Mauritanie : Journées de concertation au sein de lacoordination IRA/RAG

La coordination du mouvement IRA et du parti RAG a entamé hier des journées de concertations et d’échanges entre la direction e la base. Obectif : évaluer la nouvelle approche menée dans le cadre de l’apaisement avec le pouvoir, un processus enclenché il y a plus de deux ans avec l’arrivée du président Ghazouani aux commandes.

Ces 3 journées dont la première s’est tenu ce mercredi 08 septembre à Nouakchott Nord sont supervisées par le président Birame Dah Abeid.

Dans son mot introductif Birame a salué le « climat de paix et de coopération positive entre IRA-RAG et le pouvoir de Ghazouani. »

Et de rappeler qu’après les élections présidentielles de 2019 et la fraude qui s’en est suivi à son détriment, des branches du pouvoir et de l’opposition basée à l’étranger avaient concocté un plan diabolique ayant pour objectif une confrontation violente et sanguinaire entre mauritaniens. Ce plan dit-il a foiré car nous avons choisi le camp du peuple.

Nous avons donc choisi d’éviter l’effusion de sang et la guerre civile car c’est nous qui détenons la force populaire, la jeunesse dynamique et les deux dernières élections présidentielles l’ont prouvé, ajoute-t-il. Et de poursuivre en affirmant, c’est à nous de protéger les mauritaniens en usant de moyens pacifiques.

Et Birame de saluer la nouvelle atmosphère qui permet à IRA/RAG de consolider son emprise, d’avoir l’oreille du pouvoir et partant de mieux défendre les intérêts des populations.

Ainsi IRA ne fait plus face à la répression à l’emprisonnement et aux procès politiques. Beaucoup d’avantages ont été souligné, des progrès notoires et une scène apaisée. C’est là le point de vue de IRA.

Mais face à cette approche il y a des gens qui disent que IRA a perdu son âme en pactisant avec le diable.

Ces journées de concertations constituent un message pour la classe politique et pour le pouvoir. Et comme ont eu à le souligner les différents intervenants les rencontres avec Birame dans les bureaux sont insuffisants.

Ainsi Mahfoud Habib,Mohamed Samba, Salek Ould Maatala, Hamada Ould Lekhal, Abdallahi Abou Diop, Yeslem Ould Salem, Jibril, Bilal Ould Salem, Amadou Traoré, Salem Ould Sid’Ahmed et bien d’autres cadres et militants de IRA/RAG ont tous salué la main tendue du pouvoir mais l’ont jugée insuffisante.

Les intervenants s’impatientent notamment pour la légalisation du mouvement IRA et du parti RAG. Ils ne comprennent pas pourquoi toutes ces tergiversations de la part du pouvoir.

Ils ont aussi réclamé l’instauration de la justice, l’accès aux centres d’enrôlement, la lutte contre l’esclavage, les inégalités, les prix.

Les cadres et militants ont invité le pouvoir a profiter de l’occasion pur lâcher du lest.

Face à ce qu’ils considèrent comme un immobilisme ils menacent de renouer avec la rue, une menace qui exprime un ras-le-bol et qui sonne comme un avertissement.

Notons qu’une journée de concertation similaire se tiendra cet après midi à Sebkha.

Bakari Guèye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/journees-de-concertation-au-sein-de-la-coordination-ira-rag/

✓ Photo-reportage autour de l’évènement via RS :

Birame fait le point de sa tournée dans le Sud et souligne la nécessité du dialogue | Par Bakari Gueye

© Crédit photo Al Akhbar

Le président du mouvement IRA et député au parlement mauritanien, Birame Dah Abeid a tenu ce matin à Nouakchott une conférence de presse dans laquelle il a fait un compte rendu de sa dernière visite dans la vallée (Guidimaka et Gorgol).

Au cours de cette visite il s’est particulièrement intéressé à l’esclavage Soninké mais aussi à la situation peu enviable des populations vulnérables.

Des pratiques esclavagistes bien ancrées

Au Guidimaka où la hiérarchie sociale et les mentalités rétrogrades permettent encore aujourd’hui de maintenir des citoyens en esclavage, la situation est d’autant plus révoltante, s’émeut le leader anti-esclavagiste, qu’elle est cautionnée par les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires, estime-t-il.

Le pouvoir des potentats locaux est toujours très important dans ces zones de l’intérieur du pays où l’Etat est quasi absent selon Birame qui a rejeté au passage la politique de feu Moktar Ould Dadah qui avait marginalisé les chefs tribaux dont la présence est en porte-à-faux avec l’Etat et la citoyenneté.

Selon Birame en matière d’esclavage la société maure est plus ouverte que les sociétés soninké et poular où on est esclave à vie, sans aucune perspective d’évoluer et de changer de statut.

Dans les deux premières sociétés, l’esclave ne peut devenir ni Imam de mosquée ni propriétaire terrien.

Et aujourd’hui, au Guidimaka suite au vent de révolte des esclaves ceux-ci subissent un embargo économique et sont soumis à des traitements humiliants et dégradants.

Avant l’organisation du travail s’effectuait comme suit : les esclaves travaillent les terres de leurs maitres le matin et le soir ils travaillent pour leur propre compte. Mais suite à leur volonté de s’émanciper on assiste à l’expropriation de leurs champs. Et Birame de donner l’exemple de ces paysans qui cultivent leurs champs et qui à la veille de la récolte sont déboutés sur une curieuse décision du juge qui est toujours du côté des soi-disant maîtres.

De ce fait, la main d’œuvre agricole soninké n’a plus de quoi vivre. Et ces « esclaves » sont parfois torturés à l’instar de leurs frères du Guidimaka malien. Le dernier cas en date, c’est celui de l’homme de Dafort qui a été cruellement torturé et filmé en toute impunité.

L’administration locale (police, justice) tolère ces graves manquements, s’indigne-t-il.

Au cours de cette visite, le député affirme avoir consacré 48 heures d’affilées pour écouter les témoignages poignants des populations victimes de l’injustice, des personnes qui n’ont rien ni aucun droit.

Et les maîtres font recours à l’administration pour sanctionner les esclaves dit-il et ce au grand dam de l’Etat dont le rôle est la protection des citoyens et de la loi.

Birame est revenu sur ce qu’il considère comme la décennie de tous les dangers et où il avait été diabolisé avec son mouvement et présenté comme un suppôt des européens, des juifs et des américains.

Les accusations d’anti-maures et de potentiel partisan de la guerre civile, les pressions de toutes sortes ne l’ont pas poussé à quitter le pays. J’ai dit-il continué à lutter pour la cause que je défends et pour mes principes.

Il a salué au passage le climat de liberté et d’apaisement qui règne dans le pays et qui lui permet aujourd’hui de mener librement ses activités et de lutter contre l’esclavage au sein de toutes les communautés.

« Ghazouani doit s’attaquer à l’esclavaje dans toutes les communautés »

Maintenant il s’attaque à la lutte contre ce phénomène dans la société soninké et après le Covid promet-il, ce sera au sein de la société poular.

L’esclavage est toujours là, assure Birame qui conseille au président Ghazouani de s’attaquer à ce phénomène au sein de toutes les communautés, d’ouvrer pour l’instauration de l’Etat de droit et jeter un coup d’œil sur ce qui se passe dans la Mauritanie profonde.

Tous ces problèmes devraient être posés au dialogue en vue et solutionnés.

« Aucun recul des libertés »

A ce sujet Birame salue l’ouverture du président Ghazouani. Ceux qui disent qu’il y a un recul des libertés cherchent peut-être qu’on revienne à la case départ, une situation qui les arrange dit-il. Pour lui, on doit éviter la confrontation.

Mais poursuit-il tout n’est pas réglé et beaucoup reste à faire. Et le député de donner des exemples frappants, des situations qu’il a observé de visu au cours de cette tournée.

Une absence de l’Etat

Dans un village du Guidimaka on trouve une école de 6 niveaux et qui ne dispose que d’un seul maître et d’une seule salle de classe. Et dans cette école fantôme créée en 1995, il n’y a jamais eu un admis à l’entrée en 6ème (collège).

Dans un autre villaje il y a une école créée en 1993 mais il n’y a jamais eu l’organisation du concours d’entrée en 6ème.

Les élèves arrêtent leur scolarité dès la 2ème année. C’est paraît-il un modèle dans la région.

Dans un autre village, les populations ne peuvent pas boire l’eau d’une ADP (sondage) construit par l’Etat.

Autre anomalie, cette fois-ci dans le village de Kelinkino situé à quelques encablures de Sélibaby où la mosquée financée par la diaspora avec la bagatelle de 80 millions d’ouguiyas. Pour la famille de maîtres de la localité, l’imam ne peut être issu que de ses rangs.

Les bailleurs disent niet et c’est la bagarre générale et la fermeture de la mosquée.

Des histoires à couper le souffle dans une région où la vie sociale est toujours régie en vertu d’une mentalité et de comportements barbares et moyenâgeux.

Au cours de cette conférence de presse, Birame a répondu aux questions des journalistes qui ont abordé entres autres la récente conférence de presse de l’opposition, la situation des orpailleurs les résultats du bac, les prestations de la SOMELEC, les fonds obtenus durant la dernière présidentielle et l’absence remarqué du député anti-esclavagiste à l’occasion des sessions parlementaires.

Bakari Gueye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/birame-fait-le-point-de-sa-tournee-dans-le-sud-et-souligne-la-necessite-du-dialogue/

✓Le député mauritanien BDA assiste à un point de presse avec une association d’intégration des albinos en Mauritanie.

Dans un hôtel à Nouakchott, ce 18 août 2021 le député mauritanien Biram Dah Abeid (président des réseaux IRA-Mauritanie) a pris part à une conférence de presse auprès de l’association qui défend les droits légitimes de personnes albinos en Mauritanie. Dans une prise de parole, le député BDA a exprimé son soutien résolu à l’association et assurant qu’il va plaider leur cause pour une intégration soutenue et la prise en compte de leurs spécificités dans tous les domaines de la vie sociale et professionnelle.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

• KS pour le BLOG

Le décryptage de la tournée de Biram Dah Abeîd au Guidimakha | Par Abdalahi Sassine

Le mensonge est séduisant et fascinant. Il est également brillant et éloquent mais seulement de manière éphémère comme une mauvaise herbe dans un verger.

Aidez-moi à me retrouver. Je n’en peux plus. On m’a toujours fait comprendre qu’il n’y a pas d’esclavage chez les soninkés au Guidimakha. Il y a juste ces dernières années un mouvement extrémiste qui s’emploie à créer la zizanie au sein de la société. J’y ai cru bêtement.

Désormais, je renonce à cette assertion. Et pour cause, j’ai suivi sur Facebook la visite du député et président du mouvement abolitionniste, IRA chez les Soninkés dans la wilaya du Guidimakha.

Les images forcent l’estime de l’homme qui a changé de discours et trouvé un interlocuteur attentif, en la personne du président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Au Guidimakha, ces cinq dernières années sont marquées par une espèce de big bang social caractérisé par le réveil de la majorité silencieuse appelée esclaves. Au début, l’Etat a fait semblant de ne rien entendre. Ensuite, elle a essayé de faire l’arbitrage en faisant fi des lois du pays pourtant particulièrement sévères sur les pratiques esclavagistes. Et après, il mord à l’hameçon des soninkés : la corruption. Conséquence le droit ne sera jamais dit. Les pauvres populations s’entredéchirent et s’organisent à soudoyer l’administration locale qui trouve la situation « appétissante ».

Contre toute attente.

Voilà un député qui fait cavalier seul en allant à la rencontre des populations pour les entendre sur une problématique devenue sérieuse du fait qu’elle impacte négativement un segment du vivre-ensemble et l’unité nationale : l’esclavage coutumier.

Dans d’autres démocraties, c’est l’assemblée nationale forte de sa légitimité et de sa stature de conglomérats de représentants du peuple qui se saisit de cette question aux relents de défense des droits humains puisse qu’il s’agit de la dignité humaine dont il s’agit. Mais hélas !

Je disais alors que j’ai été roulé dans la farine, en croyant naïvement à ce que me disaient mes amis soninké du Guidimakha sur la question de l’esclavage.

Mais quand, je regarde l’aura de l’accueil réservée à Biram Dah Abeîd, je comprends aisément là où se situe la vérité.

Cet accueil est digne de celui d’un chef de l’Etat. Celui qui a brigué au chiffrage universel. Celui qui gouverne et dirige le pays. Il offre les postes ministériels et est dépositaire de la force publique et de tous les avantages y afférents : il tient les cordons de la bourse.

Un président de la république avec sa position jouit de tous les pouvoirs. Ainsi ses partisans peuvent mobiliser les foules par les mécanismes que nous connaissons tous. Mais la conviction et la sincérité ne sont pas là : C’est le piège de la mise en scène.

En revanche, les images que j’ai vues montrent des populations déchainées et libérées accueillant Biram Dah Abeîd comme un libérateur. Elles traduisent la vérité et le mal être des populations victimes de l’arbitraire.

Pendant les réunions aux allures d’audiences foraines, les anciens esclaves se relaient devant le député : chacun raconte son histoire et son calvaire lié au foncier.

C’est ahurissant ! Mais où est la république ? A quoi servent toutes nos lois votées contre l’esclavage ? Le silence de l’Etat est coupable et complice. C’est le moins qu’on puisse dire.

En revanche, la démarche du Président du mouvement abolitionniste est salutaire et constitue un cours magistral dispensé pour servir la démocratie et l’Etat de droit.

Abdallahi Sassine

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-decryptage-de-la-tournee-de-biram-dah-abeid-au-guidimakha/

« ✓Quelques moments forts de la visite du député #Biram #Dah #Abeid au #Guidimagha (Août 2021) » [Vidéo] sur YouTube

Le député mauritanien Biram Dah Abeid et sa délégation composée de cadres du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie et du parti RAG effectuent une visite de prise de contact dans 2 régions du Sud mauritanien (Gorgol et Guidimagha). Ces dernières heures , quelques rencontres chaleureuses ont eu lieu de Tachott à Selibaby. Séances d’accueil du public en liesse , de rencontres d’explications et d’écoute, et prise en charge des doléances à l’occasion. Ce matin du 10 août 2021, il a rendu visite à Selibaby au militant anti-esclavagiste soninké Samba Moussa Koné lâchement lynché et assommé par des extrémistes féodaux dans le village de Dafort le 31 juillet 2021, lire https://cridem.org/C_Info.php?article=747569 .

Pour rappel, le leader abolitionniste avait été empêché par l’ancien pouvoir mauritanien en mai 2017 d’entamer une visite similaire dans la région du Guidimagha où couvent d’innombrables problématiques criantes liées à l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés.

✓ Suivre quelques photos de la visite :

Birame à propos des sorties médiatiques de Ghazouani : sur le dialogue politique, le retour de Maaouiya et le passif humanitaire

Après les sorties médiatiques du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, sur des médias internationaux, Jeune Afrique, RFI et France 24, le leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), le député Birame Dah Abeid, a réagi sur trois points abordés par Ghazouani lors de ses interviews, notamment le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire. En question subsidiaire, l’esclavage foncier.




Dans une interview qu’il m’a accordée ce dimanche 1er août 2021 à son domicile au P.K 10 de Nouakchott, le président du mouvement IRA, le député Birame Dah Abeid est revenu sur les sorties récentes du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, notamment sur Jeune Afrique, RFI et France 24. Dans cette interview, Birame déclare être circonspect et opposé aux déclarations de Ghazouani sur trois points, le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil au Qatar, Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire.

Concernant le dialogue national que réclame l’opposition, le Président de la République juge que le fait de parler de dialogue national laisse penser à une situation de crise. Or, ce n’est pas le cas en Mauritanie, selon lui. Il précise qu’une ouverture a été déjà faite en direction de l’opposition et de la société civile et que des échanges peuvent déboucher sur des conclusions positives qu’il n’y aura aucun complexe à mettre en œuvre. Est-ce suffisant selon vous ?

Birame Dah Abeid : en réponse à la déclaration du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani sur la non nécessité d’un dialogue politique, je ne pense pas que cela soit une position judicieuse, car elle n’est pas celle de l’ensemble de la classe politique, notamment l’opposition. Tout le monde apprécie certes l’approche qu’il a initiée, une approche non vindicative. Lui-même n’est pas un insulteur public comme son prédécesseur. Il a été attentif à nos propos, il nous a écoutés et nous avons été sincères avec lui.

Le retour qu’il devait faire, ce n’est pas le déni de la nécessité du dialogue. Cette norme du dialogue nous l’avons apprécié en tant que tel, et le fait que l’homme du dialogue se déclare pas du tout disposé au dialogue, n’est pas constructif.

Nous espérons que le président Mohamed Cheikh Ghazouani sur ce point, puisse comprendre ce que nous avons toujours réitéré. Nous n’avons pas dit qu’il est venu et qu’il a créé une crise, ou que son gouvernement l’ait fait. Mais nous avons espéré et demandé, après ces premières démarches, que c’est lui qui allait mettre fin aux différentes crises qui ont été orchestrées par ses prédécesseurs. Ces crises continuent encore à faire des victimes et à empoisonner la vie nationale, la vie entre les communautés nationales, et entre les citoyens et l’Etat. Il s’agit de crises multiformes qu’il est superflu d’énumérer tous et qui sont connus. Ces crises nécessitent un dialogue, ou appelez-le comme vous voulez, mais quand même, elles nécessitent un dialogue sérieux, approfondi et organisé, avec le parrainage du Président de la République, entre l’opposition et le pouvoir.

Dans son interview à Jeune Afrique, le Président Ghazouani a fait allusion au règlement du passif humanitaire, en évoquant le dédommagement des victimes. Qu’en pensez-vous ?

Birame Dah Abeid : justement parmi les problèmes que j’évoquais, il y a ce qui est appelé pudiquement, passif humanitaire qui n’est pas un problème dépassé. Je serai surpris d’apprendre que le président des la république pense que ce dossier se résume à une question de dédommagement pécuniaire oubliant qu’il y a des aspects beaucoup plus importants comme l’aspect de la cohabitation nationale présente et future et ses ramifications politiques, morales et judiciaires. Tous les Mauritaniens aspirent au règlement définitif de ce dossier qui est une véritable question nationale.

Dans ses interviews, le Président Ghazouani a également évoqué le retour au pays de Maaouiya Sid’Ahmed Taya, quel est votre avis ?

Birame Dah Abeid : Maaouiya Sid’Ahmed Taya, l’ancien président actuellement en exil au Qatar, symbolise le martyre de plusieurs centaines de milliers de mauritaniens. La terreur qu’il a orchestrée au dépend d’une grande partie de la communauté nationale en fait un bourreau dont le retour ne peut pas être un retour normal. Son vécu à côté des Mauritaniens ne peut pas être un vécu normal. Maaouiya s’il retourne au pays, ce sera l’occasion pour la justice, si nous sommes dans un État de droit, d’ouvrir le dossier de la tentative d’épuration ethnique des années 80-90 dont il est le premier responsable

Il s’agit en fait d’un dossier à plusieurs facettes, avec des centaines, voire des milliers de victimes, les disparitions, les déportations, les expropriations, les exécutions extra-judiciaires, la radiation de fonctionnaires civils et militaires. Le retour de Maaouiya ne peut nullement être le retour d’une personne normale.

Beaucoup soutiennent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur le champ de la lutte contre l’esclavage, quelle est votre réponse ?

Birame Dah Abeid : les gens se trompent quand ils pensent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur la question des droits de l’Homme ou prennent leurs désirs malsains pour des réalités.. Je réitère ici non sans regret, que pendant les deux années du président Mohamed Cheikh Ghazouani, s’il y a des dossiers sur lesquels il n’y a eu aucune avancée, c’est le dossier de l’esclavage, notamment l’esclavage agricole et foncier qui gangrène la société rurale maure aussi bien que la société négro-africaine.

Il s’agit de deux phénomènes graves qui restent en l’état. Ghazwani n’a pas encore apporté sa pierre dans l’édifice de LUTTE contre l’esclavage domestique et agricole l’esclavage domestique et agricole. C’est pourquoi les féodaux esclavagistes poursuivent leurs forfaits en toute impunité. Parmi ces forfaits, que nous suivons et traitons, tout en apportant appui aux victimes, ce qui vient de se passer à Dafor au Guidimagha où un esclave a été lynché, mais aussi dans un village haratine près de Tamchakett où les habitants subissent un esclavage agricole. Tous ces cas sont suivis par la commission des droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, mais aussi par nos militants qui ont relayé ces informations au niveau de réseaux sociaux.

Seulement, deux éléments manquent au dispositif qui faisait que les actions d’IRA sur le terrain occupaient le devant de l’actualité. Premièrement, Aziz et sa machine répressive ne sont plus là. Du coup, la répression des membres d’IRA qui alimentaient l’actualité a disparu. Deuxièmement, les quatre principaux organes de presse francophone, Cridem, Le Calame, L’Authentique, le Quotidien de Nouakchott, qui relayaient les actions d’éclat du mouvement IRA ont été domestiqués par un puissant homme d’affaires, Mohamed Bouamatou, le principal adversaire du mouvement IRA. Il leur a interdit de publier la moindre action d’IRA. Du coup, le monde extérieur ne trouve plus les échos des actions du mouvement IRA. C’est pourquoi les gens pensent qu’IRA ne fait plus d’activités.

✓Propos recueillis par Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/08/02/birame-a-propos-des-sorties-mediatiques-de-ghazouani-sur-le-dialogue-politique-le-retour-de-maaouiya-et-le-passif-humanitaire/

✓Birame préconise la révision du plan urbain de Nouakchott et la loi sur les symboles de l’Etat (Initiative news)

Au cours d’une conférence de presse tenue ce matin à Nouakchott dans son siège à l’Ilot K, le député et président du mouvement IRA Birame Dah Abeid a évoqué tour à tour l’anarchie consacrée par le plan urbain de Nouakchott et la fameuse loi sur les symboles de l’Etat qui défraie actuellement la chronique en Mauritanie.

« 1 million d’habitants pour 7 millions de terrains à usage d’habitation »

Pou lui il convient d’agir pour exécuter un plan urbain clair qui est une nécessité dit-il dans une capitale d’environ 1 million d’habitants pour 7 millions de terrains à usage d’habitation.

Cette situation marquée par une inflation de terrains, s’explique selon le député par la spéculation foncière. Et parallèlement on trouve des milliers de personnes qui squattent les rues, les espaces publics et les bâtiments en chantier à Tevrak Zeina, Soukouk, au Ksar Nord…

Ces espaces sont occupés par des citoyens sans revenus, des travailleurs manuels…

Il s’agit d’un phénomène inhumain qui doit disparaitre car il ternit aussi l’image de la capitale.

Ces habitants doivent être relogés dans des zones loties et bénéficier des services sociaux de base et de l’aide publique.

Birame a annoncé le lancement la semaine prochaine d’une vaste campagne de sensibilisation et un appel dans ce sens a été lancé à l’Etat, la Société Civile, les partis politiques, et toutes les forces vives qui sont invitées à soutenir cette opération.

Abordant le second thème à l’ordre du jour, le président du mouvement IRA a d’emblée salué la loi sur la double nationalité pour laquelle il a lutté. C’est une bonne chose poursuit-il pour nos communautés installés à l’étranger qui ont souffert de l’absence de la double nationalité et notamment ceux installés dans l’espace CEDEAO dont certains avaient renoncé à leur nationalité mauritanienne pour pouvoir bénéficier des avantages de leurs pays d’accueil.

«La liberté d’expression doit être préservée »

Parlant de la loi sur les symboles Birame estime qu’elle est grave pour la liberté d’expression. De ce fait elle doit être revue car la liberté d’expression doit être préservée. Il préconise la promulgation de deux lois, l’une sur la liberté de la presse et l’autre sur la diffamation qui est un phénomène récurrent dans les réseaux sociaux et qui s’explique par le fait que certains n’ont pas pu résister à la concurrence et se faire une place dans les paysages m médiatique et politique.

Ainsi poursuit le député, aujourd’hui beaucoup de gens contrairement à nous ont peur de donner leur opinion de peur d’être lynché par les réseaux sociaux. Dans tous les pays existent une loi sur la diffamation. On ne doit pas mettre tout le monde dans le même sac.

Répondant à une question concernant le message qui s’en prend à la mère du président Ghazouani diffusé par Hassan Aba de IRA Belgique Birame s’en désolidarise et affirme que ce message ne représente pas IRA Belgique. Il ne représente que son auteur. Et d’expliquer que les différents mouvements de IRA dans le monde sont régis par les lois des pays d’accueil et ils ne dépendent pas de IRA Mauritanie avec qui ils ont des relations morales.

En conclusion Birame a salué l’ouverture du président Ghazouani. Avant son avènement au pouvoir, la presse et les réseaux sociaux n’étaient pas libres. Ils étaient de son avis contrôlés par l’ancien régime.

Bakari Gueye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/birame-preconise-la-revision-du-plan-urbain-de-nouakchott-et-la-loi-sur-les-symboles-de-letat/

✓À suivre « Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale » sur YouTube | En date du 24 juillet 2021 – Plateforme mauritanie.com

Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale, M. Biram Dah Abeid par les sites Mauritania-com. Plusieurs sujets sont abordés sans tabou, notamment la question du projet de loi sur la double nationalité, puis, le fameux projet de loi nous dit-on pour protéger les symboles de l’état et la visite effectuée récemment par le député qui était accompagné par le présidente du RAG, M. Oumar Ould Yali et d’autres cadres IRA-Mauritanie dans le Trarza, Brakna et Gorgol.



L’accueil, surtout, les doléances des populations qu’ils ont pu recevoir sur place. Qu’on l’aime ou pas, nul ne pourra nier que le président Biram Dah Abeid est profondément préoccupé par la situation que vivent les populations les plus vulnérables à l’intérieur du pays, qui sont les plus exposées aux injustices. La photo de l’image nous rappelle ce mai 2017, lors qu’il a voulu se rendre dans le Guidimakha en traversant le fleuve qui nous sépare du Sénégal par Gouraye pour s’acquérir de la situation sur place.

Les féodaux du Guidimakha et leur homme fort de l’époque Mohamed Ould Abdel Aziz l’ont empêché d’entrée en contact manu-militari avec les populations afin de dissimiler l’esclavage coutumier par ascendance qui se perpétue encore dans la région avec la complicité de certains cadres de la région (ministre, directeur, député, maire etc…) qui sont adoubés par l’administration locale. Le directeur Alioune Sow et son staff remercient le député et son équipe pour le temps qu’ils ont voulu accorder aux sites mauritania-com

©️ Crédit source : Post et élément YouTube par l’activiste des droits humains Diko Hanoune

Mauritanie | Biram Dah Abeid s’oppose à la loi sur les symboles (RMI-INFO)

Dans un enregistrement largement partagé ce vendredi 23 juillet 2021, le député Biram Dah Abeid a déclaré son opposition au très controversé projet de loi sur la protection des symboles étatiques. Il a invoqué en effet le recul des libertés et le musuellement des activistes. Ce projet de loi fait peur et constitue un coup d’état sur les acquis dans les domaines des de la liberté d’expression selon le président de l’IRA.

Il a indiqué que le président de la République Mohamed Cheikh El Ghazouani doit arrêter le processus afin de conserver son aura au sein de l’opposition radicale et la société civile.

Selon lui, compte tenu de la majorité écrasante de la majorité, qui transforme le Parlement à une chambre d’enregistrement, il a privilégié plutôt de discuter directement avec les décideurs notamment le Chef de l’état et le Premier ministre. Enfin selon Biram, la Mauritanie dispose des lois qui contrôlent et participent à l’assainissement des réseaux sociaux.

La rédaction

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2941359779454177/

✓Film-documentaire sur IRA-Mauritanie | Regardez « La lutte non-violente contre l’esclavage en Mauritanie » sur YouTube

Le journaliste Italien Marco Piantoni et la Fédération Italienne des Droits de l’Homme, viennent de publier un documentaire tourné en Mauritanie pendant les élections présidentielles de 2019, sur le militantisme pacifique du président d’IRA-M Biram Dah Abeid. Le documentaire a été diffusé pour la première fois ce Mardi 20 juillet 2021 dans une salle de l’assemblée nationale italienne, devant un parterre de députés, d’hommes politiques, de défenseurs de droits humains ainsi que des journalistes sympathisants de la lutte pour les droits civiques menée par Ira-M et son leader depuis plus d’une décennie.

©️ Crédit source : réseaux IRA-Mauritanie