Publication : Un nouveau livre (2017) très stimulant de Y. Michot qui nous enseigne énormément sur un certain mysticisme .

《….Aux soufis vantant les mérites de l’irrationnalité de certains découvrements mystiques, Ibn Taymiyya oppose cependant une fin de non recevoir catégorique. Selon lui quelque chose d’absurde pour la raison ne peut jamais être vrai et la perplexité (hayra) résultant de l’affirmation simultanée de deux choses contraires ne peut en rien constituer « le point final (muntahā) de la connaissance », quelles que soient les traditions prophétiques apocryphes invoquées pour justifier la chose. Pour réfuter les sophismes tels extatiques, c’est par ailleurs la nature même de l’enseignement des Prophètes que, d’une manière fascinante, il précise et met en avant:  » les Prophètes sont plus grands que les Amis de Dieu. Or ils ont apporté quelque chose que les raisons sont incapables de connaître; ils n’ont pas apporté quelque chose qu’elles sauraient vain. Ils informent de choses déconcertant (muhār) les raisons, pas de choses absurdes (muhāl) pour elles » . À la différence des Prophètes les extatiques tenant des propos contradictoires sont victimes de leur imagination et baignent dans l’illusion par auto-suggestion. Pour l’uléma damascain, contrairement à ce qu’Ibn ‘Arabī et d’autres peuvent penser, « la terre de la réalité » n’est pas « la terre de l’imagination ». Sachant les racontars circulant aujourd’hui sur le caractère soit-disant fondamentaliste de la pensée d’Ibn Taymiyya et sa prétendue opposition à la raison, il est réconfortant de constater une fois de plus le rationalisme du théologien mufti hanbalite et son désaveu de l’imaginaire. 》

Tiré du livre « Le sang et la foi d’Al-hallāj » Ibn Taymiyya

Textes traduits de l’arabe, introduits et annotés par le Professeur Yahya Michot.

Regardez « Journée culturelle Ganbanaaxun Fedde vidéo 5 » sur YouTube By Touba Tv

À suivre la communication de Timera Ousmane lors de la journée culturelle ARMEPES-FRANCE et ses partenaires GANBANAAXU FEDDE le 23 décembre 2017.

Événement: un tour chez l’entité-France de l’association Main dans Main (MDM) et APPCM

Dans les locaux du 10 Cité Joly à Paris , le secrétaire général de l’association MDM , l’imam Sarr Abdoulaye, a assisté à une rencontre de présentation de son organisme ce samedi 7 Avril 2018. Cette journée fraternelle tenue en collaboration avec l’association APPCM (Association pour la préservation du patrimoine culturel Mauritanien), a été l’occasion de la projection d’un film sur les activités de MDM. Selon les propos recueillis de l’imam Sarr, cette activité commune a permis d’exposer les procédés, les réalisations et les manquements de la MDM en ce qui concerne la FRATERNITÉ entre différentes composantes sociales du peuple depuis 10 ans. L’occasion a été également, une brève cérémonie de FRATERNISATION entre le public par duo avec des engagements pris réciproquement. Sur la base d’un programme simple, la fraternisation MDM invite à tisser des rapports entre les engagés pour participer concrètement à l’édification d’une cohésion sociale qui est un impératif pour l’unité nationale. Il faut noter la présence de Dr Djibril Diallo dit Hadya , l’un des membres fondateurs de l’association MDM.

Couverture par K.S

Sondage citoyen à titre consultatif: résultat.

Le résultat de notre petit sondage:

Durée: 1 mois mi février – mi mars

Vues : 1737 fois

Choix manifestés: 52

Manifestés Pour : 38 %

Manifestés Contre : 62%

Conclusion: une très faible participation, donc l’indifférence manifeste est le Grand Gagnant.

C’est ainsi, un grand MERCI aux participants.

Regardez « le JT GANBANAAXU xibaru du 15/03/18 » sur YouTube

L’antiesclvagisme en Mauritanie: Guidimagha, 6 Mars 2018 , un rendez-vous historique !?

Les autorités publiques s’organisent à Selibaby, capitale régionale du Guidimagha, pour la journée nationale (6 Mars) de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles. Nous espérons qu’une communication instructive et d’éveil sera portée et axée sur le régime coutumier et féodal soninké qui couve et perpétue des manifestations relevant purement des séquelles esclavagistes. Certains éléments de la mouvance GANBANAAXU FEDDE* sont présents auprès de cet événement historique initié par l’État Mauritanien en la matière dans cette région du Sud. Rappelons le , l’esclavage avait été aboli en 1981 pour la première fois en Mauritanie. Peu de ressortissants du Guidimagha profond en milieux soninkés en particulier ne savaient à l’époque surtout parmi ceux qui subissaient le joug violent des pratiques inhumaines. Aujourd’hui avec la loi 2015-031 qui criminalise les pratiques esclavagistes et condamne durement toutes manifestations affiliées, il est temps que le message arrive aux populations rurales de notre région. Ainsi, une volonté politique doit être sérieusement orientée afin de peser sur les administrations régionales qui ne se bousculent pas trop sur les problématiques liées à l’esclavagisme.

Nous souhaitons une Journée Réussie aux diffetents participants (ONG, PERSONNALITÉS, ASSOCIATIONS, PARTENAIRES SOCIAUX ET POLITIQUES).

* Mouvement CITOYEN et PACIFIQUE pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkés.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Le rappeur Linky LK sort son premier album!

Après la mort de 2pac et de Notorious BIG le rap US a attendu 50cent vers l’an 2000 pour avoir son nouveau roi quant au rap français il a fallu attendre B2OBA pour avoir son King et désormais c’est chose faite pour le rap Soninké ; Linky LK, le Mohamed Ali du Rap RIM et nouveau Roi du soni-rap.
Le rappeur sonninké d’Evry originaire de Toulel en Mauritanie prépare la sortie de son album au 22 hit oui oui vous avez bien compris j’ai eu l’immense plaisir d’écouter l’album avant sa sortie commerciale « goppéndokampo ». Je peux vous l’assurez c’est l’album de ce début d’année 2018.

Il avait tout prévu depuis des semaines et des mois, Linky LK peaufinait la sortie de son premier album goppéndokampo, censé bousculer et donner une nouvelle envergure au rap Soninké mais aussi lui assurer le statut de roi du soni-rap. Après seulement quelques mois dans le Game, en Homme réfléchit et intelligent ( il n’y a qu’à regarder son parcours scolaire pour en être convaincu ), il faisait doucement monter la température en cette période de grand froid avec quelques gros sons comme le Feat avec l’artiste chanteur compositeur Soninké Camara sur « Wagaa » un titre aux sonorités inspiré du genre nigérian et du Africa song purement clubbing.
Plus récemment, Linky se lançait aussi un défi en parallèle en lançant sa ligne de vêtements au même nom, mais aussi en collaborant avec son cousin sur la création d’un média (TV Touba et Touba Fm), le rappeur originaire de Toulel a aussi participé à la journée événement organisée par l’association ARMPES pour le forum Whatsapp Ganbanaaxun Feedé le 23 décembre 2017 avec plus de 800 personnes réunies.
L’album de Linky LK devrait couronner ce long travail de fond en montrant une créativité et savoir-faire nouveau pour tous les amoureux du Rap RIM et du rap Soninké, la sortie numérique de ce premier album est prévu pour le 4 Mars 2018 sur toutes les plateformes de distribution en ligne.
Le rappeur, dont le slogan est : « Je vis ma vie, je ne rêve pas ma vie » , en écoutant son album on va de surprises en surprises, par les nombreuses influences comme sur « cercle vicieux » un son aux influences latinos; à « chérie », une déclaration d’amour et dédicace aux femmes et à la mère de ses futurs enfants ou encore sur un son « Ganbana » à la 50cent des années « in da club » un beat assassin sur fond de militantisme, en passant par « comparatif » un autre de ses gros Hit de son album.
Des surprises, il y a plein dans son album avec des Featuring avec les très grands et non moindre LL Douks sur « ittoku bono » ou encore avec le rappeur aux rimes assassines DMZO originaire de Toulel, lui aussi, mais aussi Mc Anonyme, qui feront forcément des jaloux, mais de son propre aveu, il ne répondra pas aux jaloux et haineux car il a trop des choses importantes à dire et à faire pour perdre son temps avec des clashs sur les réseaux sociaux.
Appuyer à la production par garnett beat et 3 blocks studio, Linky LK reprend les recettes qui ont fait le succès de nombreux artistes avant lui. La collaboration et la complémentarité artistique, un subtil équilibre entre des ballades et gros son au beat assourdissant et paroles militantes; des références appuyées à L’Afrique à sa famille et aux femmes mais il parle aussi des problèmes de la société actuelle et surtout de sa communauté (sonninké et peulh ) qui traverse une très grosse zone de turbulences depuis l’éclosion du forum Ganbanaaxun feedé qui milite pour les droits humains et contre l’esclavage coutumière en Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie et Guinée.
Un autre titre qui a fait une très forte impression le jour de sa sortie « El chapo  » en collaboration avec Mbak soninké qui sera sûrement sur la version deluxe de l’album ou sur un futur projet de Mbak lui même.
Ce premier album de Linky LK, Goppéndokampo ne passera pas inaperçu dans l’industrie. Et il sera incontestablement l’album de ce début d’année 2018 donc je vous recommande très fortement d’être à l’écoute et surtout de le commander sur toutes les plateformes de distribution digitale.

Découvrez Goppendokampo sur Deezer http://www.deezer.com/album/58175202

DL pour TOUBA INFO

Article du 5 mars 2018

Source crédit: l’auteur de l’article Ibrahim DIALLO.

Instrumentalisation de la religion à des fins malsaines : Non au conservatisme féodal ! Non aux mentalités réfractaires !

Lors de la prière du vendredi de 26 janvier 2018 à Toulel (un village du département de Maghama qui se situe au sud de la Mauritanie à 3Km du fleuve Sénégal), un imam nommé Djiby Ibrahima Sakho dit Djiby Peindo avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre des membres de l’association ASEPT (Association pour la solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel).

Notre objectif ici présent n’est nullement d’inciter à la haine et tous les maux que cela puisse engendrer mais plutôt de mettre la lumière sur ses propos. C’est pour cela qu’il est impératif d’apporter des éclaircissements de la manière la plus objective possible concernant notre mouvement.

L’imam a profité de la tribune offerte sur le MINBAR (Chaire) pour mener à bien sa campagne de diabolisation à l’encontre des membres de la dite association et leurs parents issus de descendances serviles. Après avoir débuté son sermon en exhortant à la fraternité, il poursuit en rappelant ces derniers la place qui est sensée être la leur au sein du village : « Ces descendants des castes inférieures (FO LENMU) refusent la place qu’on leur a attribuée. Sachant que leurs ascendants sont les derniers arrivants dans ce village, qui a été fondé uniquement par des Soumaré, qui ont été si généreux en octroyant à chacun une terre (champ cultivable) et une maison. Tout cela ne vous suffit-il pas ? » Se demanda l’imam. Il s’exclama avec sa fougue débordante « Mais non ! Ils veulent plus, devenir chefs, c’est à dire que cette fonction soit démocratique, autrement dit, que la chefferie soit partagée entre eux et les Soumaré. Qu’Allah nous en préserve ! Djiby s’exclama de nouveau. Cela est impossible ! Dans ce village nous sommes tous émigrés hormis les familles fondatrices. Sinon, allez-y fonder un autre village, ainsi vous serez chefs». Nous recommandât-il dans son sermon.

Les fidèles attendent mieux, d’un sermon, c’est-à-dire qu’il soit apaisant plutôt que de colporter  »des contre-vérités ». Il est clair qu’on a plus affaire à un apologiste du système féodal, venu finir leur opprobre habituel afin de discréditer notre initiative. En effet, cet imam n’est qu’un brin d’allumette parmi tous nos détracteurs. Depuis plusieurs années nous sommes dans leurs collimateurs, victimes de toute sorte de fourberie et autres calomnies du genre. Quelle ignominie de calomnier dans tels endroits pendant pareilles occasions en tronquant et en usurpant les versets du coran. Cela fait entorse aux principes de l’islam. ASEPT est tournée résolument vers l’avenir avec sagesse que de perdre du temps avec telles railleries.

Il se trouve que, dans ce village, deux mouvances s’opposent ayant deux visions antinomiques selon lesquelles la cité doit être gérée :

  • La première, réformiste qui promeut un model de société assaini de ces souillures, serait plus digne et intègre. Un idéal qui serait en parfaite adéquation avec notre époque. C’est-à-dire bâtir une société égalitaire, juste et solidaire. Par conséquent l’implication de toutes les composantes dans la gestion de la cité. Un système dans lequel chaque membre peut trouver son dû, sans stigmatisation ni discrimination…

  • Et l’autre mouvance plus réactionnaire, nostalgique du regretté Empire (Wagadou) avec ses hiérarchies, qui a tendance à vouloir calquer en figeant la société sur ces pratiques obsolètes qui prônent le statuquo, qui serait aux antipodes de notre ère. Un model de société Selon lequel le mode de fonctionnement doit être régi par un système de caste notamment un esclavagisme statuaire purement archaïque …. Ces derniers veulent la perpétuation du vieux système d’antan avec les mêmes reflexes féodalo-esclavagistes. Pour eux, Il est plus question du maintien de certains de leurs privilèges (matériels et honorifiques) que de vouloir émanciper la société. Par conséquent l’immuabilité de ces assignations statuaires et primaires.

D’aucuns peuvent se demander pourquoi l’imam s’est aventuré dans une campagne aussi calomnieuse que diabolique contre les membres d’ASEPT. Comme dit le vieux dicton ‘’Quand un chien flaire un os, il creuse, rien ne nous oblige de lui dire quel genre d’os va-t-il trouver’’. Donc il fait que finir leur basse besogne initiée en 2010.

Nous tenons tout de même à faire un bref aperçu historique d’ASEPT. Puisque c’est suite à ce conflit, qui date de 2010, que cette association trouve sa genèse en 2012 dont le président défunt n’était autre que Lassana Gaye Diakité (que son âme repose en paix). Un homme intègre qui était animé par un grand enthousiasme pour injecter ce nouveau vent de souffle qu’il voulait apporter à la société, animé également de grandes convictions sans concession. Nous tenons à lui rendre hommage comme tous ceux qui sont épris de justice comme lui et qui ont connu ce déchirement familial douloureux, en étant intransigeants et cohérents, animés également par les mêmes convictions.

L’imam sonne la charge en accusant et en traitant les parents de ces derniers d’être hypocrites en sous-entendant qu’ils sont complices : « Vous qui êtes nos parents ! dit l’imam en s’adressant aux parents de ces derniers, vous qui nous avez élevé depuis tout petits ; dans ce village, jamais une pareille situation n’a existé. Dans ce village, le rebelle doit être exclu et renié par sa propre famille, mais pour ce qui est du cas des membres de cette association vous avez failli à votre rôle. C’est un comportement de complices et d’hypocrites. Vous (les jeunes), avez démontré votre capacité en créant votre association ‘’ASEPT’’ en France. Vos parents sont évidemment au courant et ils vous ont soutenu. De surcroit, vous avez des collaborateurs dans ce village qui sont complices. Ce sont ces personnes qu’Allah désigne comme hypocrites. Allah a dit à son messager Mohamed (saw) : Ceux qui se moquent de tes paroles, ce sont eux des hypocrites ! La place des hypocrites est à l’enfer».

Bien qu’il se soit déguisé en imam, lui comme ses paires, sont animés d’un profond mépris à l’égard de ceux qui dénoncent ce système archaïque auquel ils tiennent tant. Donc la religion ne leur sert qu’une soupape de sécurité pour mieux ficeler ce système décadant qu’ils promeuvent. Ce n’est pas en cachant du poison dans du miel qu’il ne tue pas. Autrement dit, ce n’est pas en instrumentalisant la religion qu’il va se faire passer pour le gendre idéal.

Rappelons qu’il ne tient son rang d’imam qu’à son statut héréditaire que lui octroie la société organisée sous le joug de la féodalité (sous forme de clergé maraboutique). Donc qu’on ne soit pas étonné de son attitude agressive et vindicative au point de nous taxer de ‘’subversifs’’, ‘’déserteurs’’, ‘’d’insurgés’’ ou de ‘’rebelles’’ (LEMINAN BALLAANO, DEEBE KARAANO, MURTINTO), que sait-on encore ! Il suffit qu’un mot leur vienne à l’idée pour nous en taxer aussi ignoble soit-il.

  • Oui, on s’insurge contre le fait qu’on ait un imam qui ne distingue pas le message du seigneur (la paix et la miséricorde) à celui de ses intérêts. De plus, il s’aventure sur l’histoire de Toulel qu’il aborde de manière biaisée et édulcorée.

  • Oui, on est rebelle contre le fait que l’attribution d’une tâche soit liée à la descendance filiale et que les compétences et aptitudes de toutes les composantes de la société ne soient pas valorisées. Et aussi que des assignations primaires ne soient plus qu’un triste vestige du monde ancien avec lesquelles vous embrigadez les masses populaires.

  • Oui, on s’insurge du fait qu’il n’y ait aucune transparence dans la gestion comptable des ressources financières. Nous sommes contre le fait que ce rôle ne soit dévolu qu’à une famille sans contrôle, fussent-t-ils ignares.

Tel est le différend qui opposa ces deux tendances (ces jeunes à la communauté). Un litige qui les conduira finalement à être exclus de manière définitive de cet organe féodal regroupant deux villages Toulel et Goumal (situé à l’autre bord de la rive du fleuve Sénégal). Après avoir usé de multiples moyens de pressions parfois odieuses dépassant l’entendement humain et des méthodes qui frisent l’indécence, réprimée par notre morale religieuse. Tout cela dans le but d’étancher leur soif de vengeance, en voulant nous contraindre à un retour forcé. Dans cette même démarche de contraintes que l’association ARTE (Association des Ressortissants de Toulel en Europe) nous a exclus à son tour. Les membres de l’ARTE ont ainsi usé d’une règle expresse dénuée de tout sens. Mais toutes leurs fourberies et manigances ne nous ont fait bouger d’un iota dans notre combat. C’est à dire l’alternative crédible d’une société viable, égalitaire et juste surtout dotée des principes d’équité inébranlables. Ce qui est loin d’être le cas du système de l’ordre dominant auquel on veut nous assigner, qui est ségrégationniste et discriminatoire. Alors que nos doléances sont connues de tous, qui prônent la justice, l’égalité et la fraternité. Croyant que certains allaient être plus compréhensifs vu leur ouverture d’esprit mais en vain. Comme nous le rappelle notre camarade Kundu Soumaré «la chose la mieux partagée entre analphabète et un doctorant dans nos communautés, est la mentalité esclavagiste et féodale».

Les propos de l’imam ont soulevé un tollé, une psychose générale. Monsieur l’imam voulait révisionner l’histoire du village à sa façon. Ce qui a suscité des émois de part et d’autres plus ou moins hystériques. C’est dans cette logique des choses que le rappeur Ousmane kodoré Diallo, LINKY de son nom d’artiste tenait à rétablir la vérité à travers deux audios postés sur WhatsApp. Rappelons que LINKY est un membre d’ASEPT de première heure et par ailleurs vice président d’AREMPES, donc un activiste convaincu. Il a signifié tout simplement à l’imam qu’il est lui aussi un digne héritier de ce village Nos aïeuls ont tout aussi contribué à bâtir ce village au même titre que les autres familles») au même rang que la chefferie traditionnelle à laquelle l’imam ne manque d’éloges tout en excluant les autres familles. Ce qui suscita l’ego d’un jeune dénommé Singhé Diamyo soumaré qui a proféré une flopée d’injures infâmes à l’encontre de LINKY ainsi que de menaces de mort à l’encontre de tous les membres de l’association ASEPT. La plainte qui visait ce jeune Soumaré était nullement due à un cynisme quelconque. Mais juste rappeler à tous nos détracteurs qu’on reste vigilants. Malgré que notre tolérance ait des limites, il faut que cela cesse ! On a prouvé notre bonne foi en retirant qu’on souhaite malheur à personne. Chaque transgression doit être suivie d’une sanction équivalente. L’harmonie est toujours possible si l’on met de côté nos egos surdimensionnés.

Le simple fait que LINKY ait osé proclamer les mêmes honneurs que la famille régnante, de s’ériger au même rang qu’eux, lui a valu toute cette vacarme.

Nombreux sont ceux, qui ignorent l’histoire de Toulel y compris Djiby Peindo. Connaissez-vous réellement l’histoire de Toulel ? Souvent des gens la racontent sans savoir les véritables héros. Admettons que les Soumaré soient les seuls fondateurs de Toulel, on se demandera alors qui étaient vraiment les vaillants combattants qui ont défendu et sécurisé Toulel contre vents et marrés ? Qui de Moussa Tougouné Sidibé, Koly Silma Dembélé, Baïdi MBodje, Diabé Soumaré, Medi Feinda Coulibaly et Moussa Koly Diallo, pour ne citer qu’eux, a fait l’histoire de Toulel ?

Personne n’a le monopole de l’histoire encore moins le message du seigneur. Toulel est notre village à nous tous, personne n’a de primauté sur un autre. Trouvons les meilleures façons de nous unir et travailler dans le sens du message de l’islam. Tous les hommes sont égaux devant le seigneur, c’est un droit naturel et inaliénable ! La terre appartient au seigneur et nous appartenons à l’endroit où nous sommes nés.

Notre démarche est noble et salutaire. L’association ASEPT ne demande qu’une société de devoir et de droit, d’éveil, de clairvoyance et de progrès. Nous ne voulons qu’une union digne et respectueuse afin de bâtir une société meilleure pour les nouvelles générations. Nous voulons d’une société dans laquelle les assignations actuelles ne seront qu’un mauvais souvenir. Il est temps d’aider notre peuple à se réveiller et de les conscientiser au lieu de s’approprier des idées révolues et des mentalités appelées à disparaître à jamais. Nous lançons depuis toujours un appel d’union égalitaire en invitant toutes les sensibilités conscientes de l’enjeu de demain pour que d’autres personnes ne se comportent plus comme cet imam. C’est avec la condamnation ferme de toute la population (toutes les générations confondues) de ces genres d’attitudes (de Djiby Peindo et de Sighé) qui fera régner un regain d’apaisement.

  • On déplore que certaines mentalités spolient notre société à travers un conservatisme agonisant et rétrogradant.

  • On déplore aussi le silence assourdissant ‘’des intellectuels’’ qui restent muets malgré la gravité des événements. Beaucoup se vertuent de cautionner nos idées sans que cela n’aboutisse à un réel engagement. Mais chacun se cantonne dans sa position en se prévalant des privilèges rétrogrades comme si notre éducation n’a servi qu’à réconforter les coutumes, injustes soient-elles !

Pour revenir sur notre différend avec la communauté. Entendons-nous bien sur un point, oui nous réaffirmons et confirmons que nous reprouvons tout organe qui s’articule autour de préceptes féodaux. Le model de société féodal et tyrannique qui est fortement ancré dans l’imaginaire du soninké qu’on reprouve catégoriquement. Nous combattons vigoureusement ces pratiques sociétales qui cultivent la différence entre les composantes de la société. On s’efforce de les déconstruire avec la seule force de l’argument. Nous nous efforçons également avec nos partenaires de forger un esprit citoyen au-delà de tout particularisme qui stigmatise, clive et qui a été cultivé jusque-là. Notamment AREMPES dont le président n’est autre que Gaye Traoré l’initiateur du forum GANBANAAXU, joue un rôle primordial dans ce sens, qui transcende les frontières. Nous cultivons une fraternité réelle contrairement à la sournoiserie habituelle. Notre mobilisation consiste à déchainer les mentalités de cette tare qui gangrène la société. Ce travail de conscientisation et de sensibilisation des masses est notre seul credo.

Association pour la Solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel

Pole Communication

Regardez « Journée cultuelle Ganbanaaxun Fedde du 23/12/18 vidéo 1 » sur YouTube

Le FISO : Oui, mais……. Par Baliou Mamayary Coulibaly

Le Festival International Soninké, communément appelé FISO, s’est tenu du 21 au 25 Février 2018 à Dakar, capitale du Sénégal. Cette rencontre qui est la cinquième du genre a rassemblé plus de 800 participants venus de tous les horizons Afrique , Europe , Etats Unis, notamment .
Depuis sa création, c’est la première fois qu’un président de la république en exercice vient ouvrir les activités du FISO . En effet, le président du Sénégal son excellence Macky Sall a tenu à se rendre au Stade Iba Mar Diop et à assister, plus de deux heures d’horloge, aux festivités de démarrage de l’évènement.
Malgré les contraintes liées à l’éloignement de Dakar par rapport à leurs principaux foyers naturels , les Soninkés sont venus nombreux de tous les coins de l’Afrique occidentale : de Kingui au Gajaaga en passant par le Guidimakha et le Karta. Durant ces 5 jours , les participants ont rivalisé d’ardeur pour faire découvrir les différentes facettes de leurs terroirs respectifs : chants, danses, et accoutrements.
En marge des activités festives, il y avait des conférences sur des thématiques en rapport avec l’histoire des Soninké et la question de l’émigration , ainsi qu’un atelier sur les difficultés liées à la transcription de la langue et à la mise en place d’une académie Soninké.

Le climat de pré campagne- électorales qui prévaut pratiquement dans la majeure partie de pays concernés semble avoir été une intéressante opportunité pour les organisateurs. Cela a permis aux hommes politiques de monter au créneau. . Cet évènementiel a permis, d’après l’un des principaux dirigeants du festival, d’engranger d’énormes soutiens financiers qui se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de CFA.
Sur le plan des feedbacks, plusieurs voix se sont élevées pour s’insurger soit contre le leadership du FISO soit contre le contenu et la portée réel de l’événement.
Pour certains jeunes soninké, le FISO n’est rien d’autre qu’un regroupement nostalgique visant à faire revivre et consolider les traditions féodales soninké basées sur une structuration sociale congénitalement hiérarchisée.
D’autres jeunes reprochent au FISO son côté festif qui privilégie le carnaval au profit des questions urgentes de développement socio- économique.
Pour la petite histoire, le seul atelier qui a été organisé durant tout le FISO se rapporte à la question de langue. Le reste du programme a porté sur des conférences qui pour la plupart n’ont fait que rabâcher des questions totalement surréalistes comme le fameux lien des Soninké avec Abraham ou les Pharaons d’Égypte.
Un tel rendez-vous de personnes ressources issues de plusieurs segments ( secteur privé , ONGs, éducation, universitaires etc. ) devait se saisir des avantages comparatifs qu’offre notre communauté Soninké en termes d’amour du travail, d’honnêteté, d’esprit de sacrifice et de « solidarité grégaire » pour jeter les bases d’une réflexion structurante qui nous permettra de participer aux décisions qui affectent nos existences dans nos pays respectifs . Il n’est de secret pour personne que la plupart des Soninké vivent encore dans l’extrême pauvreté et ce particulièrement en zones rurales. Les effets combinés de la sécheresse et du droit coutumier à propriété foncière font que l’accès à la terre est devenu de plus en plus difficile pour les plus pauvres qui sont généralement esclaves ou anciens esclaves.
Le FISO nous permet de paraitre beau et riche . L’on y exhibe fièrement nos hommes d’affaires et nos richards mais nous ne devons pas occulter que la majorité écrasante des Soninké , l’autre partie de notre entité vit encore dans la misère. Nos stratégies et nos politiques doivent aller d’abord dans ce sens pour permettre à chacun des membres de notre communauté de jouir de tous ces droits afin d’être un citoyen à part entière. Ainsi, il brandira fièrement l’étendard de sa communauté et contribuera efficacement et durablement au développement socio –économique de son pays. On nous dira que les Soninké sont champions dans la création de la richesse, notre souci doit donc être comment œuvrer à sa redistribution de manière inclusive et durable c’est ainsi qu’une communauté sera visible et résistera au temps.
Je m’attends à un FISO où à l’instar de l’atelier sur la langue, on tiendra aussi d’autres ateliers sur les questions de développement socio-économique comme l’agriculture, la pêche, le commerce informel, l’artisanat, ou tout simplement l’art. Je m’attends à un FISO au cours duquel les initiatives les plus méritantes comme la troupe théâtrale de Bakel, avec son leader « Samba le Parisien », seront célébrées, couronnées et appuyer techniquement et financièrement ; un FISO avec des ateliers avec des termes de références sur des problématiques clairement définies qui dégagent des priorités et formulent des recommandations précises afin de soutenir les initiatives déjà existantes et d’encourager des Startups.
Sur le plan du leadership, il y a vraiment beaucoup de choses à revoir si réellement nous voulons nous inscrire dans la durée. Un regroupement moderne doit nécessairement éviter de tomber dans des travers aristocratiques avec des visées personnelles qui frisent parfois la prétention pour ne pas dire le ridicule. Le FISO n’a point besoin de leaders lourds et arrogants.

Source crédit: Post FB Baliou Mamayary Coulibaly