Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

La ferveur électorale à l’ambassade de Mauritanie à Paris : La journée en Photo Reportage !

La journée du 1 septembre 2018 marque le premier acte des élections municipales, régionales et législatives en Mauritanie. À Paris, au sein de l’ambassade de Mauritanie dans le chic 16ème arrondissement, la diaspora mauritanienne s’est mobilisée fortement afin d’accomplir leur devoir civique. 4 bureaux de vote ont été prévus pour accueillir les électeurs. D’après de témoignages recueillis sur place, certaines personnes ont attendu plus de 3 heures de file d’attente avant d’accéder aux bureaux de vote. L’affluence était phénoménale et sans précédent selon diverses sources connaissant le « petit monde politique » de la diaspora par rapport aux échéances électorales du passé. Les opérations de vote ont commencé à 7 heures pour finir à 19H. Il est lieu de signaler la présence d’une urne symbolique aux environs de l’ambassade, gérée par les éléments de IRA-FRANCE faisant office d’une pétition citoyenne demandant la libération de leur leader abolitionniste Biram Dah Abeid aux arrêts depuis le 7 août dernier. Aux dernières nouvelles, Mr Biram Dah Abeid, PRIX Onusien 2013 pour son engagement pacifique antiesclavagiste, est élu député sur la liste nationale SAWAB lors de ce premier tour.

Ainsi d’après divers chiffres recueillis et croisés, nous avons décidé de publier ces résultats marquants :

■ Résultats de la France pour les 5 premiers partis

~Liste nationale Mixte

Sawab 260

UPR 170

UFP 138

TAWASOUL 107

CND 19

~Liste des femmes

CND 237

SAWAB 162

UFP 155

UPR 150

TAWASOUL 81

Par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

Les entrevues du président Biram Dah Abeid avec le juge d’instruction Mohamed Vadel Limam

1- Première entrevue
Le 13 août le juge d’instruction Mohamed Vadel Limam me fit d’abord avant de m’interroger, un cours sur le régime de démocratie, de justice et de séparation des pouvoirs en vigueur en Mauritanie. Je lui dis que le ministère public a inventé de toutes pièces le chef d’inculpation : menaces de mort et violence et lui ai fait remarquer qu’à chaque fois que je suis arrêté, depuis 2010 jusqu’à nos jours, le pouvoir invente ces accusations dans le souci de brouiller mon image de militant pacifique. Le juge réagi en brossant un tableau idéal du pouvoir politique mauritanien et surtout de la bonne conduite du ministère public, du parquet et de la police qui, selon lui sont des institutions au dessus de tout soupçon et me dis que la garde à vue très prolongée d’une semaine, les privations de sommeil, de visite parentale, de visites de médecins et d’avocats, relèvent de quelque chose de normale dans la procédure; il a ajouté après mon insistance que la privation de lecture pendant cette longue et pénible semaine dans le cachot de la police comme la privation de bain, de natte comme de couverture ou moustiquaires ne mérite pas d’être posée pour un juge car relevant de banalités et ceux qui posent ce genre de problèmes sont des politiciens qui visent à politiser les dossiers judiciaires et il affirme avec force que chez lui la politisation ne passera pas et considère que le procureur et la police ont très bien fait leur travail et qu’ en Mauritanie, le pouvoir politique est totalement neutre dans les affaires de justice comme celle-ci.
Concernant le dossier, Mohamed Vadel Limam m’a posé deux questions et m’a fait une affirmation. La première question : est ce que tu reconnais les chefs d’inculpations dont t’accuse le parquet? J’ai répondu : non. La deuxième question : est ce que tu es prêt à demander des excuses à Dedde Abdallah que tu as traité d’agent de la police politique? J’ai répondu : non et je persiste et signe que Dedde Abdallah est une taupe de la cellule de police politique chargée de s’occuper de Biram Dah Abeid ayant pour mission d’abuser de ma confiance, de provoquer une controverse et de faire un faux témoignage et de fausses déclarations pour donner un minimum de prétexte au régime de Mohamed Ould Abdelaziz que ce dernier utiliserait pour écarter Biram du champ des droits humains et des élections en 2018 et en 2019 et c’est ce qui est entrain d’être réalisé. L’affirmation du juge: même si tu lui avait demandé des excuses et même si le plaignant retirait sa plainte, moi je t’enverrais en prison et je te dis dés à présent que tu va aller en prison, je t’envoie tout de suite dedans, mais je te conseille de laisser la politique et surtout de laisser cette activité insignifiante que sont les élections, oublie les élections, repose toi et quand Dieu te donne l’occasion de sortir, après avoir demander des excuses à ce journaliste, occupe toi de ta santé et laisse de côté la politique.
En même temps, il signe le mandat de dépôt en prison pour moi et Abdallahi Hussein Messaoud, un militant d’IRA et nous envoie en prison.
Deuxième entrevue du juge d’instruction Mohamed Vadel ould Limam avec Biram Dah Abeid.

Trois jours après son incarcération expéditive, abusive et non sans zèle exacerbé par le juge d’instruction du tribunal de Nouakchott-Sud Mohamed Vadel Ould Limam, ce dernier émet une ordonnance d’extraction pour BDA et son codétenu le militant d’IRA Abdallahi Houssein Messaoud et ce pour une deuxième comparution. Le ministère public met son véto et bloque la procédure d’un juge assis sensé être indépendant et souverain.
2- Deuxième entrevue
Le mercredi 29 août le juge arrive brusquement à la prison et veut procéder à l’interrogatoire de Biram Dah Abeid et Abdallahi Houssein Messaoud. Les deux prévenus refusent de s’apprêter aux jeux de questions-réponses auquel le juge aux intentions indicatives et partisanes bien affichées, voudrait se prêter. Les deux détenus arguent que leurs avocats ne sont no présents ni informés; et eux mêmes sont jetés de puis deux semaines dans un couloir d’une cours exigüe de la prison, sans toit susceptible de les couvrir de la pluie qui tombe de manière récurrente sur Nouakchott en cette période. Ils sont astreints à l’insomnie et au manque de quiétude car ne disposant pas de cellules ou de demeures dans la prison comme beaucoup d’autres prisonniers. La prison civile de Nouakchott étant très largement surpeuplée. Et les détenus d’opinion comme ceux d’IRA sont très souvent visés par les maltraitances en prison comme dans les cachots de police.
Le juge menace de nouveau les deux détenus, leurs enjoignant de savoir que la loi leur sera appliquée pour faire justice à un citoyen qui a porté plainte contre eux. Il insiste que le pouvoir politique est neutre et les juges sont indépendants. Biram Dah Abeid prend la parole pour déconstruire les assertions du juge à propos de la neutralité du pouvoir politique et de l’impartialité des juges. Il lance au juge, vous copiez les contre-vérités du pouvoir que vous prenez comme vérités immuables quand vous jugez ses accusations récurrentes à tous les détenus d’IRA depuis 2010 jusqu’à nos jours : violences, incitations à la violence, à la haine, à la mort, vous avez jugé ces mensonges comme des faits avérés alors qu’il n’en est absolument rien. Aucun fait, minime qu’il soit ne milite pour votre conviction; et seule la volonté de pouvoir de Mohamed Ould Abdelaziz de mettre un terme à l’activisme légal et pacifique d’IRA et de son aile politique, alimente votre volonté et votre acharnement à nous inventer des faits de délit et nous priver de nos libertés tout en nous diffamant dans vos médias et dans vos mosquées.
Nous n’accepterons pas de répondre à vos questions alors que vous ne pouvez même pas cacher vos préjugés inquisiteurs, partisans et insolemment racistes et politiques. Vous savez bien monsieur le juge que votre souci et votre engagement n’est pas pour la vérité et la justice, mais vous êtes animés de la volonté forcenée de punir Biram Dah Abeid et ses partisans pour leur lutte incorruptible contre l »esclavage, le racisme et pour une vraie démocratie et un vrai État de droit en Mauritanie. Donc c’est seulement en présence de nos avocats que vous n’avez pas voulu informer, que nous répondrons à vos questions.
Le juge réplique qu’il n’est pas concerné par la manière dont on nous traite en prison et qu’il s’en fiche pas mal de cette situation même s’il accepte qu’elle est difficile et déplorable. Il ajoute néanmoins qu’il nous met en demeure d’accepter tout de suite l’interrogatoire sinon il va aller en congés et suspendre la procédure dans notre dossier jusqu’à la fin du moi d’octobre 2018 tout en nous gardant en prison. Nous lui avons répliqué que libre à lui de faire l’injustice qui lui sied et que nous, nous maintenons notre position qui consiste à ne parler qu’en la présence de nos avocats.
Alors il a conclu en disant donc restez ici en prison jusqu’à mon retour de congés fin octobre

Fin de l’entrevue.

Nouakchott le 01/09/2018

Biram Dah Abeid

Source crédit : Réseaux IRA-MAURITANIE.

Mauritanie : Lettre de Biram Dah Abeid, prison civile de Nouakchott.

De la cécité du maître à la prescience de l’esclave.

■Récit d’une manipulation de dilettante

Abstract : Entre les militaires de mon pays et moi subsiste un mécompte séculaire, que nous peinons, ensemble, à apurer ; de notre laborieuse insolvabilité à deux, découlent des épanchements de bile et des déglutitions de rancœurs, d’une régularité plus ou moins mesurable. Leur vaine rébellion contre le temps me conforte et procure de la pitié : gardiens d’une citadelle promise à la ruine, ils s’obstinent, cependant, à la croire inexpugnable. Or, parmi eux, à découvert, sans jamais agir à leur insu, je m’assume fossoyeur de cette bâtisse hideuse que maintient debout et désaltère le sang de mes ancêtres. Chaque jour, j’arrache une brique de l’édifice et défait ainsi un pan de mur ; mieux, désormais, je ne suis solitaire à l’ouvrage.

■Au début

L’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (Ira –Mauritanie), organisation de défense des droits humains et de lutte contre la persistance de l’esclavage et du racisme, est interdite depuis sa naissance en 2008. Son président-que je suis-et plusieurs autres cadres dirigeants, dont Coumba Dada Kane, Balla Touré, Ousmane Lo entre autres, ont été démis de leurs fonctions en lien avec l’Etat et persécutés dans les activités privées qui leur assurent le pain. Dès sa naissance en 2013, la branche politique du mouvement d’émancipation des noirs et de jonction avec les justes parmi les concitoyens arabo-berbères est frappée d’illégalité, par simple communiqué du ministère de l’intérieur.

En 2014, je me porte candidat à la magistrature, avec le handicap de l’impréparation et quelque défaut de moyens. Malgré la fraude en amont, le bourrage des urnes sans vergogne et le tripatouillage massif des résultats, je m’impose second, face au candidat des tribus, de l’oligarchie militaire, de l’obscurantisme religieux, des milieux affairistes, de l’ethnicité et de l’histoire en déclin, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Sa campagne, dotée de plus de 5 milliards d’ouguiya, lui assurait l’instrument de la victoire, en sus des militaires, du personnel et de la machine administrative de l’Etat. Dépourvu des avantages comparatifs, je bénéficiais, cependant, de l’espoir et de l’enthousiasme parmi la jeunesse d’ascendance subsaharienne, que le trop plein de misère et de frustration déterminait au changement. Une fraction éclairée au sein de l’élite maure m’apportait un appui davantage qualitatif et bien moins de suffrages. A mes réunions, se pressaient, se bousculaient surtout, beaucoup de hratin, poullarophones, soninké, wolofs et bambaras.

A ce moment, Mohamed Abdel Aziz, mon concurrent pourtant largement favori, panique et incline aux procédés comminatoires, en violation des règles de la bienséance et des usages de la chevalerie ; il me fait parvenir un message de menace, par l’intermédiaire d’une tierce personne dont je ne dévoile l’identité pour l’instant : « tu vas rectifier tout de suite ton discours séditieux dont tu as usé pendant la campagne, sinon nous allons prendre nos dispositions et sévir à l’avenir. » L’ultimatum ne comportait de terme précis dans le temps.

Sans hésiter, je réponds, avec la fougue et la véhémence que suscite le sentiment de l’honneur bafoué, « je persiste et signe dans mes propos ! Qui es-tu pour dicter la ligne de mon discours ?»

A son investiture, après une victoire dont je contestais le score, l’inélégance et les expédients douteux, Mohamed Ould Abdel Aziz laissait entendre la résolution à éradiquer l’Ira – Mauritanie. Cinq jours avant mon arrestation à Rosso, en novembre 2014, une personnalité proche du susdit me remet en garde : « tu es visé, tu risques un long séjour en prison » ; selon mon interlocuteur, « si tu restes libre jusqu’en 2019, tu risques de multiplier ton aura et ta capacité de mobilisation ; fais attention ». La suite n’infirmait ses avertissements.

■Tomber, se relever

Hélas pas seul je dus subir 18 mois de prison, sans motif plaidable dans une démocratie et recouvrais la liberté pour des raisons tout autant inexpliquées.

Libéré en 2016, je récoltais un bain de foule, d’une taille inaccoutumée ; la presse acquise à l’ordre établi s’inquiéta du nombre, de la compacité et de la joie en partage. Aussi, sans tarder, juste un mois après pareille apothéose, une série d’arrestations de ses cadres, décapitait l’association non-reconnue ; s’ensuivaient la torture durant la détention préventive et de lourdes peines de réclusion, avant leur allègement grâce aux pressions diplomatiques et à l’intérieur du pays. Néanmoins, la main lourde des services de sécurité favorise, parfois orchestre, des départs tonitruants de transfuges et des défections malveillantes, toutes fragilités mise en scène pour occasionner, dans nos rangs, le maximum d’acrimonie, de doute, bref nous démobiliser.

En janvier 2017 je me résolus à rompre un long séjour à l’étranger et regagnais le sol de la Mauritanie sous haute surveillance ; les rassemblements du mouvement essuient de violentes attaques par les forces de sécurité, la tension avec le pouvoir évolue en dent de scie. Ira se bat et s’illustre avec les forces de la coalition G8, contre le référendum puis seule face à la cherté de la vie.

L’aile politique d’Ira – en l’occurrence le Rag – cherche le partenariat avec un parti autorisé, pour pouvoir participer aux élections municipales, législatives et régionales ; certains, approchés, par nos soins prudents, ont tergiversé, louvoyé, pesé de la poussière de détail, avant de se résoudre, quasiment, à un identique agenouillement : ils disaient redouter la réaction de Mohamed Ould Abdel Aziz, le principal détracteur de la dynamique de libération des noirs en Mauritanie et de leur jonction avec les justes parmi les maures.

Alors, que l’espoir d’une collaboration fructueuse s’éloignait, le parti Sawab franchit le rubicon et rejoint l’alliance de la coalition qui soutient ma candidature au scrutin présidentiel de 2019. Dès l’annonce de la date de signature de cet accord au 31 mai 2018, le ministre de l’intérieur interdit l’évènement ; par la suite, après conciliabules avec la direction de Sawab, les autorités lèvent la mesure mais agitent des menaces, notamment sur les lèvres du porte parole du gouvernement, d’ailleurs expert en propos de faible discernement et d’une teneur toujours à l’avenant.

■Le piège

Le 31 mai 2018 à la maison des jeunes de Nouakchott, l’enceinte débordait d’un public de circonstance où se retrouvaient quelques observateurs, curieux d’assister à une telle alliance, entre descendants d’esclaves, noirs victimes de l’exclusion et de l’impunité et des nationalistes arabes d’inspiration baassiste.

A la fin de la cérémonie les journalistes se ruent vers moi ; je ne les reconnais tous. L’un d’eux, en particulier, me marque, de près ; avec l’insistance habituelle des gens du métier et leur désir légitime de s’exonérer des mauvaises pratiques qui en ébrèchent la réputation, il se prétend « indépendant » et précise travailler pour plusieurs chaines de télévisions arabes ; elles lui auraient commandé une émission avec moi, au sujet de l’accord politique que nous venions de conclure.

Evidemment, je fais signe au Comité de la paix (sécurité d’IRA) de lui ouvrir le chemin, lui fixe un rendez-vous ; depuis, les témoins nombreux en attestent, il n’a presque plus quitté mon domicile ; son attitude ayant dérogé à la moins rigoureuse des déontologies, je me vis dans l’obligation de lui rappeler qu’il n’a pas le droit d’enregistrer les conversations et les échanges, en dehors de l’interview convenue. Il obtempère et explique avoir seulement besoin des images de la famille, des amis et promet de ne pas user des voix de fond, ni du son des conversations courantes. Plusieurs proches et amis de Ira assistaient à l’expression de ses assurances. Après deux semaines du séjour de l’individu chez moi, je quitte Nouakchott en direction des Etats unis d’Amérique.

■Le déclenchement

Alors, en mon absence, Deddah Abdallah poste, sur Youtube, un montage vidéo exactement à charge, de la même veine que ceux produits, envers Ira, par les services des renseignements mauritaniens ; les ficelles de la fabrication, les séquences de montage, les arguments de diabolisation, les omissions, les recollages tendancieux recyclent les classiques de la communication anti-insurrectionnelle, en particulier les contre-mesures psychologiques, aux fins d’accentuer la rupture, dans l’opinion, entre la cible et ses partisans. Bref, il fallait me présenter sous un jour de répulsion, afin d’accorder, au discrédit recherché, les garanties de vraisemblance et de durée. Mohamed Ould Abdel Aziz, en principe constitutionnel, ne pourrait briguer un 3ème mandat en 2019. Ses zélateurs et lui cherchaient à me briser, d’abord. Ce que la télévision publique n’avait pu réussir à l’occasion de ses vidéos de propagande lors de mon arrestation à Rosso, Deddah Abdallah, dûment commis à cet office, s’en acquitta avec plus de fortune.

La voix du journaleux m’accablait de maintes épithètes, point d’une exquise flatterie. J’y apparaissais, sous les traits détestables de l’intrigant prétentieux, orgueilleux, corrompu, vendeur de sa cause aux ennemis de la Mauritanie et de l’Islam, haineux, revanchard, singulièrement jouisseur de luxe et de facilité. Bref, j’alliais ainsi les qualités irréconciliables, du révolutionnaire illuminé et du satrape cynique. Bien entendu, le reportage accorde la parole à mes contempteurs habituels, parmi les compagnons de lutte en rupture de ban mais, aussi, les politiciens de l’extrême droite arabo-berbère. A aucun moment, mon entrevue de plus d’une heure avec Deddah Abdellah, ne sera exploitée dans le document posté sur Youtube et Facebook.

La polémique déferla sur les réseaux sociaux et en dépit de mes instances réitérées, l’auteur refusait encore de retirer la vidéo diffamatoire, que jalonnaient des propos tenus, hors cadre, dans ma maison. L’auteur, l’on s’en souvient, s’était engagé à respecter cette part de débat privé avec les militants.

■Sous la machination, le rouage

Oui, très en colère et dépourvu de recours, je demandais, aux militants, de répondre aux insultes celui qui a dérogé à son rôle de journaliste pour s’ériger en insulteur publique malgré notre hospitalité et nos cœurs ouverts. Ultime provocation après la diffusion de son travail de sape, il vint au logis, en mon absence, dans l’espoir de se faire lyncher par les jeunes mais il ne récolta que l’indifférence. Dès lors, il décida de se répandre en calomnies, partout ; au prétexte de défendre la liberté de la presse soi-disant compromise par nous, les chaînes locales de radio et de télévision lui offraient une tribune à titre gracieux et consentaient la connivence d’une corporation indignée.

La plupart ignorent la mesquinerie du calcul en dessous de tant d’acharnement et de laborieuse menterie : le système d’hégémonie ethno-tribal en délitement, ne saurait souffrir l’entrée, au Parlement, de Biram Dah Abeid et de ses compagnons, tels Adama Sy veuve du sergent Oumar Gadio tué dans le cadre de l’épuration raciale de 1991 et dont l’Assemblée nationale, deux années plus tard, amnistiait les meurtriers ; oui, comment accepter l’élection de Haby Rabah, esclave libérée par Biram Dah Abeid et Aminetou Mint Moctar en 2008 ; comment tolérer qu’elle affrontât les tenants du déni et de l’occultation !!!!

■Le deux poids, deux mesures

A propos des griefs d’incitation à la violence et au meurtre, certains segments de la société mais également des soutiens et proches du pouvoir, s’y livrent impunément: Pendant l’incinération des livres esclavagistes que je menais en avril 2012, Mohamed Ould Abdel Aziz et son entourage m’ont souhaité la peine capitale ; ils parrainaient et encourageaient des manifestations de rue, avec des banderoles et pancartes exigeant ma mise à mort. Les Ouléma, hauts fonctionnaires et ministres prônaient mon élimination physique, au nom de la Charia. L’actuel ministre des affaires islamique le formulait dans un message audible sur Youtube ; à l’époque, il occupait le poste de chargé de mission auprès du département éponyme. De nos jours comme avant, beaucoup de pages facebook des colonnes de sites électroniques, les demandes quelquefois détaillées de me tuer ou d’exécuter les militants des droits humains relèvent de la banalité en République islamique de Mauritanie. Les plaintes de plusieurs victimes demeurent sans suite.

A titre d’exemple, tous se souviennent d’un plateau de télévision fameux où le salafiste et extrémiste violent Yehdhih Dahi annonçait le vœu de supprimer Biram Dah Abeid et Aminetou Mint Moctar, leader de l’Association des femmes chefs de famille (Afcf). Un entrepreneur, proche du pouvoir et des milieux de l’extrémisme religieux, mettait en gage de 10 000 euros, la tête de Mohamed Cheikh Mkhaitir, le blogueur toujours détenu, malgré le dépassement de sa peine de deux ans d’emprisonnement. Et la Mauritanie, membre du G5 Sahel, arbore son entrain à combattre le terrorisme…..

Un poète proche du pouvoir Douh Ould Begnougue déclamait, en public, son intention de tuer les ambassadeurs occidentaux et exposer leurs corps aux fourmis s’ils poursuivaient leur solidarité avec Mohamed Cheikh Mkhaitir accusé de blasphème.

Selon Sidi Ould Dahi un ex sénateur, interrogé lors d’une émission politique de la chaîne Alwataniya, l’ex dictateur Maawiya avait bien agi, en exécutant une tentative de génocide qui se soldait, sur trois ans, par la déportation, l’expropriation et l’assassinat collectif de centaines de noirs mauritaniens.

La justice, jusque-là, ne s’est inquiétée de tels dérapages en dépit de vives protestations de la part de courants influents de la société civile.

■Et maintenant, que faire ?

En comparaison, Deddah Abdellah joue ouvertement le rôle d’un agent provocateur, guère d’un journaliste consciencieux. Le propos, en vertu duquel le magistrat m’incrimine, date de la dernière semaine du mois de juin ; donc pourquoi l’arrestation n’intervient que le 7 août, veille de la validation des candidatures ?

Oui, l’on me prépare un procès politique, dans la droite ligne des enseignements du passé, lorsqu’une tyrannie décatie refuse les outrages du temps et se croit de jeunesse perpétuelle. J’aborde la vieille ingrate avec l’aplomb et l’insolence de ma certitude en la toute puissance de l’opprimé, quand sonne l’heure de sa libération.

Biram Dah Abeid

Prison centrale, de Nouakchott, le 15/08/2018

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Détention arbitraire de deux journalistes mauritaniens

Deux journalistes mauritaniens sont détenus dans le Commissariat Spécial de la Police Judiciaire (CSPJ) de Nouakchott depuis mercredi 8 août 2018. Babacar Baye Ndiaye, rédacteur en chef du site Cridem, et Mahmoudi Ould Saibout, directeur du site Taqadoum, ont été arrêtés dans la rue par des éléments de la police en civil. Cette arrestation intervient suite à une plainte déposée par un avocat mauritanien résidant en France, connu pour être l’homme-lige du régime.
Le harcèlement de professionnels de la presse et particulièrement en période électorale accentue les tensions et exacerbe les sensibilités, ce qui ne sert en rien le climat d’émulation devant prévaloir dans des conditions normales souhaitées par tous. Au lieu de quoi, l’ambiance est rendue délétère, faisant peser une chape de plomb, qui n’est pas sans rappeler les réflexes autoritaires des régimes d’exception.
IRA – Mauritanie, attachée à la liberté d’information et d’expression :

– Dénonce l’arrestation de journalistes, qui prouve que la justice en Mauritanie est instrumentalisée par le régime contre toute voix discordante,

– Se renforce dans sa conviction que la persécution de journalistes n’est qu’un aspect de la campagne visant toutes les forces vives de l’opposition radicale, tel que le président Biram Dah Abeid particulièrement visé pour étouffer cet extraordinaire élan de sympathie populaire dont il bénéficie,

– Et enfin, exige la libération immédiate et sans conditions des journalistes Babacar Baye Ndiaye et Mahmoudi Ould Saibout encore détenus au CSPJ.

Nouakchott 15/08/2018
La commission de communication

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Le grand complot

Une fois de plus les autorités mauritaniennes sévissent contre IRA – Mauritanie. Après avoir trainé les pieds et avoir gardé le président Biram Dah Abeid pendant 6 jours, elles se sont décidées, le lundi 13 août 2018, à le déférer auprès du procureur. Après audition par le procureur, il a été confié au juge d’instruction auprès du tribunal régional de Nouakchott Sud. Il ressort clairement de la démarche qu’il s’agit bien d’un complot ourdi contre IRA – Mauritanie et son président ; un complot que seuls les dupes n’en voient pas les objectifs. Il s’agit surtout de soustraire Biram Dah Abeid de la campagne électorale qui s’annonce. Ce sera un grand manque à la campagne mais qui ne l’empêchera pas de se dérouler selon les plans et directives mis en place par le Directoire national de campagne.
La mobilisation actuelle des militantes et militants doit être maintenue et soutenue. Le défi de l’heure est grand : il faudra gagner les échéances électorales en vue.
En effet, IRA – Mauritanie prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la banalité des chefs d’inculpations retenus contre le président et fait savoir que par un passé récent, des menaces de tous genres ont été proférés contre des leaders d’opinion mais aucun procureur n’a jamais fait bouger le moindre petit doigt. Mieux, certains ont tiré à balles réelles sur des individus rendus infirmes à vie alors que les auteurs n’ont jamais été inquiétés.
Les partis politiques, la société civile et les personnes éprises de paix doivent prendre leur responsabilité et être conscients du danger : cette injustice dont est victime le président Biram Dah Abeid, IRA – Mauritanie et le parti Sawab, pourrait bien les menacer dans un avenir proche.
Nous lançons un appel urgent à la communauté internationale, organismes et organisations gouvernementales et non gouvernementales pour qu’ils dénoncent ce régime dictatorial qui refuse tout jeu démocratique partisan et écarte tout celui qui le gêne, foulant du pied toutes les normes démocratiques.

Nouakchott le 14/08/2018
La commission de communication

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Lettre de Biram Dah Abeid depuis sa cellule

Chers frères et sœurs de la coalition de Sawab et parti Rag /IRA

Militants et militantes d’IRA à l’intérieur et à l’extérieur, chers compatriotes
Je vous informe que la couardise de Mohamed Ould Abdel Aziz et de son pouvoir ne lui a pas permis de me laisser me présenter librement aux futures élections municipales, législatives et régionales. C’est pourquoi il a procédé à mon arrestation sur la base de l’échafaudage d’un plan fondé sur la malveillance, le mensonge et la mauvaise foi supervisé par la police politique depuis la salle où a été organisé le partenariat entre les ailes politiques de Sawab et IRA . Etant sûr que je ne serai pas présent avec vous au cours de cette importante bataille électorale de l’histoire de nos combats et de tous ceux des libres de Mauritanie, je n’ai aucun doute que vous allez gérer ce choc comme d’habitude et que vous allez administrer à ce régime qui torture, qui divise et qui appauvrit le peuple une défaite électorale sans précédent. Pour cela, je vous exhorte à vous concentrer sur la bataille électorale et ses exigences sans vous consacrer à rien d’autre comme les manifestations réclamant ma libération qui ne constitue pas pour le moment une priorité.
Sachez que ce régime et son président psychopathe s’est affolé à cause des données suivantes :
1. L’intégration entre le parti Sawab et le Rag issu d’IRA dans une coalition qui soutient Biram Dah Abeid à la présidentielle et qui constitue un rapprochement et une concrétisation d’unité entre des communautés et ethnies nationales représente un danger sur la stratégie de Mohamed Ould Abdel Aziz et son pouvoir fondé sur la division et l’exacerbation des tensions communautaires.
2. L’accès d’une ancienne esclave et d’une veuve qui a perdu son mari dans les assassinats de 90/91 et le risque d’entrée au parlement de grands leaders d’IRA et de Sawab pour défendre une nouvelle vision basée sur la lutte contre les injustices historiques et imposer le changement voire la fin du pouvoir autocratique afin d’arrêter le saccage des ressources nationales par les voleurs et les prédateurs du régime.
3. Le chef du régime Mohamed Ould Abdel Aziz ne supporte pas l’élection de Biram Ould Dah Abeid au parlement pour que celui-ci ne bénéficie pas de l’immunité parlementaire. Mais je lui rappelle que mon immunité est d’Allah le Tout Puissant et Miséricordieux.
Enfin, j’appelle toutes les forces vives politiques, civiles, démocratiques et des droits de l’homme à être vigilantes et de dresser des jonctions et des passerelles qui permettent de raffermir leur unité et leur alliance dans ce combat face à ce régime destructeur et injuste. Tout comme j’adresse un appel solennel aux partenaires de la Mauritanie (ONGs non gouvernementales et gouvernementales, gouvernements, Etats et autres) de mobiliser des mécanismes de supervision pour assurer que ces élections soient justes et transparentes pour qu’elles constituent le début de la libération des Mauritaniens, de leur démocratie prise en otage et de leur justice inféodée et apprivoisée.
J’ai parlé du dossier fabriqué qui est la première réaction officielle sur le partenariat entre IRA et Sawab. Mais aussi une réaction officielle à la candidature de Biram Dah Abeid et certains de ses amis comme l’esclave Haby Mint Rabah et la veuve Adama Sy à des postes électifs qui leur permettent d’entrer au parlement. J’ai décidé de ne prononcer aucun mot ni aux juges ni aux instructeurs puisque l’expérience de cinq arrestations m’ont appris l’unitilité de cela pour des magistrats aux ordres du chef d’une autorité qu’ils suivent dans ses directives d’arrêter ou de libérer selon sa volonté.

Nouakchott le 09/08/2018
Biram Dah Abeid depuis sa cellule

Source crédit: Réseaux IRA-MAURITANIE

IRA-MAURITANIE: DÉCLARATION

Suite à l’arrestation du président d’IRA – Mauritanie Biram Dah Abeid le 07 aout 2018, la commission de communication de l’organisation tient à préciser et clarifier les points suivants :

1- Il n’existe aucun problème avec un quelconque journaliste. Le président Biram Dah Abeid est arrêté suite aux instructions des plus hautes autorités de l’Etat et les raisons sont d’ordres politiques.

2- IRA – Mauritanie est connue pour sa pauvreté et ne peut en aucun cas corrompre, ni acheter les consciences des individus et se réserve le droit de poursuivre en justice les auteurs de ces calomnies.

3- Les autorités auront beau susciter des plaintes contre nous, mener des manœuvres pour ralentir notre marche, la coalition aile politique IRA – Sawab continuera sur sa lancée et ceci ne peut l’empêcher de briguer le suffrage des électeurs.

4- Nous appelons les militantes et militants à ne pas se laisser distraire ni perdre de vue son objectif qui sera atteint grâce à leur persévérance et leur abnégation.

Nouakchott le 10/08/2018

La commission de communication

Communiqué de presse de l’équipe de campagne de Biram Dah Abeid

Le 8 août 2018.

Communiqué de presse de l’équipe de campagne de Biram Dah Abeid :

Mauritanie- Le militant anti esclavagiste et candidat à la députation Biram Dah Abeid- détenu illégalement dans un commissariat de Nouakchott.

Hier, mardi 7 août 2018, Biram Dah Abeid, militant anti-esclavagiste et tête de liste nationale aux élections législatives de septembre 2018, a été arrêté à 10h45(heure de Nouakchott) à son domicile de Riyadh (banlieue de Nouakchott) et a été conduit au commissariat. Pour justifier sa convocation, la police Mauritanienne, évoque une plainte d’un journaliste qui accuse M. Dah Abeid de l’avoir menacé. Nous avons pu entrer en contact avec ce même journaliste qui dément formellement ces accusations.

Admis au commissariat 7 août 2018, M, Dah Abeid était au regard de la loi Mauritanienne censé être relâché aujourd’hui à 11h30 (une détention de ce type, ne pouvant excéder 24h). Sur place, il a refusé de répondre aux questions des policiers sans que ses avocats ne soient présents, mais ces derniers n’ont à l’heure où nous écrivons pas été autorisé à le voir.

Lors d’une conférence de presse, ce matin à 10h (heure de Nouakchott) en présence de Leila Dah Abeid, la femme de Biram Dah Abeid, du vice-président du Parti Sawab Oumar Yally et de Balla Touré, le responsable des relations extérieures de l’IRA ; les participants ont déploré une arrestation relevant de l’intimidation d’un candidat qui dérange le pouvoir, sans éléments de justice consistants.

Nous précisons, à la décharge de la police qu’au cours de sa détention, Biram Dah Abeid n’a pas été menotté et n’a pas dormi dans un cachot.

Cellule communication de l’équipe de campagne de Biram Dah Abeid

Communiqué des Avocats de Biram Dah Abeid

Mauriweb – Les avocats soussignés qui défendent BIRAM DAH ABEID depuis des années alertent la Communauté et les Institutions Internationales sur l’interpellation et, de ce qui semble être certain ou très probable, le placement en détention de BIRAM DAH ABEID, à nouveau, et ce dans le cadre d’une persécution judiciaire des Autorités mauritaniennes qui se poursuit inlassablement.

BIRAM DAH ABEID, Président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) est l’un des acteurs les plus éminents et respectés de la société civile mauritanienne, africaine et internationale, ayant reçu notamment le prix de l’ONU pour les droits de l’homme en 2013.

Candidat aux élections présidentielles mauritaniennes de 2014, il souhaite incarner une alternance possible au Président Ould ABDEL AZIZ qui ne cesse de poursuivre une politique obstinée de prédation des ressources publiques et de son corollaire, la maltraitance de toute voix à dissidence et ce compris des élus au Sénat mauritanien, tel que le Sénateur Ould GHADDE.

Le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire du Conseil des Droits de l’Homme a déjà rendu, concernant ces deux opposants, des avis constatant le caractère arbitraire des mesures de privation de liberté et demandé à la Mauritanie de prendre les mesures qui s’imposent pour se mettre sans tarder en conformité avec ses obligations internationales en matière de respect des droits de l’Homme.

En dépit de ces décisions, BIRAM DAH ABEID a été de nouveau interpellé et privé de sa liberté le 7 août 2018, le jour même où la Commission électorale nationale indépendante (CENI) mauritanienne devait remettre leurs reçus aux candidats pour les prochaines élections municipales et législatives.

Les avocats soussignés soulignent que plus personne ne peut être dupe du cynisme avec lequel le Président AZIZ a instrumentalisé la lutte contre le terrorisme pour obtenir et plus encore « acheter » auprès de la Communauté internationale et notamment de la France, une forme de complaisance qui est devenue aujourd’hui un silence coupable.

Toute la société civile internationale identifie BIRAM DAH ABEID comme un citoyen d’honneur de l’Afrique, inlassable militant contre l’esclavagisme, indignité qui continue à être tolérée pour de funestes raisons politiques par le Régime du Président AZIZ en Mauritanie.

Les avocats soussignés, en appellent à l’ensemble des décideurs de la Communauté internationale en France, à Bruxelles et ailleurs pour obtenir des autorités mauritaniennes sans condition aucune, qu’elles libèrent BIRAM DAH ABEID et lui permettent de recouvrer une totale liberté d’action, mais aussi d’aller et venir, y compris de se présenter aux prochaines élections.

Paris, le 7 août 2018

Me William BOURDON

Avocat au Barreau de Paris

w.bourdon@bourdon-associes.com

Me Georges-Henri BEAUTHIER

Avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles

ghb@beauthier.be

Source crédit: Mauriweb