1. Aïn Varba est une localité de la région du Hodh occidental, à environ 800 kms au sud-est de Nouakchott, la capitale. Le chef-lieu est Aïoun. L’endroit s’est fait connaitre par des violations de la dignité de la personne quand, en 2011, Ira-Mauritanie (Ira-M) y découvrait des pratiques d’esclavage domestique et selon ascendance, avec des ramifications dans d’autres villes. A l’époque, les militants de l’organisation furent copieusement torturés, sur place, sous les ordres du commandant de la brigade de gendarmerie. 2. 10 ans après, un dignitaire de Aïn Varba, le sieur Cheikhna Ould Chehlawi, y a hérité de servants et de servantes, issus de rapts perpétrés, du vivant de son père, contre des noirs, natifs du périmètre alentour. 3. A la suite d’une pré-enquête vigilante, une mission que conduisent AbdallahiAbou Diop, responsable de la commission de défense des droits humains et Laghdaf Ould Neemeu membre du Comité de paix quittait Nouakchott, le 6 novembre, en direction du lieu-dit. Ils bénéficieront de l’appui des bureaux locaux de l’association, à Tintane et Aïoun, avant d’approcher la victime, Mariem Mint Cheibani. En compagnie de cette dernière, la délégation se rend, à Aïn Varba, deux jours après, afin de déposer plainte, auprès de la gendarmerie. Le commandant de brigade a tergiversé et traîné avant d’accepter de recevoir la déposition de la plaignante et d’enregistrer sa requête. La gendarme procéda, alors, à une investigation hâtive puis décida le déferrement du dossier, le 10 novembre courant, devant le Procureur du tribunal compétent, à Aïoun. 4. Le magistrat en question, Mohamed Abdallahi Ould Ahmedou écouta les parties présentes, en l’occurrence le présumé fauteur Cheikhna Ould Chehlawi, la victime Mariem Mint Cheibani et ses deux rejetons. La cadette Salka, encore mineure selon une vidéo fameuse qui circule sur internet, a été donnée en guise de cadeau de mariage, par Cheikhna Ould Chehlawi, à sa propre fille Selemhe; la mère de Salka confirma les faits et griefs, y compris face au parquet. Depuis des années, la dame, bénéficiaire du présent humain, fait travailler l’enfant, chez elle, à Nouakchott. 5. Or, le Procureur de la république, en vertu des réflexes habituels qui consistent à octroyer l’impunité aux groupes dominants, fit ramener la petite Salka, de Nouakchott à Aïoun mais ignora sa maîtresse, Selma Mint Chehlawi. Pire, il entérina les allégations mensongères selon lesquelles l’ainée des deux esclaves – de son prénom Cheikhna, suivant le vœu du maître – serait majeure, ce qui expliquerait sa présence au service de ce dernier. Il importe de noter, ici, que les filles et leur maman ne possèdent aucune pièce d’état civil ; cependant, la mère aurait été enrôlée mais ne jouirait de ses papiers d’identité que par la volonté de son bourreau : elle en userait les jours de scrutin ou lors du retrait des vivres, au titre de la prévention des risques de famine. Bien entendu, Cheikhna Ould Chehlawi veille à récupérer le fruit puisque Mariem Mint Cheibani lui appartient. 6. En effet, faisant fi de toutes les lois incriminant l’esclavage en Mauritanie, il continue d’assujettir les femmes et hommes, de couches vulnérables, en les faisant travailler sans rémunération ; il en offre l’usage, plus ou moins occasionnel, à sa progéniture. Le notable Cheikhna Ould Chehlawi possède plusieurs serviteurs et les exhibe, fièrement au tribunal, pour qu’ils témoignent en sa faveur et le protègent des rigueurs de l’égalité et de la citoyenneté. 7. Pour Ira-M, l’esclavage demeure répandu dans les quartiers chics et résidentiels de la capitale, en particulier la commune de Tevragh Zeina. Il s’étend à la quasi-totalité des centres urbains ; d’ailleurs, si la matrice de l’infériorité de naissance remonte aux villages et campements nomades, elle s’enracine, de manière moins visible, à l’intérieur des villes où, pourtant, le pouvoir d’Etat s’exerce davantage. Paradoxe quotidien, la progéniture des familles de nobles perpétue la relation verticale. Cadres et hauts fonctionnaires y recourent toujours, malgré la proximité du noyau de l’Etat. Il est erroné de penser que l’esclavage n’existe plus que dans les zones enclavées de la Mauritanie. 8. De nombreuses mères s’abstiennent de lever le secret du père, car la femme en situation de captivité subit les viols de ses propriétaires, même mariée. Les responsables de tels actes d’ignominie s’en justifient au nom de livres du code noir, les fameux recueils de la Charia locale où l’on enseigne et vulgarise le traitement du bétail humain. 9. Comme il y a 10 ans, le tribunal argue, aujourd’hui, que IRA-M n’est pas une organisation reconnue ; en conséquence, elle ne saurait ester en justice ni accompagner et encadrer la plaignante. Ainsi, le magistrat évite de convoquer Selemhe Mint Chehlaoui mais n’hésite à rapatrier l’enfant abusée, Salka. 10. IRA – M pressent, là, une menace d’occultation d’un cas flagrant d’exploitation de l’homme par l’homme. En dépit de l’alternance de 2019, la justice de caste résiste à la normalisation et porte entrave aux changements et réformes attendus et ô combien différés. Selon les dernières informations, le Procureur d’Aïoun renvoie, l’affaire, à la brigade de gendarmerie, certainement aux fins de ficeler le « meilleur » prétexte visant à dissimuler – une fois de plus- un crime avéré que ses auteurs assument avec fierté et arrogance.
Initiative de Résurgence Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) Nouakchott, le 10 novembre 2021
Une mission est envoyée depuis Nouakchott il y a quelques jours par l’initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste IRA dirigée par le responsable de la commission des droits de l’homme de l’organisation, Abdellahi Abou Diop , accompagné d’un membre du Comité de Paix LaghdafNeemeu , et a été rejointe depuis Tintan et Aioun par les représentants locaux du mouvement abolitionniste. A l’aube , ce lundi, tous se sont rendus à Ain Varba accompagnés de la victime de la servitude domestique héréditaire, Mariem Mint Cheibani, propriété du nommé Cheikhna Ould Al ChehalawiAtenwajiwi. La victime, Mariem, s’est rebellée contre son maître, qui l’avait soumise à une obéissance cruelle et vexée depuis sa naissance, et a fini par contacter certains militants de IRA dans la localité, qui l’ont mise en contact par téléphone avec Abdelahi Abou Diop , le responsable de la commission des droits de l’homme de Ira Mauritanie . Dès l’arrivée de la mission dans la localité , elle leur confirma que ses deux enfants son victimes d’esclavages Salka et Cheikhna , des mineurs toujours sous le joug de l’esclavage de Cheikhna Chehalawi et ses filles . Il est interdit à la mère esclave de rendre visite à ses filles après avoir échappée du domicile de son maître pour être sous la protection de son miséricordieux mari . Aujourd’hui, la mission IRA soutient la victime, Mariem, devant la Brigade de Gendarmerie de Aîn Varba et Mariem , la victime a déposé une plainte au regard de la loi criminalisant l’esclavage et l’asservissement contre le maître esclavagiste Cheikhna ould Chehalawi et sa famille . La victime demande le recouvrement du droit de ses enfants et exige la fin de la captivité esclavagiste dont ils sont victimes et leurs retour auprès d’elle.
Fraichement rentré au pays après une série d’activités en Europe, le président du mouvement IRA Birame Dah Abeid a tenu le lundi 11 octobre une conférence de presse au niveau de son siège au PK 10.
Le député a abordé d’emblée la question lancinante des concertations nationales en vue, « des concertations entre les différentes composantes de la classe politique et de la société civile que nous attendons avec religiosité et avec un immense espoir », dit-il.
« Une démarche suivie qui soit appropriée et inclusive »
Et de souligner que : « depuis 1978, les mauritaniens courent derrière un pouvoir qui les écoute et qui traite avec sincérité avec le peuple et la classe politique. » Et c’est chose faite et l’espoir que ces concertations soient couronnées de succès a été vivement émis par le conférencier qui a souhaité que la démarche suivie soit appropriée et inclusive.
Abordant la situation qui prévaut, il dira sans sourciller que les mauritaniens ont besoin d’un dialogue, d’une ouverture et d’une attention du pouvoir à leurs problèmes. Et de citer entre autres les inégalités sociales, « les problèmes des populations touchées par le cancer socio-structurel qu’est l’esclavage et celles qui avaient été victimes de l’épuration éthique ».
« Les gabégistes continuent à occuper des postes clés dans la haute administration »
Il a cité aussi l’ampleur de la gabegie, la pauvreté, le chômage et le désespoir suscités par l’échec des services publics avec l’inaccessibilité aux services sociaux de base (Education, Santé, eau potable, routes…)
Cet échec généralisé a, dit-il, été provoqué par la politique de gabegie avec la dilapidation des ressources publiques. Et la gabegie, a-t-il noté, bat son plein. « L’action judiciaire contre Aziz n’a pas été salvatrice et dissuasive pour les gabégistes qui continuent à occuper des postes clés dans la haute administration. »
Cette situation peu enviable n’est pas du goût de la jeunesse qui, selon Birame, est aujourd’hui une jeunesse consciente et éveillée qui aspire à une vie et à une gouvernance meilleure. « Cette jeunesse a les moyens d’investigation et de dénonciation. Il y a possibilité de contestation publique du pouvoir en place mais il y a aussi possibilité de créer le désordre. »
« Nous frôlons le ras-le-bol populaire »
De ce fait le député a lancé un appel au président de la République et à ceux qui l’entourent : « Nous frôlons le ras-le-bol populaire. Les lignes rouges sont en train d’être franchies. Certains responsables gèrent avec insouciance et insolence. Et c’est ce qui a entraîné les problèmes de R’kiz. Le président de la République doit recevoir le pouls direct du peuple. Des mesures d’urgence doivent être prises. Avec la montée des prix, les foyers ne mangent plus à leur faim et basculent dans le désespoir. La vie est chère M. le président.»
« Le pôle IRA-RAG est engagé à soutenir ce dialogue »
Le président du mouvement abolitionniste a réitéré l’engagement du pôle IRA-RAG et sa disposition à soutenir ce dialogue qui pourrait permettre au président de la République « de voir son nom inscrit en lettres d’or dans l’histoire du pays en permettant aux acteurs de s’asseoir sur une même table et régler les problèmes du pays. » « Et pour que ce dialogue réussisse, ajoute-t-il, il faut qu’il soit entamé et conduit avec équité et clairvoyance. Il faut que tous les pôles soient pris en considération. Doivent également être prises en considération les mouvances que les pôles vont identifier. »
« Les engagements pris dans le cadre de l’accord tripartite doivent être respectés »
De l’avis de Birame, ces concertations doivent aussi concerner les ONG les plus en vue de la Société Civile, celles des Veuves et des Orphelins. Et d’ajouter que les rescapés des événements antérieurs doivent être prioritaires. La question des déportés rentrés au pays doit être réglée et les engagements pris dans l’accord tripartite (Mauritanie-Sénégal- HCR) doivent être respectés. Et l’Etat doit ramener ceux qui sont restés au Sénégal et au Mali. « Ce problème doit être réglé à la racine et définitivement. »
« La question des terres est fondamentale pour la cohabitation »
Autres chantiers soulevé : « Les dossiers de la gabegie et le système judiciaire qui est accaparée par une seule communauté à travers sa culture et sa langue. Beaucoup de justiciables ne connaissent pas la langue et il n’existe pas d’interprétariat digne de ce nom. »
L’esclavage agricole a été également a été abordé : « la question des terres est fondamentale pour la cohabitation. Elle est régie par un système féodal et moyenâgeux, un système comparable à celui des Faisandas de l’ancien Brésil. »
« Le problème de la proportionnelle doit être réglé sincèrement »
Sur le point concernant la gouvernance démocratique, Birame a parlé de la Proportionnelle. A ce sujet, il met en jarde le président : «Je souhaite que Ghazouani accepte de poser ce problème pour qu’il soit réglé sincèrement. Pourquoi cette course contre la montre du Conseil des ministres pour créer de nouvelles moughataas. Le président ne doit pas accepter que ses proches l’entrainent vers l’abolition de la proportionnelle aux législatives. Ça y ressemble beaucoup. L’UPR veut que la proportionnelle soit éliminée. Mais on doit l’élargir aux régions de Nouakchott et aux municipalités. »
« Le pouvoir était revenu sur la réforme importante du vote militaire »
Birame a par ailleurs parlé du vote militaire qui avait déjà connu une avancée significative, affirme-t-il. Ainsi les militaires votaient un jour avant le scrutin. Mais en 1993et 1994, ce vote n’avait pas été totalement favorable à l’Etat, c’est pourquoi le pouvoir était revenu sur cette réforme importante.
« En 2014, j’ai eu 7000 votes militaires et en 2019, il n’y avait aucune voix militaire pour moi. Dans les bureaux où se déroulait le vote militaire, les urnes avaient été bourrées. Donc il faut que cette situation soit revue. »
« Le pouvoir doit accepter la compétition »
L’autre grand morceau, selon Birame, c’est le système démocratique. « Le pouvoir doit accepter la compétition. Le pouvoir de Maaouya avait refusé d’accepter la compétition avec AC sous prétexte que dans ce parti il n’y avait pas toutes les composantes. AC avait été interdit. Et pourtant d’après la constitution, les Haratines sont des Maures. Il y a eu le même problème avec IRA et le parti RAG en 2010 et 2013. On prétend que dans le mouvement IRA, il n’y a pas une représentativité de toutes les communautés. C’est ridicule. C’est un problème grossier. Quand on dit que IRA-RAG ne peuvent pas être reconnus car il n’y a pas la composante arabe et pourtant il y a Birame, il y a Oumar Ould Yali. Cela est indéfendable devant l’ONU et la communauté internationale.
« Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? »
Les mauritaniens ne peuvent pas continuer à régler leurs comptes à leurs adversaires et compétiteurs politiques par des décisions arbitraires. Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? Même avec des coalitions, seul le RAG peut avoir un score en 2 chiffres. De ce fait, tous les observateurs savent qu’il n’y a pas de démocratie quand on élimine le principal adversaire et j’espère que Ghazouani va régler cet imbroglio créé par Maouya et Aziz. »
Par un accès de délire obsessionnel, Mohamed El Mounir se lance dans une violente diatribe contre Biram DahAbeid. Mohamed El Mounir promettant de traiter de la situation des hratines et de l’esclavage décide, dès le début de son long pamphlet, de mettre en œuvre une vaine entreprise de calomnie du leader charismatique des citoyens hratines, laissés en rade par tous les régimes successifs de la République.
Son texte d’une longueur excessive, 21 paragraphes, aboutit à un vide sidéral. Aucune innovation, ni idée créatrice, ni amorce de paradigme, pouvant servir d’amélioration de la condition sociale de ces citoyens qu’une honteuse exploitation par des esclavagistes sans foi a réduit à des citoyens de seconde zone. Une cruelle réalité historique incontournable. Mohamed ne dit aucun mot sur l’esclavage, ses crimes et ses conséquences dramatiques. Il en parle au présent en occultant le rôle criminel des esclavagistes. On a l’impression à le lire que ces derniers sont des extraterrestres. Or leurs rejetons, dont il pourrait faire partie lui-même, sont justement là pour continuer l’œuvre de déni, en cherchant par tous les moyens à mettre en cause le seul leader qui s’est dressé courageusement contre les esclavagistes responsables du génocide des hratines.
Mais observons plus en détail ce qu’écrit Mohamed. Il est, à mon avis, ridicule quand il parle de brassage et de métissage des populations. A le voir en tout cas, on ne perçoit aucun signe de métissage chez lui. Je pourrais cent fois lui donner des leçons sur ce registre qu’il méconnaît entièrement. Étant moi-même partagé, et c’est une réalité, entre les communautés bidhan, hratine et même negroafricaine. Père hartani, mère bidhaniya, épouse negroafricaine. Un mauritanien arc-en- ciel qui hait l’injustice sous toutes ses formes. Autre point de discorde. L’insistance inacceptable de Mohamed « sur les radicaux hratines et extrémistes negroafricains qui constituent les soutiens de Biram » le discrédite davantage. C’est cela stigmatiser gratuitement des citoyens et ne pas admettre qu’ils puissent avoir une opinion contraire à la sienne. Il s’arroge le pouvoir de distribuer des bons et mauvais points aux Noirs de notre pays. À quel titre et sous quel dessein ? C’est rien moins qu’une attitude discriminatoire et de profond mépris de ses compatriotes.
Sa déclaration sur les jeunes negroafricains qui seraient, selon lui, non solidaires de Biram est une flagrante contre-vérité. C’est justement le contraire. Les vieux sont restés fidèles à CVE alors que les jeunes ont déserté ce parti en masse. Il faut revoir les meetings de Kaedi et Selibaby pour s’en convaincre et la colère à peine dissimulée de Coumba Ba de l’UPR lors de la campagne présidentielle. Le comble est atteint dans son texte quand il pérore avec emphase qu »il faudrait coopter des dirigeants pour….. les hratines ». Quelle absence de tact, quelle suffisance ! Il met directement en cause le scrutin électoral qui légitime Biram. Ainsi que la forme démocratique des institutions. Il recommande une forme de dictature pour changer les dirigeants hratines actuels. Mohamed perd franchement les pédales et reste aveuglé par sa haine féroce contre Biram. J’en suis déçu et peiné. Dans sa vision politique de ce que doit être la cohabitation, somme toute très pacifique, de nos populations. N’aggravons pas toute cette belle cohésion par d’inutiles et insignifiantes dissensions.
Paris, Sorbonne, présentation par Tania Tinoco de la version française de son livre, relatif aux combats du leader du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, sous le titre «Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance», Paris, le 7 octobre 2021
• Allocution du député Biram Dah Abeid :
Bonsoir, mes frères en conviction !
Je salue, d’emblée, la France des mythes intellectuels et de la morale au service de l’espèce humaine, le refuge des persécutés et des suppliciés de provenance diverse ; oui, elle commence à nous manquer, la France des lumières, du droit, épicentre des révolutions contre l’obscurantisme, la France, terre de réparation pour les femmes et les hommes menacés dans leur intégrité, en quête d’asile et de réconfort, enfin la France de la liberté de conscience, des engagements féministes et de l’abolition de la peine de mort. Cette grande nation, représente, aujourd’hui, l’un des rares et derniers lieux de la terre où l’on rêve encore d’un humanisme universel. Sans nier la face sombre de la traite esclavagiste et de la colonisation, nous respectons ce pays dont, hélas, la belle image tire vers le déclin.
Nous mauritaniens, peuple en lutte contre l’arbitraire, l’esclavage et le racisme, grande était notre déception quand le ministre des affaires étrangères de la France, Jean-Yves Le Drian, lors d’un débat à l’Assemblée nationale de son pays, en 2018, insinua que le député Biram Dah Abeid, alors incarcéré à Nouakchott, serait un « détenu de droit commun ». Ce positionnement de la France et par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, constitue un parti-pris anachronique, dans la compétition, perpétuelle, entre les justes et les fauteurs de supériorité raciale; le propos explique les difficultés actuelles et grandissantes du rapport de l’ancienne puissance coloniale avec l’Afrique. Néanmoins, nous saluons et louons le soutien et l’engagement, à nos côtés, de nombreux amis en France. Je tiens à citer, ici, l’organisation de défense de droits de l’Homme « IRA-France-Mauritanie », une association de droit européen, à l’abri de la censure et de l’intimidation caractéristiques des gouvernances réfractaires au droit et à la transparence sur notre continent, ô combien pillé et meurtri, par ses propres enfants. Je rends hommage aux individualités qui, avec désintéressement et abnégation, ont voulu et pu perpétuer chez nous, l’idée, généreuse et créatrice de sens, celle des aspirations de l’individu à se libérer de l’aliénation, que résume l’article premier de la déclaration de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Ces mots si justes ne sont pas le produit de ma culture, même s’ils y trouvent un écho rétrospectif. Ils résultent d’une expérience historique, loin de chez moi et, pourtant, j’y ai cru, spontanément, dès après les avoir lus et relus ; ce message, nous nous efforçons de le relayer, partout où nous mène l’interaction avec nos semblables, y compris de latitudes lointaines. C’est notre mission et l’horizon de notre devenir de mauritaniens.
Je m’incline, en particulier, en face de nos compagnons de route – Tania, Antonio, Ignacio, Juan, Mathieu – qui ont traduit leur affection à l’endroit d’IRA-Mauritanie, en écrits, visant à répandre et faire connaître notre abnégation, nos modèles d’engagement et repères de non-violence, dans beaucoup de langues et sur la totalité de la mappemonde. Par ailleurs, je me sens dans l’obligation de solliciter, en ce jour symbolique, l’esprit et le souvenir des personnes chères qui nous ont quittés, sans faillir aux réquisitions du combat. Qu’il me soit permis de complimenter celles et ceux, toujours vivants qui, sans tergiverser, gardent, intacts, l’enthousiasme, la détermination et refusent de céder à la corruption et au découragement.
J’évoque et évoquerai, sans répit, le legs de l’éducation et des valeurs que mon père Dah Abeid et ma mère Mata Ahmedou Salem m’ont transmis aux primes heures de l’enfance, en perspective de l’âge adulte, dans une société de caste, foncièrement irrespectueuse de la dignité de la personne. Feu Dah Abeid m’a enseigné le refus, et l’opposition – instantanés – sans calcul ni détours, de l’injustice d’où qu’elle vienne ; feue Mata Ahmedou Salem m’a dispensé une exigeante inclination à partager, avec les humbles, tout le matériel terrestre, les biens d’ici-bas, à donner jusqu’au dernier sous, loin de la peur du dénuement et des lendemains de gêne. Ces principes guident mon action à la tête du mouvement abolitionniste et orientent ma vie, dans la sphère du privé.
Je m’adresse à toutes ces personnes – de mon pays et d’ailleurs, dont les cœurs gorgés de fraternité et d’empathie, battent à l’unisson, afin de servir et vulgariser l’entendement des humanistes, amoureux de la diversité, de la découverte mutuelle, loin des sectes, des millénarismes et des délires des extrémismes métaphysiques en guerre contre la rationalité ; parmi eux, je loue les défenseurs de la loi, de l’écologie et de la paix dans le respect des différences. En vérité, nous sommes pressés d’achever notre bataille de Mauritanie, avant de nous consacrer, avec vous, à la mère des solidarités : nous rêvons d’une répartition équitable des ressources de la terre et de leur renouvellement, en vue d’améliorer l’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins de santé et à un niveau d’éducation qui valorise, par la distinction et l’excellence, les sciences, les arts, la philosophie et la littérature, envers et contre la censure et les dérives inquisitoriales. Ainsi, nous participerions au recul de la xénophobie, de la faim, du populisme outrancier, des désirs hégémoniques, en particulier les plus meurtriers, en l’occurrence les extrémismes confessionnels violents.
Pour notre cas, la République Islamique de Mauritanie, nous avons décidé, dès 2008, d’engager une réflexion, au titre de l’Initiative de Résurgence Abolitionniste (Ira), dont l’objectif demeure la subversion des idées, des mots et des actes porteurs de déconstruction et de remise en cause de la domination. Nous avions exclu d’atteindre la violence corporelle et nous cantonnons aux ressources de la psychologue de masse, en vue d’introduire le doute et la confusion au centre des cercles névralgiques, secondaires et de base, du système; nous demeurons loyaux à la méthode parce que nous en avons étayé et vérifié le succès. Les rapporteurs spéciaux des Nations unies en témoignent assez.
Le programme global d’Ira, visait, dès le début, la démolition de l’ascendant mental des hommes possesseurs d’esclaves, sur leur bétail humain. Il fallait saper l’outil et le ciment de la subordination des populations serviles envers la minorité hégémonique. La guerre imposée à nous par le pouvoir central, sur délégation des tenants de l’esclavagisme, du racisme et de la suprématie linguistique, nous aura accablés d’infortune et de frustration, en termes de liberté, de bien-être, d’intégrité physique et morale. Les prisons, les diabolisations, les privations de travail, ainsi que les sévices, blessures et maltraitances polymorphes, étaient notre lot quotidien, pendant plus de dix ans. Les deux quinquennats de l’ancien Président Ould Abdel Aziz nous ont valu trop d’affliction mais ils raffermissaient notre résolution. Aujourd’hui, qu’emprisonné, la justice le poursuit pour des crimes économiques, nous répugnons à l’accabler.
A la dernière confrontation de cet épilogue décennal, les élections législative et présidentielle de 2018 et 2019 démontraient le potentiel de notre audience. Nous sortîmes victorieux dans les urnes, en dépit des fraudes, de la privation et de l’interdiction de nos structures de participation démocratique. A l’inverse du calcul de nos détracteurs, malgré les intimidations et le peu de moyens, nous parvînmes à élire des députés et des conseillers de commune. J’arrivai, à en croire l’instance d’organisation du vote, en position de second après l’actuel Président de la République. Aujourd’hui, je prétends incarner l’unique offre d’alternance au pouvoir de l’axe de l’alliance aristocraties bureaucratiques, tribale et clanique, tel qu’instauré, sous des formes plus ou moins vernies, depuis le 10 juillet 1978.
Maintenant, chers amis, nous vivons une deuxième phase de réalisation de notre projet pour la Mauritanie et les Mauritaniens. L’Etat, pendant les deux premières années du mandat de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, renonce à l’option de nous éradiquer, bien à rebours de son prédécesseur. Les appels aux meurtres, les campagnes de dénigrement, les excommunications, la prison en plein désert sous un toit de zinc à plus de 50 degrés, les châtiments physiques, ne ponctuent plus la ligne officielle, à nos dépens. Cependant, le danger de la régression persiste car des personnalités influentes du gouvernement, de la haute administration, de la finance et de l’entourage du Président Ghazouani, essaient d’attiser le feu afin de rompre l’apaisement en cours. Ils représentent les intérêts de la conservation, des tribus, des clans et du fanatisme, toutes factions que notre ambition d’égalité et de citoyenneté effraye.
Oui, chers amis, comme partout durant notre passage d’humains sur la terre, l’histoire, les arts et l’ensemble des supports de la mémoire nous apprennent que la quiétude, l’épanouissement et la sérénité s’achètent, au prix de l’équité, de la bienveillance, je dirais de l’amitié et du dialogue franc. Le tarif n’est exorbitant ni le produit surfait. Vivre sans guerre, loin de la crainte, vaut bien des précautions et une dépense immodérée de scrupule. C’est à ce pacte de transition par les réformes, que nous invitons nos compatriotes et le pouvoir du moment. Nous voulons instaurer la normalité au profit de mes frères noirs subsaharienne, autochtones, bâtisseurs du pays et patriotes enthousiastes de pères en fils; et les enfants de la laborieuse communauté Hratin, pourvoyeurs de barrages, de récoltes, de puits, de gardiennage du bétail, depuis toujours confinés aux tâches multiséculaires du muscle et de la sueur. Nous nous engageons à traquer l’esclavage et toutes pratiques similaires jusqu’à ses derniers recoins. Nous souhaitons que les negro-mauritaniens ne fussent plus tués, torturés, déportés, impunément. Nous tenons – objectif non-négociable – à abroger les lois qui protègent le tortionnaire et imposent, aux victimes, le devoir de se taire, leur dit-on, pour préserver la cohésion de la communauté de destin. A l’épreuve des frustrations et du déni de justice, la ruse ne prend plus. Cependant, que personne ne conçoive de l’effroi, à cause de nos emportements légitimes : nous n’avons jamais tué au cours de notre marche vers l’égalité et ne détenons aucune arme létale, à l’inverse de beaucoup de nos compatriotes et détracteurs, des civils détenteurs quasi-exclusifs de fusils d’assauts et de munitions de guerre. Combien de fois, n’avons-nous pas demandé, au pouvoir, de mettre un terme à ce déséquilibre de la terreur dont chacun, ici, pressent la volatilité tragique, à la moindre bavure. Qu’il me soit permis de réitérer l’appel, à l’intention du président de la République Mohamed ould Cheikh El Ghazouani. Le désarmement de la société nous semble relever de l’urgence, si l’on accepte de regarder, sans fard, la détérioration du contexte sécuritaire au Sahel.
Nous avons misé sur une cohabitation détendue avec le pouvoir du Président Ghazouani et la recherche – collaborative – des règles d’une compétition qui ne lèse la vérité du suffrage universel, en vertu du principe « un homme, une voix ». Or, l’objectif requiert bien des préalables : les législateurs ne sont pas élus avec le même nombre de votants, laissant ainsi croire que certains détiendraient une légitimité ou une valeur supérieure, le découpage des circonscriptions favorise nettement un groupe sur citoyens sur d’autres. Mais, il n’y a pas de drame à accepter les arrêts implacables du nombre et de l’évolution sociale. Seule la réhabilitation, je dirais l’assainissement de l’Etat de droit et des libertés démocratiques, du Conseil constitutionnel, des forces de sécurité et de la magistrature permettront de nous économiser, à tous, la rançon de l’insurrection et du ressentiment. Nous chérissons la paix, certes…mais un article si précieux ne saurait se conquérir par la négligence, l’autisme ni la cécité.
L’interview du député Biram DahAbeid accordée à la plateforme TV Tooba depuis Paris. Au micro d’Ibrahim Diallo, le leader abolitionniste mauritanien revient sur plusieurs points sur la vie sociale et politique du pays.
Dans un enregistrement audio où il livre son analyse des récents troubles de Rkiz, et de la situation générale dans le pays, le président de l’Initiative pour la résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie, le député Biram Dah Abeid, tout en regrettant le saccage des biens publics et l’anarchie qui a ébranlé l’Autorité de l’Etat dans cette ville, revient sur les Causes profondes de ce mal-être qui a déjà touché d’autres moughataas du pays et prodigue, comme à son habitude, de précieux conseils au pouvoir du président Ghazouani avec lequel il fume le calumet d’une « paix des braves » depuis son élection en juin 2019.
« Chercher le changement est louable quand ça vise à changer en bien le vécu des citoyens. Mais il y a deux précautions à prendre : le respect de la loi, essentiellement, et la paix civile. C’est ce qui fait que toute organisation a besoin d’une « tête » (un dirigeant) pour en assurer l’encadrement. Un dirigeant capable d’apprécier les circonstances dans lesquelles il faut agir, s’orienter, augmenter ou diminuer l’intensité de la marche. C’est lui qui règle ainsi les aiguilles de la colère, de la dénonciation et des manifestations. Ainsi que les mots et circonstances de la manifestation. Toute organisation sans leader connu – et reconnu – échoue à respecter ces exigences nécessaires mais non suffisantes. Parce qu’il est vrai aussi que jouer le rôle de leader a un prix. Il est soumis à la critique, et même à la vindicte, de la Plèbe, quand il mène son combat avec sérieux, et qu’il veut que son action pousse vers l’avant, ce que beaucoup d’adeptes du statu quo ne veulent pas. Ce qui est arrivé aujourd’hui à R’Kiz est déjà survenu à Tintane et dans d’autres localités du pays; il ne doit plus se répéter, de crainte de devenir une tradition, une manie. Car, quand on banalise de tels actes, on ouvre la porte grande à l’anarchie.
Mais, disons aussi qu’il y a la responsabilité de l’État. La situation de melting-pot actuelle, vécue dans des quartiers populaires comme c’est le cas au PK (Riadh), d’El Mina, de Nouadhibou, Kaedi ou Rosso, appelle à changer radicalement l’optique tribale qui commande toujours le « commerce » de tout pouvoir avec les forces censées le soutenir. Toutes fonctions qui « rapportent » va ainsi à ces forces qui tiennent encore l’arrière-pays. Ils en usent et abusent, sans se dire qu’ils doivent, tout simplement, servir l’État et les citoyens. C’est le cas de ceux nommés au nom de cette moughataa mais également de toutes les autres où les alliances tribales tiennent à avoir leur part du gâteau. Malheureusement, ces « forces » qui ont la confiance du pouvoir ne rendent pas compte des souffrances de ceux qu’ils sont censés représenter.
Le gouvernement doit savoir que la solution secrétaire à elle seule ne suffit pas. Il est vrai que le communiqué du ministère de l’intérieur déclarant que les personnes impliquées dans le saccage des biens publics seront présentées à la justice et punies en fonction de la gravité de leurs actes n’est pas blâmable mais il faut aussi que les « solutions » ne s’arrêtent pas là. Nous avons dépassé Kobenni, Tintane et voilà maintenant R’Kiz. Il faut que les « privilégiés à qui le pouvoir donne tout rendent compte de leur incapacité à canaliser la colère populaire.
Je pense, jusqu’à preuve du contraire, que le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani est sincère dans ce qu’il dit – et fait – qu’il veut que le pays aille de l’avant mais surtout, qui veut la paix et la tranquillité pour le pays, doit revoir cette équation, ces « représentations ». Voir surtout si les « gens des villes » qui ont rompu les amarres d’avec la tribu ne peuvent pas assumer le rôle que les représentants de celle-ci n’arrivent plus à tenir. Dans tous les cas, je pense que la situation actuelle doit être traitée, pas seulement sous l’angle sécuritaire pour réaffirmer l’autorité de l’État mais aussi en prenant en compte les revendications des citoyens qui gagnent chaque jour plus de terrain passant d’une moughataa à une autre. »
Paris, la ville-lumière s’apprête à accueillir une cérémonie de présentation du livre biographique sur l’homme politique et défenseur des droits humains mauritanien, président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid. La journaliste Équatorienne TaniaTinoco, engagée universelle pour les droits de l’Homme, avait rencontré et interviewé le député à Mexico-City (début 2019). Le député activiste a été fraîchement élu à l’assemblée nationale de son pays du fin fond d’une prison insalubre. Impressionnée par le parcours et la trajectoire de l’homme, Tani Tinoco vînt en Mauritanie, suivre le candidat Biram Dah Abeid au cours sa campagne vigoureuse pendant les élections présidentielles de juin 2019. Depuis lors, la journaliste et adepte des droits des personnes, a planché sur une biographie du prisonnier politique le plus incarcéré en Mauritanie. Le leader abolitionniste est un inamovible challenger des militaires aux deux dernières élections présidentielles (2014 et 2019) . Madame Tinoco a déjà publié la version de son œuvre en Espagnol et en Anglais et, le 7 octobre 2021 à Paris, c’est la version française du livre qui a pour titre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » qui est à l’honneur.
✓La cérémonie aura lieu à partir de 19H30 de Paris à l’adresse suivante :
• Amphithéâtre Pierre Henri Titgen Université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Samedi 18 septembre 2021, sous la statue de Cicérone dans le cœur de la ville d’Arpino en Italie, le député Biram Dah Abeid en discussion avec le prestigieux professeur émérite de droit public comparé Mario Patrono, sur la crise du droit constitutionnel en Afrique et dans le monde Arabe. Dans quelques instants, les deux hommes monteront sur le podium, avec un troisième conférencier, le professeur de philosophie classique Giorgio Piras, pour animer la conférence de l’année sur l’œuvre de l’homme d’Etat, homme de lettres et juriste romain MarcusTilluis Cicérone (106-43 avant Jesus Christ). La conférence est thématisée sur les droits humains dans le monde et les droits constitutionnels en Afrique, cas de la Mauritanie.
Après l’allocution du député Biram Dah Abeid à la fin de la conférence qui pour titre : « Liberté C’est la Faculté de Vivre Comme On Veut », sous le patronage du maire d’Arpino Renato Réa, la modération de l’assesseur culturel NicoloCasinelli, la présence du vice-président du conseil régional Mauro Bushchini, et une pléthore de professeurs dont les deux conférenciers qui ont pris la parole en plus du président des réseaux IRA-Mauritanie, Monsieur le Maire Réa a remis à BDA le Cicérone du nom de l’éminent homme d’Etat, juriste et homme de lettres romain.
« Le 15 septembre 2021 à la place du théâtre pendant la période de l’empire Romain, dans la ville de Terni, centre de l’Italie, une foule immense, constituée d’artistes, d’intellectuels, de défenseurs et défenseuses de droits humains, d’hommes et de femmes politiques, ont attendu des heures et sous une pluie torrentielle, le discours du député Mauritanien, président et co-fondateur des réseaux IRA de par le monde. Le discours de BDA, tant attendu par la communauté Iraouis d’Italie, la plus ancienne d’Europe, ce discours a commencé avec 5h de temps de retard. Un retard qui est dû au vol Paris-Roma (mercredi1 5h), raté par BDA et son épouse et compagne de lutte Leila AhmedHmaida. Le fidèle public Italien a attendu patiemment les invités et le conférencier. Ce dernier a pris la parole après que le public ait visionné le documentaire sur le combat d’IRA et BDA en Mauritanie, docu-film réalisé par l’universitaire et cinéaste Italien natif de la ville de Terni, Marco Piantoni. » Compte rendu Réseaux IRA-MAURITANIE
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