NOUVELLE FACETTE DU COMPLOT CONTRE LES ESCLAVES D’ASCENDANCE. | IRA-M / Le parti RAG

✓Les Faits

Au Guidimakha, dans la commune de Ghabou, Mr DIARRA Saje Fodié exploite depuis plusieurs décennies et un lopin de terre pour survivre. descendant d’esclaves, il a décidé de prendre ses distances, sa liberté avec ses anciens maîtres. Ainsi, il s’inscrit dans la dynamique des Hautes Autorités nationales à en finir avec l’esclavage sous toutes ses formes et manifestations.
Cette volonté de rupture pour recouvrer sa dignité d’homme n’a pas plu aux féodaux de la communauté de Coumba daw. Cest ainsi que
Mr DIARRA Saje Fodié est constamment harcele et sommé de quitter le lopin de terre qu’il exploite depuis plusieurs générations.
L’affaire a été portée à la connaissance de l’ autorité administrative locale pour arbitrage.
Mr DIARRA Saje Fodié étant analphabète a sollicité l’aide de Mohamed Jiddou, Coordinateur Régional d’IRA Section Guidimakha pour l’accompagner et l’orienter dans ses démarches.
C’est ainsi qu’hier, 10 juin 2021, les deux hommes se sont rendus à Ghabou pour rencontrer le Hakem, Mr Mohamed Lemine Ould Khadre.
La rencontre a été un fiasco à tous égards. En effet, le représentant de la légalité a été discourtois en chargeant les deux plaignants de manière péremptoire.
Mohamed Lemine Ould Khadre, le hakem de Ghabou n’a pas hésité à proliférer des insultes et insanités dans son bureau à l’endroit des deux plaignants. Et comme si cela ne suffisait pas, il a refusé catégoriquement de recevoir leur demande.
La présence du militant d’IRA dans son bureau venu accompagner Mr DIARRA victime d’un réglement de compte a irrité le préfet. Il a fustigé notre ONG, comme si elle était une organisation criminelle.
Le hakem de Ghabou s’est comporté de manière ridicule en banalisant la fonction honorable de préfet, par son refus de recevoir notre demande et en s’attaquant vertement et non sans haine à l’ONG IRA toujours pas reconnue par l’Etat.

✓Déclarations

Au regard de ce qui précède, des faits avérés et vérifiables, rapportés par manière circonstanciée, IRA ne peut rester spectatrice des injustices et surtout lorsqu’elles sont commises dans le cadre de la féodalité ou de l’esclavage par ascendance.

AUSSI IRA,


1) en appelle au respect de la législation nationale criminalisant les pratiques esclavagistes et aux textes internationaux ratifiés par notre pays dans ce cadre.

2) a le regret de noter que par ce comportement vénal et partial, le hakem de Ghabou a foulé au sol la proximité de l’administration de ses usagers, au cœur de la réforme administrative promise par le Président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

3) exige des explications de la part de l’administration territoriale de Khabou comme elle en appelle au Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, la tutelle pour que la demande de Mr DIARRA Saje Fodié soit de nouveau introduite et étudiée de manière objective.

4) dénonce le manque d’impartialité et de professionnalisme de l’administration territoriale et sa volonté de soutenir la classe féodale au mépris de la loi.

5) ne comprend pas cette arrogance par le comportement d’un commis de l’Etat vis-à-vis de ses concitoyens venus juste introduire une demande, et ne peut plus accepter son instrumentalisation et sa diabolisation , pratiques dignes d’un autre régime.

6) demande aux autorités de confier la gestion de l’administration territoriale à des hommes compétents, clairvoyants, justes, neutre, désintéressés et dotés de capacités de discernements et d’écoute.

7) dénonce la complaisance ou complicité de l’administration territoriale au Guidimakha avec la classe féodale qui continue de déposséder sans aucun procès les descendants d’esclaves du foncier.
8)attend des autorités que des décisions courageuses soient prises incessamment au Guidimakha sur le foncier en faveur des descendants d’esclaves : en effet, la terre est devenue un moyen de pression pour la classe féodale.
Nouakchott le 11 juin 2021

Cellule communication
Ira-M /RAG

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie/RAG

Guidimagha | Les hautes autorités nationales saisies sur le cas du préfet du département de Ghabou

Guidimakha le 11 juin 2021  
 
 
-A son Excellence le premier ministre Mohamed Ould Bilal;
-Son excellence le ministre de l’intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug;
– Le commissaire aux droits de l’homme et à l’action humanitaire;
 -Le président de la commission nationale des droits de l’homme (C.N.D.H),
 
Objet : Plainte contre le préfet du département de Ghabou Guidimakha.
 
Très chers responsables de l’administration territoriale et des droits de l’homme;
 
Je m’appelle Mohamed Jiddou, Coordinateur régional d’IRA- section Guidimakha.
Par cette présente, je vous informe que hier 10 juin 2021, le préfet (Hakem) du département de Ghabou, M. Mohamed Lemine Ould Khadre nous a traités de tous les mots sales d’impolitesse caractérisée dans son bureau. J’étais  accompagné  d’un compatriote Soninké, ressortissant du village de Coumbandao, répondant au nom de DIARRA Saje Fodie un cultivateur.  Je l’ai accompagné dans ses démarches puisque ne sachant ni lire, ni écrire dans sa demande d’autorisation d’exploitation d’une terre agricole qu’il cultive depuis plusieurs générations selon le décret no 2010-080 du 31 mars 2010. Cette demande devrait commencer dans le bureau  du préfet pour remonter sa hiérarchie administrative. Le préfet refusa catégoriquement de prendre en charge la demande sans raison.
 
 
Lorsque je me suis présenté comme coordinateur d’IRA qui a fait 65 km, rien que pour  assister un compatriote dans ses démarches administratives, le préfet tape une crise, une colère profonde indescriptible l’enveloppe en rétorquant qu’il ne travaille pas avec IRA, comme si notre ONG lui a soumis une pareille demande en aparté. Ainsi, il n’a pas hésité à piéter la loi suprême de notre pays qui garantit à chaque citoyen d’adhérer dans le : parti, syndicat ou association qu’il voudra. Nous avons compris qu’il a des clients féodaux esclavagistes dans la région, politico-associatifs, des élus locaux avec lesquels, il s’associé pour exproprier des terres appartenant à ceux qui refusent l’esclavage coutumier par ascendance dans le milieu Soininké en toute illégalité.
 
Nous demandons votre intervention rapide pour stopper les abus de pouvoir qu’exercent : gouverneur, préfet et forces de l’ordre sur les populations pauvres dans la région du Guidimakha, des abus qui portent atteinte à la cohésion sociale et à l’unité nationale depuis plusieurs décennies.
 
Dans l’attente d’actions concrètes de votre part, chers Messieurs, veuillez recevoir nos salutations distinguées.
 
 
Mohamed Jiddou, Coordinateur IRA- Guidimakha  

©️ Source crédit : réseaux IRA-Mauritanie

Foncier : du nouveau ? | Par Lô Gourmo

Les mesures foncières proposées par le Ministre de l’économie M. Kane Ousmane et annoncées par le Maire de Djéol me paraissent particulièrement intéressantes. Mises en œuvre, elles constitueront une véritable rupture par rapport à la pratique suivie jusqu’ici dans le cadre de l’applicationla de la fameuse loi foncière de 1983 et du code des droits réels de 2017. La porte principale par laquelle s’engouffrait le chauvinisme était la propriété des terres. Le projet en cours, tel qu’exposé par M. Le Maire, en attendant semble t’il son adoption définitive, rompt avec la confusion en la matière, en reconnaissant les formes de preuves les plus diverses que peuvent présenter les populations locales pour attester leurs propriétés. Exactement ce qu’elles ont toujours réclamé. Par ailleurs, ce sont les structures d’organisation locales de ces populations qui joueront le rôle décisif pour dire à qui appartiennent ces terres en fonction de leur enracinement et de leur légitimité populaire. En principe, l’administration ( y compris les domaines) accompagne le processus de cette reconnaissance sans pouvoir unilatéralement substituer ses  » titres » à ceux reconnus sur place , par les représentants de ces populations. Il est à souligner que, d’après le compte rendu de la mission envoyée dans certaines communes dites pilotes du Nord et du Sud, les mesures seront uniformément appliquées sur l’ensemble du territoire.
Mises en œuvre comme annoncées, ces mesures transformeraient considérablement l’ordre foncier tel que faconné par des décennies de confusion juridique et d’accaparement des terres par des spéculateurs peu scrupuleux, en complicité avec certains représentants gabegistes de l’administration. On verra bien.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date du 10/06/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=302900311564847&id=100055346415293

🟢 Reconnaissance et Grandeur | Bio d’un Militant – Monsieur Abdellahi Abou Diop


✓Ces figures 🌟 étoilées🌟 pour les Causes Justes :



Il s’appelle Abdellahi Abou Diop , un pur et dur produit IRAOUI – IRA-Mauritanie.

Il a reçu coups rudes et a connu attaques violentes diverses tout au long de cet engagement droit-de-lhommiste et anti-esclavagiste en Mauritanie 🇲🇷. Il investit courageusement tous les terrains chauds où les faibles sont menacés dans leurs droits fondamentaux.

Cette figure emblématique de la lutte est un proche fidèle du président des réseaux IRA-Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid . Également Monsieur Diop est un fin communicant arabophone doté d’une grande efficacité à travers son profil Facebook par lequel toutes les alertes sérieuses d’atteintes aux droits de citoyens sur l’étendue du territoire mauritanien sont relayées.

Ainsi son engagement multidimensionnel mérite une visibilité auprès d’une certaine opinion francophone mauritanien. Alors notre modeste mot à son endroit s’inscrit dans ce cadre.

👍🏿Bravo au COURAGEUX COMBATTANT

• Fraternellement, votre frère et camarade KS

Mauritanie : l’esclavage foncier est une réalité en 2021 (IRA Mauritanie)



✓Note d’information

Tweikerda, localité située dans une zone agricole à la limite de la frontière entre les régions du Trarza et du Brakna, relève de la commune de Lexeiba 2, peuplée par des paysans d’origine servile qui ensemençaient – entretenaient et récoltaient – les périmètres arables, déjà au 19ème siècle. Autour du lac « Koundy » les activités agro-pastorales augmentent et s’étendent au rythme de la démographie. La population Hratin du lieu appartient à la tribu « Oulad Byèri » qui regroupe nombre de fractions, aussi influentes les unes que les autres.

Les autorités coloniales décernaient des titres fonciers, durant les années 1950, à la chefferie des « Oulad Byèri ; celle-ci en a bénéficié, au nom de la famille Ehl Cheikh Sidiya; or, la loi 60/130 ratifiée le 5 septembre 1960 et l’ordonnance 1983/127 portant réforme foncière et domaniale annulent la tenure tribale du sol et octroient la propriété définitive de la terre aux cultivateurs.

Néanmoins, le maire de la commune de Lexeiba 2, Monsieur Yacoub Ould Moussa Ould Cheikh Sidiya, au titre de son prestige religieux et historique, considérerait les parcelles en litige, comme un bien de sa famille ; ainsi, en vendrait- il aux opérateurs de l’agrobusiness et ce, avec la complicité des fonctionnaires, notamment des gouverneurs, préfets, brigades de gendarmerie et magistrats ; plusieurs agriculteurs se retrouvent, du jour au lendemain, privés de champs, accentuant ainsi leur vulnérabilité.

Un exploitant, inconnu des natifs de la localité, venait, ces dernières semaines, défricher des arpents qu’il prétend avoir achetés au maire de Lexeiba 2. La population s’interposa d’où le prétexte d’une intervention, souvent brutale, des forces de l’ordre dominant. La première vague d’arrestation se déroulait le 27 mai 2021. Cependant, Yacoub Ould Moussa rejette de telles accusations et précise avoir emménagé en commun avec les cultivateurs Hratin et à leur bénéfice, 40 hectares. De surcroît, il nie la moindre entrave aux droits des paysans. L’affaire de la fameuse vente résulterait, alors, d’un acte frauduleux. L’initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) dépêchera une mission sur place, afin de réitérer son soutien aux victimes d’expropriations à grande échelle, dans la plaine de la Chemama.

Il importe de rappeler que les contentieux du genre se généralisent un peu partout sur le territoire et opposent les résidus de féodalités anachroniques, revigorés par la gouvernance ouvertement raciste des deux ex-présidents (Taya et Aziz) contre les descendants d’esclaves et autres travailleurs de la terre, issus des communautés noires autochtones. En dépit des assurances du Président de la République Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, l’appareil de justice et l’administration territoriale incarnent la résistance de la minorité, à l’implacable demande d’égalité. La situation semble aussi grave à l’Est du pays, en particulier l’Assaba et les deux Hodhs où les entités centrifuges – tribu, fraction, clan, famille – ne cessent de grignoter ce qui subsiste d’un Etat en faillite graduelle depuis le premier coup d’Etat, en 1978.

A. La mise sous contrôle judiciaire, dès le 31 mai 2021, concerne les prévenus :

1 Issa Soueidi
2 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg
3 Mohamed mahmoud M’Bareck
4 Cheikh Mowloud
5 Sidi Mohamed Ali

B. Le 7 juin 2021, après 4 jours de détention préventive, les pensionnaires du commissariat de police de Lexeiba 2 recouvraient la liberté mais sous contrôle judiciaire strict:

1 Brahim Iche
2 Alioune M’Bareck
3 Yacoub H’Meida
4 Oumarou Boubou
5 Didi H’Meida
6 Dah Imijine
7 Ahmed Bilal

C. Restent en prison, au grief de « rébellion » :

8 Issa Souedi
9 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg, âgé de 75 ans, (image jointe)

D. Voici le rappel du droit en vigueur, que violent les décisions et comportements du personnel de la fonction publique, à commencer par les juges:

Article 3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli. Art 4.-Tout droit de propriété qui ne se rattache pas directement à une personne physique ou morale et qui ne résulte pas d’une mise en valeur juridiquement protégée est inexistante. Art.5.-Les immatriculations foncières prises au nom des chefs et notables sont réputées avoir été consenties à la collectivité traditionnelle de rattachement. Art.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation. Art.7.-Les actions foncières collectives sont irrecevables en justice. Les affaires de même nature actuellement pendantes devant les cours et tribunaux seront radiés des rôles sur décision spéciale de la juridiction saisie. Les arrêts ou jugements de radiation sont inattaquables. Art.8.-Toute forme d’affermage de la terre non conforme à la Chariâa est prohibée ; les parties ne peuvent, par leurs conventions, déroger à cette disposition d’ordre public. Art.9.-Les terres « mortes » sont la propriété de l’Etat. Sont réputées mortes les terres qui n’ont jamais été mises en valeur ou dont la mise en valeur n’a plus laissé de traces évidentes.

Liens connexes :

https://www.facebook.com/751978449/posts/10158395443598450/?sfnsn=wa

http://www.droit-afrique.com/upload/doc/mauritanie/Mauritanie-Ordonnance-1983-127-reorganisation-fonciere-et-domaniale.pdf

Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
Nouakchott, le 10 juin 2021

Les actes de violence en milieux urbains : La Note de presse du Parti RAG

Ces derniers temps, l’actualité nationale est marquée d’horribles actes de criminalité dans certains milieux urbains. Certains quartiers de notre capitale Nouakchott et la ville de Nouadhibou ont connu une insécurité qui perturbe gravement la quiétude des populations.

La semaine écoulée, Nouakchott a connu plusieurs attaques violentes en pleine rue, comme celle de Toujenine au cours de laquelle le professeur d’université Ahmed Salem Ould Eloumane a été mortellement agressé.

Nous , le parti RAG, présentons nos émouvantes condoléances aux proches de victimes et leur exprimons notre total soutien. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux divers blessés (hommes en uniformes et civils).

Par la suite nous interpellons les autorités sécuritaires pour prendre les mesures idoines afin de freiner cette spirale d’insécurité urbaine. Des actions importantes d’ordre social, éducatif et économique doivent être menées pour soigner et traiter avec efficience le terreau multidimensionnel qui est la source des diverses dérives de délinquance juvénile.

Plus que jamais une mobilisation inédite est nécessaire pour les milieux défavorisés dans nos quartiers populaires où le décrochage scolaire, le trafic et la consommation de divers produits stupéfiants et prohibés en font des zones de tous les dangers pour les populations locales et pour d’autres habitants ailleurs dans les villes.

Nouakchott le 06 juin 2021

Cellule communication
Le parti RAG

©️ Crédit source : Réseaux Parti RAG

🔴 Ibrahima Moctar Sarr : «Biram s’est engagé de manière effective aux côtés des négro-africains»



Pour Ibrahima Moctar Sarr, président de l’AJD/MR, c’est aux négro-africains d’assumer pleinement leur lutte de libération.

Le chef des Rénovateurs, candidat aux élections présidentielles de 2007, 2009 et 2014, Ibrahima Moctar Sarr, a affirmé sur avomm.com : «On a dit beaucoup de choses ces derniers temps à propos de BDA. Certains vont jusqu’à dire qu’il a trahi les négro-africains qu’il se proposait de libérer. »

«Personnellement je pense que Biram a pris des initiatives courageuses. Il s’est engagé de manière effective aux cotés des négro-africains pour dénoncer le génocide et l’exclusion dont ils sont victimes. Et je pense que si les leaders de la communauté arabe avaient agi comme Biram l’a fait, on aurait beaucoup avancé. Beaucoup de négro-africains ont suivi Biram en l’investissant comme l’unique leader pouvant faire aboutir leur lutte », a dit le président de l’AJD/MR.

«Le problème, me semble-t-il, c’est que Biram avait placé la barre très haut, et un moment il devait nécessairement revoir sa stratégie, comme je lui avais d’ailleurs conseillé quand il est venu me rendre visite dans mon bureau. Ceux qui voulaient faire de la lutte par procuration ont crié à la trahison, alors que la priorité pour Biram a toujours été claire : c’est le combat contre l’esclavage. Et quoi de plus légitime d’ailleurs? », a encore affirmé Ibrahima Moctar Sarr.

« Ce sont ceux qui crient à la trahison qui devraient peut-être faire preuve d’humilité en assumant le fait qu’ils se sont peut-être trompés. Notre collaboration avec Biram se fera sur le terrain, mais c’est aux négro-africains d’assumer pleinement leur lutte de libération », a estimé Ibrahima Moctar Sarr.

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 08/06/2021

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4826324074052745&id=100000256018105

Une Mauritanie hypocondriaque : J’ai mal à ma Mauritanie | Par Salihina Moussa Konaté



C’est avec une profonde tristesse que j’évoque ce fléau qui gangrène le cœur d’une société dont le troisième pilier de sa religion est la « Zakat » qui signifie « l’aumône obligatoire purificatrice». Cela éclaire, sans doute, davantage mes lanternes sur l’hypocrisie d’un grand nombre de mes coreligionnaires qui prétendent aimer Allah et pourtant ne prennent pas graine de ses injonctions. Des hommes dont les actes sont en permanence aux antipodes d’une religion qu’ils feignent d’aimer avec ferveur.
Il est presqu’impossible de rester de marbre face à la situation du 3/4 de la population qui vivent en loque dans la précarité sans subvention. Qui grelottent de faim, de froid et de l’effroi ; dont certains s’éteignent silencieusement d’inanition. J’ai mal à ce pays qui m’a vu naître et grandir comme j’ai mal au cœur quand j’observe avec un œil contemplatif ces pauvres gens qui font flèche de tout bois en vain, chaque jour, pour mettre du beurre dans les épinards. Ils ont beau remuer ciel et terre, ils ne s’en sortiront pas. Parce qu’ils sont condamnés par des politiques à tirer sans trêve ni repos le diable par la queue.

J’ai vu un homme au regard piteux dont je vais taire le nom de sa communauté, fixer le ciel comme pour lui reprocher quelque chose. J’ai eu envie de lui dire que le ciel n’est point responsable, n’y est pour rien de son misérable train de vie. Il travaillait comme un bagnard cependant, il ne gagnait que 3000 MRU (équivalent de 68€) par mois.
Je le voyais toujours à Kouva car il habitait là-bas. Kouva : un bidonville méconnu de nos responsables politiques. Oui, méconnu, car je ne connais pas un seul président qui a mis le pied dans cet endroit.

Dans ce bidonville, j’ai vu également un couple avec leurs 4 enfants partageaient une baraque de 4 m sur 3,5. Un homme gueux comme un rat d’église. Il se réveille aux premières lueurs d’un potron-minet pour aller à la quête de sa pitance journalière. Quelquefois, il fait la manœuvre pour avoir de quoi sustenter sa famille.
Des misérables, des damnés de la terre, j’en rencontre presque partout dans cette ville séparée par une invincible cloison invisible ; avec des opulents d’un côté et des indigents de l’autre.

La misère est sans nom au sein de ce pays. Alors je souffre de cet espace géographique hypocondriaque où les humains sont traités comme je ne sais quoi au nom d’on ne sait quoi. À défaut des qualificatifs adéquats, je dirais, comme des immondes.
Je me meurs de la souffrance de ce corps affecté que l’on refuse de soigner les balafres, que l’on observe passivement l’éclat de son âtre tirer à petit feu sa révérence.
Que restera-t-il de ma Mauritanie dans dix, vingt ans ? Plus d’humanisme ? Un taudis où croupissent des hommes sous la férule d’une fatale injustice ?

J’ai mal à ce pays où une myriade de jeunes gens traînent, déambulent sur les trottoirs pour recourir la générosité des passants. Ces enfants qui n’ont pas choisi de n’être des enfants de personne. Ils marchent nu-pieds. Souvent lapidés par les frimas, ils tremblent de froid. Ce sont des abandonnés, sans doute, des laissés-pour-compte, somme toute. On les fait tourner en bourrique. Quelques abrutis leur demandent de chanter avant de jeter un jeton dans leurs sébiles. Amère, la vie de ces condamnés aux enfers telluriques !
Où sont ces sans-cœurs qui les ont mis au monde ? Sont-ils sereins en sachant que leurs enfants dorment à la belle étoile souvent dans la rue ?
On ne peut au moins du monde l’être, à moins qu’on soit une victime des textes fallacieux qui nous promettent le paradis dans l’autre monde en échange de l’abandon de nos progénitures. Dieu n’aime pas les parents qui abandonnent leurs mômes. Et pourtant nous prétendons les faire en Son nom.
Abandonner les anges, laisser mourir les pauvres, si c’est cela ta religion chère Mère donc je suis un renégat.
Heureusement, la paix est la seule religion de Dieu. Elle, seule, mérite égard.

L’insoutenable, c’est aussi, le sort de ces enfants que je rencontre chaque jour à Neteuk comme un peu partout dans la ville ; ces enfants éboueurs qui méritent une place sur les bancs des écoles. Cependant, à cause du non-respect de la Charte de l’article 26 de la déclaration onusienne qui stipule que : « toute personne a droit à l’éducation. » Et aussi de l’article 11 de la Charte Africaine et les droits de l’enfant qui encourage la fréquentation des établissements scolaires et invite les États à assumer cette responsabilité.
Sommes-nous dignes d’appartenir à la communauté mahométane ; quand Mohammed(PSL) lui-même affirme que : l’acquisition de la science est une obligation qui incombe à tout musulman et à toute musulmane ? Ou bien, de notre islam, il ne reste que le nom ? La forme ? Hélas, tous les matins, ils grimpent des charrettes pour aller chercher de quoi mettre sous la dent au lieu d’être dans des temples du savoir pour faire leurs humanités.

Les conditions de vie de ces hommes et femmes de Mendez, de Melaha, de Toujinine et tutti quanti, pour ne citer que ceux-ci me laissent coi et me portent à croire que l’âme de ce pays est entachée. Car il est plus qu’absurde de voir dans une république islamique des hommes qui souffrent de la famine pendant que d’autres roulent sur l’or et regardent insensiblement leurs frères et sœurs tenaillés par la faim. A-t-il la foi, celui ou celle qui dort le ventre plein sachant que ses voisins n’ont pas de quoi à tromper leur faim ?

J’abhorre cette maladie mortelle qui consume l’âme de cette patrie dont je me donnerais avec autant de persévérance comme un sacerdoce ministériel pour soigner ses blessures.

Une humanité se dégage des oripeaux de cette morale qui s’effrite, c’est pourquoi il m’est interdit le généralisme. Quelques Abû bakr Saddiq sont encore vivants, et donnent de leur bien à ceux qui vivent d’expédients, aux indigents.


J’ai appris récemment via un blog que le Président de la République avait donné des assurances maladie aux pauvres. Certes, un acte qui mérite d’être salué.
En effet, si la voix d’un jeune pauvre et désarmé peut avoir une considération, fût-elle infime, Mr le Président de la République, j’aimerais que vous sachiez que donner les assurances maladie aux pauvres, c’est bien, mais les nourrir, c’est mieux, car les pauvres de ce pays ne sont pas malades, ils crèvent de faim. Une myriade des pauvres qui languissent sur les lits des hôpitaux souffrent de la cadence des vitamines.

Ces invalides, lapidés par le vent et dont le soleil porte en ébullition leur cerveau ne méritent-ils pas une assistance ? L’État n’est pas censé les prendre en charge ? La réponse est obvie. Je suis envahi par une profonde contrition de constater qu’il ne demeure de la devise de ce pays que des mots sans signification réelle ou concrète dans le quotidien.
Aucun peuple ne peut prétendre avoir l’honneur quand ses faibles ne sont pas mis à l’abri et protégés puisque la grande d’une nation se mesure à la manière dont elle traite ses pauvres ; ni ne peut se prétendre juste quand ses biens communs sont dilapidés par un groupe de gens pendant d’autres vivre dans un dénuement sans nom. Et la fraternité est sans signification là où les hommes se regardent en chiens de faïence. Et se font des sourires sardoniques.


Nous avons beau rêver d’une Mauritanie juste et équitable, cependant, tant que nous ne nous réveillons pas de notre léthargie, ces rêves ne demeureront que des simples défilements d’images comme on regarde la télé. Beau, certes, mais cela n’a aucune incidence sur le progrès de notre pays. Réveillons-nous.

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur.

Mauritanie | FACEBOOK FERME LA PAGE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT OULD ABDEL AZIZ

Facebook a fermé la page de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, laquelle a disparu du coup de l’espace bleu après avoir servi de canal de retransmission en direct samedi passé de certaines de ses activités.



Des blogueurs proches de l’ancien président avaient renseigné sur l’instrumentalisation de la page de l’ex Chef de l’Etat par des cercles au sein du pouvoir.

La page suspendue avait accompagné ces derniers jours les rebondissements liés à son dossier judiciaire, dont des tweets exprimant ses positions sur ces différents développements, rappelle-t-on

https://essahraa.net/node/24973

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70195

« Quel a été l’impact des politiques publiques suivies pendant des décennies, dans le développement spectaculaire du grand banditisme chez nous? » | Par Lô Gourmo

Quel a été l’impact des politiques publiques suivies pendant des décennies, dans le développement spectaculaire du grand banditisme chez nous? Tout le monde voit bien comment la drogue, son trafic presque à ciel ouvert et sa consommation massive notamment dans les milieux défavorisés, discriminés et abandonnés par les pouvoirs publics à leur sort, constituent l’élément moteur et la cause directe, dans la plupart des actes de délinquance horribles auxquels nous assistons quotidiennement, notamment à Nouakchott et à Nouadhibou.
La drogue, personne n’en parle sauf de rares hommes politiques, en raison de la sensibilité du sujet. Tout le monde sait que des villas cossues, des grosses voitures rutilantes qui roulent lentement, vitres teintées ou non, sitôt passé le crépuscule, certains immeubles qui poussent comme des champignons, n’ont sûrement aucune autre origine que ce trafic, relié à des réseaux internationaux connus dans la sous région frappée par les métastases de conflits nourris à la drogue. Cela est connu et notre pays avait été directement interpellé par Interpol déjà dans les années 80 et une partie substantielle de la police avait été directement frappée pour cela avant d’être curieusement réhabilitée à l’époque. Au cours de la fameuse décennie de Ould Abdel Aziz, des faits et des indices concordants et troublants indiquent que le trafic avait atteint un seuil de complicité critique y compris dans les cercles les plus haut placés du pouvoir.
Bref, si on veut combattre le mal absolu qu’est la délinquance juvénile et autre, il faut s’en prendre à ses causes systémiques, dont la drogue, le détournement et le blanchiment de l’argent public, la corruption de certaines parties de l’administration publique y compris celle en charge de la sécurité et de la justice. Il faut une réforme totale de l’éducation nationale, réorganiser les grands corps de l’Etat, rétablir la confiance des citoyens dans les services publics etc. : reformer l’Etat. Sinon rien!

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://www.facebook.com/100055346415293/posts/299955801859298/