ALAKHBAR (Nouakchott) – Des sources locales ont rapporté dimanche le décès de l’un des blessés du conflit foncier de Néchab, une localité de la moughata de Néma (Hod el Chergui).
Le conflit éclaté jeudi dernier a fait 24 blessés dont deux grièvement. 15 des blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Néma. Le litige foncier qui dure depuis plusieurs années s’intensifie à chaque saison agricole.
De nombreuses localités du pays sont en proie à des conflits fonciers dans les zones agricoles.
La souveraine britannique couronnée en 1952 est décédée ce jeudi 8 septembre 2022. Une icône du trône de l’époque top-moderne, la reine Élisabeth II a régné 70 ans durant. Son fils agé de 73 ans est le nouveau roi sous le nom de Charles III.
~Le contrôle judiciaire, auquel l’ancien président était soumis depuis juin 2021, a été levé dans la soirée du 7 septembre. Explications.
À Nouakchott, les policiers, dont le départ était attendu dès le 6 septembre à partir de minuit, ont finalement passé une journée de plus stationnés autour de la résidence de Mohamed OuldAbdelaziz. Ce n’est que le lendemain, toujours à minuit, qu’ils ont plié bagage : l’ancien président est donc libre. Le contrôle judiciaire très strict (il ne pouvait sortir sous aucun prétexte et ses visites étaient filtrées) auquel il était soumis depuis son arrestation, le 22 juin 2021, a donc été levé. Le juge d’instruction le lui a signifié par ordonnance dans la soirée.
• Passeports restitués Il peut désormais également disposer de sa maison à Bénichab, dans l’Inchiri, dont les clés vont lui être rendues. Celle-ci avait été saisie par la justice, comme l’ensemble de ses biens, dont la liste n’a toujours pas été communiquée à sa défense. Informé de l’état de délabrement de sa propriété, où il passait tous ses week-end, Mohamed Ould Abdelaziz avait réclamé il y a plusieurs mois un accès à un employé pour en assurer la maintenance. Une requête rejetée.
Mohamed Ould Abdelaziz devrait pouvoir voyager. Ses deux passeports, l’un ordinaire et l’autre diplomatique, doivent lui être restitués ce 8 septembre par la police. Pour le moment, aucune condition n’a été posée à un départ potentiel. « Les autorités le connaissent, dit l’un de ses conseils, Me Mohameden Ould Ichidou. S’il dit qu’il rentre, il rentrera ». Selon nos informations, les puces des passeports biométriques de ses cinq enfants et petits-enfants ont été désactivées ces derniers semaines. Ses avocats ont déposé des recours contre cette dernière mesure et la procédure suit son cours.
• Séjour en France ? L’ancien président souhaite se rendre en France, à l’hôpital de Percy-Clamart, afin d’y passer un contrôle médical. Il a en effet subi, il y a plusieurs mois, un cathétérisme cardiaque, après avoir été pris de malaise et de saignements lorsqu’il était en détention préventive à l’École de police de Nouakchott. La question de son évacuation sanitaire s’était alors posée, mais les trois spécialistes qui le suivent au Centre de cardiologie de la capitale avaient estimé, dans leur rapport médical établi à la suite d’une période d’observation, qu’il pouvait être soigné localement. Depuis qu’il a été victime d’un accident par arme à feu, en 2012, il souffre également d’une hernie qu’il doit faire opérer.
Une question, cruciale, demeure : un procès aura-t-il lieu ? Aucune date n’a encore été communiquée. De nombreux chefs d’accusation, très lourds, continuent de peser sur l’ancien président. Il est en effet poursuivi pour, entre autres, corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics et octroi d’avantages indus.
En juin, sa défense a déposé un recours contre son renvoi devant la justice. Le dossier se trouve toujours au niveau de la Chambre d’instruction de la Cour d’appel, qui n’a pas encore statué. « Eu égard à la gravité des faits, il est inimaginable de penser qu’il ne puisse y avoir un procès » assure Me Brahim Ould Ebety, bâtonnier et chef du pôle des avocats de l’État. « J’en doute fortement car cela ne jouerait pas en faveur du pouvoir, répond Me Ichidou. Ce dossier est vide. »
Un décret présidentiel en date de ce jour, 06 septembre 2022 , fait état d’un remaniement ministériel touchant les départements de l’éducation nationale, de la transformation numérique, de l’agriculture, de l’Élevage, de l’emploi et de la formation professionnelle, de l’équipement et des transports, de la culture, de la jeunesse et des sports, de l’environnement et du développement durable.
En voici la teneur :
Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République décrète:
Ministre de l’Éducation nationale et de la Réforme du Système éducatif : Adama Bokar Soko;
Ministre de la Transition Numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration: Moctar Ahmed Yedaly;
Ministre de l’Agriculture: Yahya Ould Ahmed Waghf;
Ministre de l’Élevage : Brahim Vall Ould Mohamed Lemine
Ministre de l’Emploi et Formation Professionnelle: Niang Mamoudou;
Ministre de l’Équipement et des Transports, Porte- parole du Gouvernement: Nany Ould Chrougha;
Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement : Mohamed Ould Soueidatt;
Ministre de Environnement et du Développement Durable : Lalya AliCamara.
• La Mauritanie- est-elle aux antipodes de la déclaration des droits de l’homme ?
L’association des ressortissants mauritaniens pour l’Eradication de la pratique de l’Esclavage et ses séquelles (ARMEPES) a organisé le 22 octobre 2011, une conférence sur le thème Islam, rites et traditions en Mauritanie présentée par Oustaz Abdallah. Elle a eu lieu, à 3 rue du château d’eau 75010 (bourse de travail : place de la république (France). L’objectif de la conférence est d’éclairer l’opinion sur l’amalgame qui existe entre Islam et traditions.
Les activités de l’ARMEPES s’inscrivent dans la dynamique de la déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948 qui, dans son article premier stipule: « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns vers les autres dans un esprit de fraternité ». Dans la même perspective, la Mauritanie a aboli en 1981 la pratique de l’esclavage avec le comité militaire de salut national sous la présidence du M. Mohamed Ould Khouna Ould haidallah. L’ordonnance n°81-234 du 9 novembre portant sur l’abolition de l’esclave interdit « l’esclavage sous toutes ses formes » en Mauritanie. La même ordonnance stipule dans son article 3 que les ayants « droits auront droits à une compensation ». Malgré ces lois et la ratification de la déclaration universelle de droits de l’homme par le pays, l’esclavage continue d’exister en mauritanie.
Depuis 1981, les idéologies qui se succèdent se ressemblent à l’égard de cette question (esclavage), de cette « honte » qu’aujourd’hui, l’on refuse de traiter convenablement. La politique comme un pouvoir de domination n’épargne guère des innocents, elle est devenue en mauritanie comme une suite logique selon les conventions sociales traditionnelles.
Les traditions, l’islam et les pactes servant les intérêts personnels se mêlent sans apporter une véritable paix durable dans le pays.
En 2007, sous la présidence du premier président civil de l’histoire de la Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, alors les autorités niaient cette pratique, une loi portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes a été voté par le sénat et l’assemblée générale.
Depuis des mesures de suivie n’ont jamais été mises en place et les organisations de droits de l’homme continuent de dénoncer les pratiques esclavagistes présentées sous d’autres formes et cieux.
Les méthodes utilisées pour maintenir cette « culture » esclavagiste installée et légalisée sous certaines formes et prétextes sont l’objet des nombreuses critiques.
Les militants des droits de l’homme dont l’IRA (initiative des résurgences du mouvement abolitionnisme) présidé par Biram Ould Abeid, ARMEPES, ACF, sos ESCLAVE ont été l’objet de nombreuses attaques ces derniers temps pour avoir dénoncés selon L’IRA des esclavagistes.
A l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’esclavage, l’organisation « IRA » estime le nombre des esclaves en Mauritanie à plus de 600.000 personnes.
Que dire si les autorités mauritaniennes continuent de nier l’existence de ce phénomène et de ne vouloir parler que des séquelles de l’esclavage !!! Parler des séquelles suppose que la pratique a disparu. Est-ce vraiment le cas ?
A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale. Andy Warhol
Avec ces quelques mots, Andy Warhol ne s’était pas trompé. De nos jours, Internet nous donne la possibilité, par passion ou sur le plan professionnel, de s’exposer, exposer nos idées ou encore nos créations.
Aujourd’hui, le 31 août et depuis 2005, nous célébrons la journée mondiale du blog ! C’est l’occasion de revenir sur l’histoire du blog et son incroyable longévité.
• Un carnet de bord en ligne Le mot “blog” est un anglicisme issu de la contraction de “web” et “log” et signifie littéralement “carnet de bord en ligne”. Pour certains, il s’agit d’un véritable journal intime interactif, un espace d’expression libre et sans tabou.
Le blog offre une grande liberté rédactionnelle. Toutes sortes de sujets sont ainsi traités sur la toile, de la cuisine en passant par le sport, la photo ou encore la politique. C’est l’occasion de mettre en avant les blogueurs passionnés par leur rédaction.
Nous devons sa création à Tim Berners-Lee, informaticien britannique est inventeur du “World Wide Web” (www). Sans le savoir à l’époque, il fut le premier blogueur de l’histoire en créant le premier site internet.
Les premières formes de blog surviennent en France déjà à la fin des années 80, en pleine apogée du minitel pressenti alors pour devenir l’outil digital français dernière génération pour communiquer et rechercher une information. France Telecom les supprimera rapidement car elles ne répondaient pas à la règle « un identifiant, un service ».
Comme pour les réseaux sociaux, ce qui aurait pu être une mode passagère s’est imposé comme un phénomène de société au fil des années.
De nos jours, les blogs contribuent activement aux stratégies de référencement naturel et ont même créé des nouveaux métiers comme blogueur, content manager ou encore responsable éditorial.
Cet outil d’expression a donné naissance à tout un vocabulaire et on parle d’ailleurs de “blogosphère” lorsque nous évoquons l’étendu du réseau tissé par ce moyen de communication et ses utilisateurs.
• La Journée Mondiale du Blog Cette journée est à l’initiative de Nir Ofir, un blogueur israélien afin de mettre en lumière la créativité et le travail de blogueurs à travers le monde.
Le but des blogueurs durant cette journée est de partager cinq blogs qu’ils apprécient à leur communauté, et ainsi donner une reconnaissance à ceux qui passent la plupart du temps inaperçus.
Beaucoup d’entre eux sont encore réduits au silence et c’est pourquoi cette journée leur est destinée.
• “Blog bless the World” Le blog est devenu au fil des années un outil incontournable et passe par toutes sortes de sujets passionnant leur créateur: du voyage aux animaux, de la santé à la beauté, ou encore de la cuisine au jardinage, la décoration… Aucun sujet ne passe à côté.
Les blogs permettent à des marques ou des célébrités de mettre en avant leurs activités, leurs passions ou encore leurs produits. C’est un outil de communication incontournable pour beaucoup.
Certains sont même devenus célèbres par le blog comme Salam Pax qui, au début de la guerre en Irak, décrit son quotidien d’une manière journalistique saisissante.
Internet a bousculé progressivement nos habitudes de lecture et nos rapports avec les médias, faisant aujourd’hui du blog un média à part entière.
Depuis quelques jours le député mauritanien Biram Dah Abeid sillonne la région de l’Assaba dont le chef-lieu est la ville Kiffa. À l’image des précédentes tournées dans d’autres régions, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 et sa délégation continuent leur prise de contact avec des populations de l’intérieur.
Ainsi localités après localités, les populations sont écoutées attentivement et l’accueil est marquée par une certaine ferveur populaire.
Pour rappel le président des réseaux IRA-Mauritanie, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024, n’a pas toujours eu la reconnaissance par les autorités de l’aile politique (le Parti RAG) de la mouvance qu’il incarne.
~ Ici quelques photos de sa tournée en cours :
• Sources Éléments médias : Proches du député BDA.
Selon le bulletin quotidien du Comité Technique chargé du suivi des travaux du Comité ministériel de Gestion des Urgences, les dernières pluies ont détruit un certain nombre d’habitations dans les wilayas du Hodh Charghi et du Guidimagha.
Voici le texte intégral du bulletin de ce jeudi :
Bulletin du 25 août 2022 :
• Hodh Charghi :
Dégâts :
Moughataa de Néma :
Commune de Birebavatt :
Localité de Difina : Destruction de 3 chambres et de 3 hangars ;
Localité de Selmaniya :
Destruction de 10 hangars et de 3 boutiques.
Interventions :
Constats et recensement des dégâts
• Gorgol :
Interventions :
M. le wali a présidé hier la réunion du Comité régional de gestion des crises et des désastres, dans le but d’examiner les dégâts consécutifs aux récentes pluies et de passer en revue les interventions de l’État pour faire face à la crise.
• Adrar :
Interventions
– Le wali adjoint a supervisé les opérations d’évacuation des eaux de pluie.
• Guidimagha :
Dégâts :
Moughataa de Wompou : Destruction de 27 habitations.
Moughataa de Ould Yengé :
Endommagements partiels d’un certain nombre d’habitations dans les localités de : Laabolly 15 habitations, Galenioro 2 habitations, Metaillag Edebay 6 habitations, Metaillag Meden 36 habitations.
• Inchiri :
Interventions :
– Continuation des opérations d’évacuation des eaux de pluie ;
– Moughataa de beichab :
Le hakem de Benichab a supervisé la distribution de tentes, de couvertures, de paniers alimentaires et de nattes aux familles dont les maisons ont été endommagées par les pluies.
A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, retour sur un assassinat en lien avec l’esclavage, en juillet dernier, au Mali.
A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, nous revenons sur un drame qui s’est déroulé au Mali.
L’assassinat, fin juillet, de Diogo Sidibé à Lany Mody dans la région de Kayes, dans l’ouest du pays, est venu en effet rappeler la condition de ceux qu’on nomme encore “esclaves par ascendance”.
Cette dame âgée de 71 ans a en effet été tuée dans des conditions sordides car elle était en conflit avec des femmes de son village qui se considéraient comme ses maîtresses. Celles-ci, avec le soutien de leurs époux, lui avaient interdit de cultiver son champ compte tenu “de son rang d’esclave“.
● Diogou Sidibé, la victime
Lassana Diaguely Konaté est le 3e fils de Diogou Sidibé. Celui-ci raconte les circonstances dans lesquelles sa mère est passée de vie à trépas.
“Ma mère Diogou Sidibé a quitté la ville de Kayes pour rejoindre notre village de Lany Mody le 27 juillet dernier. Elle s’est reposée le lendemain. Elle est retournée dans son champ le 29 juillet. Elle n’y est plus revenue. Le 30 juillet, nous avons retrouvé le corps de notre mère dans un sac. C’est ainsi que nous avons contacté les autorités qui ont ordonné son inhumation. Voilà ce qu’on peut dire sur la disparition de Diogou Sidibé.”
● A quand une loi contre l’esclavage par ascendance ?
Ces faits, Saloum Traoré, vice-président du réseau des défenseurs des droits de l’homme, les confirme. Ce militant des droits humains réclame qu’une loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance soit adoptée par les autorités judiciaires :
“[Diogou Sidibé] a d’abord été attaquée par 4 femmes qui l’ont tabassée. Nous avons vu les images avec son visage boursouflé qui a fait le tour des réseaux sociaux”, raconte Saloum Traoré.
“Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu des gens qui s’en sont pris à elle qui vont la tuer, la découper en morceaux puis la mettre dans un sac pour aller la jeter en brousse. Dans quel pays, cela est acceptable ? Ce n’est pas acceptable!”, s’exclame le défenseur des droits humains, qui poursuit : “Nous avions déjà demandé qu’une enquête sérieuse soit menée. Mais il faudrait vraiment que toutes les personnes impliquées soient arrêtées, punies et condamnées. On ne peut vraiment pas concevoir cela dans notre pays. ”
● Des réformes en cours
Selon Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, des dispositions sont prises concernant les articles de la loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance qui seront inscrits dans le code pénal malien qui est en révision actuellement :
“Je peux vous donner un exemple précis dans le cadre de la lutte contre l’esclavage par ascendance”, déclare le ministre, qui poursuit : “Dans la région de Kayes, il y a eu des cas de violations qui ont entraîné la mise sous mandat de dépôt de 57 personnes à travers les différentes juridictions de la localité. Nous avons donné des instructions fermes pour que ces dossiers soient instruits correctement, rapidement afin qu’une cour d’assises spéciale puisse être organisée.”
Dans le cadre de l’enquête concernant l’assassinat de Diogou Sidibé, une vingtaine de personnes, dont le chef de village qui est aussi l’imam de Lany mody ou encore l’ancien maire de la localité sont désormais en prison.
D’importantes quantités de pluies se sont abattues ces dernières heures dans le Sud et l’Est mauritanien. Hier, le Comité technique chargé du suivi des travaux du Comité ministériel de gestion des urgences a déploré deux morts : Une femme à Wompu dans le Guidimakha et un homme à M’Bout dans le Gorgol. On déplore également la mort de plusieurs tête de bétail ainsi d’importants dégâts matériels. L’armée est intervenue dans plusieurs localités pour secourir les populations. Le président de république Mohamed Cheikh Ould El Ghazwani, s’est rendu aujourd’hui à Kaedi (Gorgol) au chevet des victimes.
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