AFD – Le concours « Digital talk » d’Emerging Méditerranean, le programme de soutien aux start-up pour l’innovation positive dans les pays du pourtour méditerranéen, a annoncé mercredi 13 juillet la liste de ses lauréats. Un stimulant pour développer la « Tech for Good » dans cette région du globe.
L’édition 2022 du Digital talk Emerging Mediterranean, le rendez-vous des acteurs de l’innovation positive en Méditerranée, s’est terminée sur un concours de pitch où douze start-up finalistes ont présenté leurs solutions dans ce domaine.
Les six lauréats de ce challenge (détail ci-dessous) bénéficieront d’une bourse de 5000 euros et pourront suivre le Social Inclusive Business Camp, le programme d’accélération à haute valeur ajoutée conçu par le Campus de l’Agence française de développement (AFD).
Ils seront aussi invités à participer à la sixième édition du sommet Emerging Valley, les 28 et 29 novembre à Marseille, pour y présenter leurs projets.
526 entrepreneurs mobilisés
Lancé en 2020 avec le soutien du groupe AFD et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le programme Emerging Mediterranean rassemble les décideurs et acteurs de la « Tech For Good ». Il a été créé afin d’identifier, d’accélérer et de nourrir le plaidoyer des start-up méditerranéennes actives dans ce domaine.
Innover au service du bien commun : c’est l’objectif que se sont fixés ces entrepreneurs qui développent des solutions pour accélérer la transition vers une société plus durable et responsable. En limitant, par exemple, l’empreinte carbone du numérique, en réduisant la fracture numérique, ou encore en mettant l’innovation scientifique et technologique au service des grands enjeux sociétaux et environnementaux.
L’appel à candidatures de cette édition 2022 a mobilisé plus de 526 entrepreneurs. Parmi eux, 30 candidats ont été conviés à un bootcamp de trois jours, où douze finalistes ont été sélectionnés pour le Digital talk Emerging Mediterranean.
Un document titré «Avant-projet de loi de l’Éducation Nationale» circule depuis quelques jours à travers les cercles sociaux mauritaniens. Il ferait état d’une première forme de la loi d’orientation qui, après amendements éventuels de la part du HCE (Haut Conseil de l’Éducation) et du conseil des ministres, sera prochainement soumis au vote à l’assemblée nationale.
Ce document établit donc, dans une forme détaillée, les dispositions de la loi en vue. La section 1 du chapitre 2 formule les articles traduisant la politique linguistique qui serait à l’œuvre dans le nouveau système éducatif. Citons l’article 65 : « Pour offrir l’accès le plus facile, le plus efficace et le plus équitable au savoir, chaque enfant mauritanien sera enseigné dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale. L’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation et de formation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés. Les langues nationales Poular, Soninké et Wolof sont introduites, promues et développées à tous les niveaux d’éducation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés d’éducation et de formation, à la fois comme langues de communication et comme langues d’enseignement ; selon la langue maternelle et la demande exprimée pour chacune de ces langues. Au niveau du fondamental, chaque enfant mauritanien effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale. Tout enfant de langue maternelle arabe doit apprendre au moins l’une des trois langues nationales (Poular, Soninké et wolof). Le choix de cette langue est guidé par le contexte sociodémographique régional. L’arabe est enseigné à tous les enfants dont elle n’est pas la langue maternelle comme langue de communication et comme langue d’enseignement. Les modalités d’application de cet article seront fixées par voie réglementaire, dans le cadre d’une politique linguistique nationale. »
L’ambiguïté de cet article est frappante et son caractère équivoque appelle à la vigilance. Tout d’abord, comment serait-ce possible que « l’enseignement soit dispensé en langue arabe […] » de façon aussi absolue que l’article le présente et, en même temps, soit prétendu que « […] chaque enfant effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle » ? Ces deux affirmations affichent, sinon une contradiction, au moins un conflit profond. En effet, de celles-ci, ne peut être conduite qu’une, et nous craignons de savoir laquelle. De plus, comment se fait-il que le rôle attribué à la langue arabe soit si clairement et précisément énoncé, de façon à ce que celui-ci soit exempt de toute discordance interprétative, alors que le flou entoure la place réservée aux langues pulaar, sooninke et wolof ? Au passage, que veut dire la mention `promues, développées’ attribuée aux langues non arabes ? Cet article est si fondamental et est censé encoder la part la plus sensible de la loi compte tenu de ses ressorts touchant la question de justice sociale, d’égalité citoyenne et du vivre ensemble. Il doit ainsi être clairement décliné sans ambiguïté aucune. Sa forme actuelle est tout simplement inadmissible ; techniquement indigne d’une loi, et fondamentalement inappropriée pour faire office d’un traitement égalitaire de la question des langues.
Ensuite, et ce point est un des plus urgents, il est mentionné dans l’annexe que les dispositions de l’articles 65, discuté ci-dessus, concernant le traitement des langues pulaar, sooninke et wolof sont conditionnées aux résultats d’une évaluation à l’issue d’une nouvelle expérimentation. Voici le passage concerné : «La généralisation de l’enseignement des langues nationales interviendrait suite à une expérimentation conduite par la structure chargée de la promotion des langues nationales et sur la base d’une évaluation scientifique probante conduite par une expertise qualifiée»
Ainsi, le droit fondamental des enfants issus des communautés pulaar, sooninke et wolof d’apprendre dans leurs langues maternelles est conditionnel. Cette condition est problématique à bien des égards : Comment peut-on conditionner un droit que l’on décide de reconnaître à un test technique ? Si un principe mis en avant dans la loi est que chaque enfant puisse apprendre dans sa langue maternelle, il n’y a alors aucune raison d’ajouter des motifs de refus et de retardement. Si la procédure est, pour une raison cachée, de valider les langues sur la base des résultats qu’« elles obtiennent » à l’école, alors devra-t-on soumettre la langue arabe au même test car, étant un pied primordial de notre système éducatif actuel, elle serait impliquée, et ce suivant la logique déployée dans l’annexe, dans l’état critique de celui-ci, compte tenu des résultats catastrophiques observés année après année. Ces tests annuels du système actuel seraient-ils des raisons d’exclure l’arabe compte tenu des échecs permanents qui en ressortent ? Ce test, comme condition de généralisation de l’enseignement dans les langues concernées, est par conséquent injustifié et inacceptable. D’autant plus qu’un tel test a déjà été accompli par les 20 ans d’expérimentation conduite par le défunt institut des langues nationales. Les résultats probants voulus ont été acquis selon des évaluations sérieuses, en particulier celle de l’UNESCO. Cela n’avait pas empêché l’institut de fermer et la généralisation n’a jamais eu lieu. Si l’on est réduit à évaluer des langues pour leur accorder un droit, il n’est donc pas besoin d’en refaire. Il suffirait juste de reprendre ces résultats déjà obtenus.
Pour toutes ces raisons, OLAN appelle aux mesures que voici :
1– Le chapitre des langues doit être revu et corrigé. Les mentions concernant les langues pulaar, sooninke et wolof doivent être aussi explicites que celles qui se rapportent à l’arabe. Plus important, elles ne doivent pas entrer dans des conflits logiques qui feraient que leurs applications respectives ne pourraient pas être possibles simultanément. De plus, l’égalité des langues doit clairement figurer dans le texte ; ce qui le purgera des mentions qui souhaitent coûte que coûte que la séparation des rôles soit claire entre, d’une part, la langue arabe et, d’autre part, les langues pulaar, sooninke et wolof. Ce traitement inégalitaire doit être corrigé sur le fond comme sur la forme. Les droits accordés doivent être les mêmes pour toutes les langues du pays et dans tous leurs aspects.
2– L’annexe n’a aucunement sa place dans le corps de cette loi. Les dispositions relatives à l’installation du nouveau système éducatif, relevant d’une question technique et du niveau d’investissement de l’État dans ce projet multidimensionnel, ne doivent en aucune manière constituer un baromètre éliminatoire du droit fondamental d’enseignement dans les langues dont doivent jouir leurs locuteurs. Dans un texte approprié à traiter cette question, les mentions de l’annexe concernant une nouvelle expérimentation doivent être corrigées. Aucune nouvelle expérimentation n’est à envisager. L’État doit se charger de l’installation de cet enseignement sur l’ensemble du territoire en même temps pour toutes les langues et sans aucune condition discriminatoire.
3– Enfin, Olan déplore l’absence totale de la question relative à l’officialisation des langues et exige que celle-ci soit intégrée dans les prochaines versions du projet de loi.
Fin du suspense pour les 47 251 candidats au bac : les résultats sont tombés en début de soirée, ce vendredi 8 juillet. Les résultats du bac 2022 sont disponibles sur mauribac.
Les filles dominent les quatre premières places, toutes séries confondues, selon les résultats annoncés par le ministère de l’Education nationale. Ainsi, Salka Brahim Ely Aoubeck, élève au lycée d’Excellence 1 de Nouakchott Ouest 2, arrive en tête, au niveau national, avec 17.94 dans la série Sciences naturelles.
Suit en deuxième position, dans la même série, Metou Saleck Khtour, avec 17.74.
Cette dernière est élève à l’école Houceine d’Arafat. Fatimetou Baye El Khadar, élève également à l’école Houceine d’Arafat, en série Sciences naturelles, décroche la troisième place, avec 17.43.
Khadijetou Mohameden Ahmedou, élève à l’école Annexe à Nouakchott Ouest 2, trône à la quatrième place, avec 17.55 dans la série Mathématiques.
Cette année, le taux de réussite au brevet d’études du premier cycle (BEPC) est de 26,3%, a annoncé le ministère de l’Éducation nationale et de la Réforme du système éducatif.
Les résultats sont disponibles sur le site de l’Education nationale et sur la plateforme de mauribac.com. La meilleure note est de 16,88. Elle est obtenue par Meina Saadna Ahmed Jeddou, élève au lycée d’Excellence 4 de Tévragh-Zeina de Nouakchott 2 (Ouest).
C’est également une fille qui se place en seconde position. Il s’agit de Lalla Ahmeda Eleye, élève à l’école Zem Zem de Teyarett, avec une moyenne de 16.86.
Dans le top 10 des meilleures moyennes, six d’entre elles sont détenues par des élèves qui viennent des écoles d’excellence de Nouakchott, d’Atar et de Nouadhibou.
Les filles se sont bien illustrées dans le top 10 en décrochant cinq places.
Après quatre semaines de compétition intense, le mauritanien MamadouGandega a décroché la deuxième place d’un challenge sur le cybercrime organisé par l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (UNODC), devant des concurrents du Maroc, de la Tanzanie et du Bénin.
C’est l’Egypte qui a remporté la deuxième édition de l’Africa Digital Forensics Challenge. Cette édition, qui a eu lieu du 29 mai et le 27 juin 2022, a réuni plus de 1000 personnes venant de 35 états africains déterminés à lutter contre la cybercriminalité en Afrique.
Les participants étaient des professionnels de la cybersécurité mais également des agences gouvernementales comme les CSIRTs (Computer Security Incident Response Team) du Benin vainqueur de la première édition et du Mali.
« J’ai dans cette compétition représenté mon pays en solo tout au long du mois de juin sur différentes thématiques d’investigation numérique à savoir, l’analyse de Ram, de réseau informatique, le darkweb, les cryptomonnaies ainsi que l’analyse numérique d’un téléphone Android », explique à Cridem, Mamadou Gandega.
L’Africa Digital Forensics Challenge consiste à exploiter des vulnérabilités affectant des systèmes, applications… de manière à s’introduire sur des ordinateurs pour récupérer des preuves d’intrusion informatique.
Analyste SOC (Security Operation Center) et incident responder de profession, Mamadou Gandega est actuellement consultant dans la cybersécurité en tant qu’analyste.
Il a eu à travailler chez Orange cyberdéfense qui est un des leaders européens en matière de cybersécurité ainsi que dans le domaine bancaire en tant qu’analyste SOC.
Sahara Média – La commission centrale pour l’observation du croissant lunaire a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu’elle n’a disposé d’aucune information confirmant l’observation du croissant cette même nuit.
La commission a précisé qu’elle a contacté toutes les wilayas du pays et a poursuivi ses investigations jusqu’à 23h30, sans avoir obtenu une quelconque confirmation pour l’observation du croissant lunaire.
La commission considère que le 1er du mois Dhou Al hijja coïncidera avec le 1er juillet 2022 et que la fête de l’Aïd Al Adha sera célébrée dimanche 10 juillet 2022.
La prière sera organisée à 9 heures à la mosquée Ibn Abass
Association pour La Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie – ADVEM
Information
Vivons la paix
Nous avons la grande de joie de vous annoncer les dates de la 1e édition du Festival International des Droits des Enfants ! Il se déroulera à Nouakchott du 21 au 24 juillet 2022 🥳
Aujourd’hui dans une certaine opinion publique, le label communicationnel via divers supports que véhicule le concept Ganbanaaxu Fedde, s’inscrit et s’accroche à l’engagement contre l’esclavage par ascendance chez les Soninkés. C’est ainsi l’élan initial enclenché par une dynamique de prise de parole subversive et décomplexée face à un statu quo sociétal et traditionnel intrinsèquement inégalitaire. Une charpente sociale tissée de diverses hiérarchies qui assignent les uns et les autres par un étiquetage statutaire inné. Les honneurs s’héritent en vase clos et les indignités sont aussi attribuées dans le même régime coutumier hermétique. Le tout se structure et se perpétue à travers clans alliés et identités nominales. Les noms de familles en fonction des zones et des milieux, sont l’expression d’une réalité clanico-politique à vocation hégémonique. Une configuration politique aux facettes primitives en total déphasage avec l’ordre étatique républicain supra qui fait du Citoyen la référence cardinale de la chose politique moderne. Ces mini entités clanico-politiques (villages ou groupes de villages trans-territoriaux) assoient leur légitimité régalienne à diverses emprises sur des figures ancestrales (patriarches légendaires). À coup de fables et de forcing historique quasiment mariné à la même sauce apologétique, chaque clan construit et perpétue son roman d’identité sociale et politique. Ainsi un schéma organique de fiertés exclusives se met en place globalement d’une manière diffuse dans l’élément « communauté soninké ». Ces fiertés exclusives se confrontent autour d’un aléatoire patronage originel voire « original » de la personnalité-type soninké. Un imaginaire foncièrement ancré dans des consciences très sensibles à l’idée du Pur en légitimité des uns sur les autres. Frictions, égards pernicieux et arrogances ridicules, l’homogénéité sociale et communautaire n’arrive pas à s’instaurer valablement, gage d’une véritable dynamique pour une société en phase avec son époque.
Et l’éveil Ganbanaaxu surgit !
Un idéal et aussi une visionnaire philosophie sociale, ce concept mérite une grande attention de la part de tous les éveillés en pays soninké. Une sorte de wokisme intra-communautaire permettrait un toilettage culturel et idéologique. Au cœur de l’éveil Ganbanaaxu, on y consacre consciencieusement des notions suivantes : La Dignité, La Liberté, L’Humanisme, L’Égalité et La Fraternité. Par une approche déterminée, cet engagement enclenché en masse depuis fin 2016, interpelle et parle à la conscience collective de la communauté soninké voire au-delà même africaine. Ganbanaaxu, comprendre autrement en vocable soninké « O Ganbana » que j’ose transposer comme « Une Digne et mutuelle acceptation de notre Humanité commune » . Une identité sociale ouverte qui sanctifie la Dignité Humaine. Ainsi une véritable ingénierie sociale et communautaire serait gage d’une révolution profonde de nos mentalités liées aux fiertés exclusives. Et une nécessité intellectuelle et culturelle permettra une saine articulation entre l’imaginaire et le réel. Par Ganbanaaxu, l’élément social soninké sera débloqué et gagnera en efficacité dans tous les domaines. Les compétences feraient la légitimité et on sortirait du hasard de la naissance. Ce hasard dont les conséquences bloquent, freinent et causent d’innombrables situations schizophréniques sapant le vivre-ensemble. Une certitude m’assaillit profondément les idéaux Ganbanaaxu portés par la dynamique militante en cours peuvent donner matière réelle à « O Ganbana ». Une prise de conscience qui cadre pertinemment avec la résurgence panafricaniste très active au cœur de notre continent. Les détracteurs qui rechignent avec diverses manœuvres et violences à la proposition « O Ganbana« , doivent réactualiser leur logiciel culturel et sociologique. Il suffit d’imaginer que l’appellation « esclaves ou descendants d’esclaves » puisse exister et nommer un certain contenu sociétal réel dans un même groupe sociolinguistique, pour se faire une idée du retard en cours. Ainsi l’intelligentsia soninké devrait se questionner enfin, l’irruption de cet éveil Ganbanaaxu est un défi intellectuel posé et une aubaine inestimable à saisir plus que jamais. En perspective du FISO (Festival international Soninké), événement biennal prévu courant 2023 en Mauritanie, j’ose espérer que Monsieur Abdoulaye Bathily, soninké, universitaire et homme politique sénégalais qui a publié un ouvrage récemment titré « Passion de liberté« , sera parmi les guest-stars intellectuels. Il pourrait nous clamer l’assertion exprimée ces derniers jours lors de la présentation de son livre à Dakar en disant « Cette jeunesse que je vois, doit se battre avec les moyens de son époque. Partout où je vais, ce bouillonnement, même jusque dans les excès qui sont produits par ceux qui sont en face. La passion de la liberté habite en chacun d’entre nous. La passion de liberté je la vois en chacun des jeunes » . Et il dira en résumé ce jour « La passion de liberté a pris chacun d’entre nous » .
Plus que jamais nous lui dirons justement c’est cette ferveur pour la liberté qui surfe aujourd’hui en pays soninké. Les tares liées à l’esclavage par ascendance sont à éradiquer nécessairement au sein de nos milieux. Vœu d’espoir, au (O) FISO Mauritanie 2023, nous pouvons magnifier et promouvoir O Ganbana. Et en finir avec l’habituel folklore exhibitionniste qui prend la centralité de l’événement.
Arsene Wenger, (une regrettable sortie à l’égard du football africain), (les élucubrations d’un sexagénaire sur les talents africains) …. « Kylian MBappé a des origines africaines, mais il a été formé en Europe. S’il était né au Cameroun, il ne serait pas devenu ce joueur (…) Il y a l’Europe et le reste du monde, et le reste du monde a besoin d’aide, sinon nous perdrons trop de talent ». Dixit Arsene Wenger Arsene Wenger, entraineur français, âgé de 72 ans, et presque un pied dans le troisième âge, respecté jusqu’ici. Personnellement, j’avais beaucoup de respect pour cet homme dont on disait beaucoup de bonnes choses. Mais comme on dit, « chassez le naturel, il revient au galop ». Visiblement en Occident, les techniciens ou les grands dirigeants du football continuent de regarder notre continent de haut. Il leur arrive de dire, comme c’est le cas aujourd’hui avec Arsene Wenger par exemple, qu’un joueur né en Afrique ne peut pas avoir ni le talent ni l’effort nécessaire, qu’il ne peut pas se former et s’instruire au fil des ans. Naître aujourd’hui en Afrique n’apporterait rien en terme de talent, de génie et de virtuosité, par rapport à celui qui serait né en Europe, à en croire ces dirigeants. Je trouve que c’est une sortie malheureuse et un irrespect total, d’abord en termes de sacrifice des africains. C’est aussi une insulte au bon sens et une insulte à l’avenir, et surtout une insulte par rapport à tous ces jeunes africains qui font aujourd’hui le bonheur et les beaux jours du football européen et américain, du football mondial en gros. Dire que s’ils étaient nés en Afrique, ils n’auraient pas eu le talent qu’à MBappé, c’est oublier que le talent est inné et qu’il peut éclore partout ; il ignore les nationalités, les races, les cultures et les géographies. C’est surtout faire la sourde oreille et oublier des grands noms du football africain qui ont brillé par leur talent en Europe et dans le monde, comme Samuel Et ’O, Georges Weya, Didier Drogba, pour ne citer que ceux-là. Donc tous ces grands noms n’existeraient pas parce qu’ils sont nés en Afrique et non en Europe ???!!. Il s’agit là d’une vision tronquée qui cache mal et trahit un peu la position scandaleuse de certains dirigeants occidentaux à l’égard du continent. Oui, M. Arsene Wenger, l’Afrique a des talents. Le continent continuera à en produire. Sachez enfin, que l’avenir du football se construit et se construira en Afrique.
Alakhbar – Pour aider nos candidats au baccalauréat 2022, le ministère de l’Éducation Nationale et de la Réforme du Système Éducatif, en coopération avec la Direction des Projets Éducation et Formation et l’Agence Française de Développement, met à la disposition des candidats les annales des épreuves du baccalauréat des années précédentes, solutionnées par des professeurs qualifiés.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.