Flash INFO: le doyen Demba Diarra est sorti libre du tribunal à Nouakchott.

Nouakchott le 6 février 2018

Le doyen Demba Diarra, originaire du village de Coumbadaw dans le Guidimagha, est sorti libre du tribunal ce jour à Nouakchott. Mis en cause par des plaintes mystérieuses introduites à son encontre juste à son arrivée à Nouakchott pour ses vacances annuelles par d’éléments issus de milieux féodaux soninkés. Après son audition au commissariat de police de Sebkha le vendredi dernier, il a été emmené au tribunal dans la matinée d’hier et relâché pour complément d’enquête. Aujourd’hui, avant midi, il a été convoqué au tribunal et finalement libéré avec le classement de son dossier. Ce monsieur approchant les 60 ans, est un prêcheur et militant contre les séquelles de l’esclavage dans la communauté soninké. Il participe courageusement à l’éveil et la conscientisation de la composante sociale dite « esclave statutaire » dans les milieux soninkés. Éminent membre du mouvement citoyen et pacifique de sensibilisation GANBANAAXUN FEDDE*, il lui reprocherait cet engagement inédit en milieu soninké, pour lever les tabous sur une certaine organisation sociétale et coutumière qui discrimine et hiérarchise les citoyens sur le matériel et l’immatériel. On se sert de patronymes d’une manière sélective et déterministe pour nier toute légitimité d’Avoir et d’Être à certaines personnes.

*Mouvement citoyen transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

Ci-après les premiers mots de Mr DIARRA juste à sa sortie du tribunal.

Le témoignage et l’explicatif du journaliste mauritanien Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression.

3ème CONGRES ORDINAIRE d’IRA – Mauritanie DENOMME «Mère HOULEYE SALL » : Résolution finale

Au nom de Mère Houleye SALL, dont le fils unique Lieutenant Abdallahi Moussa Sall a été assassiné en 1990 à Inal ;mère Houleye, âgée aujourd’hui de quatre-vingt-douze ans, mène depuis lors le combat pour rétablir la vérité et la justice non seulement pour son fils unique, mais pour tous les martyrs disparus dans la tentative de génocide qui continue à marquer les mauritaniens.

I. Préambule

Au début de l’année 2018, le contexte international se caractérise par la conjugaison de trois nouvelles menaces à la paix, dont l’impact sur la Mauritanie reste inégal :

1. Après l’élection de Donald Trump à la Présidence des Etats unis d’Amérique, les errements de sa diplomatie en Palestine et sa polémique avec la dictature nucléaire de Corée du Nord, le monde entre dans une phase d’incertitude porteuse d’hypothèques graves sur la stabilité du consensus hérité des deux grandes guerres du 20ème siècle et de la décolonisation. La dissuasion atomique s’effrite au profit d’une prolifération accélérée. Du chantage du fort au faible, la polémologie moderne laisse entrevoir la crédibilité de la destruction réciproque.

2. Le défi du changement climatique, que les Etats Unis s’aventurent à nier, ajoute à la déstructuration des équilibres fondateurs de l’ordre international. L’explosion de la natalité en Afrique accentue les conséquences immédiates de la désertification à laquelle le Continent entier s’expose. Les migrations vers l’Europe résultent, à la fois, de l’attractivité du Monde libre mais aussi de l’échec de la gouvernance vertueuse au sud de la Méditerranée.

3. Le terrorisme islamiste achève de plonger l’avenir de l’humanité dans une logique de la régression, aux nuisances fortement sous-estimées. Le néonazisme de l’intolérance et de la brutalité n’en est qu’à ses prémices ; le monde musulman, gouvernements et praticiens du culte confondus, prétend endiguer le péril par une série d’approches trompeuses où prévaut le déni. La plupart des Etats de la communauté islamique se débattent dans la contradiction d’éradiquer l’extrémisme violent, tout en appliquant ses lois et son programme. Entre autres cas, la persécution des objecteurs ainsi que le calvaire des associations féministes en Afrique du Nord et au Moyen Orient soulignent la distorsion tragique entre les sociétés islamisées et la modernité.

II. La Mauritanie d’aujourd’hui

1. Dans cette configuration aléatoire, la Mauritanie et son environnement régional subissent déjà le faix des deux dernières hypothèques et ne paraissent y opposer une réponse, ni d’anticipation, ni de traitement empirique. Notre pays navigue à vue, faute de vision au sommet de l’Etat et d’alternative parmi sa frange lettrée. Le fatalisme, la souplesse morale et la paresse consumériste maintiennent l’élite d’antan dans une attitude de conservation des acquis, sans élan, dépouillée du rêve et de l’imagination fertile qui alimentaient l’instinct séculaire de survie au milieu d’une nature de désolation.

2. En ce contexte de crise de valeurs et de panne dans la faculté de concevoir un devenir fiable, s’enracine l’impératif de la relève historique. Ira Mauritanie, les organisations de défense de la dignité humaine et la minorité consciente au sein du bloc hégémonique incarnent cette alternance et en promettent l’avènement. Telle évolution équivaut à une fatalité de la physique élémentaire, quasiment de même nature que la loi de la gravitation.

III. Pourquoi la refondation ?

Le troisième congrès d’IRA – Mauritanie, après avoir examiné l’état général du pays, a retenu les principaux enjeux de la lutte, pour une citoyenneté inclusive :

1. Du legs honteux

Le Congrès réaffirme le caractère structurel de la poursuite des pratiques d’esclavage et des discriminations afférentes, en ce sens qu’elles dessinent l’identité intime de la domination. Produit d’une confusion originelle entre raison du plus fort et religiosité du plus retors, le racisme mauritanien crée la violence symbolique, les privations de libertés, l’usurpation de biens, l’humiliation et la torture. L’exclusion matérielle et l’inégalité de naissance en constituent la normalité, le fonctionnement rationnel. Les terres arables ou arides appartiennent toujours aux descendants de maîtres, malgré la réforme foncière et domaniale de 1981. Certes, la législation interne s’améliore dans son énoncé mais l’imposture perdure grâce à la volonté de ne pas appliquer le droit. L’adhésion aux instruments internationaux procède, aussi, d’un calcul de dissimulation. Mieux, lorsque la pression des victimes s’accentue, le pouvoir et les factions où il recrute recourent au bouclier de la religion, pour retarder, du moins intimider l’exigence de mieux-être, celle qui donne sens à l’existence. La posture de l’alibi perpétuel derrière le sacré relève, à présent, du réflexe, d’où son usure imminente sous l’effet de l’excès.

2. De la nationalité au rabais

Le silence de l’Etat persiste, face à l’impunité des auteurs de crimes de sang, déportations et disparitions, exécutés aux motifs de la race et de la culture non-arabes. Le compromis à l’œuvre dans le pays tend à se consolider, sur la foi de cette immunité ; de surcroît, la majorité des forces politiques et religieuses y consent, désormais. Pourtant, au-delà de considérations éthiques, l’histoire de l’espèce humaine nous apprend que rien de stable ne s’élève sur le mal fait aux innocents. C’est cette triple injonction de la mémoire, du rappel et de la réparation qu’IRA – Mauritanie se doit de perpétuer, pour l’ambition de l’unité nationale. Il n’y a pas de cohésion, non plus de fraternité quand l’un opprime l’autre et lui enjoint d’oublier. Aliénés, en voie d’assimilation et leur sol usurpé, les compatriotes négro-africains mettront beaucoup d’années à sortir du statut de citoyens de troisième zone. Dans l’épreuve, leur pays ne sut leur témoigner la solidarité requise par l’âpreté de l’agression.

3. Des violations de l’intégrité du corps

Le recours à la torture – y compris en privé – et la banalisation des mauvais traitements durant la garde à vue et l’emprisonnement, atteignent un niveau tel que la Mauritanie figure en tête de la liste des rapports et enquêtes ad-hoc, d’experts des Nations unies. Le cas récent du dénommé Ethmane Ould Brahim le prouve assez, un noir en conflit avec la loi s’expose davantage aux sévices et lynchage, explicitement accompagnés d’insultes à caractère raciste. Le refus de ratifier des traités permissifs, l’inflation d’articles portant application de la peine de mort et l’aversion à la Cour pénale internationale (Cpi) participent d’un chauvinisme négrophobe, hostile à l’Occident et résolument fécondé par l’inclination à l’extrémisme violent. La Mauritanie d’aujourd’hui s’enfonce dans le fantasme de la pureté essentialiste et y dissout ses traditions, son âme et la tranquillité de ses habitants.

4. De la liberté rudimentaire

Sur un plan plus politique, même si une réelle faculté d’expression semble s’instaurer après des décennies de régime militaire, certaines période de crise favorisent les arrestations arbitraires et les détentions hors procès, de longues durée et au secret ; dans la plupart des situations observées jusqu’ici, le trouble à l’ordre public s’avérait mineur, donc en disproportion au châtiment. Souvent, la sanction visait à restreindre puis punir l’aspiration au droit de manifester. Les prisons de Mauritanie n’offrent, au détenu, fût-il de droit commun, les conditions minimales de salubrité et de santé. La personne s’y dégrade et son humanité s’estompe, pour le restant de ses jours.

A titre d’illustration, la séquestration de nos militants Moussa Bilal Biram, Abdallahi Maatala Saleck, du sénateur Mohamed Ould Ghadda et du sergent Mohamed Ould Mohamed Mbareck, autorise de sérieuses inquiétudes sur la détermination du pouvoir à les briser. Les poursuites, sous le régime de la liberté provisoire, n’épargnent des parlementaires, des journalistes ; des mandats d’arrêts contre des opposants à l’extérieur, tels Mohamed Bouamatou et Moustapha Limam Chafi participent à compromettre le consensus national et la perspective d’une alternance apaisée en 2019, échéance du second et dernier mandat de l’actuel Chef de l’Etat.

5. Du détournement des institutions

La recrudescence des atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience érode la relative crédibilité du modèle de pluralisme en Mauritanie ; de facto, la gendarmerie, la police et le magistrat aux ordres disposent d’une marge de manœuvre en constante extension. A tout moment, ils peuvent interpeller, convoquer et mettre à l’écrou, sur la base d’une présomption à peine étayée. A ce potentiel d’abus s’ajoutent d’autres armes sans recours ni contrepoids ; envers le capital privé, le pouvoir du moment use du redressement fiscal et exerce, contre toute velléité d’indépendance chez le fonctionnaire, la menace du licenciement sec ou du contrôle de gestion. Pour accorder à cette prérogative, l’onction de l’acceptable, le cursus de cooptation ethno-tribale avait prévu le recrutement massif des médiocres et l’abolition conséquente du mérite. Retombée de la faillite de l’enseignement après le triomphe du populisme sous le régime des juntes, la culture du faux n’épargne les diplômes, les curriculum vitae et même la généalogie. Autant la fabrication de pseudo ancêtres infeste le champ du privé, mêmement la contrefaçon imprègne les divers échelons de la fonction publique et s’étend à la médecine. Hubris et trivialité tracent ainsi l’architecture d’un mode de vie sans cesse tiraillé, de la compétition pour l’excellence en tout à l’exercice permanent de la fraude. Le mauritanien contemporain excelle dans l’art de se mentir à lui-même. La schizophrénie devenant sa boussole sur un chemin de perdition dont il ne perçoit l’horizon, il s’adapte à tout, déjoue la rationalité et transmet, à sa progéniture, l’appétence du raccourci et la passion du court terme.

6. De la prévarication

La corruption ronge la sphère de l’Etat, réduisant ainsi l’efficience des politiques publiques mais il s’agit, in fine, d’un ensemble de normes antimorales et de pur ménagement, qu’exige la reproduction de l’hégémonie en cours. Loin de signifier une exception réformable en Mauritanie, voler le bien collectif, récompenser l’incurie et s’assurer une prébende sans effort, ressortissent des mœurs nécessaires à l’allocation préférentielle des ressources. Le dispositif ne saurait perdurer, encore moins continuer à entretenir ses milices gardiennes du statu quo ante, sous les seules auspices d’une République du droit. La paix dans l’injustice se paie en privilège, faveur et dérogation. Déjà, la découverte de gisements d’hydrocarbures en mer aiguise la tentation de s’éterniser au pouvoir et complique le lien avec le voisinage immédiat. La diplomatie de la Mauritanie se résume, maintenant, à une succession hystérique de susceptibilité et de crise de nerfs qu’accentue la propension infantile à changer d’alliance.

7. De l’urgence

Des attendus précédents, le Congrès constate la pertinence et l’utilité d’une rupture radicale d’avec une cité incapable d’assurer, à ses membres, le sentiment de participer à une œuvre commune; il est impensable que la Mauritanie prospère plus longtemps dans un tel degré de mépris à l’endroit de ses ressortissants, voire de l’étranger de passage. La misère, l’obscurantisme, le fanatisme et le repli réfractaire au reste du monde ont façonné une mentalité du pire dont la théocratie liberticide demeure l’unique perspective. Envers et contre la dérive, pour un pluralisme du partage, de l’équité, du bonheur terrestre et de la diversité dans le métissage, le Congrès atteste :

Compte tenu de la censure imposée aux courants de l’audace et du renouveau, Ira accorde, à ses adhérents et sympathisants, le bénéfice – extraordinaire – d’une autorisation à concourir en candidat indépendant, pour incarner une autre Mauritanie, lors des prochaines élections municipales, législatives, régionales et du Président de la république.

– Biram Dah Abeid reçoit mandat délié, aux fins de promouvoir une large concertation avec les partis, la société civile et le commandement des forces armées et de sécurité, en vue d’accélérer la réconciliation des mauritaniens, avant le vote et parvenir à une entente solide, sur les règles de l’impartialité, dans le strict respect de la Constitution.

Votée, à Nouakchott, le 28 janvier 2018

Communiqué de presse: L’interdiction frappe les activités à l’intérieur des foyers

Vers la fin de la première journée du congrès de IRA – Mauritanie, les autorités du département de Riyadh où se trouve le domicile du président Biram Dah Abeid, convoquèrent ce dernier et lui signifièrent que le ministre de l’intérieur a envoyé des pelletons de forces de police, lourdement armés, et minus d’un ordre d’attaquer l’assemblée à l’intérieur de la maison et d’exercer un droit de poursuite dans les maisons environnantes. L’utilisation de la violence leur est autorisée contre les personnes rassemblées dans les maisons, notamment l’usage de gourdins et de matraques, mais aussi les bombes assourdissantes ou à gaz lacrymogène. Le président d’IRA – Mauritanie questionna le préfet: est ce que vous avez constaté une occupation de la place publique , un tapage inapproprié, ou une contravention quelconque? Le préfet répondit non, mais ajoute que c’est une décision émanant d’en haut.
Tout de suite après, le président Biram Dah Abeid réunit le bureau exécutif, pour évaluer la situation et celui-ci constata ce qui suit:

1– depuis son retour au pays il y a quatre semaines, BDA a insufflé un espoir nouveau à tous les pôles de l’opposition mauritanienne, en instiguant des rapprochements, des rencontres et échanges, mais aussi en lançant une dynamique de concertation et d’unité qui vise l’éclosion, le raffermissement et la consacration d’un large front englobant classe politique et société civile, visant l’exigence pacifique et démocratique, d’une alternance constitutionnelle et paisible en Mauritanie en 2019. Aussi, la présence de Biram Dah Abeid sur le territoire national, revigore la dynamique des jeunes dans leur contestation pacifique de l’arbitraire à travers marches et sit-in et en guise d’exemples, nous pouvons citer les deux marches des jeunes et femmes qu’IRA – Mauritanie a organisé les 2 et 15 janvier 2018

2– Le pouvoir de Mohamed ould Abdelaziz, est désarmé face à la nouvelle donne qui le met face à une opposition dépassant ses particularités ethniques, sociale ou idéologique pour des objectifs prioritaires, une union autour des principes d’État de droit et de cohabitation, le respect des règles du jeu électoral et des lois constitutionnelles dans le but d’élections libres et transparentes et d’alternance apaisée en 2018-2019.
Le rôle éminent de Biram Dah Abeid dans cette dynamique de changement national, ne sied pas à ould Abdelaziz ce qui l’entraine dans une logique irresponsable de recherche d’une situation de crise capable de justifier sa soustraction à la compétition démocratique et aux respects des textes et délais constitutionnels.

3– IRA – Mauritanie maintient son agenda de dénonciation par le droit, les gestes et la parole pacifique, de la politique dictatoriale, gabegiste, raciste et esclavagiste du régime de ould Abdelaziz.

4– Refuse de céder à la manœuvre ignoble et exécrable du régime qui vise à inonder un quartier déshérité par une armée d’occupation à l’image de la police sous le régime d’Aziz; des enfants, des personnes âgées, des malades qui vont le plus en souffrir et peut-être perdre leurs vies.

5– IRA organisera, comme par le passé, ses marches et sit-in dans les places publiques et grands artères du centre ville, et sans aucun préjudice pour les personnes ou les biens publics ou privés.

6- IRA a déplacé le lieu de la séance de validation des travaux et résolutions de son 3eme congrès et transmettra à l’opinion publique nationale et internationale ainsi qu’aux médias les résolutions et les constitutions des nouvelles structures.

IRA remercie vivement les associations, partis politiques et médias pour avoir participé à la séance d’ouverture, remercie encore autant ceux des dirigeants de l’opposition politique et civile qui se sont déplacés au domicile du président en guise de solidarité suite à cette nouvelle violation de droit que constitue le suprême arbitraire de menacer de mettre tout un quartier déshérité à feu et à sang parce que des citoyens incorruptibles, militants d’une cause juste, sont tranquillement assis pour contribuer de manière pacifique, à l’édification de la justice, de la paix et du bien-être de leur peuple.

Nouakchott le 28/01/2018 La commission de communication

3ème Congrès ordinaire d’IRA – Mauritanie, 27-28 janvier 2018 Dénommé : Mère Houleye Sall ; Thème : « Pour une meilleure décentralisation du combat. »

Mesdames et messieurs les invités, militantes et militants d’IRA – Mauritanie, honorable assistance !

Il y a six années, dès mars 2012, vous me confiez, au cours d’une assemblée pareille, de présider et conduire notre organisation, en vertu du mandat que vous vous êtes tracé. La feuille de route comportait, en première ligne, une lutte sans atermoiement ni concession, par le droit et l’expression non-violente, contre toutes les violations des droits humains en Mauritanie ; les crimes et délits d’esclavage et de racisme coiffaient la liste de vos priorités ; sans avoir besoin de le préciser, vous me chargiez de porter l’indignation et l’espérance du peuplement noir dans notre pays, et les déshérités issus de la communauté dominante, pour accélérer leur marche vers l’émancipation et l’accès aux leviers du pouvoir dont des siècles d’exploitation et de mépris le privaient.

Cette recommandation était doublée d’une autre qui stipule la pratique de la subversion idéologique. Déconstruire la matrice de légitimation morale des inégalités de naissance requerrait, de nous, une attaque frontale et multiforme, contre la religiosité où se bricole le mensonge de l’esclavage comme expression d’une volonté de Dieu. Nous avons mené et réussi l’offensive contre la version travestie du Figh des hommes, qui constitue, à la fois la source et le foyer de reproduction des injustices, de race et de caste, notamment au sein de la société maure.

Ce faisant, grâce à l’audace que porte toute conviction juste, nous réussissions, tous, à enraciner dans le quotidien de nos compatriotes, l’image d’un mouvement de droits civiques et de dissidence intellectuelle ; sa visibilité et la prégnance de son action favorisent la dynamique globale vers la citoyenneté, certes non sans accrocs et sacrifices.

Le troisième axe, troisième et guère des moindres, comportait une patiente œuvre de vulgarisation à l’échelle du monde, par les voies de la diplomatie, de la communication de masse et aux travers de la présence sur les forums internationaux ; hors du pays, nous diffusions, avec succès, l’objection et la réfutation à la parole de l’Etat de Mauritanie qui associe occultation, déformation et mensonge, sur la réalité des pratiques de racisme et d’esclavage et leurs implications quotidienne dans la conduite des politiques publiques. Nous démontrions alors combien le gouvernement et ses relais du bloc ethno-tribal mentent, fraudent et contrefont la réalité, à contresens des instruments du droit international qu’ils s’empressent de signer et/ou ratifier, pour mieux en retarder l’application. C’est sans doute sur cet aspect de divulgation que notre effort produit les résultats les plus décisifs. La reconnaissance et la crédibilité du mouvement s’appuie sur une série de distinctions dont le prix des Nations-Unies pour les droits de l’Homme, en 2013.

Au cours du mandat qui expire, suivant votre orientation, nous avons popularisé les sit-in, marches et grèves de la faim, afin d’accentuer la pression sur le centre de pouvoir et l’isoler dans la posture de la coercition. Nos rassemblements et marches pacifiques ont souvent contraint les autorités judiciaires, de sécurité et de l’administration territoriale, à poursuivre les contrevenants aux lois et conventions qui pénalisent l’esclavage, le racisme et l’usage de la torture. Nos différentes sections sur l’étendue du territoire ont assisté et libéré, directement ou par ricochet, des mineurs et majeurs des deux sexes, la plupart des femmes, filles et fillettes. Indirectement, l’activisme de l’IRA participe de la dynamique nationale d’éveil aux droits humains et de prise de conscience politique parmi les cadets sociaux.

L’essor de la contre-culture, que l’esclave rebelle arbore désormais sur son front fier, atteignait son point d’orgue, en avril 2012, dans l’acte salvateur d’incinération assumée, du code négrier. Oui, cette ignominie écrite, des générations de religieux, artisans ou complices de crime contre l’humanité, l’érigeaient (toujours) en dogme infaillible et se transmettent l’enseignement, comme une relique révérée. L’insurrection par les mots et le geste a raffermi les rangs des abolitionnistes et stimulé leur désir de frapper la domination, au cœur. Il nous appartient de conforter l’offensive, par une campagne d’enrôlement massif à l’état-civil, en témoignage de notre soustraction volontaire à l’anonymat qui aliène et maintient l’échine courbée.

De cette fortune retentissante, il nous arriva aussi de récolter le fruit d’amertume : en plus de la torture de nos militants et de leur emprisonnement répétitif, nous dûmes subir de sporadiques défections dans nos rangs, qu’un flot d’adhésion constant venait combler. Nous avons survécu à un environnement très hostile où la compétition et l’hostilité des segments conservateurs, croisaient, souvent, les ambitions et faiblesses de certains de nos membres. A maintes reprises, les renseignements généraux nous enlevèrent certains de nos membres ou tirèrent profit de notre baisse de vigilance pour nous infiltrer et dresser contre nous, nombre de nos alliés objectifs. Aujourd’hui, nous apprenons de nos erreurs et tirons, de cet aveu autocritique, la force de nous réformer et concentrer sur les objectifs principaux du combat, loin des diversions, de l’orgueil individuel et de l’improvisation. Certains des camarades qui nous ont quittés ou avec lequel le lien organique s’est distendu à la suite d’un malentendu, restent des nôtres, s’ils sont toujours sincères et acquis aux principes de notre lutte. Je vous demande de renouer avec eux le fil de la discussion et de la collaboration sur le terrain, en prélude à leur retour.

Nous rendons ici hommage à toutes les militantes et militants, compagnons de route et sympathisants de l’ombre qui ont commencé ce parcours à nos côtés ou le rejoignent, à ceux décédés avant d’assister à la consécration, ni même voir se réaliser des victoires ponctuelles sur la société et l’Etat, je promets l’abnégation et la patience dans l’épreuve. Qu’il me soit permis, enfin, de rendre l’hommage de la solidarité internationaliste et de l’humanisme engagés, à toutes les sections IRA en Afrique, Europe, Amérique du Nord et Asie, avec un accent de gratitude aux amis étrangers sans qui nous ne serions aujourd’hui si audibles.

Demain, dès la fin de ce congrès que nous dédions à une grande dame, Mère Houleye SALL compatriote exemplaire en son refus de l’impunité, se rappellent, à nous, les objectifs en souffrance ; je citerai l’adhésion de notre pays aux Statuts de Rome créant la Cour pénale internationale (Cpi), l’abolition de la peine de mort notamment pour les délits et crimes d’expression et de conscience. Notre code pénal est saturé de motifs à torturer et tuer ; en ce sens, il encourage les pratiques sociales de l’hypocrisie, du faux et de la dissimulation.

Vive IRA – Mauritanie,
vive l’alternative non violente en Mauritanie.

Sur la foi de l’avenir d’égalité et d’équité auquel nous tendons passionnément, sachons nous souvenir, toujours, qui nous sommes et d’où nous venons !!

Biram Dah ABEID

IRA-MAURITANIE : COCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dans la nuit du 22 janvier 2018, l’espace Rencontre et Fraternité, chez le président d’IRA – Mauritanie Biram Dah Abeid à Riyadh dans la banlieue Sud de Nouakchott, reçoit deux dirigeants de partis d’opposition mauritaniens, membre du G8. Il s’agit de Ahmed ould Daddah, président du RFD, opposant historique aux dictatures militaires en Mauritanie, redoutable challenger de leurs candidats depuis 1992, membre éminent de l’internationale socialiste. Abdessalam ould Horma, militant de première heure de la tendance nationaliste arabe baathiste de Mauritanie, universitaire et président du parti Sawab. Biram Dah Abeid a accueilli les deux présidents et leurs staffs ainsi que Mohamed Ali Yeslem Ethman, , secrétaire général du mouvement des jeunes: Touche pas à ma Constitution, membre du G8.
Abdessalam ould Horma avait ce soir la tâche délicate de répondre aux questions des blogueurs et blogueuses d’IRA-Mauritanie. Pendant deux heures d’horloge, Ould Horma doit apporter des réponses aux questions allant de l’implication présumée de son mouvement dans la tentative d’épuration ethnique en Mauritanie, l’inertie à propos de l’esclavage et la discrimination contre les hratin, passant par les moyens d’unir les différents compartiments de l’opposition au pouvoir du général Mohamed ould Abdelaziz, hétérogène dans ses valeurs et souvent divisée à l’instar de la société mauritanienne de nos jours, et allant jusqu’à l’alternance, quelle alternance pour la Mauritanie, en 2018-2019.
Ould Horma a réitéré son engagement contre l’esclavage sous toutes ses formes, sa position favorable sur le rétablissement dans leurs droits de toutes les victimes de la tentative d’épuration ethnique, des exécutions et déportations et s’est déclaré à œuvrer à partir de l’alerte que le président d’IRA – Mauritanie à fait parvenir à la société civile et aux partis politiques et qui vise à réunir toutes les oppositions dans un seul front pour une alternance pacifique, démocratique et constitutionnelle.
A la fin des échanges, le président du RFD, dont l’allocution a clôturé le débat, a salué la pertinence de l’initiative du président et des militants d’IRA – Mauritanie, qui a engagé, d’une manière nouvelle, les débats et échanges entre les factions de l’opposition, entre les franges de la société mauritanienne; c’est que les suspicions s’estompent, les méfiances se dissolvent et l’intégration de toutes les causes en une et une seule pour le peuple mauritanien. Le président du RFD a salué les réponses du chef du parti Sawab qui a étayé les manœuvres des différents régimes de dictatures, visant à trouver des boucs émissaires pour leurs propres exactions.
Ahmed ould Daddah a mis l’accent sur la nécessité pour la classe dirigeante mauritanienne, de répondre aux questionnements des jeunes, et de fonder son programme d’action à partir de ces questionnements incontournables.

Nouakchott le 23/01/2017 La commission de communication

Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: RENCONTRE IRA/FPC

Ce 7 janvier 2018 une délégation de l’IRA, conduite par son President Biram Dah Abeid , a été reçue , à sa demande, par Le Président des FPC, Mr samba Thiam, entouré de ses proches collaborateurs, membres du Bureau National et de la Fédération .

La  visite de courtoisie avait pour objet, en plus de renouer le contact entre des partenaires naturels , de passer  ensemble en revue les  problèmes d’intérêt national.
Face aux défis du moment , les deux Pésidents ont évoqué ,dans leur tête-à-tête , la nécéssité d’explorer les voies et moyens de rassembler l’Opposition dans toute sa diversité .

les deux délégations ont convenu, avant de se séparer, de maintenir un contact bilateral  aux fins  de privilégier  concertations et  échanges sur l’évolution politique intérieure du pays . 

 

Noukchott 7 janv 2018.
Le Département de Communication.
Crédit source: Post FB  Kaaw Touré, membre FPC


Communiqué de presse : Rencontre de BDA avec la frange des mauritaniens actifs dans la pêche artisanale.


Le 5 janvier 2018, à l’initiative du président de  l’association des pêcheurs wolof originaires des départements de Keur Macène, Rosso et Rkiz, Yali Ndiaye, le président d’IRA – Mauritanie, Biram Dah Abeid, à rendu visite à un regroupement de membres de ce secteur à Sebkha (Nouakchott). Les pêcheurs ont voulu rencontrer le leader abolitionniste pour lui exprimer leur soutien et pour l’édifier sur les obstacles de plus en plus grands que les autorités mauritaniennes mettent devant les travailleurs affiliés à ce secteur. 

Yali Ndiaye, l’initiateur de la rencontre, à loué l’engagement du président d’IRA auprès des différentes couches de la société luttant pour leurs émancipations; il a rappelé l’esprit de sacrifice et l’espoir qu’insuffle IRA – Mauritanie et son leader aux populations mauritaniennes assoiffées de changement pouvant bannir à jamais le racisme, la discrimination, mais aussi la corruption et l’injustice en tout genre.  Yali Ndiaye a incité l’assemblée à appuyer IRA et son président dans leurs efforts pour une nouvelle Mauritanie.

Ensuite ce fut le tour du vieux Alioune Fall, doyen du groupe, qui appelle au soutien inconditionnel à IRA – Mauritanie et fond en larmes; Alioune Fall salue les sacrifices de Biram Dah Abeid et déplore que lui et ses semblables soient relégués par le système à la loge de citoyens de seconde zone à cause de leur langue et de leur couleur. 

Idrissa Teuw, un sexagénaire, avec beaucoup d’amertume s’apitoie sur le sort des générations présentes et futures parmi les populations noires de Mauritanie. Teuw affirme qu’il a assisté à la sortie de plusieurs vagues de pêcheurs artisanaux composées uniquement de noirs alors que d’autres écoles d’excellence forment uniquement des arabo-berbères. Il affirme qu’avec ce partage de tâche voulu et orchestré par l’État la domination raciale s’officialise et s’enracine. 

Enfin le professeur Cheikh Seye, professant à Ndiago, membre d’IRA – Mauritanie section Keur Macene, a fustigé la politique du régime mauritanien qui agit pour mettre en péril l’éducation des enfants noirs de Mauritanie; il s’appuie sur l’exemple du collège de Ndiago: un collège dont l’effectif normal des professeurs est de neuf (9) professeurs alors que le ministère de l’éducation mauritanien n’a doté ce collège que de trois(3); donc six(6) matières de moins dont les mathématiques. Seye dénonce une politique officielle de sape contre les enfants des populations noires de Mauritanie.

Biram Dah Abeid remercia l’assemblée et félicita Yali Ndiaye de son engagement et de sa persévérance comme membre dirigeant actif d’IRA – Mauritanie; il assura l’assemblée de la détermination d’IRA à prendre en charge tous les problèmes douloureux invoqués; cette prise en charge, dira Biram Dah Abeid en substance, sera dans le cadre de l’action militante, légale et pacifique d’IRA dans le cadre de sa vision pour la Mauritanie, les droits humains, la paix sociale et le bien-être de tous. Biram Dah Abeid dira aussi que les questions qui taraudent le pays auront aussi un cadre de résolution au sein du programme du projet de société que le candidat aux élections présidentielles en 2019, Biram Dah Abeid, va proposer aux MAURITANIENS.

BDA appelle à la persévérance dans le combat pacifique, la patience et la démarche d’unité.

Nouakchott le 07/01/2018                              la commission de communication

Ouverture à Selibaby d’un colloque sur les effets négatifs des drogues et des produits psychotropes 


Selibabi,,  06/01/2018  –  Le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud, a supervisé, samedi à Selibabi, l’ouverture d’un colloque sur les effets négatifs des drogues et des produits psychotrpes sur les individus et la société.

La rencontre qui dure deux jours a pour but de présenter plusieurs conférences animées par des oulémas, des Imams et des acteurs dans ce domaines sur les dangers de la drogue et des autres produits psychotropes sur les individus et la société.

Dans un mot prononcé pour la circonstance, le ministre a indiqué que ce colloque s’inscrit dans le cadre de la campagne permanente menée par son département pour lutter contre les drogues et les produits psychotropes, en édifiant l’opinion publique nationale sur les effets néfastes de ces produits et leurs répercussions négatives économiques et sociales sur l’individu et la société.

Il a précisé que ces produits conduisent à la destruction de la société et nuisent à ses valeurs morales et religieuses.

Le ministre a souligné que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a très tôt pris conscience de ce danger et n’a cessé dès lors d’insister sur la nécessité de faire face à ce phénomène très inquiétant, appelant les oulemas, les Imams et les guides d’opinion à conjuguer les efforts pour prémunir notre société de ce mal que constitue la drogue, en tant que plus grand handicap au développement.

C’est pour cette raison, a dit le ministre, que le gouvernement a déclaré une guerre sans merci contre les drogues à travers le renforcement de la sécurité et l’intensification de l’organisation de colloques et de séminaires dans le but de dynamiser le rôle des mosquées, des Cheikhs de mahadras, de Zawiyas et des instituts ainsi que des organisations de la société civile en vue de contribuer sérieusement à la mobilisation des citoyens pour qu’ils luttent contre ces produits nocifs.

Le ministre a émis le voeu de voir ce colloque contribuer, avec les efforts des oulemas et des Imams dans cette wilaya limitrophe plus exposée au fléau que d’autres, à prémunir davantage les populations contre la drogue et les produits psychotropes.

Pour sa part, le maire de Selibabi, M. El Hadrami Ould Weddad, s’est félicité de l’organisation de ce colloque dans la ville de Selibabi, souhaitant plein succès aux travaux des participants et se disant convaincu de la capacité des oulemas et des Imams à orienter la société et à lui indiquer les moyens lui permettant d’éradiquer ce fléau nuisible et dangereux .

De son côté, le secrétaire général adjoint de l’association des oulemas mauritaniens, M. Lemrabott Ould Mohamed Lemine, a insisté sur l’importance de ce colloque et des thèmes qu’il traite, ajoutant que son association jouera pleinement son rôle pour lutter contre le fléau grâce à la sensibilisation des citoyens.

La cérémonie d’ouverture du colloque s’est déroulée en présence du wali du Guidimakha, M. Diallo Oumar Amadou du hakem de la moughataa de Selibabi et des autorités administratives et sécuritaires dans la wilaya.

Crédit source: AMI (Agence Mauritanienne d’information via son http://www.ami.mr)

Communiqué de presse : Marche pacifique réprimée

L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) a organisé ce mardi 02/01/2018 une marche pacifique pour réclamer la libération sans condition des détenus d’opinion Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matalla Saleck , de dénoncer l’esclavage foncier et le racisme qui sévit dans les centres d’enrôlement des populations. 

La marche a démarré du carrefour de la polyclinique en direction du siège des Nations Unies à Nouakchott. Elle a été aussitôt cueillie par une répression sans précédent des forces de l’ordre, les militants ont été tabassés par des éléments de la police, ne faisant aucune différence entre, les femmes, les enfants et les hommes.

Les militantes d’IRA-Mauritanie arrêtées aujourd’hui, battues et torturées, suite à la manifestation pacifique à Nouakchott, demandant la libération des prisonniers d’opinion sont:
1-Mariem Cheikh

2-Mama Moussa

3-Aminetou Jewda

4-Aicha Biram

5-Chreyva Messoud

6-Zeinebou Saleck

7-Nevissa Maatamoulana

8-Zeinebou Ahmedou.
Les militants d’IRA-Mauritanie arrêtés aujourd’hui, suite à la manifestation pacifique réclamant la libération des prisonniers d’opinion sont:

1– Mohamed Ahmedou

2-Mahmoud Mohamed Lemine

3- Taleb Koryallah

4- Hamma Deh

5- Mohamedou Saleck


Les blessés sont: 

1- Taghi Beydar 

2- Samba Sidi

3- Abbas Ely
Cette manifestation entre dans le cadre d’une série d’activités que IRA – Mauritanie compte entreprendre pour dénoncer la détention illégale et injustifiée Moussa Bilal Biram, Abdallahi Matalla Saleck  et des autres détenus d’opinion le sénateur Mohamed GHADA et le sergent Mohamed Ould Mohamd MBARECKE

Nouakchott le 02/01/2018    La commission de communication

La monnaie mauritanienne : la valeur nominale et les visuels changent ce 1 janvier 2018! 

Les mauritaniens vont vivre l’irruption progressive d’un changement de valeur nominale de l’ouguiya. Concrètement d’après diverses sources dignes de confiance notamment du côté de la BCM (Banque Centrale de Mauritanie), certaines valeurs nominales seront réduites d’un zéro. Ce changement s’annonce très pratique au niveau du volume-liasse, par exemple; le million d’ouguiya qui devient cent mille sera plus léger et moins encombrant. Un autre effet sera sensiblement d’ordre psychologique pour les habitués du change devise du secteur informel de la diaspora. Un exemple; aux débuts, il ne sera pas facile de faire comprendre à une maman au village que les 2000 ouguiya nouveau visuel équivaut à 20000 ouguiya en valeur réelle anciennement connue. Encore si le 25 décembre 2017 par E-banking, quelqu’un qui consulte son compte avec un solde de 200 000 ouguiya et une semaine après si 20 000 ouguiya s’affiche et qu’on n’est loin de la nouvelle donne transactionnelle du quotidien dans les marchés, ça donne à cogiter intimement…qui sait!?

☆☆☆◇◇◇Bonne année 2018 à TOUS et bonne année monétaire en plus aux MAURITANIENS ◇◇◇☆☆☆



K.S


 

Visuels tirés de la Page BCM