● Lettre à nos compatriotes ! | Une alerte de 3 jeunes signataires

Lettre à nos compatriotes !

Brisons le silence, demandons justice et réparation, mettons fin à l’impunité en Mauritanie.

Concitoyennes, concitoyens,

En cette ère où croît exponentiellement l’ampleur de la bêtise humaine, parler demeure le seul recours des sans défenses. Parler, c’est donner à voir. Et, cette action ne peut manquer dans quelques circonstances de mobiliser une intelligence collective pour éradiquer un mal quelconque qui sévit dans la société. Du point de vue de la Mauritanie, les revers liés à la mauvaise gouvernance sont importants.
Notre propos portera, ce jour, sur une tragédie qui touche des vies humaines : le viol. Il constitue un crime qui détruit la vie de nombreuses personnes, principalement les femmes et les enfants. Parmi les enfants, les filles sont celles qui en sont le plus sujettes. Il est urgent de briser le silence qui entoure cet abominable crime, causant des traumatismes aussi bien physiques que psychologiques. Le viol collectif commis sur une femme dans la ville de Tiguent montre l’horreur qui continue de toucher tant d’âmes sensibles. Malgré la récurrence des viols barbares souvent suivis d’assassinats, les pouvoirs publics se complaisent dans leurs incapacités à décréter ou faire voter une loi protégeant les femmes et les filles. Grave encore, les victimes se retrouvent parfois incarcérées grouillant dans des geôles. Aussi, en 2023, en Mauritanie, une femme victime de viol est susceptible d’être condamnée. Elle encourt une peine de prison pour «zina» (relation sexuelle hors mariage). Cela se passe dans l’indifférence de nos représentants. Les victimes de viol sont contraintes au silence. Elles se résolvent à celui-ci, car ne pouvant dans beaucoup de cas prouver la nature non consensuelle des rapports intimes. Se protéger, se terrer, devient le maître mot. « Nos silences ne nous protègeront pas », assénait Audre Lorde. Par conséquent, seule la conjugaison de nos voix nous aidera à faire entendre le cri de détresse des Mauritaniennes qui vivent le martyr. Hier, quelques voix inaudibles se sont levées avec espoir qu’une loi criminalisant les agressions sexuelles voit le jour. Les personnes qui portaient ce projet étaient quasiment toutes des femmes. Encore une fois, le projet est diabolisé. Les porteuses des lois et des revendications sont accusées de faire l’apologie de choses contraires aux préceptes de l’Islam. En quoi appeler à ce que la femme et la fille se sentent en sécurité constitue une dépravation des mœurs ? Est-ce une manière de dire que la parole de la femme est illégitime ? Pire, une autre façon de dire que « le monde est la parole des hommes » comme l’affirmait ironiquement Annie Leclerc dans Parole de femme ? Le silence des hommes dans cette lutte pour la protection des femmes est non seulement assourdissant et éloquent, mais aussi extrêmement délétère. Voilà pourquoi, il nous convient, tous, du citoyen lambda au dirigeant de nous sentir concerné par ce « phénomène ignoble ».
Des citoyens ont fait le bilan de quatre ans d’exercice du pouvoir du Président de la République, Monsieur Mohamed Cheikh El Ghazouani. Le peuple semble insatisfait. Toutefois, ce dernier gagnerait honneur et belle fin de mandat en décrétant, ne serait-ce que, des lois draconiennes qui protègent les citoyennes contre les violences de toute nature qu’elles puissent être. Il est impératif d’extirper la violence dans la société mauritanienne. Face à la culture du viol ancrée dans nos sociétés, il faut une éducation dès le bas âge au respect de la vie humaine et des droits fondamentaux, spécialement ceux des femmes. Une importante sensibilisation à tous les niveaux et toutes les sphères de la société s’impose. Accorder une importance aux lois existantes et faire voter et valoir celles portant sur les violences faites aux femmes et aux filles. Former et informer les professionnels de la santé et de la justice pour une meilleure prise en charge des victimes. Un projet a été déjà proposé et nous appelons à le mettre en vigueur pour rendre hommage à toutes celles qui ont perdu leur vie. Nous pensons à Penda Sogué, Khady Touré, les victimes méconnues par le public, etc., ainsi que celles qui s’affaissent dans les rets d’une indicible solitude et se consument à petit feu. Il ne restera d’un mortel que ce qu’il a gravé dans la chair de l’éternité. Alors nous l’appelons à être à l’écoute de son peuple. L’indifférence est un mal aux conséquences désastreuses. Aucune femme ou fille n’est à l’abri. Ce drame peut toucher n’importe quelle famille. Alors il vaut mieux agir en amont avant que n’advienne l’irréversible. Agissons avant que d’autres morts ne pullulent sous notre silence !

Khadijetou Ousmane Ba, Salihina Moussa Konaté, Souleymane Sidibé.

● Portrait « cash » du Blog | Monsieur Seyré SIDIBE, une plume journalistique au service de l’humanisme


En matière de contenu journalistique dans l’arène médiatique francophone en Mauritanie, le Directeur de publication du site Web OndeInfo fait partie de plumes percutantes et portées dans une dynamique généraliste et surtout droit-de-l’hommiste.

Le natif de Selibaby dans la région du Guidimagha (Sud mauritanien), M. SIDIBÉ est une voix humaniste qui éveille et interpelle l’opinion publique à propos de diverses thématiques sociales et politiques.

Habitué intrépide à un langage juste et futé sur les problématiques liées aux injustices sociales dans le pays et en particulier au sein de son groupe sociolinguistique, les soninké, il est un journaliste engagé qui œuvre résolument pour la promotion des valeurs citoyennes, d’égalité et pour un réel changement des mentalités.

Il dénonce inlassablement l’esclavage chez les Soninké que d’aucuns appellent féodalité ou système de caste, somme toute une légitimation de l’injustice et la discrimination dans un pays où en théorie les pratiques esclavagistes sont criminalisées.

Un tel engagement est mal vu et même combattu par les suprematistes et théoriciens de l’inégalité des hommes à la naissance. On est tenté de dire que ses prises de positions lui ont causé de torts professionnellement.

Nous lui consacrons cette modeste contribution retraçant un portrait sommaire de son poids intellectuel conséquent pour l’avènement d’une cohésion nationale et communautaire sur de références de justice et d’égalité.

Nos vifs encouragements à lui pour cet investissement droit-de-l’hommiste très louable. À lire ici jointes quelques-unes de ses publications :

https://ondeinfo.com/racisme-et-feodalite-laddition-est-trop-salee/

https://ondeinfo.com/la-lutte-contre-lesclavage-une-nouvelle-variable-electorale-et-democratique/


https://ondeinfo.com/entretien-avec-gaye-traorepresident-de-ganbanaxu-feddeentretien-avec-gaye-traore/

https://kassataya.com/2022/05/29/lapologie-feinte-de-lesclavage-par-lalibi-culturel-par-seyre-sidibe/


https://ecrit-ose.blog/2023/09/06/%e2%97%8f-le-prochain-dictateur-est-parmi-nous-par-le-journaliste-seyre-sidibe/

https://ecrit-ose.blog/2023/09/20/%e2%97%8f-le-panafricanisme-devoye-par-le-journaliste-seyre-sidibe-ondeinfo/


https://ondeinfo.com/la-primaute-de-la-condition-sociale-sur-la-langue/

https://www.chezvlane.com/De-la-linguistique-pour-expliquer-l-existence-ou-la-persistance-de-l-esclavage-coutumier-chez-les-Soninkes-du-Guidimakha_a24321.html

✍️🏿KS pour le BLOG

● Rencontre à Dakar entre Biram Dah Abeid et la famille de Youba Siby | IRA-Mauritanie

Le député mauritanien et président d’IRA Biram Dah Abeid a séjourné à Dakar le 19-20 septembre 2023 et a rencontrer les deux épouses du militant abolitionniste, sympathisant d’IRA, d’origine servile et mauritanienne, de nationalité sénégalaise et vivant à Rufisque depuis une vingtaine d’années. Le fondateur du mouvement abolitionniste mauritanien a rencontré au cours de son bref séjour dans la capitale sénégalaise, mesdames Binta Kane et Nogaye Ndiaye respectivement mère de Lemrabatt Youba Siby (13 ans), Elhacen et Elhoussein Youba Siby (six ans chacun) et Mohamed Youba Siby (18 mois). Les deux épouses ignorent jusqu’à maintenant le motif de l’arrestation et de l’extradition du père de leurs enfants par les autorités sénégalaises vers la police mauritanienne.
Le président Biram Dah Abeid a aussi rencontré longuement le représentant sous-régionali pour l’Afrique de l’Ouest du haut commissariat des Nations -Unies pour les droits de l’homme monsieur Ayèda Robert Kotchani et les deux hommes ont amplement échangé sur la situation des droits humains et l’Etat de droits en Mauritanie et dans la sous-région Ouest africaine et saharo sahélienne.
Le président d’IRA a aussi rencontré et eu des échanges avec d’éminentes personnalités de la société civile sénégalaise comme Alioune Tine, président d’Africajom, Seydi Gassama, président d’Amnesty Sénégal ou Sadikh Niass, président de la Rhaddo.
Les échanges avec toutes ces parties ont eu comme menu principal, la question de l’arrestation, l’extradition et la séquestration de Youba Siby, toujours introuvable depuis sa livraison à la police politique mauritanienne il y’a sept jours.

La commission de la communication
IRA
Le 21 septembre 2023

● Le Panafricanisme dévoyé | Par le journaliste Seyré SIDIBE [OndeInfo]

Onde Info – Le Panafricanisme, je connaissais déjà le concept que j’ai découvert sur les bancs du lycée – il y a une trentaine d’années -, à travers un cours initiation à la littérature Négro-africaine, et plus exactement sur ce qu’ on appelait une déclinaison littéraire du panafricanisme : la Négritude.

A cette époque-là, la culture n’est pas démocratique. Elle était élitiste soit l’apanage de ceux qui avaient l’audace d’ouvrir un livre pour le lire mais surtout le comprendre et en saisir la substance.

Ainsi, l’on échappait à la déferlante actuelle de la culture des mass-média caractérisée par une surabondance de l’information ayant pour corollaire l’émergence d’une nouvelle » race d’intellectuels » qui s’improvisent en leaders, et qui croient tout savoir sur la base d’une culture de masse acquise sans effort et sans surpassement de soi.

Le Panafricanisme, ces dernières années on en parle tellement que je me suis demandé si le concept ne venait pas de naître. Il inonde aujourd’hui les réseaux sociaux, il est mis en relief dans les discours politiques, si bien que certains vont jusqu’en faire un mode de gouvernance.

Le Panafricanisme ne peut être porté par un féodal ou un esclavagiste

Selon Wikipedia » Le panafricanisme est à la fois une vision sociale, économique, culturelle et politique d’émancipation des Africains et un mouvement qui vise à unifier les Africains du continent et de la diaspora africaine en une communauté africaine mondiale ».

Cette définition a le mérite d’être claire en ce sens qu’elle met l’accent sur l’UNITE, LA SOLIDARITE et l’ÉMANCIPATION des Africains et de la Diaspora au coeur de son projet sur fond de la recherche de la DIGNITÉ Africaine.

Que dire de ses origines ?

Le Panafricanisme est né dans les Caraïbes au XIXe siècle, dans le contexte du processus d’abolition de l’esclavage.

Dès lors, il est avant tout question de dignité Africaine et Noire du fait que ces derniers ont souffert de toutes les formes d’exploitation et de pratiques abominables : la traite négrière, la colonisation et le néocolonialisme etc.

Partant de ce qui précède, il est illusoire de voir un Africain qui lui-même afflige l’indignité à son semblable adhérer au panafricanisme. Ce serait rien de plus qu’ une trahison de cette cause noble et louable.

Dans quelle mesure peut-on réclamer à cor et à cri la libération du continent Africain et la DIGNITÉ de l’homme Africain alors qu’on pose les mêmes actes que l’impérialiste étranger ?

Ce panafricanisme par hypocrisie ou par manque de consistance et de coherence est le début de l’errance et du dévoiement du Panafricanisme.

Cette nouvelle clientèle qui entend porter la lutte si noble des pères fondateurs du Panafricanisme est fondamentalement nuisible et compromettante voire encombrante pour défendre les idéaux du Panafricanisme.

Elle porte la trahison et la compromission comme étendard en hypothèquant le vrai panafricanisme qui est avant tout basé sur la promotion de la DIGNITÉ de l’homme Noir, la véritable fraternité Africaine qui suppose qu’un Africain ne peut réduire en esclavage un autre ou même le considérer comme tel.

Portrait croisé : féodal et impérialiste étranger

ine fine, le féodal qui prétend être panafricaniste alors qu’ il se glorifie d’être propriétaire d’esclaves parmi ses « frères Noirs » qu’il considère comme des sous hommes, impurs et issus de la mauvaise graine est pire que l’envahisseur étranger.

L’impérialisme porte le même visage qu’il soit étranger, Blanc, Arabe ou Noirs, il est suprématiste , il exploite à merci les dominés réduits au statut de sujets et de « non personne » et perpétue la même culture hégémonique et raciste.

L’impérialiste étranger tout comme l’impérialiste local est attaché à une idée de grandeur et de noblesse qui lui donne le droit d’exploiter, d’humilier en établissant une échelle des valeurs qui le place au sommet : la référence en toute chose.

D’ailleurs, la raison et la justesse se trouvent du côté de l’impérialiste étranger qui vient chasser, prouver sa noblesse et sa grandeur sur d’autres terres pour agrandir son espace vital, son pouvoir et à la recherche de l’exotisme etc.

Comme dit l’adage, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Peu importe la couleur de la main qui m’inflige une gifle sur la joue – Blanche ou Noire – , moi je ressens la même douleur. Et D’ailleurs, la forfaiture fait plus mal lorsqu’ elle vient de l’intérieur, de « nous-mêmes ».

Le Panafricanisme n’est pas la haine de la France ou de l’Occident

A tous les panafricanistes, le vrai panafricanisme n’est pas porteur de haine. Il n’est pas revanchard mais s’évertue à stimuler le décollage et le delic de l’Africain par des valeurs qui le libère lui-même en vue de se libérer de la domination étrangère.

Le Panafricanisme c’est pour moi, une disposition d’esprit à accepter son frère Africain. Ce qui se traduit par le respect mutuel, la considération et la volonté de coopération et de solidarité intra-africain.

Le Panafricanisme ne peut être la négation de l’Africain par l’Africain. L’humiliation du Noir par le Noir.

A contrario, le Noir doit être le remède du Noir et même son rédempteur. Le combat du panafricanisme n’est pas populiste. Il ne peut tomber dans la bassesse : l’injure, les insanités ou encore des slogans du type mort à la France.

Dans cette optique, le panafricanisme tombe dans la facilité en laissant de côté son objet : l’homme Noir ou Africain. Chercher d’abord à assainir la culture Africaine qui a besoin d’être dépoussiérée de plusieurs tares sociales : orgueil, esclavage intra-africain, féodalité, esprit de caste etc.

Que nos panafricanistes eux-mêmes réussissent à s’émanciper de ces fléaux en changeant de cible et d’ennemis. Notre mal, c’est nous-mêmes, c’est notre incapacité à nous entendre, à nous accepter, à nous honorer mais surtout à nous RESPECTER .

En définitive, je suis pour un panafricanisme respectueux des Africains entre eux. Un Panafricanisme qui combat le verbe être « Je suis » trop exubérant, vaniteux et égoïste pour lui substituer le « Nous sommes » plus rassembleur et plus humble capable d’aller défendre la dignité et l’émancipation de l’homme Noir après avoir lui-même balayé devant sa propre cour.

Seyré SIDIBE

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768547

● Françafrique aux faits | quand des connaisseurs en parlent !

L’événement du soir s’est déroulé au sein du musée Quai du Branly-Jacques Chirac, où végétent encore plusieurs objets d’art issus en grande partie du butin colonial français d’antan. Cette rencontre du 14 septembre 2023 réunit un panel conférencier composé de 4 auteurs principaux de l’ouvrage « Une histoire de la Françafrique. L’empire qui ne veut pas mourir » et de l’historienne spécialiste de l’Afrique Madame Catherine Coquery-Vidrovitch. Elle est l’auteure du livre « Petite histoire de l’Afrique. L’Afrique au sud du Sahara, de la préhistoire à nos jours » réédité en 2016. Au menu, la bouillonnante thématique sur les relations entre la France et certaines de ses anciennes possessions coloniales en Afrique. La Françafrique disséquée par un historique très informatif, les co-auteurs du premier ouvrage cité, Thomas Deltombe, Thomas Borrel, Amzat Boukari Yabara et Benoît Collombat ont exposé références sur références liées aux faits de l’existence d’une substance relationnelle irréfutable du concept. Et c’est malgré les discours simplistes de politiques français qui cultivent un certain déni par les temps qui courent. On apprend que le mécanisme françafricain s’adapte en fonction des réalités sociales et politiques mouvantes d’un territoire à l’autre. C’est l’esprit de l’empire colonial qui sévit en trame et du côté de l’Hexagone, il y a ce réflexe laissant entendre que c’est une histoire d’amour entre les 2 parties. Souvent par le passé comme aujourd’hui, toutes les voi(e)x contestataires du statu quo côté africain, ne viendraient que d’une immixtion d’autres puissances nuisibles (les britanniques hier, les russes aujourd’hui…) qui en veulent au rayonnement international de la France. De ce fait les incompréhensions prennent une certaine épaisseur, les discours de part et d’autre provoquent frictions et tensions diplomatiques. Les poussées souverainistes du continent deviennent difficilement entendables par certaine élite politique française qui, chacune de ses initiatives communicationnelles pour dire que la Françafrique n’est plus, trahit d’autres traits implicites d’une velléité d’ingérence qui continue. L’historienne Madame Coquery-Vidrovitch a livré quelques données illustratives tirées de sa longue expérience du terrain enseignant et de Chercheuse sur/en Afrique. La médiation lors des échanges a été assurée par le journaliste Pierre Haski. Un stand était en place pour la vente des livres et une séance de dédicaces également.

Une diffusion sera mise en ligne sur le compte YouTube du musée https://youtube.com/@quaibranly?si=7HE1HR3xq8bbDu6B .



✍️🏿KS pour le BLOG

● CAN 2023 : Stade d’Ebimpé, la pelouse de la honte !

La pluie qui s’est abattue lors de la rencontre amicale du 12 septembre 2023 entre la Côte d’Ivoire et le Mali a montré les limites du Stade Olympique Alassane Ouattara construit et rénové à coups de plusieurs millions d’euros.

Un coût global de 219 millions d’euros et plus de 30 millions d’euros supplémentaires pour refaire la pelouse pendant deux ans de 2021 à 2023. Résultat, toujours rien. La pelouse du Stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé a flanché le mardi 12 septembre 2023 après une forte pluie. Le match amical entre la Côte d’Ivoire et le Mali était interrompu à la mi-temps (0-0). Seulement, le déluge qui s’est abattu sur toute la ville d’Abidjan n’a pas permis de reprendre la partie. Ce qui a plongé le peuple ivoirien dans le désarroi. Les autorités également.

Des milliards engloutis pour rien

Sport News Africa a joint des spécialistes pour comprendre ce qui se passait. « J’avais prévenu. J’ai même rencontré certains responsables pour leur montrer mon projet de pelouse. On ne m’a pas écouté. Le système de drainage de ce stade n’est pas bon. Il y a une nouvelle technique qui n’a pas été utilisée. Il fallait confier tout ça aux Turcs après, avoir snobé les Ivoiriens. J’observe tout ça de loin désormais », a confié Claude Blatilde, expert jardinier et fondateur d’une entreprise dans le domaine. Lors de la fermeture du Stade d’Ebimpé le 14 juin 2021, une nouvelle pelouse de dernière génération avait été annoncée au début des travaux en décembre de la même année. Des images montraient même des experts la dérouler. Aujourd’hui, tout cela ressemble plus à de la mise en scène plus qu’autre chose.

« Ce n’est pas la première fois qu’il pleut en Côte d’Ivoire. On a été dans une grosse période de pluie il y a tout juste un mois. Les gens ont juste caché la vérité aux Ivoiriens. Ils ont envoyé une pelouse d’occasion », a-t-il terminé notre entretien. C’est la colère partout, au Stade, où même les couloirs et les salles sont inondés ainsi que sur les réseaux sociaux.

Des responsabilités à situer, des poste en danger

« Il faut une bonne fois pour toutes que les responsabilités soient situées et que les responsables soient sanctionnés conformément à la loi. Le contribuable ivoirien ne peut pas débourser plus de 200 millions d’euros pour la construction et la rénovation du Stade d’Ebimpé et après 2 ou 3 matches, se retrouver avec ça ! C’est inadmissible. Il faut qu’on arrête de toujours trouver des excuses et de faire passer les défaillances à pertes et profits juste pour se protéger ou protéger des gens. Et c’est pareil partout (routes, stades, etc). Des milliards dépensés, pour des résultats pareils », fustige Nasser Eddy Nicolas, consultant sur la chaîne privée ivoirienne NCI.

Au moment où nous mettions sous presse, une réunion urgente se tenait. « Le ministre va se prononcer sous peu », nous a informé une source au ministère des Sports. Au milieu de la cohue, les arbitres ont arrêté le match. Et pour le ministère des Sports et donc l’ONS, le bruit de l’éjection se fait pressant à une journée du Conseil des ministres le 13 septembre 2023. Tous se savent sur la sellette pour ces millions d’euros jetés à l’eau.

Séverin SANH

©️ Source en lien https://sportnewsafrica.com/news-football/can-2023-stade-debimpe-la-pelouse-de-la-honte/

● Inondations : en Libye, 10 000 personnes ont disparu

Dimanche 10 septembre, la tempête Daniel s’abattait sur la Libye. Deux jours après le drame, le bilan fait état de 10 000 morts et de milliers de disparus.
Sur une vidéo diffusée par une agence de presse turque, la ville de Derna (Libye) est totalement dévastée. Dimanche 10 septembre, la tempête Daniel a touché de plein fouet cette ville côtière de 10 000 habitants. Ces terribles images semblent confirmer le bilan extrêmement lourd avancé par les autorités qui gouvernent la partie orientale du pays. « Rien que dans la ville de Derna, il y a plus de 2 000 morts », annonce Ahmed al-Mormari, le porte-parole des forces armées basées à l’est, qui déplore de nombreux disparus.

Des opérations de sauvetage délicates
Selon les autorités, l’effondrement de deux barrages explique l’ampleur de la catastrophe dans cette ville. Du côté de la Croix-Rouge, dont l’antenne libyenne est déjà à pied d’œuvre, l’estimation du nombre de victimes est tout aussi alarmante. « Le nombre de morts est vraiment énorme et pourrait atteindre des milliers. Le nombre de personnes disparues s’élève à 10 000 », indique Tamer Ramadan, un membre de la Fédération internationale de la Croix-Rouge. Sur place, les routes sont coupées. Les éboulements et glissements de terrain compliquent l’arrivée des secours.

©️ Source en lien https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/libye/inondations-en-libye-10-000-personnes-ont-perdu-la-vie_6058665.html

● Revue d’Histoire | Haïti 🇭🇹, une terre guignarde ?

Blotti au cœur des caraïbes dans l’île d’Hispaniola qu’il partage avec la République Dominicaine, le territoire haïtien abrite environ 11 millions 500 milles d’âmes. Considérée comme la première République Afro du monde en accédant à l’indépendance en 1804 après une vaillante révolution face à l’ordre colonial français qui dominait. Et après on a l’impression que tout s’arrête de reluisant pour ce pays à ce passé de terre libérée avec bravoure. Aujourd’hui une présentation d’une communication de la Banque Mondiale l’affiche ainsi « Haïti reste le pays le plus pauvre de la région Amérique latine et Caraïbes et parmi les pays les plus pauvres du monde. En 2021, Haïti avait un coefficient GNI par habitant de 1 420 $ US, le plus bas de la région ALC, qui était en moyenne de 15 092 $ US » https://www.banquemondiale.org/fr/country/haiti/overview#:~:text=Ha%C3%AFti%20reste%20le%20pays%20le,moyenne%20de%2015%20092%20%24%20US.
Comparativement son voisin Dominicain territorialement siamois est au top en matière de développement multidimensionnel. Ainsi on s’interroge si la baraka divine ne s’arrêtait pas « malignement » à la frontière. Haïti du chef militaire révolutionnaire Toussaint Louverture porte-t-il un destin guignard ? Cet État symbole d’un certain patronage originel de la révolte libératrice afro-africaine dans le monde, peine à retrouver la lumière existentielle socialement, politiquement et économiquement. Et pourtant il y’a une élite prolifique haïtienne qui essaime parmi le monde diasporique. À l’intérieur le territoire est sujet à diverses calamités sous l’effet de la nature (ouragans, tremblements de terre, épidémies…) et des frictions sociales et politiques (violences urbaines, gangsters, violences politiques…). Au cours de la période récente, 2 événements choc peuvent être illustratifs de cette triste réalité. En 2010, un violent séisme secoue le territoire causant plus de 250 000 morts et le cliché de la bâtisse du palais présidentiel (construit du XXe siècle) en ruines marque les esprits. Et la partie Dominicaine de l’île en sort quasiment indemne, à lire https://www.lechotouristique.com/article/le-seisme-en-haiti-epargne-la-republique-domicaine,19346. Le 7 juillet 2021 en pleine nuit, le président Jovenel Moïse à 53 ans, a été assassiné dans sa demeure par dit-on des bandes armées surgies de nulle part. Ici un affreux exemple d’un pays anormal et en vrille gravement, on tue un président élu dans pareilles circonstances comme s’il était un chef dealer narcotrafiquant. Par les temps qui courent, l’actualité bouillonnante voire brûlante dans le pays a comme centre de gravité; la criminalité organisée sous la coupe réglée de bandes armées profitant de l’absence d’un ordre étatique sérieux. Ainsi la chienlit règne et les populations subissent…sans lueur d’espoir. Malheurs sur malheurs, comme une fatalité guignarde qu’on ne peut jamais exorciser…! Quelle tristesse !

✍️🏿KS pour le BLOG

● Football | Les Mourabitounes valident leur ticket pour la CAN en Côte d’Ivoire

Nouakchott 9 septembre 2023, dans l’antre imprenable (Stade Cheikh Boïdya) de l’équipe nationale mauritanienne, les gabonais ont été battus par 2 buts à 1. Ces derniers réduits à 10 dès 5ème minutes avec l’expulsion justifiée de leur portier, ne seront pas du prochain événement faîtière du football africain prévu en Côte d’Ivoire à partir du 13 janvier au 11 février 2024. Nos braves Mourabitounes vont participer à leur 3ème CAN d’affilée après celles de 2019 et 2022.

Les buteurs de ce match très attendu du côté de Nouakchott sont Hemeya Tanjy (30e) et Aboubakar Camara (42e) pour la Mauritanie et Didier Ndong (90+1) pour l’équipe gabonaise sur une grosse bourde du gardien mauritanien.

Une belle performance à saluer et rendez-vous est pris en janvier pour les hommes d’Amir Abdou.

Félicitations 🇲🇷⚽️🇲🇷

✍️🏿KS pour le BLOG

● Mali : 49 civils et 15 soldats tués dans les attaques d’un bateau et d’une base de l’armée


Au Mali, soixante-quatre personnes dont 49 civils et 15 soldats ont été tuées jeudi dans deux attaques « terroristes revendiquées » par Al Qaïda.

Soixante-quatre personnes dont 49 civils et 15 soldats ont été tuées jeudi dans deux attaques « terroristes revendiquées » par Al Qaïda et ayant visé un bateau de transport de passagers et une base de l’armée dans le nord du Mali, où un deuil national de trois jours a été décrété à partir de vendredi, a annoncé le gouvernement dominé par des militaires. Les deux attaques distinctes ont visé « le bateau Tombouctou » sur le fleuve Niger et « la position de l’armée » à Bamba, dans la région de Gao (nord), avec « un bilan provisoire de 49 civils et 15 militaires tués », selon un communiqué du gouvernement qui ne précise pas combien de personnes sont mortes sur le navire et dans le camp, des assauts « revendiqués » par un groupe affilié à Al-Qaïda.

©️ Source en lien https://www.ouest-france.fr/monde/mali/mali-49-civils-et-15-soldats-tues-dans-les-attaques-dun-bateau-et-dune-base-de-larmee-99fde2bb-4c7f-439f-a6a1-d6e7d041d4e2