À Paris-Sorbonne, la cérémonie de la présentation du livre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » | Allocution du député BDA et Photo-reportage

Paris, Sorbonne, présentation par Tania Tinoco de la version française de son livre, relatif aux combats du leader du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, sous le titre «Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance», Paris, le 7 octobre 2021

• Allocution du député Biram Dah Abeid :

Bonsoir, mes frères en conviction !

Je salue, d’emblée, la France des mythes intellectuels et de la morale au service de l’espèce humaine, le refuge des persécutés et des suppliciés de provenance diverse ; oui, elle commence à nous manquer, la France des lumières, du droit, épicentre des révolutions contre l’obscurantisme, la France, terre de réparation pour les femmes et les hommes menacés dans leur intégrité, en quête d’asile et de réconfort, enfin la France de la liberté de conscience, des engagements féministes et de l’abolition de la peine de mort. Cette grande nation, représente, aujourd’hui, l’un des rares et derniers lieux de la terre où l’on rêve encore d’un humanisme universel. Sans nier la face sombre de la traite esclavagiste et de la colonisation, nous respectons ce pays dont, hélas, la belle image tire vers le déclin.

Nous mauritaniens, peuple en lutte contre l’arbitraire, l’esclavage et le racisme, grande était notre déception quand le ministre des affaires étrangères de la France, Jean-Yves Le Drian, lors d’un débat à l’Assemblée nationale de son pays, en 2018, insinua que le député Biram Dah Abeid, alors incarcéré à Nouakchott, serait un « détenu de droit commun ». Ce positionnement de la France et par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, constitue un parti-pris anachronique, dans la compétition, perpétuelle, entre les justes et les fauteurs de supériorité raciale; le propos explique les difficultés actuelles et grandissantes du rapport de l’ancienne puissance coloniale avec l’Afrique. Néanmoins, nous saluons et louons le soutien et l’engagement, à nos côtés, de nombreux amis en France. Je tiens à citer, ici, l’organisation de défense de droits de l’Homme « IRA-France-Mauritanie », une association de droit européen, à l’abri de la censure et de l’intimidation caractéristiques des gouvernances réfractaires au droit et à la transparence sur notre continent, ô combien pillé et meurtri, par ses propres enfants. Je rends hommage aux individualités qui, avec désintéressement et abnégation, ont voulu et pu perpétuer chez nous, l’idée, généreuse et créatrice de sens, celle des aspirations de l’individu à se libérer de l’aliénation, que résume l’article premier de la déclaration de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Ces mots si justes ne sont pas le produit de ma culture, même s’ils y trouvent un écho rétrospectif. Ils résultent d’une expérience historique, loin de chez moi et, pourtant, j’y ai cru, spontanément, dès après les avoir lus et relus ; ce message, nous nous efforçons de le relayer, partout où nous mène l’interaction avec nos semblables, y compris de latitudes lointaines. C’est notre mission et l’horizon de notre devenir de mauritaniens.

Je m’incline, en particulier, en face de nos compagnons de route – Tania, Antonio, Ignacio, Juan, Mathieu – qui ont traduit leur affection à l’endroit d’IRA-Mauritanie, en écrits, visant à répandre et faire connaître notre abnégation, nos modèles d’engagement et repères de non-violence, dans beaucoup de langues et sur la totalité de la mappemonde. Par ailleurs, je me sens dans l’obligation de solliciter, en ce jour symbolique, l’esprit et le souvenir des personnes chères qui nous ont quittés, sans faillir aux réquisitions du combat. Qu’il me soit permis de complimenter celles et ceux, toujours vivants qui, sans tergiverser, gardent, intacts, l’enthousiasme, la détermination et refusent de céder à la corruption et au découragement.

J’évoque et évoquerai, sans répit, le legs de l’éducation et des valeurs que mon père Dah Abeid et ma mère Mata Ahmedou Salem m’ont transmis aux primes heures de l’enfance, en perspective de l’âge adulte, dans une société de caste, foncièrement irrespectueuse de la dignité de la personne. Feu Dah Abeid m’a enseigné le refus, et l’opposition – instantanés – sans calcul ni détours, de l’injustice d’où qu’elle vienne ; feue Mata Ahmedou Salem m’a dispensé une exigeante inclination à partager, avec les humbles, tout le matériel terrestre, les biens d’ici-bas, à donner jusqu’au dernier sous, loin de la peur du dénuement et des lendemains de gêne. Ces principes guident mon action à la tête du mouvement abolitionniste et orientent ma vie, dans la sphère du privé.

Je m’adresse à toutes ces personnes – de mon pays et d’ailleurs, dont les cœurs gorgés de fraternité et d’empathie, battent à l’unisson, afin de servir et vulgariser l’entendement des humanistes, amoureux de la diversité, de la découverte mutuelle, loin des sectes, des millénarismes et des délires des extrémismes métaphysiques en guerre contre la rationalité ; parmi eux, je loue les défenseurs de la loi, de l’écologie et de la paix dans le respect des différences. En vérité, nous sommes pressés d’achever notre bataille de Mauritanie, avant de nous consacrer, avec vous, à la mère des solidarités : nous rêvons d’une répartition équitable des ressources de la terre et de leur renouvellement, en vue d’améliorer l’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins de santé et à un niveau d’éducation qui valorise, par la distinction et l’excellence, les sciences, les arts, la philosophie et la littérature, envers et contre la censure et les dérives inquisitoriales. Ainsi, nous participerions au recul de la xénophobie, de la faim, du populisme outrancier, des désirs hégémoniques, en particulier les plus meurtriers, en l’occurrence les extrémismes confessionnels violents.

Pour notre cas, la République Islamique de Mauritanie, nous avons décidé, dès 2008, d’engager une réflexion, au titre de l’Initiative de Résurgence Abolitionniste (Ira), dont l’objectif demeure la subversion des idées, des mots et des actes porteurs de déconstruction et de remise en cause de la domination. Nous avions exclu d’atteindre la violence corporelle et nous cantonnons aux ressources de la psychologue de masse, en vue d’introduire le doute et la confusion au centre des cercles névralgiques, secondaires et de base, du système; nous demeurons loyaux à la méthode parce que nous en avons étayé et vérifié le succès. Les rapporteurs spéciaux des Nations unies en témoignent assez.

Le programme global d’Ira, visait, dès le début, la démolition de l’ascendant mental des hommes possesseurs d’esclaves, sur leur bétail humain. Il fallait saper l’outil et le ciment de la subordination des populations serviles envers la minorité hégémonique. La guerre imposée à nous par le pouvoir central, sur délégation des tenants de l’esclavagisme, du racisme et de la suprématie linguistique, nous aura accablés d’infortune et de frustration, en termes de liberté, de bien-être, d’intégrité physique et morale. Les prisons, les diabolisations, les privations de travail, ainsi que les sévices, blessures et maltraitances polymorphes, étaient notre lot quotidien, pendant plus de dix ans. Les deux quinquennats de l’ancien Président Ould Abdel Aziz nous ont valu trop d’affliction mais ils raffermissaient notre résolution. Aujourd’hui, qu’emprisonné, la justice le poursuit pour des crimes économiques, nous répugnons à l’accabler.

A la dernière confrontation de cet épilogue décennal, les élections législative et présidentielle de 2018 et 2019 démontraient le potentiel de notre audience. Nous sortîmes victorieux dans les urnes, en dépit des fraudes, de la privation et de l’interdiction de nos structures de participation démocratique. A l’inverse du calcul de nos détracteurs, malgré les intimidations et le peu de moyens, nous parvînmes à élire des députés et des conseillers de commune. J’arrivai, à en croire l’instance d’organisation du vote, en position de second après l’actuel Président de la République. Aujourd’hui, je prétends incarner l’unique offre d’alternance au pouvoir de l’axe de l’alliance aristocraties bureaucratiques, tribale et clanique, tel qu’instauré, sous des formes plus ou moins vernies, depuis le 10 juillet 1978.

Maintenant, chers amis, nous vivons une deuxième phase de réalisation de notre projet pour la Mauritanie et les Mauritaniens. L’Etat, pendant les deux premières années du mandat de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, renonce à l’option de nous éradiquer, bien à rebours de son prédécesseur. Les appels aux meurtres, les campagnes de dénigrement, les excommunications, la prison en plein désert sous un toit de zinc à plus de 50 degrés, les châtiments physiques, ne ponctuent plus la ligne officielle, à nos dépens. Cependant, le danger de la régression persiste car des personnalités influentes du gouvernement, de la haute administration, de la finance et de l’entourage du Président Ghazouani, essaient d’attiser le feu afin de rompre l’apaisement en cours. Ils représentent les intérêts de la conservation, des tribus, des clans et du fanatisme, toutes factions que notre ambition d’égalité et de citoyenneté effraye.

Oui, chers amis, comme partout durant notre passage d’humains sur la terre, l’histoire, les arts et l’ensemble des supports de la mémoire nous apprennent que la quiétude, l’épanouissement et la sérénité s’achètent, au prix de l’équité, de la bienveillance, je dirais de l’amitié et du dialogue franc. Le tarif n’est exorbitant ni le produit surfait. Vivre sans guerre, loin de la crainte, vaut bien des précautions et une dépense immodérée de scrupule. C’est à ce pacte de transition par les réformes, que nous invitons nos compatriotes et le pouvoir du moment. Nous voulons instaurer la normalité au profit de mes frères noirs subsaharienne, autochtones, bâtisseurs du pays et patriotes enthousiastes de pères en fils; et les enfants de la laborieuse communauté Hratin, pourvoyeurs de barrages, de récoltes, de puits, de gardiennage du bétail, depuis toujours confinés aux tâches multiséculaires du muscle et de la sueur. Nous nous engageons à traquer l’esclavage et toutes pratiques similaires jusqu’à ses derniers recoins. Nous souhaitons que les negro-mauritaniens ne fussent plus tués, torturés, déportés, impunément. Nous tenons – objectif non-négociable – à abroger les lois qui protègent le tortionnaire et imposent, aux victimes, le devoir de se taire, leur dit-on, pour préserver la cohésion de la communauté de destin. A l’épreuve des frustrations et du déni de justice, la ruse ne prend plus. Cependant, que personne ne conçoive de l’effroi, à cause de nos emportements légitimes : nous n’avons jamais tué au cours de notre marche vers l’égalité et ne détenons aucune arme létale, à l’inverse de beaucoup de nos compatriotes et détracteurs, des civils détenteurs quasi-exclusifs de fusils d’assauts et de munitions de guerre. Combien de fois, n’avons-nous pas demandé, au pouvoir, de mettre un terme à ce déséquilibre de la terreur dont chacun, ici, pressent la volatilité tragique, à la moindre bavure. Qu’il me soit permis de réitérer l’appel, à l’intention du président de la République Mohamed ould Cheikh El Ghazouani. Le désarmement de la société nous semble relever de l’urgence, si l’on accepte de regarder, sans fard, la détérioration du contexte sécuritaire au Sahel.

Nous avons misé sur une cohabitation détendue avec le pouvoir du Président Ghazouani et la recherche – collaborative – des règles d’une compétition qui ne lèse la vérité du suffrage universel, en vertu du principe « un homme, une voix ». Or, l’objectif requiert bien des préalables : les législateurs ne sont pas élus avec le même nombre de votants, laissant ainsi croire que certains détiendraient une légitimité ou une valeur supérieure, le découpage des circonscriptions favorise nettement un groupe sur citoyens sur d’autres. Mais, il n’y a pas de drame à accepter les arrêts implacables du nombre et de l’évolution sociale. Seule la réhabilitation, je dirais l’assainissement de l’Etat de droit et des libertés démocratiques, du Conseil constitutionnel, des forces de sécurité et de la magistrature permettront de nous économiser, à tous, la rançon de l’insurrection et du ressentiment. Nous chérissons la paix, certes…mais un article si précieux ne saurait se conquérir par la négligence, l’autisme ni la cécité.

Je vous remercie !

• Élément vidéo par DH :

©️ Crédit source : réseaux IRA-France

✓L’UNIFORME SCOLAIRE EST UNE ÉTAPE DANS L’INTENTION DE RÉFORME | Par Aïcha Amar

L’adoption de l’uniforme scolaire comme tenue intra institutions éducatives publiques est une étape dans l’intention de réforme.
Une décision à portée sociale importante.
Mais, il n’en demeure pas moins que l’insatisfaction à l’égard de l’école reste grande et incommensurable.
Concédons malgré tout, que c’est un premier pas..
Et, .. Souhaitons aux initiateurs bonne route.
« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » disait le sage Lao-Tseu


Aicha Amar

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71854

«A ceux qui cherchent le changement» : audio du député Biram Dah Abeid sur les troubles de Rkiz

Dans un enregistrement audio où il livre son analyse des récents troubles de Rkiz, et de la situation générale dans le pays, le président de l’Initiative pour la résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie, le député Biram Dah Abeid, tout en regrettant le saccage des biens publics et l’anarchie qui a ébranlé l’Autorité de l’Etat dans cette ville, revient sur les Causes profondes de ce mal-être qui a déjà touché d’autres moughataas du pays et prodigue, comme à son habitude, de précieux conseils au pouvoir du président Ghazouani avec lequel il fume le calumet d’une « paix des braves » depuis son élection en juin 2019.

« Chercher le changement est louable quand ça vise à changer en bien le vécu des citoyens. Mais il y a deux précautions à prendre : le respect de la loi, essentiellement, et la paix civile. C’est ce qui fait que toute organisation a besoin d’une « tête » (un dirigeant) pour en assurer l’encadrement. Un dirigeant capable d’apprécier les circonstances dans lesquelles il faut agir, s’orienter, augmenter ou diminuer l’intensité de la marche. C’est lui qui règle ainsi les aiguilles de la colère, de la dénonciation et des manifestations. Ainsi que les mots et circonstances de la manifestation. Toute organisation sans leader connu – et reconnu – échoue à respecter ces exigences nécessaires mais non suffisantes. Parce qu’il est vrai aussi que jouer le rôle de leader a un prix. Il est soumis à la critique, et même à la vindicte, de la Plèbe, quand il mène son combat avec sérieux, et qu’il veut que son action pousse vers l’avant, ce que beaucoup d’adeptes du statu quo ne veulent pas. Ce qui est arrivé aujourd’hui à R’Kiz est déjà survenu à Tintane et dans d’autres localités du pays; il ne doit plus se répéter, de crainte de devenir une tradition, une manie. Car, quand on banalise de tels actes, on ouvre la porte grande à l’anarchie.

Mais, disons aussi qu’il y a la responsabilité de l’État. La situation de melting-pot actuelle, vécue dans des quartiers populaires comme c’est le cas au PK (Riadh), d’El Mina, de Nouadhibou, Kaedi ou Rosso, appelle à changer radicalement l’optique tribale qui commande toujours le « commerce » de tout pouvoir avec les forces censées le soutenir. Toutes fonctions qui « rapportent » va ainsi à ces forces qui tiennent encore l’arrière-pays. Ils en usent et abusent, sans se dire qu’ils doivent, tout simplement, servir l’État et les citoyens. C’est le cas de ceux nommés au nom de cette moughataa mais également de toutes les autres où les alliances tribales tiennent à avoir leur part du gâteau. Malheureusement, ces « forces » qui ont la confiance du pouvoir ne rendent pas compte des souffrances de ceux qu’ils sont censés représenter.

Le gouvernement doit savoir que la solution secrétaire à elle seule ne suffit pas. Il est vrai que le communiqué du ministère de l’intérieur déclarant que les personnes impliquées dans le saccage des biens publics seront présentées à la justice et punies en fonction de la gravité de leurs actes n’est pas blâmable mais il faut aussi que les « solutions » ne s’arrêtent pas là. Nous avons dépassé Kobenni, Tintane et voilà maintenant R’Kiz. Il faut que les « privilégiés à qui le pouvoir donne tout rendent compte de leur incapacité à canaliser la colère populaire.

Je pense, jusqu’à preuve du contraire, que le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani est sincère dans ce qu’il dit – et fait – qu’il veut que le pays aille de l’avant mais surtout, qui veut la paix et la tranquillité pour le pays, doit revoir cette équation, ces « représentations ». Voir surtout si les « gens des villes » qui ont rompu les amarres d’avec la tribu ne peuvent pas assumer le rôle que les représentants de celle-ci n’arrivent plus à tenir. Dans tous les cas, je pense que la situation actuelle doit être traitée, pas seulement sous l’angle sécuritaire pour réaffirmer l’autorité de l’État mais aussi en prenant en compte les revendications des citoyens qui gagnent chaque jour plus de terrain passant d’une moughataa à une autre. »

©️ Crédit source : http://courrierdunord.com/node/4961

✓Rendez-vous 07/10/2021 à Paris | Sortie de la version française d’un livre biographique sur le député mauritanien Biram Dah Abeid.

Paris, la ville-lumière s’apprête à accueillir une cérémonie de présentation du livre biographique sur l’homme politique et défenseur des droits humains mauritanien, président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid. La journaliste Équatorienne Tania Tinoco, engagée universelle pour les droits de l’Homme, avait rencontré et interviewé le député à Mexico-City (début 2019). Le député activiste a été fraîchement élu à l’assemblée nationale de son pays du fin fond d’une prison insalubre. Impressionnée par le parcours et la trajectoire de l’homme, Tani Tinoco vînt en Mauritanie, suivre le candidat Biram Dah Abeid au cours sa campagne vigoureuse pendant les élections présidentielles de juin 2019. Depuis lors, la journaliste et adepte des droits des personnes, a planché sur une biographie du prisonnier politique le plus incarcéré en Mauritanie. Le leader abolitionniste est un inamovible challenger des militaires aux deux dernières élections présidentielles (2014 et 2019) . Madame Tinoco a déjà publié la version de son œuvre en Espagnol et en Anglais et, le 7 octobre 2021 à Paris, c’est la version française du livre qui a pour titre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » qui est à l’honneur.

✓La cérémonie aura lieu à partir de 19H30 de Paris à l’adresse suivante :

• Amphithéâtre Pierre Henri Titgen
Université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne

Campus Port-Royal-Centre Lourcine

17 rue Saint-Hippollyte 75014 Paris

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓GANBANAAXU Activités – 18 septembre 2021 | Plusieurs responsables abolitionnistes d’Armepes-France assistent à une rencontre associative à Paris [Vidéo]

À l’occasion de la rencontre annuelle La Fête de la Banane 🍌 à Paris, une délégation de l’association Armepes_France_Ganbanaaxu a pris part aux activités. Notre vice-président Samba Fofana est accompagné par le SG Aboulaye Traoré, un chargé des relations extérieures Dambou Keita et un chargé de Com Ousmane Traoré (soninké facile), le doyen et cheikh Dramane Camara, le coordinateur de Tistaye Saly Cissoko. Une équipe de nos sœurs camarades militantes était grandement de partie lors de cet événement associatif.

À l’occasion notre stand Ganbanaaxu a exposé nos éléments dérivés portant les idéaux d’égalité, de fraternité et de dignité. Lors d’une prise de parole, nos représentants ont décliné avec pertinence les objectifs de notre militantisme contre les mentalités rétrogrades de l’esclavage par ascendance qui sévissent aujourd’hui encore au 21 ème dans la communauté soninké.

✓Nos vifs remerciements à l’association organisatrice « La cantine le monde Bouge ».



©️ La Com Armepes-France Ganbanaaxu Fedde

🟢 Les activités du député Biram Dah Abeid en l’Italie | l’événement du 18 septembre 2021 à Arpino [Vidéo]



Samedi 18 septembre 2021, sous la statue de Cicérone dans le cœur de la ville d’Arpino en Italie, le député Biram Dah Abeid en discussion avec le prestigieux professeur émérite de droit public comparé Mario Patrono, sur la crise du droit constitutionnel en Afrique et dans le monde Arabe. Dans quelques instants, les deux hommes monteront sur le podium, avec un troisième conférencier, le professeur de philosophie classique Giorgio Piras, pour animer la conférence de l’année sur l’œuvre de l’homme d’Etat, homme de lettres et juriste romain Marcus Tilluis Cicérone (106-43 avant Jesus Christ). La conférence est thématisée sur les droits humains dans le monde et les droits constitutionnels en Afrique, cas de la Mauritanie.

Après l’allocution du député Biram Dah Abeid à la fin de la conférence qui pour titre : « Liberté C’est la Faculté de Vivre Comme On Veut », sous le patronage du maire d’Arpino Renato Réa, la modération de l’assesseur culturel Nicolo Casinelli, la présence du vice-président du conseil régional Mauro Bushchini, et une pléthore de professeurs dont les deux conférenciers qui ont pris la parole en plus du président des réseaux IRA-Mauritanie, Monsieur le Maire Réa a remis à BDA le Cicérone du nom de l’éminent homme d’Etat, juriste et homme de lettres romain.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie Italie.

✓Le député BDA et sa compagne Leila invités à Rome | Quelques éléments médiatiques de la cérémonie [vidéo]

© élément Vidéo via Yacoub DIARRA IRA-Italie

« Le 15 septembre 2021 à la place du théâtre pendant la période de l’empire Romain, dans la ville de Terni, centre de l’Italie, une foule immense, constituée d’artistes, d’intellectuels, de défenseurs et défenseuses de droits humains, d’hommes et de femmes politiques, ont attendu des heures et sous une pluie torrentielle, le discours du député Mauritanien, président et co-fondateur des réseaux IRA de par le monde. Le discours de BDA, tant attendu par la communauté Iraouis d’Italie, la plus ancienne d’Europe, ce discours a commencé avec 5h de temps de retard. Un retard qui est dû au vol Paris-Roma (mercredi1 5h), raté par BDA et son épouse et compagne de lutte Leila Ahmed Hmaida.
Le fidèle public Italien a attendu patiemment les invités et le conférencier. Ce dernier a pris la parole après que le public ait visionné le documentaire sur le combat d’IRA et BDA en Mauritanie, docu-film réalisé par l’universitaire et cinéaste Italien natif de la ville de Terni, Marco Piantoni. » Compte rendu Réseaux IRA-MAURITANIE

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie Italie.

🔴 LDNA | Controversée ou Task force utile de veille antiraciste !

© Photo via RS



Ce groupe « Afro-défenseur » très actif en France serait dissous par les autorités hexagonales ces dernières heures . Bon… On peut ne pas trop accepter toutes les sorties publiques militantes de Mr Behazin et ses camarades mais ils rendent un certain service antiraciste par une veille d’éclats de secours d’urgence. Secours au service de milieux black victimes d’un racisme latent qui surgit misérablement ici et là. Généralement les voix dites classiques antiracistes pleurnichent par une littérature communicationelle bien convenue et balisée et un certain élitisme carriériste s’y entretient… Et l’humanité des victimes du terrain se défend par du chiffrage et des statistiques. La LDNA avec ses limites et ses méthodes, va sur le terrain en exposant les protagonistes victimes et suspects mis en cause via ses canaux de communication en live. Une veille très utile pour les personnes noires se trouvant esseulées dans des environnements racistes d’une certaine gravité. Je pense à l’affaire de tante Pauline à Levallois-Perret en 2019 et leur activisme courageusement manifesté à la Mairie de cette ville du 92, lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/03/06/societe-levallois-perret-chez-pauline-la-boulangere-contre-la-betise-raciste/.



L’existence de la LDNA sert un ascendant psychologique d’intimidation sur certains milieux racistes et d’alerte à l’endroit des autorités publiques qui sont moins regardantes sur certains types de délits relevés ici et là surtout si les victimes sont Noires. Des cas de racisme abject et violent sont ramenés sous la rubrique laconique et banale des faits divers. Et ça continue, l’idéologie sociale racialiste fleurit dans les imaginaires laissant entendre que negre c’est negre hier comme aujourd’hui.

Donc cette dissolution n’est pas une bonne nouvelle pour l’antiracisme en France !

Quelques éléments médiatiques LDNA sur le dernier événement dans la ville de Val De Reuil :

https://presse.ldna.fr/2021/09/13/droit-de-reponse-la-ligue-de-defense-noire-entend-faire-usage-de-son-droit-de-reponse-conformement-a-larticle-13-de-la-loi-du-29-juillet-1881/

La communication de la Mairie : https://www.valdereuil.fr/actualites/incident-entre-deux-familles-a-val-de-reuil



✓Mon soutien ferme au frère Behazin et ses camarades

• KS pour le BLOG

✓Guinée-Conakry | «Alpha m’a une fois dit qu’il ne comprend pas pourquoi les gens changent les constitutions» (Serge Daniel)

Intervenant dans l’émission les ‘’Grandes Gueules’’ ce lundi 13 septembre, un ami de l’ex président Alpha Condé s’est exprimé sur le coup d’état du 05 Septembre 2021. Serge Daniel, journaliste de RFI a affirmé que ce qui est arrivé (coup-d’état ndlr) «est la faute d’Alpha Condé » et que ce dernier est « allé tout droit au mur » dans la gestion du pays.

« Je ne suis pas un pro coup d’Etat, mais je veux dire que ce qui est arrivé, c’est d’abord la faute à Alpha Condé. Alpha Condé avait arraché ses idéaux. Moi je me souviens qu’à la veille de l’élection présidentielle de 2010, il m’a dit : ‘’moi, je vais être à la fois Mandela et Obama’’. Il n’est devenu ni Mandela, ni Obama. Il est resté Alpha Condé.»

Tout en parlant du 3ème mandat, Serge laisse entendre que l’ex locataire de Sekoutoureya, c’était pris pour « un petit dieu ».

« Le 3ème mandat, c’était un mandat de trop. Moi je me rappelle, lorsqu’il était opposant, il m’a dit une fois à son domicile devant témoin : ‘’moi, je ne comprends pas les gens, pourquoi ils changent les constitutions, pourquoi ils jouent aux prolongations’’. Mais, pourquoi a-t- il modifié la constitution ? Pourquoi il a voulu s’installer de manière durable ? Tout simplement parce qu’à un moment donné, je pense qu’il (Alpha Condé ndr) s’est pris pour un petit Dieu. Alors qu’un président de la République n’est pas un petit dieu. Lorsqu’un président se prend pour un Dieu, le vrai Dieu lui montre qu’il n’est pas Dieu. Je pense que c’était le mandat de trop et qu’il a pensé à un moment qu’il était invincible, que personne ne pouvait le toucher. Le 3e mandat était un mandat de trop et je le lui ai fait dire par les amis communs en disant qu’il va tout droit dans le mur. Mais, je pense que les amis n’ont pas eu le courage de le lui dire ».

Pour lui Alpha Condé, « n’a pas rassemblé les guinéens », mais « il a installé une cour autour de lui-même. Il est allé tout droit au mur ».

Aïssatou Djibril

©️ Crédit source : https://actujeune.com/2021/09/13/alpha-ma-une-fois-dit-quil-ne-comprend-pas-pourquoi-les-gens-changent-les-constitutions-serge-daniel/

Mauritanie : Journées de concertation au sein de lacoordination IRA/RAG

La coordination du mouvement IRA et du parti RAG a entamé hier des journées de concertations et d’échanges entre la direction e la base. Obectif : évaluer la nouvelle approche menée dans le cadre de l’apaisement avec le pouvoir, un processus enclenché il y a plus de deux ans avec l’arrivée du président Ghazouani aux commandes.

Ces 3 journées dont la première s’est tenu ce mercredi 08 septembre à Nouakchott Nord sont supervisées par le président Birame Dah Abeid.

Dans son mot introductif Birame a salué le « climat de paix et de coopération positive entre IRA-RAG et le pouvoir de Ghazouani. »

Et de rappeler qu’après les élections présidentielles de 2019 et la fraude qui s’en est suivi à son détriment, des branches du pouvoir et de l’opposition basée à l’étranger avaient concocté un plan diabolique ayant pour objectif une confrontation violente et sanguinaire entre mauritaniens. Ce plan dit-il a foiré car nous avons choisi le camp du peuple.

Nous avons donc choisi d’éviter l’effusion de sang et la guerre civile car c’est nous qui détenons la force populaire, la jeunesse dynamique et les deux dernières élections présidentielles l’ont prouvé, ajoute-t-il. Et de poursuivre en affirmant, c’est à nous de protéger les mauritaniens en usant de moyens pacifiques.

Et Birame de saluer la nouvelle atmosphère qui permet à IRA/RAG de consolider son emprise, d’avoir l’oreille du pouvoir et partant de mieux défendre les intérêts des populations.

Ainsi IRA ne fait plus face à la répression à l’emprisonnement et aux procès politiques. Beaucoup d’avantages ont été souligné, des progrès notoires et une scène apaisée. C’est là le point de vue de IRA.

Mais face à cette approche il y a des gens qui disent que IRA a perdu son âme en pactisant avec le diable.

Ces journées de concertations constituent un message pour la classe politique et pour le pouvoir. Et comme ont eu à le souligner les différents intervenants les rencontres avec Birame dans les bureaux sont insuffisants.

Ainsi Mahfoud Habib,Mohamed Samba, Salek Ould Maatala, Hamada Ould Lekhal, Abdallahi Abou Diop, Yeslem Ould Salem, Jibril, Bilal Ould Salem, Amadou Traoré, Salem Ould Sid’Ahmed et bien d’autres cadres et militants de IRA/RAG ont tous salué la main tendue du pouvoir mais l’ont jugée insuffisante.

Les intervenants s’impatientent notamment pour la légalisation du mouvement IRA et du parti RAG. Ils ne comprennent pas pourquoi toutes ces tergiversations de la part du pouvoir.

Ils ont aussi réclamé l’instauration de la justice, l’accès aux centres d’enrôlement, la lutte contre l’esclavage, les inégalités, les prix.

Les cadres et militants ont invité le pouvoir a profiter de l’occasion pur lâcher du lest.

Face à ce qu’ils considèrent comme un immobilisme ils menacent de renouer avec la rue, une menace qui exprime un ras-le-bol et qui sonne comme un avertissement.

Notons qu’une journée de concertation similaire se tiendra cet après midi à Sebkha.

Bakari Guèye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/journees-de-concertation-au-sein-de-la-coordination-ira-rag/

✓ Photo-reportage autour de l’évènement via RS :