✓Regardez « FDV mariage soninké Dérives et Festivités avec Douda Konate » sur YouTube | Avec Ibrahim Diallo TV Tooba

• Ici Ibrahim Diallo aborde avec son invitée , les pratiques et contraintes cérémoniales autour du mariage en milieux Soninké de nos jours. Les petites évolutions et les fines révolutions d’une institution sociale, religieuse et familiale au cœur de la société soninké.

©️ Crédit source : TV Tooba.

UN INGÉNIEUR MAURITANIEN NOMINÉ POUR LE PRIX PIERRE BÉZIER QUI RÉCOMPENSE LES CINQ PREMIÈRES THÈSES DE DOCTORAT

L’ingénieur mauritanien Cheikh Brahim Abed, a été nominé pour le prix Pierre Bézier, qui récompense les cinq premières thèses de doctorat de l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences et Technologies de France (ENSAM) , après que le jury ait salué sa thèse pour deux doubles diplômes de doctorat de l’ENSAM Paris, et de l’école d’ingénieurs Mohammedia de Rabat.

La thèse de doctorat dans le domaine de l’aérodynamique numérique et expérimentale porte sur le thème de la modélisation de la conception, de l’analyse et du réglage des compresseurs centrifuges contrarotatifs (Modélisation, analyse et contrôle des compresseurs centrifuges contrarotatifs : Aérodynamique Numérique et Expérimentale).

La discussion de la thèse a duré environ quatre heures, par un panel de neuf experts dans le domaine universitaire et de la technologie industrielle, dont le professeur David Chali, le professeur Jarrar Bois et le professeur Emily Suri.

Le Dr. ingenieur Cheikh Brahim Abed, tout en travaillant sur la thèse, a rédigé sept articles scientifiques, dont quatre ont été publiés, tandis que deux articles ont été approuvés pour publication.

La thèse d’ingénieur a reçu un diplôme très honorable par le comité de discussion.



Source : https://mourassiloun.com/node/19416

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70873

Mauritanie | La Direction des examens annonce de nouvelles mesures pour lutter contre la tricherie



La Direction des examens et concours de Mauritanie a annoncé un certain nombre de mesures pour lutter contre la fraude aux examens nationaux prévus pour la prochaine phase de l’année universitaire en cours.

Une circulaire publiée aujourd’hui, vendredi, par la direction, indique que ces procédures incluent une inspection approfondie aux portes des établissements d’enseignement, en présence du personnel de sécurité, pour empêcher l’introduction de téléphones ou de tout autre moyen utilisé pour divulguer le sujet de l’examen. en dehors du centre.

La circulaire ajoute que l’inspection aura également lieu aux portes des salles de classe, appelant les observateurs à laisser leur téléphone à l’extérieur des centres d’examen tout en effectuant leurs tâches de surveillance dans les salles de classe.

Le directeur a souligné que l’introduction des téléphones dans les centres d’examen signifie que l’examen en question sera automatiquement annulé.

Sahara Media

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3910721622389894/

✓Vivre sa Liberté !? | Par le président Traoré Gaye

Lors d’une conférence à l’école des hautes études en sciences sociales à Paris en février 2019 en présence de l’honorable Biram Dah Abeid et de Ali Bouzou de l’ONG Timidria, une question m’a interpellé . Cette question a été posée par la modératrice Benetta avec la teneur suivante : Après l’émancipation que se passe-t-il, en substance les personnes esclaves une fois libérées comment vivraient-elles leur liberté ? Faute de temps de parole je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de mon intervention . En effet je commence par être libre c’est comme extraire une pierre précieuse des abîmes de la terre, l’euphorie de cette trouvaille n’exclut pas une surveillance accrue, une vigilance renforcée et une prudence qui se manifesterait par un « esprit vif » et alerte.Vivre sa liberté ne consiste à idéaliser libre mouvement des bêtes de la savane , en peu caricatural certes mais assumée comme image. Être libre ne consiste pas non plus absence d’effort pour consolider la liberté qui n’est jamais acquise sinon des jeunes africains ne seraient pas appelés « Diamant noir » en Libye . Aujourd’hui au nom de la liberté invoquée à tout va , on assiste à la trivialité affectant notre dignité . Prenons l’exemple de la paresse et de l’insolence . Un quidam est libre de discourir mais si ce discours est fondé sur le mensonge, la tricherie et la diffamation. Il perdrait toute notre crédibilité ce qui affecterait sa dignité par extension. Je limite à ce niveau la digression . La paresse, on est libre de ne pas travailler mais la violence sociale d’un tel choix est redoutable…
Vivre sa liberté en vrai est à l’image du long chemin épineux à parcourir sous le soleil ardent de la condition humaine . Une remarque saillante depuis l’avènement du mouvement Ganbanaaxun fedde dans l’entité Soninke, n’avez -vous pas remarqué que les anciens villages de liberté n’ont pas adhéré à ce discours réformateur et fraternel comme si nous leur ferions souvenance d’une humiliation subie , d’une dignité bafouée, d’une indignité marquée au fer rouge dans leur existence.

– Noté en lien ce post FB de juillet 2018 par KS : « Se libérer est finalement un processus relativement aisé mais VIVRE sa liberté en vrai et en ttes circonstances est une autre histoire.« 

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 9/7/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158700275716225&id=569691224

✓DMZO: son nouvel Mixtape « Xissa » sortira le 7 juillet | Par Ibrahima Diallo TV Tooba

Après le succès des singles « Miskina » et Xiide », DMZO sortira le 7 juillet prochain son nouvel mixtape « xissa ». Un single devrait être dévoilé quelques jours avant !

Cover mixtape XISSA by H.E


Il a fallu se montrer patient, crise Covid oblige, c’est désormais officiel. Après des mois de teasing, DMZO confirme enfin la sortie de son nouvel mixtape, intitulé « Xissa », pour le 7 juillet prochain. L’annonce a été faite ce lundi soir sur les réseaux sociaux de l’artiste, accompagnée de la magnifique pochette du disque sur laquelle on voit son visage, le regard déterminé et entouré de fleurs blanches. Il donne également rendez-vous à ses fans le 1juillet pour ce qui sera sans aucun doute la sortie d’un nouveau single de son Label ÔSOUKA en compagnie de soninké camara, speakcause, et Mc Dado. « Xissa » sera donc le premier mixtape de DMZO depuis « SRG ». la tracklist de ce mixtape est comparable au 11 de l’équipe de France notament avec LINKY lk, anonyme, oumzo soninké ou encore Sira Dramé, nul doute qu’on y retrouvera ses deux derniers singles. Le rappeur est Revenue au sommet du rap game Soninké courant 2019 avec les singles « Libre antenne » Featuring avec LINKY LK et le chanteur, rappeur producteur Anonyme ainsi que la sensation urbaine arrivé de Mauritanie il ya peux MC Dado; Mis en clip par MAMAM COMMUNICATION puis « mouke bourré »


Tracklist Xissa by B.J

Un mixtape « plus tendance et Universelle » attendu

l’interprète de « Xissa », (le single) assure avoir voulu prendre son temps pour confectionner ce mixtape malgré les problèmes lieu à la pandémie: « On peut pas bâcler, mais presque. Car sur 2 ou 3 sons, me dire bon, c’est pas tout à fait ce que j’aurais voulu, mais bon, c’est ça, c’est ces morceaux-là, et puis c’est comme ça ».

Ainsi, si ce nouvel mixtape sera « un peu plus doux, un peu plus dans le flow , moins hard» mais avec « une écriture un peu plus cash ».
Un résultat que le public pourra donc découvrir intégralement sur les plates-formes de téléchargement et streaming!

Ibrahima Diallo/ TV.TOOBA

©️ Crédit source : https://www.evernote.com/shard/s351/client/snv?noteGuid=802acd1c-6f75-0e5b-c386-2ff8db50a895&noteKey=f3add07b356df846a4c3409775d703bb&sn=https%3A%2F%2Fwww.evernote.com%2Fshard%2Fs351%2Fsh%2F802acd1c-6f75-0e5b-c386-2ff8db50a895%2Ff3add07b356df846a4c3409775d703bb&title=Article%2BDMZO

Éloignons-nous du repli identitaire ! | Par Imam Cheikh Ould Ely

News RIM – Détribalisons nous, éloignons nous du repli identitaire, si nous voulons construire une nation.

L’instinct grégaire est fatal au développement des esprits et des pays car il favorise les inégalités et l’injustice. Depuis des décennies certains utilisent l’État, le pouvoir et l’argent pour privilégier leurs groupes d’appartenance au détriment de la majorité du peuple.

Il est temps de changer…. je suis tellement au fait des bienfaits et des méfaits de la tribu ayant grandi dans son moule et ayant été formaté à la considérer comme le premier et dernier salut et rempart, que j’en mesure le danger réel sur la modernité et le développement.

Certes les défenseurs de la tribu arguent de la faiblesse de l’Etat dont les défaillances dans son rôle social sont remplacés par la solidarité tribale….pour justifier le recours de certaines franges de la population à ce regroupement social.

Personnellement, je pense que cette défaillance de l’Etat à se substituer à la solidarité tribale, est un argument battu en brèche par toutes les tares et injustices corollaires à son existence et qui se manifestent le plus souvent par la suprématie de certaines tribus et les inégalités économiques et sociales qui en découlent. Ajoutons à cela les risques d’interférence permanente entre les exigences républicaines d’un etat démocratique et les considérations anachroniques forcément antinomiques et dichotomiques avec les paradigmes modernes et universels.

La comparaison entre les méfaits du tribalisme sur les esprits et ses éventuels bienfaits sociaux ne peuvent qu’être au désavantage des derniers.. L’expérience le vécu nous le démontrent tous les jours. Népotisme, injustice, frustrations et marginalisation.. etc….selon qu’on est d’une tribu dominante ou périphérique. Ce tribalisme spécifique à une composante de la population a engendré au plan endogène un phénomène de morcellement des appartenances sociales dabord au sein même de la société maure et ensuite au niveau exogène un repli identitaire des autres communautés par un phénomène de résistance à tous les paradigmes sociaux et culturels fondements de cette société tribale.

Cette dernière devenue du coup aux yeux des autres communautés hégémonique crée un sentiment de refus de l’autre qui s’est exacerbée depuis des décennies. Personnellement je suis convaincu qu’en lançant une lutte sans merci contre le tribalisme les autres phénomènes de repli identitaire s’estomperont à la faveur des dispositions qui ne pourront être que constitutionnelles et législatives pour être efficaces. Oui tout repli identitaire sur la base de la tribu, de l’ethnie ou de la race devront un jour faire l’objet de mesures coercitives.

La création d’une nation digne de ce nom passera par là.

Imam Cheikh Ould Ely

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=746747

✓Le mot « arabe » est synonyme en dialecte hassaniya de l’expression « maître esclavagiste » | Par Moulaye El Hassene

La colonisation arabo-islamique des contrées Nord-Ouest-Africaines, s’est accompagnée de terribles ravages en terme d’esclavage, de razzias, de viols physiques et de viols identitaires (écrasement des cultures et des identités des populations autochtones).

La composante Haratine, 1ère démographie du pays, et dont l’origine ne peut-être autre que Soninké, Bambara, peule, Wolofs etc. constitue un témoin vivant et un marqueur indélébile de la violence inouïe de cette colonisation et de l’acculturation qui l’a accompagnée. Quant aux berbères autochtones, malgré la très forte assimilation qui les a emmené plus tard à se confondre aux arabes, ils ont su, inconsciemment, marquer le dialecte Hassaniya par un terme qui a souvent attiré mon attention et qui me laisse penser que ce sont les arabo-musulmans venus de la péninsule arabique, qui ont apporté avec eux l’idée de l’esclavage dans la société maure du moins, et l’ont propagée et renforcée dans leur élan de façade qu’ils ont titré « répandre l’Islam ». En Hassaniya, un esclave, se dit « aabd », et un maître d’esclaves se dit…. « aarbi (un arabe) ».
Le mot « arabe » est synonyme en dialecte hassaniya de l’expression « maître esclavagiste ». Ainsi on dit en hassaniya « l’esclave et son arabe sont là-bas » pour dire « l’esclavage et son maître sont là-bas ».

Et même si l’esclave est Soninké et que son maître est Soninké comme lui, les berbères emploient toujours en hassaniya le même terme « arabe » pour désigner le Soninké qui est maître. Si ce mot « arabe » est aussi intimement lié à l’expression « maître esclavagiste », c’est bien qu’il doit y avoir eu à un moment donné de l’Histoire, une relation évidente, et qui tranche surtout avec les réalités sociales précédentes, entre l’étranger arabe qui vient de débarquer et la pratique de l’esclavage.

On peut trafiquer l’Histoire, et en la matière les arabes sont des experts. Mais on ne peut pas effacer certains marqueurs démographiques et linguistiques qui viennent souvent gâcher la sale besogne, et rendre à l’Histoire ce qui revient à l’Histoire.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=122281056748807&id=100069007393897

✓Vers une rupture avec les métiers réservés aux hommes en Mauritanie

Saadani Bint Abeidna est la première femme à avoir créé un atelier de réparation automobile à Nouadhibou, la capitale économique du pays, et à avoir intégré un secteur considéré exclusivement destiné aux hommes.

Saadani n’a que 31 ans. Mariée et mère de trois enfants, elle est diplômée d’un BTS en maintenance de véhicules à moteur. Elle a activement fait des formations professionnelles dans plusieurs entreprises pour améliorer ses compétences et pour augmenter ses chances d’intégrer le marché de l’emploi. Cependant, malgré ses qualifications, ses demandes d’emploi sont restées sans succès. C’est ainsi qu’elle a décidé de ne pas céder à l’échec et de suivre son ambition et son désir de travailler et de gagner sa vie.

La réparation automobile est un travail difficile et souvent qualifié de travail d’homme. Cela est particulièrement vrai en Mauritanie, où les emplois et les compétences nécessaires pour effectuer un tel travail sont largement dominés par les hommes. Les femmes pratiquant une activité physique ou s’essayant à des métiers occupés en majorité par les hommes se voient fortement stigmatisées par une société dans laquelle ces activités jugées masculines sont inappropriées pour les femmes.

• Freins à l’entreprenariat féminin

Saadani a rencontré de nombreux obstacles. Tout d’abord, d’ordre financier. Elle a pris la difficile décision de vendre ses propres avoirs pour financer son projet. Ensuite, et principalement, elle a dû supporter la pression sociale et défendre son projet hors-normes. Malgré ces défis, Saadani a décidé d’aller de l’avant, d’aller à l’encontre de la stigmatisation sociale et de se frayer un chemin vers une nouvelle réalité où les femmes ont l’opportunité de s’engager dans des activités génératrices de revenus souvent réservées aux hommes.

Il s’agit d’une nouvelle réalité qui s’impose lentement et qui annonce des changements potentiels dans la société mauritanienne. Ceci aura certainement un impact substantiel sur l’avenir de la composition structurelle du tissu socio-économique en Mauritanie. Une nouvelle réalité où la femme jouera un rôle clé dans la promotion de l’économie locale et nationale et contribuera à l’évolution de la société mauritanienne.

La part de la main-d’œuvre féminine dans la population active a légèrement augmenté, passant de 29,5% en 2010 à 31,5% en 2020. Malgré cette légère augmentation, plus de 50,8% des femmes sont au chômage et ne cherchent pas d’emploi. La plupart des femmes actives effectuent des tâches qui ne sont pas rémunérées et ne génèrent pas de revenus. Dans ce sens et selon le ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, le taux d’emploi est de 27,22% pour les femmes alors qu’il atteignait 59,71% pour les hommes en 2017.

Selon les derniers indicateurs de genre en Mauritanie (2014), le ratio des femmes en position de direction dans le secteur privé est remarquablement faible : 4,5% par rapport au total des entreprises. L’égalité entre hommes-femmes dans les postes de direction reste un objectif loin à réaliser !

• Initiatives innovantes et courageuses par les femmes mauritaniennes

Compte tenu des difficultés rencontrées par les femmes pour accéder aux marchés du travail locaux, plusieurs initiatives entrepreneuriales innovantes ont émergé, particulièrement des initiatives « non traditionnelles » lancées par des femmes mauritaniennes telles que Saadani Bint Abeidna.

Le laboratoire d’accélération du PNUD en Mauritanie, explore la possibilité de dupliquer ces nouvelles initiatives qui conduiront potentiellement à un changement significatif et auront des retombées positives par rapport aux différents défis de développement.

C’est dans cette perspective que le laboratoire d’accélération étudie cette nouvelle tendance comme étant un indicateur de changement dans la société mauritanienne et qui devrait faire des femmes un acteur important en matière d’inclusion économique et sociale. Par conséquent, l’équipe du laboratoire d’accélération a contacté Saadani pour que son expérience profite à d’autres groupes de femmes vulnérables afin qu’elles soient mieux équipées. Le PNUD œuvre également à faciliter leur participation dans des activités génératrices de revenus et à surmonter la stigmatisation sociale et les obstacles à leur succès.

«J’invite toutes les femmes ayant des idées de projets à foncer. Ne laissez pas les obstacles vous empêcher de réaliser vos rêves. Il est temps pour vous d’être indépendantes financièrement et de devenir des managers de vos propres entreprises», déclare Saadani.



Elle rajoute «Je vous exhorte à obtenir l’éducation et la formation nécessaires pour améliorer vos compétences et votre savoir-faire afin d’avoir plus de chances d’atteindre vos objectifs. Ne devenez pas dépendantes des autres… » poursuit-elle.

Nécessité d’appuyer ces initiatives !

L’exploration de cette nouvelle orientation dans la dynamique de l’entreprenariat est d’une grande importance pour le laboratoire d’accélération et aussi les programmes du PNUD Mauritanie et s’aligne étroitement avec les objectifs de développement durable (particulièrement ODD 5 et ODD 8). Plusieurs collaborations potentielles peuvent être envisagées dans ce sens pour que les femmes puissent se faire une place dans des activités économiques considérées, souvent, exclusivement destinées aux hommes.

© Crédit source : https://www.africa.undp.org/content/rba/fr/home/presscenter/articles/20201/vers-une-rupture-avec-les-metiers-reserves-aux-hommes.html

Regardez « #TOOCulture avec BAKHA TOKHA (artiste/rappeur) » sur YouTube

L’élément Interview TV – Tooba avec un jeune rappeur mauritanien originaire de Dafort dans le Guidimagha. Son nom d’artiste est Bakha Tokha . À l’animation Ibrahim Diallo.

©️ Crédit source : TV Tooba.

CONFÉRENCE AVEC LE MILITANT GAMBANA SALIF KAMARA : «ESCLAVAGE CONTEMPORAIN, MIGRATION FORCÉE ET ACTIVISME DE LA DIASPORA EN AFRIQUE DE L’OUEST»

Le 10 mai, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, l’équipe EMiFo basée à Copenhague a organisé une conférence en ligne en partenariat avec le Centre d’études avancées sur les migrations (AMIS), afin d’entendre et de présenter l’expérience et la voix de Salif Kamara, vice-président du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) – une organisation de lutte contre l’esclavage par ascendance active en France et au Mali, au niveau national, régional et local. La conférence, intitulée « Esclavage contemporain, déplacement forcé et militantisme de la diaspora en Afrique de l’Ouest », était centrée sur l’implication transnationale de la diaspora malienne dans la lutte contre l’esclavage par ascendance dans le cadre du mouvement «Gambana» (qui signifie égalité en droits et dignité en Soninké). Après deux courtes présentations données par les étudiante en master à AMIS Leah Durst-Lee et Nolwenn Marconnet, M. Salif Kamara a généreusement répondu aux questions des organisateurs et du public et a partagé de précieuses informations sur les origines de Gambana – né dans la diaspora Soninké en France en 2016 – et le travail effectué par les organisations issues de la diaspora comme le RMFP, notamment la sensibilisation sur les groupes WhatsApp et les actions en justice tant en France qu’au Mali. Il a notamment souligné la nécessité de lutter contre les pratiques liées à l’esclavage par ascendance simultanément dans la diaspora et au Mali, car il existe une continuité des pratiques esclavagistes dans la diaspora, qui donnent lieu à des attaques, des agressions verbales, des problèmes de mariage et des conflits autour de la participation aux caisses des villages.

L’événement était bilingue, et nous avons eu le plaisir d’être rejoints par des participants parlant français et anglais, nous joignant d’Afrique de l’Ouest, d’Europe et d’Amérique du Nord.

©️ Crédit source : https://www.slaveryforcedmigration.org/conference-avec-le-militant-gambana-salif-kamara-esclavage-contemporain-migration-forcee-et-activisme-de-la-diaspora-en-afrique-de-louest/