✓Événement du 25 novembre au 2 décembre 2021 | Campagne numérique pour l’abolition au Mali – Diffusions médias de notre BLOG.

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 1

🔴 Saviez-vous qu’en 2021 au Mali, des citoyens de certaines localités sont traités d’esclaves parce qu’ils ont eu des ascendants qui étaient « esclaves » suivant des conditions peu connues ?
Nous vous informons du cas de l’esclavage par ascendance au Mali !

#msdh #endesclavage #2decembre

****

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 1
M.Salif KAMARA du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) contribue au partage d’informations sur l’esclavage par ascendance au Mali.
#msdh #endesclavage #2decembre.

————****———-

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 2


🔴 Nous rappelons que le Mali a ratifié la majorité des instruments juridiques (traités et conventions) régionaux, sous régionaux et internationaux relatifs aux droits humains, qui condamnent fermement l’esclavage et qu’il ne peut y avoir de paix tant qu’ils ne sont pas appliqués dans les normes afin de mettre fin à cette pratique.
#msdh #endesclavage #2decembre

****

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 2
« Il faut des lois qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité »: M.Alioune TINE, fondateur de AfrikaJom Center s’exprime sur cette pratique.
#msdh #endesclavage #2decembre

——–****——-

✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 3


🔴Il est plus que nécessaire de prôner la paix, la cohésion sociale et le droit à la liberté pour que chaque malien ainsi que chaque être humain partout dans le monde puissent vivre ensemble et librement.


#msdh #endesclavage #2decembre

****

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 3
Notre troisième intervenant est le président de l’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique d’esclavage et ses séquelles, il nous expose son point de vue et passe un message pour l’abandon de cette pratique. Mr Gaye Traoré
#msdh #endesclavage #2decembre

——-****——-

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 4


🔴Selon ces statistiques, la pratique de l’esclavage est devenue un fléau, elle constitue un frein à l’épanouissement de ceux qui en sont victimes. Nous devons y mettre fin !


#msdh #endesclavage #2decembre

****

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 4
M. Hanoune DIKO, secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe sollicite la campagne et intervient pour partager son parcours dans la lutte contre la pratique de l’esclavage par ascendance.
#msdh #endesclavage #2decembre

——****——

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 5


🔴 Les 3 premiers articles du titre premier de la constitution du Mali stipulent tous l’importance de la vie humaine et les mesures à prendre si elle est soumise à des actes qui puissent porter atteinte à son intégrité. Le 19 juillet 2021, des experts des droits de l’homme de l’ONU ont appelé le Mali à prévenir les attaques contre les soi-disant esclaves, affirmant que ces incidents sont en augmentation, avec deux fois plus de personnes blessées cette année qu’en 2020.
#msdh #endesclavage #2decembre

****

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5
Nous passons aux témoignages des victimes. Cheikna Diarra est le porte-parole des personnes déplacées internes de la cité des enfants. Il nous raconte comment ils se sont retrouvés dans cette situation et insiste sur leur envie de retourner chez eux.
#msdh #endesclavage #2decembre

****

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5
Tountou Coulibaly témoigne !
Elle confirme avoir été chassée de sa maison et de son village, elle et sa famille de force. Elle finit par formuler un message d’appel à l’aide, à l’endroit des autorités et de toute la population malienne, pour sortir enfin de cette situation.
#msdh #endesclavage #2decembre

——****——

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 6


🔴 Face à cette situation, nous formulons des recommandations.
Cette pratique doit prendre fin !

#msdh #endesclavage #2decembre

****

Jour 6 – Témoignage
Fily Diarra est également victime de l’esclavage par ascendance et réside désormais à cité des enfants. Dans son intervention il précise que le statut de leurs parents ne doit pas projeter sur eux tel un châtiment, et que nul ne doit se servir de la culture pour faire du mal à son prochain.
#msdh #endesclavage #2decembre

****

Jour 6 – Interview
Écoutons ensemble l’avis de M.Aboubacar Sow, blogueur et prêcheur inter religieux, membre du CCGT ( Comité culturel de la génération des trois testaments) sur la pratique de l’esclavage par ascendance.
#msdh #endesclavage #2decembre

——****——

JOUR 7

🔴 Nous arrivons à terme de cette campagne, l’une de nos dernières recommandations est en faveur des victimes, leur prise en charge est primordiale et cela doit être une priorité majeure.

#msdh #endesclavage #2decembre

🔴 À l’endroit des autorités, nous demandons une adoption des lois et une stricte application pour que justice soit enfin faite, pour que les individus traités d’esclaves puissent rentrer dans leurs droits les plus légitimes.
#msdh #endesclavage #2decembre

****

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme depuis sa création mène des actions de lutte contre l’esclavage et s’assure de la médiatisation de ses actions. Nous vous invitons à visionner un récapitulatif de quelques interventions du Coordinateur National, Mr Boubacar N’djim
#msdh #endesclavage #2decembre

✓Le député BDA reçu en audience à l’ambassade US à Nouakchott

Par un post publié sur la page officielle Facebook https://www.facebook.com/92501672621/posts/10159627093157622/ , la représentation américaine en Mauritanie annonce la rencontre entre l’ambassadrice et le député Biram Dah Abeid et président des réseaux IRA-Mauritanie, ce jour 24 novembre 2021 à Nouakchott.

—–

~ Ci-après l’élément média :

« التقت السفيرة كيرشت مع النائب البرلماني ورئيس حركة إيرا السيد برام الداه عبيد لمناقشة آخر التطورات السياسية والاجتماعية في موريتانيا. وركز الاجتماع على مناقشة أفضل السبل لتعزيز حقوق الإنسان ومحاربة العبودية وتحسين الاندماج السياسي في موريتانيا والمنطقة. وإدراكًا منها بأن النضال من أجل العدالة هو معركة عالمية، عرضت السفيرة على السيد برام مشاهدة بعض الأعمال الفنية التي تكرم الانعتاقيين المعروفين في الولايات المتحدة.

L’Ambassadeur Kierscht a rencontré le Député et Président de l’IRA, M. Biram Dah Abeid, pour discuter des derniers développements politiques et sociaux en Mauritanie. La réunion s’est focalisée sur la meilleure façon de promouvoir les droits de l’homme, de lutter contre l’esclavage et d’accroître l’inclusion politique en Mauritanie et la sous région. En plus, reconnaissant que le combat pour la justice est un combat mondial, l’Ambassadeur a offert à Biram l’occasion de voir son œuvre honorant les célèbre abolitionnistes américains. IRA Mauritanie »

©️ Crédit source : US Embassy Mauritania https://www.facebook.com/92501672621/posts/10159627093157622/

✓Mali : lutte contre l’esclavage par ascendance | Une nouvelle circulaire ministérielle en date du 11 novembre 2021

Le phénomène de l’esclavage par ascendance défraie tristement d’une manière récurrente l’actualité au Mali. Des militants anti-esclavagistes ont subi diverses violations des droits humains dans plusieurs localités du pays notamment dans les régions de Kayes et Koulikoro. Pour rappel il y a plus d’une année juste, 4 militants abolitionnistes Gambana (pères de famille de 42 ans à 73 ans) du village soninké de Djandjoumé, avaient été sauvagement assassinés chez eux et jetés dans les eaux pluviales (dans la nuit du 1 septembre 2020). Des extrémistes adeptes des coutumes esclavagistes du village groupés en milices criminelles sont les auteurs identifiés (29 sont derrière les barreaux en attente d’un procès) … Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F.

Les 4 militants anti-esclavagistes assassinés à Djandjoumé (1/9/2020) : Mountakha Diarrisso, Youssou Cissoko, Gossi Cissoko et Hamet Cissoko.

Dans des tentatives du gouvernement pour enrayer ce phénomène odieux qui pose des problématiques sécuritaires évidentes, les termes de cette nouvelle circulaire ministérielle clarifient davantage son approche de traitement. Il est plus qu’urgent qu’une loi spécifique soit mise en place contre l’esclavage par ascendance sous toutes ses manifestations sociales (notamment l’apologie discursive et comportementale).

KS pour le BLOG

✓Témoignage émouvant qui marque | La Mémoire de la tante Hawa Cissoko de Bouyagui.



Ici notre tante et mère Hawa Cissoko rencontrée au Mali lors de l’événement Atelier de formation au Plaidoyer du programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Âgée d’à peu près 70 ans, elle est originaire du village de Bouyagui. Ce village est un village-Liberté comme quelques-uns dans la région de Kayes. Des villages historiques fondés par des communautés qui refusèrent la servitude esclavagiste dans d’autres localités. Selon son témoignage recueilli dans nos échanges très touchants, leurs ancêtres sous le joug esclavagiste quittèrent en pleine nuit un autre village des environs pour aller débroussailler et occuper l’endroit du site actuel du village Bouyagui. Un autre ressortissant du village, l’enseignant Waly Traoré nous apprend que cet événement marquant la révolte fondatrice de leur libération historique, se serait passé dans la nuit du 10 juillet 1914. À l’époque, l’ordre colonial français régnait dans la zone, on dirait que les autorités d’antan essayaient plus ou moins avec leurs intérêts mis bien à l’abri certainement, de pencher davantage vers les libérations des esclaves dans la zone. Aujourd’hui après plus d’un siècle de cette période et 60 ans après nos indépendances, nos propres autorités traînent à nommer et à éradiquer un phénomène qui a un prolongement sociétal et temporel facilement détectable dans nos différentes communautés.

L’histoire de ce village est relatée dans le film doc réalisé par Dr Marie Rodet les Diambourou https://vimeo.com/245704895 .

Lire également https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/11/01/%E2%9C%85apres-le-visionnage-du-film-les-diambourou-quel-impact-pour-notre-militantisme-ganbanaaxu-fedde/

–En photo avec Mr Goudia Konate (journaliste) et président Gaye Tene Traoré à l’USJPB Bamako.

Par KS pour le BLOG

✓Un aperçu descriptif sur notre quinzaine de jours au Mali pour l’événement EMifo atelier de formation au plaidoyer | Notes vidéos et photoreportage.



C’est dans le cadre du programme de recherche-action Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo sous la direction de la chercheuse-historienne Dr Marie Rodet de SOAS Université de Londres via un consortium universitaire et d’ONGs, que s’inscrivent ces activités impliquant différents intervenants. Militants anti-esclavagistes locaux et ceux de la diaspora, société civile, journalistes, blogueurs, représentants traditionnels et corps administratifs. L’esclavage par ascendance historiquement sous le sceau d’un tabou, est aujourd’hui un phénomène touché à vif publiquement.

Une prise de conscience d’une certaine ampleur grace à la mobilisation militante courageuse enclenchée depuis 5 ans par le mouvement GAMBANA notamment dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest et les diasporas. Ainsi cette action de formation au plaidoyer organisée du 18 au 22 octobre 2021 à l’USJPB (Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako) de Bamako, visait une mise à jour en techniques de plaidoyer pour les différents acteurs-cibles afin de permettre plus d’efficacité et de réussite dans l’engagement militant contre l’esclavage par ascendance. Après la riche et instructive semaine bamakoise, un Forum de 2 jours (26 et 27 octobre 2021) à Kayes sous le patronage administratif du gouvernorat a permis de produire un document-synthèse des 16 recommandations…Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/10/30/%e2%9c%93forum-de-kayes-du-26-et-27-octobre-2021-les-principales-recommandations-remises-aux-autorites-regionales/ .



La délégation GAMBANA de la diaspora est composée du président d’Armepes-France Mr Gaye TRAORÉ, l’initiateur du forum Ganbanaaxu Fedde (le 5 octobre 2016) et 2 membres de son bureau exécutif Aboulaye TRAORÉ et Koundou SOUMARÉ, de Madame Hassa KONATE (RMFP Gambana-Mali) et de cheikh Adama BATHILY, un lettré Juste militant contre les coutumes esclavagistes dans la communauté soninké.

Veillez retrouver différents éléments médias photos et vidéos sur ce périple droit-de-lhommiste et visites auprès de victimes et rescapés (Bamako, Kayes, Diema et Nioro) :

©️ Récit et Éléments médias par KS

✓LA TUNISIE ÉMET UN MANDAT D’AMENER INTERNATIONAL CONTRE L’EX-PRÉSIDENT MARZOUKI

France24 – La Tunisie a émis un mandat d’amener international contre l’ancien président Moncef Marzouki, a rapporté jeudi l’agence de presse TAP, citant le bureau de presse du premier tribunal d’instance de Tunis.
Vivant en France et farouche critique du coup de force de l’actuel chef de l’État Kaïs Saïed, il est accusé d’avoir porté atteinte aux intérêts nationaux.

Un juge tunisien a émis jeudi 4 novembre un mandat d’amener international contre l’ex-président Moncef Marzouki, vivant en France et farouche critique du coup de force de l’actuel chef de l’État Kais Saied, a rapporté la télévision officielle.

Le mandat a été émis par le juge d’instruction en charge du dossier Marzouki, l’ancien président étant accusé par le nouveau chef de l’État, Kaïs Saïed, de complot contre la sûreté de l’État.

L’information a également été apportée par la télévision officielle, mais l’agence AFP n’a pu la confirmer auprès du Parquet dans l’immédiat.

Un « ennemi de la Tunisie »

La décision du juge intervient après que le président Saïed a demandé mi-octobre à la justice tunisienne d’ouvrir une enquête sur des déclarations de Moncef Marzouki et de retirer son passeport diplomatique à celui qui figure à ses yeux « parmi les ennemis de la Tunisie ».

Dans une intervention sur France 24 le 12 octobre dernier, Moncef Marzouki s’était félicité de la proposition du Conseil permanent de la Francophonie de reporter le XVIIe Sommet de la Francophonie, prévu les 20 et 21 novembre à Djerba, en Tunisie, se disant « fier d’y avoir œuvré », selon TAP.

L’ancien président a également appelé la France, lors d’une manifestation à Paris le 9 octobre, à « rejeter tout soutien à ce régime et à cet homme (Kaïs Saïed) qui a comploté contre la révolution et aboli la Constitution ». L’actuel président s’est attribué en juillet dernier des quasi pleins pouvoirs.

Après des mois de blocage politique et en pleine crise socio-économico-sanitaire, Kaïs Saïed a invoqué le 25 juillet un « péril imminent » pour limoger le Premier ministre, suspendre les activités du Parlement et reprendre en main le pouvoir judiciaire.

Depuis ce coup de force, Moncef Marzouki a multiplié les interventions sur les chaînes de télévision, notamment Al-Jazira, et sur les réseaux sociaux pour appeler à la destitution d’un homme qu’il qualifie de « putschiste » et « dictateur ». Il l’accuse d’avoir trahi la Constitution.

Opposant historique à la dictature de Ben Ali puis premier président de l’après-révolution (2011-2014), Moncef Marzouki, 76 ans, a longtemps symbolisé le combat pour la démocratie en Tunisie, même si son image s’est brouillée du fait notamment de son alliance controversée avec Ennahda, parti d’inspiration islamiste.

Il a dirigé la Tunisie jusqu’en 2014, échouant à se faire réélire cette année-là, ainsi qu’en 2019.

Avec Reuters et AFP

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=72093

✓L’entretien du blog | Avec Mr Boubacar N’djim du MSDH – Mali

—Nous vous proposons l’entretien avec Monsieur Boubacar N’djim du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits Humains. Le coordinateur national de ce mouvement dans le paysage droit-de-lhommiste malien, est une voix vive par son activisme agissant transversal pour la défense des droits humains.

À suivre :



Question 1 : Bonjour Mr Ndjim, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Boubacar N’djim : je me nomme N’Djim Boubacar. Je suis de nationalité malienne, originaire de la région de Mopti et je réside au Mali plus précisément à Bamako. je suis le Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Question 2 : Vous êtes actif pour la défense des droits à travers l’organisation MSDH, pouvez-vous la présenter succintement (genèse de sa création et principaux objectifs) ?

BN : Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une jeune organisation qui fait de la lutte contre toutes les formes d’injustice son credo. Au MSDH, nous n’avons pas la prétention de tout connaitre, mais nous relaterons certains faits dont nous avons été témoins ou même souvent victimes indirectes avec justesse et objectivité.

Son siège social est situé à : Hamdallaye, près de d’ANAM MALI  Elle dispose des coordinations dans les localités suivantes ;Kayes, Diéma, Kita, Kati, Mopti, Ségou, Bougouni, Sikasso, Koutiala, Tombouctou. Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une organisation indépendante à but non lucratif créée officiellement en janvier 2019. Le MSDH intervient partout où les droits de l’homme sont bafoués, assure la veille citoyenne et n’hésite pas à prendre position quand il s’agit de restaurer la dignité humaine.

• Les objectifs du MSDH sont les suivants :   

Réduire au minimum la violation des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire Malien ;

Contribuer à la promotion et au respect des droits de l’Homme ;

Examiner toutes les situations d’atteintes au droit de l’Homme constatées ou portées à notre connaissance ;

Entreprendre des actions appropriées en la matière auprès des autorités compétentes ;

Formuler des recommandations sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme dans le cadre réglementaire, législatif et judiciaire ;

Collaborer avec tous les organismes nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme ;

Veuillez avec attention sur toutes décisions ou actions du gouvernement susceptibles de porter atteinte au respect des droits de l’Homme ;

Informer et dénoncer tout acte d’injustice en mobilisant l’opinion publique ;

Mener des activités d’information, de communication, d’éducation et surtout de sensibilisation sur la promotion et le respect des droits de l’homme ;

Lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes;

Lutter contre l’excision, les violences domestiques contre femmes et enfants.

Avec le président Gaye Traoré et Mr N’Djim dans les locaux de son ONG à Bamako.

Question 3 : Quelles sont vos réalisations (activités) phares depuis sa création ?


BN : Depuis la création de notre mouvement nous avons mené plusieurs activités de sensibilisation, de communication, d’information, et d’éducation sur le domaine des violations des droits humains.
Mais l’activité phare qu’on a eu à réaliser en partenariat avec le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est l’organisation de la Conférence débat de Bamako sur le phénomène de l’esclavagisme qui a regroupé plus 500 participants avec les toutes les composantes de la société civile malienne qui s’est tenue le 22 Mai 2021 à Bamako.

Question 4 : Quelles difficultés rencontrez-vous dans le cadre de votre engagement droit-de-lhommiste sur le terrain ?


BN : Il faut reconnaitre que le métier de défenseur des droits humains est un métier à risque car au mali l’Etat tarde à mettre en place une carte des défenseurs des droits humains mais la loi existe néanmoins.
Concernant ma lutte contre l’esclavage par ascendance surtout dans la région de Kayes j’ai rencontré pas mal difficultés, j’ai échappé à plusieurs tentatives d’enlèvement, j’ai répondu à plusieurs plaintes de la part des féodaux pour diffamation ou encore incitation à la haine ou encore trouble à l’ordre public. Les risques sont inhérents à la vie humaine donc sans risques et difficultés pas de résultats


Question 5 : Sur la problématique de l’esclavage par ascendance au Mali, selon vous pourquoi il n’y a toujours pas une loi spécifique criminalisant cette tare honteuse d’un autre âge ?


BN : Je suis consterné et surpris de voir dans un pays comme le Mali signataire des traités internationaux et sous régionaux sur les droits fondamentaux de l’homme qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité.
Partout où on est allé les populations victimes fustigent le manque d’équité, le manque d’impartialité ou le manque d’intégrité de l’appareil judiciaire dans la région de Kayes et soutiennent que ces pratiques sont entretenues et soutenues par le Gouvernement.
Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit de l’homme fondamental ; or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.
L’efficacité réelle d’un instrument international peut être évaluée en fonction de la mesure dans laquelle les Etats parties appliquent ses dispositions au niveau national. Le mot application dans le cas des instruments juridiques internationaux, désigne à la fois les mesures nationales adoptées par les Etats et les procédures internationales mises en œuvre en vue d’en surveiller la mise en œuvre.
Il n’existe pas de mécanisme chargé de veiller au respect par les Etats de l’obligation d’abolir l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage.
Le manque d’arsenal juridique relève juste d’un manque de volonté politique de la part de nos dirigeants.

Fin

© Entretien réalisé par KS pour le BLOG

Le périple rocambolesque de l’ancienne otage Sophie Pétronin pour revenir au Mali | BFMTV

BFMTV – Voyant que l’obtention d’un visa était impossible, la septuagénaire s’est rendue avec son fils jusqu’à Dakar avant de traverser la frontière illégalement pour rejoindre Bamako.

Libérée en octobre 2020 après 4 ans de détention, Sophie Pétronin, 76 ans, est retournée au Mali. La septuagénaire a regagné Bamako au mois de mars, seulement cinq mois après sa libération et contre l’avis des autorités françaises et maliennes.

Installée en Suisse avec son fils Sébastien Chadaud après sa libération, Sophie Pétronin rêve de retourner à Gao où elle était installée depuis 2001. Dès sa sortie de l’avion en octobre 2020, elle affirme vouloir revenir dans le pays, pour « voir ce qui se passe » sur place.

Alors, depuis la petite ville suisse de Porrentruy, elle lance des démarches pour obtenir un visa. Mais la travailleuse humanitaire se heurte à un mur. Les autorités maliennes refusent de lui délivrer un visa et le quai d’Orsay fait blocage.

1300 kilomètres en toute illégalité

Les refus systématiques pèsent sur le moral de Sophie Pétronin qui décide alors de convaincre son fils de l’aider à traverser la frontière illégalement. En mars 2021, soit seulement 5 mois après sa libération, ils prennent un vol reliant Genève à Dakar, au Sénégal. Un pays pour lequel l’obtention d’un visa n’est pas nécessaire.

La septuagénaire fait passer le voyage pour des vacances. Accompagnée de son fils, elle nourrit en fait un projet plus rocambolesque: traverser illégalement la frontière et rejoindre Bamako.

Depuis Dakar, la travailleuse humanitaire se lance dans un périple de trois jours. Souvent voilée afin de dissimuler son identité, elle emprunte des transports locaux comme des motos-taxis ou des bus pour franchir la frontière et rejoindre Bamako. Elle parcourt environ 1300 kilomètres, en toute illégalité.

Repérée à Sikasso, en zone dangereuse

Gao, sa ville de coeur où elle a créé son association qui vient en aide aux enfants souffrants de malnutrition, est hors de portée. Située dans le nord du Mali, elle est extrêmement dangereuse.

Elle s’installe donc à Bamako où elle retrouve sa fille adoptive Zeinabou qu’elle avait tenté, à plusieurs reprises et sans succès, de faire venir en Europe. Autorités françaises comme maliennes sont au courant de sa présence sur place, pourtant parfaitement illégale.

« Le Mali a refusé sa demande de visa. Donc ce passage par la douane, même si elle a obtenu un tampon, n’est pas reconnu par Bamako », explique notre spécialiste en politique internationale Patrick Sauce.

Mais vendredi 29 octobre, un avis de recherche est diffusé. Le document affirme qu’elle aurait été vue « vers Sikasso », une ville en zone rouge donc « formellement déconseillée » par l’État français.

Diane Regny

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=750791

✓ L’entretien du blog | Avec le SG de l’association Donkosira – Mali

À lire un entretien succint avec le secrétaire général de l’association Donkosira, monsieur Mamadou Sène CISSÉ. Un archiviste en numérisation de métier rencontré lors de notre quinzaine au Mali à l’occasion de l’évènement-programme EMifo Atelier de formation au plaidoyer à l’université USJPB (Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako) dont sa structure associative a été partenaire activement.


Question 1 : Bonjour monsieur Cissé, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mamadou Sène CISSÉ : Je suis archiviste en numérisation , secrétaire général de l’association Donkosira , partenaire du projet EMiFo (esclavage et migrations forcées dans l’Ouest du Mali) , je suis membre du réseau AKN (antislavery knowledge network) et assistant de recherche du Docteur Marie Rodet.

✓Question 2 : Vous êtes le secrétaire général de l’association Dokonsira, vous pouvez la présenter succintement (genèse de sa création et principaux objectifs) ?

MSC : l’association Donkosira : C’est la recherche et la diffusion des savoirs locaux par la nouvelle technologie de l’information et de la communication pour sensibiliser les générations futures contre toutes formes d’exploitations y compris l’esclavage par ascendance.

Question 3 : Quelles sont vos réalisations phares depuis sa création ?

MSC : 1- Demarginaliser les frontières Ouest africaine des communautés descendants d’esclaves , le projet s’étendait , du Mali , le Sénégal et la Guinée.

2- Visualising liberté : la visibilité de liberté et des luttes historiques liées à l’esclavage.3-Enfin SlaFMig/EMiFo , programme de recherche action esclavage et migrations forcées.

3- Enfin SlaFMig/EMiFo , programme de recherche action esclavage et migrations forcées.




Question 4 : Quelles difficultés avez vous rencontrées dans le cadre de votre engagement associatif sur le terrain ?

MSC : – Absence des autorités pour soutenir nos actions.
– Dificultés d’accès à certaines personnes ressources pour mener nos recherches.
– Manque de fonds pour financer plus largement nos activités.

• Site internet dédié : https://www.donkosira.org/

Entretien réalisé par KS

✓Forum de Kayes du 26 et 27 octobre 2021 | Les principales recommandations remises aux autorités régionales.

Ci-après les recommandations remises aux autorités régionales de Kayes à l’issue du forum du 26 – 27 octobre 2021. La suite pratique d’un atelier de formation au plaidoyer de la semaine du 18 au 22 octobre à Bamako à USJPB, organisé par un consortium ONGs et un partenariat universitaire via le programme « Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo » dirigé par Dr Marie RODET. Ainsi d’une synthèse de différentes recommandations émises par la société civile Kayesienne (milieux associatifs, représentants traditionnels, milieux de médias et la jeunesse) et les représentants Gambana (Diaspora et Locaux), un document a été arrêté et remis au chef de cabinet du gouverneur, Mr Amadou DICKO.

-------

✓Recommandations du Forum de lutte contre l’esclavage, pour le vivre ensemble et la paix au Mali.

Les participants recommandent :

  1. Adoption d’une Loi criminalisant l’esclavage par ascendance (sous toutes ses manifestations sociales et coutumières notamment l’apologie)
  2. Application immédiate de la charte de cohabitation issue du Forum Régional d’entente sociale du 18 août 2021 à Kayes par des arrêtés municipaux, préfectoraux et ministériels.
  3. Plus de synergie d’action entre les acteurs de la société civile et les représentants du Gambana.
  4. Mise en place d’un cadre de concertation et d’alerte au niveau local et régional.
  5. Rédaction d’un rapport semestriel et annuel au niveau régional et national.
  6. Démarches auprès de leaders religieux (Haut conseil islamique et les représentants des chrétiens) pour une prise de position publique contre l’esclavage par ascendance au Mali.
  7. Libre accès aux biens communs (eau, champs..) et la fin des privations de jouissances (embargo social à cause du refus d’esclavage par ascendance)
  8. Prise en charge par les autorités des personnes déplacées victimes du phénomène de l’esclavage par ascendance.
  9. Campagne de sensibilisation en accord avec l’État sur le territoire national.
  10. Nouer un partenariat avec le ministère de l’éducation nationale afin de sensibiliser et d’informer le monde éducatif sur l’esclavage par ascendance.
  11. Intensifier la communication et la sensibilisation à travers les médias à tous les niveaux (par exemple les lieux de cultes)
  12. Forte implication du ministère des maliens établis à l’extérieur dans la sensibilisation de la diaspora pour l’arrêt du financement des conflits intercommunautaires et intracommunautaires.
  13. Appui des autorités (communales, coutumières, religieuses et administratives) à la vulgarisation de la charte de cohabitation pacifique issue du Forum régional signée le 18 août 2021 à Kayes.
  14. Information et sensibilisation de la jeunesse sur le phénomène de l’esclavage par ascendance (causeries, débats, médias, milieux scolaires…).
  15. Implication des jeunes et des femmes dans tous les processus de lutte contre l’esclavage par ascendance.
  16. Organisation des foras sur les conséquences de l’esclavage par ascendance.

Kayes, le 27 octobre 2021

Le FORUM

© Pour la communication collectif Ganbanaaxu Fedde.