Député Biram Dah Abeid : « Je Serai Candidat À La Présidentielle Prochaine. » | Interview – Œil D’Humanité



Député Biram Dah Abeid : «Je serai candidat à la présidentielle prochaine. L’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.»

Biram Dah Abeid (né le 12 janvier 1965 à Rosso en Mauritanie) est un militant abolitionniste et homme politique mauritanien, député du parti Sawab, formation avec laquelle son organisation, l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) et son parti RAG, non reconnus, avaient noué une alliance politique pour pouvoir présenter des candidats aux élections générales de 2018-2019. Arrivé deuxième à la présidentielle de 2014, derrière le président Aziz, BDA confirme son statut de leader de l’opposition mauritanienne en occupant le même rang, à la présidentielle de 2019 gagnée par Ghazouani, un autre général à la retraite qui avait succédé à Aziz.

Après un passage à l’ONG anti-esclavagiste SOS Esclaves, il fonde en 2008, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), qu’il définit comme « une organisation de lutte populaire », et dont il est le président. Il est condamné pour cela à une peine de prison puis gracié en février 2011 par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Honoré par plusieurs distinctions (Front Line award for Human Rights Defenders at Risk de l’ONG irlandaise Front Line Defenders, lauréat du prix des droits de l’homme, décerné tous les cinq ans par l’ONU, Prix Mémoires partagées », remis chaque année par l’association Mémoires & Partages à Bordeaux, Docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuve, Biram Dah Abeid a été emprisonné à plusieurs reprises pour ses prises de position contre l’esclavage. Rencontré à Dakar par le correspondant Afrique d’Œil d’Humanité, l’infatigable militant des droits de l’homme aujourd’hui député (opposition) répond sans tabous à nos questions.

La Mauritanie vit actuellement une situation exceptionnelle, en termes d’accalmie politique, quel en est le secret – l’explication – à votre avis ?

BDA : En effet, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce que vous qualifiez d’accalmie politique. Nous sortons d’une période où l’accumulation de contraintes telles la répression, la diabolisation, l’interdiction de se réunir ou de manifester étaient notre lot quotidien d’opposants. La mobilisation de nos militants et sympathisants était sensiblement réduite par ces vexations qui, une fois cessées avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir, a connu un élan sans précédent. Comme par enchantement, nous réussissions à drainer des milliers de personnes à chacune de nos sorties et je dois aussi reconnaître, pour être honnête, que le retour à ce semblant de normalité politique émane d’un choix personnel du président de la République qui m’a dit, lors de l’une de nos rencontres, « la répression, c’est fini ! Personne n’ira en prison à cause de ses idées, on ne vous empêchera plus d’apparaître dans les médias publics, de mener campagne et d’être reçu par les autorités.» Nous avons enfin en face de nous un interlocuteur. Des promesses de réformes nous ont été faites pour que notre organisation Ira et notre parti Rag puissent enfin être des structures légalement reconnues. Ce sont toutes ces évolutions positives qui nous ont conduits à réadapter notre démarche et notre discours à la nouvelle situation mais n’empêche que l’opposition qui s’opposait à la personne d’Aziz (une certaine opposition en exil et des pans importants de l’opposition traditionnelle qu’elle influence et conditionne …) continuent sa « guerre » contre l’ancien président à travers des alliances tacites.

Ceci est-il valable aussi pour les droits de l’homme ?

BDA : Autant sur le plan politique que sur celui des droits de l’homme, les changements suscités par l’arrivée au pouvoir de Ghazouani n’ont pas encore dépassé le stade primaire de l’expression démocratique formelle : se réunir, se déplacer sans être inquiété, déposer une plainte pour dénoncer des exactions, assister des victimes de l’esclavage, etc. C’est une évolution notoire si l’on se rappelle que moi-même j’ai été éconduit de force de Rosso, Boghé et Aleg. Sur ce plan, le président Ghazouani a apporté du nouveau, mais sur le chapitre de l’esclavage domestique et foncier, l’administration actuelle est beaucoup plus réactionnaire que celle sous Aziz. Depuis 2019, aucun esclavagiste n’est allé en prison; toutes les affaires d’esclavage sont étouffées, différées par la police et la justice transformées en firme de contrefaçon et de déni par la volonté anachronique des décideurs et l’activisme anti-abolitionniste d’un vilain résidu du système azizien : la « Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie ».

Même si on permet aux défenseurs des droits de l’homme venus de pays étrangers d’entrer librement dans le pays, ce qui est une très bonne chose, sur les questions de fond que je viens d’évoquer, rien n’a changé.

Comment se porte IRA après les dernières défections ?

BDA : Je rappelle qu’environ 15 grandes défections ont affecté notre organisation – et notre parti – depuis sa création. Les défections suscitées sont une arme utilisée par Aziz contre IRA depuis 2010. Elles ont aussi été l’arme favorite des mouvements et partis concurrents dans leur volonté de nous affaiblir mais en vain. Ainsi, selon nos comptes, 12 partis et ONGs reconnus par le pouvoir d’Aziz sont nés de la côte d’IRA par le jeu des renseignements généraux. El Hor, dans ses nouveaux atours, le Manifeste et l’UPR (le parti au pouvoir) ont tenté de bénéficier des défections de IRA. Néanmoins, après dix ans de cette politique de la terre brûlée, de tentative de sape, la mouvance IRA-RAG a pu envoyer 3 députés à l’assemblée nationale, y compris moi, jeté en prison pour m’empêcher de faire campagne ! Lors des présidentielles de 2019, quatre grandes coalitions, celle du président Ghazouani, de l’ancien Premier ministre Ould Boubacar, du président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud, et Kane Hamidou Baba, candidat du « vivre ensemble », n’ont pu nous empêcher de rééditer l’exploit de 2014 en nous classant 2ème derrière le candidat du pouvoir qui a bénéficié de la machine de la fraude qui tourne à grand régime en période d’élections présidentielles orchestré par le système féodalo-bureaucratique, militaro-tribale au profit des groupes dominants.

Aujourd’hui, le même système est utilisé par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou ; candidat potentiel à la présidentielle de 2024, qui veut nous régler notre compte en débauchant certains leaders d’IRA (3) qui n’ont pas résisté à l’appel de l’argent. Mais ces manipulations provoquent l’effet contraire, en créant de la sympathie pour IRA et pour RAG, et donc, en suscitant de nouvelles adhésions.

Venons-en à l’opposition et à son malaise actuel. Devrait-elle attendre 2024 – s’il n’y a pas des élections anticipées – pour montrer qu’elle existe ?

BDA : En vérité, il s’agit d’un passage de témoin que tout le monde remarque aujourd’hui. Ce qui se passe est plus une rupture avec un mode politique de l’opposition multi-décennale, un choix qu’un malaise. Il y a des personnalités qui ont fait leur temps, osons le dire, comme cela a été démontré par les urnes, seul paramètres de mesure de l’audience politique. Tous ces partis et entités, comme les personnalités de « l’ancien monde », doivent accepter qu’il y a une nouvelle configuration. Une configuration qui fait ressortir la réalité du nouveau rapport de force, à savoir que c’est cette opposition qui s’est dressée héroïquement contre Aziz, durant la décennie passée, est la seule en mesure de provoquer l’alternance. Les urnes ont montré que nous sommes les seuls en mesure d’atteindre 20% et pousser l’Etat à suspendre le décompte des résultats et proclamer « sa » victoire dans la précipitation. La seule qui met à mal les militaires, la seule qui, sans moyens, bouscule le système dans les campagnes pourtant sous l’emprise des chikhs (chefs de tribus) et des cheikhs (marabouts).

Nous ne vivons pas un malaise mais nous avons notre stratégie qui n’est pas la confrontation avec Ghazouani dont le style est diamétralement opposé à celui d’Aziz. Il a, au moins, cette qualité, celle d’être un personnage respectueux de l’adversaire et du droit. Et nous, nous ne sommes pas dupes, pour chercher à utiliser avec lui le même style qu’avec Aziz. Cela relèverait de la grossièreté. C’est le piège qu’on cherche à éviter. Néanmoins, nous continuons à battre le rappel de nos militants, à profiter de tous les espaces donnés pour consolider nos positions et faire entendre notre voix, y compris dans les médias d’État. Nous avons demandé – et obtenu – que les cadres de l’opposition doivent être cooptés dans les fonctions administratives sans devoir renier leur position. Nous mettons à profit cette période d’accalmie pour enrôler nos militants, montrer aux gens qui craignent le système que nous-mêmes rencontrons le pouvoir, discutons avec lui et qu’on n’est pas des gourous, comme le veut la diabolisation orchestrée contre nous.

En votre qualité d’ancien candidat arrivé deux fois deuxième, aux présidentielles de 2014 et de 2019 – ne devrez-vous pas pousser à l’union de l’opposition pour être prête aux prochaines échéances électorales ?

Notre trajectoire, notre martyr, le sacrifice que nous avons consenti durant toutes ces années, nous prédestinent, le plus normalement du monde, à être aujourd’hui et demain le leader de l’opposition. Les urnes ont aussi certifié cette réalité mais nous avons constaté que lors de la dernière échéance présidentielle, que l’opposition traditionnelle a voulu formater un candidat pour nous barrer la route, par le choix porté sur un homme du pouvoir, présenté comme un candidat «providentiel de l’opposition, et un autre formaté lui aussi par une double volonté de hauts cercles du pouvoir et de courants importants de l’opposition négro-mauritanienne. La tentative la plus forte et la plus machiavélique de nous mettre en minorité. L’échec a été total. Le mariage forcé entre des forces de l’opposition et d’autres du pouvoir a tourné au fiasco politique que vous savez. Ceux qui ont concocté un tel montage n’ont pu éviter la fatalité démographique et démocratique qui veut que celui qui parle le langage du peuple soit l’élu du peuple. Nous sommes arrivé 2ème derrière le candidat du Système, celui du triple pouvoir de l’argent, de la tribu et du savoir (les pseudos intellectuels). Nous sommes les seuls à avoir développé un impact qui permet aux observateurs de savoir que nous sommes la seule alternative au pouvoir. Une position qui va se prolonge dans le temps. En 2024, l’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.

L’Etat persiste et signe en parlant toujours de séquelles de l’esclavage et certaines organisations dont la vôtre, IRA, assurent qu’il est encore une réalité. Que faut-il pour qu’on tranche définitivement cette question ?

Précisons d’abord que ce n’est nullement l’Etat qui parle quand sont évoquées des séquelles mais ceux qui ont fondé leur pouvoir, leur prestige et leurs intérêts sur l’esclavage, ceux qui se sont érigée en porte-parole de l’Etat. Ils jouent donc à la dissimulation mais cette situation sera tranchée quand nous prendrons, nous, le pouvoir. Le discours négationniste sera alors démystifié. Pour cela, toutes personnes éprises de justice, en Mauritanie et en dehors, doivent soutenir notre courant et notre combat pacifique pour qu’on arrive au pouvoir, avec pour seul objectif d’instaurer une démocratie véritable et de faire cesser le martyr des victimes de l’esclavage et de toutes les injustices sociales.

On dit qu’il n’y a pas deux sans trois. Le député Biram Dah Abeid sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle ?

Notre mission sacrée au profit du peuple ne peut être complète et accomplie que lorsqu’ on applique notre projet de société. Ce qui ne peut se faire, vous en conviendrez avec moi, que par notre exercice effectif du pouvoir durant au moins un mandat. Ce qui veut dire que Biram Dah Abeid est bien candidat à la présidentielle prochaine.

Propos recueilli à Dakar par SNEIBA Mohamed, correspondant en Afrique d’Œil d’Humanité (Belgique)

©️ Crédit source : http://www.oeildhumanite.com/index.php/en/notre-invite-du-mois/item/282-depute-biram-dah-abeid-je-serai-candidat-a-la-presidentielle-prochaine

La police arrête des suspects impliqués dans le meurtre du «vieil Elema»


La police mauritanienne a annoncé ce samedi avoir arrêté trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans le meurtre du professeur d’université et juriste Ahmed Salem Ould Elema dans la nuit de jeudi au vendredi.

La page Facebook de la police mauritanienne a publié, que la direction régionale de la sécurité de l’Etat du Nord Nouakchott avait « arrêté la bande criminelle qui a commis le meurtre jeudi soir dernier du citoyen Ahmed Salem Ould Elema ».

La page a indiqué que le gang se compose de trois individus, ne publiant que les initiales de leurs noms, sans révéler d’autres détails.

Elle a ajouté que le gang a effectué son « opération après avoir surveillé la victime, et sous l’emprise de substances intoxicantes », notant que le même gang « a effectué dans la même nuit plusieurs opérations dans différents de Toujounine ».

« L’enquête est toujours en cours avec le gang pour approfondir la recherche afin d’identifier d’autres opérations criminelles », a-t-elle déclaré

Source :
Sahara Media
Police Nationale

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3817216235073767/ – Page Mauritanie FB

🔴 Faits-divers : arrestation à Sélibabi d’une bande de malfaiteurs


A Sélibabi, capitale régionale de la wilaya du Guidimakha, dans le sud de la Mauritanie, sur la frontière sénégalaise, sept (7) malfaiteurs ont été interpellés par la police, ce vendredi 4 juin.

C’est « une capture d’une bande de dealers et de voleurs de tous objets : téléphones portables, couteaux et autres » que le commissariat de police de la ville de Sélibabi a mis hors d’état de nuire.

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 05/06/2021

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4816766818341804&id=100000256018105

Nouakchott | Meurtre d’un professeur de l’Université à Toujounine


Alakhbar – Le professeur Ahmed Salem Tah Elema a trouvé la mort, à la suite de coups de poignard reçus d’un gang criminel à El Haye Idari, relevant de la moughataa de Toujounine, dans la wilaya de Nouakchott Nord.

Le défunt revenait d’une épicerie proche de son domicile, d’où il s’est procuré certains besoins domestiques. S’engageant dans une petite ruelle menant vers le domicile, il fut intercepté par la bande et poignardé à mort.

Retrouvé gisant dans un bain de sang par les voisins, il a été évacué dare-dare à l’hôpital avant de rendre l’âme en cours de route.

Les dernières semaines ont été marquées par une escalade des vols et des cambriolages ainsi que des agressions à l’arme blanche, ayant causé la mort de plusieurs personnes, notamment dans la ville de Nouadhibou.

Le ministre de l’intérieur et des Chefs sécuritaires s’étaient d’ailleurs rendus quelques jours après à Nouadhibou, dévoilant pendant leur séjour un plan de lutte contre l’insécurité et la criminalité.

Traduit de l’Arabe par Cridem

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Le Président de la République supervise la pose de la 1ère pierre de deux échangeurs et l’extension du réseau routier urbain de Nouakchott (AMI)

Le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a supervisé aujourd’hui, jeudi, dans la moughataa de Riyad, la pose de la première pierre de la construction de deux échangeurs dans la capitale, l’inauguration du réseau urbain pour l’année 2020 à Nouakchott, le lancement des projets de réseau urbain de la capitale pour l’année 2021.



Son Excellence le Président de la République a reçu des explications détaillées sur les projets d’infrastructures mis en œuvre, leurs caractéristiques techniques et les délais de leur réalisation, ainsi que les moyens mobilisés pour la mise en œuvre de ces projets.

Il s’agit, dans le premier cas de l’échangeur du quartier Haye Essaken, qui est financé à hauteur de 15 519 5001 MRU, dont la réalisation prendra 24 mois, et, dans le deuxième cas, de l’échangeur de la Jonction de Bamako pour un coût de 17 2589798 MRU, avec une durée de réalisation de 24 mois.

Pour ce qui est du réseau urbain pour l’année 2020 que le Président de la République vient d’inaugurer, sa longueur, est de 40 km et comprend 19 axes dans la capitale, pour un coût de 523 045 895 MRU, et dont la construction a été confiée à la Société d’Entretien, de Travaux, de Transport et de Maintenance, avec une période d’exécution de 14 mois.

Les nouveaux routiers, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui par Son excellence, dans le cadre des projets du réseau urbain de Nouakchott pour l’année 2021, portent sur des tronçons de 47 kilomètres pour un coût de 527 641 900 nouvelles MRU. Les travaux sur les différents axes routiers couverts par ces projets, seront achevés dans 15 mois.

Le maire de la municipalité de Riyad, M. Abdallahi Mohamedou Idris, a salué cette réalisation, qui briserait l’isolement de la moughataa de Riyad, fluidifiera la circulation routière et en ferait une zone centrale de liaison et de trafic.

Il a déclaré que la commune de Riyad sera le meilleur témoin de l’accomplissement par le Président de ses engagements, exprimant sa conviction que le développement décrit par le président de la République est un type particulier de développement qui s’exprime à travers des actes concrètement posés dans une vision qui fait du citoyen la fin et le moyen de toute action publique.

Le maire a salué ce que le gouvernement a accompli, notamment dans le domaine de la priorité accordée au volet social, saluant à cet égard l’offre gratuite des services et prestations de l’assurance maladie à 100 000 familles pauvres.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal, du président du Conseil constitutionnel, du chef de file de l’opposition démocratique, des membres du gouvernement, de plusieurs membres du corps diplomatique accrédités dans notre pays, du wali de Nouakchott sud, de la présidente de la Région de Nouakchott, du hakem de Riyad, des élus et autres personnalités.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58694.html

14 cadavres ont été découverts dans une embarcation à la dérive à Trinidad et Tobago

Crédit photo – RMI-Info

Des marins-pêcheurs tobagoniens ont signalé, le 28 mai 2021, la découverte d’une embarcation à la dérive avec des cadavres à son bord. Après une enquête préliminaire, les autorités trinidadiennes affirment que le bateau est originaire de la Mauritanie, au nord-ouest de l’Afrique.

Les 14 cadavres étaient dans un état de décomposition avancée quand leur bateau a été ramené à terre à Tobago, l’île sœur de Trinidad.

Selon le médecin légiste, il s’agissait de personnes de sexe masculin toutes habillées en tenue de sport et des imperméables verts. Les autopsies sont en cours. Pour l’instant, il est impossible d’identifier les hommes.

Un téléphone portable retrouvé sur l’un des corps provenait de la République Islamique de Mauritanie, située sur la côte nord-ouest de l’Afrique.

Grâce aux informations fournies par la police internationale, l’Interpol, les autorités trinidadiennes ont pu confirmer que l’embarcation avait été volée en Mauritanie.

Les autorités trinidadiennes ont demandé l’aide d’Interpol et de la CARICOM, la Communauté Caribéenne, pour identifier ces personnes et pour apprendre la destination prévue du bateau.

L’embarcation aurait été à la dérive depuis plusieurs semaines. En février, des marins-pêcheurs au Guyana avaient signalé la présence d’un bateau rempli de cadavres près de côtes de ce pays sud-américain. Le garde-côte avait essayé de le localiser sans succès.

Les autorités trinidadiennes sont incapables de confirmer s’il s’agit du même bateau.

Un bateau fantôme a déjà échoué à Barbade

Ce n’est pas la première fois qu’une embarcation en provenance de la côte ouest de l’Afrique échoue dans la Caraïbe avec des morts à son bord.

En 2006, un bateau originaire du Sénégal avait été retrouvé à la dérive au large de l’île de Barbade. Dans la cale du bateau, il y avait 11 cadavres en état de décomposition avancée. Les autopsies ont révélé que les personnes, d’origine sénégalaise et malienne, étaient mortes de faim et de déshydratation.

L’enquête a révélé qu’il y avait près de 40 personnes sur le bateau au début de son voyage. Abandonnés par les passeurs qui remorquaient l’embarcation, les défunts n’avaient ni eau ni nourriture. Après avoir dérivé pendant plusieurs mois, le bateau a enfin touché la terre à Barbade.

✍🏽 France Info

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2905513839705438/

UN PARTI MAURITANIEN MET EN GARDE L’AUTORITÉ DE TOUT PRÉJUDICE QUI SERAIT CAUSÉ À L’ANCIEN PRÉSIDENT DU PAYS

Dans un communiqué publié la soirée du mardi 1er juin 2021,le Parti national mauritanien Ribat, a averti les autorités au pouvoir et l’ appareil de sécurité , contre tout préjudice moral, verbal ,physique ou de menace , qui serait porté à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.


La justice mauritanienne a la responsabilité de protéger sa vie et ses biens «de tout voyou qui serait poussé par les conspirateurs, les haineux et les truands subversifs à lui faire du mal».

Le communiqué affirme que l’ancien président tient à l’application stricte de l’assignation ordonnée par le pouvoir judiciaire, «comme étant un engagement de son respect du pouvoir judiciaire, ses institutions, ses décisions et ses ordonnances en sa qualité d’ancien président du Conseil supérieur de la magistrature et le premier garant du respect de la constitution et de l’application des dispositions de la loi depuis plus d’une décennie.

Le communiqué indique qu’Ould Abdel Aziz a le droit «de choisir les moyens de ses déplacements pour venir jusqu’au commissariat de police politique (économique) afin de signer, comme la justice l’ oblige à le faire».

Le communiqué a souligné que « le harcèlement, les provocations et les arrestations de leaders du parti, ses militants et ses partisans ne feront qu’augmenter la fermeté et la détermination du parti à s’opposer à ce système hybride défaillant ».



Source : https://www.anbaa.info/?p=65150

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70106

Le Mathématicien Mouhamadou Sy embauché par le médaillé Fields Martin Hairer (RMI-Info)

Mouhamadou Sy rejoindra l’équipe de Martin Hairer Médaille Fields 2014 (grâce à sa théorie des structures de régularité qui ont permis de résoudre des problèmes mathématiques extrêmement difficiles et restés sans solutions depuis des décennies). Pr. Hairer a également reçu le Breakthrough prize en 2021, prix qui récompense des chercheurs ayant accompli des avancées majeures en Sciences. Il est par ailleurs membre de la Royal Society.

Le mauritanien est connu du grand public notamment en Afrique pour son engagement pour les langues africaines, Mouhamadou Sy est avant tout un mathématicien. Il a en effet soutenu sa thèse à l’université Cergy Pointoise en 2017 et depuis, il avait rejoint l’université de Virginia aux USA où il enseignait les mathématiques parallèlement à ses recherches portant sur les équations de la physique mathématique.

Mouhamadou Sy a publié plusieurs articles dans son domaine de recherche notamment l’Analysis and PDE Review, ou Archive of Rational Mechanics and Analysis et biend’autres.


Le grand public l’a découvert en 2016 quand il publia le premier livre de mathématiques en Pulaar: Bindannɗe Hiisankooje chez Papyrus Afrique. L’ouvrage eut un franc succès en Afrique et reçu en grandes pompes à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar lors d’un colloque scientifique consacré à Cheikh Anta Diop. En 2019, le mathématicien publie le premier tome de son second ouvrage intitulé Gannde Hiisiwe.
En plus de l’édition papier cette fois-ci, il rend le livre gratuitement accessible en ligne en format PDF. Rappelons que le Pulaar (Peulh) est parlé dans environ 26 pays africains et qu’au-delà. Plusieurs personnalités et organisations avaient tous bien accueilli son ouvrage en louant son utilité publique.

Après son séjour aux USA Mouhamadou Sy revient en Europe mais à Londres cette fois-ci, il est recruté à Imperial College London, l’une des dix premières universités du monde selon le QS Ranking et le Times Higher Education.

Enfin, en collaboration avec Martin Hairer, Mouhamadou Sy travaillera sur des problèmes en théorie des équations aux dérivées partielles stochastiques fortement singulières, ces problèmes ont diverses applications en physique.

Signalons que le jeune prodige ne délaisse pas pour autant les langues africaines puisque le tome 2 de Gannde Hiisiwe devrait sortir courant 2022.

La rédaction

©️ Crédit source : http://rmi-info.com/le-mathematicien-mouhamadou-sy-embauche-par-le-medaille-fields-martin-hairer/

AZIZ: LA POLICE M’A ENVOYÉ UN MESSAGE MENAÇANT COMME QUOI «MES ACTIONS SONT INACCEPTABLES».

L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré que le directeur de la police des crimes économiques lui a émis aujourd’hui un message menaçant , selon lequel ses actions sont inacceptables.

Ould Abdel Aziz a démenti, dans un message sur son compte Facebook ,avoir eu connaissance de «toute transgression ou violation de l’injustice, malgré les ciblage et provocation qui me sont imposés, sinon que je suis toujours resté ferme et le resterai, et que je vis ma vie quotidienne normalement, et c’est peut-être cela qui tourmente (les autorités) . »



Ould Abdel Aziz a déclaré qu’il a décidé aujourd’hui de se rendre à pied à la direction de la sécurité afin d’éviter ce qu’il décrit comme : « leurs allégations selon lesquelles je minimise le statut des agents de sécurité qui méritent respect et qui ont été ordonnés à exécuter ces harcèlements sans qu’ils n’en soient convaincus.

Et Ould Abdel Aziz a ajouté: «C’est pourquoi j’ai levé l’embarras car je pense qu’ils sont gênés par ces ordres, mais ils sont obligés de les exécuter , et je comprends ça très bien. »

Ould Abdel Aziz a ajouté: «Après la signature ennuyeuse et inutile, qui n’a d’autre sens que des restrictions et des règlements de comptes contre moi, le directeur de la police des crimes économiques m’a convoqué et il m’a assuré que la présence de voitures et de forces de sécurité à proximité de mon domicile est une nécessité urgente pour respecter les exigences de l’assignation à résidence.

Ould Abdel Aziz a souligné que c’est «la première fois que le directeur agit ainsi et il ne fait aucun doute que c’est à cause de l’embarras qu’ a causé ma réponse d’hier soir au communiqué de la direction de la sécurité , car ce point faisait partie de mes critiques dirigées contre leur méthode.»

Ould Abdel Aziz a remercié ceux qu’il qualifie de citoyens fidèles, pour ce qu’il a décrit comme «la sincérité de votre soutien spontané pendant ma marche aller-retour vers et de la direction de la sécurité . Je nie que le peuple mauritanien soit qualifié d’opportuniste, car le peuple mauritanien est sincère et loyal.

Le déni, l’hypocrisie et l’opportunisme n’est le fait que de ses acteurs qui ne représentent pas la fierté du peuple mauritanien. »Selon le texte du tweet.

Ould Abdel Aziz a estimé que ce qui lui plaît et guérit le cœur des fidèles, c’est son assurance que la Mauritanie triomphera par la force de son peuple et par l’échec de ce système.



Source : https://alakhbar.info/?q=node/33228

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70083

LA DIRECTION GÉNÉRALE DE SURETÉ NATIONALE CLARIFIE LES INFORMATIONS RELAYÉES PAR LES RÉSEAUX SOCIAUX AU SUJET DES PRÉSUMÉES PRESSIONS EXERCÉES SUR L’ACCUSÉ MOHAMED OULD ABDEL AZIZ

La Direction générale de Sureté nationale a rendu public, dimanche, un communiqué de presse donnant des clarifications sur les informations relayées par les réseaux sociaux et les plateformes privées au sujet de présumées pressions exercées sur l’accusé Mohamed Ould Abdel Aziz de la part de certains individus et de véhicules qui surveilleraient son domicile et le poursuivraient partout où il se rend.

Dans le communiqué, dont une copie est parvenue à l’AMI, la Direction générale de la Sureté nationale affirme qu’elle est soucieuse du respect de la loi, de l’application de ses devoirs et l’observation du seuil maximal de retenue et de sang froid face à toutes les provocations quelles que soit leur nature et leur origine et ce dans le respect des exigences professionnelles.

Voici la traduction du communiqué de la Direction générale de la Sureté nationale :

« Nous constatons depuis quelques temps des informations relayées par les réseaux sociaux relatives aux allégations de ces plateformes et par la personne de Mohamed Ould Abdel Aziz qu’il serait sujet à des pressions exercées sur lui de la part de certains individus et des véhicules qui surveillent son domicile et le poursuivent partout où il se rend.

Dans le souci de clarifier l’opinion publique nationale et d’élever toute équivoque, nous apportons les précisions suivantes :

-Mohamed Ould Abdel Aziz est une personne accusée devant la justice et soumise aux exigences de la :

– Décision n ° 044-2021 du 10/05/2021 pour le renouvellement du contrôle judiciaire, qui stipule la signature trois fois par semaine à la Direction de la lutte contre la criminalité économique et financière.

– Décision n ° 046/2021 du 11/05/2021 du pôle d’investigation en charge de la lutte contre la corruption relative à l’ajout de mesures visant à renforcer le contrôle judiciaire sur l’accusé, notamment :

-De ne pas quitter sa résidence habituelle dans la moughataa du Ksar, sauf avec l’autorisation de l’équipe d’enquête ou en cas de nécessité absolue liée aux conditions de santé ou aux rituels religieux dans les limites de la wilaya de Nouakchott-Ouest ou en réponse à la convocation adressée par les autorités judiciaires.

– Dans le but d’assurer l’exécution de cette décision judiciaire, des agents de sécurité en tenue civile ont été affectés à proximité du domicile de l’accusé afin de s’assurer qu’il se conformait aux exigences de la décision précédente.

Sur la base de la réquisition judiciaire, les agents de la sécurité ont exercé leurs missions selon les normes et la déontologie de la profession, et ils ont veillé à la maîtrise de soi malgré la défiance répétée, l’agression verbale, les prises de vue, la diffamation et le harcèlement dont ils ont fait l’objet de la part de l’accusé et d’autres personnes proches de son domicile en plus des provocations lors du récent déplacement à travers un certain nombre de comportements, notamment:

– L’excès de vitesse, l’arrêt brusque au milieu de la route durant la circulation, le changement rapide de direction, l’entrée dans les ruelles étroites et l’engagement brusque dans la direction opposée pour semer la vigilance des agents de la surveillance.

Le rythme de ces provocations a augmenté au cours des jours du 10-17 et 21 mai -2021.

Et les méthodes ont changé à partir du 24/05/2021, lorsque l’accusé, Mohamed Ould Abdel Aziz, a quitté son domicile dans une voiture «Toyota Hilux» conduite par une autre personne, contrairement à son habitude, pour signer à la Direction de la lutte contre les crimes économiques et financiers.

Au retour, le conducteur a répété les comportements de changement brusque de direction et d’excès de vitesse, s’engageant dans une route secondaire étroite et rebroussant chemin à grande vitesse dans le dessein de charger les agents de surveillance alors qu’ils accomplissaient leurs tâches ;

– Le 26/05/2021, un groupe composé de jeunes hommes l’a accompagné à bord de deux voitures, qui ont tenté à plusieurs reprises d’entraver le mouvement de l’équipe de surveillance ;

– Le 27/05/2021, il a induit en erreur l’équipe de surveillance, et a quitté son domicile, accompagné de l’un de ses assistants en direction du tribunal de la wilaya de Nouakchott Ouest alors qu’il n’avait pas reçu de convocation.

Le 28/05/2021, un groupe de jeunes l’a accompagné à bord de quatre voitures qui ont entravé la progression de l’équipe de surveillance jusqu’à ce qu’une de ces voitures entre délibérément en collision avec la voiture de l’équipe de surveillance. Le site d’information El Menassa qui faisait partie du groupe d’accompagnement a commencé à diffuser en direct via Internet l’opération de déplacement dans le but de d’entraver l’équipe de surveillance.

La direction générale de la Sureté rappelle qu’elle restera respectueuse de la loi et de ses engagements et de l’observation du seuil maximal de la retenue face à toutes les provocations quelle que soit leur nature ou leur origine, et ce dans le respect des exigences professionnelles, tout comme elle agira fermement contre les diffuseurs de fausses nouvelles et de rumeurs malveillantes, appelant au respect de la loi ».

AMI

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