Société/Levallois-Perret : Chez Pauline, la boulangère contre la bêtise raciste !

À la boulangerie « Chemin des pains » située au 88 rue du président Wilson Levallois – Perret, chez la tante « Pauline », nous tenions à y être pour exprimer notre solidarité.

Ce commerce tenu par cette dame d’une soixantaine d’années d’origine camerounaise, défraie la chronique ces derniers temps. En effet dans cette ville cossue du 92 (Hauts-de-Seine) en Île-de-France , chez le sulfureux Maire Patrick Balkany, cette boulangère dit subir d’innombrables harcèlements à caractère raciste depuis plusieurs années. Ce mercredi 6 Mars 2019, la tante Pauline nous apprend qu’elle tient son commerce ici depuis bientôt 14 ans. À nos questions sur sa situation, la dame entourée de ses 2 employées qui s’affairent pour les clients, nous raconte qu’elle a dû batailler avec le propriétaire de l’immeuble pour pouvoir effectuer de petites réparations sur le cheminement menant à la cheminée. La personne ne voulait pas la laisser facilement accéder aux parties communes, prétextant que certains locataires ne voudraient pas voir une personne de couleur aux alentours. Concernant des plaintes, elle nous dit qu’une fois au commissariat, un agent ne voulait pas prendre l’intégralité des termes de sa plainte. Parmi ceux et celles qui en veulent à elle en ne tolérant pas sa présence dans ce paysage, il y en a qui la taxent de folle. Elle dit que cette rumeur malsaine serait arrivée même au sein des services de la Mairie de la ville. Elle prétend que ça avait comme objectif de la virer du local pour motif d’handicap mental. C’est dire que tous les moyens auraient été essayés sans relâche pour en finir avec ce commerce impeccablement tenu à l’intérieur. Très émue et confortée par l’élan de solidarité en cours, elle se dit encouragée et déterminée plus que jamais. Lors de notre bref passage, nous avons croisé un Monsieur venu témoigner sa solidarité en laissant sur place sa carte de visite d’avocat. Il assure que ses services seront gratuits si besoin pour Pauline.

Et nous par ce modeste MOT, nous exprimons notre soutien humaniste et fraternel à elle et à toutes les personnes atteintes par la BÊTISE RACIALISTE qui structure le racisme primaire le plus abject qui ronge et détruit parfois à ciel ouvert.

FORCE à la tante Pauline, vous n’êtes pas seule.

✅Récit par KS pour le BLOG

Sénégal – Élections présidentielles : une Opération « FOQATI » en cours ?

A 12h (GMT), lundi, soit 18 heures après la clôture des bureaux de vote, personne ne peut se prononcer avec certitude sur un tendance qui pourrait être définitive quant à l’issue de ces élections.

Il faut savoir que les résultats qui sortent des bureaux de vote et qui sont remontés dans la presse et dans les QG des candidats sont cumulés et agrégés par différentes sources indépendantes. Et aucune de ces sources ne donne une tendance donnant le président sortant Macky Sall vainqueur au premier tour.

Tout laisse à croire qu’un second tour est inévitable. La question est de savoir si ce sera entre Macky Sall et Idrissa Seck ou entre Macky Sall et Ousmane Sonko car les 2 candidats de l’opposition sont au coude à coude dans toutes les tendances données.

Cette situation est un camouflet pour le président Macky Sall et sa coalition Benno Bokk Yakaar, eux qui chantaient tout haut qu’ils allaient gagner au premier tour dès la fermeture des bureaux de vote, avançant même des scores : 55%, 65%, 75%.

Force est de constater que 18 heures après la fermeture des bureaux de vote, les résultats provisoires cumulés ne permettent toujours pas de donner une tendance confirmant une victoire nette au premier tour du président sortant.

Ce pouvoir avec sa large coalition regroupant les partis APR, PS de Tanor, AFP de Moustapha Niasse et d’autres dinosaures politiques n’arrive toujours pas à obtenir la majorité et ne comprend toujours pas qu’elle a été vomie par le peuple. C’est un échec.

C’est bien sûr un échec malgré tous les actes anti-démocratiques posés par Macky Sall depuis quelques années:

– Décision de confectionner des cartes d’identité biométrique CDEAO dans le seul but de se maintenir au pouvoir

– Emprisonnement et exil de candidats sérieux qu’il ne voulait pas affronter

– Mise en place du système de parrainage pour écarter ceux qu’il ne voudra pas affronter

– Rétention des cartes de centaines de milliers d’électeurs

– Radiation, sans jugement, de dizaines de milliers d’électeurs du fichier électoral

– Tripatouillage du fichier électoral pour faire changer de bureaux de votes des dizaines de milliers d’électeurs favorables à l’opposition

– Création de bureaux fictifs, enrôlement d’étrangers, appel au vote ethnique, participation d’enfants dans le scrutin
– Etc
Aujourd’hui, les urnes ont parlé et à l’heure où j’écris ces lignes aucune tendance ne donne Macky Sall vainqueur au premier tour avec un score net.

Mais, tout le monde a été pris au dépourvu, hier soir, lorsque Mr Boune Dione, ancien premier ministre et directeur de campagne du candidat Macky Sall, est allé s’accaparer les ondes de la RTS, la télévision nationale, aux alentours de minuit, pour déclarer son candidat vainqueur avec plus de 57% (en français) et avec plus de 54% (en woloff). C’est une première dans l’histoire politique du Sénégal. Le premier ministre, par ce geste, a montré son irrespect à l’endroit des institutions et des commissions seules habilitées à proclamer des résultats. Il a aussi fait montre d’une grande irresponsabilité parce que cette sortie peut mettre le feu aux poudres et déclencher des scènes de contestation et donc, de violence. Demain, même si Macky Sall gagne, et que la justice annonce qu’il a gagné, à cause de cette sortie inopinée de Mr Dione, tout le monde doutera des résultats. C’est ce qu’a dénoncé le magistrat Mr Téliko, membre de l’union des magistrats du Sénégal.
Mais tout le monde a compris. Il s’agit là de la mise en application de leur plan « B » : « Opération FOQATI », c’est-à-dire, opération : « Hold-up électoral ». Parce que quels que soient les résultats, il faut qu’ils gagnent au premier tour.
Le peuple sénégalais se laissera-t-il faire ?
Les prochaines heures nous édifieront.

Fodyé Cissé

🔷️Crédit source : Post Facebook (ce jour 25/02/19) de l’auteur

La Table Ronde à L’EHESS Paris sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle, photos et récit en brief par notre BLOG.

Ce Samedi 16 février 2019, s’est tenue une table ronde sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle avec comme principaux intervenants, 2 activistes abolitionnistes connus, le président du mouvement IRA-Mauritanie Mr Biram Dah Abeid (député mauritanien) et Mr Ali Bouzou du Niger, secrétaire général de l’ONG Timidria et secrétaire exécutif du Réseau ouest-africain de lutte contre l’esclavage. Dirigée par Mme Catarina Madeira-Santos, EHESS (l’École des Hautes Études en Sciences Sociales), la rencontre tenue au sein de l’Amphithéâtre François Furet a eu un franc succès par la teneur des interventions et l’affluence du public. Dans sa communication, Mr Ali Bouzou a pointé le déni et les contradictions émanant des pouvoirs publics dans son pays et d’autres de la sous-région autour des problématiques liées à l’esclavage. Par la suite le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid, récemment fait Docteur honoris causa par l’UC Louvain en Belgique, a rappelé le difficile cheminement du combat abolitionniste qu’il mène depuis une décennie avec son organisation IRA-MAURITANIE (Toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Le leader abolitionniste élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, indexe un certain système de valeurs tenu par des segments esclavagistes eux-mêmes soutenus par le pouvoir étatique en place. Il appelle à un esprit de rebelle contre une légitimation de l’esclavage comme mode de vie sous le référent tronqué du religieux . Le Prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les Droits Humains et candidat déclaré à l’élection présidentielle 2019 en Mauritanie, pense que l’engagement politique est un des outils menant à un abolitionnisme efficient à terme. Cet angle de vue de la voie politique dans l’engagement abolitionniste est aussi encouragé par le responsable Nigérien de TIMIDRIA.

Au cours de la table ronde, l’universitaire mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh a étayé sa communication en commentaires très instructifs sur une certaine légitimation religieuse de l’esclavage.

Lors des échanges avec le public, un focus a été mis sur les récents événements gravissimes liés aux mentalités esclavagistes et féodales en milieux soninkés notamment dans la région de Kayes. En répondant, le président d’IRA-MAURITANIE, réplique que les lamentations depuis ici à l’étranger ne servent pas grand chose sans un engagement courageux de résistance face aux esclavagistes sur le terrain. Par ailleurs il a reproché avec franchise à certains éléments mauritaniens du mouvement GANBANAAXU FEDDE (Mouvement abolitionniste ancré chez les soninkés) qui s’affichent politiquement avec le système étatique alors que ce dernier est le premier défenseur des forces esclavagistes de tous les bords.

🔷️Ici en intervention Mr Ali Bouzou du Niger

🔷️ici le député Biram Dah Abeid, président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE

🔷️Ici Madame Catarina Madeira-Santos (EHESS Paris)

🔷️le Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, universitaire mauritanien.

🔷️Ici Leila, l’épouse de Biram Dah Abeid

✅Suite en photos côté Assistance :

🖊Récit et photos par K.S pour le BLOG

Conférence sur l’esclavage en Italie : la communication du leader abolitionniste Biram Dah Abeid dans le sénat à Rome.

Intervention de Biram Dah Abeid à la conférence sur l’esclavage au 21eme siècle le 13. 02. 2019 au Senat de Rome (Italie) sur l’invitation de la Fédération Italienne des Droits Homme. La conférence s’est tenue sous le patronage du Sénat et de la Chambre des Députés de la République Italienne.

Les participants sont: Sénateur Alessandro Alfieri , Commission des Affaires étrangères du Sénat Italien ; Antonio Stango , président de la Fédération Italienne des Droits de l’Homme ; Alberto Civica , secrétaire général UIL Lazio ; Francesco d’Ovidio , responsable pour des opérations du Département des droits fondamentaux de l’Organisation Internationale du Travail ; Toni Iwobi , vice président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat de la République ; Nicoletta Pirozzi , responsable du programme de l’Union Européenne de l’Institut des Affaires Internationales et professeur au Département Science Politique de l’Université de Rome III ; Silvia Stilli , porte parole de l’Association des Organisations Italiennes pour la coopération et la solidarité internationale ; Marta Grande, présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Lia Quartapelle, Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Fabrizio Petri, président du Comité Interministériel pour les Droits de l’Homme ; Giuseppe Maimone, professeur d’Histoire et des institutions d’Afrique et Asie, Département des Sciences Politiques et des relations internationales de l’Université Palerme ; Laura Harth, représentante à l’ONU du Parti Radical Non Violent, Transnational et Transparti.

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=c3ccNRLOqfQ&feature=youtu.be

Source crédit : Réseaux officiels IRA-MAURITANIE.

Le député Biram Dah Abeid honoré à L’UC Louvain en Belgique : Son allocution.

Monsieur le Recteur,
Mesdames et messieurs membres du jury,
Mesdames et messieurs les étudiantes et étudiants, chers invités.

Aujourd’hui, je ressens l’honneur et la reconnaissance de mon engagement, de ma douleur et de la rumination de dizaines de millions de forçats, subjuguées sous, d’autres cieux, du seul hasard de leur venue au monde. Autant de mes semblables endurent, jusqu’à nos jours, le rétrécissement, pour ne pas dire l’amputation de leur être, sous l’emprise du travail forcé ou indécent, du mépris de couleur et de l’infériorité ethnique. L’esclavage, même quant il s’estompe ou disparait comme institution, continue à produire, sur le temps étiré, l’inégalité prosaïque et la honte de soi qu’entraine la moindre conscience de se savoir amoindri, dès la naissance. Un descendant d’esclave s’émancipe au travers de sa descendance et toujours dans l’obstination, pour ne récolter, in fine, que l’évidence de son humanité. Vous semble-t-il concevable de souffrir et de mourir pour une évidence ? Malgré sa banalité, l’article est trop cher payé mais nous autres rejetons de paria n’avons d’autre choix. La liberté s’impose à nous, non en termes de faculté mais de survie. Je vous invite à redécouvrir le sens de cette vocation contrainte, par les exemples familiers à l’entendement de l’Europe, dans la littérature de la Shoah et celle du Goulag.

Mais, soyons équitables et ne nous interdisons l’ironie du paradoxe. Si l’humour est la politesse du désespoir, la lucidité ne dédaigne les coquetteries de la franchise.

Oui, nos anciens maitres sont aussi à plaindre. Ils naissent et grandissent dans la certitude acquise de leur préséance. Contestés ou accusés, ils cherchent argument auprès des promoteurs de la race et de la religion, deux filets létaux quand l’ignorance, le préjugé et la paresse les submergent. Les héritiers des propriétaires de nos aïeuls, de nos pères et mères s’y débattent, aujourd’hui, sans le secours du discernement et finissent par s’épuiser contre la vague irrépressible de notre soif de mieux-vivre. Vous pouvez le comprendre, vous les rescapés de tant de révolutions et de génocides, arrières-enfants de colonisateurs : tôt ou tard, les auteurs et complices d’une hiérarchie fondée sur l’infériorité de l’Autre se trouvent emmurés dans la prédisposition suicidaire à toujours s’imaginer le progrès en ennemi. Oui, pour son propre salut, la progéniture de ceux qui nous ont asservis des siècles durant, mérite sa dose de thérapie curative. Or, nous en sommes l’unique pilule. Qui veut guérir se doit de nous avaler puis de ravaler l’amertume.

Qui suis-je ? Ma lutte inaugurale, dès l’âge de 10 ans, je la dois à mon père. Il me pressait à me battre contre l’esclavage héréditaire qui décimait sa famille, sur plusieurs générations.

Aussi, étais-je programmé à me tenir, debout, en travers de toute persécution, dans mon pays et ailleurs, quelle qu’en fut la victime. Un opposant banni, un activiste en prison, un objecteur de conscience menacé de peine de mort, une fillette mariée de force, un paysan dépossédé de sa terre, m’interpellent et je ne fuis l’injonction du devoir.

Au-delà des esclaves, ma communauté, beaucoup d’autochtones d’extraction noire africaine subissent, en Mauritanie, la ségrégation et le déni de réparation, après avoir enduré des années de tuerie, de déportation et d’assimilation culturelle. Les responsables de telles cruautés bénéficient encore de l’immunité, par l’effet d’une loi sur mesure. Je salue, ici, la mémoire des suppliciés et des disparus. Je renouvelle la résolution, à leurs proches, de poursuivre l’effort d’éradiquer l’impunité. Mon admiration va aux Justes, les agitateurs à contresens, penseurs de la déconstruction, qui viennent souvent des groupes dominants et s’exposent, ainsi, à l’ostracisme. Leur concours accélère notre dynamique vers l’égalité et nous épargnent, alors, davantage de sacrifices. Grace à eux, la non-violence devient notre réflexe, guère une utopie.

Chers amis de l’université de Leuven, je vous promets de poursuivre les œuvres de l’humanisme en action, sur les nobles brisées de Baruch Spinoza, Primo Levi, Martin Luther King, Nelson Mandela et d’Alexandre Soljenitsyne, pour ne citer que les grands maitres. En ce chemin ponctué de ténèbres, mes compagnons d’espérance et moi continuerons de nous éclairer à la lumière de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. L’Universalisme nous guide, je dirais nous rappelle la trivialité exaltante d’appartenir, tous, à la même espèce. Préserver la diversité des langues, des arts et des modes d’organisation sociale anime notre combat, d’où la présence, aujourd’hui, parmi vous. Nous partageons la foi que l’uniformisation par contrainte de corps, la négation de l’individu, l’effacement des singularités et l’aversion de l’altérité diminuent les défenses immunitaires de chaque population, face au fanatisme, la tuberculose de notre siècle adolescent.
Notre tension vers la possibilité élargie du bonheur et le désir d’en faire jouir le plus grand nombre, opère ici et maintenant, sur terre, point en dessous. Nous ne pouvons attendre de mourir pour mériter la justice. C’est en cela que nous avons besoin de vous, nos frères en humanité.

Je vous remercie.
Biram Dah Abeid

[Événement TEMEDT et GANBANAAXU FEDDE – Mali🇲🇱] La conférence de presse du 19 janvier 2019 à Bamako.

🔸️Mr Diaguily Maro Kenoute, responsable du RMFP- GANBANAAXU MALI🇲🇱

🔸️Madame Aichata Wallet Attalaka, vice-présidente de TEMEDT

🔸️Lassine Konate, membre GANBANAAXU Bamako.

Ce Samedi 19 janvier 2019 à Bamako , la branche malienne du mouvement pacifique d’éveil citoyen GANBANAAXU FEDDE (RMFP) , l’association TEMEDT et d’autres organismes partenaires ont tenu un point de presse d’explication et d’alerte sur les problématiques liées à l’esclavage par ascendance.

Les différents intervenants ont interpellé les autorités étatiques, les organisations nationales et internationales travaillant pour la défense des droits humains, sur certaines violations gravissimes des droits humains perpétrées dans certaines zones du Mali notamment dans la région de Kayes.

Des paisibles citoyens qui ne veulent plus vivre comme esclaves en milieux soninkés, ont subi ces derniers mois diverses agressions dans une impunité criante.

Lors cette conférence de presse, des personnes victimes ont été présentées pour témoignages. En milieu soninké , un régime féodalo-esclavagiste incarné en mode de vie pour certains sévit par des actes de violence (tabassages, agressions, fausses accusations, intimidations, expulsions, mise en quarantaine sociale et autres ) sur des citoyens ayant le seul tort, qui est de vouloir vivre comme des HOMMES LIBRES.

Cet esclavagisme statutaire et par ascendance foncièrement ségrégationniste et discriminatoire défie les lois fondamentales de la République du Mali qui consacrent l’égalité en Droits et en DIGNITÉ entre TOUS LES CITOYENS.

Cette alerte d’information et de dénonciation doit obliger les autorités locales et étatiques à prendre sérieusement les dispositions légales qui s’imposent urgemment pour garantir la paix civile.

Crédit source : Témoignages recueillis milieux GANBANAAXU MALI🇲🇱

✅Récit par KS pour le BLOG

Le dramatique naufrage d’une embarcation en mer méditerranée : zones d’ombre persistantes sur le bilan et les nationalités de disparus.

D’après une vérification sur des bases solides, l’embarcation est partie de côtes marocaines dans la nuit du vendredi 11 janvier au samedi 12 janvier 2019 pour les terres ibériques (l’Espagne).

Si on se réfère à la liste diffusée par des membres de la communauté soninké sur les réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook) dans la journée du 16 janvier, ils seraient 52 à avoir pris place dans ce navire introuvable à ce jour. La source « mère » de cette liste viendrait probablement des passeurs ou leurs contacts du circuit. Cette première liste a la particularité d’avoir devant le nom de chaque candidat migrant, le nom, le prénom ou le surnom du passeur qui serait son référent dans le trafic.

✅Ci-dessous la liste 👇

1-Makan Kamisoko / Aly
2-Mariam Camara / Alpha
3-Bacary Soumaré / Aly
4-Bacary Sambaké / Aly
5-Aboubacar Sylla / Alpha
6-Kantra Djoumassy / Aly
7-Mamadou Dabo / Kebé
8-Morlay Sacko / Sanoussy
9-Aboubacar Alaciré Diarra / Gill
10-Siradji Coulibaly / Gill
11-Souleymane Cissé / Gill
12-Demba Gaye Camara / Gill
13-Moussa Camara / N
14-M’paly Diarra / N
15-Ousmane Camara / N
16-Madjigui N’Diaye / N
17-Malik Sidibè / N
18-Aly N’Diaye / N
19-Sabara Keita / N
20-Moussa Yelly Camara / N
21-Bacary Fodé Camara / N
22-Gaye Konaté / Ibrahim C
23-Younouss Daffa / Ibrahim C
24-Saidou Cissé / Doua Paris
25-Saikou Madjou / Soko
26-Madjou Diallo / Soko
27-Sekou Yattera / Boudé
28-Djadjé Soumaré / N
29-Samba Sacko / Sadjo
30-Makan Coulibaly / Sadjo
31-Habibou Konaté / Boudé
32-Hamidou Traoré / Boudé
33-Demboyi Keitagou / Boudé
34-Oumar Djabira / Mady
35-Marguerita Camara / Diallo
36-Rayanatou Keita / Diallo
37-Fousseyne Camara / Moussa
38-Sidy Camara / Moussa
39-Lassana Coulibaly / N
40-Boubou Traoré / N
41-Hadji Bah / Angola
42-Lamarana Barry / Alpha
43-Thierno Souleymane / Ousmane
44-Mohamed Bathily / Sidy
45-Aboubakry / Soul
46-Sayon Keita / Soul
47-Alhassane Pathé Diao / Soul
48-Gui Patfer / Grd Aly
49-David / Grd Aly
50-Talibé Sokhona / Gill
51-Hammara Camara / Moussa
52-Ladji Diarra / Aly

À ces 52 personnes, il faut y ajouter 2 ou 3 membres de l’équipage selon les dires de gens ayant connu pareille traversée périlleuse. Dans ce cas le bilan de 54 ou 55 naufragés est plus que plausible.

Concernant le rescapé, quelques temps après la large diffusion de la liste au sein de nos cercles Réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook), un audio de témoignage dont il serait l’auteur a circulé en langue soninké. Secouru par un bateau de pêcheurs, l’homme prétend que leur embarcation a chaviré et tous ses compagnons ont été emportés en eaux profondes. Et lui même, tenait à une corde liée un corp matériel flottant pendant des longues heures . Ce qui a semé le doute sur son témoignage vocal partagé dans Whatsapp auprès du public, c’est la description de son parcours une fois sur la terre ferme. Il dit avoir marché une certaine distance et avoir pris le bus avant d’accéder un hôpital pour des soins. Des personnes qui connaissent ces voyages très durs physiquement en situation normale, ont émis des réserves sérieuses sur la véracité de son témoignage sur l’accident. Ainsi des questions restent ouvertes, d’autant plus que certains proches de disparus avancent qu’ils n’ont plus eu des contacts directs via téléphone notamment avec le passeur référent de leur parent.

✅Tous soninkés et du Guidimagha en Mauritanie…?

Certainement NON, mais majoritairement soninkés probablement OUI, mais pas forcément du Guidimagha mauritanien seulement. Après une brève enquête de vérification auprès de ressortissants de villages originaires cités dans une liste qui circule sur les réseaux sociaux, nous pouvons établir la liste des disparus par village d’origine du Guidimagha mauritanien

Solou 1

Diaguilly 3

Tafara 2

Dafort 3

Tachott 3

Chaggar 5

Hassi 1

En tout ce seraient 18 personnes portées disparues, issues de différents villages du Guidimagha en Mauritanie. Par ce factuel, nous sommes très loin des « 52 jeunes mauritaniens issus du Guidimagha » annoncés noyés lors du naufrage. Il est très urgent qu’une enquête approfondie soit amorcée sur ce drame qui reste toujours confus à notre sens. Il faut noter que dans une liste vue sur les réseaux sociaux, on y constate 15 portés disparus originaires de Selifely (1 seul reconnu disparu finalement), village malien à 7 kms de Ould yengé au bord du Karakoro.

✅Et la confirmation de l’activiste militante du côté espagnol !?

Le post Facebook de cette militante est venue presque corroborer ce qui se disait et s’écrivait sur le sort de l’embarcation basant sur la première « source mère » que nous avons cité plus haut (Les contacts proches-passeurs et le témoignage du rescapé). Très suivie sur son profil Facebook, la militante a brossé le scénario plausible et tenant certainement d’autres éléments confidentiels , mais qui lui a donné l’info sur le départ et surtout le nombre exact de 54 membres et dire qu’ils sont à majorité de la Mauritanie ? Il y a sans doute quelque chose à creuser à ce niveau également.

☝️un témoignage audio de la militante qui laisse planer des incertitudes.

✅La réaction et la rétractation de l’antenne UE Mauritanie !

La journée du 17 janvier, la délégation de l’UE en Mauritanie a communiqué un mot via post Facebook officiel de condoléances aux familles des disparus. Quelques temps après, il a été constaté que le post a été supprimé sans aucun explicatif depuis sur l’affaire. Et ici aussi quelque chose tague et mérite d’être éludé.

Au final, la réaction hâtive politico polémiste du ministre mauritanien. Ce dernier, banalisant sournoisement un peu le post Facebook du très influent militant politique Kaaw TOURÉ des FPC ex-flam , s’est laissé confondre par un communiqué de démenti catégorique plus que troublant. Alors que Mr TOURÉ n’a fait que reprendre sur son fil actu Facebook , la liste et l’information de la « source mère » sur le naufrage. Ici grâce à cette brèche politicienne qui s’est ouverte, les pouvoirs publics sont obligés de prendre des initiatives sérieuses sur l’affaire. Ce qui est très rare en la matière. D’ailleurs même un certain personnel politique soninké du Guidimagha s’est exprimé publiquement au moins cette fois-ci. Car ce phénomène historique de départs clandestins vers l’Occident et le lot de tragédies avec, ne sont pas inconnus d’un soninké quel que soit son niveau social et politique .

Par la suite d’autres organes de presse sérieux en ligne ont relayé l’information sur la base d’un communiqué de presse d’une association espagnole ci-dessous le doc capture d’écran.

👇Nous l’avons repris d’un post Facebook de la journaliste mauritanienne Mariem Derwich.

AU DU BLOG, NOUS EXPRIMONS NOS SINCÈRES CONDOLÉANCES AUX FAMILLES ET PROCHES DES DISPARUS.

Paix à leurs âmes. Ameen

🖊K.S pour le BLOG

[Alerte – Esclavage soninké – Apologie – Mali 🇲🇱] : À Diarrah, une grande cérémonie féodalo-esclavagiste soninké se prépare pour le 26 et 27 janvier 2019.

🔸️Le tissu à l’inscription apologiste de l’esclavage prévu pour la cérémonie

Depuis plusieurs mois, le régime féodalo-esclavagiste soninké s’adonne à graves violations des droits humains au sein des différentes localités notamment dans la région de Kayes et dans la zone de Nioro. Semblant bénéficiant d’une certaine impunité, d’extrémistes féodaux aux mentalités esclavagistes et moyenâgeuses attaquent, agressent , exproprient, expulsent, tabassent et poignardent même des paisibles citoyens membres du même groupe sociolinguistique. Leur seul tort pour subir ces agissements sauvages répétitifs , est tout simplement leur refus de la condition sociale dite ESCLAVE dans la communauté soninké.

Voir ci joint le lien vers un article très documenté sur cet affreux phénomène d’esclavage persiste au Mali et en l’occurrence chez soninkés : https://www.notrenation.com/Esclavage-par-ascendance-en-pays-Sarakole-IBK-interpele

http://bamada.net/recul-moyenageux-au-pays-soninke-la-revolte-des-esclaves-reprimee-dans-le-sang-et-la-privation?fbclid=IwAR3UOMT-_QvIbRYIlKOIuLaX7Lb3-Ahv_T3FBBG9hDpnfzk4j1phKXS4Vv0

Les militants et sympathisants engagés pacifiquement contre ces tares obsolètes et rétrogrades ont interpellé les autorités étatiques à différents niveaux mais toujours les extrémistes féodaux deviennent de plus en plus agressifs en défiant ouvertement l’ordre républicain qui doit prévaloir dans les affaires publiques.

Aujourd’hui, c’est dans cette lancée d’impunité totale qu’une cérémonie apologiste de l’esclavage est prévue dans la localité de Diarrah le 26 et 27 janvier 2019. L’appel aux préparatifs est lancé pour organiser cette rencontre exhibitionniste abjecte par laquelle le régime féodalo-esclavagiste soninké à travers des coutumes bafouant la DIGNITÉ HUMAINE, va exposer à ciel ouvert au coeur de la république malienne.

Cette atteinte à la MORALE HUMAINE et surtout à la condition Noire historiquement affectée par les traites esclavagistes, est un risque évident pour la sécurité morale et physique de paisibles citoyens aspirant à vivre dignement selon les dispositions légales de la constitution étatique.

Par ce communiqué d’alerte, nous prenons à TÉMOINS les hautes autorités maliennes, les organisations nationales et internationales travaillant pour la défense des droits humains sur cet événement scandaleux en préparation. Au sein des cercles féodalo-esclavagistes et réactionnaires, la propagande honteuse est en plein régime pour cette rencontre anachronique en ce courant 21ème siècle.

🔊Nous appelons toutes les consciences éprises de justice et paix et sensibles à la DIGNITÉ HUMAINE, à DÉNONCER🚫 OUVERTEMENT CETTE MANIFESTATION INDIGNE D’UN MONDE CIVILISÉ.

👍Merci d’avance

Mis en tag Facebook : Claudy Siar RADIO ARMEPES XORONA ME TERINKAA FRANCE 24 Franceinfo Africa24 TV African Diaspora Africa Media Amnesty International Africa Amnesty International Paris Amnesty International USA Amnesty International France Alioune Tine officiel KayesInfos The Diambourou: Slavery and Emancipation in Kayes – Mali Union Africaine Esclavage Soninke United Soninké Soninkara.com Soninké & fier Bamako News Bamako Bamada Bamako Niarela

✅Pour la communication GANBANAAXU FEDDE (Aile Mali🇲🇱)

Bamako ~ 17 janvier 2019

Source crédit : réseaux GANBANAAXU FEDDE https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2218270681730240&id=1473902619500387

[Alerte-Info-Mali🇲🇱] : Encore une violente agression sur un citoyen malien qui refuse l’esclavagisme statutaire dans la communauté soninké (village Bakhamabougou dans le karta)

La journée d’hier mercredi 9 janvier 2019, dans le village malien soninké de Bakhamabougou, ce monsieur du nom de Cheikhna Diarra a été lâchement agressé par d’éléments féodaux extrémistes soninkés. Membre actif du mouvement pacifique d’éveil anti-esclavagiste anti-féodalité, GANBANAAXU FEDDE, c’est au retour d’une visite au centre de santé local, qu’un groupe de féodalo-esclavagistes soninkés s’est rué sur lui par surprise avec une sauvagerie innommable.

Encore et toujours au Mali, depuis plusieurs mois, des actes criminels sont perpétrés par des extrémistes féodaux soninkés dans une impunité criante. À travers plusieurs audios Whatsapp venant de ces groupuscules féodaux, nous détenons une liste de plusieurs noms et prénoms d’individus appelant à un lynchage systématique de nos membres qui osent s’affirment comme citoyens tt simplement. Ces identités seront utilisées et répertoriées en vue d’une saisine des institutions continentales et internationales faute d’une réaction sérieuse du pouvoir malien à court terme.
Ce monde soninké, d’apparence paisible, couve un joug coutumier extrémiste qui verse dans la violence gratuite et sauvage depuis quelques temps dans plusieurs localités soninkés au Mali et ailleurs.

Bon rétablissement à notre frère et militant pour la DIGNITÉ HUMAINE.

Nos sacrifices auront le dessus sur les complexés obscurantistes de la féodalité en milieux soninkés.

Le lien vers les propos gravissimes vantant cette agression sauvage: https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=369797907142235&id=1473902619500387

✅Pour la communication GANBANAAXU FEDDE (Aile Mali🇲🇱)

Source crédit : Réseaux GANBANAAXU FEDDE

L’enjeu du génocide des Peuls au Mali

La réalisation d’une fédération du Mali avec « l’Azawad » explique en grande partie ce génocide des peuls. Un temps imaginée pendant la colonisation, la création d’un Etat regroupant Maures de Mauritanie et Touaregs du Mali au sein de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) a laissé progressivement place à l’idée de l’indépendance du nord du Mali puis à une fédération avec le Mali. Acculé et tenu en laisse, Bamako s’est placé sous la tutelle de Nouakchott qui a un autre agenda : soutenir la lutte des « frères » et régler la question peule, déstabiliser le Sénégal et la sous – région pour définitivement assujettir sa composante noire.

Et la France dans tout çà ? Complice et actrice. Point. Pour abattre un seul jihadiste peul, Amadou Koufa, chef du Front de libération de Macina (FLM), mouvement armé né dans le centre du Mali, elle n’a pas lésiné sur ses moyens. Dans un communiqué, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, a salué l’action de ses forces : « Cette opération a combiné l’action de nombreux moyens aériens : avions Mirage 2000, hélicoptères Tigre et Gazelle appuyés par des drones Reaper, ravitailleur C135 et hélicoptères de manœuvre. Des frappes aériennes ont permis de réaliser un effet de sidération sur l’objectif, puis d’exploiter cette action par des assauts héliportés et par l’engagement au sol des militaires français ».

Pourtant, des voix s’étaient élevées au début de l’occupation du nord du Mali pour alerter, prévenir et proposer des solutions. Elles ont été rendues inaudibles par le silence des classes politiques de notre sous – région. Voici un extrait d’une de nos modestes publications, Boubacar Diagana et moi, en 2012.

« ..La base de la revendication indépendantiste étant identitaire (Touareg), que deviendraient les milliers de Songhaï, Arabes, Fulbé, Bamanan et autres minorités enracinées depuis des siècles dans cette partie du territoire malien ? Plus généralement, la porosité de nos frontières est et nord et le développement d’activités de trafics de tous genres dont cette partie est jusque-là le théâtre constituent une source d’instabilité sérieuse pour les populations des Hodhs et de l’Assaba, ainsi que pour leurs activités productives d’agriculture et d’élevage..L’enseignement ultime à tirer de cette situation pour nous Mauritaniens, est que dans un pays multiracial, il faut prendre en compte les revendications légitimes des différentes composantes au risque de les voir ressurgir plusieurs dizaines d’années plus tard. Pour le cas malien comme pour la Mauritanie, la prise en compte des intérêts de l’ensemble des populations à travers une véritable politique qui mette en valeur les ressources et les spécificités de chacune des parties semble être le meilleur rempart. Cette situation rappelle la nécessité impérieuse d’une véritable décentralisation dont l’objectif recherché est le développement des collectivités territoriales, accordant une large place à la gouvernance locale… ».

Par Ciré BA

Source crédit : Post Facebook de l’auteur.