● Qui peut éteindre l’Amour, cette flamme divine ? | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Dans de nombreuses sociétés traditionnelles Africaines féodales l’Amour est sacrifié sur l’autel du respect de la tradition, celle du diktat des castes.

L’ Amour, cette énergie, cette lumière, cette force intérieure indomptable et inaliénable dont le secret et le mystère relèvent seulement de la puissance céleste est attaquée de toute part, par des marchands de l’inégalité des hommes à la naissance .

Selon cette théorie, les hommes sont différents, certains seraient nés purs alors que d’autres auraient eu la malchance ou la poisse d’être venus au monde frappés du signe de l’impureté.

Ce dogme qui se permet de hiérarchiser les hommes au sein d’une même communauté – des Hommes qui partagent la même langue, la même culture et présentent les mêmes traits physiologiques – est nourri par toute une littérature féodale et inégalitaire qui crée la peur chez ceux qui veulent s’émanciper de cet état d’esprit.

On peut entendre ici et là, « si vous épousez une esclave, une forgeronne, une cordonnière, une griote etc., la malédiction s’abattra sur vous ».

En clair, tout amour entre deux personnes doit obéir à ce principe de « correspondance et d’équivalence » sociales, toute tentative de transgression vous expose aux malheurs et au bannissement.

Telle est la rhétorique utilisée pour hypnotiser les esprits et les corps de ceux qui veulent écouter leurs sentiments : la liberté d’aimer.

Les délires du système de castes

Aussi paradoxal que cela peut être, la même société qui conditionne les liens de mariage au respect de castes, cautionne tambour battant, le mariage entre un des leurs avec un Blanc, en dépit de la différence de cultures, et le plus souvent au mépris des conditionnalités religieuses qui régissent ce genre d’union en islam.

Est-ce un complexe ou un mépris pour soi-même ?
On a souvent vanté la solidarité des sociétés Africaines, est-ce cela la solidarité ?
Donnez l’opportunité à l’étranger, un inconnu d’intégrer la communauté ou la société tout en maintenant de manière curieuse et provocante, son prochain dans un statut stigmatisant, rabaissant et pitoyable ? Quel est cet humanisme-là ?
L’Amour vaincra et triomphera. En effet, aimer l’autre est une manifestation du pouvoir divin qui transcende les calculs hégémoniques de l’ordre féodal.

Des vies gâchées et des coeurs brisés

Chacun peut donner des exemples autour de lui, dans sa famille ou un proche qui a payé les frais de cette tradition basée sur le système de castes.

Je connais personnellement des jeunes filles à qui on a « empoisonné » la vie et l’existence, par ce que contraintes de se marier avec un cousin ou toute autre personne, pour dit-on faire respecter cette » équivalence dans les castes ».

Certaines ont encore la malchance de tomber sur un vieil homme qui a souvent l’âge de leur père. Comme pour se révolter, cette situation traumatisante les pousse à mener une double vie, au renoncement à la vie tout simplement.
Elles se métamorphosent deviennent aigries, pleines de rancoeurs et finissent par transmettre les germes de cette frustration à leur progéniture après avoir raté leur éducation.

Alors qu’elles auraient pu être heureuses et épanouies dans les bras de celui qu’elles ont aimé, mais ce dernier est disqualifié par la famille et le poids de la tradition pour « incompatibilité de castes ».

Il y a également beaucoup d’hommes qui ont payé les frais de leur » liberté sentimentale » les conduisant à aimer en dehors de leur cercle.
Soit, ils résistent pour vivre leur amour, auquel cas; la sentence est sans appel : ils sont excommuniés.
Ou encore, ils se résignent en renonçant aux injonctions de leur coeur, et se lancent dans une épreuves de substitution pour tourner la page.

Pour d’autres, le refus de valider leur union ouvre la voie à un amour dans la clandestinité et illégitimité.

Cette tradition d’un autre âge a fait beaucoup de victimes et continue encore d’en faire.
N’eût été ce système de castes, certaines femmes aujourd’hui mariées à certains hommes seraient les épouses d’autres hommes plus valeureux, plus galants et plus honnêtes. Elles auraient connu l’Amour et ses délices. Mais hélas !

Il en va de même pour les hommes, certains seraient mariés à d’autres femmes meilleures que celles qu’ ils ont mariées par respect à la tradition. Ces derniers aussi auraient eu la chance de jouir pleinement de la vie .

L’Amour est rebelle et indomptable

Dans ce complot ourdi contre les sentiments, la grande victime est bien évidemment l’Amour. Cependant, ces femmes et ces hommes qui se sont aimés mais séparés par le respect à la tradition du système de castes, continueront toujours à avoir le béguin l’un pour l’autre et ce jusqu’à la fin des temps. On ne peut « tuer » l’Amour.

En effet, l’Amour est une flamme que personne ne peut éteindre. Elle s’est allumée d’elle-même et s’étendra d’elle-même.

Le choix du futur époux de votre fille ou de la future femme de votre fils dépendra grandement du milieu qu’il ou qu’ elle fréquente. L’environnement, c’est le cadre, c’est le contexte plus déterminants que la culture. Il découle de la réalité et du vécu, ces derniers restent déterminants dans l’orientation des sentiments.

J’ajouterai : « vous avez choisi votre partenaire, selon les usages de votre temps, vous ne pouvez pas choisir l’âme soeur pour votre fils ou fille au mépris de la morale de son époque ».

L’Amour, c’est avant tout une affaire de sentiments qui a une dimension intime, personnelle et loyale mais susceptible d’être travestis dès qu’il y a ingérence.

Seyré SIDIBE

● Revue d’Histoire | Haïti 🇭🇹, une terre guignarde ?

Blotti au cœur des caraïbes dans l’île d’Hispaniola qu’il partage avec la République Dominicaine, le territoire haïtien abrite environ 11 millions 500 milles d’âmes. Considérée comme la première République Afro du monde en accédant à l’indépendance en 1804 après une vaillante révolution face à l’ordre colonial français qui dominait. Et après on a l’impression que tout s’arrête de reluisant pour ce pays à ce passé de terre libérée avec bravoure. Aujourd’hui une présentation d’une communication de la Banque Mondiale l’affiche ainsi « Haïti reste le pays le plus pauvre de la région Amérique latine et Caraïbes et parmi les pays les plus pauvres du monde. En 2021, Haïti avait un coefficient GNI par habitant de 1 420 $ US, le plus bas de la région ALC, qui était en moyenne de 15 092 $ US » https://www.banquemondiale.org/fr/country/haiti/overview#:~:text=Ha%C3%AFti%20reste%20le%20pays%20le,moyenne%20de%2015%20092%20%24%20US.
Comparativement son voisin Dominicain territorialement siamois est au top en matière de développement multidimensionnel. Ainsi on s’interroge si la baraka divine ne s’arrêtait pas « malignement » à la frontière. Haïti du chef militaire révolutionnaire Toussaint Louverture porte-t-il un destin guignard ? Cet État symbole d’un certain patronage originel de la révolte libératrice afro-africaine dans le monde, peine à retrouver la lumière existentielle socialement, politiquement et économiquement. Et pourtant il y’a une élite prolifique haïtienne qui essaime parmi le monde diasporique. À l’intérieur le territoire est sujet à diverses calamités sous l’effet de la nature (ouragans, tremblements de terre, épidémies…) et des frictions sociales et politiques (violences urbaines, gangsters, violences politiques…). Au cours de la période récente, 2 événements choc peuvent être illustratifs de cette triste réalité. En 2010, un violent séisme secoue le territoire causant plus de 250 000 morts et le cliché de la bâtisse du palais présidentiel (construit du XXe siècle) en ruines marque les esprits. Et la partie Dominicaine de l’île en sort quasiment indemne, à lire https://www.lechotouristique.com/article/le-seisme-en-haiti-epargne-la-republique-domicaine,19346. Le 7 juillet 2021 en pleine nuit, le président Jovenel Moïse à 53 ans, a été assassiné dans sa demeure par dit-on des bandes armées surgies de nulle part. Ici un affreux exemple d’un pays anormal et en vrille gravement, on tue un président élu dans pareilles circonstances comme s’il était un chef dealer narcotrafiquant. Par les temps qui courent, l’actualité bouillonnante voire brûlante dans le pays a comme centre de gravité; la criminalité organisée sous la coupe réglée de bandes armées profitant de l’absence d’un ordre étatique sérieux. Ainsi la chienlit règne et les populations subissent…sans lueur d’espoir. Malheurs sur malheurs, comme une fatalité guignarde qu’on ne peut jamais exorciser…! Quelle tristesse !

✍️🏿KS pour le BLOG

● Septembre 2013 – septembre 2023 | Le 10ème anniversaire de notre toute première contribution publiée dans les médias

L’article titré « La fierté soninkaxu en questions » sort le 6 septembre 2013 sur quelques sites web. Ce cri osé adressé à ma communauté sociolinguistique d’appartenance (sooninkara – soninkara) reprenait mes interrogations ayant trait à certaines données problématiques liées à l’ordre social qui y règne. Ainsi j’indexais volontiers un certain type de « fierté » qui serait un noyau suprémaciste comme support culturel ou civilisationnel d’un ordre féodal voire esclavagiste des castes. Une vie sociale d’hiérarchisation statutaire bousculait mon entendement et à l’époque je tentait à travers ce papier d’interpeller avec mes mots les consciences attentives parmi mes lecteurs. Cet article pionnier se veut comme une capture descriptive quoique simpliste et cash dira-t-on, du puzzle sociétal de la communauté sooninké. L’occasion de ce dixième anniversaire de sa parution, je tiens à remercier avec une fraternelle et citoyenne reconnaissance notre grand-frère, le journaliste humaniste mauritanien M. Seydi Moussa Camara pour sa disponibilité en le publiant dans son journal La Nouvelle Expression. C’était dans le numéro 190 en date du 30 septembre 2013, et la contribution avait occupé la rubrique Débat de la semaine. Le natif de Dafort, une plume journalistique connue et reconnue en Mauritanie, qui investit le champ médiatique indépendant de nombreuses années durant et dispose une crédibilité bien tenue à l’intérieur et à l’extérieur du pays sur les questions liées à la défense des droits humains, les mouvements militants et les méandres de la vie politique mauritanienne. Je saluerais encore l’opportunité qu’il m’avait offerte afin de donner une audience conséquente à mon premier mot d’humeur comme apprenti blogueur en herbes…😁 qui a mené à la création du Blog https://ecrit-ose.blog/ en 2014. Cette contribution 1 est reprise dans notre livre paru le 4 octobre 2022 sous le titre Mes Écrits Osés https://amzn.eu/d/4R0fqa9 , partie II p172.

Le journal La Nouvelle Expression a été cette vitrine opportune, et je le considère comme notre toute première « maison d’édition » en permettant cette mise sous presse écrite. La version numérique du journal est accessible via http://www.nouvelleexpression.org/. Je finis par noter la belle et inspirante assertion se trouvant sur l’en-tête du journal « l’idéal d’un sage, c’est une oreille qui écoute » .

Le 2 septembre 2023

✍️🏿 KS pour le BLOG

● Note d’un Cri Osé !

Sooninké Sooninkara gambanaaxu | La conflictualité mène à une commune faiblesse multidimensionnelle. Sa cause principale est le maintien des injustices érigées en « valeurs civilisationnelles » par une partie de la communauté.

Vaincre le complexe d’infériorité qui ferait un net vidange de la substance du complexe de supériorité, passe par 3 phases:

1 – la phase d’une prise de conscience résolue et décomplexée, et d’un refus subversif de la subordination sociale et politique et ses liens invisibles et visibles,

2 – la phase d’un nécessaire symbolisme structurel pour assoir une nouvelle vie sociale porteuse d’un cap lisible et ouvert en termes de principes fondamentaux (Égalité sociale et citoyenne principalement),

3 – la phase du droit à l’indifférence et de la consolidation des acquis dans le puzzle sociétal de l’ensemble communautaire (ni maître arrogant ni serviteur maladif). Ainsi sans les complexes, les relations et les réalités sociales seront plus fortes et dynamiques pour un Agir commun fructueux pour les collectivités, les associations, les communautés et la nation dans son ensemble. Voilà tout !

KS

Temps de publication d’anciennes photos, je re-poste celle-là 👇🏿 , ceux-celles qui n’étaient pas né.es en 1992… ne doivent pas rigoler deeeeh🤣🤣🤣

📷 de gauche courant 1992 et 📷 de droite août 2023

● Éditorial | La langue française dans l’espace politico-nationaliste en Mauritanie : entre postures démagogiques et mauvaise foi !

Toutes les langues sont des créatures et aussi des miracles du Divin. Il est ainsi versé par un signe coranique : « Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. » S 30 V 22. Alors, c’est un biais notable pour nous servir de postulat délesté d’une quelconque politisation ourdie d’emblée. Les langues servent naturellement à des besoins pour nous. Elles sont généreuses et très hospitalières entre elles (traductibles et emprunts) dans un environnement prédisposé à la paix sociale et à l’entente citoyenne. Donc qu’on y accorde notre volonté et notre sincérité (la notion de la VRAITUDE). Dans cet avant-propos, je réitère ma position (toutes nos langues méritent d’être érigées langues officielles) de modeste citoyen averti sur les données sociales et politiques de notre nation à multiples communautés. Encore j’ose convoquer un passage du Texe – mère de notre commune Ressource spirituelle (l’islam) : « O hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » S49 V13 . Ainsi dire que notre diversité culturelle et linguistique à entretenir peut être référencée en acte de foi pour nous, le pays de Chinguitty (Bilad Chinguetti). La ville éponyme serait la 7ème ville sainte de l’islam. Si on arrêtait de complexifier nos imaginaires bellicistes qui agressent nos réalités sociales et politiques, rien que l’entretien académique et intellectuel de notre diversité peut être un profond vivier professionnel sécurisé pour caser confortablement plusieurs personnes . Comme il est utile et nécessaire pour construire et aménager les espaces d’un pays (établissements fonctionnels et diverses infrastructures…), des projets et financements, il en va de même pour normer et entretenir notre cohésion sociale et politique. Pour se faire, libérons notre VRAITUDE pour promouvoir et accompagner sereinement l’hospitalité naturelle de nos langues, de toutes nos langues, y compris le français. Cette langue est un butin commun de l’intelligentsia trans-communautaire dans notre pays par la rencontre aléatoire avec l’ordre colonial français. Un système impérialiste venu d’horizons lointains, qui, si on se mettait sous un registre purement de fatalisme explicatif, on dirait c’était du mektoub (décret divin)… et on serait tenté d’en exploiter une certaine « sagesse ». Une réalité historique qui a eu logiquement ses conséquences bien réelles sur nous (nos pensées) et nos espaces. La langue française est un véhiculaire qui joue le rôle d’un aimant social et intellectuel entre beaucoup de mauritaniens aujourd’hui. Une socialité n’est nullement le fait d’un forcing francisant qui serait néo-colonial ou néo impérialiste. Elle est pur fruit à la fois de la généreuse hospitalité des langues et l’appropriation fonctionnelle par ses locuteurs. Cette langue peut jouer grandement un relais support neutre (pourquoi pas provisoirement) d’équilibre entre nos autres langues dans nos différents paysages (sociaux, administratifs, judiciaires…). À différencier entre remontrances idéologiques contre la France coloniale d’antan et la langue purement Lanque (un miracle divin) . N’est-ce pas l’ordre colonial français qui aurait été soft et peu instrusif avec nos notabilités tribales concernant l’esclavage rudement pratiqué sur des ascendants de certains de nos concitoyens…!?

Oui, sous nos cieux il existe une forme de brutalisme ethno-nationaliste qui se permet d’exploiter des langues et leur usage à des fins bellicistes. Un chauvinisme ethno-racial inconséquent d’un côté et un communautarisme ethno-nationaliste emprunté de l’autre. Les velléités d’arabisation globale en refusant l’officialité des autres expressions linguistiques, ne concourent pas à la promotion d’une cohésion nationale et contredisent l’esprit philosophique très aéré des 2 versets cités plus haut S30 V22 et S49 V13. L’arabe comme langue par son hospitalité est également dans notre espace celle qui détient l’originalité de base véhiculaire de nos savoirs spirituels. Et sans une idéologisation ethno-raciste, elle composerait volontiers par vitalité et ouverture avec toute autre langue. Malheureusement aujourd’hui dans nos sables mouvants, des réseaux puissants la rendent agressive et revêche par pire chauvinisme. Ce qui sent un autre impérialisme suprémaciste au nom d’une certaine arabité, à ne pas confondre aucunement avec l’islamité. Ici l’arabe mobilisé sous une certaine vision n’est pas innocent dans les frictions sociales et politiques qu’a connu notre pays dans le passé et les mêmes racines secouent son présent. Les porteurs zélés de ces turbulences se trouvent comme biais allergique et repoussoir de la langue française, un exclusivisme politique de l’officialité pour l’arabe. L’arabe d’exclusion massive de certains citoyens des rouages de la haute gouvernance politique, sécuritaire et judiciaire. L’inconséquence du flanc dans cette affaire arabesque, c’est quand une certaine élite qui en profite « collectivement », passe par la qualité de l’enseignement de l’école française de l’intérieur pour l’ouverture du monde extérieur pour leurs enfants. En rappel pour certains chauvins, l’arabe fut la langue maternelle de certains suppôts orientaux de la chrétienté aux temps des croisades… comme quoi, autour de cette langue, se joue surtout une affaire d’hégémonie ethno-raciale.

De l’autre bord, acceptons les phases d’évolution de nos langues nationales (notamment sooninké, poular et wolof) sans brûler les étapes. Ces langues ne supporteraient pas des poussées démagogiques d’un certain ethno-nationalisme bancal. Cet ethno-nationalisme agissant par réactions hystériques comme expression contestataire stérile et idéologisation étroite. Un genre de reflet miroir de fixation en répliquant à l’ambiance chauvine d’en face. Le développement nécessaire pour la mise à jour académique, politique et administrative de ces langues, ne se ferait pas dans une conflictualité par un autre absolutisme militant. Ainsi la langue française par l’alphabet latin, est un espace linguistique naturalisé pour le cheminement progressif de nos langues. Et il serait d’une grande confusion voire d’une tromperie évidente, quand certaines voix s’alignent à la tentation d’éradication du français de notre espace politique, croyant le libérer pour nos langues pour le coup. On le répètera, les langues sont des signes-miracles du Divin, et elles sont intrinsèquement hospitalières entre elles. La langue de Molière est aujourd’hui une langue très fonctionnelle entre mauritaniens et pour mauritaniens, elle fera vie harmonieuse avec nos autres langues. Si j’ose convoquer mon exemple personnel qui serait loin d’être peu commun, mon relationnel en matière communicationnelle (écrit et oral) avec mes compatriotes hors sooninkés passe par le français. Ainsi dire, elle est une langue forte de sociabilisation parmi nous, et aujourd’hui dans l’arène politique, son utilité est une évidence notable.

À notre élite trans-communautaire d’AIMER réellement ce pays trait-d-union entre l’ensemble arabo-berbère et l’Afrique subsaharienne occidentale, pour faire une nation heureuse de sa diversité culturelle. Il suffit d’une politique débarrassée des imaginaires bellicistes des uns et des autres. Nos langues sont innocentes de nos vaines distractions porteuses de désunion perpétuelle. La personnalité sociale, culturelle, intellectuelle et politique de la Mauritanie ne saurait rimer avec étroitesse de fond ni de forme.

Osons mieux et large ! In sha Allah

✍️🏿KS pour le BLOG

● Note de lecture d’un ouvrage marquant | Le Contrat Racial de Charles Wade Mills

Photo illustrative de Charles W Mills reprise via internet.

Paru en 1997 en langue anglaise, il est versé (traduit) sous ce format en langue française par l’histoirien québécois et artiste hip-hop, Aly Ndiaye (métis par son père sénégalais) Alias Webster.

Cette traduction est publiée courant 2023 (février au Canada et mars en Europe).
Le traducteur ambitionne en ces termes : « Mon souhait le plus ardent, c’est que Le contrat racial fasse partie des cursus scolaires, mais que le proverbial monsieur madame Tout-le-monde puisse le lire aussi. » Une citation de Aly Ndiaye, alias Webster.

Ma rencontre avec ce livre s’est faite d’une manière fortuite, c’était à l’occasion du Salon du livre Africain de Paris tenu le 19 mars 2023 à la mairie du 6ème arrondissement de la capitale française. Lors de cet évènement, une conversation était au menu autour de l’ouvrage entre l’éditeur haïtien-canadien de la traduction et l’éminent penseur sénégalais Souleymane Bachir Diagne. Lire le retour écrit sur ce riche rendez-vous littéraire et intellectuel sur notre blog https://soninkideesjose.wordpress.com/2023/03/20/%e2%97%8f-evenement-un-passage-au-salon-du-livre-africain-de-paris-2023/

L’introductif fait de l’ouvrage par ces 2 connaisseurs, m’a intimé plus qu’une incitation à ma curiosité à l’acheter mais une obligation. Aussitôt acquis, les premières lignes lues dans la préface (de l’auteur Charles W Mills à l’occasion du 25ème anniversaire du livre original en anglais), m’ont fait un buzz cérébral. Et il faut y aller vite, l’ouvrage fonce large et profond pour tout lecteur sensible à son monde et à notre Monde avec philosophies. On s’y trouve guidés vers un voyage de dévoilement sans filtres d’un système politique mondial construit à travers des paradigmes clairement visibles et évidents jusqu’à en devenir invisibles (comme le rapport naturel entre l’eau et les poissons). Ces paradigmes assoient et perpétuent le salaire de la blanchitude (privilèges normatifs du fait d’être blanc) au détriment de tous les autres non blancs ou passablement blancs.

Ainsi au cours de ma lecture et mes relectures qui ne cessent, parmi les posts publiés sur les réseaux à propos de l’ouvrage, j’en retiens le suivant : Le Contrat Racial | Cet ouvrage n’est pas un livre qu’on y passe silencieusement…! Non…tu vas te choquer même pourquoi son auteur lit et dit une réalité qui est là tout près parlante et interpellante. On dirait qu’il surprend un monde de ruses qui ne peut éviter de se trahir dans son fonctionnement systémique le temps passant. À recommander encore une fois…!

Un livre très informatif qui nous apprend que le postulat épistémique (donné universaliste) germe d’une vision racialisante des sciences et savoirs. Ainsi violences et régimes oppressifs perpétrés et normalisés par la sphère civilisationnelle Euro-Blanche, en ont tiré légitimité et normalité. Le contrat social (de Jean Jacques Rousseau, et ses camaraderies philosophales) disséqué réellement va accoucher d’un contrat racial selon l’analyse philosophique objectivement sourcée et difficilement contestable de Charles Wade Mills (décédé le 20 septembre 2021) , l’auteur de ce livre.

Pour qui, voulant s’essayer aux interrogations corollaires et subséquentes au sujet des exploitations coloniales (expropriations des espaces, indigenat, travaux forcés, destructions des humanités et civilisations locales…) , de la traite esclavagiste transatlantique, des massacres des amérindiens en Amérique, des aborigènes du monde austral, certaines mobilisations papales pour les croisades, l’apartheid en Afrique du Sud, la furia anti Noir des Ku Klux Klan, le suprémacisme blanc, le racialisme civilisationnel, un certain racisme inconsciemment normalisé, et clichés et réflexes aisément dégainés sur d’autres expressions de vie sociale, spirituelle et civilisationnelle, il faut NÉCESSAIREMENT LIRE CE LIVRE.
Il ose frontalement les questionnements et les réalités de notre Monde qui a besoin des stimulants sincèrement humanistes et moins idéologisés pour CORRIGER et HUMANISER SANS COULEUR notre commune HUMANITÉ INTRINSÈQUE sous le Contrat Humain et même sous le Contrat du Vivant.

11 juillet 2023

• KS pour le BLOG

● Élections générales de 2023 en Mauritanie | Retour d’expérience militante de KS [+Photo-reportage]

● Sur les gagnant.e.s

Mes félicitations fraternelles et citoyennes aux compatriotes ayant été élus ou reconduits dans leurs mandats respectifs (les Mairies, le Conseil régional et le parlement). Également aux perdant.es qui sont gagnant.es à bien des égards dans cette aventure civique qui révèle « humanités » et « personnalités » que renferment nos identités brutes. Aspirer à mener la direction des affaires publiques est très louable, on s’y fait une certaine violence intime. Ainsi je clame BRAVO aux un.e.s et aux autres !

Le coup de maître inédit à signaler désormais dans les annales politiques du Guidimagha, est du fait d’un génie stratège dénommé Waly Diawara et ses camarades. Sous un étiquetage politique de « circonstances » du parti Udp (Union pour la Démocratie et le Progrès) l’inoxydable de Naha Mint Mouknass, le groupe de M. Diawara a raflé plusieurs mairies, 4 postes de députés sur 8 possibles et plusieurs conseillers régionaux, surtout a raté de peu la très prisée présidence du conseil régional du Guidimagha. Les représentants locaux du parti principal encarté majorité présidentielle « Insaf », ont été bousculés (ballottages serrés) et mis à l’écart (battus sèchement au 1er ou au second tour) pour certains. Le cas du département de Ould yengé est significatif dans ce sens, au deuxième tour des législatives, les candidats Udpéistes écrasent les Insafistes (avec un candidat ancien ministre) avec un écart de quelques milliers des voix (11 088 contre 6 982). Dans la commune de Dafort, une ingénieuse candidature iconoclaste sous la couverture d’Udp a délogé une direction municipale en place depuis quasiment 3 décennies. À noter les candidatures du pôle de l’alternance (sous la couverture légale Sawab) dans les données électorales d’équilibre et de positionnement comme « faiseur de roi » au second tour dans certaines zones.

Sur Le Parti RAG-France 

Cette instance politique est âgée d’à peine 7 mois (sa première réunion organique date du 10 décembre 2022 à Montreuil). Le Parti RAG (Refondation pour une Action Globale) est l’aile politique émanant des rangs militants et simpatisants du mouvement antiesclavagiste mauritanien IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste fondée en octobre 2008 et très tardivement reconnue par les autorités en fin 2021) et du député national M. Biram Dah Abeid. La section du parti RAG a été formée par différents militants proches d’IRA-France et des soutiens politiques historiquement encartés du leader abolitionniste mauritanien. Et je m’identifie dans cette dernière catégorie et depuis l’échéance présidentielle de 2014, mes frères et camarades Brahim Ali  et Mohameden Zahaf  sont l’un ou (et) l’autre de relais sûrs sur lesquels j’adossais mon expression militante contributive pour les thèses droit-de-lhommistes et politiques défendues vaillamment par Biram. L’école politique Biramiste a été (est) une source d’inspiration porteuse de principes fondamentaux qui correspondent à la vision que j’aspire en matière politique (emprise directe citoyenne avec les populations, universalisme, progressisme, droit-de-l’hommisme….). En résumé un paradigme dé-communautariste d’un militantisme cohérent et transversal qui sanctifie la qualité Citoyenneté sur toutes autres considérations raciales ou tribales. Ainsi la section RAG France s’est hissée aux défis en face (internes et externes) pour participer aux législatives (poste de député de la circonscription Zone Europe). Avec un arbitrage confié à notre direction de l’intérieur et ses partenaires (coalition de l’alternance), un ticket de candidature a été choisi. Le camarade Dr Ba Boubou , juriste de formation a été désigné et la camarade Madame Salamata LÔ lui a été adjointe comme suppléante. Par une dynamique campagne électorale menée en équipe sous la direction de notre Top investi secrétaire général M. Elhadj Fall , nos candidats sous la couverture légale du parti Sawab arrivent à la deuxième position derrière les représentants du parti du gouvernement Insaf. Mes salutations citoyennes à nos compatriotes qui nous ont fait confiance avec 729 voix (18.40% au premier tour) avec une participation pointée à 73.11% . Au second tour tenu le 27 mai 2023, cette dernière a chuté de plus de 20 points (51.63%) et le candidat Insaf M. Diawara Issa a été élu avec 57.79% contre 40.38% (1211 voix) pour notre camp. Mon amicale reconnaissance et mes vifs encouragements à notre Team RAG-France et d’autres compatriotes (familles et proches de nos candidats) investis vaillamment dans cette aventure politique et je réitère ma fierté pour y avoir pris part avec nos moyens très serrés dès le départ. Je cite et loue ici l’implication notable de notre mère et tante à tous, Néne Daya connue Mme Thioye Kadiata, la mère de notre camarade suppléante Salamata LÔ.

Sur le volet de nombreuses et riches rencontres lors cette campagne, je tiens à noter celle d’Orléans auprès de nos compatriotes et en particulier l’échange émouvant avec notre oncle et doyen Kebé Abdoulaye (ancien gendarme ayant vécu l’emprisonnement sous le régime de Ould Taya). En région parisienne chez l’expérimenté militant multi-casquette M Baba Ould Jiddou (APP Europe), en accompagnant notre candidat Dr Boubou BA, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’intellectuel mauritanien M. Jemal Ould Yessa. Un esprit futé aux mots avisés qui inspire.

« Nous reviendrons » comme dira un certain K. Mbappe, in sha Allah !

Un vote entre plusieurs communautarismes !

Avoir une communauté de vue en speech diplomatique, sonne en creux comme nos positions se retrouvent sensiblement sur tels ou tels sujets ou enjeux. Les enjeux ou les sujets mis en exergue suscitent et conditionnent nos différents positionnements sociaux et politiques. Ainsi Voter ou choisir une personne pour la direction des affaires publiques, est un gros enjeu dans nos milieux où peu sont interpellés par les éléments programmatiques d’un.e candidat.e . L’engagement politique sous nos cieux est pris aux pièges d’une structuration sociale prégnante qui relègue en marge les idéaux portés par de partis et hommes (femmes) politiques . Dans l’électorat ou les électorats, plusieurs communautarismes y composent selon les données d’appartenance raciale, sociolinguistique et statutaire. Lors du scrutin pour l’élection du député de la diaspora mauritanienne Zone Europe au suffrage direct, nous avons constaté en plus de plusieurs candidats en lice, certains positionnements dans l’électorat au premier tour et au second tour. Au final le bloc de l’opposition qu’on croyait majoritaire sur la base des données électorales de la présidentielle de 2019, n’a pas su gagner ce poste de député paraissant pourtant prenable. Les motivations intimes des uns et des autres au sein de l’électorat et certains arguments de campagne diffus en sourdine ont brouillé toutes les données attendues en matière de prédictions logiques. Le camp du pouvoir avec le député sortant y a profité largement au second tour avec l’aide d’une forte abstention. Cette dernière a une certaine motivation qui sous-entend un communautarisme très lisible quand on observe objectivement les données de listes électorales. L’appel à un sursaut républicain lancé par plusieurs candidats et partis politiques en faveur du candidat du pôle de l’alternance, n’a pas eu l’effet escompté. Ainsi, prochainement cette opposition aurait intérêt à un travail militant de concertation et d’unité en amont pour espérer mieux.

1 juin 2023

✍️🏿KS

Photo-reportage :

● Racisme dans le milieu sportif | le cas du brésilien Vinicius en Espagne

Comme d’habitude, ça se sent scandalisés dans tous les sens avec un certain sentimentalisme aux relents hypocrites. L’expression d’un certain racisme n’est pas une poussée expresse d’une bêtise venant d’un pan isolé de l’environnement de la société à majorité blanche. Il s’insère « logiquement » et inévitablement dans un cheminement racialiste au cœur de sociétés blanches à l’endroit de l’élément Noir. Un supporter fan de football en Espagne, un suprémaciste américain soutien de D Trump et le touareg politisé du nord malien peuvent se retrouver sur une même donnée-source inspirant leurs idéologies socialisées d’un racisme évident anti Noir. Le livre de Charles W. Mills, Le Contrat Racial explicite et donne de pertinentes notions fouillées de compréhension sur le cadre paradigmatique de fond. Ce fond systémique qui assoie et motive toute l’affaire du racisme anti Noir. Ainsi des restes venant de bulles papales d’antan, des théories et idéologies concoctées par de penseurs sociologues et philosophes d’hier dans la sphère blanche (principalement occidentale), tiennent et persistent dans une certaine conscience collective de l’environnement « blanc ».

Parmi les solutions possibles contre ce racisme, il faut une reconnaissance claire et nette qu’il est motivé et généré par un système politique historiquement racialiste. Le monument du Christ rédempteur en veille (durant quelques minutes) à Sao polo au Brésil pour soutenir l’attaquant Noir du Real, n’est qu’un symbolisme puéril pour un bref remède de conscience pour les esprits distraits.

Il en faut beaucoup de SÉRIEUX pour changer la donne, pour l’instant l’environnement Afro à l’échelle mondiale fuit ici, subit là et se complaît là-bas !

✍️🏿 KS pour le BLOG

● Gambanaaxu Fedde | quel sens (sans) POLITIQUE ?



Je vais tenter de répondre en simple militant à certains questionnements ponctuels qui surgissent en coulisses et j’en ai été saisi par moments surtout par les temps électoraux qui courent. Moi, je dirais que comme le mouvement El-hor dans le passé et d’autres par la suite, le mouvement Gambanaxu (éveil social anti-féodal ou régime associatif) n’est aucunement une instance politique organique d’une telle ou telle obédience. En revanche, en citoyen.ne.s avertis et « wokés », les militant.e.s et sympathisant.e.s Gambanaaxu peuvent être politiques ou politicien.nes à toutes les échelles (communale, départementale, régionale ou nationale) à travers différentes structures politiques selon leurs convictions et leurs affinités programmatiques. Ainsi, je crois que toutes gesticulations et activisme initiés personnellement ou collectivement allant dans le sens d’une exploitation politicienne du mouvement, ne peuvent être fructueux ni hier ni aujourd’hui ni demain non plus.

Sans se tromper, je suis et reste convaincu que Gambanaaxu a une émanation dans le sillage des OSC (organisations de la société civile), les politiques ou politicien.nes peuvent s’approcher d’elles ou les consulter en toute transparence. Et le mouvement comme entité revendicative et droit-de-lhommiste, peut soumettre des doléances, saisir et interpeller des mouvements ou des personnalités politiques sur des problématiques particulières ou globales d’intérêt public.

Lors de la présidentielle de 2019 en Mauritanie, un mémorandum avait été formalisé et destiné aux différents candidats en lice, lire https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2304865596404081&id=1473902619500387
S’il y aurait un électorat encarté Gambanaaxu à convoiter ici et là, ce serait aux partis politiques de le faire ou pas avec clarté et responsabilité , et aucun.e membre, cadre ou doyen Gambanaaxu ne doit aller « s’engraisser » en crédit ou en légitimité personnelle pour de velléités carrièristes de plus très hypothétiques. Nos partis politiques ou sympathies politiciennes sont des espaces ou des voix (voies) adéquats et aérés pour faire valoir nos ambitions politiques collectivement ou individuellement.

La Cause Ganbanaaxu et ses idéaux dépassent en terme de vision, nos petits agendas politiciens et d’autres suspectes motivations irruptives aux relents individualistes.

Voilà, ici mes brefs éléments de réponse, en mon propre nom de simple militant.

Wa salam !

Fraternellement.

KS

● Sur la représentativité sociale des candidatures | Par Mahamadou Sy

J’invite les citoyens mauritaniens à faire un comptage sur la représentativité des castes dans les candidatures qui défilent. C’est pertinent de le faire dans la mesure où les castes sont encore des entités sociales très fermées dont les préoccupations quotidiennes peuvent différer, et parfois, hélas, entrer en oppositions profondes. En particulier quand il s’agit de remise en cause de l’ordre social et de ses aspects injustes.

C’est regrettable que l’État n’insiste pas assez là-dessus. Il ne suffit pas de fermer les yeux sur ces différences de préoccupations politico-sociales pour qu’elles disparaissent. Ainsi, laisser libre cours à une représentation biaisée ne fait que perdurer les injustices sociales dans la mesure où l’accumulation du pouvoir (politique, social et aussi économique) s’accentuerait dans les mains de ses détenteurs traditionnels, au détriment des autres. L’équité voudrait que l’on contrôle toutes ses configurations qui semblent spontanées, mais qui en réalité n’émanent que des fondations inégalitaires de notre société.
La question des castes est d’autant plus pertinente dans ce contexte que ces dernières sont encore régies par des barrières sociales qui s’opposent fortement à la circulation des « gains » en vue. Il n’y a en réalité rien de prévu par la société actuelle pour faire circuler un bien ou un pouvoir d’une caste à une autre. Le mariage qui devait le permettre est, je le rappelle, proscrit, en règle générale, entre des castes assignées à des rangs différents. Or l’élection, en dehors des qualités personnelles de l’élu et de sa hauteur politique, est aussi une voie d’acquisition d’un pouvoir et, pour beaucoup, d’un bien et de quelques privilèges diplomatiques et d’autres dispositions liées à la fonction. Il s’agit là d’une armée d’outils allant donc du financier jusqu’au prestige social en passant par des moyens d’actions politiques directes. La représentativité est de rigueur.

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