● Le Premier ministre espagnol et la présidente du commissariat européen arrivent à Nouakchott

Le premier ministre espagnol, M.Pedro Sánchez et la présidente du commissariat européen, Mme Ursula von der Leyen,

Sont arrivé ce jeudi à Nouakchott dans le cadre d’une visite en Mauritanie.

Le Premier ministre espagnol et la présidente du commissariat européen ont été accueillis à la passerelle de l’avion à l’aéroport international Oumtounsi par Son excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani entouré du Premier ministre, M. Mohamed Bilal Messoud, du ministre chargé du Cabinet du Président de la République, du chef d’Etat-major particulier du Président de la République, du wali de Nouakchott-Ouest, de la vice-présidente de la Région de Nouakchott, de SEMme l’ambassadrice d’Espagne accréditée en Mauritanie et du président de la Mission européenne.

La délégation européenne a également été accueillie par le ministre-secrétaire général de la Présidence de la République, les deux ministres-conseillers de la Présidence de la République, plusieurs membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédités en Mauritanie.

Par la suite, le Président de la République a salué les membres de la délégation accompagnant le Premier ministre espagnol et la présidente de la Commission européenne avec lesquels il a eu des entretiens en tête-à-tête dans la suite présidentielle de l’aéroport.

Les parties mauritanienne et européenne cherchent à renforcer le cadre de leur coopération bilatérale dans divers domaines, notamment celui de la lutte contre la migration clandestine.

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● Sénégal : l’opposition se mobilise contre le report sine die de la présidentielle [TV5 Monde]

L’opposition au Sénégal appelle à manifester dimanche à Dakar et prévoit de lancer la campagne électorale comme prévu, rejetant la décision du président Macky Sall de reporter la présidentielle du 25 février, une décision sans précédent qui a suscité un tollé.

L’annonce faite samedi dans un contexte de grave crise politique par le président élu en 2012 et réélu en 2019 a aussi provoqué l’inquiétude à l’étranger.

Elle plonge à nouveau dans l’inconnu ce pays réputé comme un îlot de stabilité en Afrique, mais qui a connu depuis 2021 différents épisodes de troubles meurtriers.

Plusieurs candidats de l’opposition ont annoncé dimanche à la presse et sur les réseaux sociaux qu’ils vont passer outre la décision du président Sall et maintenir le lancement dimanche de leur campagne électorale.

« Nous rejetons systématiquement le décret (reportant la présidentielle). Nous donnons rendez-vous ce dimanche à tous les Sénégalais pour une marche » à Dakar, a déclaré Cheikh Tidiane Youm, un porte-parole du camp de l’opposition sur la radio privée RFM.

« Nous nous sommes réunis et entendus pour nous rassembler à partir de 15H00 (locale et GMT) pour démarrer notre campagne (électorale) de façon collective », a déclaré, sur la même radio, Habib Sy, un des 20 candidats qui devaient concourir au scrutin reporté.

« Toutes les forces vives de la nation doivent s’organiser, agir et obtenir la restauration du calendrier républicain », a écrit l’intellectuel Felwine Sarr dans une tribune.

L’opposant sénégalais Khalifa Sall, un des principaux candidats à la présidentielle, a appelé samedi tout le pays à « se lever » contre le report du scrutin.

• « Régression démocratique »
L’ancienne Première ministre Aminata Touré a fustigé sur les réseaux sociaux une « régression démocratique sans précédent » et appelé « les démocrates et les citoyens (à) se mobiliser pour défendre nos acquis démocratiques ».

Les Etats-Unis sont « profondément préoccupés » par l’annonce du président Sall, a fait savoir samedi le département d’Etat sur le réseau social X.

« Nous exhortons tous les participants au processus électoral sénégalais à s’engager pacifiquement dans l’effort important visant à fixer rapidement une nouvelle date et les conditions d’une élection libre et équitable », a-t-il souligné

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a également exprimé son « inquiétude » et demandé dans un communiqué aux autorités d’oeuvrer à fixer rapidement une nouvelle date.

Le président Sall a annoncé samedi, quelques heures avant l’ouverture officielle de la campagne dimanche à 00H00 (locale et GMT), abroger le décret fixant la présidentielle au 25 février.

C’est la première fois depuis 1963 qu’une présidentielle au suffrage universel direct est reportée au Sénégal. Nombre de réactions ont souligné la pratique de la démocratie et de l’alternance. Le Sénégal n’a jamais connu de coup d’Etat, une rareté sur le continent, alors qu’ils se sont succédé ces dernières années en Afrique de l’Ouest.

Querelle sur la séparation des pouvoirs
Le président Sall a invoqué le conflit qui a éclaté entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale après la validation définitive par la juridiction de 20 candidatures et l’élimination de plusieurs dizaines d’autres.

A l’initiative de Karim Wade, un candidat recalé qui a remis en cause l’intégrité de deux juges constitutionnels et réclamé le report de l’élection, l’Assemblée a approuvé la création d’une commission d’enquête sur les conditions de validation des candidatures.

Contre toute attente, les députés du camp présidentiel ont soutenu la démarche. Elle a provoqué une vive querelle sur la séparation des pouvoirs, mais aussi nourri le soupçon d’un plan du pouvoir pour ajourner la présidentielle et éviter la défaite. Le candidat du camp présidentiel, le Premier ministre Amadou Ba, est contesté dans ses propres rangs et fait face à des dissidents.

Au contraire, le candidat antisystème Bassirou Diomaye Faye, validé par le Conseil constitutionnel bien qu’emprisonné depuis 2023, s’est imposé ces dernières semaines comme un postulant crédible à la victoire, un scénario cauchemar pour le camp présidentiel.

Le Sénégal ne peut « se permettre une nouvelle crise » après des troubles meurtriers en mars 2021 et juin 2023, a dit le président Sall, annonçant « un dialogue national » pour « une élection libre, transparente et inclusive » et réitérant son engagement à ne pas être candidat.

Selon le code électoral, un décret fixant la date d’une nouvelle présidentielle doit être publié au plus tard 80 jours avant le scrutin, ce qui mènerait à fin avril dans le meilleur des cas, un cas de figure quasiment impossible.

La président Sall risque ainsi d’être encore à son poste au-delà de l’échéance de son mandat, le 2 avril.

• Lien média https://information.tv5monde.com/afrique/senegal-lopposition-se-mobilise-contre-le-report-sine-die-de-la-presidentielle-2707812?fbclid=IwAR3p2gWBN057-2752kL8U7JIu3zXlXQXcfPplCjd9XQ5ngPLw9bsTED7-Oc

● Le Sénégal en Ebullition : Le coup de Théâtre Institutionnel et l’Enigme de l’Election Présidentielle

Le Sénégal, traditionnellement un bastion de stabilité politique en Afrique de l’Ouest, est actuellement secoué par un coup de théâtre institutionnel inattendu.
Le 25 février 2024 aurait dû marquer la tenue de l’élection présidentielle, mais une série d’événements est en phase d’entraîner malheureusement son report.
Cette décision inattendue a été largement fustigée, remettant en question les fondements même de la démocratie sénégalaise.

La convocation du dialogue national, annoncée comme une tentative de résoudre la crise, a été elle aussi l’objet de critiques acerbes. Nombreux sont ceux qui considèrent cette démarche comme une tentative de camoufler les véritables motifs derrière le report de l’élection, plutôt que de trouver une solution transparente et consensuelle.

Malgré la nécessité d’un dialogue national inclusif, la manière dont il a été orchestré a soulevé des doutes quant à son efficacité réelle.
Certains voient cette convocation comme un moyen pour certains acteurs de gagner du temps, créant ainsi un sentiment d’impuissance au sein de la population qui aspire à des actions concrètes plutôt qu’à des discours politiques vides.

Le report en perspective de l’élection et les circonstances entourant cette décision jettent une ombre sur l’intégrité du processus démocratique, suscitant des inquiétudes quant à l’équité et à la justice dans le traitement des candidatures.

Aujourd’hui, le Sénégal se trouve dans une impasse politique déconcertante, devenant malheureusement la risée de l’opinion nationale et internationale.
La crédibilité du pays en tant que modèle de stabilité démocratique est sérieusement ébranlée, jetant des doutes sur sa capacité à respecter les principes fondamentaux de la démocratie.
Cette situation a des implications profondes non seulement pour le Sénégal mais également sur la scène internationale, car elle met en lumière les fragilités de la gouvernance démocratique dans un contexte où la stabilité politique est déjà mise à l’épreuve.
Macky Sall persiste à laisser une empreinte regrettable dans l’histoire politique sénégalaise, car, pour la première fois, le calendrier électoral n’est pas respecté, témoignant d’un mépris et d’un manque de considération.
Cette violation suscite des inquiétudes quant à la stabilité démocratique du pays.
L’opposition et une partie de la population expriment leur préoccupation face à cette dérive, soulignant que le pouvoir en place a réussi à imposer son agenda au détriment des principes républicains.

Cette situation soulève une question fondamentale : quand aura lieu l’élection présidentielle ?
L’incertitude entourant la date de ce scrutin majeur alimente le mécontentement et les appréhensions au sein de la population sénégalaise. Certains redoutent que le report de l’élection ne soit qu’un moyen de consolider le pouvoir en place, sapant ainsi la légitimité du processus électoral.
Quels plans ou stratagèmes pourraient être en jeu ?
Quelle sera la prochaine forfaiture du maître des lieux, peut-être un deal en perspective ?
En dépit de ces manœuvres politiques, nombreux sont ceux qui pensent que le peuple souverain, exprimera sa volonté de manière vigoureuse dans les mois á venir.

Le coup d’éclat réussi par le pouvoir pourrait bien être de courte durée, car la résilience de la population et son engagement en faveur de la démocratie pourraient se manifester de manière décisive lors de la prochaine élection présidentielle.
Ainsi, l’avenir politique du Sénégal demeure incertain, mais le peuple semble prêt à défendre ses droits et sa voix.

En définitive, le report de l’élection présidentielle, et le doute jeté sur l’équité du processus électoral ont plongé le Sénégal dans une situation politique sans précédent.
La nécessité d’une résolution rapide et transparente de cette crise est impérative pour restaurer la confiance nationale et internationale envers la démocratie sénégalaise.

MOMAR DIENG DIOP /ESPAGNE.

• Lien média https://initiativesnews.com/index.php/2024/02/03/le-senegal-en-ebullition-le-coup-de-theatre-institutionnel-et-lenigme-de-lelection-presidentielle/

● La ruée clandestine vers l’Espagne par la mer : ce grand déplacement comme un film de l’exode biblique !


Samedi, 3 février 2024. Il suffit d’un détour clic sur le profil de l’humanitaire espagnole Helena Maleno Garzón, on se rend compte de l’ampleur extraordinaire du phénomène de ce qu’elle identifie BOZA (cri de soulagement au débarquement sur la rive européenne). Ce jour les 2 premières publications de la responsable de l’Ong Caminando Fronteras m’ont particulièrement interpellé. En effet elle y rapporte qu’il y a 13 enfants et 10 enfants parmi les personnes de ces 2 embarcations. Ces dernières ont comme point de départ la Mauritanie et point de débarquement à El Hierro (connu en français Île de Fer) faisant partie des îles Canaries (Espagne) dans l’océan Atlantique. Un îlot d’une superficie d’à peine 270 km², très loin de notre Guidimagha mauritanien qui s’étend sur 10 300 km².
Ce qui a tiqué dans cette affaire est d’ordre sémantique à mon sens entre les appellations « enfants ou mineurs » dans le narratif de la militante humanitaire. Elle écrit régulièrement « mineurs » mais là elle utilise « enfants » dans son comptage distinctif de personnes migrantes débarquées. Entre les 2 termes, on sent une certaine différenciation en substance d’affection et de fragilité. L’appellation « Enfants » en comprenant « mes ou nos enfants », porte une certaine personnalisation parlant d’emblée à notre conscience et notre affect . Au contraire du terme « mineurs » comme « mineurs isolés » pouvant être entendu avec une certaine distanciation. À savoir qu’est-ce qui a changé réellement ayant occasionné ce changement d’appellation par Madame Helena Maleno Garzón…?
Les nombres du jour 13 enfants et 10 enfants nous poussent à s’interroger si nous sommes conscients de la tournure en cours dans cette affaire de l’immigration clandestine qui a toujours vidé nos potentialités vers cette Europe qu’on idéalise comme un paradis terrestre. Et alors !? C’est où l’enfer terrestre justement duquel nous en faisons délivrer nos enfants…nos enfants ?

Cet enfer est lié à nos réalités et imaginaires d’organisation de vie collective (solidarités-pièges génératrices de l’oisiveté et de la pauvreté pérenne) qu’on n’arrive pas à mettre à jour face à un monde impitoyablement globalisant à outrance. L’investissement autour la marmite (très caricaturale) tout en négligeant collectivement l’affaire des cerveaux (l’école, études, formations…). Généralement les molles réussites matérielles s’arrêtent à une génération. La suivante reprend les choses à terre pour essayer un cheminement laborieux à son tour… et ainsi de suite…

Et il y a une certaine culture d’acceptation du fatalisme source d’un affaissement social individuel et collectif.

Cet enfer bouillonne de grosses défaillances multisectorielles de nos pouvoirs publics sous une gouvernance imbibée dans du népotisme et de la corruption. La frange du peuple qui a droit à un certain bien-être est restreinte à ceux qui détiennent le pouvoir étatique et leurs obligés sociaux et politiques. En résumé, L’INJUSTICE tient la clé au détriment des principes généreux et visionnaires de la RÉPUBLIQUE pour l’ensemble des citoyens.

Cet enfer est aussi la mesquine attractivité provoquée par du paraître folklorique que nous d’ici installés, distillons pompeusement à travers nos cérémonials. Et pourtant l’envers du décor, comme je l’avais relevé dans une contribution datant de 2016, est que nous sommes indigents ici matériellement, socialement et intellectuellement. Nous vivons comme si une FIN prisée est atteinte alors ça doit être consciencieusement une ÉTAPE RÉFLÉCHIE pour aiguilloner (écoles, études formations…) la génération suivante…pour le RETOUR un jour.

Il y a du travail pour nous, sur nous et en nous. D’ici là, le grand déplacement est en roue libre ces derniers temps, et le dramatique bilan en vies humaines de l’année 2023 présenté récemment par l’Ong Caminando Fronteras https://ecrit-ose.blog/2024/01/11/%e2%97%8f-limmigration-clandestine-le-rapport-2023-en-chiffres-funestes-par-long-caminando-fronteras-de-helena-l-garzon/ passe quasiment inaperçu.

➡️ 2 chiffres clés concernant l’année 2023 sur ces routes :

👉🏿6618 victimes

👉🏿84 embarcations disparues avec toutes les personnes à bord.

● référence éléments médias : page Facebook Helena Maleno Garzón et Wikipedia



🖊KS pour le BLOG

● Aminata Kane : passion et curiosité récompensées [CFI]

À seulement 33 ans, Aminata Kane, journaliste femme francophone, a réussi à s’imposer pour devenir rédactrice en cheffe à la TVM, la télévision publique n°1 en Mauritanie.
Portrait d’une journaliste sociable réalisé par Emmanuel de Solère Stintzy.

Enfant, elle attirait déjà micros et caméras… Lors de la Quinzaine de la démocratie, très turbulente et curieuse de tout, je posais beaucoup de questions ! À 13 ans, je suis même passée sur France24, se souvient en souriant Aminata Kane. On lui demande alors son avis sur la participation des femmes dans la démocratie en Mauritanie. Sa réponse : Elles doivent s’imposer et s’organiser au sein d’associations pour jouer pleinement leur rôle et ne pas accepter d’être en rade.
Quand elle regarde cette vidéo vingt ans plus tard, Aminata rit jaune : Rien n’a changé ! Je dirais la même chose aujourd’hui… Voilà pourquoi je suis très engagée dans un réseau de journalistes mauritaniens contre les violences faites aux femmes et aux filles. Pas une surprise pour sa grande sœur Fatimata : Chez elle, le journalisme et la communication sont une vocation ! Enfant, Aminata était une petite fille très joyeuse et bavarde. Curieuse, elle aimait beaucoup discuter et prendre la parole en public.

En 2023, dans le cadre du projet Afri’Kibaaru, Aminata Kane retrouve les antennes de France Médias Monde via une immersion d’un mois à RFI à Dakar, toujours aussi curieuse de tout : J’ai appris beaucoup de choses sur les nouveaux outils comme le datajournalisme, la création de contenus dans ma langue maternelle le pulaar, mais aussi la rigueur, le respect pointilleux des règles déontologiques… Désormais, je ne m’auto-censure pas quand je suis en reportage. Même si je suis dans un média public, je fais le maximum pour assurer l’équilibre des informations.

Aiguillon maternel
Depuis 2023, Aminata Kane est rédactrice en cheffe de la TV de Mauritanie (TVM). Mais, en arriver là a été un combat… Notre maman (décédée en 2021, Ndlr) a été cadre au ministère de la Condition féminine et une des premières féministes de notre pays. Elle nous a accompagnées dans nos objectifs, mais nous n’avons jamais senti de pression, souligne Fatimata. Sa petite sœur confirme l’importance de cet aiguillon maternel : Institutrice de formation, maman a lutté pour l’éducation, l’indépendance et l’épanouissement des filles. Aujourd’hui, nous avons davantage de facilités, mais les inégalités restent frappantes et la lutte constante !
Aminata Kane continue donc de ne rien lâcher, persuadée de la complémentarité entre femmes et hommes.

Avant cela, en 2013, elle avait obtenu une licence en gestion des entreprises et de l’administration (ISI-Komunik de Nouakchott) et passé un test à la TVM. Actuel conseiller de la directrice générale de ce média, Yedaly Fall s’en souvient très bien, dix ans après : J’ai rapidement vu en elle quelqu’un qui pouvait réussir. Elle était ambitieuse, dynamique et aimait notre métier. Journaliste à la rédaction francophone, elle comprend vite le reporter arabophone qui a été sur le terrain. Et quand elle présente le journal, elle a cette capacité extraordinaire de se retrouver dans le brouhaha des éléments annoncés qui n’arrivent pas toujours à l’antenne !

Polyvalence et persévérance
Entre la présentation et le terrain, le choix est cependant vite fait pour Aminata : Je voulais m’imposer à la TVM, mais la présentation et son ‘‘Maquille-toi et assieds-toi !’’, ne m’ont jamais enchantée ! En revanche, le reportage, notre signature d’acteurs du changement, m’a toujours plu. Passion, polyvalence, persévérance…
Dix ans après son arrivée, Aminata Kane devient en avril 2023 rédactrice en cheffe de la TVM à seulement 33 ans ! À ses yeux, une consécration après des années de dur labeur. Le tout dans une atmosphère bon enfant, tout le monde sait qui est qui, nous apprenons à nous respecter.
Yedaly Fall apprécie le contact facile d’Aminata, même si, parfois, selon lui, cette sociabilité l’amène à délaisser un peu son média… Sociable comme sa grand-mère décédée dont elle porte le surnom, Mamie semble en tout cas animée par le même état d’esprit qu’à ses 13 ans : J’aime toujours apprendre ! Même à travers des discussions, comme lors des formations d’Afri’Kibaaru, on arrive à mieux comprendre des choses, à faire plus simplement notre métier pour traiter des sujets de société sans offenser personne.

Dans 10 ans…
Journalisme ou communication ? Pour Fatimata Kane, sa petite sœur peut aller dans les deux directions : Dans dix ans, j’aimerais qu’elle fasse du journalisme à l’international pour acquérir des expériences et revenir former des jeunes, en particulier des femmes. Elle pourrait aussi avoir son entreprise de communication.
Conseiller de la directrice générale de la TVM, Yedaly Fall lui prédit lui aussi une carrière de communicante avec des organisations internationales de développement présentes en Mauritanie.

David Solon, son coach lors du projet Afri’Kibaaru, n’est pas de cet avis : Aminata aime le journalisme et y restera ! Je lui souhaite d’avoir d’autres opportunités éditoriales pour déployer ses ailes et mettre à profit tout ce qu’elle sait.
L’actuelle rédactrice en cheffe de la TVM confirme : Beaucoup de gens me conseillent d’aller vers la communication, mais moi je veux plutôt me projeter dans le journalisme de solutions, pour apporter notamment ma modeste contribution au développement et à l’épanouissement des femmes. De cette envie pourrait bien naître un projet avec d’autres consoeurs journalistes, mais, superstitieuse, Mamie n’en dira pas plus pour le moment.
Dans un dernier rire, elle conclut : On en reparlera peut-être dans quelques semaines…

• Lien média https://cfi.fr/fr/aminata-kane-passion-et-curiosite-recompensees?fbclid=IwAR2mFtdLZ9Pq5-RhDj3BqIQPyf8UkaFrn_G2rWAtYZok33Mbbb07IJy8PIk

✓Maroc : les mots forts de Walid Regragui [footmercato]

Nouvelle surprise dans ce tournoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 avec l’élimination du Maroc ce soir (2-0). Les Lions de l’Atlas ont été sortis par l’Afrique du Sud au terme d’une rencontre pas assez maîtrisée par les Marocains. Après le but de Makgopa (56e), un sublime coup-franc signé Mokoena (90e+4) a scellé le sort de ce 8e de finale, alors qu’Hakimi avait manqué un penalty quelques minutes auparavant. Le sélectionneur n’en veut pas au Parisien mais plutôt à la mauvaise prestation de ses hommes, pas assez tranchants selon lui, et munis d’un caractère défaillant lorsqu’il était encore de temps de revenir au score.

«On est très déçu car on était venu avec l’ambition de la gagner. Sortir aussi tôt dans le tournoi, ce n’était pas prévu mais il y a beaucoup de surprises. On a fait des erreurs qui ne nous ressemblent pas mais j’assume la responsabilité aujourd’hui. On va réfléchir, penser à ce qu’on a pas bien fait. On a beaucoup de jeunes, on a loupé trop de situations. Achraf nous aurait permis de revenir dans le match mais quand on regarde les situations et comment on a lâché, ce n’est pas à l’image de notre équipe», regrette Walid Regragui sur beIN Sports, qui a conclu sur sa situation personnelle. «On va discuter avec mon président. Je ne me mache jamais. Aujourd’hui, j’ai échoué donc il faut assumer.»

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● À l’exposition « Oser La Liberté » au Panthéon – Paris.

Élément média Exposition

Dans ce haut lieu faisant office d’un mausolée républicain, s’y tient ces derniers mois (11 Oct. 23 – 11 Fév. 24) une riche exposition qui consacre et rend hommage aux grandes figures anti-esclavagistes et abolitionnistes. On y retrouve d’innombrables documents et supports audiovisuels qui retracent les réalités historiques de l’esclavage et la traite transatlantique et les vaillantes mobilisations abolitionnistes.

Ci-dessous notre photo reportage réalisé lors de notre visite ce jour 27 janvier 2024 :

« Le droit d’esclavage est nul, non seulement parce qu’il est illégitime, mais parce qu’il est absurde et ne signifie rien. » Jean-Jacques Rousseau, Philosophe, 1712-1778

Quelques citations phares :

« Ce que nous voulons, c’est l’adoption absolue du principe que tout homme né rouge, noir ou blanc ne peut être la propriété de son semblable. » Toussaint Louverture, Gouverneur de Saint Domingue, 1743 – 1803.

Lettre à Napoléon Bonaparte, juin 1800

« Disons-nous et disons à nos enfants que tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine tout entière. » Victor Schœlcher, Législateur de la seconde abolition de l’esclavage (1848), 1804 – 1893

Conférence sur l’abolition de l’esclavage aux États-Unis, mars 1878

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Du Contrat social, 1762

🖊Réalisé pour le BLOG

● La junte malienne annonce la « fin avec effet immédiat » de l’accord d’Alger [VOA Afrique]

Communiqué officiel du gouvernement malien

La junte au pouvoir au Mali a annoncé jeudi soir la « fin, avec effet immédiat », de l’important accord d’Alger signé en 2015 avec les groupes indépendantistes du nord du pays, longtemps considéré comme essentiel pour stabiliser le pays.

La junte a invoqué « le changement de posture de certains groupes signataires », mais aussi « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’accord de la part des autorités algériennes dont le pays est le chef de file de la médiation », indique un communiqué lu à la télévision d’Etat par le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement installé par les militaires.

L’accord était déjà considéré comme moribond depuis la reprise en 2O23 des hostilités contre l’Etat central et l’armée malienne par les groupes indépendantistes à dominante touareg du Nord, dans le sillage du retrait de la mission des Nations unies (Minusma), poussée vers la sortie par la junte après dix années de présence.

L’accord avait reçu un rude coup supplémentaire en début d’année quand le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, avait annoncé lors de ses voeux de Nouvel An la mise en place d’un « dialogue direct inter-malien » pour « privilégier l’appropriation nationale du processus de paix ». Le gouvernement « constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015, et, par conséquent, annonce sa fin, avec effet immédiat », dit le communiqué.

L’officialisation de la fin de l’accord d’Alger s’inscrit dans le prolongement d’une série de ruptures auxquelles ont procédé les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2020. Ils ont rompu l’alliance ancienne avec la France et ses partenaires européens pour se tourner vers la Russie et ont fait partir la Minusma.

Elle intervient dans un climat de profonde dégradation des relations entre le Mali et le grand voisin algérien, avec lequel le Mali partage des centaines de kilomètres de frontière. Le colonel Maïga a lu jeudi soir un autre communiqué vigoureux, spécifiquement contre l’Algérie.

Le gouvernement « constate avec une vive préoccupation une multiplication d’actes inamicaux, de cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali par les autorités » algériennes, dit-il. Il dénonce « une perception erronée des autorités algériennes qui considèrent le Mali comme leur arrière-cour ou un Etat paillasson, sur fond de mépris et de condescendance ».

Parmi différents griefs, la junte reproche à l’Algérie d’héberger des bureaux de représentation de certains groupes signataires de l’Accord de 2015 et devenus « des acteurs terroristes ». Le régime malien « exige des autorités algériennes de cesser immédiatement leur hostilité ». Le Mali est plongé dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et salafiste parties du nord en 2012.

Les groupes à dominante touareg ont alors repris les armes pour l’indépendance ou l’autonomie. L’insurrection a ouvert la voie à des groupes armés liés à Al-Qaïda qui ont conquis l’essentiel du nord, déclenchant une intervention militaire de la France et plongeant le Sahel dans la guerre.

Après un cessez-le-feu en 2014, les groupes armés à dominante touareg ont signé en 2015 avec le gouvernement et des groupes loyalistes qui combattaient à ses côtés l’accord de paix dit d’Alger, qui prévoyait plus d’autonomie locale et l’intégration des combattants dans une armée dite « reconstituée », sous l’autorité de l’Etat. Les jihadistes continuent, quant à eux, de combattre l’Etat sous la bannière d’Al-Qaïda ou de l’organisation Etat islamique.

La violence qui a fait des milliers de morts combattants et civils et fait des millions de déplacés s’est propagée au centre du Mali et au Burkina Faso et au Niger voisins, à leur tour théâtres de coups d’Etat militaires en 2022 et 2023.

● Lien média https://www.voaafrique.com/a/mali-la-junte-annonce-la-fin-avec-effet-imm%C3%A9diat-de-l-accord-d-alger/7457507.html?fbclid=IwAR3D1mlsE4xYJKxaR1tp_XeCC0dnENCTncREdqqjbvuBwueFvNMklWzM1qg

⚽️-Historique | La Mauritanie 🇲🇷 bat l’Algérie et file en 8e de finale.

À Bouake (Côte d’Ivoire), ce mardi 23 janvier 2024 marque une journée historique dans les annales sportives mauritaniennes. À l’occasion d’un dernier match du groupe D, Nos Mourabitounes ont battu l’avant dernier champion d’Afrique les Fennecs d’Algérie et s’offrent une place de huitième de finaliste. Avec un score serré de 1 à 0, la Mauritanie fait un pas de géant en accédant au Top 16 de la CAN 2023 (reportée en 2024) chez le pays de Félix Houphouët Boigny et de Didier Drogba. Classés parmi les meilleurs 3èmes repêchables des poules, les coéquipiers du portier Babakar Niasse (élu homme du match du jour) vont affronter la tenace et montante équipe du Cap-Vert, lundi prochain 29 janvier 2024 à Abidjan à 18H (heure de Paris). Pour rappel la Mauritanie est à sa 3ème participation à la compétition faîtière du football africain sous l’égide de la Confédération Africaine de Football (la CAF). Lors de cette édition, les protégés du coach franco-comorien Amir Abdou ont concédé 2 défaites (face aux burkinabè 1-0 et aux angolais 3-2) et une victoire. Cette dernière contre les algériens assure un éclat d’engouement du côté de Nouakchott et ouvre une perspective d’une belle rencontre face à nos voisins insulaires dans l’océan Atlantique. À y aller sans regrets…pour que l’aventure continue… in sha Allah !

🎉🇲🇷TRÈS CHALEUREUSES FÉLICITATIONS DU BLOG🇲🇷🎉

Éléments médias CAF

24 janvier 2024

KS pour le BLOG

● Au Sénégal, l’élection présidentielle se fera sans Karim Wade ni Ousmane Sonko [Le Monde Afrique]

Le Monde Afrique – Les candidatures des deux opposants ont été écartées par le Conseil constitutionnel. Une liste de vingt noms a été validée samedi 20 janvier par l’instance.

Dernier rebondissement avant le lancement de la campagne électorale au Sénégal : Karim Wade, fils et ministre de l’ancien président Abdoulaye Wade et premier adjoint du secrétaire général du parti démocratique sénégalais (PDS), a été définitivement écarté de la course présidentielle du 25 février prochain.

L’homme politique de 55 ans ne figure pas sur la liste définitive des vingt candidats validés par le Conseil constitutionnel, publiée samedi 20 janvier un peu après 22 heures après une longue journée d’attente. En cause : sa double nationalité qui fait débat depuis plusieurs jours dans le pays.

Selon la Constitution, « tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise ». Karim Wade, né en France d’un père sénégalais et d’une mère française, assurait depuis des semaines qu’il avait renoncé à sa nationalité française, déclaration sur l’honneur à l’appui. Pourtant, il a fallu attendre le 16 janvier et le recours déposé par le député Thierno Alassane Sall pour qu’un décret en attestant soit publié par le ministère français de l’intérieur.

« Il reste que sa candidature a été déclarée recevable sur la foi d’une déclaration sur l’honneur inexacte, dès lors qu’au moment de cette déclaration datée du 21 décembre 2023, le candidat n’avait pas exclusivement la nationalité sénégalaise » et « les effets du décret consacrant la perte d’allégeance de Karim Meïssa Wade à l’égard de la France ne sont pas rétroactifs », a justifié le Conseil constitutionnel. L’opposant est donc mis hors-jeu pour le prochain scrutin présidentiel.

« Une atteinte flagrante à la démocratie »

Dans un message communiqué dans la nuit, Karim Wade estime que « la récente décision du Conseil Constitutionnel est scandaleuse » et une « une atteinte flagrante à la démocratie ». Il réitère qu’il a « depuis longtemps renoncé à sa nationalité française » et annonce avoir décidé de saisir la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) « pour défendre son droit à la candidature à l’élection présidentielle de février 2024 ».

Un choc et une grande déception pour le camp de Karim Wade, dont la candidature avait déjà été invalidée en 2019 à cause de sa condamnation pour détournement de fonds publics. Exilé au Qatar depuis huit ans, le leader du PDS devait rentrer prochainement au Sénégal. Un projet désormais incertain. Pour le moment, aucun plan B n’a été évoqué par son parti qui est resté muet samedi soir. « Je reste fidèle et solidaire à vous et à vos orientations », a réagi sur ses réseaux sociaux la députée Mame Diarra Fam.

L’autre grand absent de cette liste de prétendants est Ousmane Sonko, leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), parti dissous en juillet dernier, alors qu’il était parmi les grands favoris de ce scrutin. L’homme politique panafricaniste et souverainiste de 49 ans « se trouve définitivement condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis » et « cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans » a tranché le Conseil constitutionnel, en référence à l’affaire qui a opposé Ousmane Sonko au ministre du tourisme Mame Mbaye Niang et pour laquelle il a été reconnu coupable de diffamation.

« Le régime de Macky Sall a utilisé tout son arsenal pour empêcher la candidature d’Ousmane Sonko. Mais ce qui nous importe ce n’est pas sa figure mais le projet. Nous sommes persuadés que le candidat qu’il désignera va gagner », a réagi El Malick Ndiaye, secrétaire national à la communication de l’ex-Pastef.

« Bassirou c’est Sonko »

Trois de ses alliés ont, en effet, vu leurs candidatures validées, dont Bassirou Diomaye Faye, le numéro deux du parti qui est actuellement en prison à cause d’une affaire judiciaire pour laquelle il n’a pas encore été jugé. Habib Sy, ancien président de la conférence des leaders de la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi a lui été parrainé par des députés de l’ex-Pastef.

Si aucun communiqué officiel n’est encore sorti donnant une consigne de vote, les réseaux sociaux d’Ousmane Sonko et de ses proches affichent partout une photo de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko dos à dos, avec inscrit en wolof « Bassirou mooy Sonko », soit « Bassirou c’est Sonko ». « Ils ont des parcours identiques, que ce soit aux impôts et domaine, au niveau du syndicat ou du parti », vante M. Ndiaye, qui indique que le bureau politique du parti communiquera rapidement à ce sujet.

De l’autre côté du spectre politique, plusieurs candidats issus du camp au pouvoir font face à Amadou Ba, l’actuel premier ministre qui a été désigné comme le candidat de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakar par le président sortant Macky Sall, qui lui a décidé de ne pas se présenter à un troisième mandat.

Sur la liste qui compte deux femmes figurent aussi Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, Idrissa Seck ancien premier ministre qui était arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle de 2019, et l’ancien ministre Thierno Alassane Sall. Alors que plus de 90 prétendants avaient déposé leur dossier au Conseil constitutionnel, beaucoup de candidats déçus se plaignent de la procédure des parrainages comme l’ancienne première ministre Aminata Touré ou l’homme d’affaires Bougane Gueye Dany.

C’est néanmoins la première fois au Sénégal qu’il y a autant de candidats sur la ligne de départ, le record datant de 2007 avec 15 prétendants – ils n’étaient que cinq en 2019. Une élection plus ouverte que jamais où les voix pourraient se disperser et mener à un second tour.

Théa Ollivier ( Dakar, correspondance)

● Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=771794

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Les candidatures retenues