« Affaire » L’EED qui affole certains milieux soninkés du Guidimagha!

● Mon bref avis en quelques points :

1 – Des gens peuvent reprocher des « choses » à L’EED à raison ou à tort… comme dans la vie, les Humains et leurs manquements inévitablement j’ose croire !

2 – Certains détracteurs audibles et visibles de l’EED aujourd’hui, s’y étaient engagés en troubadours militants anti-Ganbanaaxu au sein de la communauté soninké dans l’arène folklorique, et en croyant que L’EED devrait être ce don du ciel pour prêcher le statu quo sociétal dénoncé par l’éveil abolitionniste et anti-féodalité. Personnellement, j’avais posté un mot signalant qu’un condamné pour apologie d’esclavage en Mauritanie vit une promotion sociale et parasite autour de l’EED en France, et la réponse en privé du président et frère Waly Diawara à mon endroit me laissait dans des réserves embarrassées.

3 – L’EED pourrait être une énième victime de ce que les idéaux portés par GANBANAAXU dénoncent dans la société soninké. Nous le savons, en soninkara, TOUT ce qu’on organise collectivement de « moderne » qui ne se soumet pas à la féodalisation à partir de l’élément Village, créerait forcément des fortes turbulences. Ainsi entre jalousies, intrigues, calomnies, fiertés infectes et mains invisibles politiciennes, chacun va contribuer à l’ébullition de la MARMITE du moment avec croisement et divergence des intérêts des uns et des autres en fonction des circonstances. Les justifications biaisées de certains dévoilent leurs contradictions criantes ici et là-bas.

4 – Par ces temps-ci sur tout ce qu’on entend des différentes obédiences sur le cas l’EED, l’équation me trouble un peu, on peut entendre un type qui déteste viscéralement Ganbanaaxu et vomit l’EED aussi… pas pour les mêmes motivations évidemment. Une autre voix peut jeter des fleurs à flots sur L’EED, mais à l’opposé s’attaque violemment à GANBANAAXU…!

Conclusion : Plusieurs inconnus et différents non-dits chez les uns et chez les autres.

5 – l’idée L’EED portait une vision inédite en matière d’association portant des projets de développement à partir de la diaspora notamment de la France. Les actes posés initialement sur certains volets en particulier sur l’éducation et la santé, sont à saluer amplement. Et espérons que l’élan enclenché continue sur des bases revues et assainies en sortant de logiques structurelles de FÉODALISATION de l’élément Village. Les bénéficiaires dans nos localités doivent être considérés comme des citoyens et des populations à aider et à faire aider par le matériel (Outillages) et l’immatériel (techniques et savoir-faire) mais non comme des villageois catalogués par l’ancien clanisme féodal soninké.

Je mets en lien quelques contributions de témoignages via notre BLOG :

▪︎https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/08/14/leed-comme-educatif-la-visite-de-courtoisie-de-notre-blog-aux-ecoliers-et-enseignants-invites-en-vacances-scolaires-en-france/

▪︎https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/07/15/un-samedi-foot-de-leed-photos-reportage-de-notre-blog/

– Par KS pour le BLOG

SONINKARA, MA CHÈRE COMMUNAUTÉ, REVOYONS NOTRE LOGICIEL ORGANISATIONNEL !

Une pluie torrentielle s’abat sur mon cœur à l’heure où j’écris ces mots. Et me sens main morte à chaque fois que je spécule sur le sort de ma communauté. Celle qui depuis l’aube de son histoire n’a pas su établir des principes de justice, d’égalité et d’équité en son cœur.

Désarmé que je suis, loin de la renoncer, je n’ai sans fausse modestie qu’une minable force de prendre ma plume, et même s’il le faut la tremper dans l’encre de Chine avec espoir de mettre des mots sur les maux des hommes sans défense traqués depuis belle lurette par des diktats qui refusent de s’avouer de nos jours décadents et révolus.

«… Juste il est des vérités qui valent qu’on meure pour elles, mais aucune qui vaille qu’on tue en leur nom…,» affirme Émile Ajar.

Alors qu’en est-il pour des choses qui ne doivent leur légende d’honneur qu’à l’opprobre ?
De surcroît, quoi de plus honteux et de plus infâme que de voler le droit vie de ses frères !
La peur me ronge, mais elle n’est pas une bonne demeure alors je ne l’habiterai guère, une imminente guerre toque à nos portes, et les bruits de ses vacarmes rebattent nos lobes cependant l’insouciance nous gagne.

D’aucuns attisent le feu et ne se demandent point que la mèche qu’ils allument peut embraser leurs propres demeures. D’aucuns veulent réprimer le mal et s’arrachent les cheveux et les dents pour s’enquérir des résolutions. Et d’aucuns s’autoproclament neutres.
Ceux qui se taisent sont d’autant plus coupables que ceux qui sèment la zizanie.
L’heure de la spéculation et la capitulation, n’a-t-elle pas encore sonné ?

Oui, Capitulation ! Car ce serait malhonnête de ma part de dire que ma communauté n’est pas en guerre fratricide. Il est temps de capituler avant de brûler complétement nos vaisseaux.
Jadis, nos ancêtres faisaient grand cas des traditions ignominieuses. Alors force est de constater que chaque chose à son temps et que les hommes doivent être en sempiternelle transformation.

«Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements,» affirmait Charles Darwin. L’espèce n’est pas une
exception. Donc malheureux sont ceux qui ne tirent pas profit des apports positifs du siècle présent. Il convient pour ne pas vivre à l’insu du temps d’accepter ses perpétuels changements.
La mort dans l’âme, j’assiste à la dégradation de bonnes mœurs, de l’humanité au sein de cette communauté baignant dans un paradoxe inouï.

J’aurais aimé être sous terre pour ne pas voir l’opprobre qui couvre le soleil. À présent que le souffle divin me berce, je n’ai qu’un devoir le refus d’être du côté de l’oppresseur quand bien même qu’il soit mon géniteur.
Pour mieux vivre ensemble, il nous incombe de faire table rase de nos traditions et de ne garder du passé que des valeurs positives surtout celles qui sont relatives à notre identité culturelle.
Il est temps nous pencher ensemble sur le miroir pour mieux regarder nos infirmités afin de les soigner.

Par Salihina Moussa Konate, étudiant en Biologie, Nouakchott – Mauritanie

TOUNKA LEEMOU KEFFO: De leur torchon MÉMORANDUM à leur DÉCLARATION kleenex. Par Souleymane Cissoko

Tout est dans l’intitulé (TOUNKA LEEMOU KAFFO) de leur association foncièrement exclusiviste , ils s’arrogent du titre (suprême) de royauté, pour chapoter et défier tout, y compris les autorités comme s’il s’agirait d’un état d’exception ou l’instauration d’une principauté autonome calquée sur la volonté de nos capricieux féodaux aigris et nostalgiques. Dans certains cas, plusieurs municipalités de ces régions concernées, sont infeodées, acquises à la cause féodale et vouant une allégeance totale à ces autarcies qui discriminent les citoyens à travers les missions de solidarité de l’Etat, des collectivités territoriales ou des ONG humanitaires destinées aux populations des communes. Il peut s’agir de fonds de solidarité ou de prestations sociales destinés aux populations nécessiteuses. Ces aides sociales sont souvent accaparées par les agents locaux souvent complices qui induisent en erreur les prestataires ou les destinataires au profit de gens qui adhérent à leur idéologie en fournissant des listes biaisée et tronquées de nécessiteux ayant-droits droits. Sur le seul critère douteux de suiveurs féodaux et en excluant les insoumis à l’ordre féodal.

Donc ils n’ont que faire de tout le reste des composantes du corps social qui ne sont à leurs yeux que des citoyens de seconde zone du simple fait de ne pas épouser leur idéologie d’ascendance filiale nobiliaire. Ils sont donc perçus comme des vulgaires suiveurs à la merci et en marge de la gestion des affaires sociales des villages et de simples exécutants du  »contrat social » hérité dont les féodaux sont les seuls privilègiés d’une telle structure sociale. Ils veulent ériger en règle absolue ce mode de gestion archaïque et anachronique pour réguler nos rapports sociaux (code social) avec toutes les iniquités qui vont avec.

Toute leur idéologie se drape autour de leur égo mal placé s’articulant foncièrement autour d’une prétendue  »noblesse » héritée à laquelle était soumise passivement et sans condition ni discussion possible de ceux issus des autres couches de la société. Comme il s’agit d’un ordre filial hérité, il n’y a pas de réforme qui soit possible. Cette obsession de vouloir se mettre sur un piédestal et soumettre son prochain à ses caprices de nostalgiques légendaires les rend schizophrénes. Nous, on ne s’est jamais caché qu’on souhaite en finir avec ces pratiques archaïques qui inhibent. Ce  »machin » d’association (TOUNKA lemou kafo) n’est qu’un outil de résistance à ce qu’on combat. Avouez-le comme on le crie partout, vos principes ne s’imposent à personne ou du moins à nous en tout cas. Par contre la citoyenneté et l’égalité qu’on promeut dans la société va être respecté de gré ou de force par la seule force de la loi. Sans quoi, la défiance que vous incarnez ce n’est pas nous que vous défiez mais l’Etat.

D’ailleurs la supposée  »noblesse » que vous revendiquez, cela ne se reflète nullement dans vos faits et gestes. Puisque, ça ment, tronque et maquille les faits aussi bien dans les médias et devant les instances publiques (tribunaux, commissariats…). Ca veut relater la réalité tout en jouant aux fossoyeurs ou gymnastes  »intellos ». Mais les faits sont têtus ainsi que vos motivations réelles sont malveillantes et ça n’échappe à aucun citoyen averti. Vous prétendez relater les violences tout en omettant sciemment d’écrire une ligne sur les événements de Djandjoume qui est le paroxysme de la violence lié à la cause que vous défendez. C’est-à-dire leur seul crime est dû au fait du refus de se soumettre à ce même ordre féodalo-esclavagiste.

Admettons même, que le problème de fond ne soit pas sur l’esclavage ou la servitude comme vous le dites , il faut expliquer aux bonnes consciences auprès de qui vous voulez vous faire du crédit, en défendant votre idéologie féodale méprisante que vous pronez n’est en aucun cas un modèle social qui régule la société qu’aucune société nous envie.

Sachez que vous n’êtes pas les seuls promoteurs de belles valeurs de soninkara. Il y a les valeurs et les privilèges. Et Ce que vous défendez c’est plutôt vos privilèges quand à nos valeurs, les vraies on les connaît.
Que dire du principe de citoyenneté qui ne vous flaire même pas au nez, tant vous voyez vos concitoyens en  »sous-hommes » et que tout doit tourner autour de vous (TOUNKA lemou) « XAR NOLAB SIRI ?  ».

Vous voulez nous faire croire que vous véhiculez des valeurs républicaines en créant un groupuscule faisant la promotion de vos seules familles régnantes ( XAR XA HAXILO LO MINE): avez-vous perdu toute votre lucidité ?

Quand vous écrivez, êtes êtes-vous conscients que vous vous adressez à des esprits consciencieux ?

Je ne vois aucune noblesse sur le fait d’affirmer une chose le matin et infirmer le contraire l’après midi sur convocation d’une quelconque brigande ou devant une audience au tribunal.

La vérité finira toujours par triompher…

©️ Crédit source: reçu de l’auteur.

🔴 Flash info 19-11-2020 : le président Ghazouani arrivé à Selibaby (Guidimagha) cet après-midi.

La capitale régionale du Guidimagha reçoit en visite officielle le président mauritanien Mohamed Cheikh El-Ghazouani. C’est une première dans cette région Sud mauritanien depuis son élection à la tête du pays en juin 2019.

Selon certaines sources médiatiques, il y passera la nuit et s’attelera dans la journée du vendredi à l’inauguration des infrastructures publiques, comme le nouveau bâtiment du tribunal régional et certains logements sociaux nouvellement bâtis.

Dans le public accueillant le cortège présidentiel, nous y constatons la présence des banderoles d’AMEES (Association Mauritanienne pour L’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles) dénonçant les problématiques liées à l’esclavage par ascendance dans la région notamment au sein de la communauté soninké. Les militants abolitionnistes soninkés de la région interpellent régulièrement les autorités publiques sur les agissements discriminatoires et les harcèlements récurrents venant des cercles féodaux s’accrochant aux mentalités esclavagistes d’antan.

Depuis quelques années, ces citoyens parmi la communauté soninké sont mobilisés pacifiquement pour se défaire des coutumes féodalo-esclavagistes et discriminatoires dans les localités villageoises et demandent l’application effective des lois.

KS pour le BLOG

Guidimagha – la question de l’esclavage coutumier : une mobilisation des militants à Selibaby contre les méthodes de l’administration judiciaire.

Lundi 9 novembre 2020 à Selibaby, la capitale régionale du Guidimagha, plusieurs militants abolitionnistes dirigés par de membres de la commission Droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, ont manifesté devant l’enceinte de la Justice régionale.

Des responsables Iraouis comme Moussa Bilal et Abdallahi Abou Diop et d’autres militants anti-esclavagistes issus de la communauté soninké, sont venus de Nouakchott pour dénoncer les pratiques administratives et judiciaires injustes qui frappent des citoyens qui refusent l’esclavage statutaire dans les localités villageoises soninkés . Ainsi plusieurs militants anti-esclavagistes sont partis de différents villages pour participer à cette manifestation de Selibaby.

Pour rappel les coutumes esclavagistes et féodales sont vivaces dans les communautés soninkés notamment dans cette région du Sud mauritanien. Avec l’éveil abolitionniste en cours depuis quelques années, les cercles réactionnaires féodaux s’activent à travers des plaintes fallacieuses auprès de la justice pour contrer les militants abolitionnistes. Tous les citoyens qui osent se défaire du système féodalo-esclavagiste soninké incarné le laada ou ladalenmaxu, sont visés et ostracisés socialement et les autorités publiques régionales laissent faire et prennent même la défense des tenants de la féodalité. Depuis quelques mois 3 militants (2 de Bouanze et 1 de Diogountouro) sont abusivement incarcérés à Selibaby à l’issue de procédures troublantes.

Différentes communications ont été adressées par les ONG aux hautes autorités pour signaler une situation sociale devenue de plus en plus tendue. À lire ce communiqué http://rmi-info.com/lettre-ouverte-au-ministere-de-la-justice-a-la-cndh-et-a-lamdh-sur-la-situation-des-droits-humains-au-guidimagha/ .

Cette manifestation marque une phase dans la défense des Droits humains, surtout contre cet esclavage statutaire qui sévit dans la communauté soninké.

Mention spéciale aux militants abolitionnistes IRA Mauritanie ayant parcouru plus de 800 kilometres depuis Nouakchott pour organiser et assister cet événement historique contre des pratiques injustes.

KS pour le BLOG

L’esclavagisme et le féodalisme | Comprendre cette perpétuation sociale en 4 points !

On me demanda pourquoi ce système porteur d’humiliations sociales qui assignent les gens en esclaves et en X ou Y toujours 21ème siècle, a pu tenir si longtemps dans l’espace et dans le temps ? Et qu’il a su se muter en joug sociétal par des symboles hermétiques même dans nos diasporas notamment vivant en Occident.

• Quelques données de réflexion de sur une certaine structuration dans la communauté soninké.

Je dirais que l’affaire tenait/tient relativement à 4 points :

1 – l’ordre faisait une socialisation particulière destinée aux éléments- esclaves conditionnés à s’autocongratuler dans leur statut d’esclave, ainsi maintenir leur soumission sociale comme subalternes partout et en tout. En grands enfants, ces éléments inhibés intellectuellement ont besoin d’un paternalisme coutumier imagé dans la personne de leur maître. Et allant jusqu’à se considérer comme faisant partie de la famille de ce dernier.

2 – la pratique d’un isolement sociétal sur les personnes ou les familles qui osent interroger les choses, généralement cette tâche de garde est confiée aux gens encartés subalternes en mission pour alimenter les divisions au sein de l’ensemble lésé et relégué.

3 – le complexe honteux qui nuit à l’esprit anticonformiste et éveillé qui n’accepte jamais ces humiliations qui affectent sa lignée mais essaie de s’y soustraire de l’intérieur tout en jouant l’effacement un peu maniéré avec ses relations hors de la communauté. Ainsi ne pas pouvoir assumer ouvertement un passé accidentel de descendant des personnes esclavagisées en osant fièrement se lever pour changer les choses et initier une nouvelle page historique, un héritage social honorable pour sa descendance de demain. Et en sortir de ce conflit avec soi, il suffit de penser à un Martin Luther King ou un Malcolm X pour comprendre qu’un passé aussi abject que le vécu de l’esclavage, doit affecter moralement et humainement les descendants des esclavagistes d’hier mais pas toi. L’échelle des valeurs présentables aujourd’hui est en ta faveur en tous lieux.

4 – la fumeuse « religiosité » par du fatalisme, même versé dans les sciences religieuses poussées, ce type se verra inoculer une soumission psychologique et sociale distillée insidieusement par certains tenants lettrés coutumiers apparentés aux dominants. On peut étrangement louer tes comportements et ta moralité partout mais toujours en t’opposant avec une fine fourberie à d’autres personnes appartenant à ton clan social dit inférieur. Une fois que tu commences à questionner la magouille, ceux qui te jetaient les fleurs vont te dire que finalement ils croyaient que tu étais un tel plein de bonté et de valeur mais tu veux te « gâter inutilement ». Malheureusement ce mors invisible tient toujours efficacement certaines âmes pieuses ou en quête sincère de sens transcendant.

Par KS pour le BLOG

Mauritanie | Un nouveau roman : Les faces cachées des terroristes islamistes

ALAKHBAR (Nouakchott) – « Les faces cachées des terroristes islamistes », c’est l’intitulé d’un nouveau roman de 213 pages et 10 chapitres, publié chez Edition saint-honoré à paris France par un jeune mauritanien professeur de Français, Brahim Mamadou korera.

Le roman décortique les méthodes d’enrôlement au djihad pratiquées par les terroristes, et ce à partir de l’histoire atypique de deux frères Moussa et Fousseine ainsi que leur sœur Manānté et leurs deux cousines germaines, Jemilla et Ramatoullah qui vont poursuivre des études supérieures en France.

Trés tôt, Manānté tombe éperdument amoureuse d’un jeune pakistanais du nom Abdoullah Abdoullah. Celui-ci n’était rien qu’en nébuleux terroriste déguisé en mode « Takhiya« . Il va d’ailleurs vite endoctriner Manănte et ses deux freres. ils finiront tous dans le djihad.

De l’autres coté, leur cousine Jemilla se lance dans les élections présidentielles en Mauritanie et devient victime d’un attentat perpétré par son cousin terroriste Fouseinou, rebaptisé « Aboubakr Moslim« .

Moussa quant à lui sera repenti et deviendra un membre actif de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.

Brahim Mamadou korera, qui publie son premier roman, est originaire du village de Sabouciré à 45 km de selibaby (Sud Mauritanie). Il est diplômé de Sociologie à l’Université de Nouakchott et sortant de l’École Normale Supérieure.

Source : Alakhbar.info (Le 29 octobre 2020)

©️ Crédit source: repris via https://kassataya.com/2020/10/30/mauritanie-un-nouveau-roman-les-faces-cachees-des-terroristes-islamistes/

Médias | le journaliste mauritanien Camara Seydi Moussa remporte le 2ème Prix d’un concours à Tunis

http://www.africa21.org/resultats-du-concours-journalistique-de-tunis-2020-sur-les-changements-climatiques/

Le directeur du journal « La Nouvelle Expression » , Monsieur Camara Seydi Moussa a été primé de la deuxième place lors du concours journalistique de Tunis 2020 sur les changements climatiques.

Une plume connue pour sa pertinence dans le paysage médiatique mauritanien , CSM est un fin observateur de la vie politique, sociale, économique et environnementale en Mauritanie depuis plus de 20 ans.

• À lire ici sa contribution présentée à ce concours organisé par l’ONG Africa 21 et son partenaire la Heinrich Böll Stiftung http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1368

Nos vives et fraternelles félicitations à lui .

– Par KS pour le BLOG

Les départs massifs et démesurés du peuple soninké pour l’Europe

Ismael TRAORE – La traversée de la mer Méditerranée ou Journey of uncertainty (Voyage d’incertitude) est certes devenue meurtrière, mais c’est le dépeuplement graduel de nos territoires qui me fait davantage peur.

C’est terrible et cauchemardesque ! N’avons-nous pas encore pris conscience du péril et de la gravité de la situation ? De même, ne nous rendons-nous pas compte, de nos jours, du départ massif de nos populations vers l’Espagne et la France qui restent les pays les plus convoités de L’Europe ?

Aujourd’hui, dans beaucoup de villages soninkés de la Mauritanie, dont je suis originaire, du Mali, du Sénégal, de la Gambie…, seuls les enfants en bas âge, les jeunes mariées, les vieilles mamans de 65 à 79 ans ainsi que quelques employés de domicile venus d’ailleurs, occupent les demeures.

Le phénomène est alarmant car, même les jeunes scolarisés, en l’occurrence, les collégiens, les lycéens voire les universitaires commencent à abandonner les études pour aller à l’étranger peu importe les risques qu’ils encourent. L’objectif n’est plus d’accroître leurs aptitudes intellectuelles et d’avoir des diplômes, mais plutôt de devenir milliardaires.

Il est bien et attrayant de posséder de belles voitures, de belles concessions et de jolies épouses. Mais comme le dit cet adage populaire : « Qui trop embrasse mal étreint ». La perte est à présent colossale tant humainement, matériellement qu’intellectuellement.

Il y a de cela plusieurs décennies, l’on quittait le cercle familial soit pour aller faire fortune, soit pour poursuivre ses études, et d’y retourner quelques années plus tard pour investir ou travailler, ou encore pour s’occuper des parents fragiles, vulnérables et irremplaçables.

Il était jadis perçu comme une malédiction pour un enfant et un abandon pour un père de partir très loin de sa famille pour une durée démesurée. Il en était de même pour un cadre qui choisissait de vivre à l’extérieur de son pays pour ses convictions philosophiques. Toutefois, les choses ont changé. Les Soninkés, désireux de mieux vivre, n’hésitent plus à risquer leurs vies en empruntant des voies clandestines périlleuses.

C’est ainsi qu’on les retrouve aujourd’hui partout dans le monde. Dès lors, le milieu rural devient synonyme de déguerpissement et/ou de renonciation et c’est à tous les échelons. Ainsi, s’il est avéré qu’au niveau de la diaspora « leur contribution à l’essor des économies nationales des pays d’immigration et d’émigration n’est plus à démontrer », il est tout de même indubitable que le peuple soninké, par le biais de la migration et de l’émigration a tendance à banaliser beaucoup de faits liés à la sécurité, au bonheur et bien-être des populations locales.

Enfin, si comme le dit ce proverbe soninké : « Il vaut mieux travailler à l’étranger que mourir chez soi », que deviendront alors nos villes/villages si tout le monde se sent obligé de partir au loin, en quête d’une vie meilleure ? Aussi, la carence, autrement dit l’absence des membres masculins dans nos foyers ne constitue-t-il pas un danger d’éclatement éducatif et matrimonial pour nos communautés d’origine ?

Ismail Traoré

Étudiant-chercheur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges / France

ismael172017@yahoo.com

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=741893

La marche historique contre les pratiques esclavagistes au Mali| le gouvernorat de Kayes saisi

Ce mardi 20 octobre 2020 a été organisée une manifestation historique par des organisations antiesclavagistes et abolitionnistes à Kayes . Plusieurs militants originaires de différentes localités villageoises notamment soninkés, sont descendus dans la ville de Kayes (La première région du Mali) pour dénoncer les pratiques esclavagistes et féodales. Ces dernières années avec l’éveil antiesclavagiste GANBANAAXU dans la communauté soninké, plusieurs violations graves ont été perpétrées par les milieux extrémistes féodalo-esclavagistes à l’encontre des militants abolitionnistes. Dans différentes localités soninkés, on a pu observer ici et là agressions, lynchage, expulsions, destructions de biens et même assassinat. Comme dans le village de Djandjoumé où dans la soirée du 1 septembre 2020, 4 militants antiesclavagistes avaient été sauvagement assassinés par les miliciens esclavagistes locaux. Monsieur Mountakha Diarrisso qui était le représentant local du mouvement anti-esclavagiste et ses 3 camarades n’avaient eu aucune chance sous la furie criminelle de la meute féodale. Plusieurs membres de leurs familles avaient été grièvement blessés dont des vieilles femmes. À lire : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?redirect=false

La marche d’aujourd’hui contre ces pratiques moyenâgeuses vise à interpeler les autorités étatiques du Mali pour arrêter cet engrenage abject contre des paisibles citoyens qui rejettent les violences symboliques d’un esclavage coutumier par ascendance. Les milieux défenseurs de cet esclavage statutaire semblent bénéficier d’une certaine complicité ou même impunité au sein des rouages étatiques, et les activistes droit-de-l’hommistes espèrent faire changer la tendance vers l’instauration d’un véritable état de droit.

ci-après le post Facebook du Gouvernorat de la Région de Kayes

« KAYES|20 OCTOBRE 2020|ACTUALITÉ…

Les associations anti esclavagistes du Mali ont organisé ce matin à kayes ville ,une grande marche de protestation contre les coutumes esclavagistes dit statut d’esclaves qui sévissent dans les cercles de Kayes,Diema,Nioro,Yelimané, Kita,Nara et Bafoulabé.

Selon les organisateurs, ce phénomène ,à nos jours a fait beaucoup de victimes, voir les populations chassés de leur village, dans certains lieux, et d’autres, ligotés, traînés, humiliés et même tués.

Les marcheurs ont quitté Kayes d’y (quartier l’autre rive du fleuve) et pour être reçu au gouvernorat par le chef de l’exécutif régional inspecteur général de police Mahamadou Z SIDIBE.

Le gouverneur, en recevant la déclaration des associations anti esclavagistes dit avoir pris acte et les rassure que le document sera transmis à qui de droit dès ce jour.« 

Lien média https://www.facebook.com/666005573570227/posts/1580689452101830/

– Par KS pour le BLOG