✓Regardez « Point de presse du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid [14/3/22]- Ong_G5 » sur YouTube

Extrait de la conférence de presse organisée par le président du mouvement anti-esclavagiste IRA Mauritanie. Le député Biram Dah Abeid fait cette sortie médiatique pour présenter le colloque international sur la lutte contre l’esclavage qui va se tenir à Nouakchott à partir du mercredi 16 mars 2022. Plusieurs ONG et entités associatives sous-régionales qui portent l’engagement abolitionniste dans différents notamment la zone sahélienne G5, vont se retrouver lors de cet événement inédit en Mauritanie. une nette évolution à signaler chez les hautes autorités mauritaniennes sur cette question liée à l’esclavage depuis l’ouverture voulue par le chef de l’État actuel Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani. La culture d’antan du déni et de l’écrasement des militants anti-esclavagistes, a laissé place à une mutuelle compréhension propice au dialogue.

Les problématiques liées à l’esclavage représentent une donnée grave au niveau sécuritaire dans plusieurs pays ouest-africains. Dans sa prise de parole, le président d’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid (Prix Onusien 2013 pour sa lutte pacifique pour les droits humains) a indexé clairement en substance « L’esclavage est ancré dans les sociétés africaines »

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Le programme indicatif de l’évènement :

~Source : Organisation

✍🏾 KS pour le BLOG

✓LES MINISTRES DE L’INTÉRIEUR ET DE LA DÉFENSE VISITENT LES ZONES FRONTALIÈRES AVEC LE MALI

Les ministres de l’Intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, et le ministre de la Défense Hanana Ould Sidi et les chefs des services militaires et de sécurité ont entamé une visite dans la wilaya du Hodh Echarghi , les villages et les zones frontalières avec le Mali.
La délégation est arrivée dimanche matin dans la ville de Néma, où elle devrait partir directement vers les zones frontalières avec le Mali et visiter les villages et localités sur la bande frontalière.
Cette visite intervient après le ciblage répété des Mauritaniens à l’intérieur des territoires maliens, dont le dernier en date est la disparition de citoyens la semaine dernière.
Il importe de rappeler que le Mali et la Mauritanie ont constitué hier – à l’issue de la visite d’une délégation gouvernementale malienne vendredi et samedi.- une commission conjointe chargée d’enquêter sur les incidents de ciblage des Mauritaniens au Mali et sont convenus d’organiser des patrouilles conjointes aux frontières entre les deux pays.


Source : http://alakhbar.info/?q=node/39081
Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73318

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec l’ingénieur informatique Sidi Camara, le concepteur de l’outil numérique Khrankompé.

La rubrique du GEB (Grand Entretien du BLOG) vous revient avec l’interview qu’un jeune pépite ingénieur visionnaire nous a gentiment accordée. Il s’appelle Sidi Camara, jeune mauritanien du Guidimagha (Tachott) qui est le concepteur d’un support numérique facilement exploitable et accessible dédié aux contenus pédagogiques et d’enseignement en langue maternelle. Son dispositif numérique est appelé Khrankompé (en vocable soninké) qui veut dire « salle des cours », vient d’être promu parmi les 10 finalistes de la sixième édition du Challenge App Afrique sponsorisé par l’influent duo organe médiatique français à l’international RFI et France 24 . À nos questions, l’ancien boursier mathématicien diplômé en Algérie et par la suite en France à l’université de la Sorbonne Université Paris 6, explique succinctement les objectifs de son outil innovant porteur d’espoirs en matière d’accès aux contenus d’enseignement. Et il nous distille quelques prompts conseils pour l’intérêt que doit avoir la promotion de l’éducation dans notre communauté.

À Lire ci-après :

Question 1 : Bonjour Monsieur Camara Sidi Moussa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Parcours éducatif et professionnel…

SC :Je suis Sidi CAMARA, je suis de Tachott, Mauritanie. J’ai eu le bac Mathématique en 2013 suite à quoi l’État m’a offert une bourse en Algérie pour une licence en Mathématique Informatique que j’ai obtenue en 2016. De 2016 à 2018 j’ai fait mon master en informatique à l’université Paris 6 (Sorbonne université, ex UPMC)

Depuis 2018 j’ai travaillé pour plusieurs entreprises de la région Lyonnaise et Parisienne en tant que Data engineer (ingénieur de données) et ingénieur machine learning.



Question 2 : Selon des sources médiatiques, vous êtes finaliste au Challenge App Afrique avec votre projet Khrankompé, nos vives félicitations à vous. Pouvez-vous présenter la nature de ce dispositif Challenge et votre projet Khrankompé ?

SC : L’objectif de Challenge App Afrique est d’imaginer le service numérique qui contribuera à l’éducation des enfants. L’objectif du concours est de prendre un lauréat parmi les entrepreneurs (en Afrique) dont les projets contribuent à l’éducation des enfants. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 15 000 € et un accompagnement personnalisé.

Khrankompé: L’objectif de Khrankompé est de produire tous les cours du primaire expliqués en langue locale et accessibles en offline sur smartphone et support USB tout en conservant la langue d’écriture de l’enseignement.

~L’élément média : Facebook Challenge App Afrique




Question 3 : En quoi les contenus pédagogiques sur supports numériques peuvent convenir avec pertinence aux besoins en matière de politique globale d’instruction dans nos pays, en particulier en Mauritanie dans les zones rurales ?

SC : En Mauritanie le système éducatif est en français et arabe ce qui pose beaucoup de problèmes aux enfants dont la langue maternelle est autre que ces deux langues.
Les contenus pédagogiques sur support numérique permettent de déployer la solution à large échelle et à moindre coût tout en permettant à chaque enfant des cours de qualité et dans sa langue natale.


Question 4 : Quels conseils pouvez-vous donner pour l’émergence d’une grande mobilisation autour de l’école en milieux soninkés ?


SC : Que ceux qui ont eu un parcours scolaire exemplaire soient des exemples pour les plus jeunes en leur parlant :


~ de leurs parcours,

~ des opportunités offertes par l’éducation,

~ la différence entre un ingénieur et un manœuvre.

• Que l’éducation devienne prioritaire sur l’emigration.

• La mise en place des événements mettant en avant le succès scolaire


Question 5 : Votre avis sur le régime éducatif hybride (semi privé et madrassas) qui existe en parallèle des écoles publiques dans nos localités villageoises ? Inconvénients et avantages pour l’avenir de nos enfants ?


SC : Pour moi ces madrassas ne devront jamais se substituer à l’école nationale et qu’elles devront plutôt être mises en place sous forme de soutien scolaire. Car ces madrassas n’assurent pas un parcours scolaire pérenne (pas de bac, pas de collège, ..etc). En général, les enfants deviennent déscolarisés après un certain temps et en sortent sans profession et aucun bagage scientifique.

12 mars 2022

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Une importante délégation malienne froidement accueillie à Nouakchott

Des responsables gouvernementaux maliens sont arrivés vendredi à Nouakchott, dépêchés par les autorités de la transition au Mali afin de désamorcer la crise qui a affecté les relations entre les deux pays, après le meurtre de citoyens mauritaniens en territoire malien, ont été accueilli froidement à Nouakchott.

Aucun média officiel, ni l’AMI, ni la radio ni la télévision n’a évoqué l’arrivée de cette délégation arrivée par vol spécial à Nouakchott et qui comprend les ministres des affaires étrangères Abdoulaye Diop, de l’intérieur le colonel Abdoulaye Maïga, le chef d’état-major général des armées le général Oumar Diarra et le directeur général des renseignements le colonel Modibo Koné.

On n’a pas su le niveau d’accueil de cette délégation, le ministre mauritanien des affaires étrangères, Ismael O ; Cheikh Ahmed se trouvant à l’extérieur pour prendre part à la 157ème session du conseil de la ligue arabe.

Des sources ont évoqué une rencontre entre cette délégation et des responsables gouvernementaux et sécuritaires sans en préciser leur niveau ni la nature de cette rencontre, révélant que le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani n’a toujours pas reçu la délégation malienne, 24 heures après son arrivée à Nouakchott.

Pour sa part la télévision malienne, dans son édition principale du vendredi soir, n’a pas évoqué cette visite de la délégation malienne en Mauritanie, un fait inhabituel dans la couverture des activités des missions officielles.

La Mauritanie avait annoncé auparavant son mécontentement du comportement des autorités maliennes à son égard, un communiqué publié mardi par le ministère mauritanien des affaires étrangères avait déclaré que « le niveau de la réaction des responsables maliens à l’endroit de leurs homologues mauritaniens restait en deçà du niveau ».

Des incidents visant des citoyens mauritaniens en terre malienne se sont multipliés et les autorités mauritaniennes ont déclaré détenir des preuves de la responsabilité d’éléments appartenant à l’armée malienne dans ces exactions.

La disparition la semaine dernière de 31 mauritaniens au Mali, découvert par la suite tué et enterré dans une fosse commune, avait provoqué la colère des autorités mauritaniennes qui avaient convoqué l’ambassadeur malien à Nouakchott auprès duquel elles ont vivement protesté.

Bien que le chef de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, ait eu une communication téléphonique avec le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani, promis d’ouvrir une enquête à propos de l’incident et de dépêcher une délégation de haut niveau à Nouakchott, il n’en demeure pas moins que la Mauritanie exige davantage.

Nouakchott exige de nouvelles étapes pour déterminer les responsabilités de ces incidents, d’identifier les personnes impliquées dans le ciblage des Mauritaniens à l’intérieur du territoire malien, selon une source diplomatique, l’expression d’une source diplomatique qui s’est confiée à Sahara Media.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/une-importante-delegation-malienne-froidement-accueillie-a-nouakchott/

✓La Mauritanie accuse l’armée malienne de crimes «récurrents» contre ses ressortissants

Le ministère mauritanien des Affaires étrangères a indiqué mardi 8 mars avoir convoqué l’ambassadeur du Mali et lui avoir signifié sa «vive protestation contre les récents actes criminels récurrents» commis selon lui au Mali par l’armée malienne contre des Mauritaniens.

La Mauritanie a émis cette protestation après deux évènements graves impliquant des Mauritaniens en l’espace de quelques semaines au Mali, dont la disparition de plusieurs ressortissants de l’autre côté de la frontière dans des circonstances encore obscures il y a quelques jours. Des enregistrements sonores circulant sur les réseaux sociaux, attribués à des témoins oculaires mais non authentifiés, ont mis en cause l’armée malienne dans la disparition d’une trentaine de Mauritaniens du côté malien dans la zone frontalière au sud d’Adel Bagrou (est de la Mauritanie).

Un député local, Mohamed Mahmoud Ould Henenna, cité par l’agence privée Alakhbar, a parlé d’au moins 15 morts. Cette disparition a été précédée en janvier par la mort, elle aussi dans des circonstances non officiellement éclaircies, de sept Mauritaniens dans le même secteur. À l’époque déjà, la question d’une possible implication de soldats maliens avait été posée.

Le ministère mauritanien rappelle dans un communiqué publié par l’agence de presse nationale que le gouvernement avait à cette occasion envoyé une «délégation de haut niveau» au Mali, «pour tenter de contenir ce comportement hostile envers nos concitoyens». «Malgré les assurances données» par les autorités maliennes, leur réponse «est restée en deçà des attentes», déplore le ministère.

Un diplomate mauritanien s’exprimant sous le couvert de l’anonymat suivant la pratique courante dans une telle situation a mis en garde les autorités maliennes. «Nous avons clairement dit aux Maliens que si ça continue, nous allons fermer la frontière», a-t-il dit. «En plus, les autorités à Bamako ne décrochent pas le téléphone quand nous les appelons», a-t-il dit.

Peuples frères

En janvier, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une enquête et assuré qu’aucun élément ne mettait en cause l’armée malienne. Aucun élément de ces investigations n’a été rendu public depuis. La junte au pouvoir au Mali depuis août 2020 ne s’est toujours pas exprimée sur les récentes disparitions.

Le Mali est pris dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste en 2012. En plus des agissements des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, des violences intercommunautaires, et des actes crapuleux, l’armée est régulièrement accusée d’exactions. Ces violences ont fait des milliers de morts, civils et militaires. La Mauritanie, avec laquelle le Mali partage plus de 2000 km de frontière, a été touchée par l’expansion des groupes islamistes d’Algérie au début des années 2000, mais n’a plus connu d’attaque sur son sol depuis 2011.

Des dizaines de Mauritaniens ont manifesté mardi devant la présidence à Nouakchott pour réclamer la fin des exactions commises selon eux par l’armée malienne contre des compatriotes, a constaté un correspondant de l’AFP. «Nos frères sont froidement assassinés par l’armée malienne, nous devons réagir vite contre ces exactions à répétition» a dit l’un des participants, Ahmed Sidi, originaire de la même région que les disparus. Nouakchott élève la voix alors que la junte malienne a entrepris récemment un effort de rapprochement avec la Mauritanie. Il s’agit pour les colonels de contrer l’embargo imposé en janvier par l’organisation des États ouest-africains Cédéao pour sanctionner leur projet de se maintenir encore plusieurs années au pouvoir.

Les États membres de la Cédéao ont fermé leurs frontières avec le Mali, sauf la Guinée, elle-même dirigée par des militaires. La Mauritanie et l’Algérie, qui ne font pas partie de la Cédéao, ont gardé leurs frontières ouvertes. Le ministère mauritanien explique dans son communiqué que les liens historiques et les considérations humanitaires l’ont empêché «d’affamer le peuple malien frère». Mais il prévient «que la vie de nos innocents concitoyens et la sécurité de leurs biens resteront au-dessus de toute autre considération».

AFP

©️ Crédit source : https://rmi-info.com/la-mauritanie-accuse-larmee-malienne-de-crimes-recurrents-contre-ses-ressortissants/

✓TÉMOIGNAGE. La vie de Bernard Lama en Guyane : « Il y a trop d’inégalités ici pour être heureux »

Bernard Lama, l’ancien gardien international de l’équipe de France de football, du PSG et du Stade Rennais, vit depuis la fin de sa carrière professionnelle dans sa Guyane natale où il a créé une marque d’eau de source. Prolongation est allé lui rendre visite. Engagé et tourné vers la jeunesse, il raconte sa reconversion.

Au bord d’une route détrempée de Remire-Montjoly, une banlieue pavillonnaire de Cayenne en Guyane, un adolescent, sac de sport sur le dos, marche en direction du stade de foot. Son caleçon est apparent. Une voiture ralentit à son niveau. La vitre se baisse. « Remonte ton pantalon. Tu te crois où ? » Le jeune garçon reconnaît le manager général de son club de foot et obtempère sans broncher. Il est comme cela, Bernard Lama : franc, direct, un peu vieux jeu mais plein de valeurs et furieusement tourné vers les autres et surtout les jeunes.

Au volant de sa voiture, il raconte son enfance en enchaînant les bouffées de sa cigarette roulée. Son surnom lui va toujours aussi bien. « Le chat » ne saute plus sur les ballons mais il a gardé une ligne de sportif de haut niveau. Son regard de félin est rempli de malice. Et parfois, lorsqu’il s’agit de sujets qui lui tiennent à cœur, il griffe.

« 10 000 gosses sans école »
Depuis la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, il est revenu vivre dans « [sa] Guyane ». « Je n’ai pas trouvé de raison suffisante pour rester de l’autre côté de l’Atlantique. J’avais acheté une maison en 2005 et je m’y suis fixé. J’y vis avec ma mère depuis. »

Heureux donc ? « Je suis content d’être chez moi, de pouvoir me balader sur la plage ou dans la forêt équatoriale. Une vie simple liée à la nature. Mais non, pas heureux. On ne peut pas être heureux quand on voit la pauvreté ici. Il y a tellement d’inégalités. Ici, 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté, il y a des problèmes de santé, d’éducation, 10 000 gosses sans école. »

Dans le sang de l’ancien international français coule une fibre sociale. « Mon grand-père et mon arrière-grand-père ont construit ce département. Mon père, chirurgien, a été maire de Rémire-Montjoly pendant 35 ans. On parlait plus de politique et de l’avenir de la Guyane que de sport. Tous les ingrédients pour développer une pensée sociale et faire preuve de solidarité. »

50 % des réserves d’eau en Amazonie
Alors, pour sa reconversion, Bernard Lama n’a pas choisi « d’investir dans l’immobilier et s’enrichir sur le dos des plus pauvres » ou de faire « de l’import-export depuis la France ». Pour aider les siens, il faut d’abord poser un diagnostic…

©️ Crédit source : https://actuvrai.com/2022/03/04/temoignage-la-vie-de-bernard-lama-en-guyane-il-y-a-trop-dinegalites-ici-pour-etre-heureux/

✓MON ADHESION A L’ASSEP GANBANAAXUN FEDDE (Association des Soninkés du Sénégal pour l’Egalité et le Progrès). Par Prof Yaya SY

Aujourd’hui 6 mars 2022, je rends officielle mon adhésion à la section sénégalaise de l’Association «Ganbaanaxun Fedde» (Association des Soninkés du Sénégal pour l’Egalité et le Progrès : ASSEP). Inutile de préciser que la lutte contre les inégalités sociales est, et a toujours été la pierre angulaire ma pensée et de mon action militantes en particulier contre la plus ignoble et la plus criminelle des oppressions sociales qu’est la mise en esclavage d’un être humain par un autre être humain.
Dès lors, bien avant ce jour, ma collaboration en tant que sympathisant avec l’Association Ganbanaaxun Fedde et avec les membres de toutes ses sections nationales sans aucune distinction de pays ni de village, me paraissait tout à fait naturel.
Aussi, je rappelle à mes amis de l’Association Ganbaanaxun Fedde que je suis fier d’apporter ma modeste contribution à l’édifice collectif dont ils ont commencé à ériger les fondements.
A ma famille et à mes amis, qui n’en font pas partie, je les exhorte à se joindre à nous dans ce noble combat pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la solidarité et la citoyenneté pour tous et toutes dans tout le Soninkara (les régions soninkées) et dans toute l’Afrique.
Nous n’avons ni rancune, ni amertume envers tous ceux dont les parents dominaient les nôtres sur les bases d’un esclavage domestique africain se transmettant de la mère à l’enfant. Au contraire, il faut s’unir pour tourner les pages sombres de notre histoire et préparer sereinement l’avenir de nos enfants dans un monde de plus en plus dur et injuste.
Les vestiges de la société féodale (soninkée en ce qui nous concerne) et de l’histoire tourmentée du continent, constituent encore dans nos villages, des obstacles sérieux à la mise en place de l’égalité citoyenne malgré les défis qui frappent à nos portes.
Alors sans préjugé aucun, mettons « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».
Je reste confiant en l’avenir de la société soninkée que je crois capable d’unir tous ses enfants et de bannir les inégalités liées à la naissance et à toutes les traditions rétrogrades.
Il faut élaguer nos cultures et nos langues de leurs branches sèches qui rappellent les temps révolus.
Paix, respect, égalité, unité et solidarité entre tous les hommes, les femmes et les enfants du Soninkara, de l’Afrique et du monde.

Le Marin, dimanche 6 mars 2022.
Docteur Yaya SY Anthropologue et Professeur d’histoire à la retraite.

Liens utiles : https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/12/16/%f0%9f%9f%a2-activites-gambanaaxu-15-12-2021-visite-de-courtoisie-aupres-du-doyen-lanthropologue-yaya-sy-en-region-parisienne/.

✓La CNDH et l’Ambassade de la Grande Bretagne volent au secours des victimes de l’esclavage par ascendance déplacées à Bamako



La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec l’Ambassade de la Grande-Bretagne au Mali, a procédé le vendredi 4 mars 2022 à la cité des Enfants à la remise d’importants lots de vivres aux victimes de l’esclavage par ascendance qui ont été forcées, il y a un an, de quitter leurs localités Bakamabougou suite à des menaces et violences.

La cérémonie de remise était présidée par le Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE. Elle s’est déroulée en présence du Premier Conseiller de l’Ambassade du Royaume- Uni au Mali et de la Directrice de la cité des enfants.

D’une valeur de plus de deux millions de francs CFA, le lot de vivres est composé du riz, du sucre, de l’huile et d’autres denrées alimentaires.

Le Premier Conseiller de l’Ambassade du Royaume Uni, Ilyas Malek a indiqué dans son intervention que son pays est toujours prêt à accompagner les victimes de l’esclavage au Mali. Il a ajouté que tous les hommes naissent libres et égaux en droit.

Le Président de la CNDH a insisté sur le fait qu’ on ne peut pas comprendre qu’au 21ème siècle, des maliens traitent d’autres maliens d’esclaves, cela est inadmissible, il a demandé au gouvernement d’assurer le retour de ces personnes déplacées dans leurs localités respectives et dans des conditions de sécurité.
Il a déclaré que d’autres activités d’information, de sensibilisation et de renforcement de capacités sont programmées dans le cadre du même projet, précisément dans la région de Kayes; tout cela conformément à la stratégie de lutte contre l’esclavage par ascendance autour de la formation, de l’information, du plaidoyer et de la répression des pratiques esclavagistes.

Le porte parole des bénéficiaires a tenu à remercier sincèrement la CNDH, singulièrement son Président pour son engagement personnel dans ce combat, et son partenaire qui est l’Ambassade du Royaume Uni pour les efforts déployés dans le cadre de la lutte contre la pratique de l’esclavage par ascendance au Mali.

La rédaction

https://cndhmali.com/index.php/2022/03/06/la-cndh-et-lambassade-de-la-grande-bretagne-volent-au-secours-des-victimes-de-lesclavage-par-ascendance-deplacees-a-bamako/

✓Promotion des Droits de l’Homme au Mali: Un Centre d’appel juridique désormais disponible pour la résolution des problèmes



Maeava Palace de Bamako a servi de cadre, le jeudi 3 mars 2022, à la tenue de la cérémonie de lancement du centre d’appel juridique et de l’application mobile d’accès à la justice.

L’inauguration de ces infrastructures est le fruit de la collaboration entre le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et son Partenaire «Mali Justice Project» (USAID/MJP). 80 00 22 46, c’est le numéro vert mis à la disposition des usagers pour la prise en charge de leurs préoccupations.

Cette cérémonie de lancement était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, en présence des autres membres du gouvernement comme Amadou Keïta, Mme Fatoumata Sékou Dicko, des partenaires techniques et financiers comme Me Jean Lavoie de MJP, du président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré et d’autres personnalités. Dans ses mots de bienvenue, le directeur de ADKontact, Sinaly Diarra, a remercié le Projet MJP pour la confiance portée en leur structure. «Nous accueillons dans nos locaux, une équipe dynamique d’agents juridiques qui bénéficient de tous les moyens techniques (matériel et logiciel) pour prendre en charge efficacement tous les contacts téléphoniques entrant et sortant des personnes ayant besoin d’informations juridiques ou faisant face à une situation nécessitant un conseil ou une assistance. Le centre d’appel Hakew Kounafoni sera joignable du lundi au dimanche de 8h à 20h pour assurer une couverture de service optimale. Adkontact mettra tout en oeuvre pour la bonne conduite quotidienne de ce projet que nous portons désormais tous », a-t-il dit. A sa suite, la directrice d’HERA CONSEILS, Me Tall Nadia Biouele, a indiqué que la société civile professionnelle d’Avocats HERA CONSEILS, a été sélectionnée pour recruter et former des juristes téléconseillers qui seront mis à la disposition du centre d’appel AdKontact pour fournir à travers un plateau technique, opérationnel depuis le 11 février 2022, des informations juridiques, judicaires et des renseignements administratifs aux usagers. Selon elle, ce projet comblera sans aucun doute le besoin de diffusion du droit et d’accès à l’information juridique, judiciaire et administrative. A l’en croire, le projet du centre d’appel juridique est une solution adaptée pour pallier le déficit d’accès à l’information juridique et judiciaire, gage d’une meilleure distribution de la justice. « A travers un numéro vert gratuit pour les usagers, 20 jeunes juristes installés au centre d’appel HAKEW KUNAFONI logé dans les locaux de ADKontact, fourniront instantanément, en langues officielles et locales, les informations nécessaires à la compréhension de la demande posée par l’usager. Qu’il s’agisse des actes d’état civil, des modes de saisine de la justice, des demandes formulées à l’administration en matière foncière, de la dénonciation d’un abus de droit, de la réclamation des droits et indemnités de travail, ou encore de la dénonciation d’une violence basée sur le genre », a conclu Me Tall Nadia Biouélé.

Quant au directeur du Mali Justice Project de l’USAID, Me Jean Lavoie, il a souligné que ce centre d’appel permettra a des milliers d’individus de bénéficier des précieux conseils, références et orientations pratiques d’opérateurs bien formés et ultimement informés des modalités d’accès a l’aide juridique, dans les cas ou les justiciables concernés sont des femmes, enfants et personnes indigentes. « Nous sommes également fiers que cette initiative soit créatrice d’emplois pour le personnel du centre qui acquerront à la fois expérience et expertise, ainsi qu’un revenu, dans un contexte économique souvent précaire pour les jeunes », a conclu Me Jean Lavoie.

Pour sa part, le ministre de la justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a fait savoir que ce dispositif contribuera à résoudre certains des problèmes récurrents auxquels sont confrontés les justiciables maliens parmi lesquels l’éloignement géographique, le coût d’accès à la justice et la langue dans laquelle la justice est rendue.

« Un centre d’appel juridique dédié à l’accès à la justice et au droit vient compléter les efforts de l’Etat, non seulement dans le sens d’une bonne distribution de la justice à travers l’assistance juridique et judiciaire, mais aussi, dans la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie. A travers les conseils et l’orientation des usagers, le centre « Hakew Kunafoni » offrira désormais aux populations les informations juridiques et administratives dont elles ont besoin pour valoir leurs droits. Ce projet ayant démarré avec une phase expérimentale de 12 mois, il revient à l’Etat d’assurer la pérennité du centre à travers le financement de ses activités », a conclu le ministre.

Au cours de cette cérémonie, une projection vidéo sur le fonctionnement du centre d’appel juridique a été faite aussi que le sketch sur l’accès à la justice à travers le centre d’appel.

La rédaction

©️ Crédit source : Post FB CNDH Mali https://www.facebook.com/1574272752719250/posts/2698056717007509/

✓Note de lecture | Gratter l’Histoire pour comprendre hier et se comprendre aujourd’hui !



« La Conquête musulmane de l’Afrique du Nord » d’Agha Ibrahim Akram, traduit en français par ‘Issâ Meyer. L’auteur naquit en septembre 1923 en Inde actuel, un haut gradé de l’armée pakistanaise décéda en 1989. Officier chef instructeur au « Command and Staff College » (académie militaire de Quetta), devenu lieutenant général et ambassadeur, Monsieur Agha Ibrahim Akram s’était métamorphosé en intellectuel féru d’Histoire notamment sur les conquêtes musulmanes en dehors de l’Arabie berceau historique de l’islam prêché par le dernier Prophète Muhammad (psl).

Ici l’ouvrage en question permet un aperçu historique et « archéologique » de l’arrivée très laborieuse et heurtée de l’islam en Afrique du Nord. Il y’a eu beaucoup de Sang, d’affrontements terribles, de destructions massives, de mini génocides et surtout d’esclavage massif de nombreuses années durant.

Un passage tiré de la conclusion du livre peut attirer l’attention du lecteur concentré pour un nécessaire réflexe qui relativise : « …Les musulmans en partance d’Arabie devaient connaître autant de choses sur le Maghreb que nous en savons aujourd’hui sur Mars. Et entre les deux se dressaient des déserts et des montagnes inexplorés et inconnus de l’Homme…. Voilà le temps et l’espace à la lumière desquels les opérations musulmanes en Afrique du Nord doivent être jugées. Elles devraient également être jugées selon la connaissance militaire et l’éthique du septième siècle, non celle du vingtième. s’agit là d’une erreur commune de notre époque que d’imposer nos idées du sens et de l’éthique sur un peuple avec des standards différents, qui vivait à un âge où beaucoup de ces idées n’avaient simplement aucune pertinence. »

De Fustat fondée par le légendaire conquérant ‘Amr Ibn al-‘As en Egypte considéré comme le premier poste avancé de l’impérialisme musulman sur l’Afrique, le gouverneur du pays des Pharaons sous le califat d’Uthman IbnAffan, Abd Allah Ibn Sa’d poussait l’intérêt d’une grande expédition vers l’Ouest. Ainsi de 648 (l’an 27 Hegire) à vers 707 (l’an 88 Hegire) en grande partie sous le règne califal de la dynastie omeyyade, plusieurs expéditions ont été entreprises en direction du monde berbère et berbèro-romano-chrétien dans l’antique région appelée Ifriqiya (une partie de la Libye moderne, la Tunisie actuelle, et la partie Est de l’Algérie actuelle) et dans l’ensemble géographique appelé Maghreb (L’Algérie actuelle et le Maroc historique) jusqu’à l’océan Atlantique. Parmi les figures marquantes de cette longue et éprouvante entreprise de l’instauration d’un ordre politique, culturel et social arabo-musulman, on peut citer entre autres Abd Allah Ibn Abi Sarh, Uqba Ibn Nafi (fondateur de la ville de Kairouan), Zuhayr Ibn Qays, Hassan Ibn Nu’man ou Musa ibn Nusayr . En face il faut mentionner le grand résistant et conflictuel chef tribal berbère Koceila, la mystique et déroutante dame berbère Kahina surnommée la grande prêtresse et quelques intermittents guerriers romains chrétiens. l’Afrique du Nord conquise avec l’imbrication sociale et politique entre conquérants arabes et autochtones berbères et l’appui d’intelligence avec un comte chrétien Julien, la voie vers l’aventure ibérique était lancée. Et l’Andalousie musulmane devenait ce projet vaillamment porté par un pionnier berbère islamisé Tariq ibn Ziyad et ses compagnons.

Ouest-africain et sahélien musulman, je pense avoir appris de ce livre, quelques morceaux historiques du cheminement géographique mouvementé de l’avènement de l’islam dans nos contrées par la suite. Si Koceila et Kahina avaient réussi à repousser irréversiblement l’impérialisme arabo-musulman au 7 ème siècle, peut être l’équipe nationale rimienne de football n’aurait pas été surnommée Les Mourabitounes aujourd’hui.

✍🏾KS pour le BLOG