Urgent | Section UPF Mauritanie : Les éclaircissements de la présidente Mariya Ladji Traoré

Cher (es) membres de la section mauritanienne de l’Union de la presse francophones (UPF Mauritanie) et autres confrères  et consœurs  de la presse mauritanienne en générale , il est important de souligner que toute nouvelle ouverture des adhésions à la section UPF Mauritanie en ce mois d’avril semble inopportune ou  complètement insensée. Ainsi vu que les membres de la section depuis sa création on été contactés depuis janvier 2021 comme d’habitude pour ceux qui veulent renouveler leurs adhésions ou ceux qui ont renouvelé leurs adhésions depuis 2019 ou répondu au courrier de la campagne d’adhésion 2018/2019 .

Il est important d’éclaircir les points suivants :

  • Les sections nationales de l’UPF sont autonomes et nul renouvellement de ses instances ne peut être opéré avant la tenue d’une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.  
  • Les sections sont dirigées par le président de la section , qui en vertu de ce statut  , l’UPF international lui octroie une accréditation qui lui permet de faire valoir ce que de droit et de se faire reconnaitre au prés des  autorités concernées pour mieux implanter la section et assurer son bon fonctionnement en tant que association de presse mais aussi comme représentation de l’UPF  International en Mauritanie.  
  • Pour l’année 2021 , suite à la décision de la commission d’aide à la presse privée de payer annuellement les cotisations des associations ou représentation  de presse à l’international et plus particulièrement pour l’UPF Mauritanie dans le cadre de la Conjoncture actuelle de la COVID 19 , suite au rapport produit  par l’UPF Mauritanie sur  la situation des médias en Mauritanie l’année dernière et qui avait abouti à la lettre ouverte  adressée au président de la République Mohamed ould Cheikh Ghazouani par voie diplomatique , pour  appuyer la presse écrite vu qu’elle représente le secteur le plus affecté par la pandémie au niveau mondiale, qui a répondu favorable à cette requête.  
  • La réouverture des adhésions en ce moment , n’est autre qu’un doublon car les premiers dossiers complets ont été transmis déjà à l’international  (plus d’une dizaine) et les autres sont en instance suite à un blocage dû au retard accusé par le montant octroyé par la caisse d’aide à la presse privée à cette fin ,qui n’a pas encore été perçu  jusqu’à présent et  la tentative avortée de déstabilisation de la section tout dernièrement ont accentué ce retard. 
  • La décision du payement annuel des cotisations a été décidé l’année dernière, mais seulement  c’est pour l’année en cours que le l’UPF  Mauritanie va en bénéficier, suite à son dynamisme au niveau national et international et le plaidoyer de sa présidente auprès des autorités concernées notamment le Ministère de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement tutelle actuelle de la communication et la Haute Autorité de la presse et de l’audio-visuel.

Mariya Ladji Traoré, présidente UPF Mauritanie. 

©️ Crédit source : reçu de la présidente UPF Mauritanie     

✓COMMUNIQUE DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE MODERNE

🔴 MALI : ARRESTATIONS DES ABOLITIONNISTES DE L’ESCLAVAGE ET DEFENDEURS DES DROITS DE
L’HOMME

Notre coordination ,née de la volonté des Organisations Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage moderne de mener ensemble sur l’étendue du continent africain et dans le monde des actions de sensibilisation , d’information sur les conséquences de ces crimes sur le rapport entre les êtres humains et judiciaires pour faire condamner , sur la base des instruments juridiques internationaux, les auteurs de ces crimes contre l’humanité et leurs complices.
C’est à ce titre que notre coordination a été interpellée et saisie du cas des arrestations et placement en détention provisoire des militants de l’association Gambana Mali, abolitionnistes de
l’esclavage et défendeurs des droits de l’homme en vertu de la décision de Monsieur le Procureur de la République Près du Tribunal de grande instance de la commune 4 du district de Bamako pour incitation à la violence et injures dans le milieu Soninké.

L’incarcération des militants abolitionnistes membres de l’association Gambana est excessive , disproportionnée voire abusive en ce sens que cette association membre de notre coordination milite contre la traite et les nouvelles formes d’esclavage qui sont des injustices structurelles en ce qu’elles imposent une forme de relations d’oppression qui dénient la dignité humaine. Par le présent communiqué, nos organisations Panafricaines abolitionnistes rappellent respectueusement aux autorités maliennes qui leur incombe l’obligation de protéger les militants abolitionnistes, d’interdire l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage.
Malheureusement et tristement , l’actualité immédiate nous interpelle et nous rappelle que la traite et l’esclavage colonial ne sont pas des crimes qui appartiennent a un passe révolu en Afrique.
Au regard des agissements des pratiques encore présentes et imputables à certaines entreprises,
des groupes de personnes qui volontairement font en permanence et toute impunité de l’apologie
de l’esclavage , l’arrestation et l’emprisonnement des militants engagés contre ces crimes contre l’humanité est assimilé à un encouragement à ceux qui entretiennent et encouragent les structures sociales inégalitaires et discriminatoires . Il convient de mettre fin à la répression judiciaire dont sont victimes Monsieur Cheick Oumar Yara et ses amis. 
Si les organisations Panafricaines abolitionnistes membres de la Coordination des Organisations
Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage ne sont pas coupables de la traite et l’esclavage colonial, elles ont une obligation morale d’agir pour mettre fin à la persistance et la tolérance des nouvelles formes d’asservissements en Afrique .

L’exigence, l’obligation de solidarité et d’humanité nous astreint à apporter secours et assistance aux victimes de ces crimes contre l’humanité qui sont vulnérables donc impuissantes à faire face à la puissance des lobbyings des esclavagistes et leurs soutiens faute de quoi ces faits qui ont marqué notre passé continueront encore à influer notre présent et auront sans des conséquences pour les générations futures d’africains.

Paris ,17 Avril 2021

Pour la Coordination, Me Saïd LARIFOU, Président de l’ONG Waraba Afrique

ORGANISATIONS MEMBRES DE LA COORDINATION :

– WARABA AFRIQUE (Maitre Said LARIFOU )

– Kane d’Afrique (Doro Traore)

– Mouvement pour la sauvegarde des Droits de l’homme (Boubacar NDJIM)

– Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et
se séquelles- France (Gaye Traore)

– Association des Haratine de Mauritanie en Europe (Diko Hanoune)

– Rassemblement Malien pour la fraternité et le Progrès (Salif Ladji Camara)

– ASSEP – Sénégal (Issa Mamado Sidibe)

– Ganbana International (Malal Camara)

– C.S.P/ A.C.D.E (Mahamadi Kanoute)

– Initiative pour la résurgence du Mouvement abolitionniste ( IRA ) Brahim Ali

– G5 Sahel (Ali Bouzou)

Mali | COMMUNIQUE 025-MSDH/2021 RELATIF A L’ARRESTATION DE Mr CHEICK OUMAR YARA (ACTIVISTE ET MILITANT ANTI-ESCLAVAGE)


Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a appris avec amertume la mise sous mandat de dépôt de Mr Cheick Oumar Yara le jeudi 15 Avril 2021 par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune 4 du district de Bamako.

Selon les informations recueillies auprès des autorités judiciaires, Mr YARA est poursuivi pour incitation à la violence et injures via les réseaux sociaux dans le milieu soninké.

Mr Yara et autres activistes ont été toujours dans le giron des personnes qui défendent cette pratique qui date d’une autre époque.

On se rappelle de son apparition dès les premières heures au coté des orphelins des quatre (04) militants anti-esclavages à diandioumé dans le cercle de Nioro.

Le MSDH n’est pas surpris de cette cabale contre les défenseurs des droits humains et cette arrestation confirme que la minorité ne bénéficie pas de la liberté d’expression dans un Etat de droit comme le Mali où le coupable devient le plaignant.

A cet effet le MSDH demande :

✓La libération immédiate et sans condition de Mr Cheick Oumar Yara.

✓Aux politiques maliens notamment certains apologistes déclarés et connus de tous de penser à leur dignité et à celle des autres.

✓A l’Etat Malien de s’assumer en votant une loi criminalisant ce phénomène de peur qu’il ne prenne une tournure désagréable ;

✓D’interpeler les vrais responsables dans les attaques de diandioumé, de Lany de Kaneyra et récemment à Samba Dramane pour ne citer qu’eux.

✓Aux organismes internationaux de défense des droits de l’homme que le Mali est en Etat d’alerte en termes de violation des droits humains.

Le M.S.D.H informe l’opinion nationale que nul n’est au-dessus de la loi et suivra particulièrement la suite de cette affaire.
.
Le M.S.D.H tient à rappeler que respecter les droits de l’homme ne relève plus du choix politique mais d’une obligation morale et juridique. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignants.

Fait à Bamako le 17 Avril 2021.
N’Djim Boubacar
Président du MSDH

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/102319477828361/posts/603236507736653/

Le conflit est certes un phénomène social « inévitable », mais il est en dehors de la « normalité » | Par l’Anthropologue Yaya SY

Le conflit est certes un phénomène social « inévitable », mais il est en dehors de la « normalité » (déjà difficile à appréhender). Le conflit est en tous les cas une situation de « crise ». On ne peut pas dire que la fièvre est une « situation normale » pour le corps d’un être vivant. Les meilleurs spécialistes de la sociologie du travail surtout (où conflit et négociation sont au centre de la réflexion sociologique) présentent le conflit comme inhérent à tout système social et à tous les systèmes du vivant. La crise selon les spécialistes de la philosophie est une étape nécessaire à la résolution des contradictions de la matière pour passer à un état qualitatif autre (parfois qualifiée de supérieure…) ; en tout cas à une nouvelle réorganisation de ses structures qualitativement différente de la précédente. Certes, nous devons accompagner la résolution d’un conflit social (crise) mais sans aucune ambiguïté, ça doit être dans le sens de nos convictions intimes (ici dans l’intérêt de la majorité des hommes et femmes considérés comme étant au bas de l’échelle sociale…) Dès lors, dans les pays soninkés, nous devons comme dans la conclusion de ce texte dénoncer les vestiges du système féodalo-esclavagiste mais sans faire croire aux gens que rien ne doit changer après la crise. Il faut que tous ceux qui ne comprennent pas bien les enjeux actuels sachent que si l’Afrique n’apprend pas à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, nous serons toujours dans le peloton de queue de l’humanité. Les menteurs, les corrompus, ceux qui s’assoient sur nos institutions modernes, les féodaux, les racistes sont en grande partie à l’origine de cette crise profonde des sociétés africaines. Ils sont les alliés subjectifs et objectifs indispensables aux forces extérieures qui viennent nous piller et détruire notre environnement et nous avec… si on reste les bras croisés. Cependant, nous devons toujours rester sur une note positive : nous devons toujours élargir nos rangs mais par la pensée critique sans compromission avec les ennemis de l’Afrique.

Yaya SY

✓Note du Blog : Cette contribution a été écrite en commentaire à la réaction de Dr Bakary Tandia sur les évènements violents de Kaédi au sein de la Zawiya Mpaly Kaba , le 5 avril 2021. Le lien média https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/13/affaire-de-kaedi-le-conflit-est-un-phenomene-social-normal-par-bakary-tandia/

Mauritanie | « N’esquivons pas le débat social… » Par Pr Mahamadou Sy


Une des erreurs, si ce n’est des malhonnêtetés, courantes chez nous est le fait de juger les conséquences sans pour autant toucher aux causes qui les ont induites ou les mettre, les unes et les autres, au même plan dans une analyse qui se réclame pourtant objective. C’est alors que l’on passe très souvent à côté des problèmes de fond pour ne disserter que sur des conduites ou actes qui ne font que voguer à la surface, au gré des grands courants qui les sous-tendent et déterminent leur mouvement. Deux erreurs sont à éviter si l’on veut rester un tant soit peu objectif. La première est celle qui consiste à oublier les grands courants régisseurs de la dynamique pour ne considérer que le comportement guidé des éléments qui y sont suspendus. La seconde consiste à établir une égalité de statut entre les courants et le comportement des éléments qu’ils transportent.
Ainsi, plus d’une fois on entend des gens prendre les quelques droits à la demande de dons ou cadeaux accordés aux groupes hiérarchiquement défavorisés pour des privilèges au même titre que ceux que détiennent le ou les groupes favorisés. Ils s’en servent alors afin de faire valoir une « condition atténuante », et souvent même comme une contrepartie équivalente. Le moins qu’on puisse dire est qu’il s’agit d’un argument fallacieux que d’affirmer de telles positions.
Le fait est que selon notre provenance sociale, il y a des chemins plus ou moins déterminés qui se déploient devant nous dans la lutte quotidienne pour notre survie. Ces chemins forment le potentiel qui nous est offert par notre milieu pour résoudre nos problèmes quotidiens ou construire une forme de réussite sociale. Il est clair que si un groupe dominé n’a droit que trop peu aux terres cultivables, ses chemins de survie vont être plus souvent ceux des travailleurs pour les propriétaires ; et ce, même si ses membres sont libres de faire autrement. La question n’est pas d’avoir libre choix d’accepter ou de refuser, il s’agit de prendre la meilleure des possibilités qui se présentent à un moment donné pour un but donné. Ainsi, si on décidait de juger le choix de travailler pour des prunes (c’est le cas de le dire) plutôt que de refuser de travailler, on passerait alors sous silence le partage inéquitable et totalement déraisonné des terres cultivables qui est un problème de fond. On pourrait alors arriver à conclure, de façon superficielle, que le travailleur n’avait pas à se plaindre car il a signé de plein gré son contrat. Au fait, cela n’est pas un exemple fortuit, il constitue un problème majeur dans nos localités où quelques familles ont la part du lion sur les terres là où d’autres peinent à trouver où habiter ; voyez-vous le combat contre l’accaparement des terres par des venants est une chose honorable. Mais qu’en est-il du partage rationnel des terres avec les groupes sous domination ?
Mais plus proche du sujet encore, les cadeaux et autres dons que demandent les membres des groupes dominés ne constituent aucunement des chemins de premier choix pour acquérir des biens. Si aujourd’hui on acceptait de réorganiser la société, ils ne seront pas plus que nous intéressés à occuper une telle place dans la société. Ceux parmi eux qui accepteraient cette place ne seront pas plus nombreux que les nôtres qui en voudraient. Il faudra que l’on comprenne que le fait que certains groupes adoptent les pratiques citées a plus à avoir avec le résultat d’une construction sociale qui tend à spécialiser les gens suivant leur provenance. Le fait que les toorobbe, dans le milieu Pulaar, soient comparativement plus versés dans les études religieuses ne témoignent aucunement d’une aptitude intellectuelle particulière dont ils seraient les détenteurs. Cela n’est essentiellement que fruit d’une construction sociale. La construction joue donc le rôle de ces grands courants qui distribuent des trajectoires aux uns et aux autres assez fidèlement suivant leurs provenances respectives. Dévier de ces canaux est aussi difficile que ramer à contre-courant, c’est s’opposer au courant social qui ne manquera pas de tenter de réorienter les chemins selon son bon vouloir au moment où il encouragera ceux qui s’en conformeront. Il est ainsi d’une grande erreur que de penser que l’ensemble des dominants d’aujourd’hui auraient dévié de certaines conduites observées chez les dominés si jamais les rôles s’étaient inversés. La vérité est que, comme eux, ils se seraient adaptés à leur grande majorité au rôle qui leur est offert ; et comme vous pouvez alors le comprendre, ce n’est donc pas par choix du rôle mais par défaut et par contrainte sociale.
Vous ne manquerez pas alors à me dire qu’eux aussi allaient agir, en majorité, si les rôles avaient été inversés, comme la nôtre est entrain de le faire -faudrait-il encore le reconnaître. Je vous dirai oui, qu’il y a en effet beaucoup de chances que cela soit vrai. Mais qu’évidement en le faisant ils auraient autant tort. Le tout est donc de refuser de jouer le rôle suprémaciste injuste auquel la société nous assigne; il est en effet plus aisé de le faire que de se défaire d’un rôle de subordination dans lequel on ne dispose d’aucun levier conséquent. Donc à la question de savoir si les dominants sont aussi conditionnés par la société que les dominés, la réponse est non. Les dominants, bien que fortement influencés par les règles sociales, ont tous les moyens d’y mettre un terme, ce qui est moins le cas chez les dominés.

Dans beaucoup de nos villages, des crises ont été occasionnées par le seul fait que des membres du groupe dominé aient refusé de faire la cuisine lors d’un mariage. Notre société trouve ce refus révoltant ! Mais quand ces mêmes individus viennent cuisiner en chantant et dansant, en demandant des cadeaux, on trouve qu’ils sont complices du système. Attendez les amis, que voulez-vous vraiment ? Qu’ils viennent cuisiner mais sans demander de cadeaux ?
Peu d’entre vous me diront qu’ils sont contre qu’ils viennent cuisiner tout court. D’accord, mais dans ce cas vous conviendrez que leur reprocher d’accepter ou de demander les cadeaux est une belle façon de se tromper de coupables, vu qu’ils sont socialement enjoints à jouer leur rôle assigné. Allez donc dire à la société, aux dominants je veux dire, de lever ces charges sociales sur eux, d’accepter de renoncer à leurs privilèges de princes et de princesses injustement acquis, les vrais privilèges je veux dire, qui, pour exister, forcent les dominés à jouer le rôle critiqué. Pour s’en convaincre, imaginez un mariage au Fuuta dans lequel aucun des membres de ces groupes ne vient accomplir « son prétendu privilège », alors vous verrez que quoi que ces derniers puissent regretter un gain économique, les dominants quant à eux éprouveront une crise existentielle majeure. Car ces pratiques-là c’est bien les dominants qui les ont mises en place pour se délecter de leur propre position bien que les temps durs que nous vivons puissent occasionnellement leur faire subir quelques « effets secondaires ».

Pour conclure, j’appelle encore à ne pas vouloir ruser avec nos problèmes profonds ou les esquiver. Nous devons être objectifs. Mais l’objectivité n’est pas synonyme d’équilibrisme. Aspirer à être objectif c’est faire tout son possible pour attribuer aux différents éléments de son propos la place qui est la leur. Cela n’implique pas une nécessité de partager les fautes. La hiérarchisation dans notre société est un problème dont on connait le coupable qui est le système qui régit sa structure. Il profite aux uns et lèse les autres voire les asservit, il nous incombe de nous dresser contre, peu importe ce qu’il nous réserve personnellement ou de quel côté notre naissance hasardeuse nous a placés.

Mouhamadou Sy

©️ Crédit source : Post FB – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=788267955430794&id=100027427912973

Affaire de Kaédi | « C’est une conjonction du féodalisme avec la religion. » Par le mathématicien Sy Mahamadou

L’affaire de Kaédi doit être dénoncée avec toutes nos forces. C’est une conjonction du féodalisme avec la religion. Le féodalisme désigne une catégorie de personnes comme esclave et la loi religieuse finit le travail en prônant l’infériorité religieuse d’une catégorie déclarée de façon inhumaine comme servile. Et le féodalisme et les lois religieuses concernées sont à bannir pour le bien de notre société. Il y a un peu plus d’un an, une conférence d’un marabout de renom au Fuuta avait fait le tour des réseaux sociaux. Conférence dans laquelle ce marabout exposait toute la théorie religieuse prévue par l’islam pour le traitement du dit esclave, allant du rapport entre les dits libres et l’avoir du dit esclave à des restrictions religieuses hautement discriminatoires et humainement rabaissantes. Il faut dire que ce qui s’est passé à Kaédi est une mise en pratique de la même théorie, et il est clair que si la même action de diriger la prière s’était passée dans d’autres localités, on aurait assisté à des réactions similaires. Donc on voit bien le problème. Non à la hiérarchisation des humains, non aux privilèges religieux à caractère discriminatoire. Je réitère mon soutien total à la lutte anti-esclavagiste, en particulier celle qui a lieu au sein de notre société.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date 7/4/21 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=786467285610861&id=100027427912973

Mauritanie | Esclavage chez les négros-mauritaniens. Par Thiam Houssein

Aujourd’hui, même si les pratiques ne sont plus les mêmes, l’esclavage reste dans les esprits de certaines personnes, car ses séquelles peuvent être un vecteur de trouble à l’ordre social, à l’instar de ce qu’il s’est passé à Kaédi ce lundi 5 avril 2021 lors d’une querelle opposant les anciens esclaves aux familles qui, traditionnellement, dirigeaient les prières à la chapelle de Mpali Kaba. Cette querelle s’est tristement soldée par un bilan de dix blessés, dont deux graves.

En Mauritanie, le combat du militant Biram Dah Abeid s’est uniquement articulé autour de l’esclavage chez les maures-haratines, passant sous le silence les pratiques aussi esclavagistes qu’anti-républicaine, qui sévissent dans la société des négros-mauritaniens. Cependant que les attitudes esclavagistes, bien que cachées par le déni et l’indifférence, demeurent une monnaie courante au sein de la communauté négro-mauritanienne, d’aucuns n’hésitent d’évoquer la notion des séquelles de l’esclavage en adoptant la posture des négationnistes dans le milieu maure.
Tout acte esclavagiste est mauvais et à bannir. Par contre, l’esprit esclavagiste dans les négros-mauritaniennes est autant violent qu’avilissant .


En effet, il est observable chez les maures qu’un Hartani qui sait lire le Coran peut présider une prière; ensuite quand un Hartani meurt, il est enterré avec les maures.
Aussi les maures et les hartanis se président-ils la prière, se partagent le même cimetière, contrairement aux négros-mauritaniens.

Un intellectuel issu d’une famille anciennement esclave, n’a même pas le droit de porter un brassard dans une équipe au Fouta, présider une prière ou diriger une association du village.
Si une personne issue d’une famille d’anciens esclaves se marie avec une soi-disant noble, ce n’est pas parce qu’elle soit considérée comme un homme vivant dans une république qui fonctionne selon des lois qui ne font aucune différence entre les citoyens, mais c’est parce que cette personne-là a beaucoup d’argent.
Ces pratiques esclavagistes et féodales sont courantes chez les négros-mauritaniens, mais la conscience collective n’est pas encore prête d’en parler en prenant cette question à bras-le-corps.
Or, les soit-disants militants progressistes négro-mauritaniens, quoiqu’ils n’abordent jamais la question de l’esclavage sévissant dans leur propre société, ils sont promptes à sauter sur les cas de l’esclavage que l’on découvre dans la société maure pour en faire un tapage médiatique. Cette hypocrisie doit cesser.

J’accuse ! Oui, J’ACCUSE l’État mauritanien de profiter de ce différend au sein de la communauté négro-mauritanienne pour s’asseoir son pouvoir. Il est à noter que l’élite négro-mauritanienne au POUVOIR est issue d’une seule caste, celle des soi-disants nobles.
Il faut regarder les ministres négro-mauritaniens, les élus et les ambassadeurs pour s’en rendre compte, alors que nous avons des jeunes si brillants, mais également d’intellectuels issus des castes qui sont reléguées au bas le l’échelle sociale, à savoir les castés et les jeunes issus d’anciens familles serviles.
Dans ces conditions, l’État est complice de ces pratiques esclavagistes, féodales dans ce pays, Ce qui, à coup sûr, va compromettre le développement de notre pays en retardant le processus de mise en place d’un ÉTAT de DROIT.

Un pays ne saurait être si bien posé sur la rampe de l’évolution si une partie de ses enfants jouie des priviléges fondées sur la place que chaque individu occupe dans la stratification sociale.
Cette situation qui ressemble à l’organisation de la société française pendant l’ancien régime doit cesser pour laisser la place à une société fondée sur la rationalité sociale, base essentielle du républicanisme.
Nous réitérons que cela doit cesser pour le grand bonheur de notre communauté, pour le bien de la société, pour le bien de notre cher pays.
Plus jamais un Mauritanien, quelle que soit sa classe sociale, n’acceptera de se faire humilier.
Le conflit de Kaedi n’est qu’un avertissement.
Il est temps encore, de bâtir une société saine, un État fort, solide, loin de ses pratiques moyenâgeux.

“Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais.” dixit Abraham Lincoln. Mettons nos complexes d’à côté, parlons, discutons des choses sérieuses pour le bien de notre cohésion sociale et nationale.

Houssein Thiam alias Grand Thiam
Nouadhibou, Mauritanie

LA RÉVOLUTION TORODO DE 1776 AU FOUTA, Par Kaaw Touré

RÉVOLUTION ET MAUSOLÉE: C’est ici à Dieriyel Toumbéré (Djingué Mauritanie) non loin de Jowol que se repose Thierno Souleymani Baal le guide de la révolution Torobbe de 1776 au Fouta.





Thierno Souleymane Ball de Bodé, Tafsir Amadou Amath Couro Wane de Mboumba, Thierno Mollé Mamadou Ly de Thilogne, Abdel Kader Kane de Kobilo, El Fécky Agne de Gawol, Abdou Karim Daf de Séno Palel …et quelques autres érudits proclamèrent la République en 1776 au Fouta et rédigèrent la Constitution la plus avancée, pour leur époque.
Les historiens admettent volontiers que le révolutionnaire haïtien Anne Alexandre Sabès dit “ Pétion ” dans son discours à la constituante en 1790 cite cette révolution du Fouta en exemple précurseur.
: « Ils refusèrent les présents des compagnies négrières et interdirent la traite et le passage de toute caravane d’esclaves à travers leur pays ” a témoigné Pétion devant l’Assemblée constituante érigée par les révolutionnaires de 1789. Baron Roger en prit ombrage certainement qui ironisait sur cette antériorité démocratique d’un peuple noir :
“ Rien ne pourrait ôter de l’idée des peulhs, qu’en interdisant la traite des noirs, les Européens ont été déterminés par leur exemple. Ils sont fiers de nous avoir distancés dans la carrière de la raison et de l’humanité… ”

Les recommandations directives de Ceerno Suleyman Baal étaient les suivantes :

1°) – « Choisissez un homme savant, pieux et honnête qui n’accapare pas les richesses de ce bas monde pour son profit personnel ou pour celui de ses enfants » ;
2°) – « Détrônez tout Imâm dont vous verrez la fortune s’accroître et confisquez l’ensemble de ses biens » ;
3°) – « Combattez-le et expulsez-le s’il s’entête »;
4°) – « Veuillez bien à ce que l’Imâmat ne soit pas transformé en une royauté héréditaire où seuls les fils se succèdent à leurs pères »;
5°) – « Choisissez toujours un homme savant et travailleur ; »
6°) – « Il ne faut jamais limiter le choix à une seule et même province » ;
7°) – « Fondez-vous toujours sur le critère de l’aptitude ». »


La lutte continue!


Kaaw Touré.

©️ Crédit source : Post FB – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158185926860544&id=731995543

Aïta MAGASSA , l’entrepreneure immobilière qui vous aide à investir en Afrique en toute sécurité !

Aïta MAGASSA est une jeune entrepreneure de 36 ans originaire de la Mauritanie. Mariée et mère de 4 enfants, elle habite à Cergy (95). Suite à un constat personnel, elle a décidé de mettre à profit ses 12 années d’expérience dans la gestion immobilière pour fonder Nawali, une agence immobilière destinée aux africains de la diaspora qui souhaitent acheter en Afrique. Après l’obtention de son Baccalauréat secrétariat, elle a effectué un BTS PME-PMI en alternance. Pendant ces 2 années, elle occupa un poste d’assistante de gestion des logements sociaux. C’est le moment où elle découvre le domaine de l’immobilier qui deviendra ensuite une passion. Aujourd’hui, elle cumule 13 années d’expérience dans la gestion immobilière.

C’est en 1995 que Aïta se rend pour la première fois dans son pays d’origine, la Mauritanie. À l’époque, son père évoquait souvent un rêve qui lui tenait à cœur : construire une maison dans son pays natal. Mais n’étant pas sur place pour suivre l’évolution, il a été malheureusement victime de plusieurs arnaques. Mais il est resté déterminé et a pu réaliser son rêve. Inspirée par lui, Aïta rêvait aussi d’avoir son patrimoine immobilier. Mais elle s’est vite rendue compte qu’en raison des intérêts bancaires, ce désir ne pouvait se concrétiser en France. Après plusieurs voyages en Afrique et la naissance de ses enfants, elle a compris qu’elle devait suivre les pas de son père et investir dans son continent d’origine.

Sa volonté principale était de laisser un héritage à ses 4 garçons. Ainsi, il y a environ 5 ans, c’est avec la tête pleine d’étoiles qu’elle se rend en Mauritanie avec sa famille pour des vacances mais surtout pour concrétiser ce rêve d’enfant. Malheureusement, au fur et à mesure qu’elle visitait les agences et rencontrait des gens du milieu, la joie fait rapidement place à la déception et elle se résout à rentrer en France bredouille. Dès son arrivée en France, Aïta questionne son entourage et effectue un sondage sur les réseaux sociaux. Face aux retours d’expériences ratées de son entourage et des personnes interrogées en matière d’achat immobilier en Afrique, ainsi qu’à l’inexistence d’agences immobilières pour la diaspora, elle prit la décision d’en faire son combat. C’est ainsi que l’agence Nawali voit le jour en janvier 2018 avec pour objectif d’être la référence pour les investisseurs de la diaspora au Sénégal, au Mali, en Mauritanie et en Gambie. Son principal but est de permettre à la diaspora de pouvoir investir en toute sécurité.

Avec ses 2 000€ d’économies, elle a commencé par la vente de terrains en nouant des partenariats avec des personnes qui étaient directement sur place, en Afrique, qui procédaient aux vérifications et contrôles nécessaires, toujours dans le but de prôner la sécurité. Pour donner suite à l’engouement et à la demande dont elle faisait face, elle a eu l’idée de mettre en place des systèmes de financements plus souples : des tontines immobilières avec des paiements étalés sur plusieurs mois pour faciliter les acquisitions à ses clients. La troisième activité qu’elle souhaitait mettre en place est la construction de maisons. Lors du confinement, en mars 2020, elle a découvert la BTC (Brique de Terre Crue) et depuis propose la construction écologique, qui colle parfaitement avec son état d’esprit. En effet, la BTC est un excellent isolant thermique qui ne favorise pas l’apparition de moisissures et la décondensation dans le logement. Il s’agit aussi d’un matériau recyclable qui peut absorber l’humidité.

« Aujourd’hui NAWALI est bien plus qu’une agence immobilière : c’est un engagement car nous prônons la récupération de nos terres par le biais de l’investissement sûr. Je pense qu’il est important de lutter contre l’accaparement de nos terres qui a longtemps perduré et qui nous empêche une émancipation complète du continent. » conclut Aïta. .

CONTACTS : +33 1 76 54 76 92 (France) +221 78 601 75 97 (Sénégal)

ADRESSES : Siège social Sénégal (Dakar) :               8 Villa Cité Fidak proche immeuble Uno               Liberté 6 Sud Foire Bureaux

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Flash | Football – CAN 2021 | La Mauritanie valide son ticket à Bangui.

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Ce mardi 30 mars 2021 à Bangui en Centrafrique , l’équipe nationale mauritanienne de football a acquis son ticket de qualification à la CAN-2021. Prévue au Cameroun en janvier 2022, les Mourabitounes vont assister à cette 33 ème édition de la compétition phare du continent africain.

Les protégés de l’entraîneur français Corentin Martins assurent une deuxième qualification à la CAN, après celle de la dernière édition en 2019.

Ce match de Bangui a été gagné par 1 but à 0 face aux Fauves centrafricains. Le but a été marqué par l’attaquant Aboubakar Kamara en toute fin de la première période.

• Récit KS pour le BLOG