La Mauritanie a l’honneur de célébrer la mémoire de Thierno Souleymane Ball, dans le cadre de la lutte contre l’esclavage, le racisme et les discriminations. C’est une initiative de la Fédération nationale de la Maison des potes à l’occasion de la célébration du 21 Mars, journée internationale de la lutte contre le racisme. La Fédération Nationale des Maisons des potes célèbre annuellement cet évènement, à travers ses différentes antennes, dans toute la France. Par l’universalité des luttes anti-racistes et anti-esclavagistes, elle mène une lutte acharnée qui la met en lien avec tous les pays du monde qui sont touchés par le racisme, l’esclavage et la ségrégation. C’est dans ce cadre que, pour cette édition, il a été décidé de se tourner vers la Mauritanie pour évoquer les luttes anti-racistes et anti-esclavagiste dans le pays, en choisissant une figure historique et emblématique qui a lutté contre l’esclavage, le racisme et les inégalités. Ce choix s’est porté naturellement sur la personne de Thierno Souleymane Ball, père de la révolution du Futaa. Il lutta, sa vie durant, contre les pratiques esclavagistes de l’époque, les injustices et les inégalités qui sévissaient dans le Fouta. C’est pour connaître l’apport de Thierno Souleymane Ball sur les questions relatives à l’esclavage que la Maison des potes s’est tournée vers son œuvre.
Lors de cette journée, il est prévu d’organiser une visioconférence à 20h00 (Paris) 21h00 (Nouakchott) avec de brillants intervenants mauritaniens dont Ba Bocar qui va aborder la thématique des luttes anti-racistes en Mauritanie et le professeur Sow Abdoulaye qui va se pencher sur l’universalité de la pensée de Thierno Souleymane Ball. Cette conférence sera diffusée en direct sur RMI-info.com
DIA Abdoulaye Médiateur à la Fédération Nationale des Maisons des Potes 16 Square Dunois 75013 PARIS Téléphone: 0753891514
El Watan – La FIFA a décidé de coloniser la CAF avec l’accord et le soutien des présidents de Fédérations africaines.
Encouragé par ces derniers, le président de la FIFA, Gianni Infantino a lui-même fixé l’identité du prochain président de la CAF, en l’occurrence le Sud-Africain Patrice Motsepe, au mépris des règles élémentaires de démocratie, du libre choix et de l’indépendance des organes et instances du football continental.
Il a affiné sa stratégie en mettant dans sa poche tout ce qui existe comme décideurs dans le football et sa périphérie. Depuis dimanche, l’indépendance de la CAF a pris un sérieux coup.
Le président de la FIFA a programmé une réunion à Rabat avec ses hommes de confiance, parmi lesquels Fouzi Lekjaa, président de la fédération marocaine, pour annoncer aux quatre candidats en course à l’élection au poste de président de la CAF, prévue le 12 mars prochain, le deal arrêté par Gianni Infantino.
A savoir élire Patrice Motsepe comme président et installer les trois autres candidats, Augustin Senghor (Sénégal), Jacques Anouma (Côte d’Ivoire) et Ahmed Yahia (Mauritanie) comme vice-présidents. Il y a quelques semaines, ces quatre hommes avaient dénoncé l’ingérence de la FIFA dans les affaires de la CAF.
Comment expliquer leur silence, lorsque Fouzi Lekjaa et un conseiller de Gianni Infantino leur ont présenté la conduite à suivre le 12 mars à Rabat ? Il ne faut pas être grand clerc pour deviner ce qui s’est passé en coulisses. Ils ont été sommés chez eux d’obéir aux ordres du président de la FIFA. Il n’y a pas d’autre explication à leur volte-face. De quel droit et sur la base de quel article statutaire Gianni Infantino a-t-il décrété que les candidats mauritanien et ivoirien seront des vice-présidents et membres du Comex de la CAF ?
Ils seront cooptés et non élus. Un observateur de la scène footballistique africaine croit savoir le mobile qui a poussé les dirigeants à accepter ce qu’a décidé le patron de la FIFA : «Celui-ci a mis en boîte la commission d’éthique et d’éligibilité de la FIFA et de la CAF pour leur faire peur. L’épée de Damoclès placée au-dessus de leur tête est l’argument qu’il a utilisé. Leur complicité a fait le reste.» Devant Gianni Infantino, le Camerounais Issa Hayatou prend les allures d’un saint que le football africain ne tardera pas à regretter.
De là à ce que ce dernier soit placé sous tutorat complet de la FIFA, il n’y a pas loin. Dorénavant, la CAF sera dirigée à partir de Zurich. Dans l’agenda de Gianni Infantino, figure en bonne place la modification de la périodicité de la CAN qui passera de tous les deux ans à quatre ans… pour satisfaire les puissants clubs européens dérangés par le rassemblement de l’élite africaine tous les deux ans.
L’élimination d’opposants politiques de la course aux élections présidentielles est une constante de la scène politique ouest-africaine. Les moyens sont hélas bien connus : accusation de détournement de deniers publics ou de fraude fiscale, remise en cause de la nationalité du candidat, exils, bannissements, emprisonnements, mandats d’arrêt internationaux, instrumentalisation de la justice et du parlement. La panoplie est vaste et l’imagination de nos gouvernants en ce domaine est fertile.
Sous nos latitudes, lorsque l’on accède au pouvoir, on le garde. On révise la constitution pour rester plus de mandats que prévu ; à défaut, on ne la respecte pas, on en tort l’interprétation à l’aide de juristes vénaux ou de conseils constitutionnels aux ordres. On inféode les contre-pouvoirs. De la démocratie, on ne retient que les formes institutionnelles et l’on s’empresse d’en évacuer le sens et la substance. On achète quand on peut certains organes de presse pour museler l’expression libre, on entrave le droit à la manifestation des citoyens pourtant garanti par la constitution, on restreint l’espace publique et les libertés individuelles, on intimide les voix dissonantes. Au lendemain d’élections formelles, scrutées par des observateurs nationaux et surtout internationaux (lorsqu’on les a admis), on quête le satisfecit de la communauté internationale sur la validité et la transparence du processus. Une fois ce blanc-seing en poche, l’on s’en retourne affamer la population, entretenir ses clientèles politiques, jouir du pouvoir et de ses démesures, trahir le contrat social du bien-être partagé, d’égalité des chances et de justice sociale au nom duquel on a été élu. À quelques exceptions près, l’on ne se prête au jeu de la compétition électorale qu’une fois que l’on s’est assuré que l’on a assez maitrisé la machinerie électorale et/ou que les adversaires les plus sérieux ont été éliminés du jeu. L’adage est connu, sous nos cieux, quand on a le pouvoir, on n’organise pas les élections pour les perdre, a moins de s’être assuré d’une succession qui vous absout de la redevabilité nécessaire de l’action publique, une fois redevenu un citoyen normal.
Nous avons tous été témoins de l’évènement. Une affaire privée opposant un leader politique de l’opposition et une citoyenne sénégalaise dont le théâtre fut l’intimité d’un salon de massage est devenue une affaire d’État. Ousmane Sonko, leader de Pastef est accusé de viol par la citoyenne Adji Sarr. Cette affaire aurait pu (due) être tranchée devant les tribunaux compétents, dans le temps normal de la justice sénégalaise, en respectant les droits des deux parties, dans une sérénité qui nous aurait éloignés de tout soupçon de machination ou de non-impartialité. Au lieu de cela, le domicile du leader du Pastef fut assiégé dès les premiers jours de l’affaire par les forces de l’ordre. Ce qui d’emblée a conféré à cette affaire un caractère politique. L’on s’est empressé de mettre en branle contre lui l’appareil judiciaire avec une célérité que l’on ne connaissait pas à notre justice, tordant au passage quelques règles de droit. L’accusé, Ousmane Sonko, a vu en une dizaine de jours son immunité parlementaire levée. En dépit du fait que les procès-verbaux des auditions des gendarmes, qui ont fuité, induisent chez toute personne censée et impartiale un sérieux doute sur la qualification des faits, le procureur de la République, maître des poursuites, décida de mettre en branle la massue judiciaire, car c’est bien de cela qu’il est question, quand il s’agit d’opposants au régime en place dont on prend au sérieux les prétentions au trône. L’affaire Khalifa Sall est là pour nous édifier. L’extrême impartialité dont il a été l’objet nous a tous laissé un goût amer, mais surtout a allumé dans nos cerveaux une alerte, qui s’est mise à tinter lorsque l’on a vu s’esquisser le même scénario. Un étrange et persistant sentiment de déjà-vu nous a habités. Rappelons juste que l’accusé Ousmane Sonko a obtenu pour une première participation aux élections présidentielles de 2019, plus de 15 % des suffrages des Sénégalais, ce qui fait de lui en l’absence d’une gauche sénégalaise et d’une réelle alternative politique, un candidat sérieux aux prochaines joutes électorales. Il s’agit d’analyser ce que l’évènement nous révèle et la vérité dont il est porteur quant à la nature de notre vie politique nationale. La tournure que prend cette affaire est l’expression d’une crise profonde de notre démocratie, qui par ailleurs, se vante d’être exemplaire en se comparant toujours à moins aboutie qu’elle sur le continent.
Depuis Wade, l’affaiblissement et la corrosion des acquis de la démocratie sénégalaise est une douce pente que nous avons empruntée. N’eût été le sursaut du 23 juin 2011 et du 25 mars 2012 ; notamment le barrage des Sénégalais et des Sénégalaises à sa tentative d’installer un ticket présidentiel ne requérant que 25 % des suffrages pour être élu, et celle de briguer un troisième mandat anticonstitutionnel, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Une dévolution monarchique du pouvoir nous guettait. Le M23, Y en A Marre, Devoir de résistance, l’opposition, la société civile, les syndicats, les citoyens et les citoyennes sénégalaises, nous en ont préservé.
Les idéaux pour lesquels nous nous sommes battus en 2012 : le raffermissement de notre démocratie par des réformes institutionnelles adéquates, l’équilibre des pouvoirs, la justice sociale, la redevabilité, l’égalité des citoyens devant la loi, l’élimination de la corruption ont été continuellement érodés depuis. Nous avons vu des personnages emblématiques du régime de Wade contre lequel nous nous sommes élevés en 2012, transhumer vers la majorité présidentielle, certains reniant urbi et orbi leurs engagements précédents ; des individus soupçonnés de détournement de deniers publics, certains épinglés par les rapports des corps de contrôles de l’État, retrouver grâce aux côtés du Prince. La déliquescence morale de la vie politique a amené la plupart des citoyens de ce pays à considérer la politique comme le lieu par excellence de l’expression des cynismes et de l’affrontement des opportunités, alors qu’elle doit être cet espace où la communauté configure son destin et œuvre à réaliser ses aspirations les plus élevées. Ceci est aussi dû en partie au fait que nous avons déserté ce lieu, jugeant son air peu respirable. À quoi avons-nous assisté ces dernières semaines ? Des activistes exerçant leur droit de protestation arrêtés et jetés en prison, une chasse des partisans de Pastef, des citoyennes manifestant leur soutien à leur leader, embarquées par la police, des journalistes entravés dans l’exercice de leur profession. D’ailleurs, ces dernières années la couleur fut annoncée ; plusieurs opposants ont fait l’expérience de la prison, l’embastillement récurrent d’activistes exerçant leur liberté de critique (Guy Marius Sagna en est devenu l’emblème. Il est actuellement détenu en isolement au Cap Manuel dans des conditions indignes) ; une Sénégalaise, Oulèye Mané, ayant fait circuler dans son WhatsApp une caricature du chef de l’État, Saer Kébé, un jeune lycéen de 16 ans ayant tenu des propos contre Charlie sur les réseaux sociaux se sont retrouvés eux aussi en prison. Le Sénégal est pourtant le pays d’une liberté d’expression gagnée de haute lutte. Nous sentions bien que liy raam ci nag ba la jëm.
De la multitude des faits que l’on pourrait égrener à l’infini, il s’agit cependant de passer au paradigme. Nous avons vécu ces dernières années une série de dépossessions démocratiques et c’est ce cycle que nous devons arrêter. La démocratie, plus qu’une forme d’État est une figure réelle de la vie politique. Elle nous engage à défendre ce qui fait tenir ensemble la société. Et l’un de ces piliers est la Justice. Dans notre contexte, la question est autant l’exercice du pouvoir, les normes auxquelles ce pouvoir est soumis, que les finalités qu’il se donne. Un pouvoir séparé de l’idée de justice, que rien n’équilibre plus, qu’aucune digue ne retient, ivre du monopole de l’exercice de la force publique, est exposé à toutes les dérives. Et Dieu sait que les tâches auxquelles il doit s’atteler pour les bien-être des populations sénégalaises vulnérabilisées sont nombreuses. Faut-il rappeler à ceux qui l’exercent que c’est nous qui le leur avons confié pour un temps, afin qu’ils s’attèlent aux conditions de notre plus grand bien ? Le leader de Pastef alors qu’il se rendait à la convocation de la justice été arrêté pour troubles à l’ordre public et placé en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie à Colobane.
Le sursaut auquel nous devrons notre salut est aujourd’hui dans le camp de la Justice. C’est à elle de restaurer l’État de droit et de juger les faits par une instruction impartiale. Il lui faut trancher le contentieux Ousmane Sonko et Adji Sarr par un jugement équitable, en dehors de tout agenda politique. Notre salut est aussi dans la vigilance et l’engagement des citoyens et citoyennes, à défendre l’idée que nous nous faisons de ce que la communauté doit devenir. Il s’agit pour nous de ne pas nous laisser déposséder de la capacité de configurer notre destin collectif. Au-delà de la bataille présente pour une démocratie réelle et une justice impartiale, il nous faudra sérieusement nous atteler à construire une véritable alternative sociale et politique et refonder ainsi la nation sénégalaise.
Le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports de Mauritanie, Taleb Ould Sid Ahmed, a déclaré que son pays est prêt à accueillir la Coupe d’Afrique de la jeunesse U-20 prévue entre le 14 février et le 4 mars cette année, dans les stades de Nouakchott et Nouadhibou.
Aujourd’hui, mardi, le ministre a affirmé l’engagement de la Mauritanie à organiser et accueillir cet événement de football malgré les conditions difficiles que traverse son pays, en raison de la pandémie Corona, exprimant sa fierté de l’achèvement rapide, par le génie militaire, des stades et des installations qui accueilleront le tournoi.
Le ministre a ajouté, en inspectant le stade de El Marhoum Cheikha Ould Boidya et le complexe olympique, que les hautes autorités du pays ont donné des instructions strictes pour assurer les conditions de résidence et l’hospitalité mauritanienne authentique et pour préserver la bonne réputation de la Mauritanie et sa bonne image de marque .
Il a souligné l’état de préparation de cet évenement , tant au niveau des stades, des comités d’organisation, de la santé ,de la sécurité et d’autres parties concernées par l’organisation du tournoi.
Africa Foot United – La Mauritanie accueille à partir du 14 Février prochain la 22è édition de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 20 ans.
Pour ce grand évènement, le public pourrait être privé d’accès aux différents stades en raison de la pandémie du Coronavirus qui prend de plus en plus d’ampleur en terre mauritanienne. La Mauritanie a compté 56 nouveaux cas positifs au Coronavirus pendant les dernières 24 heures. Le pays comptabilise déjà 16322 cas dont 413 décès depuis le début de la pandémie.
Des chiffres alarmants surtout ces derniers mois qui ont entre autres poussé le gouvernement mauritanien à imposer le couvre-feu dans le pays.
De sources très renseignées, on apprend que la compétition aura bel et bien lieu mais ce sera probablement sans public. Une décision en cours d’étude et dont l’officialisation devrait se faire les prochains jours. Il s’agit entre autres de mesures pour assurer la sécurité des joueurs et des différentes délégations étrangères.
Tawary – Une patrouille motorisée de la douane mauritanienne au Guidimakha a procédé, aujourd’hui (samedi 23 janvier 2021) à la saisie d’une importante quantité de drogue composée de bouteilles de bière et de produits psychotropes.
Au cours de ces descentes, les douaniers ont interpellé un groupe de trafiquants de nationalité malienne dans le département de Ghabou à hauteur de la frontière avec le Mali, nous renseigne une source.
C’est lors de trois opérations indépendantes entreprises par les brigades mobiles de la douane que les saisies et arrestations ont été réalisées, précise la source précitée.
Quelques-uns des narcotrafiquants ont réussi à s’enfuir dans la forêt vers la frontière avec le Sénégal et il était impossible de les pourchasser en voiture dans une difficile d’accès, dit-on.
Trois formes d’esclavage (qu’il faut distinguer en Afrique) :
A-Esclavage intérieur africain (à l’intérieur de l’Afrique noire, ou esclavage des sociétés domestiques agraires) datation difficile sur l’ensemble du continent. Si l’esclavage existait avant les contacts avec le monde arabo-musulman, personne n’a su lui donner une consistance historique scientifique. En tout état de cause, l’esclavage en Afrique noire s’est cristallisé au contact des Arabo-musulmans à partir du VIIe siècle, dans ses formes actuellement connues.
B-Esclavage dans les pays arabo-musulmans (vers l’Inde et la Chine pour usage dans le travail agricole) à partir de l’an 652 où le bakht fut signé entre les deux royaumes issus de Méroé vaincu ayant comme capitale Dongola et le Khalife des musulmans pour lui livrer « 360 têtes d’esclaves de moyenne valeur et dépourvus d’infirmités. » (F. Renault et Serge Daget, éd. Karthala, 1985 p.19)
En 666-667, les troupes musulmanes atteignent le Fezzan et s’emparent de Jarma, ils imposent le prélèvement de 360 esclaves pour le Khalife.
En 667, les Arabes atteignent le royaume de Kawar au Nord du Tchad et imposent au roi le prélèvement 360 esclaves. En 682, une expédition partie de Marrakech, attaque les Mesufa au Sud. Le commerce de l’or, l’or produit par les esclaves sur la boucle du Niger est à l’origine des empires almoravide et almohade. Il permit la frappe de pièces d’or par les Almohades en particulier et l’éclosion de la pré-Renaissance et de la Renaissance par la croissance des célèbres ports et Etats-cités du Sud de l’Europe en particulier en Italie et en Espagne grâce au commerce de l’or. C’est la naissance du système bancaire des cités italiennes qui va financer les premières constructions navales de l’Europe ibérique et plus tard de la Hollande, de l’Angleterre et de la France.
C-Esclavage en Amérique et en Occident (sociétés marchandes où le fruit du travail de l’esclave dans les mines et dans l’agriculture est commercialisé, c’est la genèse du capitalisme) : Elle débute en 1444 dès l’arrivée des Portugais dans l’embouchure du fleuve Sénégal un demi-siècle avant le voyage de Colomb en Amérique. – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
● Qu’est-ce qu’un esclave ?
-Définition juridique (est-elle suffisante ?)
L’esclave est un homme ou une femme qui est la propriété d’un autre homme (ou femme) auquel (à laquelle) il est soumis, de même qu’il est sous la juridiction du pays où l’esclavage est pratiqué. Il travaille pour le maître sans contrepartie de salaire.
-La définition juridique est loin de cerner tous les aspects de l’esclavage dans le temps et dans l’espace, encore moins l’évolution des agressions individuelles et sociales liées à l’esclavage qui se perpétuent dans le monde entier jusqu’à nos jours.
-Elargissement de la définition juridique de l’esclavage par les autres sciences sociales et humaines :
L’esclavage entraîne des conséquences très importantes tant sur l’individu esclave que sur le maître (naissance d’une classe des esclaves et d’une classe des maîtres), et sur l’ensemble de la société esclavagiste. Ces transformations sociales, physiques et psychologiques sont si profondes chez l’esclave et le maître (ainsi que chez les autres membres de la société) que l’histoire ou le droit ne peuvent seuls les épuiser. Les problématiques de l’esclavage dans une société donnée constituent au sens maussien un phénomène social total.
Selon l’anthropologie (cf. C. Meillassoux) 1 : il faut faire la distinction entre l’état et la condition de l’esclave ; par ailleurs, il soutient que l’esclave n’a pas de parenté, il n’a pas de relations sociales libres car il ne peut pas voyager librement, voire ne peut même pas se déplacer comme il le veut dans son environnement proche. En anthropologie, on dit aussi que l’esclave est l’étranger absolu, celui qu’on ne doit pas introduire dans le système de parenté franche. C’est ce processus de mise à l’écart volontaire, de marginalisation exogamique qui permet le contrôle social de la classe des esclaves dans la durée. C’est qui fait dire à Meillassoux que non seulement l’esclave n’a pas de parenté, mais qu’il est de surcroît en dehors de celle-ci. Mais l’esclave est plus largement désocialisé, dépersonnalisé, désexualisé (simple géniteur) et hors de la civilisation. L’état de l’esclave c’est la traduction sociale de sa situation juridique de propriété d’un autre homme auquel il est soumis et pour qui il travaille sans salaire. L’état est l’invariant de tout esclavage, il est le propre de tous les esclavages de l’histoire de l’humanité. La condition de l’esclave c’est la situation concrète qu’il vit au quotidien chez le un maître particulier. La condition de chaque esclave dépend de plusieurs facteurs chez chaque maître. L’esclave n’a pas de parenté, donc il ne peut invoquer que des aïeuls, pas des ancêtres n’étant pas introduit dans la parenté des hommes libres. Il est mis en marge de la société qui le reçoit. Il vit pour travailler pour les hommes libres en dehors de leur système de parenté. L’esclave vit en ménage ou en concubinage car lui-même et sa « femme » sont considérés par le maître comme de simples géniteurs de petits esclaves (pratiquement dans tous les systèmes d’esclavage). Dans les sociétés esclavagistes marchandes on peut séparer les membres de la « famille » esclave à tout moment pour raison de vente ou de location.
1 – Claude Meillassoux : «Anthropologie de l’esclavage (le ventre de fer et d’argent) », puf, 1986)
D’ailleurs la concubine de l’esclave peut être réduite à n’importe quel moment en objet de satisfaction des désirs sexuels les plus pervers du maître, y compris le viol s’il en décide ainsi. Les filles de l’esclave aussi sont soumises aux mêmes violences sexuelles effectives ou potentielles de la part du maître.
En Afrique noire, dès le VIIe siècle, on a créé des marchés d’esclaves au Nord-est, au Nord-ouest et au centre Nord pour pénétrer jusque dans la savane, voire dans la forêt (surtout par le Nord-est dès le VIIe siècle de la part des hordes arabo-musulmanes).
Avec l’arrivée des Européens, la Côte africaine est attaquée dès 1444 et est transformée en vaste champ de captures violentes pour faire des captifs qui seront transformés en esclaves localement, vers l’Europe et ensuite vers les Amérique dès l’année 1503.
A partir de 1444, des fortifications sont édifiées par les Européens sur les côtes africaines de Saint-Louis au Cap où se répandra comme un traînée de poudre la Grande déportation des Nègres d’Afrique sous le couvert du doux euphémisme de « commerce triangulaire » ou « traite des négrière » (cf. Yaya SY : Les légitimations de l’esclavage et de la colonisation des Nègres » (Paris, l’Harmattan, 2009, 452 p.)
● Les institutions esclavagistes :
Selon les pays et les périodes de l’histoire, les institutions esclavagistes ont toujours été et sont encore très complexes parce qu’elles concernent la société dans l’ensemble de son système de production et de reproduction politique, juridique, économique et social, etc.
-Le système juridique (oral ou écrit) instituant l’esclavage dans une aire nationale ou culturelle donnée. C’est le droit qui fonde la propriété esclavagiste (pour la quasi totalité des Etats, des Cités-Etats et des sociétés du Moyen Âge.
-L’institution guerrière liée au système politico-juridique de l’Etat esclavagiste, parfois même à des hordes hors-la-loi. C’est l’institution guerrière qui organise, souvent sous la houlette ou avec l’aval du pouvoir politique, les prélèvements de captifs par la violence (guerre, razzia ciblée ou pas, dans les pays lointains, etc.)
-Les marchands et les marchés d’esclaves où les guerriers des rois ou autres déversent leurs butins humains de captifs. Les marchands y achètent ou revendent des captifs (voire même y échangent des esclaves).
-Les acheteurs ou propriétaires d’esclaves sont les destinataires finaux de la « marchandise humaine ». Ils utilisent les esclaves selon leur propre statut social et les répartissent ainsi : esclaves des mines, esclaves des champs, esclaves domestiques, esclaves à métiers, esclaves ostentatoires d’apparat et de prestige des grands rois (comme les eunuques de palais en Egypte, etc.)
NB// Un captif (de razzia ou même un prisonnier de guerre) ne fait pas un esclave tans qu’il n’est pas vendu et acheté par un tiers et soumis à un travail gratuit pour le maître qui l’a ainsi acquis.
En Afrique, sont souvent classifiés dans le groupe des esclaves : des réfugiés, des endettés, des voyageurs étrangers, etc. Ils sont classifiés en tant qu’étrangers hors de la parenté des libres mais ce ne sont pas des esclaves au sens anthropologique du terme, même si certains d’entre eux travaillaient pour les maîtres et pour eux-mêmes sur des terres appartenant à ceux qui se disaient leurs maîtres. Nous y reviendrons avec des exemples précis.
SUITE ……
La prochaine fois j’introduirai l’esclavage dans la société domestique africaine agraire avec des exemples précis pris dans les pays à la lisière du Sahara.
Par Yaya SY Anthropologue et Professeur d’histoire à la retraite
WhatsApp a récemment mis à jour sa Politique de confidentialité, ce qui a suscité de nombreuses questions. Face aux fausses rumeurs, l’application a souhaité clarifier les idées reçues et rassurer ses utilisateurs en Afrique francophone et dans le monde.
Insistant sur sa mission de garantir à tous des communications privées, Whatsapp a précisé que la mise à jour de la politique, qui ne concerne essentiellement que les messages à une entreprise, n’a aucune incidence sur la confidentialité de vos messages avec vos amis ou votre famille. Pas de changement sur le plan de la confidentialité et de la sécurité de votre messagerie personnelle : les messages personnels sur WhatsApp et Facebook restent protégés par le chiffrement de bout en bout. En résumé, ni WhatsApp ni Facebook ne peuvent lire vos messages ou écouter vos appels avec vos amis, votre famille et vos collègues de travail.
A la différence des opérateurs de téléphonie mobile, WhatsApp ne conserve pas non plus les historiques des destinataires des messages ou des appels. Développée pour offrir la possibilité de communiquer de manière privée, l’application permet d’avoir des conversations entièrement confidentielles.
Le partage de localisation sur WhatsApp tout comme sur Facebook demeure lui aussi secret. Lorsque vous partagez votre localisation avec quelqu’un sur WhatsApp, votre localisation est protégée par le chiffrement de bout en bout, ce qui signifie que personne ne peut voir votre localisation à part les personnes avec lesquelles vous la partagez.
Des inquiétudes ont également été soulevées quant au partage d’informations entre WhatsApp et Facebook, deux applications du groupe Facebook Inc. Sur ce point, WhatsApp a tenu à dissiper les rumeurs en rappelant que l’application de messagerie ne partage pas vos contacts avec Facebook. Lorsque vous nous donnez votre permission, WhatsApp accède uniquement aux numéros de téléphone de votre carnet d’adresse afin que l’envoi de messages soit plus rapide et plus fiable. La liste de contacts n’est partagée avec aucune des autres applications proposées par Facebook Inc.
Plébiscités par les utilisateurs africains, les groupes restent eux aussi privés. Le procédé d’adhésion à un groupe permet de transmettre des messages et de protéger le service des spams et des abus. Les informations restent sur WhatsApp et ne sont pas échangées avec Facebook à des fins publicitaires. Une fois de plus, ces discussions privées sont chiffrées de bout en bout et WhatsApp ne peut pas voir leur contenu.
Enfin, depuis Novembre 2020, pour encore plus de confidentialité, WhatsApp vous propose désormais de faire disparaître vos messages après que vous les ayez envoyés en utilisant les messages temporaires. Vous pouvez également télécharger et voir en toute transparence les informations dont WhatsApp dispose sur votre compte nous avons sur votre compte directement depuis l’application.
En définitive, la récente mise à jour de WhatsApp comprend des changements relatifs à l’envoi de messages à une entreprise sur WhatsApp, ce qui est optionnel et n’affecte pas la très grande majorité des utilisateurs.
AMI – Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a assisté mercredi soir à l’Elysée à Paris, à un dîner offert en son honneur par Son Excellence le Président français Monsieur Emmanuel Macron.
Le dîner a été une opportunité pour le Président de la République et son homologue français de discuter du renforcement des relations bilatérales à tous les niveaux.
En outre, diverses questions d’intérêt commun ont été abordées, notamment les questions liées à la situation sécuritaire dans la région du Sahel et les résultats obtenus par notre pays lors de sa présidence du G5 Sahel malgré la complexité de la situation et les répercussions négatives de la pandémie Covid-19 aux niveaux mondial et régional.
La mobilisation d’un soutien militaire, économique et politique en faveur du Groupe des Cinq pays du Sahel, a constitué le plus important résultat de cette rencontre. Ce soutien a d’ailleurs été traduit par le lancement de plusieurs initiatives telles que la Coalition pour le Sahel, la Coalition pour la sécurité et la stabilité du Sahel et d’autres initiatives.
Les entretiens entre les deux Présidents ont porté sur l’amélioration du niveau d’efficacité des plans de terrain, qui s’est reflétée dans certaines des victoires décisives enregistrées au cours de cette période, en plus du suivi strict et régulier de la mise en œuvre de la »feuille de route de Pau » et l’approfondissement de la prise de conscience de la nécessité pour la communauté internationale d’assumer ses responsabilités face à la situation dans le Sahel.
Au cours de la rencontre, les deux Présidents ont passé en revue le grand effort qui a été consenti pour réduire les dettes des cinq pays du Sahel entre autres réalisations accomplies.
La disparition de Diary Sow, brillantissime élève en prépa scientifique en France, tient tout un peuple en haleine depuis quelques jours. Tout comme vous, je ne suis pas en mesure d’y remédier, ni de donner des informations qui puissent au moins fixer les esprits à défaut de les soulager. Et ce n’est pas par manque de volonté ! À vrai dire, je suis tout autant, si ce n’est plus, que vous dans l’ignorance du contexte réel de cette disparition. Je n’ai pas la moindre idée de la nature de cette disparition ; est-elle d’origine criminelle ? Est-ce la volonté de l’étudiante ? Ce que je sais, au-delà de l’inquiétude que cette disparition suscite en nous, c’est qu’il y a un problème qui reste réel quelque soit ce qu’il est en train de se passer dans le cas inquiétant de Diary : c’est la problématique de la gestion africaine de ses hauts potentiels. J’ai décidé d’écrire sur ce sujet trop peu investigué après avoir passé des jours à chercher ce que je peux faire d’utile sur cette affaire. Contacter la famille et leur présenter mon soutien, oui, surement ! Mais quoi d’autre ? Et vu que je ne peux pas pénétrer la police française, ni distribuer des tracts à partir de l’Amérique, je vais tenter d’être utile autrement ; une utilité qui pourrait parler à Diary car elle est certainement concernée par le sujet, mais qui peut aussi améliorer la vie de toute une catégorie de personnes, de leurs familles et, in fine, de la société. Souvent on décrit le haut potentiel (HP) par quelques signes et traits par lesquels on aime l’identifier, signes et traits, beaucoup de fois, vaporeux pour ne constituer en fin de compte qu’une identité vague à marquer une espèce bizarroïde qui se décale de la norme. On passe ainsi sous silence le monde intérieur qui fait émerger ces caractères qu’on a pu détecter chez le HP, ce monde qui est la base du tout, ce monde rapide et intense qui bouillonne sans arrêt. Un monde tentaculaire qui, sans en avoir la décision, s’intéresse à tout ! À absolument tout ! Au moindre détail de logique, à la structure, à l’agencement, aux perturbations. Pour un HP, il ne s’agit pas que de noter les effets occasionnés par un évènement, il s’agit surtout de s’engager, sans en recevoir l’ordre ni la demande, et de façon systématique, dans la généalogie des causes, jusqu’à en être submergé par les différentes directions qui se sont accumulées par superpositions successives à la façon d’un arbre multi-dimensionnel, et que le phénomène suivant se déclenche. Tout cela se passe, le plus souvent, sans le moindre mot externalisé ; ces petits voyages de curiosité sont consignés dans le registre des souvenirs dont les plus chanceux sortiront lors d’une conversation paisible sous forme de remarques. Ce qui caractérise ce mode d’interaction avec son environnement c’est son aspect permanent et non motivé. Quand un HP n’a pas un phénomène à se mettre sous la dent de la cognition, le temps s’arrête pour lui ; il entre alors en état de besoin extrême. Pour faire simple, un HP est un peu un rongeur cognitif, il lui faut sa noix ! S’il n’y a pas une proposition externe à sa demande interne intense, il lui incombe de l’inventer pour éviter de sombrer par explosion émotionnelle ! Voilà ce qui explique sa tendance à être d’une créativité remarquable et multidisciplinaire. La créativité du HP est moins guidée par une ambition donnée que par la nécessité de combler le vide infernalement ennuyeux que présente un environnement peu satisfaisant. Ce tableau que j’ai dressé n’est qu’un croquis préliminaire qui contient un petit aperçu interne du HP, bien qu’incomplet. Ce sujet est délicat, le fait même d’en parler soulève des questions diverses en rapport avec les manières en vigueur dans la société à laquelle le texte est destiné. Ce qui explique le semblant de « tabou » intellectuel autour de la question. Notre société comporte des freins à l’endroit de cette catégorie de personnes. Les moules sociales dans lesquelles la société veut introduire ses individus ne sont pas assez flexibles pour le mode HP. Il faut le plus souvent que ce dernier se résigne à se faire castrer de tout ce qui dépasse pour trouver une place, s’il ne veut pas se faire broyer ou éjecter. Il peut aussi ruser et combiner les trois options pour répartir le choc, mais de façon provisoire ! Je vous passe les détails sur les réflexions et les reproches pointant les différences d’intérêt qui se mettent en place dès l’enfance. Encore une fois, le problème est que le haut potentiel présente une différence intellectuelle importante dont on n’aperçoit que les manifestations, donc là où on le traite, sans en être conscient, sur la base de cette différence, en même temps il est, lui, en train d’appliquer cette même différence pour s’interroger sur les causes de ce traitement, systématiquement. Et cela le marque. Le haut potentiel africain qui arrive en France dans le cadre des études peut se retrouver face à un problème de nature nouvelle pour lui. Il est pris entre le marteau de la différence d’intérêts prononcée avec sa société d’origine et l’enclume de la non-conformité avec l’image toute faite que l’essentiel de la société d’accueil s’est construit à son égard des suites d’évènements historiques qu’il n’est besoin d’exposer. Il est ainsi mal-pensé d’un côté et mal-imaginé de l’autre. Quelles que soient les appréciations qu’il reçoit dans le cadre de ses études, il n’en est pas autant guéri des attaques sociales reçues qui se mesurent proportionnellement à ses interactions avec ses divers entourages. Il lui est alors urgent de se construire un abri, une carapace, pour se protéger. Cet abri peut requérir divers matériaux ; mais l’isolement semble être un ingrédient naturel qui s’utilise d’une façon ou d’une autre et à un certain degré selon le sujet. Il n’est pas besoin de s’attarder sur le rapport pour le moins ambigu que le HP africain dans un pays comme la France peut avoir avec une partie de ses camarades de classe et parfois même de l’équipe professorale ; ni sur le comment, d’un autre côté, les nombreuses possibilités présentes dans un tel milieu peuvent le propulser. Mais nous pouvons quand même sensibiliser la société africaine sur ce problème. Cette catégorie de personnes, appelées sous divers noms : surdouées, hauts potentiels …, a besoin d’une place dans la société. Elle a aussi besoin du soutien de la société quand elle fait face aux nombreuses difficultés de l’extérieur. Le moins que la société peut faire c’est de laisser le HP exprimer sa différence cognitive sans le réprimer ou chercher à le décourager. Car de par leur différence, ce sont des gens qui exploitent des possibles non encore envisagés et qui, parfois, permettent à la société d’avancer. Puisse ceci participer à faire avancer les mentalités en ce qui concerne le rapport entre notre société et ses hauts potentiels de façon générale, à défaut de faire revenir Diary à qui je souhaite d’être retrouvée saine et sauve pour continuer dans sa lancée pleine d’espoir quant à l’avenir de notre société.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.