L’interview de l’auteur du livre « société soninké, hier,aujourd’hui et demain » , Dr DIALLO Djibril sur la chaîne Tv Touba animée par Ibrahim DIALLO.
Catégorie : l’effet Soninké
Diogountouro-Guidimakha-Mauritanie : Un contentieux foncier. Nous proposons à la place du tribunal, la juridiction des paroles (la justice amiable).

Honoré Balzac, écrivait qu’un : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ». La justice est un principe, suivant lequel on doit attribuer à chacun ce qui lui est dû, la vertu correspondant à la volonté de chacun d’y parvenir. Mais cette institution n’a pas le monopole de tous les contentieux, car la résolution de certains conflits ne relève pas du tout du droit positif, d’où l’intérêt de faire appel à la justice conciliatrice prévue par la législation mauritanienne.
Cependant, monsieur Mouhamoud Dicko dit HOYEMET , est un maure, pour ne pas dire un (haratin) comme Ibrahima Ould Abeid. Mais ce terme haratin ne veut rien dire au regard de sa définition ontologique. Monsieur Dicko, est un citoyen mauritanien comme vous et moi, qui vit par la sueur de son front, comme tout bon musulman de ce pays. Il est à la fois agro-pastoral, c’est-à-dire un éleveur-agriculteur et boucher. Monsieur Dicko, a découvert le village de Diogountouro vers les années 70, lorsqu’il avait 15 ans ; il faisait le va et vient entre Gouraye, Diogountouro, Khabou et les autres villages aux alentours de Diogountouro, en étant un jeune mécanicien qualifié de Moto, vélo, moulin, entre autres. Vers les années 80, Mouhamoud Dicko est venu s’installer à Diogountouro définitivement avec toute sa famille (épouses, mères, enfants…). Il rendait service à tout le village (hommes et femmes) par le biais de son métier et par sa qualité humaine et humaniste. Pendant, les évènements de 89- 90, ce monsieur prenait les armes pour aller combattre les ennemis qui venaient attaquer ou voler les cheptels et les bovins du village, au péril de sa vie et la vie de toute sa famille . Il est connu par tout le village du nom de HOYEMET SOURAKHE. Ces services rendus étaient salués et applaudis par toute la communauté du village. Dicko est devenu un ressortissant du village et un citoyen mauritanien, avec ses devoirs et ses droits vis-à-vis de ses semblables mais aussi vis-à-vis de l’Etat. Son fils ainé, Boubou Dicko, après ses études, il est devenu fonctionnaire d’Etat (agent administratif).
En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village que j’ai l’habitude de dire une grande ville selon les normes internationales. Il se situe au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est un carrefour entre ces trois pays. Un jour après la fête de Ramdan 2017, un conflit foncier s’éclatait entre le village et Mr Mouhamoud Dicko dit Hoyemet ; ce monsieur cultivait un champ (terre cultivable) depuis plusieurs années, qu’il l’avait mis en valeur, selon les dispositions du code foncier mauritanien et selon les hadiths du droit musulman. Ce champ se trouve à 3 ou 4 kilomètres du village. Le village voudrait le déposséder de son bien qu’il disposait depuis plusieurs années au nom du droit coutumier. Après avoir saisi les autorités administratives locales de la commune de khabou ; celles-ci demandaient aux parties d’aller s’assoir et discuter entre eux afin de trouver une solution amiable. Par ailleurs, quelques jours plus tard, le conflit s’est transformé un contentieux, car le procureur et le juge d’instruction se sont saisis du litige. Comme s’est prévu dans toutes les législations mauritaniennes, à tout le niveau de la justice et de l’administration, la justice amiable est autorisée. Les autorités administratives et judiciaires peuvent exhorter les parties en en litige d’aller sursoir et trouver une solution consensuelle. Et c’est ce que le Waly, le hakem, le procureur et le juge d’instruction, avaient demandé aux litigants. La question que je me suis posée, est de savoir si la méthode juridictionnelle est-elle toujours pertinente pour une société déjà en crise de légitimité et de confiance ?
Malheureusement, la réponse est non. Car, le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée, soumise aux aléas des comportements dilatoires, des incidents de procédure, de l’exercice des voies de recours et, la décision enfin rendue, des difficultés de son exécution. De ce point de vue, la recherche de perfection procédurale dans la mise en œuvre des garanties nuit autant à la rapidité du procès qu’à la prévisibilité de son issue. Lorsqu’un procès s’engage, on ne peut généralement pas prévoir quand il s’achèvera. Le deuxième inconvénient du procès tient à l’incertitude de la solution : incertitude quant à la date du prononcé, quant à son contenu et quant à son exécution. Le procès prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression, qui laisse peu de place à l’interactivité et conduit à une solution imposée. La justice décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant.
Le troisième inconvénient du procès, est celui du coût, non seulement le montant mais aussi dans son imprévisibilité. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit. Sur ce point, il faudrait que les gens sachent, qu’une fois que la machine judiciaire est mise en route, cette machine est très couteuse en termes d’énergie humaine et financière. Ces sommes colossales, pour lesquelles les parties débloquent peuvent construire un collège pour les enfants du village et venir en aide aux plus démunis et aux nécessiteux du village. Il est temps qu’on arrête de faire des dépenses inutiles et grossières pour des affaires auxquelles soit la communauté dispose d’elle-même la solution, soit encore ce sont des affaires perdues d’avance au regard du droit.
Juridiquement, les textes sont clairs sur la question foncière en Mauritanie. L’article premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule que : « La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » et l’article 3 du même ordonnance dispose que : « Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli ». Ainsi l’article 2 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit que : « La mise en valeur résulte de constructions, de plantations, de digues de retenues d’eau, d’ouvrages hydro-agricoles ou de leurs traces évidentes ». Sur le plan coutumier, l’Etat ne remet pas en question le système traditionnel dans certains cas par exemple (le statut personnel de citoyens), mais en matière foncière, les lois de la République priment sur le pouvoir coutumier. Le droit musulman est aussi clair sur l’attribution de la propriété foncière. L’ihyâ’ est l’action en vue de la mise en valeur de la terre vacante et sans maître, dont personne ne tire bénéfice, pour y faire émerger des moyens de vie entretenus tels que : constructions, plantation d’arbres fruitiers, culture et irrigation. La mise en valeur donne droit à appropriation à celui qui l’entreprend. Car le premier à accéder à un bien licite a le droit de se l’approprier. Il est dit dans al-Bukhârî (recueil de hadîth) : « Celui qui met en valeur une terre morte acquiert priorité là-dessus ». Il est également dit dans al-Tirmidhî et al-Nasâ’î (autres recueils de hadîth) : « Celui qui vivifie une terre morte en devient propriétaire. Et aucun descendant d’oppresseur n’y a le moindre droit ». Dans la tradition malikite, il est licite de vivifier les espaces éloignés des zones mises en valeur. La référence en matière d’ihyâ’ est définie par la tradition locale et ce qu’elle considère comme une action qui vaut mise en valeur pour le type de terre considéré. Si on le destine à l’agriculture, par exemple, l’ihyâ’ consistera à préparer la terre à cette fin.
En revanche, certaines personnes dès leur retour du village, avaient convoqué la communauté pour un « soi-disant compte-rendu » de cette affaire. Nous disons à ces gens-là que le dossier est vide chez le procureur et chez le juge d’instruction et qu’on dise une fois pour toute la vérité sur ce dossier à toute la diaspora. La vérité, elle est celle-ci : « les autorités administratives et judiciaires, demandent aux parties d’aller en conciliation/médiation, car le dossier est vide ». Il est temps et grand temps d’informer à toute la diaspora du village, ce que le procureur et le juge d’instruction vous ont dit dans leur bureau. Et qu’on arrête de dilapider le bien d’autrui à des causes non légitimes. On ne peut plus tromper tout le monde tout le temps et en même temps sur des affaires aussi sensibles.
Qu’est-ce que nous proposons aux parties à la place du tribunal ? En tant que citoyen mauritanien et doctorant-chercheur sur la résolution des conflits en Mauritanie, nous proposons aux parties en litige de revenir sur les fondamentaux de la justice africaine que certains chercheurs africains, tel que M. Bidima, appelle « la palabre. Une juridiction des paroles », les anglo-saxons appellent « Alternative Dispute Resolution » et les français, le désignent « les modes alternatifs de règlement des conflits », ce sont la conciliation, la médiation et l’arbitrage, tous prévus par la justice mauritanienne (code foncier, code de statut personnel, code civil, code du travail…). En quoi consiste la justice alternative de règlement des litiges ? Il s’agit d’une justice rapide, moins couteuse et soucieuse des relations humaines et amicale. Cette justice prend en compte l’harmonie et le bien être sociétal. Cette justice alternative enseigne aux parties l’empathie, cette faculté pour chacune d’elles de se mettre à la place de l’autre et de percevoir les éléments psychologiques, affectifs, économiques ou sociaux qui expliquent sa position. La justice conciliatrice est prévue par les articles 21, 23 et 25 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, instituent des commissions foncières nationales, régionales et locales d’arbitrage qui permettent de régler le litige amiablement.
En conclusion : Allons-nous vers une solution amiable, car la justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations, telles ont été la préoccupation première de cette justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice. Le droit met fin une question posée en termes juridiques, mais il laisse souvent subsister une situation conflictuelle ; la justice conciliatrice extirpe le conflit. /.
BA – Boubou
Doctorant-Chercheur en Droit à Paris
Militant de Droits humains
Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)
Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)
Communiqué de presse d’ARMEPES-France et ses partenaires : stop aux injures haineuses de certains adeptes de féodalité soninkée !
Depuis quelques mois , la mouvance abolitionniste intracommunautaire soninké subie toutes sortes d’attaques insultantes et apologistes d’une manière chronique et soutenue. En effet notre activisme pacifique de sensibilisation est particulièrement honni par des milieux féodaux et réactionnaires. Ces derniers ne ménagent aucun effort pour salir et agresser verbalement les membres actifs du mouvement GANBANAAXU FEDDE qui ne demande que la mise en place de certaines réformes sociétales en milieux soninkés. Ces demandes que nous estimons légitimes apparaissent comme un sacrilège pour certains esprits arrêtés au 16ème siècle.
Ainsi par ce communiqué de presse, nous alertons les autorités mauritaniennes et françaises, mais aussi les consciences progressistes dans la communauté soninkée sur les manœuvres provocatrices et répétitives venant des milieux bien connus. Et nous tenons à rappeler ici certaines sorties langagières pour édifier l’opinion publique :
■ la création réactionnaire d’un mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement « démocratia islamique » dont certains membres se sont donné comme « activité joyeuse » un matraquage injurieux insultant la mémoire des ancêtres de ceux qui subissent aujourd’hui l’ordre féodal soninké. D’ailleurs plusieurs de nos membres ont introduit des mains courantes auprès de la police française concernant ces provocations incessantes d’éléments obsédés par notre militantisme pacifique. Nos procédures sont en cours à ce jour.
■ En Mauritanie, à Nouakchott , un élément particulièrement virulent membre du groupe Whatsapp cité, dénommé Tapa Coulibaly pourtant d’extraction sociale esclave dans la communauté soninkée, s’attaque quotidiennement à nos membres en faisant à ciel ouvert l’apologie de l’esclavage. Très chouchouté par les milieux féodaux et réactionnaires, il se croit invincible et inatteignable par la loi en Mauritanie parce qu’il serait soutenu par certains policiers soninkés et d’autres personnes influentes proches du pouvoir. Ces derniers jours, il s’est permis via un audio de défi apologiste de l’esclavage, une attaque particulièrement virulente contre toute la communauté haratine de Mauritanie. Pour rappel la loi 2015-031 en Mauritanie dans son article 19 stipule : « Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. »
■ Aussi depuis plusieurs mois, un dénommé Boudalaye Adama camara, mauritanien vivant aux États-Unis, connu sous le pseudo via réseaux sociaux « Dommoone kagoro camara » , s’acharne également sur nous par toutes les voies manipulatrices à travers audios et vidéos avec traces matérielles disponibles à ce jour. Sa dernière sortie audio nous visant a été d’une immoralité abjecte. Il s’est réjoui d’un naufrage fluvial qui avait coûté la vie à 9 personnes originaires du village de Guemou. L’accident s’était produit dans la journée du 15 juin 2017 au niveau du village de Sollou sur le fleuve Sénégal. Ce monsieur a stigmatisé ces victimes qui allaient pêcher, en disant qu’elles seraient mortes pour leur attrait pour la pêche qui serait le propre des esclaves selon lui.
Par ce communiqué en guise de témoin et d’alerte, nous exprimons nos inquiétudes sur des possibles actes violents à cause de ces multiples provocations qui ne cessent pas depuis plusieurs mois et que nos membres sont à bout de supporter ces traitements humiliants et insultants pour eux et surtout pour leur mémoire ancestrale.
Paris 1 janvier 2018
La CECOM ARMEPES-France
DIALLO Ousmane Kodoré, 2 ème vice-président ARMEPES-FRANCE alias LINKY nous conte l’histoire de Fegui.
ARMEPES-FRANCE – Après Yimbi Kumma, le 2ème vice-président de l’ONG- ARMEPES-France, M. Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY son nom d’artiste, natif de Toulel, vient de dédier une belle chanson au village Malien Fegui, pour rendre hommage à un vieux sage homme, répondant au nom de Samba Dabo.
Le pauvre vieux a vu du jour au lendemain, la foudre féodale s’abattre sur sa tête, sa demeure d’une villa murée, clôturée par un mur en béton, lui privant toute possibilité d’entrée ou sortie de chez lu, parce qu’il refusa d’accomplir les veilles coutumes (LAADA ou EL-ADA) ancestrales qui reposent sur la pratique de l’esclavage et ses séquelles.
Le vieux a eu le soutien immédiat de Ganbanaaxu Fedde, une plainte a été déposée, les autorités Maliennes ont immédiatement rétabli M. Samba Dabo dans ses droits en appliquant la loi avec la condamnation des auteurs de l’infraction. Les féodaux paradaient partout qu’ils sont les seuls détenteurs de la terre à Fegui.
Ils ignoraient les principes d’un état de droit, les autorités Maliennes les ont vite ramenées à leur place de simple citoyen, loin d’être au dessus des lois. Voila ce qui manque en Mauritanie.
Les féodaux du village de Fegui pensaient, qu’en ayant des parents hauts placés dans l’administration Malienne, également, détenteurs de la mairie de Fegui, ils sont les rois du ciel et terre pour bafouer les droits de pauvres personnes.
Faut-il rappeler que le cas de Fegui n’est pas isolé dans le milieu soninko, particulièrement dans le Guidumakha, les Féodaux tapis dans le parti au pouvoir (UPR) sans conviction agissent de la même sorte chaque jour.
Ils font vivre les villageois l’enfer sur terre avec une administration corrompue. Tout villageois qui rejette leurs coutumes esclavagistes, est harcelé, traqué au quotidien par des expropriations foncières qui reposent sur des fausses plaintes.
Certains sont priés de quitter le village carrément. Il est temps que l’administration locale à l’intérieur du pays (gouverneur, préfet, procureur, juge ou cadi etc…) prenne les choses en main, applique les lois de la république en rétablissant les pauvres citoyens dans leurs droits.
Chaque jour, des pressions pleuvent sur les fonctionnaires dans régions, venant de ministres, directeurs, conseillers du président etc…. C’est tellement honteux.
La chanson de l’histoire fegui
Il était une fois à FEGUI un village au Mali
Oh Hommes ! Écoutez l’aigle royal (goppendokampo)
C’est l’histoire de mon père
Un homme qui nous dépasse de loin
C’est la victoire de mon père
Un trophée de ganbanaaxu fedde
Il y a eu et existe des Hommes courageux à FEGUI, si je pourrais encore hier je choisirai le Nom Dabo
Je te tends la main avec cœur ouvert car je peur du pêché
Ton regard me suffit pour savoir si tu me porte dans ton cœur
2017 c’est une Année pas comme les autres
Je n’ai pas senti la fraternité en soninkara
Pourtant nos parents ont travaillé ensemble
Pour le bonheur de ce village
Eh Elhadjs! Mais pourquoi aviez vous construit ce mur ?
Eh Elhadjs ! Mais pour quelles raisons cet enclos ?
Oh que je suis aveugle ! C’est La coutume de mes ancêtres qui m’assassine
On me ligote avec les pratiques ancestrales
À cause de cette coutume, les Hommes ne s’aiment plus et ne s’entraident plus.
L’aigle royal vous dit que cela doit cesser
Oh les traîtres, stop à la provocation
Et que cela ne se produise plus.
Refrain
Fegui, Fegui, Fegui, Fegui
Fegui Fegui, Fegui Mali
Si le mariage est inconcevable alors à dieu cette coutume ancestrale.
On a peur de personnes (ganbanaaxu)
Pour les droits humains
On est sur toutes les lèvres
Vivons ensemble jusqu’à que la mort nous sépare
C’est ce que souhaite tout noble
Nos ancêtres ont connu des moments de guerres et de paix
Ils ont su gérer avec intelligence et méthode
Ceux qui veulent gouverner aujourd’hui n’ont aucune sagesse
Leurs crânes ressemblent à une route goudronnée
Ils rompent comme une poule sur ses poussins
Prenez exemple sur le vieux Dabo
Que vos familles ne dépendent de personnes
Que leurs libertés ne se trouvent pas entre les dents d’aucun Hommes
Oui ! Ils disent que je suis une mauvaise personne
Car je ne cautionne la féodalité
Mais pendant combien des jours, ma maison est restée fermer ?
Entourée par leur clan armé avec des machettes
Dont ma seule défense était la patience dans l’espoir
Seule l’Etat nous séparera !!!
Je suis vieux Dabo, aucune haine ne coule dans mon sang
Aidé par les discours de Ganbanaaxu Fedde, on a évité la guerre
Aucun jour n’est passé sans que Moro Kanouté ne m’appelle pour me rassurer dans patience
Non on ne souhaite pas la guerre
Le passée est révolu, aujourd’hui je te pardonne
Goppé(l’aigle royale) ne demande que l’Union
Dans un village aussi grand
Sans injustice, je suis partant
Sans esclavage, je suis prêt
Mais que certains ferment leurs gueules et qu’ils se tiennent au garde à vous On ira tous ensemble, même si beaucoup tomberont en route
Certains Hommes nous devancent
Le courage nous conduit à la victoire
Ganbanaaxu, nous accompagnerons soninkara
Ganbanaaxu, derrière tous les Hommes.
Ecouter avec le lien suivant :https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=yhMj26brIsc&app=desktop
L’abolitionnisme en milieu soninké: un bref explicatif à l’endroit de ceux qui s’interrogent encore!

Il a été dit et redit ou écrit et réécrit que l’esclavage d’antan pratiqué violemment dans le passé dans d’innombrables endroits (y compris chez les soninkés) n’existe plus aujourd’hui dans les milieux soninkés. Certes aujourd’hui nous constatons que certains esprits très limités en matière de valeurs humaines mises à jour, restent nostalgiques et regrettent apparemment cette époque de la chosification de L’HOMME par son semblable. Et en premier lieu, il faudrait circonscrire cette espèce d’humains qui, si l’esclavage d’antan arrivait à être une pratique aujourd’hui à l’échelle mondiale , seraient parmi les fragiles qui vont subir probablement cet ordre abject et indigne humainement.
Au fait que doit-on abolir aujourd’hui en milieux soninkés ayant trait explicite aux problématiques liées à l’esclavagisme?
L’appellation Komé ou komaxu correspond à une réalité bien connue dans l’imaginaire collectif soninké et reconnue par tout esprit sincère. Cette réalité est bien cet esclavagisme statutaire par lequel on assigne, discrimine, ostracise, stigmatise, inhibe, indexe, disqualifie et surtout taxe d’extraction sociale « impure ». Ainsi l’abolitionnisme en milieux soninkés, se veut un élan CITOYEN ET TRANSNATIONAL de prise de conscience inédite dans la société pour l’émergence d’un nouvel ordre digne HUMAINEMENT et arrimé sur les valeurs universelles d’égalité, d’équité et de justice. La mouvance abolitionniste soninké s’engage à déconstruire en priorité ce personnage incarné de ce que j’appelle « la personnalité esclave » qui s’entretient et entretenue pour combler et donner corps à un statut social très particulier . Ce dernier semblerait être une nécessité absolue pour la bonne marche du puzzle sociétal soninké selon les normes sacralisées par l’ordre dominant. Cet ordre dominant sur le plan régalien au niveau communautaire est structuré autour de la chefferie traditionnelle et le clergé maraboutique. Ainsi notre engagement abolitionniste veut dépasser ce cadre intracommunautaire du régalien en conscientisant la masse stigmatisée que nous vivons dans des États modernes républicains et démocratiques. Ces États, je dis bien ces ÉTATS, qui ne sont pas des royaumes ou des principautés, sont régis par des lois fondamentales pour leurs Citoyens sans distinction d’ordre individualiste ou communautariste. Et pour ceux qui s’interrogent sur le pourquoi de notre militantisme abolitionniste , nous leur adressons CE RAPPEL NÉCESSAIRE également. La CITOYENNETÉ ne se soumet pas à un ordre imaginaire et coutumier foncièrement inhibiteur pour assouvir un certain égo surdimensionné d’une minorité agissante et nostalgique qui a raté un épisode phare dans l’Histoire récente de l’Afrique politique d’hier et en total déphasage avec leurs contemporains d’aujourd’hui. Nous proposons une éducation civique qui dépasse les humeurs des uns et des autres qui d’ailleurs, semblent avoir beaucoup de gêne et d’hostilité envers L’ORDRE CITOYEN dans nos localités rurales.
L’abolitionnisme qu’on assume FIÈREMENT est antinomique à la dictature communautariste qui instrumentalise POLITIQUEMENT et RELIGIEUSEMENT des citoyens paisibles mais trompés depuis trop longtemps.
Notre projet de société ne vise aucunement des visées hégémoniques pour dominer par vengeance ou pour épouser des filles de certains concitoyens voisins pour qu’on ait une dite valeur sociale et nobiliaire.
Nous voulons VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ et aux DROITS et DEVOIRS égaux avec tous nos concitoyens issus de toutes les communautés nationales sur l’ensemble du territoire. Ainsi le régalien de l’ordre coutumier ne doit s’imposer sur nous en aucune manière. Par ailleurs nous nous soumettons volontiers à la légalité institutionnelle dans nos pays quel que soit l’échelle (COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE) . Et c’est là le véritable nœud de ce qui irrite intimement l’ordre féodal qui sévit dans nos communautés. On voudrait nous taxer par mauvaise foi des rebelles insurrectionnels.
Rebelles ou insurgés par rapport à quoi et contre qui ?
Est-ce rebelle de demander que nous voulons que nos personnes âgées valent à ceux des autres pour les privilèges honorifiques afférant au DROIT D’AÎNESSE dans la communauté de vie d’une société au 21ème siècle au sein d’un État républicain et démocratique ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer un ordre maraboutique qui légitime religieusement l’esclavagisme statutaire intracommunautaire pour endormir et de s’arroger d’une manière étanche les affaires religieuses basant sur un pacte filial devenu caduc dans le nouvel ordre étatique alors que des compétences avérées en la matière de certains sont reléguées par le système ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer les prétentions féodales sur la gestion du foncier dans nos localités rurales alors que nos états modernes avec des frontières internationalement reconnues nous assurent une législation juste et claire en la matière ?
Est-ce rebelle de proposer la possibilité pour 2 personnes consentantes, des liens matrimoniaux « sains et dignes » selon des critères libres et honorables dans des communautés dites musulmanes au lieu de tomber dans des travers stériles qui feraient honte à tout Homme sensé et logique dans notre époque ?
Est-ce rebelle d’éveiller des consciences acquises et soumises à un ordre féodal qui les entretient dans un fatalisme puéril et ridicule ?
Est-ce vraiment REBELLE ET INSURRECTIONNEL, quand nous voulons VIVRE EN CITOYENS DIGNES et EN PATRIOTES RESPONSABLES dans nos pays ?
À vrai dire nous ne sommes ni rebelles ni insurgés , mais ce sont bien nos détracteurs obsédés et intéressés qui s’insurgent contre le cheminement d’un État de droit dans nos communautés . Ainsi depuis plusieurs mois, toutes les manœuvres mensongères et lâches sont ourdies par les milieux réactionnaires et féodaux pour nous salir auprès des différents relais de l’administration publique. Pourtant les objectifs de notre activisme pacifique sont CLAIRS ET LIMPIDES. Nous les exprimons PARTOUT en toute honnêteté et avec un élan animé d’une FRATERNITÉ RÉELLE ET FRANCHE.
Et par ALLAH AZZEWEJJEL, tôt ou tard le vent du mensonge et des intrigues complotistes feront demi-tour contre leurs auteurs comme un boomerang inévitablement.
INSHALLAH
C’est ainsi mon modeste et bref aperçu du fond discursif de l’abolitionnisme en milieux soninkés pour ceux qui veulent ENTENDRE mais SURTOUT COMPRENDRE l’idéal proposé par GANBANAAXU*.
*Mouvement citoyen et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.
K.S
JOURNÉE CULTURELLE GANBANAAXU: PhotoReportage comme vous y étiez!
Voir ci-après le déroulé des temps forts de la journée culturelle organisée par l’association ARMEPES-FRANCE et ses partenaires du forum GANBANAAXUN FEDDE. Vous lisez en textes, le discours inaugural du vice-président FOFANA Samba et d’un mot de remerciement du secrétaire général adjoint DIALLO Cheikh.
- Le discours inaugural du vice-président
Mesdames , mesdemoiselles, messieurs
L’association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de l’esclavage et ses séquelles esclavagistes (ARMEPES-France) vous souhaite la bienvenue à l’occasion de sa première journée culturelle sous le vocable GANBANAAXU qui signifie l’égalité intrinsèque entre tous les êtres humains vivant sur terre. L’association dans son esprit et dans sa lettre vise à éradiquer l’esclavagisme statutaire et ses séquelles dans la communauté soninké dans son ensemble d’une manière pacifique mais aussi elle a pour vocation de lutter sans merci contre toutes les formes de discriminations à l’échelle nationale , africaine voire internationale. Il est prévu dans les textes et dans son règlement intérieur un plan d’actions qui peut se ramener à deux volets essentiels :
■ Le premier s’inscrit à travers la sensibilisation par tous les moyens légaux , à juste titre on peut citer le forum Whatsapp GANBANAAXUN FEDDE qui a connu déjà une résonance dans l’international soninkara et au-delà.
■ Le second volet va se traduire par des actions beaucoup plus concrètes , à savoir l’organisation de conférences , de caravanes , de réunions villageoises pour mieux toucher et éclairer l’opinion par rapport à cette problématique , on peut citer par exemple la conférence du 6 mars 2017 à Selibaby, capitale régionale du Guidimagha mauritanien, à l’occasion de la journée nationale de l’antiesclavage pour la première fois dans cette contrée avec nos différents partenaires.
L’association a aussi mis en place une caisse de prévoyance et de solidarité qui pourra servir de fonds pour le financement de projets de développement . L’ARMEPES-France par le biais de son président, ses différentes structures et par la voix du forum GANBANAAXUN FEDDE, est honorée de votre présence et vous en remercie infiniment. Ainsi nous vous souhaitons une agréable et fraternelle journée.
Je vous remercie.
23 décembre 2017
FOFANA Samba, vice-président ARMEPES-France
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● Le mot de remerciement du secrétaire général adjoint
Mesdames , Messieurs
chers membres et sympathisants d’ARMEPES-France et de GANBANAAXU*
J’étais heureux d’être avec vous si nombreux hier soir.
Je tiens tout spécialement à vous remercier pour votre présence, un grand merci aux invités de grande classe, les sympathisants, et surtout l’équipe événementielle, un grand merci et respects pour les mamans qui ont assuré la cuisine moyennant leur énergie pendant 24h. Grâce à vous nous avons pu passé une soirée belle en joie, en couleurs et en retrouvailles.
Le projet de « ARMEPES GANBANAAXU » qui nous tient tant à cœur et nous a motivé à vous réunir ce soir entre surtout dans le cadre de la sensibilisation et de la prise de conscience des certaines réalités affectant le VIVRE-ENSEMBLE au sein de notre communauté.
Il s’agit d’un projet novateur de sensibilisation qui nous permet de décider ensemble et de partager la richesse de nos différences. Ce projet est inédit en milieu soninké, parce qu’il est basé sur l’appel à une SOLIDARITÉ RÉELLE entre toutes les composantes sociales en dehors de toute considération à caractère discriminatoire ou ségrégationniste.
Grâce à des activités comme celle-ci, nous pourrons nous faire connaître davantage et fructifier nos ressources en vue de pouvoir mener à bien nos projets ambitieux visant des bases sociales plus dignes et plus démocratiques.
Ce soir, je veux vous remercier tout particulièrement pour l’enthousiasme avec lequel nous nous sommes associés à ce projet. Tous comme les membres d’une famille qui s’élargit constamment, nous avons créé un formidable mouvement de partage.
Je remercie aussi tous les bénévoles et en particulier le comité organisateur qui a permis de réaliser cet événement qui permet de propager ces sincères et fraternelles ondes de SOLIDARITÉ EN VRAI.
Je vous remercie aussi, vous TOUS qui amplifiez encore ces ondes par votre présence remarquée et remarquable.
Mon mot de fin est au nom de la SOLIDARITÉ , je vous dis vive GANBANAAXUN FEDDE
*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.
Paris 24 décembre 2017
DIALLO Cheikh, secrétaire général adjoint ARMEPES-France
■ Suite l’événement en PHOTOS comme vous y étiez!
Traoré Adama, le responsable ORGANISATION et membre du bureau exécutif ARMEPES.
Une équipe du staff ORGANISATION
Le président Traoré Gaye en mode PRÉSENTATION
De profil les différents conférenciers
Les vaillants éléments de l’équipe SÉCURITÉ
Autour de TIMERA Ousmane et DIKO Hanoune (intervenants et conférenciers) , le rappeur Yimbi Kumma et d’autres membres du mouvement GANBANAAXU FEDDE.
Le public côté Face en partie.
Nos mères et soeurs remarquablement présentes
Dr DIALLO Djibril , l’un des intervenants du jour. Des exemplaires de son livre « La Société soninké, hier, aujourd’hui et demain » étaient disponibles.
Le public côté Face en partie 2
De G à D : Accompagnés d’un élément du staff ORGANISATION, le secrétaire général de l’association MEMOUKÉ DIAGUILY, Moustapha Bakhayokho, le président Gaye TRAORÉ, le leader abolitionniste DIKO HANOUNE et Fofana Samba, vice-président ARMEPES-FRANCE.
L’équipe ADHÉSIONS ET SOUSCRIPTIONS (Membres ARMEPES et CAISSE DE PRÉVOYANCE ET DE SOLIDARITÉ en préparation)
Demba TRAORÉ , équipe ORGANISATION et membre métronome du forum GANBANAAXUN FEDDE (TRANSFERTS AUDIOS). Il est membre de la cellule COM ARMEPES.
DIALLO Ibrahim, équipe ORGANISATION, animateur Radio GANBANAAXU et membre cellule COM ARMEPES.
À gauche Traoré Ousmane (Soninké facile), directeur des programmes Radio GANBANAAXU et DIKO HANOUNE.
Le public au premier rang, on reconnaît l’aîné et doyen Coulibaly Demba youba de DAFORT, premier à droite.
De G à D : Dr Diallo Djibril, les doyens Cissokho Khassé et Camara Dramane gueleye.
Le 2ème vice-président ARMEPES Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY en bonnet avec quelques éléments du bureau ARMEPES. Rappeur, il a assuré une prestation artistique de haute volée durant la soirée.
Au milieu Aboubakar Dansokho (GANBANAAXU Haidara) intervenant lors de la soirée.
Pape Coulibaly dit yimbi Kumma, directeur Radio GANBANAAXU. Rappeur, Il produit un son spécial GANBANAAXU lors de la soirée.
Cissé Djibi, intervenant de la soirée
Au milieu Kenoute Moro, l’infatigable chargé des relations extérieures ARMEPES et l’un des responsables SÉCURITÉ.
Diarra Demba, une voix connue du forum GANBANAAXUN FEDDE et intervenant du jour.
Koundou SOUMARE, chargé de COM ARMEPES et DIKO HANOUNE.
Stand buvette et restauration assurés par l’équipe ORGANISATION. Chapeau aux soeurs.
Traoré Tougué, trésorier ARMEPES et l’équipe ORGANISATION.
Côté cuisine, chapeau bas pour nos mères et nos soeurs.
Traoré Moumy en présentation, équipe ORGANISATION et membre Bureau exécutif ARMEPES.
Le public côté profil en partie
Notre photo reportage est loin d’être exhaustif, mais notre choix s’est porté arbitrairement sur ces quelques clichés illustratifs et nous comptons fait vivre cette journée prochainement à travers des contenus vidéos.
24 décembre 2017
La CeCom ARMEPES FRANCE
Nos contacts: Nos contacts :
Moro KENOUTE 06 62 32 03 56
Koundou SOUMARE 06 18 56 55 99
Mail : ganbanafedde@yahoo.com
Tribune signée par Gaye TRAORÉ.
Dans un commentaire sur cridem.org à la suite de l’article consacré à notre directeur de Radio Ganbanaaxu yimbi kumma à la suite de son nouveau son Ganbanaaxu , un frère nous juge de faire le jeu du pouvoir , de créer un climat insurrectionnel et finit et c’est là le sacre , Ganbanaaxu oui , Mais …..
je réponds que ceux qui ont fait le jeu du pouvoir depuis toujours ce sont ceux qui ont obligé la veuve d’aimer son bourreau , l’orphelin d’aimer le bourreau de son père , ceux qui ont cassé toute promotion sociale des certains patronymes à consonance bamabara ou manding , ceux qui ont utilisé ou transformer le Guidimakha en une foire clientéliste sans pragmatisme .Ceux qui ont fait le jeu du pouvoir ce sont ceux qui ont fait croire que tout va bien alors que toute est ruine , ruine de la morale , ruine des mœurs , ruine de l’unité , ruine du mérite , ruine de la justice , ruine de la fraternité , ruine de la justice , la funeste liste aux odeurs rance est longue .Ganbanaaxu fedde n’a pas créée un climat insurrectionnel , seul celui qui est en carence de projets , de projections ferait une telle lecture plate,nauséabond et superficielle .Ganbanaaxu est un mouvement républicain , nous savons ceux pourquoi nous nous battons , nous ne ruminons aucune sympathique revanche là je ne fais que me répéter .Visiblement il y a un manque de cohérence chez beaucoup de nos militants mauritaniens de droits humains , le courage et la démarche loués ailleurs est décrété au sein de nos murs , de nos frontières en insurrection .
La même morale qui nous a ôté notre dignité ne peut susciter espérance et assurance pour nous .Dans beaucoup de communautés nationales aujourd’hui encore le fait de castes , la dualité KOMO-HORO est pratiquée et utilisée dans la sphère cultivée et occidentalisée .Dans une discussion sur fait de l' »esclavage endomagique ( escusez de l’exagération
si c’en est une! )avec un collègue ressortissant de PODOR descendant d’une famille d’érudit très connu de la sous-région ouest africaine , il me réserve une réponse en déça de son immense culture générale : « toute façon , çà on ne peut pas l’enlever « .Ma réponse , si on a pu chasser l’ignorance on peut l’enlever car c’est de l’ignorance , la discussion est close .
Pour revenir au frère qui nous accuse de créer un climat d’insurrection dans tout soni kara , nous opposons que chaque société a sa phase transitoire mais la communauté soninké a comme thérapie beaucoup de phases transitoires , nous comprenons ce que ressentent les tenants d’un ordre ancien qui ne relève que de l’ONIRIQUE .Ganbanaaxu veut des réformes dans notre communauté non une revanche, non une indemnisation de nos aïeux abusés , dépossédés , déshérités ( du moins pour le moment ).Ces réformes sont saines , vitales et énergisantes bien que le goût est amère.
Non !Ganbanaaxu n’as pas créer de climat d’insurrection, Ganbanaxu avec ses modestes moyens a montré du doigt nos tares , nos injustices , nos mépris , nos exclusions , nos divisions considerés depuis des siècles comme la norme .Une telle charpente sociétale ne peut être source de paix sociale et de Fraternité , d’où l’urgence des réformes sur le foncier , sur le sprituel et le temps ainsi que les relations horizontales au sein de la société .Le tort de ceux qui nous caricaturent aujourd’hui dans tout soni kara audélà des frontières mauritaniennes, est de n’avoir pas pris au sérieux la douleur , la colère des personnes qui ont été longtemps considérées comme le décor de la grandeur de SONI KARA , décor néfaste et funèbre .Ganbanaau veut des réformes , pas la révolte , Ganbanaaxu veut le developpement non l’immobilisme au nom d’une certaine grandeur qui n’existe plus .Un rappel important que Ganbanaaxu adresse tous , SONI KARA n’est pas une république indépendante avec ses propres lois , nous sommes au sein des frontières des pays qui ont des lois qui s’appliquent à tous et sans considération aucune , et comprendre ça c’est un premier pas pour voir avec courage ce que veut le mouvement Ganbanaau pour la communauté .
Gaye TRAORÉ, président ARMEPES-France et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE.
L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie
L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie, qui vise les coutumes ancestrales. Il est passé en direct sur l’émission Couleurs Tropicales, l’émission des musiques Afro sur RFI depuis 20 ans, présentée par le célèbre Claudy Siar qui avait tiré la sonnette d’alarme, il y a peu sur la vente aux enchères de Subsahariens comme des esclaves en Libye. Cela avait soulevé le tollé général et nous lui disons merci pour son courage.
Nous avons décidé de transcrire les paroles qui accompagnent le beau son, agréable à écouter, ô combien, elles sont instructives pour la communauté Soninkara dont il fait la promotion internationale sans relâche. Nous pensons, que ce jeune rappeur dynamique mérite l’attention de l’agence TADAMOUN, chargée de lutter contre « l’esclavage et ses séquelles », de la commission des droits de l’homme Mauritanienne, le commissariat aux droits de l’homme et l’ensemble des ONG qui militent pour la fin de l’esclavage, des inégalités par naissance de castes. Ci-dessous les paroles.
« Yimbi Kumma, je suis quelqu’un qui ne mange pas la sale bouffe ; Ganbanaaxu ; c’est Ganbanaaxu la vérité ; mais le mensonge et l’égoïsme ont détruit Soninkara, trainent Soninkara derrière les sociétés civilisées. Celui qui prononce le mot Ganbanaaxu de sa bouche ; on l’accuse de vouloir détruire Soninkara ; on le prend comme l’ennui juré public ; comment peut-on comprendre ça au 21eme siècle ?
Des humiliations quotidiennes sur la base de préjugés esclavagistes continuent à persister sur la tête de personnes encore; ils veulent ; qu’on devienne leur natte pour qu’ils puissent nous marcher dessus avec leurs chaussures. Ils veulent qu’on reste des aveugles pour qu’ils puissent nous diriger alors qu’on est tous instruits, éveillés et conscients. C’est vrai ; les anciens maîtres méchants ont maltraité, torturé nos ancêtres ; aujourd’hui ; les petits fils de ces méchants veulent qu’on reste dans cette situation ; mais Ganbanaaxu dit ; assez de cette situation ; ça suffit maintenant ; soyons tous pareils ; égaux ; respectons les personnes âgées au même niveau dans nos villages.
Comment la communauté Soninkara peut-elle avancer pendant que les Marabouts coutumiers dans nos villages refusent de dire la vérité sur l’illégalité de l’esclavage ? Ils ont placé leurs coutumes ancestrales devant la religion d’Allah; moi ; personne la plus âgée du village ; je dois m’humilier devant un petit jeune au nom de la coutume (Laada ou El-Ada); voila ce qu’ils appellent Soninkara agréable à vivre ; sucré ; Soninkara développé ; respectueux ; ils ont tourné dos aux humiliations, vexations esclavagistes ; il est où le principe de Ganbanaaxu dans cette société ? Si vous êtes de bons musulmans, vous devrez nous enseigner le bon chemin à suivre; un musulman n’est pas au dessus d’un autre ; Soninkara ne peut être agréable à vivre tant qu’il y aura des inégalités ; des injustices ; car ; ceci n’est pas dans l’intérêt de la société……………….. »
Explication du mot Ganbanaaxu est de : Nous sommes pareils ou égaux.
Crédit source: haratine.blogpost
Ustaz Abdoulaye TRAORÉ, l’un des dignes et courageux pionniers de la sensibilisation contre l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés ces dernières années.
Natif de Tistaye dans le Guidimagha mauritanien, Cheikh Abdoulaye TRAORÉ n’est pas un inconnu aujourd’hui dans le milieu soninké quand il s’agit de la sensibilisation antiesclavagiste. Mr Traoré, enseignant vivant en France depuis plusieurs années, est l’un des inspirateurs et membres fondateurs d’un mouvement inédit en milieu soninké de la diaspora « ARMEPES-France » qui s’inscrit aujourd’hui plus que jamais dans la mouvance abolitionniste à l’échelle transnationale. L’esclavagisme intra-africain sevit aujourd’hui dans la communauté soninkée par des séquelles vivaces qui perdurent dans plusieurs contrées. Ustaz Aboulaye TRAORÉ a, aux débuts des activités de l’association, animé 2 conférences d’une importance capitale qui feront date dans l’Histoire de l’engagement contre les assignations sociétales qui sélectionnent les dignités et les Droits selon les patronymes et les statuts de naissance. Aujourd’hui l’ampleur historique de la mouvance abolitionniste et revendicative des réformes sociétales en milieu, incarnée par le forum GANBANAAXUN FEDDE, fait que certains réactionnaires féodaux se radicalisent et s’essaient à TOUT pour contrer en vain.
Lors de la première conférence tenue le 19 Novembre 2011, ce cheikh qui osait nommer les « CHOSES » , fustigeait le système de LADALAMAXU qui constitue le canal de perpétuation d’un « doux » et trompeur joug esclavagiste intracommunautaires. Son discours a été axé sur les imbrications d’un ordre sociétal soninké qui est organisé sur des bases féodales où l’esclavagisme statutaire est érigé en « valeur sociale » . Grâce à cette implication courageuse et digne, plusieurs personnes ont été conscientisées et alertées sur l’habillage fait au nom des convenances coutumières concernant certains rapports liant les familles des anciens esclaves avec celles des anciens maîtres. Dans cette lancée, il avait dénié toute légitimité religieuse à ces pratiques ancestrales ne servant que la domination physique et psychologique des uns sur les autres. Également lors de cette conférence, il avait invité les participants et tout le monde soninké à l’étude SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques. Ainsi appuyant son argumentaire, il s’était attardé sur le cas des soninkés mauritaniens de la diaspora qui ne seraient pas trop intéressés par les études. C’était dans cette séquence explicative, qu’il avait rapporté les propos d’une de ses connaissances, qui lui avait dit en substance qu’ici en France si on entend parler d’un grand enseignant ou conférencier, il serait malien , sénégalais ou gambien, et que les mauritaniens seraient invisibles en la matière. Aujourd’hui à travers d’un bout d’audio tiré d’une conférence d’une heure et plus datant de 2011, certains malintentionnés bien connus s’autorisent à vouloir salir sa réputation. On voudrait lui attribuer des propos qu’il n’a tenus d’aucune manière. Son rappel pacifique aux bonnes consciences pour une relecture SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques, trouble certains milieux féodaux soninkés qui pensent que même la sphère du Divin vis à vis de ses créatures devrait respecter et correspondre à leur puzzle sociétal selon une certaine stratification sociale.
Ici, il est lieu de préciser que Cheikh Abdoulaye TRAORÉ est au-dessus et de loin innocent de tout qui est rapporté à son propos. Un homme humble et pieux, cet enseignant et auteur de quelques livres, est visé à tort ces derniers jours alors qu’il venait d’animer une conférence instructive à Nouakchott ce 10 décembre dernier.
Sa dernière grande conférence en France date du 8 décembre 2013 lors d’une journée des activités associatives d’ARMEPES-FRANCE.
Tout notre soutien à Ustaz Aboulaye TRAORÉ.
Le Cheikh continuera d’éveiller et Qu’Allah VEILLE IMMANQUABLEMENT. Ameen
Qu’Allah le Protège lui et sa famille, et Fructifie son savoir pour le Bien de la Oumma. Ameen.
K.S










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