Ganbanaaxu fedde : Procès et projets de réformes coutumières.

■Volet 1

Depuis le lancement de notre mouvement Ganbanaaxu fedde au 05.10.2016 (mouvement pour les droits civiques qui demande l’égalité en dignité et en droits dans un cadre républicain), foisonnent à notre encontre toutes sortes de calomnies, d’attributions d’intentions malsaines et funestes (achats d’armes pour casser du noble , trafic de drogues, accusation d’avoir créé un climat insurrectionnel entre autres).Et pire encore certains de nos membres expatriés sont menacés d’emprisonnement une fois sur le sol mauritanien par les partisans de l’ordre féodal ,du statut quo stérile .
CAMARA MOUSTAPHA Président GUIDIMAKHA POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPEMENT avait tenté d’intercepter via la frontière de Gouraye (Mauritanie) , notre membre Hadet Boudou Coulibaly de Gneleba( village mauritanien dans la région du Guidimakha).
Toutes ces accusations et intimidations ne sont que ferments de haine, du mépris et du peu de considérations pour la communauté Ganbanaaxu fedde .On nous reproche de combattre les vestiges des pratiques de l’esclavage , du systèmes de castes , la hiérarchisation des rapports héritées des pratiques esclavagistes .Ganbanaaxu fedde lutte contre les pratiques d’esclavage et ses séquelles , nous ne ruminons ni haine , ni revanche ni demande de réparations pour les victimes et descendants de victimes de l’esclavage communautaire .Pour beaucoup cet esclavage intracommunautaire couplé des systèmes de castes – parce que entre africain)-ne devrait pas être objet de débat soit par gène ou par mauvaise foi.
L’argumentaire farfelu avancé par les partisans d’un certain conservatisme féodal n’a aucune teneur face à l’idéal de Ganbanaaxu fedde . C’est ce qui est risible certains se font hérauts légitimes de cette communauté soninké du fait de leur nom de famille .Ganbanaaxu fedde ne fait pas table rase du patrimoine matériel et immatériel de SONI KAARA , ce qui n’est pas notre dessein d’ailleurs.
L’esclavage par ascendance ne peut être constitué comme pilier d’une organisation sociale, la remise en cause de certaines pratiques par notre mouvement Ganbanaaxu fedde a fait de nous les ennemis , des parias , des excommuniés dans beaucoup de villages, agressés , emprisonnés ou harcelés par procès répétitifs . Ces manœuvres reflètent une impuissance face l’élan d’éveil communautaire transfrontalier.
Mais nous voulons réformer certains référents coutumiers, certaines entités coutumières .Pour ce faire une autocritique de notre communauté SONI KAARA est nécessaire pour notre survie, notre dynamisme.
Les anciennes code de valorisations sociales ne sont plus adaptées .Ganbanaaxu fedde ne demande personne de s’excuser d’être le fils ou la fille d’un ancien vendeurs , possesseurs –mal traiteurs d’esclaves , car notre combat est face un système séculaire ficelé qui n’a rien de sacrée. Toutes organisations ou entités faites dans nos sociétés ne sont là que pour le bonheur, la fraternité et la paix sociale. D’autres codes de valorisations devraient être recherchés, le nom de famille ne doit pas être critère sociale valorisation ou de discrimination. Un changement de comportement est nécessaire de l’espace nucléaire à l’espace public .Nous ne pouvons faire comprendre à un enfant de abs âge qu’il est supérieur ou inférieur à son camarade de classe ou ami d’enfance du fait de son rang social certifié pour beaucoup par le patronyme en ce qui concerne SONI KAARA.
Ce qui fait beaucoup de polémiques aujourd’hui ce n’est guère c et élan réformateur, de progressiste initiée par Ganbanaaxu fedde .
L’affront ou la pilule nos détracteurs est à situer au niveau des auteurs de cet initiative , par euphémisme on accuse de mauvaise stratégies , de manque de plan d’action , de référence et d’un leader .
Dans le fond on nous accuse d’être des esclaves revanchards , haineux pour venger nos ancêtres abusés et réduits en esclavage.
Nous soutenons le projet de réforme de la chefferie traditionnelle, de l’imamat .Nous reviendrons là-dessus prochainement pour éviter les raccourcis et par générosité aux sans arguments qui excellent dans la caricature.

Gaye TRAORÉ, président ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE.

L’esclavagisme statutaire en milieux soninkés: un témoignage poignant recueilli par BMC

Je viens partager avec vous ce témoignage d’une victime de pratique esclavagiste dans un village Soninké de Mauritanie. L’histoire peut choquer , mais avons estimé que nous serons tout simplement des complices si nous la taisons: Cela se passe à Daffort à 60 KM au nord de Séilibaby , en l’an 2018. Les manifestations peuvent differer mais la mentalité et les pratqiues sont les mêmes dans tous les villages Soninké de Mauritanie.

« Je les ai nourris pendant 35 ans sans contrepartie, Aujourd’hui, ils veulent me déposséder de ma terre. »

Je m’appelle L. Coulibaly, j’ai environ 65 ans. Depuis ma tendre enfance, je voyais, ma mère K.D aller travailler dans la famille de Djadjé Seibané Camara comme esclave de case. Ma mère s’occupait de tous les travaux de ménage dans la cour familiale des Camara. Cela ne l’empêchait guère de participer activement aux travaux champêtres.

Quand j’ai atteint l’âge de 18 ans, les maitres de ma mère sont venus me récupérer chez mon père. A partir de cette date j’ai commencé à travailler pour eux comme esclave cultivant les champs et s’occupant des animaux. Mon frère ainé, qui se trouve actuellement en France, lui m’avait déjà précédé de quelques années chez les maitres. Nous constituons donc la force de travail de la famille. J’y suis resté pendant plus de 35 ans travaillant et labourant les champs dans des conditions de traitement qui frisent l’animalité. Il nous arrivait de travailler pendant une journée entière sans nourriture.
Nous n’avions droit d’aller dans nos propres champs que les Vendredis ou quelques fois après la descente, tard dans les après-midis.
Je n’ai arrêté cette corvée que lorsque je suis tombé malade, Il y a environ une dizaine d’années. A partir de ce moment j’ai commencé à encadrer mes enfants pour exploiter mon lopin personnel. En Avril 2018, les maitres par l’intermédiaire de Youba Sourakhé Camara qui se trouve être l’oncle de Moussa Seidy Boubou , Président du CA de Tadamoun ) ont envoyé un émissaire à nos familles nous sommant de quitter nos lopins. Parmi les anciens esclaves seuls ceux qui ont adhéré au mouvement Ganbanaxu sont concernés par ces représailles, nos autres parents qui continuent d’obéir aux maitres en revendiquant leur statut d’esclave n’ont pas été inquiétés.
Mon père à son tour disposait d’un vaste champ qu’il exploitait, mais à son décès aucun d’entre ses cinq enfants n’ont pu avoir accès à cette terre. Elle a été littéralement récupérée par nos maitres laissant sa nombreuse progéniture sans autre source de revenus.
Présentement, je suis à Nouakchott pour les besoins d’un traitement médical, mais à mon retour je ne ménagerai aucun effort pour récupérer mon lopin de terre et le léguer à mes enfants qui sont les seuls ayants droit.

A titre de rappel voici quelques articles tirés de la loi foncière en vigueur en Mauritanie pour ceux qui sont sincères:

ART.3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli.

ART.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation.

Source crédit: Partage Post Facebook Baliou M Coulibaly.

Alerte INFO: l’esclavagisme en milieu soninké (Dafort au Guidimagha)

Quelques éléments extrémistes de la féodalité esclavagiste soninkée de DAFORT (village du Guidimagha mauritanien) continuent leur campagne d’intimidations et d’agressions sur des paisibles citoyens de la communauté GANBANAAXU FEDDE. Depuis hier matin, des féodaux impliqués récemment (17/5/18 – 1/6/18 Ould Yengé et selibaby) dans l’affaire de tentatives d’expropriation d’héritage à caractère esclavagiste, font fi du rappel à la loi fait par le procureur de la république à Selibabi. Ainsi certains d’entre eux s’adonnent à des manoeuvres provocatrices ces dernières heures notamment dans les parcelles de terres qui sont héritées par les gens de GANBANAAXU depuis plusieurs générations. Depuis plusieurs mois , les personnes qui refusent les pratiques coutumières de l’esclavagisme statutaire soninké véhiculé par le ladani, affrontent les manoeuvres et les gesticulations agressives de l’ordre féodaloesclavagiste de la communauté soninkée dans plusieurs localités du Guidimagha. Encore, un énième rappel aux hautes autorités administratives et judiciaires pour prendre les mesures qui s’imposent afin garantir l’ordre public pour de bon dans ces zones rurales.

Mon avis sur les différentes réactions de l’instant sur la question de l’alliance RAG / AL SAWAB : le cas Ciré Ba / Ould Cheine :

Je suis un militant convaincu et un activiste de terrain. Le clavier ne m’intéresse pas trop. Le sujet sur les exactions commises entre 1989-1992 ne m’est pas inconnu. Je sais exactement ce qui s’est passé. Ciré Ba a marqué de sa plume son désaccord quant à l’alliance RAG – AL SAWAB. Il a donné son point de vu personnel à ce sujet. Ould Cheine a répondu. Cela reste un débat sur l’avis de deux personnes sur un sujet . Quand Ould Cheine dit qu’il n’y aura jamais d’excuses à présenter et que les événements de ces années-là ne sont qu’une pure fantaisie de l’esprit, cela n’engage que lui. Et d’ailleurs à lui seul, ses excuses n’ont aucune valeur morale. Néanmoins, faire des publications d’extraits de portions de parties sensibles d’articles ou de discours pour inciter à la réaction négative et même parfois violentes de sympathisants, c’est jouer avec le feu. Nous n’ignorons pourtant pas l’effet néfaste et destructeur que peut provoquer une pareille façon de communiquer. Cela incite davantage à la révolte et à la division entre nous. Arrêtons de transformer cette manière de communiquer en un moyen pour atteindre un but. Je n’ai pas été d’accord avec le style utilisé par Ciré Ba. Il ne sera pas pour autant mon rival à faire tomber. Je n’ai pas été d’avis avec certaines lignes de l’article de Ould Cheine qui me semblaient insignifiantes. Tous les maures ne sont pas mauvais. Tous les noirs ne sont pas bons. Des crimes ont été commis par un régime à majorité beydane. Des noirs aussi ont aidé à rendre le projet possible. Des Négro mauritaniens (population lambda et dignitaires) de familles isolées mais aussi de familles de victimes continuent de sympathiser avec le régime criminel. Des complices noirs, pourtant de ces crimes des années de braise continuent de vivre aisément. Ils nous doivent aussi des excuses au même titre que ces Maures-là , parmi lesquels, certains ont reconnu les faits et ce sont excusés. Pour le moment, aucun noir complice au moment des faits, sauf erreur de ma part, ne s’est manifesté et ou n’a imploré notre pardon, à ce jour. Mon avis sur la question des tueries et de la déportation des noirs est déjà connu de tous à travers la lutte que je mène de façon acharnée. D’ailleurs à l’instant actuel où les temps sont graves, cet avis n’est pas important. L’heure est à la prise de conscience, à l’unité de tous, à la réconciliation, au sacrifice, à la compassion. Le temps nous est compté. Le compte à rebours a déjà commencé. Nous perdons du temps à rester à se quereller sur le sujet de l’alliance RAG/AL SAWAB. D’aucuns appellent à un vote massif favorable à Aziz en 2019. Ceux-là ne se trompent-ils pas de camp ? Je préfère qu’on avance. Proposons des solutions appropriées et efficaces pour 2019. Evitons ces attaques et contre-attaques. Je cite mon ami Abibou Drame, directeur de radio diaguily, qui a dit dans un article que nous sommes en train de permettre à AZIZ l’ouverture d’un grand boulevard pour rempiler dès le premier tour les élections présidentielles de 2019. Et je reprends ses mots « le démon de la division est de retour ». Ce n’est pas faux mais nous pouvons le refouler, si nous le voulons, bien sûr.

Source crédit: Post Facebook Thomas Mag, l’auteur.

Un Cri Osé : Un bref témoignage!

Par crainte intime de « souiller » sa réputation légendaire datant de nombreuses années pour la défense des CAUSES JUSTES , j’ai toujours hésité de clamer et de proclamer publiquement les caractères sublimes et avant-gardistes de ce grand-frère. J’ai nommé Seydi Moussa Camara, la plume noble de la Nouvelle Expression qui osa parler publiquement en certain 30 mars 2013 à Massy, de ses rapports pleins de pédagogie et d’éveil avec certaines personnes qui s’assignent « esclaves statutaires » de sa famille. Pourtant l’égo tentant, il pouvait faire comme beaucoup, geler sa conscience par le système gymnastique de l’intellect en composant avec cette anomalie coutumière par laquelle un Être humain se plaît d’être esclave par conditionnement social d’esprit d’autrui . Issu de la même contrée villageoise que lui DAFORT dans le Guidimagha Mauritanien , je peux témoigner et TOUS les connaisseurs des réalités historiques le reconnaîtront en toute sincérité, que si cette localité devenait une principauté féodale aujourd’hui avec un trône par filiation familiale restreinte , il serait l’un des prétendants légitimes avec des arguments solides à faire valoir. Mais l’homme à la plume engagée et éprise de d’empathie pour ceux et celles qui ont été blessés et atteints dans leur DIGNITÉ HUMAINE dans un passé non enviable, ne s’est pas figé dans un monde imaginaire où des cadavres se raillent entre eux d’être cadavres. Le responsable du journal la Nouvelle Expression, peut être une source idéale d’inspiration progressiste pour beaucoup d’entre nous au sein du monde soninké où certains esprits atteints d’un complexe maladif de supériorité veulent même se servir sournoisement de l’administration étatique pour préserver l’ordre féodal intracommunautaire. Aujourd’hui, les détracteurs extrémistes affichés des abolitionnistes dans la communauté, sont parmi ceux qui historiquement, si les « choses revenaient à l’endroit », deviendraient des « RIEN » avec un petit grattage filial de moins d’un siècle. C’est un phénomène connu en la matière (xénophobie, racisme et autres), très souvent les derniers arrivés ou arrivés par effraction veulent se faire remarquer avec zèle par le paraître dans le but d’espérer un ancrage légitimiste .

On se connaît TOUS, HEUREUSEMENT!

Le dernier Éditorial du journaliste: https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/05/25/leditorial-a-ma-communaute-soninke/

K.S

MAURITANIE: POURQUOI CES INDIGNATIONS SÉLÉCTIVES DE NOTRE CLASSE POLITIQUE?


Le récent article de l´historien et chercheur sénégalais Tidiane N´diaye, l´auteur du livre ”Le génocide oublié” qui parle de la traite et de l´esclavage des Noirs dans le monde arabo-musulman, sur la question palestinienne, attribué injustement et insidieusement au président des FPC le camarade Samba Thiam, a suscité une véritable levée de boucliers dans la classe politique arabo-berbère du pays. Des nationalistes arabes, des chauvins, des islamistes et autres petits racistes et terroristes en ont profité pour cracher leur venin, leur haine, leur racisme primaire sur le président Samba Thiam et à travers lui notre parti politique.
Ces réactions épidermiques sont révélatrices d´un fait, le chauvinisme panarabiste de certains de nos compatriotes arabes qui n´hésitent jamais à parler de nous, en nous colorant d´une couleur qui n´existe que dans leur structure de conscience, traduisant leur paradigme, qui est celui de l´idéologie raciste du Système d´Etat mauritanien.
Notre position de principe a toujours été de soutenir toutes les bonnes causes et de dénoncer toute injustice sans tenir compte de l´appartenance ethnique ou raciale de la victime ou de l´auteur des crimes.
Un certain nombre d’événements, plus ou moins récents, ont eu un tel retentissement dans notre pays, qu’ils laissent bien des Mauritaniens perplexes.
Les réactions internes que ces événements ont entraîné et entraînent encore, la passion qu’ils déclenchent suscitent bien des questions, qu’on ne peut s’empêcher de poser. On ne peut également ne pas faire remarquer que s’il est légitime en effet de compatir aux souffrances du peuple palestinien, syrien, irakien car à notre sens, la compassion est normale vis-à-vis de tous ceux qui souffrent.
On ne peut ne pas s’interroger sur le caractère discriminatoire et sélectif des actes posés.
– Pourquoi, en effet, la classe politique arabo-berbère exprime-t-elle, aussi visiblement, aussi passionnément sa solidarité avec le peuple palestinien, irakien depuis toujours, pour rester muette devant le martyr du peuple noir victime de l’apartheid ?
– Pourquoi organise-t-on, ici et là, des marches, des quêtes en faveur des enfants irakiens, palestiniens et reste-t-on indifférent devant le malheur des enfants des camps de rapatriés anciens déportés devenus réfugiés dans leur propre pays.
Comment expliquer le silence assourdissant et complice de cette même classe politique sur le sort tragique des réfugiés Noirs Mauritaniens qui croupissent toujours dans des camps au Sénégal et au Mali à quelques pas de la frontière ?
– Pourquoi jamais marche ni manifestation ne furent envisagées pour se démarquer (à défaut de les dénoncer) des actes génocidaires du régime raciste pendant les années de braise entre 1986 et 1990, dossier toujours pendant et actuel?
L’acte d’humanité ou les questions de principes peuvent-ils revêtir un caractère sélectif?
– Pourquoi enfin les événements extérieurs ont-ils plus de retentissements chez nous, que nos propres problèmes internes ?
– Pourquoi, surtout, la question de l’unité nationale-question centrale et grave- ne mobilise-t-elle pas autant d’énergie ?
Qu’est-ce qui nous importe au fait ?
L’insistance de la Mauritanie sur la question palestinienne ou syrienne ? C’est là autant de questions qui montrent que nos grilles de valeurs, notre sensibilité, notre philosophie même de la vie en dépit de toutes les dénégations sont différentes.
Il faut oser le reconnaître, oser l’accepter et le prendre en compte dans tout schéma de mise en place d’un cadre de coexistence. Et, pour nous, toutes ces considérations viennent justifier à posteriori amplement l’option de l’autonomie des régions proposée par notre parti, les FPC.
Il est temps de comprendre que l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive et politiquement explosive. A bon entendeur….chahut!

La lutte continue!

Kaaw Touré –Porte-parole des Forces Progressistes du Changement.

L’édito : Le lada soninké, ce système féodal de plus en plus agressif qui défie LA LOI Mauritanienne dans nos localités rurales !

Les communautaristes soninké le reconnaissent avec zèle à qui veut l’entendre, le soninkaxu (le Vivre soninké) ce sont les ladani. Cet ensemble de coutumes primitives et foncièrement ségrégationnistes est servi au monde extérieur comme « une culture de solidarité et de fraternité » en toute discrétion. D’une certaine suffisance puérile et inconsciente, d’aucuns diront que les soninkés sont enviés par d’autres communautés pour ce qu’ils sont ou ce qu’ils ont. L’ordre féodal soninké qui se structure autour des ladani est un régime esclavagiste dans l’esprit et très frustré face aux réalités d’aujourd’hui. Un esprit féodal soninké, qu’il soit doctorant en x ou y , fonctionnaire d’état ou qu’il soit cultivateur austère , est un potentiel pourfendeur de lois nationales dans nos localités rurales. Au sein de la société féodale soninké, seuls les intérêts matériels et immatériels de l’ordre dominant comptent véritablement. Traditionnellement, le système a généré un parasitisme courtisan qui inhibe et déresponsabilise l’écrasante majorité (esclaves statutaires et d’autres obligés courtisans) pour garantir la pérennité des privilèges exclusifs. Ainsi le clientéliste politique à l’échelle nationale vient camoufler sournoisement cet état de fait quasi princier. Il suffit de parler de CITOYENNETÉ, de DROITS et DEVOIRS, pour subir l’anathème d’une intelligentsia sectaire et communautariste. Nous constatons aujourd’hui des manœuvres lâches et mensongères de certains éléments défenseurs extrémistes du système, ourdies auprès des administrations publiques dans le but de salir ceux qui ne demandent qu’à vivre en citoyens à égale DIGNITÉ avec TOUS. Ces dignes citoyens qui revendiquent ni plus ni moins leur qualité entière de CITOYENS en dehors de la nocive emprise du système discriminatoire des ladani, se trouvent soumis à des divers chantages (tentatives de mise en quarantaine sociétale par exemple) et d’autres accusations fallacieuses et haineuses. Aujourd’hui dans le Guidimagha mauritanien, ceux qui osent refuser le statut social d’esclave en milieu soninké, sont victimes des pratiques inadmissibles pour un esprit sensé. S’autonomiser par rapport au régime hiérarchisant de ladani demande beaucoup de courage et d’abnégation face aux réactionnaires féodaux locaux soutenus par leurs proches bien introduits au sein du pouvoir. Ainsi pour un énième rappel, l’administration publique à divers niveaux doit réaffirmer l’ordre régalien de l’Etat qui ne se soumet pas aux caprices d’ego nuisible d’une minorité agissante dans les communautés villageoises. Nous faisons une référence au cas symbolique de la commune de Daffor fraîchement rattachée à l’arrondissement de Lahraj. Dans ce village soninké d’où sont originaires d’innombrables cadres historiquement, un modeste hangar au sein d’une concession privée a été suspendu depuis le 5 septembre 2017 par des gendarmes mobiles. Aux dernières nouvelles, l’administration régionale admet que les ordres seraient venues du ministère de l’intérieur. Il s’est trouvé que cet hangar est dans la maison du représentant local d’une association reconnue par l’Etat qui lutte contre l’esclavage et ses séquelles. C’est évident que les ladani font véhiculer des séquelles esclavagistes dans la communauté soninkée. Aujourd’hui le fond discursif du système discriminatoire des ladani est alimenté et truffé d’une parole libérée de l’apologie de l’esclavage et ses séquelles. Ainsi le défi assumé face la loi antiesclavagiste en vigueur en Mauritanie est patent dans les milieux soninkés. Concernant le foncier dans les zones rurales du Guidimagha, pour les ladani, la tenure traditionnelle pourtant abolie par la loi, serait la seule valable. Dans la plupart des litiges fonciers sont liés à ce régime rétrograde et agressif basé sur une hiérarchisation sociale qui dénie toute responsabilité et toute propriété à l’esclave statutaire. Pour dire crûment, l’esclave ou l’esclave statutaire ne peut hériter un patrimoine foncier dans des parcelles pourtant exploitées historiquement par son ancêtre soumis à l’ordre esclavagiste . Ici encore les entorses aux lois de la RÉPUBLIQUE sont évidentes dans ces contrées rurales où les premiers lettrés proches de l’administration représentaient et présentaient la communauté comme une « seule personne imagée » qui compte, le CLAN FÉODAL DOMINANT et ses intérêts mêmes ILLÉGAUX.

K.S

À propos de l’enrôlement biometrique des Mauritaniens ,pourquoi ça bloque ?

Avis aux Mauritaniens qui n’ont pas pu obtenir leurs documents d’état civil. Depuis en 2016, je me suis présenté avec mon dossier complet ,dossier en béton pour se faire enrôlé où recensé. Les formalités administratives sont faites, emprunts digitaux, photos et enregistrements ont été faits. On me remet un reçu que vous voyez en me disant qu’ils vont m’appeler dès que mes pièces d’état civil seront prêtes. Chose qu’ils n’ont jamais fait. Je rappelle à chaque fois l’ambassade de Mauritanie à Paris, personne ne décroche ni le cabinet de l’ambassadeur, ni le service consulaire à fortiori le service de recensement et l’accueil du public de l’ambassade. Pour rappel, je réside à Lyon 500km de paris. Je parle sous contrôle de plusieurs témoins qui connaissent mon dossier que je ne révèle pas les noms .

Mes amis et proches se sont penchés sur le dossier, ils mènent leurs enquêtes de fil en aiguille et ils découvrent que le dossier est bloqué à cause d’une signature de ce qu’ils appellent le PV (Procès Verbal ) des parents . Vous imaginez, 2 ans sans aucune nouvelle sur la cause réelle du blocus , l’administration m’informe pas ses usagers la cause du blocus de leur dossier pour favoriser la corruption bien entendu . Il faut payer pour juste obtenir une information concernant mon dossier qui est un droit fondamental régie par les lois de la république.

C’est tellement aberrant que J’ai décide de mettre ces informations personnelles à la disposition du public dont leurs dossiers souffrent dans la même situation dans les centres d’enrôlements . Dès fois, les citoyens sont bloqués intentionnellement pour les soustraire de l’argent illégalement. Cela s’appelle incitation à la corruption par des fonctionnaires de l’état Mauritanien. Vraiment pitoyable, comment peut-on être fier d’appartenir à un tel pays ?

Le problème est qu’il n’y a pas de sanctions pénales ni administratives contre ces fonctionnaires véreux. D’ailleurs pourquoi un PV parental des parents qui ont reconnu leurs enfants dans des registres de Naissances ? Le régime de Ould Abdel Aziz pense t-il que tous les Mauritaniens sont des enfants illégaux, précisément (BÂTARDS ) ? Qu’est ce qui se passe dans la tête de ces fonctionnaires ?

Source crédit: Post Facebook Diko Hanoune, blogueur militant abolitionniste et défenseur des droits humains.

POLITIQUE EN MILIEU SONINKÉ DU GUIDIMAGHA ; EN FINIR AVEC LES LOGIQUES CLANIQUES POUR UN VOTE LIBRE ET CITOYEN !

Ah oui, la politique dite « politigui » en parler cru soninké , n’est pas étrangère à la communauté soninké d’une manière générale. Et elle ne l’est surtout pas aux milieux soninkés du Guidimagha mauritanien. Dans un passé récent, une de nos réflexions contributives était axée sur la nature de l’exercice particulier de la vie politique ou plutôt politicienne traditionnellement entretenue. La cité soninké du guidimagha est gérée selon un ordre féodal quasi princier qui défie et inhibe à la fois les dépositaires de l’autorité publique moderne au niveau local avec des complicités troublantes et clientélistes plus ou moins inavouables. Ainsi ces réalités qui contrastent avec ce qui devrait être l’ordre régalien admis théoriquement par la constitution de notre pays, reflètent et transposent dans une certaine mesure des références coutumières qui faussent le VIVRE Politiquement CITOYEN.

Les anciens clans féodaux investissent tacitement les partis politiques modernes. Ces derniers s’y accommodent en instaurant un système clientéliste de tendances locales au sein du même parti. Le cas symbolique est celui du parti au pouvoir du moment sous différents régimes. Profitant de l’ancien ordre féodal qui structure la communauté, certains barons politiques ont pu se recycler en surfant sur un suivisme communautariste de l’expression d’un vote « dicté et orienté ». Les chefferies traditionnelles affichent leurs colorations politiciennes en fonction de leurs clans féodaux d’appartenance et le vote citoyen sur la base des Droits civiques ne représente aucune importance à leurs yeux. Aujourd’hui cette légendaire interpénétration politique entre les deux ordres, est de plus en plus indexée, vu les résultats calamiteux dans plusieurs domaines (Administratif, sanitaire, éducatif, social et économique) de la vie des populations . Il faut rappeler que cette norme politicarde en milieu soninké s’inscrit dans un large mécanisme clientéliste et courtisan au niveau régional avec d’autres communautés. Il est temps pour les peuples du Guidimagha de se défaire de ces prédispositions claniques et rétrogrades de la CHOSE POLITIQUE pour une orientation libératrice des consciences et des convictions. La volonté d’une minorité agissante qui entretient ses intérêts individuels, ne doit pas être assimilée comme le choix d’un grand électeur qui s’impose d’office . Nous avons besoin des consciences progressistes disposées honnêtement à faire de la POLITIQUE, la SAINE et qu’elles s’y engagent pour le Bien Commun et l’intérêt général et qu’elles rendraient compte en toute responsabilité devant les peuples . Pour que ce Vote LIBRE émerge et s’exprime largement et dignement , nous devons mettre en avant la Qualité du Citoyen qui représente le capital régalien de chacune et chacun d’entre nous. Comprendre que de chacun d’entre nous est fait le Pouvoir incarné temporairement par l’élu(e) majoritairement en toute transparence sur des engagements. Et surtout combattre le clientélisme et le parasitisme qui causent la déresponsabilisation de gens dans tous les sens. Il est certain que la tendance va vers la conscientisation en masse du petit peuple trop longtemps abusé et trompé par des présents éphémères d’une élite arriviste peu visionnaire. Ainsi pour les échéances électorales qui s’annoncent pour 2018-2019 dans le pays, nous espérons que le vote par convictions citoyennes et programmatiques sera promu et gagnant sur les anciennes mœurs liées aux alliances douteuses. Supposons un type élu comme dernier conseiller municipal sur la base de ses convictions politiques défendant l’intérêt général, serait fier de son électorat beaucoup plus qu’un Maire élu par les anciennes pratiques (le clientélisme, le clanisme, la courtisanerie ou le parasitisme). Ces anciennes méthodes par lesquelles en moins de 2 mois, l’équivalent de 5 bourses annuelles d’étudiants à l’étranger (au Sénégal par exemple) pourrait être dilapidé pompeusement. Et ce sont les deniers publics qui subiraient la saignée amèrement au profit de quelques ventres insatiables et obsédés par les m’as-tu vu toujours et encore. Vive l’éveil et le réveil du PEUPLE urgemment.

K.S

Instrumentalisation de la religion à des fins malsaines : Non au conservatisme féodal ! Non aux mentalités réfractaires !

Lors de la prière du vendredi de 26 janvier 2018 à Toulel (un village du département de Maghama qui se situe au sud de la Mauritanie à 3Km du fleuve Sénégal), un imam nommé Djiby Ibrahima Sakho dit Djiby Peindo avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre des membres de l’association ASEPT (Association pour la solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel).

Notre objectif ici présent n’est nullement d’inciter à la haine et tous les maux que cela puisse engendrer mais plutôt de mettre la lumière sur ses propos. C’est pour cela qu’il est impératif d’apporter des éclaircissements de la manière la plus objective possible concernant notre mouvement.

L’imam a profité de la tribune offerte sur le MINBAR (Chaire) pour mener à bien sa campagne de diabolisation à l’encontre des membres de la dite association et leurs parents issus de descendances serviles. Après avoir débuté son sermon en exhortant à la fraternité, il poursuit en rappelant ces derniers la place qui est sensée être la leur au sein du village : « Ces descendants des castes inférieures (FO LENMU) refusent la place qu’on leur a attribuée. Sachant que leurs ascendants sont les derniers arrivants dans ce village, qui a été fondé uniquement par des Soumaré, qui ont été si généreux en octroyant à chacun une terre (champ cultivable) et une maison. Tout cela ne vous suffit-il pas ? » Se demanda l’imam. Il s’exclama avec sa fougue débordante « Mais non ! Ils veulent plus, devenir chefs, c’est à dire que cette fonction soit démocratique, autrement dit, que la chefferie soit partagée entre eux et les Soumaré. Qu’Allah nous en préserve ! Djiby s’exclama de nouveau. Cela est impossible ! Dans ce village nous sommes tous émigrés hormis les familles fondatrices. Sinon, allez-y fonder un autre village, ainsi vous serez chefs». Nous recommandât-il dans son sermon.

Les fidèles attendent mieux, d’un sermon, c’est-à-dire qu’il soit apaisant plutôt que de colporter  »des contre-vérités ». Il est clair qu’on a plus affaire à un apologiste du système féodal, venu finir leur opprobre habituel afin de discréditer notre initiative. En effet, cet imam n’est qu’un brin d’allumette parmi tous nos détracteurs. Depuis plusieurs années nous sommes dans leurs collimateurs, victimes de toute sorte de fourberie et autres calomnies du genre. Quelle ignominie de calomnier dans tels endroits pendant pareilles occasions en tronquant et en usurpant les versets du coran. Cela fait entorse aux principes de l’islam. ASEPT est tournée résolument vers l’avenir avec sagesse que de perdre du temps avec telles railleries.

Il se trouve que, dans ce village, deux mouvances s’opposent ayant deux visions antinomiques selon lesquelles la cité doit être gérée :

  • La première, réformiste qui promeut un model de société assaini de ces souillures, serait plus digne et intègre. Un idéal qui serait en parfaite adéquation avec notre époque. C’est-à-dire bâtir une société égalitaire, juste et solidaire. Par conséquent l’implication de toutes les composantes dans la gestion de la cité. Un système dans lequel chaque membre peut trouver son dû, sans stigmatisation ni discrimination…

  • Et l’autre mouvance plus réactionnaire, nostalgique du regretté Empire (Wagadou) avec ses hiérarchies, qui a tendance à vouloir calquer en figeant la société sur ces pratiques obsolètes qui prônent le statuquo, qui serait aux antipodes de notre ère. Un model de société Selon lequel le mode de fonctionnement doit être régi par un système de caste notamment un esclavagisme statuaire purement archaïque …. Ces derniers veulent la perpétuation du vieux système d’antan avec les mêmes reflexes féodalo-esclavagistes. Pour eux, Il est plus question du maintien de certains de leurs privilèges (matériels et honorifiques) que de vouloir émanciper la société. Par conséquent l’immuabilité de ces assignations statuaires et primaires.

D’aucuns peuvent se demander pourquoi l’imam s’est aventuré dans une campagne aussi calomnieuse que diabolique contre les membres d’ASEPT. Comme dit le vieux dicton ‘’Quand un chien flaire un os, il creuse, rien ne nous oblige de lui dire quel genre d’os va-t-il trouver’’. Donc il fait que finir leur basse besogne initiée en 2010.

Nous tenons tout de même à faire un bref aperçu historique d’ASEPT. Puisque c’est suite à ce conflit, qui date de 2010, que cette association trouve sa genèse en 2012 dont le président défunt n’était autre que Lassana Gaye Diakité (que son âme repose en paix). Un homme intègre qui était animé par un grand enthousiasme pour injecter ce nouveau vent de souffle qu’il voulait apporter à la société, animé également de grandes convictions sans concession. Nous tenons à lui rendre hommage comme tous ceux qui sont épris de justice comme lui et qui ont connu ce déchirement familial douloureux, en étant intransigeants et cohérents, animés également par les mêmes convictions.

L’imam sonne la charge en accusant et en traitant les parents de ces derniers d’être hypocrites en sous-entendant qu’ils sont complices : « Vous qui êtes nos parents ! dit l’imam en s’adressant aux parents de ces derniers, vous qui nous avez élevé depuis tout petits ; dans ce village, jamais une pareille situation n’a existé. Dans ce village, le rebelle doit être exclu et renié par sa propre famille, mais pour ce qui est du cas des membres de cette association vous avez failli à votre rôle. C’est un comportement de complices et d’hypocrites. Vous (les jeunes), avez démontré votre capacité en créant votre association ‘’ASEPT’’ en France. Vos parents sont évidemment au courant et ils vous ont soutenu. De surcroit, vous avez des collaborateurs dans ce village qui sont complices. Ce sont ces personnes qu’Allah désigne comme hypocrites. Allah a dit à son messager Mohamed (saw) : Ceux qui se moquent de tes paroles, ce sont eux des hypocrites ! La place des hypocrites est à l’enfer».

Bien qu’il se soit déguisé en imam, lui comme ses paires, sont animés d’un profond mépris à l’égard de ceux qui dénoncent ce système archaïque auquel ils tiennent tant. Donc la religion ne leur sert qu’une soupape de sécurité pour mieux ficeler ce système décadant qu’ils promeuvent. Ce n’est pas en cachant du poison dans du miel qu’il ne tue pas. Autrement dit, ce n’est pas en instrumentalisant la religion qu’il va se faire passer pour le gendre idéal.

Rappelons qu’il ne tient son rang d’imam qu’à son statut héréditaire que lui octroie la société organisée sous le joug de la féodalité (sous forme de clergé maraboutique). Donc qu’on ne soit pas étonné de son attitude agressive et vindicative au point de nous taxer de ‘’subversifs’’, ‘’déserteurs’’, ‘’d’insurgés’’ ou de ‘’rebelles’’ (LEMINAN BALLAANO, DEEBE KARAANO, MURTINTO), que sait-on encore ! Il suffit qu’un mot leur vienne à l’idée pour nous en taxer aussi ignoble soit-il.

  • Oui, on s’insurge contre le fait qu’on ait un imam qui ne distingue pas le message du seigneur (la paix et la miséricorde) à celui de ses intérêts. De plus, il s’aventure sur l’histoire de Toulel qu’il aborde de manière biaisée et édulcorée.

  • Oui, on est rebelle contre le fait que l’attribution d’une tâche soit liée à la descendance filiale et que les compétences et aptitudes de toutes les composantes de la société ne soient pas valorisées. Et aussi que des assignations primaires ne soient plus qu’un triste vestige du monde ancien avec lesquelles vous embrigadez les masses populaires.

  • Oui, on s’insurge du fait qu’il n’y ait aucune transparence dans la gestion comptable des ressources financières. Nous sommes contre le fait que ce rôle ne soit dévolu qu’à une famille sans contrôle, fussent-t-ils ignares.

Tel est le différend qui opposa ces deux tendances (ces jeunes à la communauté). Un litige qui les conduira finalement à être exclus de manière définitive de cet organe féodal regroupant deux villages Toulel et Goumal (situé à l’autre bord de la rive du fleuve Sénégal). Après avoir usé de multiples moyens de pressions parfois odieuses dépassant l’entendement humain et des méthodes qui frisent l’indécence, réprimée par notre morale religieuse. Tout cela dans le but d’étancher leur soif de vengeance, en voulant nous contraindre à un retour forcé. Dans cette même démarche de contraintes que l’association ARTE (Association des Ressortissants de Toulel en Europe) nous a exclus à son tour. Les membres de l’ARTE ont ainsi usé d’une règle expresse dénuée de tout sens. Mais toutes leurs fourberies et manigances ne nous ont fait bouger d’un iota dans notre combat. C’est à dire l’alternative crédible d’une société viable, égalitaire et juste surtout dotée des principes d’équité inébranlables. Ce qui est loin d’être le cas du système de l’ordre dominant auquel on veut nous assigner, qui est ségrégationniste et discriminatoire. Alors que nos doléances sont connues de tous, qui prônent la justice, l’égalité et la fraternité. Croyant que certains allaient être plus compréhensifs vu leur ouverture d’esprit mais en vain. Comme nous le rappelle notre camarade Kundu Soumaré «la chose la mieux partagée entre analphabète et un doctorant dans nos communautés, est la mentalité esclavagiste et féodale».

Les propos de l’imam ont soulevé un tollé, une psychose générale. Monsieur l’imam voulait révisionner l’histoire du village à sa façon. Ce qui a suscité des émois de part et d’autres plus ou moins hystériques. C’est dans cette logique des choses que le rappeur Ousmane kodoré Diallo, LINKY de son nom d’artiste tenait à rétablir la vérité à travers deux audios postés sur WhatsApp. Rappelons que LINKY est un membre d’ASEPT de première heure et par ailleurs vice président d’AREMPES, donc un activiste convaincu. Il a signifié tout simplement à l’imam qu’il est lui aussi un digne héritier de ce village Nos aïeuls ont tout aussi contribué à bâtir ce village au même titre que les autres familles») au même rang que la chefferie traditionnelle à laquelle l’imam ne manque d’éloges tout en excluant les autres familles. Ce qui suscita l’ego d’un jeune dénommé Singhé Diamyo soumaré qui a proféré une flopée d’injures infâmes à l’encontre de LINKY ainsi que de menaces de mort à l’encontre de tous les membres de l’association ASEPT. La plainte qui visait ce jeune Soumaré était nullement due à un cynisme quelconque. Mais juste rappeler à tous nos détracteurs qu’on reste vigilants. Malgré que notre tolérance ait des limites, il faut que cela cesse ! On a prouvé notre bonne foi en retirant qu’on souhaite malheur à personne. Chaque transgression doit être suivie d’une sanction équivalente. L’harmonie est toujours possible si l’on met de côté nos egos surdimensionnés.

Le simple fait que LINKY ait osé proclamer les mêmes honneurs que la famille régnante, de s’ériger au même rang qu’eux, lui a valu toute cette vacarme.

Nombreux sont ceux, qui ignorent l’histoire de Toulel y compris Djiby Peindo. Connaissez-vous réellement l’histoire de Toulel ? Souvent des gens la racontent sans savoir les véritables héros. Admettons que les Soumaré soient les seuls fondateurs de Toulel, on se demandera alors qui étaient vraiment les vaillants combattants qui ont défendu et sécurisé Toulel contre vents et marrés ? Qui de Moussa Tougouné Sidibé, Koly Silma Dembélé, Baïdi MBodje, Diabé Soumaré, Medi Feinda Coulibaly et Moussa Koly Diallo, pour ne citer qu’eux, a fait l’histoire de Toulel ?

Personne n’a le monopole de l’histoire encore moins le message du seigneur. Toulel est notre village à nous tous, personne n’a de primauté sur un autre. Trouvons les meilleures façons de nous unir et travailler dans le sens du message de l’islam. Tous les hommes sont égaux devant le seigneur, c’est un droit naturel et inaliénable ! La terre appartient au seigneur et nous appartenons à l’endroit où nous sommes nés.

Notre démarche est noble et salutaire. L’association ASEPT ne demande qu’une société de devoir et de droit, d’éveil, de clairvoyance et de progrès. Nous ne voulons qu’une union digne et respectueuse afin de bâtir une société meilleure pour les nouvelles générations. Nous voulons d’une société dans laquelle les assignations actuelles ne seront qu’un mauvais souvenir. Il est temps d’aider notre peuple à se réveiller et de les conscientiser au lieu de s’approprier des idées révolues et des mentalités appelées à disparaître à jamais. Nous lançons depuis toujours un appel d’union égalitaire en invitant toutes les sensibilités conscientes de l’enjeu de demain pour que d’autres personnes ne se comportent plus comme cet imam. C’est avec la condamnation ferme de toute la population (toutes les générations confondues) de ces genres d’attitudes (de Djiby Peindo et de Sighé) qui fera régner un regain d’apaisement.

  • On déplore que certaines mentalités spolient notre société à travers un conservatisme agonisant et rétrogradant.

  • On déplore aussi le silence assourdissant ‘’des intellectuels’’ qui restent muets malgré la gravité des événements. Beaucoup se vertuent de cautionner nos idées sans que cela n’aboutisse à un réel engagement. Mais chacun se cantonne dans sa position en se prévalant des privilèges rétrogrades comme si notre éducation n’a servi qu’à réconforter les coutumes, injustes soient-elles !

Pour revenir sur notre différend avec la communauté. Entendons-nous bien sur un point, oui nous réaffirmons et confirmons que nous reprouvons tout organe qui s’articule autour de préceptes féodaux. Le model de société féodal et tyrannique qui est fortement ancré dans l’imaginaire du soninké qu’on reprouve catégoriquement. Nous combattons vigoureusement ces pratiques sociétales qui cultivent la différence entre les composantes de la société. On s’efforce de les déconstruire avec la seule force de l’argument. Nous nous efforçons également avec nos partenaires de forger un esprit citoyen au-delà de tout particularisme qui stigmatise, clive et qui a été cultivé jusque-là. Notamment AREMPES dont le président n’est autre que Gaye Traoré l’initiateur du forum GANBANAAXU, joue un rôle primordial dans ce sens, qui transcende les frontières. Nous cultivons une fraternité réelle contrairement à la sournoiserie habituelle. Notre mobilisation consiste à déchainer les mentalités de cette tare qui gangrène la société. Ce travail de conscientisation et de sensibilisation des masses est notre seul credo.

Association pour la Solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel

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