérieurs », déclare un troisième manifestant.

Un texte soumis à l’examen d’institutions religieuses

Face à la polémique, le porte-parole du gouvernement a tenu à préciser mercredi 27 septembre que le nouveau projet de loi Karama, toujours en cours d’examen, était à dissocier de l’ancien projet de loi basé sur le « genre » rejeté en 2018. Il a ajouté que ce nouveau texte respectait la charia et avait été soumis pour avis à de nombreuses institutions, notamment religieuses comme le Conseil national de la Fatwa.

Une déclaration que confirme Sektou, présidente de l’ONG Amane, spécialisée pour les droits des femmes, qui a aussi pu soumettre ses observations. Selon elle, le projet de loi a bien été remanié dans l’ensemble et doit être adopté d’urgence. « Il y a des imperfections, mais la protection est là avec 10 articles de moins, affirme Sektou. Plus appropriés pour protéger les femmes, plus attentif aussi à ce que disaient les parlementaires que ça faisait du désordre dans les familles. Depuis le confinement, il y a eu beaucoup d’actes de violences, de viol, parfois suivi de meurtre. L’essentiel, c’est qu’une loi soit là. »

Le projet de loi Karama est actuellement entre les mains du gouvernement puis devrait être soumis au vote du parlement dans les prochaines semaines.

Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil

• Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768866&fbclid=IwAR3NFxo0NjN8tDIPPqrut0Aw_TAp2WKlaKPj9h7KIxw4HHn8rVm4MWSWfkY

● Fatou Mano, la sous-préfète de l’arrondissement de Château-Thierry, nommée sous-préfète chargée de mission auprès du préfet des Hauts-de-Seine

Fatou Mano s’était retrouvée en première ligne lors des violentes intempéries qui ont dévasté plusieurs villages du sud de l’Aisne à l’été 2021.

Par décret du président de la République en date du 27 septembre 2023, Fatou Mano, sous-préfète de l’arrondissement de Château-Thierry, est nommée sous-préfète chargée de mission auprès du préfet des Hauts-de-Seine. Elle quittera ses fonctions actuelles dans quelques semaines. Son ou sa successeur(e) sera nommé prochainement, ;précise le communiqué de presse de la préfecture de l’Aisne.

Fatou Mano avait été nommée sous-préfète de l’arrondissement de Château-Thierry en février 2021 en remplacement de Natalie William en partance pour Forcalquier et après une vacance de plusieurs mois. L’arrondissement de Château-Thierry était le premier poste occupé en tant que sous-préfète pour cette ancienne magistrate de l’ordre judiciaire auparavant substitut du procureur au tribunal judiciaire de Quimper.

©️ Source en lien https://www.lunion.fr/id524791/article/2023-09-28/fatou-mano-la-sous-prefete-de-larrondissement-de-chateau-thierry-nommee-sous

● Le gouvernement mauritanien discute avec Arab Contractors du projet de construction d’un tramway à Nouakchott

Sahara Médias – Le gouvernement mauritanien a discuté lundi avec une délégation de la société égyptienne Arab Contractors l’étude du projet de construction d’un réseau de tramway à Nouakchott, sur la base de la lettre d’entente signée entre les deux parties en Juillet 2022.

Le ministre de l’équipement et des transports a déclaré que ce projet entre dans le cadre du programme « Taahoudati » du président de la république, afin de faciliter le transport aux populations à l’intérieur et à l’extérieur de la capitale.

Le ministre a demandé aux services techniques spécialisés d’étudier la proposition faite du projet afin de terminer les mesures techniques s’y afférent dans les meilleurs délais.

Selon le ministère, dans le souci de permettre aux services techniques spécialisés des deux parties de parachever ces mesures, il a été convenu de prolonger la lettre d’entente de 6 nouveaux mois.

La société égyptienne a présenté une offre relative aux premières études qu’elle a réalisées comprenant une proposition pour le tracé du tramway et une autre relative aux voies de financement du projet.

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