Mauritanie | Écoles : Le gouvernement suspend les cours pour une période de 10 jours à partir de vendredi.

Essahraa – Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Mohamed Salem Ould Merzoug a révélé le train de mesures prises par le Conseil des ministres au cours de sa réunion tenue ce mercredi 2 décembre courant, pour empêcher la propagation de la pandémie du Covid-19 dans le pays.

Le gouvernement a décidé de suspendre les cours pour une période de 10 jours au niveau des établissements scolaires à partir de vendredi prochain et de limiter la permanence des travailleurs publics dans les services gouvernementaux, a-t-il affirmé.

Il a été également décidé la réunion toutes les 48 heures du Comité ministériel chargé du suivi de la pandémie, afin d’évaluer l’évolution de la situation, a-t-il dit, soulignant par ailleurs, l’interdiction des rassemblements publics et la réduction autant que possible des rencontres, tout en privilégiant les réunions virtuelles à distance, a-t-il ajouté.

Le Conseil des ministres a mis en exergue la nécessité de sensibiliser davantage les citoyens sur l’importance de se conformer aux mesures préventives, en particulier dans les marchés et les lieux publics, tout en désinfectant régulièrement les bureaux, a précisé aussi le ministre.

Via Cridem

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Réflexion : La lecture, source de liberté, Par Salihina Moussa KONATE

Bien que toute liberté demeure relative. Elle existe quand même. La liberté n’est que le pouvoir d’esquisser sa voie sereinement sans se soucier du regard des autres ; qu’on soit la cible de l’attention ou non, quelles que soient les circonstances. Elle consiste à faire des choix aussi loin que ces derniers ne nuisent pas au mieux-être d’autrui, puisqu’on ne sera jamais libre en privant l’autre de sa liberté. Quoi qu’on fasse, l’absolu reste toujours inaccessible à l’homme même quand il perd sa raison. Quand il devient fou, il obéit aussi à des lois dites instinctives sans savoir ce qu’il fait vraiment. Il peut jouir d’une sorte de liberté, mais qui ne sort jamais du cadre de la relativité restreinte, en l’occurrence, il peut jouir instinctivement d’une liberté d’expression, dire tout ce qui se passe par sa tête sans savoir exactement ce qu’il dit. Cependant, il y a une liberté que tout individu doit goûter, c’est celle de vivre pleinement sa vie en toute quiétude sans se préoccuper des jugements que les autres portent sur lui.

«Le secret de la liberté, c’est la librairie,» affirme un auteur de fiction de nos jours, Bernard Weber dans son livre intitulé « les Thanatonautes. »
La liberté, c’est aussi la lecture des livres comme disait le Toto de Juliette Drouet «tout homme ouvrant un livre y trouve des ailes, et peut planer là-haut où l’âme en liberté se meut » . «La liberté commence où finit l’ignorance», disait-il. Puisque l’ignorant se fait plus de torts qu’on ne lui en fait subir. Alors qui veut voler sans ailes doit ouvrir des livres et s’exposer à la nature pour y lire la sagesse qu’elle nous procure. Lire des livres délivre et aide à gérer sa liberté sans nuire à celle d’autrui. Qui lit, conserve sa liberté, lime son cerveau comme on lime un couteau et s’arme contre toutes formes de violences. Qui lit s’immunise contre les torts de ses congénères. Point de liberté en dehors de livres. Ces manuels qui sauvent l’homme même dans les moments ingrats de la vie et qui donnent vie à toute âme meurtrie et à tout cœur perclus.

Nous vivons dans un monde de silhouette, un monde où l’honnêteté, la justice, somme toute la bonne foi boite en cassure par conséquent faire nos humanités est notre unique voie de salut, aussi le moyen le plus efficace pour conquérir notre liberté et de nous éclairer.

«Diminuer le nombre des ténébreux, augmenter le nombre des lumineux, voilà le but. C’est pourquoi nous crions : enseignement ! Science ! Apprendre à lire, c’est allumer du feu ; toute syllabe épelée étincelle», arguait Toto de Juliette.

Il n’y a pas de connaissance sans la lecture et sans connaissance il n’y a pas de liberté.
L’ignorance fait de l’homme un serf, le maintient en servilité et lui fait accroire qu’il jouit pleinement de sa liberté.
Nous devons recourir aux lettres à tout moment car elles sont indispensables.

« Il n’y a jamais trop de livres ! Il en faut, et encore, et toujours ! C’est par le livre, et non par l’épée, que l’humanité vaincra le mensonge et l’injustice, conquerra la paix finale de la fraternité entre les peuples.»
Sans la connaissance, nous ne saurions faire humanité ensemble.

Qui lit,

S’arme.

La lecture est un sésame
Vers la réussite.
Le livre est une panacée
Qui cure l’esprit,
Et le préserve du mépris.
Qui lit,
S’immunise contre un monde de silhouette,
Parfume sa matière grise de bluette
S’inocule contre les torts de ses congénères,
Se cultive et onques ne se dégénère.

Le livre est un bel ami,
Aussi le meilleur palliatif
Qui berce les troubles cognitifs.
Celui qui veut se consoler et se hisser au rang des élites,
Celui qui cherche à toucher au faîte de la gloire,
Qu’il s’abreuve, se nourrisse des lettres.

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur.

À propos de la réaction de l’Islam « du juste milieu » face au blasphème élevé à la dimension du droit et suscitant l’émoi général des musulmans. Par Professeur Outouma Soumaré

Crédit source photo via Kassataya

LE CONTEXTE ACTUEL

Notre pays, la Mauritanie, n’échappe pas aux conséquences du débat protéiforme et aux amalgames liés aux caricatures itératives sur le Prophète de l’Islam, par un journal satirique français. Ce débat devenu inévitable sur ce qui relève de la satire, de la liberté d’expression, de la provocation, de l’insulte, de l’islamophobie ou du blasphème, se fait dans un contexte de dérives violentes jusqu’à l’assassinat des auteurs ou relais de ces caricatures. Il est aussi en lien avec des guerres injustes et un terrorisme étendu au monde entier, se revendiquant de toutes confessions et idéologies confondues.

Le Président de la République française a été perçu récemment, non seulement par la communauté musulmane internationale mais également par le monde anglo-saxon, comme étant à l’origine d’une surenchère dangereuse lors d’une prise de parole officielle, en « assimilant » ces caricatures, blasphématoires aux yeux de l’Islam, comme une simple manifestation du droit, intangible, à la liberté d’expression. Ce qui lui est reproché c’est d’avoir occulté dans son allocution la nécessaire contingence à la liberté, du respect de l’autre et du sens de la responsabilité dans tout acte, quel qu’il soit, en particulier s’il comporte le risque d’offenser son prochain. Son manque de discernement a privé son pays, de la pondération clairvoyante nécessaire à un chef d’État, pour rassembler tout son Peuple dans un moment aussi grave et solennel. En n’évoquant pas, avec la même insistance, les principes d’égalité et de fraternité, indissociables de la liberté, il en oublie que ces valeurs nées dans la douleur de la Révolution française et affirmées dans la France des Lumières doivent être au service de tous.

Ce même contexte est alourdi par une réactivation de la polémique sur ces caricatures à l’occasion du procès des terroristes ayant décimé la rédaction du journal satirique français, ainsi que, de l’assassinat abject d’un professeur d’histoire. Ce dernier a persisté à s’appuyer sur le support de ces caricatures qui, à l’évidence et a posteriori, ont plus suscité l’émoi qu’ils n’ont servi l’esprit critique, pour illustrer un cours sur la liberté d’expression, malgré le recadrage de l’inspection académique d’éducation, suite aux contestations de certains parents d’élèves auprès de la direction du collège.

Évidemment rien ne justifie ni ne peut légitimer le terrorisme mais lorsque l’Homme y est confronté, il se doit, par honnêteté intellectuelle et afin de se donner les moyens de bien le circonscrire, en faire une évaluation rigoureuse et holistique.

Le positionnement du chef de l’État français, controversé et critiquable, inédit à ce niveau de responsabilité, s’est révélé à la suite d’un discours récent se portant en héraut d’un projet de loi sur le séparatisme sans en définir la généralité des principes et des concepts. Invoquant le renforcement de la laïcité, il s’est limité à réduire la portée de son projet de loi à un séparatisme qualifié par lui-même d’islamiste, alors même que plusieurs spécialistes de la loi sur la laïcité, ont estimé que l’arsenal juridique déjà disponible était suffisant. Le niveau de responsabilité du Président de la République française engage à plus de vigilance dans le choix des termes employés qui doivent servir une rhétorique aussi précise que mesurée, à la hauteur de l’importance et de la sensibilité de la thématique mais aussi du statut. Cette précaution de langage dans son discours aurait permis ainsi d’éviter toute tentative et possibilité d’amalgame, entre la communauté musulmane française, plus nombreuse que la population de bien de pays musulmans dont la Mauritanie, et, les terroristes.

Les attentats, dans le paysage médiatico-politique français, sont taxés « instantanément » et systématiquement d’islamistes avant même d’avoir pris la peine et la précaution de vérifier l’authenticité d’éventuelles revendications et les réelles motivations des actes terroristes. En effet, il ne faut pas occulter la possibilité, sachant que le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les sujets entre 15 et 24 ans, d’un raptus, ultime manifestation d’une détresse humaine, qui pourrait être lié à des difficultés personnelles ou socio-professionnelles, sur un terrain de fragilité mentale, nourrie par l’ignorance, la misère ou l’exclusion.
Un assassinat quel qu’en soit sa motivation ou sa cause n’en demeure pas moins condamnable mais soigner les maux d’une société et lutter contre le terrorisme ne relève pas de la même nature.

Nous avons pu constater pendant cette récente période dramatique et confuse en France, mais avec une couverture médiatique moins tapageuse, que deux femmes voilées ont été agressées au couteau à Paris, un activiste d’extrême droite a été confondu par la police avec un « djihadiste » à Avignon, un homme par dépit amoureux a blessé par balles un prêtre orthodoxe à Lyon, et, deux personnes ont été tuées par arme blanche à Cholet par un individu qui a revendiqué un motif religieux non islamique. Dans la même verve, des actes terroristes commis par des individus se réclamant de l’Islam et pouvant s’autoproclamer, ad hoc, sur les réseaux sociaux quelques instants avant leur forfait, de quelque organisation terroriste islamiste, jusqu’alors inconnus comme tels par leur entourage, ni par la police, devraient a priori être classés dans la rubrique des faits divers et être traités ainsi jusqu’à la preuve du contraire. Le label « d’islamiste » estampillé à tout acte criminel commis par un musulman se fait avant même d’attendre des éléments probants de l’enquête judiciaire. Cette rigueur dans la procédure judiciaire n’implique pas nécessairement qu’en terme de sécurité tout ne soit pas mis en œuvre pour prévenir un « sur-attentat » mais elle est une nécessité de l’État de Droit et permettrait de ne pas blesser, gratuitement et de façon récurrente, la première communauté religieuse aujourd’hui dans le monde, pacifiste par essence, ainsi que dans sa quasi totalité.

Afin d’illustrer la relativité toute factuelle et à géométrie variable du brandissement du principe « sacro-saint » de la liberté d’expression face à la contestation d’un « droit au blasphème », nous souhaitons évoquer deux affaires aujourd’hui rappelées au souvenir de l’opinion publique par l’actualité.
La première concerne les circonstances de la dissolution par décision de justice de l’ancêtre de l’hebdomadaire satirique, qui s’était « suicidé », c’est vrai il y a une cinquantaine d’années, à travers un crime de « lèse-Présidence », à la mort d’un ancien président de la France, quelque peu sacralisé par l’Histoire et occupant une place privilégiée dans le cœur des citoyens français, victime post-mortem d’une caricature satirique. Depuis, après avoir changé immédiatement de dénomination, et se parant du camouflage de l’équidistance dans ses attaques contre toutes les religions et contre toutes les opinions, ce journal mène depuis plusieurs années une escalade islamophobe obsessionnelle dont la partialité a été démasquée par l’affaire qui l’a opposé à un de ses caricaturistes vedettes, il y a juste une dizaine d’années. Pourtant la caricature en cause dans cette deuxième affaire ne constituait en soi, ni un crime de « lèse-Présidence » puisqu’elle mettait en cause le fils du président en exercice de l’époque objet de la satire, ni une atteinte à la sacralité religieuse.
Comment alors espérer que les citoyens, discriminés dans « la ghettoïsation de la République », ne s’interrogent sur ces attitudes trop systématiques du « deux poids deux mesures » ?

Ainsi de manière caricaturale, la personnalité de ce jeune technocrate, sans grande expérience politique, devenu Président en exercice de la France dans des circonstances très particulières, se rapprocherait plus d’un Charles MARTEL fantasmé ou d’un Nicolas SARKOZY voulant « karchériser la racaille » des banlieues, que, d’un VOLTAIRE des lumières, d’un Napoléon BONAPARTE ambitieux bâtisseur de grandes institutions, d’un Alphonse de LAMARTINE, d’un Victor HUGO, d’un Émile ZOLA, d’un François MITTERRAND ou d’un Jacques CHIRAC pour ne citer que ceux-ci.

La dimension d’un Homme est une question de substance. Elle n’est relative ni à la fonction ni à l’époque à travers lesquelles il aspirerait y laisser son empreinte.

En tant que musulmans inspirés par une conception coranique « du juste milieu », nous devons nous positionner au-delà des images avilissantes à l’égard de notre vénérable Prophète dont la vie exemplaire et hors du commun, reconnue avec objectivité scientifique par les plus grands historiens, transcende tous les blasphèmes. Derrière les objectifs affichés de leurs auteurs, se cachent en réalité des intentions non avouables et dépassant le cadre de la satire journalistique. Leurs tentatives doivent rester vaines et ne devraient susciter aucune réaction disproportionnée pour ceux qui se conforment aux prescriptions coraniques. Cette islamophobie apparemment partagée officiellement par une certaine classe politico-médiatique française décomplexée, prend ainsi une envergure internationale, au-delà de la division de la Nation française elle-même. Elle est aussi à l’origine de dissonances au sein de la communauté musulmane sur l’attitude à tenir, qui devrait amener tout citoyen mauritanien, en particulier l’élite religieuse et celle issue de l’instruction académique plus générale, à s’impliquer davantage dans le débat public pour ne pas laisser le champ libre aux populistes qui tentent de susciter divisions et confrontations. Ceci ne peut se faire sans référence au Coran pour méditer sur la réaction la plus appropriée.

LE TEXTE CORANIQUE RELATIF AU COMPORTEMENT À ADOPTER EN SITUATION D’OFFENSE À NOTRE SAINTE RELIGION L’ISLAM

L’Islam reconnaît un droit à la mesure et à la proportion en réciprocité dans la réaction à une agression, enjoint à ne pas réagir de manière disproportionnée pour ne pas être soi-même agresseur à son tour, et, magnifie la préférence de l’élévation spirituelle consistant à pardonner dans la quête de la récompense divine. En effet, Dieu est le meilleur et ultime juge en définitive pour établir la responsabilité des actes commis par chacun, que ce soit de son propre chef, sous l’influence de quelqu’un ou entrainé par un mouvement de masse. Il recommande la conciliation, l’humilité et la bienveillance également envers les non-croyants et nous prescrit de nous éloigner de toute polémique stérile en se référant à la signification du sens des Signes du Saint Coran à ce sujet :

• Coran : Sourate 2 ; Signe 194.

الشَّهْرُ الْحَرَامُ بِالشَّهْرِ الْحَرَامِ وَالْحُرُمَاتُ قِصَاصٌ ۚ فَمَنِ اعْتَدَىٰ عَلَيْكُمْ فَاعْتَدُوا عَلَيْهِ بِمِثْلِ مَا اعْتَدَىٰ عَلَيْكُمْ ۚ وَاتَّقُوا اللَّهَ وَاعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ مَعَ الْمُتَّقِينَ

Mois sacré pour mois sacré et dans toutes choses sacrées la réciprocité. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression équivalente. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec ceux qui le craignent.

• Coran : Sourate 42 ; Signe 40.

وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا ۖ فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ ۚ إِنَّهُ لَا يُحِبُّ الظَّالِمِينَ

Une offense reçue appelle en effet une riposte de nature équivalente. Mais quiconque privilégie le pardon et la conciliation trouvera sa récompense auprès d’Allah. Certes, Il n’aime point les injustes.

• Coran : Sourate 16 ; Signes 125 et 126.

ادْعُ إِلَىٰ سَبِيلِ رَبِّكَ بِالْحِكْمَةِ وَالْمَوْعِظَةِ الْحَسَنَةِ ۖ وَجَادِلْهُمْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ ۚ إِنَّ رَبَّكَ هُوَ أَعْلَمُ بِمَنْ ضَلَّ عَنْ سَبِيلِهِ ۖ وَهُوَ أَعْلَمُ بِالْمُهْتَدِينَ

وَإِنْ عَاقَبْتُمْ فَعَاقِبُوا بِمِثْلِ مَا عُوقِبْتُمْ بِهِ ۖ وَلَئِنْ صَبَرْتُمْ لَهُوَ خَيْرٌ لِلصَّابِرِينَ

Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.

Et si vous punissez, infligez [à l’agresseur] une punition équivalente au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez avec patience, cela est certes meilleur pour les patients endurants.

• Coran : Sourate 3 ; Signes 132 à 134.
وَأَطِيعُوا اللَّهَ وَالرَّسُولَ لَعَلَّكُم تُرْحَمُونَ ْ

وَسَارِعُوا إِلَىٰ مَغْفِرَةٍ مِنْ رَبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَات وَالْأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ ُ

الَّذِينَ يُنْفِقُونَ فِي السَّرَّاءِ وَالضَّرَّاءِ وَالْكَاظِمِينَ الْغَيْظَ وَالْعَافِينَ عَنِ النَّاسِ ۗ وَاللَّهُ يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ
Et obéissez à Allah et au Messager afin qu’il vous soit fait miséricorde.

Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Paradis vaste comme les cieux et la terre, aménagé pour les gens pieux,

ceux qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui et Allah aime les bienfaisants.

• Coran : Sourate 45 ; Signes 14 et 15.

قُلْ لِلَّذِينَ آمَنُوا يَغْفِرُوا لِلَّذِينَ لَا يَرْجُونَ أَيَّامَ اللَّهِ لِيَجْزِيَ قَوْمًا بِمَا كَانُوا يَكْسِبُونَ

مَنْ عَمِلَ صَالِحًا فَلِنَفْسِهِ ۖ وَمَنْ أَسَاءَ فَعَلَيْهَا ۖ ثُمَّ إِلَىٰ رَبِّكُمْ تُرْجَعُونَ

Dis à ceux qui ont cru de pardonner à ceux qui n’espèrent pas les jours d’Allah afin qu’Il rétribue [chaque] peuple pour les acquis qu’ils faisaient.

Quiconque fait le bien, le fait pour lui-même ; et quiconque agit mal, agit contre lui-même. Puis vous serez ramenés vers votre Seigneur.

• Coran : Sourate 6 ; Signe 164.

قُلْ أَغَيْرَ اللَّهِ أَبْغِي رَبًّا وَهُوَ رَبُّ كُلِّ شَيْءٍ ۚ وَلَا تَكْسِبُ كُلُّ نَفْسٍ إِلَّا عَلَيْهَا ۚ وَلَا تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَىٰ ۚ ثُمَّ إِلَىٰ رَبِّكُمْ مَرْجِعُكُمْ فَيُنَبِّئُكُمْ بِمَا كُنْتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ

Dis : « Chercherais-je un autre Seigneur qu’Allah, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ? » Toute âme n’acquiert ce qu’elle acquiert qu’à son propre détriment et personne ne portera la charge (responsabilité) d’autrui. Puis c’est vers votre Seigneur que se fera votre retour et Il vous informera de ce en quoi vous étiez en désaccord.

• Coran : Sourate 39 ; Signe 46.

قُلِ اللَّهُمَّ فَاطِرَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ عَالِمَ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ أَنْتَ تَحْكُمُ بَيْنَ عِبَادِكَ فِي مَا كَانُوا فِيهِ يَخْتَلِفُونَ
Dis : « Ô Allah, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de tout ce que le monde ignore comme de ce qu’il perçoit, c’est Toi qui jugeras entre Tes serviteurs ce sur quoi ils divergeaient ».

• Coran : Sourate 42 ; Signes 13 à 15.

شَرَعَ لَكُمْ مِنَ الدِّينِ مَا وَصَّىٰ بِهِ نُوحًا وَالَّذِي أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ وَمَا وَصَّيْنَا بِهِ إِبْرَاهِيمَ وَمُوسَىٰ وَعِيسَىٰ ۖ أَنْ أَقِيمُوا الدِّينَ وَلَا تَتَفَرَّقُوا فِيهِ ۚ كَبُرَ عَلَى الْمُشْرِكِينَ مَا تَدْعُوهُمْ إِلَيْهِ ۚ اللَّهُ يَجْتَبِي إِلَيْهِ مَنْ يَشَاءُ وَيَهْدِي إِلَيْهِ مَنْ يُنِيبُ

وَمَا تَفَرَّقُوا إِلَّا مِنْ بَعْدِ مَا جَاءَهُمُ الْعِلْمُ بَغْيًا بَيْنَهُمْ ۚ وَلَوْلَا كَلِمَةٌ سَبَقَتْ مِنْ رَبِّكَ إِلَىٰ أَجَلٍ مُسَمًّى لَقُضِيَ بَيْنَهُمْ ۚ وَإِنَّ الَّذِينَ أُورِثُوا الْكِتَابَ مِنْ بَعْدِهِمْ لَفِي شَكٍّ مِنْهُ مُرِيبٍ

فَلِذَٰلِكَ فَادْعُ ۖ وَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ ۖ وَلَا تَتَّبِعْ أَهْوَاءَهُمْ ۖ وَقُلْ آمَنْتُ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ مِنْ كِتَابٍ ۖ وَأُمِرْتُ لِأَعْدِلَ بَيْنَكُمُ ۖ اللَّهُ رَبُّنَا وَرَبُّكُمْ ۖ لَنَا أَعْمَالُنَا وَلَكُمْ أَعْمَالُكُمْ ۖ لَا حُجَّةَ بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمُ ۖ اللَّهُ يَجْمَعُ بَيْنَنَا ۖ وَإِلَيْهِ الْمَصِيرُ

Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « établissez la religion ; et n’en faites pas un sujet de division ». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur parait énorme. Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.

Ils ne se sont divisés qu’après avoir reçu la connaissance et ceci par rivalité entre eux. Et si ce n’était une parole préalable de ton Seigneur pour un terme fixé, on aurait certainement tranché entre eux. Ceux à qui le Livre a été donné en héritage après eux sont vraiment à son sujet, dans un doute troublant.

Appelle donc (les gens) à cela ; reste droit comme il t’a été commandé ; ne suis pas leurs passions ; et dis : « Je crois en tout ce qu’Allah a fait descendre comme Livre, et il m’a été commandé d’être équitable entre vous. Allah est notre Seigneur et votre Seigneur. A nous nos œuvres et à vous vos œuvres. Aucun argument [ne peut trancher] entre nous et vous. Allah nous regroupera tous. Et vers Lui est la destination ».

• Coran : Sourate 28 ; Signes 54 à 56.

أُولَٰئِكَ يُؤْتَوْنَ أَجْرَهُمْ مَرَّتَيْنِ بِمَا صَبَرُوا وَيَدْرَءُونَ بِالْحَسَنَةِ السَّيِّئَةَ وَمِمَّا رَزَقْنَاهُمْ يُنْفِقُونَ

وَإِذَا سَمِعُوا اللَّغْوَ أَعْرَضُوا عَنْهُ وَقَالُوا لَنَا أَعْمَالُنَا وَلَكُمْ أَعْمَالُكُمْ سَلَامٌ عَلَيْكُمْ لَا
نَبْتَغِي الْجَاهِلِينَ

إِنَّكَ لَا تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ وَلَٰكِنَّ اللَّهَ يَهْدِي مَنْ يَشَاءُ ۚ وَهُوَ أَعْلَمُ بِالْمُهْتَدِينَ

Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour leur endurance, pour avoir répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons attribué ;

et quand ils entendent des futilités, ils s’en détournent et disent : « A nous nos actions, et à vous les vôtres. Paix sur vous. Nous ne recherchons pas les ignorants ».
Tu (Mohamed) ne diriges pas celui que tu aimes : mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés.

• Coran : Sourate 6 ; Signes 68 et 69.

وَإِذَا رَأَيْتَ الَّذِينَ يَخُوضُونَ فِي آيَاتِنَا فَأَعْرِضْ عَنْهُمْ حَتَّىٰ يَخُوضُوا فِي حَدِيثٍ غَيْرِهِ ۚ وَإِمَّا يُنْسِيَنَّكَ الشَّيْطَانُ فَلَا تَقْعُدْ بَعْدَ الذِّكْرَىٰ مَعَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

وَمَا عَلَى الَّذِينَ يَتَّقُونَ مِنْ حِسَابِهِمْ مِنْ شَيْءٍ وَلَٰكِنْ ذِكْرَىٰ لَعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ

Quand tu vois ceux qui ergotent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes.

Il n’incombe nullement à ceux qui sont pieux de rendre compte pour ces gens-là. Mais c’est à titre de rappel. Peut-être craindront-ils [Dieu].

• Coran : Sourate 7 ; Signe 199.
خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ

Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.

• Coran : Sourate 25 ; Signe 63.

وَعِبَادُ الرَّحْمَٰنِ الَّذِينَ يَمْشُونَ عَلَى الْأَرْضِ هَوْنًا وَإِذَا خَاطَبَهُمُ الْجَاهِلُونَ قَالُوا سَلَامًا

Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix »,

• POUR CONCLURE

Nous jugeons les caricatures du Prophète de l’Islam comme blasphématoires et nous proposons en réaction à l’islamophobie grandissante et décomplexée de nous référer naturellement et directement à notre saint Coran qui se décrit par essence comme un message clair et devant interpeller nos consciences en plus de nous appeler à méditer, notamment en faisant référence à la signification du sens des Signes :

1 et 2 de la Sourate 2 ;
الم

ذَٰلِكَ الْكِتَابُ لَا رَيْبَ فِيهِ هُدًى لِّلْمُتَّقِينَ
Alif, Lâm, Mim.

Voici le Livre qui sans aucun doute est un guide pour les gens pieux.

1 de la Sourate 12 ;
الر ۚ تِلْكَ آيَاتُ الْكِتَابِ الْمُبِينِ

Alif-lam-ra, tels sont là des signes du Livre explicite.

17 de la Sourate 54 ;
وَلَقَدْ يَسَّرْنَا الْقُرْآنَ لِلذِّكْرِ فَهَلْ مِن مُّدَّكِرٍ

En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour le rappel. N’y a t-il donc personne pour en bénéficier ?

29 de la Sourate 28 ;
كِتَابٌ أَنزَلْنَاهُ إِلَيْكَ مُبَارَكٌ لِّيَدَّبَّرُوا آيَاتِهِ وَلِيَتَذَكَّرَ أُولُو الْأَلْبَابِ

[Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent !

Nous retenons ainsi de manière explicite à travers le Coran qu’il nous est préférable d’adopter une attitude du « juste milieu » en faisant un effort sur soi-même (الأكبر الجهاد) vers une meilleure maîtrise de son ego (النفس) dans la recherche de l’élévation spirituelle par le pardon sans rien attendre en retour d’autre que la satisfaction divine et en dehors de toute surenchère ou polémique futile afin de nous éloigner de toute discorde (الفتنة) dans notre communauté et au sein de toute l’humanité (الأمة).

Pour illustrer concrètement une réaction qui nous semblerait appropriée à propos des caricatures du sceau des Prophètes et sans nous même utiliser la représentation de notre Prophète, il faudrait s’inspirer du dessin qu’a commandé à un spécialiste en illustration journalistique la Reine Rania AL-YASSIN de Jordanie. Elle fait réponse à une autre caricature de ce même journal satirique ignoble représentant un enfant syrien mort noyé sur une plage turque en septembre 2016, rappelant un fait divers de l’époque qui aurait impliqué des réfugiés syriens dans des agressions sexuelles en Allemagne. Cette caricature suggérait que ce petit garçon, paix à son âme, serait devenu lui-même un futur agresseur courant derrière les jupes des allemandes, s’il avait grandi.

La réponse inspirée de la Reine Rania AL-YASSIN de Jordanie que nous nous permettons, ici, de reproduire, semble, elle, être prémonitoire si on se réfère à l’actualité de la pandémie de COVID-19. Cette actualité met en avant les chercheurs, comme ce marocain né en Belgique et ayant migré aux Etats-Unis, Monsieur Moncef SLAOUI, ancien dirigeant pharmaceutique ayant capitalisé l’expérience de la supervision du développement de 14 vaccins, nommé conseiller scientifique en chef de l’Opération « Warp Speed », partenariat public-privé initié par l’administration américaine, pour faciliter et accélérer le développement, la fabrication et la distribution de vaccins contre la Covid-19. Ou encore, l’histoire particulière de cette équipe allemande dirigée par un couple, formé de Monsieur Ugur SAHIN né en Turquie et ayant immigré en Allemagne et de son épouse Madame Oclem TURECI née en Allemagne de parents migrants turques, qui a mis au point le premier candidat vaccin qui vraisemblablement est en passe d’être commercialisé.
Il n’est pas vain ainsi de rappeler que ces pays d’accueil de migrants profitent de la fuite des cerveaux engendrée par la guerre et la précarité, dont ils sont, d’un point de vue des considérations stratégiques et géopolitiques, en partie responsables.

L’Humanité est une chaîne dont chaque maillon est important et interdépendant. N’ayons pas l’outrecuidance de l’oublier…

Professeur Outouma Soumaré
Neurochirurgien des hopitaux

©️ Crédit source: reçu via mail CSM

NOUAKCHOTT: LE LYCÉE FRANÇAIS SUSPEND LES COURS SUR LA LAÏCITÉ, APRÈS LA CONTESTATION DES PARENTS

La direction du lycée français de Nouakchott, «Theodor Monod», a envoyé une lettre aux parents d’élèves ,dans laquelle elle confirme la réponse à leur protestation, contre l’enseignement de cours de laïcité, à leurs enfants.

Le lycée avait proposé des cours à ses élèves de Nouakchott, conformément aux recommandations du gouvernement français visant à consolider les principes de laïcité , suite au meurtre d’un professeur d’histoire en France, par son élève, après qu’il ait montré à ses élèves des caricatures offensantes du prophète Mahomet, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix.



Une lettre de la directrice de l’école, Eveline Briar, reçue par les parents, indique que le lycée a décidé de « suspendre les cours d’éducation morale et physique qui étaient prévus cette semaine et la semaine prochaine, aux niveaux CM1 et CM2, ».

La lettre ajoute: « Nous vous informerons, s’il est décidé de proposer pour vos enfants.,des cours d’éducation morale et physique, sur le thème de la laïcité . »

Le lycée français a été fondé à Nouakchott en 1984 et porte le nom du géologue français Theodor Monod, qui resta longtemps en Mauritanie pour mener diverses recherches, et fut le découvreur du « Guelb Richat » en Adrar, en Mauritanie.



Source : alakhbar info

Traduit par adrar Info

©️ Crédit source: http://adrar-info.net/?p=66944

Mauritanie : Soixante ans, il est temps de changer d’heure ! (Lettre au Président de la République)

Monsieur le Président,


C’est avec respect et honneur que j’ai décidé de vous adresser ces lignes. Dans quelques jours vous allez vous adresser à la nation mauritanienne pour accomplir le rituel annuel célébrant l’indépendance du pays. Vous n’êtes pas sans savoir que, depuis 30 ans, ce rituel est parallèlement accompagné d’un autre beaucoup moins festif. Le 28 Novembre 1990, à Inal, des militaires noirs mauritaniens ont été pendus par le pouvoir d’alors afin de célébrer cette même indépendance. Le contexte génocidaire de cet évènement particulièrement marquant pour le pays n’a nul besoin d’être présenté dans les détails, surtout qu’il est bien connu de tous les Mauritaniens. Ce qu’on peut retenir c’est que, depuis 30 ans, une Mauritanie fête l’indépendance sous le coup des fanfares, et une autre se recueille sobrement devant la mémoire des morts. Et cela n’a que trop duré. Ma lettre, loin de se vouloir une quelconque singularité, est une voix comme toutes ces autres qui résonnent dans les coins des rues de Nouakchott, d’Atar, de Kaédi ou de ces villes à travers le monde qui accueillent notre diaspora.
J’ai la moitié de l’âge de notre pays, le même âge que l’horreur d’Inal, je suis un jeune Mauritanien qui exprime son droit, si ce n’est son devoir, d’exposer, dans une large mesure, sa vision, ses craintes et ses perspectives pour son pays.
Pour ce faire, que l’on m’accorde un espace de liberté, en effet, sans liberté pas de réflexion. Que l’on tolère aussi ma fougue, pour moi une jeunesse sans fougue est une vieillesse prématurée. En retour, je garantis le respect dans l’expression mais, plus important encore, je promets l’honnêteté et la franchise.
Si les années étaient des minutes, on en aurait consommé 60 et il serait alors temps de changer d’heure. Nos voisins et cousins Dogons nous diraient de prendre très au sérieux cette période de 60 ans quand eux-mêmes la suivent pour observer leurs fameuses cérémonies de Sigi marquant la fin du siècle dogon. Je ne dis pas qu’il faudrait organiser, nous aussi, une fête des masques et un congrès mystique, mais nous avons plus grave : c’est la conscience de notre pays qui est appelée à la barre.
Durant ses premiers soixante ans, notre pays a pu traverser une vie mouvementée. Il a expérimenté diverses solutions aux questions essentielles qui se posent naturellement à un état composite. La question de la cohabitation de ses diverses communautés linguistiques est de loin le plus important de ses défis nationaux. Ce ne serait qu’employer un euphémisme si on disait que la Mauritanie n’a pas réussi à y répondre efficacement. On serait plus exact si on disait qu’elle y a répondu par des voies dangereuses dont les conséquences, au-delà des assassinats, de la détention politique, de la déportation massive et d’autres exactions, ont miné le pays sur bien des plans : politique, économique, militaire. 
Le courant nationaliste arabe revigoré par l’effervescence de la décolonisation a été adopté par certains cercles mauritaniens de façon progressive. Le mouvement qui en a résulté a été renforcé après que des mauritaniens formés dans des pays arabes sont rentrés au pays et qu’ils se sont mis à appliquer les principes du panarabisme dans un pays pourtant multiculturel. Ce mouvement panarabiste est le principal responsable de l’échec de la cohabitation et ses conséquences. Je n’ai rien contre le panarabisme, je dis juste qu’il ne s’applique pas dans un pays comme la Mauritanie. Et on a bien vu les conséquences criminelles qu’il a occasionnées dans le pays.
L’autre problème majeur de la Mauritanie est l’utilisation ambivalente de la religion. Tantôt considérée comme un facteur de cohésion pour un pays à la croisée des cultures mais entièrement musulman, tantôt utilisée, de façon sournoise, comme élément d’oppression et de justification de toutes les injustices, la religion est sans aucun doute un des nœuds du problème mauritanien. Les questions qui la concernent sont d’ordre social et judiciaire.  Car à côté de la mouvance panarabiste, un courant fondamentaliste religieux a peu à peu prospéré et s’est servi de la part judiciaire tandis que le panarabisme s’est déjà installé sur la chaise politique. Une sorte de cohabitation que l’on ne peut que trouver curieuse si on connaît un peu les tendances plutôt laïques des mouvements panarabistes (tels que le baathisme) dans les pays où ils se sont établis pendant des décennies – Irak, Syrie, Tunisie, Libye ouÉgypte. Leurs dirigeants dans ces pays-là avaient affirmé un choix laïque clair. En Mauritanie, curieusement, panarabisme et fondamentalisme religieux partagent le lit à deux places du pouvoir et convolent à des noces pour le moins suspectes.  Mais bien évidemment que personne n’est dupe sur le fait qu’il ne s’agit là que d’une alliance de circonstance si ce n’est une utilisation pure et simple des fondamentalistes par les panarabistes qui, dans leur rhétorique, n’hésitent pas à brandir des textes religieux pour justifier leur idéologie. Une victime récurrente de cette bassesse est la question des langues nationales. 
Très tôt après la vague des indépendances, les résistants Noirs mauritaniens se sont retrouvés dans un autre combat politique. Face à la volonté d’imposer l’arabisme, ils ont compris assez tôt que l’occupation coloniale à laquelle ils s’étaient opposés avait laissé sa place à une forme d’oppression culturelle bien déterminée à redéfinir la destinée du pays. Ils ont alors initié la résistance culturelle organisée autour de la promotion de leurs langues et de l’expression de leurs cultures. Ce n’est pas un hasard si la conférence dite de Mbagne tenue en 1962 dans les environs de cette localité du sud de la Mauritanie a devancé de quatre ans la grande conférence de l’UNESCO dite de Bamako sur la transcription des langues africaines. La question des langues était étudiée en long et en large et intégrée par les intellectuels du mouvement des Noirs mauritaniens qui prônaient l’égalité des cultures et des langues auprès de l’état et de ses institutions. Il convient de noter une dissymétrie importante entre le mouvement panarabiste et celui des Noirs mauritaniens. Tandis que le premier se préoccupe exclusivement de l’Arabe et assume sa volonté de domination, le second adopte une démarche inclusive et égalitariste des langues. De toute façon, les intellectuels noirs, étant eux-mêmes musulmans, ont une certaine tendresse à l’égard de leur langue liturgique. Ainsi, le jeu auquel on a affaire n’est pas exactement à somme nulle.  La religion, même si on ne peut affirmer qu’elle est un inconvénient pour le mouvement noir dans ce problème précis, est néanmoins un avantage à exploiter pour le mouvement arabe. Et comme dit plus haut, ce dernier n’a pas hésité à transgresser son principe laïque pour en capitaliser. 
Le panarabisme s’est exprimé dans tous les régimes qui ont successivement gouverné la Mauritanie. Une raison simple à cet état de fait est qu’il est structurel. D’ailleurs une occurrence qui réconforte cette affirmation est le fait que l’Arabe est l’unique langue officielle de la Mauritanie. Au niveau de l’éducation nationale, une série de réformes procède au remplacement du Français, hérité de la colonisation, par l’Arabe. Sur ce point précis des réformes, on trouve un argument fallacieux que les panarabistes opposent au mouvement noir. Cet argument consiste à dire que l’Arabe est authentiquement mauritanien et musulman alors que le Français est occidental et que donc qu’une Mauritanie dans laquelle l’Arabe aurait détrôné le Français dans tous les secteurs serait la meilleure. Les opposants à ces réformes sont souvent taxés de toutes les traîtrises. Mais ce qui est en jeu est fondamentalement une question de justice sociale. Nous, tous, savons la parenté que la langue Hassaniya a avec l’Arabe. Cette parenté occasionne naturellement une tendance des locuteurs du Hassaniya à l’adopter comme langue dominante tant dis que la plupart des Noirs mauritaniens optent pour le Français. Et ce, depuis le temps que ces deux langues cohabitent dans le système éducatif. Une élimination du Français s’accompagnera nécessairement d’une réduction drastique de la présence des Noirs mauritaniens dans tous les domaines du corps administratif, mais surtout d’une sélection biaisée des futures générations. Si la Mauritanie veut plus de mauritanité dans son système éducatif et dans son administration, elle devrait accéder aux requêtes demandant l’officialisation de toutes les langues mauritaniennes et leur introduction à l’école et dans l’administration. D’ailleurs, l’expérience faite sous le contrôle de l’institut des langues nationales dans les années 80 et 90 a été concluante. Mais bizarrement, on y a mis un terme sans aucune explication ! 
Les causes de l’arrêt de cette expérience pourraient être cherchées du côté de nos chers militants du panarabisme à la tête desquels se trouvent des auteurs de ce que l’écriture et la logique ont connu de pire !
Ely Ould Sneiba se distingue particulièrement quand il s’agit de déployer un raisonnement fallacieux connecté par des formules abracadabrantesques. Dans sa dernière sortie sur les langues, il associe avec sa magie habituelle des histoires incompatibles pour ériger un édifice mensonger culminant, comme on pourrait s’y attendre, à un rabaissement des langues comme le Pulaar, le Soninké ou le Wolof et à l’élévation de l’Arabe en passant par l’anéantissement du Français. Sneiba prétend que si ces langues ne sont officialisées dans aucun pays, alors il ne faudrait pas le faire en Mauritanie. La question de l’officialisation des langues nationales n’est pas aussi étrange que Sneiba veut le faire croire, un pays comme la suisse a trois langues officielles avec une quatrième à statut assez haut, la Belgique en a également trois, la Russie en a des dizaines par exemple. Nos voisins du nord, le Maroc et l’Algérie, ont fini par officialiser l’Amazigh après des décennies de lutte. Les dynamiques linguistiques au Sénégal et au Mali tendent également vers l’officialisation de leurs langues nationales. Le texte de Sneiba est loin de refléter la situation réelle des langues ne serait-ce que chez nos voisins immédiats. Je ne m’attarderai pas aux autres fantaisies qu’il prend plaisir à employer pour tenter de discréditer les partisans du multilinguisme et par la même occasion de s’attaquer à des communautés entières ; ces fantaisies ne dénotent qu’une absence d’arguments valables, et ici nous avons plus sérieux à faire.


Monsieur le Président,


Je m’excuse de cette longue digression sur la situation du pays. J’aurais aimé m’arrêter là sur les rappels historiques mais, hélas, vous savez que le pire reste à décrire. Quand le panarabisme en est venu à la solution ultime pour se débarrasser du problème noir mauritanien. Quand la répression violente s’est invitée au terrain des idées, quand la terreur est utilisée pour intimider, le plan le plus macabre se dessinait discrètement. Ce plan a muri pendant la présidence d’Ould Taya dont les agents ont procédé à l’arrestation systématique des intellectuels noirs (la prison de Oualata en a gagné une célébrité), la suppression physique de toute substance noire à tous les échelons de l’armée nationale (Inal et Jreida en sont devenus de hauts lieux), l’occupation militaire de la vallée du fleuve Sénégal, peuplée essentiellement par les Noirs, afin d’y semer la terreur en procédant à de diverses exactions, en particulier aux déportations massives des mauritaniens vers le Sénégal et le Mali. Monsieur le Président, vous venez du corps militaire. Vous savez ce que signifie la fraternité d’armes. Le 28 Novembre 1990, des officiers arabes ont pendu 28 militaires noirs compatriotes pour célébrer l’indépendance du pays. Cette ignominie s’est passée au milieu de mois d’épuration ethnique procédée au sein de l’armée, et dans le pays en général. Monsieur le Président, après ces années d’enfer que les Noirs mauritaniens ont subies, des lois d’amnistie ont été imposées pour bloquer des poursuites à l’encontre des responsables au rang desquels se trouvait Ould Taya. Aujourd’hui encore, les rescapés, les veuves, les orphelins, les déportés demandent activement que justice se prononce, mais un mur se dresse devant eux.  Tous les jours des rescapés voient leurs anciens bourreaux mener des vies et des carrières sans être inquiétés, des orphelins croisent les assassins de leurs pères laissés en liberté, les déportés observent leurs terres et leurs maisons occupées sans pouvoir les récupérer. Monsieur le Président, si le projet de Ould Taya et les idéologues de la Mauritanie arabe était clairement une épuration ethnique en Mauritanie, celui de ses successeurs n’a pas l’air de s’y opposer fermement. Sinon pourquoi aucun de vous, présidents de la Mauritanie, n’a décidé d’ouvrir une enquête sur le génocide ? Pourquoi aucun de vous ne réhabilite les déportés ? Pourquoi aucun de vous ne décide de prendre le fond du problème, qui est une lutte culturelle, et ne promet par des actes forts la promotion et l’égalité des langues et des cultures de Mauritanie ?


Monsieur le Président,


Notre pays a 60 ans, 60 ans que les termites de l’injustice rongent les piliers de notre jeune état, 60 ans que la gestion calamiteuse de notre pays par une classe de dirigeants nous enfonce dans les abysses de la misère, 60 ans que notre bateau vogue hasardeusement dans la dangereuse mer de l’oppression et de l’esclavage et que nos chances de devenir un peuple uni périclitent jour après jour.  Il est temps de faire le bilan, le bilan de 60 ans d’existence, de nos calvaires, de nos réussites si maigres soient-elles, de nos échecs si déshonorants qu’ils puissent paraître. Le constat d’un échec est en effet un acte honorifique, même si cet échec était aussi déshonorant que celui que pose une humanité lorsqu’elle faillit à en devenir criminelle. Le déni, à l’inverse, loin de faire échapper au déshonneur, l’accumule dans une enceinte bien protégée, l’amplifie silencieusement jusqu’à la submersion et la paralysie totale de l’âme. Il est temps que la Mauritanie sorte du déni et regarde son histoire d’un œil tragique mais honnête, intransigeant sur les faits mais responsable, d’un œil à la fois serein et sensible. Il va sans dire que l’ouverture d’un tel œil ne peut se résumer à un simple réveil mécanique, mais elle implique un réveil plus profond ; celui de la sensibilité de chaque citoyen, d’une conscience aigüe des dirigeants, la capacité de la nation à éprouver de la compassion à l’égard des victimes et sa volonté à désigner les coupables. Cette histoire n’est pas une affaire dans laquelle la Mauritanie serait scindée en deux camps : victimes, d’un côté, face aux coupables, de l’autre. Loin d’un tel schéma vicieux, ce à quoi la Mauritanie est invitée c’est tout simplement de faire valoir son rôle suprême de mère et prendre en charge cette question vitale. Et seulement après avoir situé clairement les responsabilités, il lui incombera d’organiser un cadre d’explication en vue d’une réconciliation nationale véritable et durable.
Monsieur le Président,
Vous allez vous adresser au peuple mauritanien dans quelques jours. Puis-je espérer qu’enfin vous le saluerez dans ses différentes langues en signe d’engagement de votre part à faire de l’égalité linguistique une de vos priorités ? Puissions-nous nous attendre, mes compatriotes et moi, à ce que vous annonciez en cette date doublement symbolique de 28 Novembre que le massacre d’Inal et tous les autres feront l’objet d’une vraie enquête en vue de rendre la justice tant attendue aux ayants-droit et ainsi décharger notre pays de ce poids ? Pourrai-je m’attendre à ce que vous annonciez la libération des détenus d’opinion ? Monsieur le Président, le peuple peut-il s’attendre aux décisions de la vraie rupture qui aboutiront au pansement des plaies de notre pays, pour que plus jamais deux célébrations du 28 Novembre ne puissent être possibles sur notre territoire ? 
Monsieur le Président, ce sont les circonstances qui forgent nos destins ; vous avez devant vous une porte d’entrée à la cour des grands serviteurs de l’humanité. Cette cour de l’honneur où les sièges sont faits d’actes nobles et de conduites héroïques. Cette haute cour qui se distingue des bas lieux dans lesquels la grandeur du chef est déterminée par l’éloge des laudateurs. Monsieur le Président, poussez la porte ! Poussez la porte et faites sortir le pays du cercle vicieux de l’injustice et du déni. Poussez la porte que nous nous embarquions dans la trajectoire vertueuse de l’égalité et du vivre-ensemble. Poussez la porte pour qu’enfin les mauritaniens puissent dépasser les différences apparentes et accéder à l’essentiel humain qui les réunit afin de vivre dans la solidarité et la fraternité.
Notre pays, de par sa position géographique et de sa constitution culturelle, a un rôle fondamental à jouer dans la sous-région. Un rôle de mise en contact des sociétés. Et aucun réductionnisme idéologique ne devrait nous faire trahir ce destin. Assumer ce rôle passe nécessairement par l’acceptation de notre diversité et l’adoption de rapports profonds, et à distribution équitable, avec d’un côté l’Afrique subsaharienne et de de l’autre le Maghreb.
Du haut de ses cent millions d’années d’existence, le géant Guelb er Richât nous observe. Nombreux sont évènements et saisons dans sa mémoire, nombreux sont paysages et êtres qu’il a vus défiler et ne jamais revenir. Er Richât a témoigné de tant de beauté, de tant de tragédies et de tant d’enchantements. Mais dans sa mémoire récente, Er Richât est témoin des gloires de nos ancêtres, Er Richât voit et entend ce que disent la plaine de Foriet les sables de Bilbassi.  Comme pour tous les autres, le géant œil conservera le spectre de nos actes en son fond lorsque nous aurons disparu. J’ose imaginer que d’ici là nous aurons infléchi le cours de notre plume de sorte à laisser une signature honorable de notre passage. 
Enfin, j’appellerais les Mauritaniens à plus de solidarité et de compassion envers leurs compatriotes victimes d’injustice, n’importe laquelle. La mesquinerie c’est quand l’homme refuse de se retrouver dans le juste combat des femmes, quand le privilégié n’est pas dérangé de l’état de son compatriote lésé, quand l’hétérosexuel appelle à l’oppression sur l’homosexuel, quand l’adepte du rigorisme soutient les peines infligées au libertaire. Je dis que nous sommes honteux quand, en lieu et place du débat d’idées, nous préférons la force de la répression ; dans une logique telle que celle-ci nous ne faisons que trinquer autour de la table des horreurs avec nos propres oppresseurs. Le destin des Mauritaniens opprimés c’est la solidarité indépendamment du critère selon lequel on est opprimé. 
Si nos premiers 60 ans sont marqués par une dynamique conflictuelle ayant passé par une phase génocidaire, nous avons le devoir de faire des prochains un lieu de reconstruction. Alorsil faut que cesse cette oppression qui, du fond des idéologies délirantes, continue encore d’agir au cœur de notre administration, dans notre armée et au sein même de notre état civil. Monsieur le Président, vous ne nous rassurez guère si depuis votre investiture nous voyons déferler des listes quasi-monocolores de recrues dans l’administration et dans l’armée. L’impression qui se dessine jusqu’à présent est que vous êtes, comme le furent vos prédécesseurs, l’otage des courants nationalistes arabes. J’appelle aussi les intellectuels qui se sont fait une profession de justifier les actes de ce système à se ressaisir et à bien comprendre qu’aimer la Mauritanie ne veut pas dire s’aligner à tout prix sur les principes du système. Non ! La Mauritanie est au-dessus de tout système, juste ou fautif, qui s’y exécute. Aimer la Mauritanie c’est justement avoir unelecture du système à l’aune des valeurs que le pays est censé porter et de formuler en conséquence des critiques constructives. Ainsi, aucun système, ni juste et encore moins malhonnête, ne peut absorber le principe de la république de sorte à faire passer les reproches à son égard pour des calomnies contre la nation. Nos prochains soixante ans doivent être ceux du dépassement de toutes les hypocrisies, ceux de la justice et de la responsabilité. 
Notre pays a des défis, beaucoup de défis qui, s’ils ne sont pas relevés, compromettront sérieusement notre avenir. L’éducation, la recherche, la santé et l’environnement sont des domaines interconnectés qui détermineront notre sort dans un contexte de changement climatique global, d’une transition démographique et d’une globalisation sans précédent. Notre activité intellectuelle devrait plus se mobiliser pour être à la hauteur de ces enjeux monumentaux. L’investissement dans la jeunesse sur le plan de sa formation et de son implication est primordial. Il nous faut de brillants esprits capables de mener les projets les plus ambitieux, d’échafauder des solutions efficaces et d’assurer leur mise en œuvre effective.  
Cependant, sans un traitement sérieux de la question nationale, on ne pourra réussir une seule de ces missions qui sont d’ordre technique.
Notre pays a des chances de rayonner si, loin des fanatismes, nous décidons de le construire avec son matériau de chance qu’est sa diversité. C’est dans les vestiges de Koumbi Saleh et d’Aoudaghost, dans ceux de Tekrouri, dans la grande mémoire du sahara et les rues perdues de Njurbel que nous retrouverons ce matériau, seul garant de la pérennité de l’édifice Mauritanie. Il est temps de changer d’heure et de consacrer nos soixante prochains battements à sa collecte et à la construction de l’œuvre de notre existence. Les mauritaniens, dans leur diversité, sont appelés à ce projet. Aucun défi ne pourra résister devant la force de notre union.


Mouhamadou SY

©️ Crédit source: http://rmi-info.com/mauritanie-soixante-ans-il-est-temps-de-changer-dheure-lettre-au-president-de-la-republique/?preview=true&frame-nonce=caeeba45d8

Mali | Lancement d’une formation de para-juristes sur les droits humains notamment sur la problématique de l’esclavage par ascendance

Lancement ce matin lundi 16 novembre 2020 de notre formation de para-juristes sur les droits humains, l’esclavage par ascendance et l’esclavage contemporain, sous la présidence du Ministre de l’enseignenent supérieur et de la recherche scientifique, Pr Amadou KEITA, à la Faculté de droit public de Bamako.

La cohorte de 28 parajuristes, 14 hommes et 14 femmes des 7 cercles de la région de Kayes sera formée pendant deux semaines au LERDDL sous le parrainage Mr Aguibou Bouaré, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Ces parajuristes seront déployés ensuite dans les 7 cercles de Kayes pour sensibiliser les populations à la question de l’esclavage.

Bon vent à eux et surtout du courage à la tâche pour que cette noble cause de la lutte contre l’esclavage au Mali et à Kayes en particulier puisse enfin faire un grand bond en avant grâce à notre programme et au soutien de nos partenaires locaux et internationaux.

©️ Crédit source: EMifo – https://www.facebook.com/104603997954682/posts/191034495978298/

Mauritanie – Le ministère de l’éducation dévoile son plan d’action pour la nouvelle année scolaire

Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la réforme a déclaré que cette année sera décisive sur la voie de ce qu’il a appelé « la réforme globale » de l’enseignement.

Tel est le sens d’une circulaire adressée aux différents walis du pays et qui dévoile un plan pratique pour l’année scolaire qui démarre dans une semaine.

Le ministère a demandé aux walis de veiller à l’application de ce plan détaillé dans la circulaire, considérant que leur rôle était déterminant.

Il a réaffirmé que la nouvelle année qui débutera dans une semaine marquera le début de la réforme du contenu pédagogique, précisant que le secteur a révisé la première phase de l’enseignement fondamental et tous les programmes de l’enseignement secondaire.

Dans sa circulaire, le ministère a expliqué aux walis sa nouvelle stratégie basée sur un certain nombre de mesures préparatoires de la rentrée scolaire, dont un plan de travail annuel relatif aux aspects administratif, pédagogique, éducatif et social.

Parmi les mesures édictées dans la circulaire le respect du protocole sanitaire relatif au covid-19 afin d’en empêcher la propagation, en plus de la préparation des écoles, l’acheminement des enseignants vers leur lieu de travail avant l’ouverture et à éviter leur affectation en cours d’année sauf pour les cas d’extrême nécessité.

Le ministère a demandé aux directeurs régionaux de pallier aux déficits et de prendre des solutions de substitution s’agissant des insuffisances dans le domaine des infrastructures de base.

Le ministère engage les directeurs régionaux à donner la priorité aux classes des premières et dernières années et de veiller à réduire les sureffectifs dans les classes de première année.

Le ministère a insisté sur la nécessité de faire parvenir les programmes expérimentaux aux classes ciblées, suivre l’expérimentation des nouveaux programmes et s’assurer que les établissements de l’enseignement secondaire appliquent le projet prévoyant la séparation, comme le prévoit le nouveau programme.

L’absence d’un enseignant pour une dizaine de jour, même justifiée, précise la circulaire, l’empêchera de percevoir les indemnités d’incitation.

Enfin le plan prévoit la redynamisation des comités de gestion des écoles et la contribution à leur installation de façon précise.

Source : Saharamedias.net

©️ Crédit source: https://kassataya.com/2020/11/11/mauritanie-le-ministere-de-leducation-devoile-son-plan-daction-pour-la-nouvelle-annee-scolaire/

Aboubacar Soumaré : «Je suggère aux acteurs politiques et de la société civile de notre valeureux pays à tenir des discours inclusifs …..»

Un député populiste et flirtant allégrement depuis quelques mois avec les abords des extrémistes religieux et des nationalistes arabes. L’opportunité du discours maladroit d’Emmanuel Macron sur l’Islam s’est présentée, pour ramener sur le devant de la scène la sempiternelle question des langues à l’assemblée, en l’occurrence le français; de manière forcée, avec une agression verbale, et un live Facebook à l’encontre du Ministre de l’économie, à l’assemblée pour répondre aux questions des députés, et qui a fait son intervention en français. Le maire de Sebkha, Aboubacar Soumaré réagit à cette actualité.

Comment percevez-vous l’intervention du député à l’encontre du Ministre de l’économie ?

Je désapprouve l’intervention du député dans la forme et dans le fond. C’était une intervention opportuniste. Je veux dire par là que ce n’était pas monsieur le Ministre Ousmane Kane qui était personnellement visé. C’était une intervention populiste qui ne correspond en rien aux valeurs que défendent les membres du parti à travers lequel il a été investi, l’AFCD. C’était juste une tentative du député de faire le buzz. De la politique des réseaux sociaux. C’était néanmoins intéressant de noter que le Président de l’Assemblée Nationale qui avait plusieurs fois décrié l’utilisation du français par le passé se retrouvait en défenseur de cette langue.

Ce débat des langues, devrait être réglé et dépassé en 2020…

Je ne parle pas arabe. Et plus que cela, en particulier pour nous les soninko, la langue française est importante parce que c’est en France que nous immigrons pour nourrir nos familles et investir dans nos villages en Mauritanie. Nous voulons même obtenir en Mauritanie des diplômes en français pour mieux réussir notre intégration professionnelle en France et gagner plus d’argent pour mieux développer nos villages.

Les soninko n’investissent pas au Maroc ou à Las Palmas. Ils investissent chez eux en Mauritanie avec l’argent qu’ils gagnent en France en parlant français. Je suggère aux acteurs politiques et de la société civile de notre valeureux pays à tenir des discours inclusifs et de cohésion sociale plutôt que discriminants.

Comment un tel personnage s’est-il retrouvé au sein d’un parti comme l’AFCD, dont le leitmotiv est le renforcement de l’unité social ?

Il était président de son propre parti qui a été dissout avec les nouvelles lois. Il a atterri par défaut à l’AFCD comme simple membre.

Comment s’annonce son avenir au sein de ce parti ?

Je ne sais pas. Je ne fais pas partie de l’AFCD, même si j’ai une confiance totale en la bonne foi de ses membres fondateurs et des valeurs qu’ils portent et défendent avec force et conviction.

Source : Mozaikrim

©️ Crédit source: https://kassataya.com/2020/11/12/aboubacar-soumare-je-suggere-aux-acteurs-politiques-et-de-la-societe-civile-de-notre-valeureux-pays-a-tenir-des-discours-inclusifs/

Quel transport terrestre pour la Mauritanie? par Brahim Boihy

Le groupe chinois Poly Changda vient de gagner le marché de construction du pont devant relier la Mauritanie et le Sénégal au niveau de la ville de Rosso. Son coût global est de quatre vingts seize (96) millions de dollars. Sa livraison est donnée dans trente (30) mois à compter du 20 décembre 2020. Il viendrait se substituer à l’inadaptation du bac aux besoins actuels et futurs en termes d’échanges internationaux et des transports terrestres.

Outil de mobilité, de circulation des personnes et des biens dans des conditions de relative accessibilité pour des populations à faible revenu, outil de développement intérieur et régional, outil d’amélioration de la qualité de vie et de la réalisation de profits, le transport terrestre implique l’élaboration de choix stratégiques et budgétaires, l’adaptation programmée et coordonnée  des infrastructures (routes, autoroutes, voies ferrées et fluviales, aéroports). Aussi, pour la promotion du commerce inter-africain, la commission économique pour l’Afrique (ONU), l’Union Africaine, l’Union du Maghreb Arabe, la Banque Africaine de Développement, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) se sont données l’objectif de réaliser un réseau d’autoroutes africaines de plus de 57.000 km. Par le développement des infrastructures routières et la promotion du commerce, le but recherché est la réduction de la pauvreté en Afrique. Pour ce faire, un réseau de corridors transafricains ont été définis comme objectifs à atteindre, à terme.

. Corridor 1 : Cairo-Tripoli-Tunis-Alger-Rabat-Nouakchott-Dakar (La TRANSMAGHREBINE)

. Corridor 2 : Alger-Tamanrasset-Agadez-Kano-Lagos

. Corridor 3 : Tripoli-Ndjamena-Brazzaville/Kinshasa-Windhock-Capetown

. Corridor 4 : Cairo-Khartoum-Addis Ababa-Nairobi-Dodema-Lusaka-Gaberone-Capetown

. Corridor 5 : Dakar-Bamako-Ouagadougou-Niamey-Ndjamena

. Corridor 6 : Ndjamena-Djibouti

. Corridor 7 : Dakar-Banjul-Bissau-Conakry-Freetown-Monrovia-Abidjan-Accra-Lomé-Cotonou-Lago

. Corridor 8 : Lagos-Yaoundé-Bangui-Kisangani-Nairobi-Mombassa

. Corridor 9 : Lobito-Lubumbashi-Lusaka-Hararé-Beira.

La Mauritanie, comme on le voit, est directement concernée par la TRANSMAGHREBINE et son prolongement jusqu’à Rosso. Il est de notre intérêt de nous raccorder à l’axe transsahelien (Corridor 5) pour faire du Mali et du Burkina Faso le hinterland de nos ports. Ces deux pays, enclavés et instruits des problèmes de transport à eux posés par le récent embargo imposé au premier par la CEDEAO, et suite au conflit interne ivoirien des années 80-90, sont toujours soucieux de diversifier leurs voies d’approvisionnement. Le transit par la Mauritanie répondrait bien à ce besoin. La partie de l’ancien axe Tanger-Casablanca-Bir Moghréin- Nouakchott-Dakar d’une part, et une jonction avec le sud algérien (Tindouf) via Bir Moghréin et Ain Ben Tilly, d’autre part, permettraient de nouvelles possibilités  d’échanges dans les contrées nord de notre pays et de mise en valeur de leurs potentiels. Il y a lieu de rappeler que chaque pays a la responsabilité de la réalisation des parties de corridor traversant son  territoire.

La position charnière de notre pays entre le Maghreb et l’Afrique occidentale justifie la réalisation d’infrastructures à même d’assurer de manière organisée le maillage intérieur indispensable aux échanges et à son développement, et de permettre le transit des flux entre le nord et le sud du Sahara, rôle qu’il joua jadis. Les pistes anciennes (route des chars et autres routes relatées par El Bekri et R. Maury) passaient, pour les plus occidentales d’entre elles, par Figuig, le Zemmour, le sud-est mauritanien (Tichit, Oualata) pour aboutir à Tombouctou, reliant ainsi le Maghreb à la boucle du Niger. Ces anciennes pistes font aujourd’hui place aux corridors proposés par les institutions économiques régionales et internationales. Il convient que nous soyions au rendez-vous.

De ce qui précède et consciente des enjeux, la Mauritanie doit commencer par la réalisation bien pensée de ses infrastructures de transport afin de relier efficacement toutes nos Moughataa. En particulier, la connexion des régions productrices de produits halieutiques, agricoles et animaliers avec les centres de consommation et de transformation serait de haute contribution au développement économique et social du pays. Les échanges avec les pays voisins et l’intégration économique régionale s’en trouveraient augmentés. En outre, l’amélioration de l’état technique de nos infrastructures contribuerait sans aucun doute à sauver la vie de nombre de nos citoyens. Les statistiques disponibles donnent la mesure des efforts à faire.  

       

Le réseau mauritanien compte un peu plus de « 2900 km de routes goudronnées, de deux milliers de kilomètres en terre stabilisée et de plus de 7000 km de pistes ». A ces données, il faut ajouter (a) une mortalité routière de prés d’un million de victimes, soit 24 à 25 pour 100.000 habitants et 230 victimes pour un parc de 100.000 véhicules motorisés (OMS 2015); (b) au classement de 141 pays étudiés et notés sur la qualité de leur réseau routier de 1 à 7 (la meilleure note), la Mauritanie pointe au 140 ème rang, note 2,0 (juste devant le Tchad); (c) l’indice de performance logistique qui mesure la qualité des infrastructures affecte à notre pays la note de 1,52/5 (Banque Mondiale). En clair, il s’agit de routes qui tuent et qui ne contribuent pas comme il serait souhaitable au développement en raison du mauvais état de l’existant. Le nombre d’accidents de la circulation routière dans notre pays ne cesse d’augmenter. Les victimes et les dégâts matériels qu’on observe au quotidien, en constante augmentation eux-aussi, attestent de la violence des chocs. Les causes premières des accidents sont de trois ordres : l’aptitude des conducteurs, l’état technique des véhicules et la qualité des infrastructures routières.  Mon propos se limitera ici, pour l’essentiel, à ces dernières.

Le choix des infrastructures et l’organisation des réseaux de transport conditionnent la vie économique d’un pays. Populations et activités se concentrent le long des axes de pénétration et plus particulièrement à partir des ports. Où en est-on de nos routes et leur état?

La route de « l’Espoir », la plus fréquentée, la plus meurtrière aussi, traverse le pays d’ouest en est. Sa première mission est économique et sociale: unité territoriale, mobilité, diffusion de richesses. La mortalité qu’elle engendre n’est pas une fatalité. Les accidents qui s’y produisent sont dans leur grande majorité du type de collisions frontales. Elles se produisent lors d’opérations de dépassement sur une route étroite par construction, ou rétrécie par la dégradation des bas-côtés non adéquatement stabilisés au départ, ou rétrécie par un obstacle naturel (ensablement), ou par l’évitement d’une déformation de la chaussée (nids de poule), ou rétrécie par le gabarit d’autres véhicules, ou d’autres causes encore dont le défaut de signalisation diurne et nocturne. Cet axe est emprunté par différents types de véhicules, allant des plus petites voitures particulières jusqu’aux bus et semi-remorques de très grands tonnages. L’origine et la destination des  trafics peuvent  être la Mauritanie,  le Maroc, voire l’Espagne ou la France, et le Mali. Il nous revient, et nous devons avoir cette ambition, d’en faire le complément ou le prolongement des axes Méditerranée-Senegal et transmaghrebin. Pour des raisons de sécurité d’abord, et pour qu’elle ne soit un goulot d’étranglement, il est impératif que la route de l’Espoir, jusqu’aux frontières du Mali, soit aménagée, sécurisée, élargie, l’objectif à terme étant qu’elle soit une autoroute payante selon le principe du pollueur-payeur, financée par l’Etat et/ou par un Partenariat Public Privé.

Les axes Nouadhibou-Nouakchott et Nouakchott-Rosso devraient bénéficier d’un traitement identique pour assurer la meilleure fluidité possible, les échanges régionaux par ces axes étant promus à un développement important. Le port de Nouadhibou a vocation à recevoir les plus gros bateaux et porte-conteneurs. Naturellement bien abrité et protégé, il est plus facilement aménageable en port en eaux profondes que Nouakchott et à moindre coût. Les conteneurs et autres cargaisons arriveraient à destination plus vite lorsqu’ils sont installés sur des camions empruntant une autoroute depuis le port de Nouadhibou que si le bateau devait les débarquer à Nouakchott, avec en prime les effets de Houle et les surestaries. Par ailleurs, quel sens aurait la réalisation du pont de Rosso si l’infrastructure routière du côté Mauritanie ne permettrait pas un écoulement fluide du trafic?

L’axe nord, l’ancienne « route impériale n°1 » jadis la seule praticable, reliait Rosso, l’unique accès terrestre, aux frontières nord (Maroc et Algérie) via Nouakchott, Akjoujt, Atar, Fort Gouraud (Fdérick), Bir Moghréin. De nos jours, il est certes le moins fréquenté mais pour autant, sa modernisation ne pourrait pour ces motifs être négligée; il permet la connexion de régions riches en oasis, en ressources minières, en potentiels touristiques et promises à tirer de substantiels avantages des échanges  en devenir entre la Mauritanie d’une part, le Maroc et l’Algérie d’autre part, dans lesquels elles auront un rôle important à jouer.

Les connexions les plus directes possibles entre toutes les Moughataa doivent être un objectif. L’intensité de leurs échanges en termes de besoins strategiques, de volumes et de fréquences objectivement évalués doivent être les seuls critères qui déterminent la priorité de réalisation des infrastructures. Plus particulièrement, les régions et centres de production de biens et denrées doivent disposer d’infrastructures et équipements leur permettant la mise à disposition de ces produits sur les marchés de distribution.

A plus long terme, le doublage des principaux axes routiers par des voies ferrées ne doit être considéré comme une simple vue de l’esprit.Tôt ou tard, il deviendra indispensable. Les transports de masses (minéraux, phosphates, bétail, etc.) vers les centres de traitement ou d’exportation y gagneraient, en efficacité et rentabilité.

Au total, l’objectif d’un réseau routier ne peut être qu’un maillage raisonnablement le plus serré possible, qui assure la sécurité des voyageurs, la régularité et la rapidité des flux, et qui contribue efficacement au développement des échanges commerciaux régionaux. Le réseau routier devrait être le plus éloigné possible des constructions en étoile. Le pont de Rosso devrait s’inscrire dans ces objectifs. Cela implique une gestion efficiente d’une telle infrastructure, génératrice de nombreuses retombées économiques et sociales.

En tout état de cause, les considérations environnementales doivent demeurer – toujours – au sommet des préoccupations, quel que soit le type d’infrastructure. La préservation de la nature, de la biodiversité, la vie des populations ne devraient être sacrifiées au profit de considérations politiques, économiques ou autres.

06/11/2020.

Brahim Boihy

©️ Crédit source: repris via https://www.chezvlane.com/Quel-transport-terrestre-pour-la-Mauritanie-par-Brahim-Boihy_a21022.html

Mauritanie: La polémique à l’assemblée nationale autour de la prise de parole d’un ministre en français | La réaction de l’avocat Lo Gourmo

Pour certains, pour être « ministre » ou quelque chose comme ça, il faut parler « la bonne langue ». C’ est le début. Ensuite, il faudra avoir « la bonne couleur » (ça suivra, en sourdine). Et fatalement (et ce ne sera pas aussi long), être de la « bonne tribu » avec bonus, si on est de la « bonne région »!
Fatalement, une discrimination de type essentialiste en entraîne une autre. Et l’effet de chaîne mène au cauchemar des confrontations identitaires multiples. Empêcher un ministre de parler en raison de la langue qu’il parle et qui est statutaire -puisqu’officiellement enseignée comme langue de travail depuis toujours et le faire avec ostentation -est un acte de provocation et une incitation grave et publique à la discrimination, en plus d’être un outrage public commis à l’encontre d’un citoyen et d’un agent de l’ Etat.
Ceux qui au nom d’une idéologie politique particulariste extrémiste, badigeonée et peinturlurée gesticulent pour tromper les gens, se trompent eux mêmes. La Mauritanie est une et indivisible dans sa feconde diversité. Toutes les langues nationales sont égales et doivent être officialisées pour mettre fin aux harcèlements dont sont victimes les locuteurs des autres langues que l’arabe. Et le statut du français comme langue statutaire enseignée et pratiquée est l’un des aspects de notre réalité nationale depuis 60 ans.

©️ Crédit source: post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=151090023412544&id=100055346415293