Mercredi 11 octobre 2023 à l’Université Paris – Nanterre, vers 14H15 les riches échanges ont commencé par le mot introductif de la directrice de Thèse, Mme Soazick Kerneis.
L’intitulé de la thèse est : Le Processus inabouti de l’Abolitionnisme en Mauritanie. Inventaire des droits humains à travers le Droit et l’Histoire.
Notre frère et compatriote a, avec un calme de référence, brossé les circonstances et le fond sommaire de ses travaux aujourd’hui exposés publiquement à l’appréciation du jury. Par la suite, les échanges avec les membres de ce dernier, ont été l’occasion d’une brillante communication de l’impétrant sur sa production universitaire reunie durant ses recherches. Très informative et exploratrice selon les dires de certains membres du jury, la thématique de la thèse suscite un grand intérêt socio politico-juridique. Un travail « très intelligent et courageux » comme l’a remarqué un membre du Jury, fait un pertinent décryptage sourcé sur les problématiques identitaires et politiques, et l’histoire de l’engagement abolitionniste liées à la l’ensemble communautaire haratine de Mauritanie.
Après l’exposé et les recommandations d’usage du jury, le public est demandé à se retirer. Au retour, la délibération acte et valide la qualité de Docteur à notre compatriote. Ici je tiens à lui renouveler mes fraternelles et amicales félicitations. Lui souhaitant une excellente continuation dans ses projets professionnels. C’est encore l’expression de la riche substance intellectuelle mauritanienne notamment de la diaspora qui fait honneur par ce louable apport académique.
Ci-dessous quelques photos lors de l’événement comme vous y étiez :
Au Guidimagha (Sud mauritanien), le centre d’état civil de la commune de Dafort a repris ses activités pour les citoyens ce jour 10 octobre 2023. Le bâtiment qui abritait les services avait été fermé de nombreuses années durant, et les citoyens subissaient beaucoup de tracasseries entre Ould yengé (chef-lieu départemental) et Selibaby pour leurs démarches. Ce qui a été très coûteux et épuisant pour les populations. À l’époque la fermeture s’était passée dans une totale incompréhension.
Ainsi cette réouverture est une bonne nouvelle correspondant à la dernière ligne droite vers la deadline annoncée dans la dernière circulaire ministérielle concernant la clôture de l’enrôlement biométrique des cas non enregistrés lors de recensements précédents (1998…).
D’après nos sources auprès de la mairie, la mise en place actuelle est à titre provisoire et l’espoir est permis pour un maintien définitif dans le futur par une ouverture officielle. Pour rappel la commune de Dafort composée de près d’une vingtaine de localités, est parmi les communes les plus peuplées du Guidimagha.
Au cours de sa conférence de presse aujourd’hui, vendredi, à Nouakchott, le groupe d’expertes des Nations Unies en charge des discriminations contre les femmes (CEDEF/CEDAW) a subi les foudres d’arabophones extrémistes.
Jusque-là réservées aux nationaux, fussent-ils ministres, députés, écrivains, poètes, universitaires ou intellectuels, voilà que les arabophones chauvins s’en prennent à une mission étrangère, donc hôte du pays, et onusienne, ce qui fait craindre un incident diplomatique.
Ayant à peine prononcé le premier mot en langue française, la cheffe de la mission, Miskilane Giset Tishan, est prise à partie par des arabisants, manifestement horripilés par l’usage de la langue française.
« Rien que l’arabe, sinon je vais jeter les micros loin et ils n’ont qu’à amener la police. Ce pays est [un pays] arabe. C’est quoi ce mépris? »
Enhardis par la vague de francophobie qui sévit chez les pays voisins (Maroc, Algérie, Mali) et en Afrique de l’ouest, les arabisants de Mauritanie affichent désormais leur haine du français.
Menaces, ton de mépris, défis à la loi, aux symboles de l’État (la police), non-respect des règles de bienséance vis-à-vis d’hôtes de la Mauritanie, recrudescence du conflit linguistique (lui-même suppôt de son parallèle social)… Autant de facteurs qui augurent d’une crise profonde, celle d’une Mauritanie autarcique vivant dans le passé et coupée du monde.
Déclaration de lancement du mouvement politique LE PACTE DES BÂTISSEURS – le samedi 30 septembre 2023.
LE PACTE DES BATISSEURS THE BUILDERS PACT – عهد البنائين
Discours lancement du mouvement
Mesdames et Messieurs, chers concitoyens, camarade de lutte, amis du Tchad et l’Afrique.
Nous sommes heureux de vous vous annoncer le lancement officiel de notre mouvement politique dénommé LE PACTE DES BATISSEURS, et de vous présenter notre vision, nos objectifs et notre plan d’action en tant qu’organisation politique déterminée à apporter sa contribution dans cette mobilisation citoyenne sans précèdent pour l’avènement d’un Tchad nouveau
Depuis le 11 aout 1960, l’année où nous étions supposés être indépendant et jusqu’à ce jour 30 septembre 2023, le Tchad, notre chère patrie, a traversé de nombreuses crises qui ont entravé notre développement, empêché son émergence et affecté la vie de nos citoyens. Nous avons été témoins des multiples crises politiques, économiques, sociales, sécuritaires et climatiques qui ont laissé des cicatrices profondes et indélébiles. Face à cette réalité, le Pacte des Bâtisseurs émerge comme un espoir, une lueur d’espoir pour un Tchad meilleur.
Notre vision pour le Tchad est claire : Nous croyons en un Tchad où les institutions sont fortes, où l’armée républicaine est garante de la stabilité et de la protection de nos citoyens. Nous aspirons à un Tchad où le pouvoir n’est plus confisqué, où chaque citoyen a sa place, où la justice est équitable et où la démocratie est plus qu’une fallacieuse promesse.
Notre objectif est d’éradiquer la corruption et la mal gouvernance, de faire entendre la voix de chaque citoyen, de garantir le respect des droits humains et de créer un Tchad où la prospérité est partagée équitablement.
Les principes fondamentaux sur lesquels repose notre mouvement sont inébranlables. Nous défendons les droits humains et la dignité de chaque citoyen. Nous sommes déterminés, quoi qu’il en coute, à promouvoir la justice et l’égalité pour tous, à être tolérants et à respecter les opinions et les croyances de chacun. La transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques sont au cœur de notre action, tout comme la lutte contre la corruption et la mal gouvernance.
Nous aspirons également à promouvoir une économie prospère et équitable, à protéger l’environnement et à lutter contre le changement climatique et ses conséquences
Nos objectifs sont clairs et définis. Nous voulons mettre fin à la confiscation du pouvoir et instaurer une véritable démocratie. Nous nous engageons à garantir la liberté d’expression et la liberté de la presse, l’indépendance de la justice et la protection des droits humains.
L’accès à l’eau, l’électricité, à un système de santé de qualité, à l’éducation, à l’internet et la technologie deviendra un droit constitutionnel, Nous ne ménagerons aucun effort pour lutter contre la corruption et la mal gouvernance, et promouvoir une économie qui profite à tous nos concitoyens.
Nous nous engageons solennellement à respecter ces principes fondamentaux et à mettre en place des politiques et des programmes concrets pour atteindre nos objectifs. Nous serons transparents dans la gestion des affaires publiques et nous rendrons compte de nos actions aux citoyens. Nous encourageons la participation active de tous les citoyens à la vie politique et publique de notre pays.
Nous sommes prêts à travailler en alliance avec toutes les forces vives de la nation qui partagent notre détermination pour la liberté et la souveraineté du peuple tchadien.
Mesdames et Messieurs, chers concitoyens, nous sommes convaincus qu’en nous engageant sincèrement envers cette vision et ces objectifs, nous pouvons construire un avenir meilleur pour notre pays et pour les générations futures.
Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités pour mettre notre nation sur la voie de la paix, de la prospérité, de la justice et de la liberté. Rejoignez-nous dans cette noble quête pour un Tchad fort et prospère.
Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour tous.
Pour adhérer à ce projet politique remplissez cette formulaire :
Une répression aveugle s’abat sur les militants de IRA
Le mercredi 27 septembre 2023 l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) organisait un sit in à 11 h devant le ministère de la justice après avoir informé les autorités administratives de cette initiative. Un sit in pacifique pour protester contre l’arrestation de Youba Siby dit Youba El Ghaouth (militant anti esclavagiste extradé du Sénégal) et contre la levée de l’immunité parlementaire et l’emprisonnement du député Mohamed Bouya pour avoir exprimé son avis lors d’une session dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Comme à son habitude la répression était aveugle et disproportionnée et les militants ont subi la « foudre » de la police ce mercredi 27 septembre 2023. Personne n’a échappé à cette furie pas même les femmes enceintes, celles-ci ont été tabassées et piétinées par une police dressée pour casser du « nègre » ; elle n’y est pas allée de main morte c’est ainsi que les militants suivants ont été grièvement blessés et conduits aux :
Urgences de l’hôpital national: 1- Mohamed Samba (corps meurtri par les coups de matraque) 2- Amachi mint Brahim 3- ElHaj Leid (corps meurtri par les coups de matraque et rangers) 4- Alassane Diallo (corps meurtri par les coups de matraque)
Hôpital de traumatologie : 5- Ibrahima Sy (jambe gauche fracturée) 6- Mohamed Lemine Amar Saleh (souffre d’un traumatisme au cou) 7- Abdallahi Homody (fracturé au bras gauche) 8- Bounass H’Meida (bras droit fracturé) 9- Vatimetou Baha (traumatisme au crane) 10- Mohamed Lemine Hassane (fracturé à la jambe droite)
Hôpital « Mères et Enfants » 11- Tarba mint Moussa (enceinte, plusieurs coups reçus au ventre)
Face à cette situation explosive IRA :
1- Appelle les militants et sympathisants à resserrer les rangs et continuer la mobilisation jusqu’à la libération sans conditions des victimes de ce pouvoir bédouin et obscurantiste. 2- Appelle à la mobilisation pour le rétablissement des libertés d’opinion et de manifestation complètement muselées et bafouées. 3- Enfin exprime son indignation et appelle les organisations non-gouvernementales et les organismes gouvernementaux sous régionaux ainsi que les partenaires de la Mauritanie, à observer de près le retour de l’arbitraire dans le pays et l’instrumentalisation des forces de sécurité.
Nouakchott 30/09/2023 La Commission de communication
Paris dispose de près de 1 500 soldats au Niger, pays où des militaires ont renversé le président en place Mohamed Bazoum à la fin juillet.
Une suite logique au putsch militaire au Niger fin juillet ? Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé ce dimanche soir le retrait des troupes françaises du Sahel, lors de son entretien sur TF1 et France 2. « Nous mettons fin à notre coopération militaire au Niger. Les militaires déployés là-bas, eux aussi, rentreront d’ici la fin d’année », a promis le chef de l’État, estimant que l’opération Barkhane au Sahel avait été un « succès ». L’ambassadeur français au Niger va également rentrer en France, a indiqué Emmanuel Macron.
La France compte environ 1 500 soldats au Niger, selon le spécialiste Niagalé Bagayoko interrogé fin juillet par Le Parisien. « La France, qui a toujours affirmé qu’elle voulait rester engagée au Sahel, avait choisi d’y réorganiser son dispositif sous une forme plus légère et discrète pour éviter d’apparaître de manière trop visible », expliquait-il, après le retrait forcé du Mali et du Burkina Faso. Le Niger est donc le « pilier de la nouvelle stratégie de la France au Sahel », indiquait début août le spécialiste Rémi Carayol. La France dispose également de 400 hommes à Dakar (Sénégal) et de 900 militaires à Abidjan (Côte d’Ivoire).
Fin juillet, une junte militaire – menée par le général Abdourahamane Tiani – avait renversé le président nigérien en place Mohamed Bazoum. « Cela fait suite à la dégradation continue de la situation sécuritaire, la mauvaise gouvernance économique et sociale », avaient alors justifié les putschistes. Depuis, les tensions entre Niamey et Paris n’ont cessé d’augmenter. Le Niger avait notamment accusé la France de préparer une intervention armée, ce qu’avait démenti Paris. Fin août, les putschistes avaient aussi ordonné le départ de l’ambassadeur de France du Niger.
Dans la journée, ce dimanche, le Niger a interdit espace aérien aux avions français. L’espace aérien du Niger « est ouvert à tous les vols commerciaux nationaux et internationaux à l’exception des avions français ou des avions affrétés par la France, dont ceux de la flotte d’Air France », ont indiqué les putschistes dans un communiqué daté de samedi soir.
Le360 Afrique – Une jeune Mauritanienne a été victime d’un viol collectif et d’une agression physique à Tiguent, à mi-chemin entre Nouakchott et Rosso. Cet énième viol suscite une vive colère au sein de la société, notamment chez des militantes d’associations qui sont montées au créneau pour dénoncer le blocage de la loi condamnant les violences faites aux femmes et aux filles.
Des scènes de viol et de violences filmées et mises en ligne sur les réseaux sociaux émeuvent les Mauritaniens. En colère, les féministes dénoncent un épisode confirme la persistance de la culture du viol et de l’impunité et exigent des sanctions exemplaires contre les présumés violeurs.
Cet événement intervient alors que le gouvernement est engagé dans le processus d’adoption d’une loi contre les violences faites aux femmes. Malgré le plaidoyer soutenu et différentes formes de manifestations pour sa concrétisation, la loi condamnant les violences faites aux femmes et aux filles en Mauritanie reste bloquée au niveau de l’Assemblée nationale.
Cette loi est toujours ballotée entre l’exécutif et les députés. Celle loi est bloquée par certains esprits rétrogrades qui se cachent derrière la religion avançant des «dispositions contraires à l’Islam».
Saly Sy, présidente de l’Association mauritanienne pour la promotion de l’éducation des filles, dénonce un comportement inadmissible de la part d’une bande de jeunes sur une personne sans défense. Elle plaide en faveur d’un traitement judiciaire sans complaisance et rappelle des affaires similaires qui ont eu lieu au cours des années passées.
Aminetou mint Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles, figure connue du mouvement associatif, dédié à cette question, relate les faits infligés à la jeune dame, qui était avec un homme avec lequel elle s’est secrètement mariée. Elle dit suivre l’affaire de très près et exhorte la justice à faire son travail, malgré les pressions.
Sektou Mohamed Vall, présidente de l’Association mauritanienne d’appui aux nécessiteux, restitue le contexte d‘une affaire qui intervient alors que le gouvernement engage un projet loi réprimant la violence faite aux femmes.
Un texte parfaitement adapté à l’Islam, mais aussi aux engagements internationaux de la Mauritanie dans le domaine de la protection des droits humains, notamment ceux des franges les plus vulnérables.
En 2019, la condamnation à cinq ans de prison d’un Mauritanien pour avoir violé une jeune fille de 15 ans avait même suscité la réaction du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) qui avait noté «une étape encourageante pour un pays où la violence sexiste, et en particulier le viol, est restée impunie dans la quasi-totalité des cas».
«Cinq ans, c’est certainement une énorme amélioration par rapport à rien du tout, comme nous l’avons vu auparavant» s’était malgré tout félicité Rupert Colville, porte-parole du HCDH.
J’aurai tant aimé m’exprimer sur un autre sujet plus réjouissant, les circonstances en ont décidé autrement. Dans quelques heures, j’assisterai à la mise sous terre d’un ami et un frère, le Hakem Djimé Coulibaly. L’heure n’est donc pas à la joie.
C’est plutôt un jour sombre que je vis, celui où dans un déchirement saignant je dirai Adieu à mon cher Djimé.
A ce moment précis où il quitte ce bas monde pour son ultime voyage sans espoir de retour, emportant avec lui une partie précieuse de chacune et de chacun de celles et ceux qui l’ont aimé et qu’il a aimé, je suis saisi d’une envie incontrôlable de lui rendre hommage.
Djimé incarnait le mérite, la réussite, l’engagement et l’espoir. Son parcours scolaire et professionnel si brillant qui contraste avec son histoire personnelle, d’emblée très ordinaire en dit long sur les efforts qu’il a dû endurer pour atteindre le plafond de verre.
Alors qu’il est parti de rien, car issu d’une famille modeste, par la force de son engagement et de l’ambition qui était son moteur il a appris, s’est instruit et s’est formé. Une ténacité payante qui l’a versée dans le cercle très select de l’élite et du corps des administrateurs, cheville ouvrière de la technostructure nationale sur laquelle repose le développement du pays.
Commence alors pour lui une brillante carrière dans l’administration territoriale, qui l’a conduit à parcourir une bonne partie de la Mauritanie profonde, comme Hakem mouçaid d’abord de plusieurs moughataas avant d’être nommé Hakem de la moughataa de Bababé : véritable consécration pour lui, qui a fait la fierté de tout son village, Boully où il est né, a grandi et où il a fait ses premiers pas d’implication active dans la vie collective et citoyenne au service des populations.
Jusqu’à sa mort en effet Djimé a toujours consacré son temps, son intelligence et sa vie à son village et à sa commune d’origine comme il l’a aussi toujours fait pour son pays, la Mauritanie qu’il a servi loyalement et chéri d’un amour que seul la mort pouvait l’en séparer.
Ce parcours exceptionnel de ce patriote hors pair ,me fait affirmer ici que nul plus que lui n’a autant incarné les valeurs d’égalité de chance et du mérite de l’école républicaine qui l’a moulé et nourri à la sève de la passion pour la chose publique.
Indéniablement avec un pareil pedigree Djimé ne pouvait être promis qu’un destin exceptionnel. Oui son destin fut exceptionnel à tous points de vue, il a été précoce, brillant et réussie.
Mais voilà que tout d’un coup, cette belle étoile a pâli en cette matinée noire du 20 septembre 2023, quand à peine le voile de la nuit levée, la nouvelle de son décès s’est répandue sans que l’on ne s’y attendait.
L’émotion et l’amertume dont j’ai été étreint et qui se sont emparés de tous ceux et celles qui le connaissent, suite à ce couperet fatal, sont à la hauteur des qualités de l’homme, toujours jovial, intensément disponible et cultivant la paix autour de lui en toute circonstance, tout bon musulman qu’il fut et qu’il a toujours été.
C’est aussi la conséquence du regret de la perte d’un être cher, de grande valeur et de mérite, parti si jeune et précocement.
En cette circonstance douloureuse toutes mes pensées émues vont à son épouse éplorée et à ses jeunes enfants qu’il a laissés orphelins derrière lui.
J’implore Allah le tout puissant et le miséricordieux de les protéger et de les couvrir de l’immensité de sa grâce.
A eux tous j’exprime toute ma compassion et mon soutien total et solidarité.
Quant à Mr le Hakem, mon regretté et cher Djimé Mamadou Coulibaly, dont le destin les projets, les rêves et les belles promesses d’avenir ont été brisés par le sort, je voudrais lui dire merci pour tout, tout en m’inclinant devant sa dépouille au nom du conseil municipal et de toute la commune de boully ainsi qu’à à mon nom personnel.
Enfin je présente mes condoléances les plus attristées, à sa famille à tout Boully ainsi qu’à toute la Mauritanie pour l’immense perte que constitue son décès.
Qu’allah le tout puissant lui accorde sa miséricorde et l’accueille dans son saint paradis.
Je ne saurais terminer cette séquence sans adresser mes condoléances à ses collègues, collaborateurs, amis politiques et aux populations du département de Bababé.
Je leur dis aussi merci et au ministère de l’intérieur au nom de tous les boulliens pour toute l’aide et l’assistance apportée pendant cette épreuve.
Au moment où je te fais l’adieu cher frère, je prie allah de te rendre la terre légère comme une feuille de fougère.
Dors en paix djimé, il n’y a que la volonté d’Allah pour te faire coucher sans livrer combat !
A allah nous appartenons
Et à lui nous revenons
Allahouma aghfir limarhoum wo yarhamahou. Amine
Diawara Boubou Ansoumane, maire de la commune de Boully.
La cérémonie de signature du Pacte Républicain, conclu entre le Gouvernement, l’Union des Forces du Progrès, le Rassemblement des Forces Démocratiques et Insaf, a eu lieu, jeudi soir, à Nouakchott. Selon les signataires, cet accord est le fruit de l’atmosphère d’apaisement et d’ouverture, instauré par le Président de la République, depuis son accession au pouvoir.
Le palais des congrès de Nouakchott a refusé du monde. Militants et sympathisants des partis dirigés par M. Ahmed Ould Daddah, M. Mohamed Ould Maouloud et M. Mohamed Lemine Ould Eyih, ont répondu présent. Ils sont venus assister à un « épisode majeur » de l’histoire politique du pays, qui s’est déroulé sous la supervision du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine.
Les délégués des partis, qui se sont succédé au pupitre, ont tous mis en avant le souci de leurs formations politiques, de réunir majorité et opposition autour de l’essentiel. Il s’agit d’après eux, d’une demande pressante de toutes les forces nationales, qui aspirent à la bonne gouvernance, à la consécration des libertés et à la lutte sérieuse contre la corruption.
Ainsi, une feuille de route constituée de huit points a été établie pour venir à bout, de nombreux maux qui touchent la société. Les parties prenantes notent que les réformes viseront à renforcer la cohésion sociale, la préservation de l’unité nationale, à travers le règlement de tous les dossiers liés aux droits de l’homme. Par la même occasion, ils entendent matérialiser leur volonté de consolider les valeurs et pratiques de la démocratie, en mettant en exergue la nécessité de réformer les institutions de l’État.
Pour eux, la finalité de cet accord, c’est d’améliorer les conditions de vie des populations, accédant librement aux services publics de base, notamment la santé, l’éducation et l’emploi. Concernant la mise en œuvre cette vision, les parties ont prévu la constitution d’un comité d’orientation et de suivi dans un délai n’excédant pas deux mois, à compter de la date de signature.
Par ailleurs, les signataires de l’accord politique qui estiment que l’opposition et la majorité, endossent la responsabilité politique et morale de tout ce qui pourrait advenir au pays, mettent en garde contre le manque de lucidité et de clairvoyance des protagonistes politiques. C’est pour cette raison, qu’ils tendent la main, aux partis politiques désireux de se joindre au Pacte Républicain, afin de contribuer à la réalisation des objectifs évoqués plus haut.
Outre la constitution du comité de suivi, les parties prenantes vont s’atteler à la conception d’ateliers thématiques, afin de discuter des réformes estimées nécessaires et entrer rapidement dans une phase d’opérationnalisation.
Feuille de route:
Déterminées à faire face à ces multiples défis et périls, nous, parties signataires :
1. Réitérons notre indéfectible attachement à la préservation de la stabilité et de la sécurité du pays par l’instauration d’un système fondé sur la justice sociale, l’État de droit et les valeurs démocratiques ;
2. Considérons que la Majorité et l’Opposition constituent les acteurs principaux dans toute démocratie et portent, chacun en ce qui le concerne, la responsabilité politique et morale de tout ce qui pourrait advenir au pays, en raison du manque de lucidité et de clairvoyance des protagonistes politiques ;
3. Décidons, dans ce contexte sensible, de surmonter nos divergences, en vue de servir les intérêts supérieurs du pays et lui éviter les périls auxquels peuvent le soumettre les divisions stériles et destructrices au sein de la classe politique ;
4. Comptons conduire, en urgence, une profonde réflexion sur notre système électoral et, le cas échéant, engager les réformes pertinentes visant à renforcer notre démocratie, afin de dépasser le contexte issu des dernières élections et prévenir tout désaccord électoral à l’avenir ;
5. Exprimons notre commune volonté de procéder aux réformes fondamentales indispensables à la préservation et au renforcement de l’unité nationale, et à l’ancrage des valeurs et pratiques de la démocratie et de l’État de droit. Ces réformes porteront, également, sur la concrétisation de la justice sociale et de la bonne gouvernance ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie de nos populations, éprouvées par la crise et les répercussions des conditions résultant de la décennie du pouvoir précédent. Ces réformes seront menées dans un cadre national inclusif et participatif, sous forme d’ateliers, sur la base de la liste des thématiques en annexe au présent Accord, dont elle constitue une partie intégrante ;
6. Annonçons la conclusion du présent Accord pour la création d’une Entente politique, nationale, républicaine et démocratique, dénommée Pacte Républicain, ouverte à tous les partis politiques désireux de s’y joindre pour la réalisation des réformes énumérées ci-haut ;
7. Œuvrerons dans le cadre du Pacte Républicain, à tous les niveaux et par tous les moyens, en vue de conduire notre pays vers davantage d’unité, d’harmonie, de cohésion sociale et, partant, de démocratie, de développement et de prospérité ;
8. Convenons de la mise en place, à compter de la signature du présent Accord, d’un Comité d’Orientation et de Suivi où seront représentées les parties signataires, pour la mise en œuvre de l’Accord, dans un délai n’excédant pas deux mois à compter de sa date de signature.
Annexe au « Pacte Républicain »
Les réformes évoquées dans le Pacte Républicain s’articulent, notamment, autour des mesures suivantes :
1. Conduire, en urgence, une profonde réflexion sur notre système électoral et, le cas échéant, engager les réformes pertinentes, afin de dépasser le contexte issu des dernières élections, activer les dispositions légales en matière électorale et prévenir tout désaccord électoral à l’avenir ;
2. Mettre en place un mécanisme crédible pour le règlement définitif des dossiers des droits de l’homme et des injustices en suspens, en tenant compte des efforts déployés et des actions entreprises par le passé afin de résoudre ces questions ;
3. Adopter des mesures concrètes visant à traduire, dans les faits, la diversité culturelle du pays dans l’espace public, notamment au niveau des médias, des programmes éducatifs et des événements officiels, en activant le statut constitutionnel de la langue arabe et en reconnaissant la vocation des langues pulaar, soninke et wolof à accéder au statut de langues officielles ;
4. Appliquer de manière stricte le dispositif juridique pénalisant les pratiques esclavagistes et racistes, et les injustices à l’égard des couches marginalisées, ainsi que les discours incitant à la violence, au fanatisme, à l’extrémisme, au racisme et à la haine, et mettre en place un mécanisme national pour la prise en charge des victimes des pratiques sus-évoquées, y compris par l’adoption et la mise en œuvre de politiques nationales efficientes à même de réduire les inégalités sociales, conduisant ainsi à une discrimination positive en faveur de ces groupes ;
5. Appliquer de manière effective le principe de l’égalité des chances entre tous les citoyens du pays, dans tous les domaines et à tous les niveaux, et instaurer l’égalité entre les acteurs économiques devant les services administratifs ;
6. Combattre la hausse des prix par des mesures appropriées de nature à protéger, durablement, le pouvoir d’achat des populations ;
7. Mettre en place un mécanisme efficace de mobilisation nationale pour une réforme foncière visant à soutenir et promouvoir l’agriculture et à renforcer les politiques visant l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire qui constitue un des piliers de la souveraineté et de la sécurité nationales ;
8. Promouvoir la décentralisation et la bonne gouvernance dans les domaines de la gestion des affaires publiques, de l’administration et des finances de l’Etat, en renforçant et en mettant en œuvre, de manière effective, les dispositifs nationaux de lutte contre la corruption ;
9. Appliquer les conclusions des concertations nationales sur la réforme de l’éducation et promouvoir la contribution substantielle de toutes les forces vives de la nation pour assurer le succès de l’école républicaine ;
10. Appliquer les conclusions des concertations nationales sur la réforme de la justice ;
11. Appliquer la stricte séparation entre les emplois politiques et postes techniques et procéder à l’éloignement de l’administration publique du champ politique et des compétitions électorales ;
12. Assurer la promotion des partis politiques afin de leur permettre de s’acquitter de leurs missions constitutionnelles ; réviser et appliquer les textes juridiques et réglementaires qui les régissent ;
13. Assurer la promotion du secteur privé, des collectivités locales, de la société civile, de la presse, des syndicats et pour leur permettre de jouer leur rôle d’acteurs majeurs dans le développement du pays ;
14. Promouvoir l’instauration d’un dialogue durable entre les partenaires sociaux et assurer la protection des droits des travailleurs ;
15. Mettre en place une stratégie nationale intégrée visant à protéger les enfants et les jeunes contre la drogue, la délinquance et la violence, et assurer un traitement adéquat du chômage et du phénomène de la migration des jeunes ;
16. Promouvoir une autonomisation plus accrue des femmes, des jeunes et des personnes aux besoins spécifiques, et veiller à leur insertion dans la vie politique, économique, culturelle et sociale du pays à travers notamment l’adoption et la mise en œuvre de politiques efficientes en matière d’emplois professionnels qualifiants ;
17. Mettre en place un fonds souverain alimenté par les revenus des hydrocarbures pour la promotion du développement économique durable et équilibré du pays et qui préserve les intérêts des générations futures ;
18. Identifier et mobiliser les compétences, expertises et investissements de nos communautés à l’étranger au profit du pays.
Fait à Nouakchott le 05 rabi’al-awal 1445 correspondant au 21 septembre 2023 en cinq (5) exemplaires originaux.
Les parties signataires:
Pour le Parti UFP Pour le Parti RFD Pour le Parti INSAF
Le Président Le Président Le Président
Mohamed ould Maouloud Ahmed ould Daddah Mohamed Melainine ould Eyih
Pour le Gouvernement
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation
Brisons le silence, demandons justice et réparation, mettons fin à l’impunité en Mauritanie.
Concitoyennes, concitoyens,
En cette ère où croît exponentiellement l’ampleur de la bêtise humaine, parler demeure le seul recours des sans défenses. Parler, c’est donner à voir. Et, cette action ne peut manquer dans quelques circonstances de mobiliser une intelligence collective pour éradiquer un mal quelconque qui sévit dans la société. Du point de vue de la Mauritanie, les revers liés à la mauvaise gouvernance sont importants. Notre propos portera, ce jour, sur une tragédie qui touche des vies humaines : le viol. Il constitue un crime qui détruit la vie de nombreuses personnes, principalement les femmes et les enfants. Parmi les enfants, les filles sont celles qui en sont le plus sujettes. Il est urgent de briser le silence qui entoure cet abominable crime, causant des traumatismes aussi bien physiques que psychologiques. Le viol collectif commis sur une femme dans la ville de Tiguent montre l’horreur qui continue de toucher tant d’âmes sensibles. Malgré la récurrence des viols barbares souvent suivis d’assassinats, les pouvoirs publics se complaisent dans leurs incapacités à décréter ou faire voter une loi protégeant les femmes et les filles. Grave encore, les victimes se retrouvent parfois incarcérées grouillant dans des geôles. Aussi, en 2023, en Mauritanie, une femme victime de viol est susceptible d’être condamnée. Elle encourt une peine de prison pour «zina» (relation sexuelle hors mariage). Cela se passe dans l’indifférence de nos représentants. Les victimes de viol sont contraintes au silence. Elles se résolvent à celui-ci, car ne pouvant dans beaucoup de cas prouver la nature non consensuelle des rapports intimes. Se protéger, se terrer, devient le maître mot. « Nos silences ne nous protègeront pas », assénait Audre Lorde. Par conséquent, seule la conjugaison de nos voix nous aidera à faire entendre le cri de détresse des Mauritaniennes qui vivent le martyr. Hier, quelques voix inaudibles se sont levées avec espoir qu’une loi criminalisant les agressions sexuelles voit le jour. Les personnes qui portaient ce projet étaient quasiment toutes des femmes. Encore une fois, le projet est diabolisé. Les porteuses des lois et des revendications sont accusées de faire l’apologie de choses contraires aux préceptes de l’Islam. En quoi appeler à ce que la femme et la fille se sentent en sécurité constitue une dépravation des mœurs ? Est-ce une manière de dire que la parole de la femme est illégitime ? Pire, une autre façon de dire que « le monde est la parole des hommes » comme l’affirmait ironiquement Annie Leclerc dans Parole de femme ? Le silence des hommes dans cette lutte pour la protection des femmes est non seulement assourdissant et éloquent, mais aussi extrêmement délétère. Voilà pourquoi, il nous convient, tous, du citoyen lambda au dirigeant de nous sentir concerné par ce « phénomène ignoble ». Des citoyens ont fait le bilan de quatre ans d’exercice du pouvoir du Président de la République, Monsieur Mohamed Cheikh El Ghazouani. Le peuple semble insatisfait. Toutefois, ce dernier gagnerait honneur et belle fin de mandat en décrétant, ne serait-ce que, des lois draconiennes qui protègent les citoyennes contre les violences de toute nature qu’elles puissent être. Il est impératif d’extirper la violence dans la société mauritanienne. Face à la culture du viol ancrée dans nos sociétés, il faut une éducation dès le bas âge au respect de la vie humaine et des droits fondamentaux, spécialement ceux des femmes. Une importante sensibilisation à tous les niveaux et toutes les sphères de la société s’impose. Accorder une importance aux lois existantes et faire voter et valoir celles portant sur les violences faites aux femmes et aux filles. Former et informer les professionnels de la santé et de la justice pour une meilleure prise en charge des victimes. Un projet a été déjà proposé et nous appelons à le mettre en vigueur pour rendre hommage à toutes celles qui ont perdu leur vie. Nous pensons à Penda Sogué, Khady Touré, les victimes méconnues par le public, etc., ainsi que celles qui s’affaissent dans les rets d’une indicible solitude et se consument à petit feu. Il ne restera d’un mortel que ce qu’il a gravé dans la chair de l’éternité. Alors nous l’appelons à être à l’écoute de son peuple. L’indifférence est un mal aux conséquences désastreuses. Aucune femme ou fille n’est à l’abri. Ce drame peut toucher n’importe quelle famille. Alors il vaut mieux agir en amont avant que n’advienne l’irréversible. Agissons avant que d’autres morts ne pullulent sous notre silence !
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