Le ministre de la Justice Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdullah bin Beyya a déclaré que l’enquête sur le « dossier de corruption » qui a été renvoyé à la justice par le parlement est menée avec le sérieux requis et ne peut être arrêtée. Lors de sa réponse hier, au parlement à une question sur le sort du «dossier de corruption», le ministre a déclaré que les affaires devant la justice « nécessitent le temps approprié pour qu’elles soient adaptées et étudiées », ajoutant: « Laissons le dossier entre les mains de la justice ».
Le Ministre de la justice s’exprimait devant des parlementaires lors d’une séance consacrée à l’approbation d’un projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi statutaire amendée et complétée, qui comprend la loi fondamentale du pouvoir judiciaire.
L’Authentique – Les forces de l’ordre ont démantelé lundi à Nouakchott, ce qui est considéré comme un « embryon » de réseau de trafic illicite de migrants. Il s’agit d’un groupe de jeunes ciblés pour la campagne qu’ils mènent auprès de jeunes travailleurs de l’informel (tailleurs, taximen, maçons, manœuvres, plombiers, électriciens, petits commerçants…) bonifiant l’aventure vers l’Europe en mer.
Banalisant les énormes difficultés que présente cette aventure et soutenant en substance que le pourcentage des réussites est très largement supérieur à celui des échecs et que le nombre de pertes humaines en mer est largement exagéré par la presse, les jeunes cibles ne s’empêchent pas d’offrir leurs services à ceux qui seraient tentés de prendre la mer.
Le démantèlement du Réseau serait réussi après qu’une Taupe ait fait part à la police de la rencontre qu’il a eue avec un homme, présumé cerveau du groupe. Convoqué, ce dernier a rejeté les accusations portées contre lui.
Les soupçons contre lui vont demeurés toutefois après l’interrogatoire de deux jeunes, retrouvés en sa compagnie qui auraient livré des informations le compromettant. Ces derniers ont en effet reconnu avoir été approchés par le Monsieur » qui leur miroitait le voyage vers l’Europe par mer.
Conduit à la Police, l’homme aurait été relâché, pour manque de preuves formelles contre lui. Il faut dire que ces derniers mois, un trafic intense de migrants vers l’Europe a été remarqué de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie, vers l’Europe.
De nombreuses aventures ont pris fin dans les eaux territoriales mauritaniennes avec leurs cortèges de morts. Et ceci malgré le démantèlement de nombre de réseaux dans les pays cibles.
Si les candidats à l’émigration se font tant nombreux ces derniers mois, c’est que non seulement certaines aventures ont bel et bien été couronnées de succès, mais plus, les montants à verser par les candidats aux trafiquants sont été nettement revus à la baisse, crise du covid oblige.
De 1500 Euros, la caution ne serait plus que de 700 Euros, les trafiquants ayant joué sur la qualité et la robustesse des pirogues utilisées. Et ce serait exactement ceci qui serait à l’origine des dernières déconvenues enregistrées ces semaines en mer où de nombreuses pirogues guère préparées au voyage, ont fini par être renversées par les vagues si elles ne se plombent pas sous l’effet du poids des migrants.
Aux dernières nouvelles, nous avons appris que des candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés en début de présente semaine, au large des côtes entre Nouakchott et Nouadhibou. Ils auraient échoué sur la plage après l’accident de leurs pirogues qui a fait cinq morts, soixante rescapés.
D’après eux, ils seraient près de 200 passagers, répartis dans deux pirogues, qui ont quitté la ville de Mbour il y a plus d’une semaine pour rallier l’Espagne. Malheureusement, le vent n’était pas favorable à une telle aventure. Ils ont alors décidé de faire demi-tour, jusqu’en Mauritanie.
Beaucoup sont restés en mer sur le chemin du retour. Entre les mains des garde-côtes, il a été dénombré cinq décès, soixante (60) rescapés, dont deux en réanimation.
Autre information : dimanche 1er novembre, la marine sénégalaise a intercepté une pirogue avec 129 migrants clandestins à bord.. Trois femmes étaient parmi les 129 candidats à l’émigration irrégulière et quelques mineurs.
Le 2 novembre, une pirogue avec 72 personnes à bord s’est accostée sur un village situé entre Nouakchott et Nouadhibou après neuf jours d’égarement. Aucune perte humaine n’aurait été enregistrée.
• Jeudi 6 novembre 1986 ma première nuit dans la prison .
Palais de justice de Kaëdi, Jeudi 6 novembre 1986, notre première nuit en prison, une date et une histoire.
Après une semaine de garde à vue, d’interrogatoire et de tortures physiques et morales dans les locaux de la gendarmerie, un matin du 6 novembre 1986, à 5 jours de mon anniversaire de naissance, nous voilà réveillés très tôt menottés et enchainés comme des criminels ou des petits terroristes. Nous sommes embarqués dans des voitures de marque Land Rover et amenés devant le juge d´instruction et le procureur du palais de justice de Kaëdi, tous deux beydanes (maures blancs, un frère musulman et un baathiste) qui n’avaient même pas hésité à nous expédier illico-presto à la prison civile de Kaëdi (camp de la garde) après quelques petites questions sur les PV. Ils nous inculpèrent avec des chefs d’accusation de : » trouble à l’ordre public, participation à une manifestation non autorisée et membres d´une association illégale et non reconnue… » (le ridicule ne tue pas). Dix neuf prisonniers dont une femme notre cousine Ramata Mamadou Siba Sow, seront inculpés et les autres libérés. Sortis du palais, on voyait tous nos parents, amis, camarades, des ressortissants de Jowol à Kaëdi, élèves et autres Kaëdiens venus nous soutenir devant le batiment et on les saluait de loin par des poignées de main avec des V de la victoire. On voyait de loin des femmes pleurer avant que notre camion militaire ne s´éclipsa en vitesse pour se diriger vers le camp de la garde de Kaëdi, notre futur lieu de détention.
Une fois le portail de la prison civile ouvert et franchi, on est accueilli par des centaines de prisonniers de droit commun, qui nous attendaient apparemment; tous noirs à part deux maures blancs écroués pour vol de chameaux. Entourés par une vingtaine de gardes pénitenciers bien arméé, ils nous ont souhaité la bienvenue dans cette « maison des Hommes « nous disaient-ils. Saisi par un sentiment de révolte et de colère aussitôt j’ai regardé mon frère, compagnon de fortune et complice Ousmane Toure et j´ai entonné à haute voix notre chant anti-apartheïd écrit par notre poète Amadou Samba Dembele et il a répondu au refrain avec un autre camarade Aliou Mamadou Sow qui était à nos côtés et les autres camarades nous ont suivi en choeur :
1.O dunya jamfiima heewɓe
Won jaloo6e kono won woyooɓe
Aduna jamfiima heewɓe
Nde ƴellitaare roondii boomaare
So gooŋɗi tan ko konngol joom doole
Ndeen goonga jom goonga yoolee
Min cikkatno waawde ko waawande
Min mbaɗno tan baawɗo ko balloowo
ndeke wona ɗum baawɗo ko baroowo
Min njanngiino e defte maɓɓe
Waawi wara ko majjere moƴƴaani 12.Nanngu- war ina duñtee ñifaani
Gila laamu Wosteer e Botaa
Cañi apartaayd ɓaleeɓe njootaa
To faggudu e dawrugol e janngde
Winndere woytiima, hoohooɓe kaalii
Winndooɓe e yimoove ndeƴƴaani
Nanngu war ina duñtee nyifaani
Jaambareeɓe men njantinaani
Mandela ko yeru burɗo laabde
Mandela ko yeru burɗo laabde
Bikkittooɗo hannde e geƴƴelle
Kalifaandi wonaa ndi callalle
Halfatee ko ɓernde e hakkille
Halfatee ko ɓernde e hakkille
Ɗum noon woori jaambareeɓe.
O dunya jamfiima heewɓe
Won jaloove kono won woyooɓe
TRADUCTION:
Ce monde a beaucoup déçu,
Certains rient tandis que d’autres pleurent
Ce monde déçoit beaucoup
Si le progrès est confondu avec la calamité (le massacre)
Si seuls ont raison les plus forts
Alors le droit des faibles sera à jamais bafoué (noyé)
Pour nous, le plus valeureux est celui qui est plus utile, celui qui donne aux autres ce qu’ils ne peuvent pas avoir.
Dans notre entendement, le plus fort aide les faibles
Or ici, le plus fort est celui qui tue les autres
Nous avons bien lu dans leurs livres, la maxime selon la quelle:
« La raison du plus fort relève de l’obscurantisme. »
Alors que dans la réalité ils attisent le feu du massacre.
Depuis que WOSTER et BOTHA sont au trône (allusion faite au règne de Mouawiya et les siens).
Et ont tissé le système d’apartheid, tout a manqué aux noirs
Dans les domaines économique, politique et éducationnel
L’univers s’est plaint, les personnes de renommé se sont prononcés
Les chanteurs et les écrivains ne se sont jamais tus
Mais eux, ils continuent à attiser le feu du massacre
Nos combattants n’ont jamais baissé les bras
Mandela est l’exemple le plus patent
Mandela est l’exemple le plus patent
Il se débat actuellement dans sa prison
La domination n’est pas engendrée par des chaines
La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
ce ci n’est jamais le cas de nos combattants
Ce monde a beaucoup déçus,
Certains rient tandis que d’autres pleurent.
Ce chant de révolte en pulaar était un réquisitoire contre le pouvoir raciste mauritanien et je me souviens aussi que pendant notre interrogatoire à la gendarmerie, ils m’ont trop demandé sur le sens et la signification de ce poème parce qu´ il a été aussi repris en choeur pendant notre grande manifestation contre le pouvoir de Taya à Jowol dans la nuit du 27 octobre 1986 et c’est moi qui chantait et les autres manifestants le reprenaient appuyés par les échos des collines du village et du fleuve pendant la nuit. En reprenant ce chant engagé on voulait défier le pouvoir sur son propre terrain (la prison) pour lui dire qu´on était prêts à payer le prix et » ko kalifaandi wonaa ndi callalle, halfatee ko bernde hakkille » autrement « on ne peut soumettre quelqu´un par des chaînes mais par la domination mentale ». Nos gardes étaient médusés par notre provocation et notre « culot ». Certains de nos geôliers négro-africains ne cachaient pas leur sympathie à notre égard et nous réconfortaient par des mots très encourageants. » Wallaahi ko on ngenndiyankoo6e, wallaahi ko on jaambaree6e, woto kulee woto kersee » (.vous- êtes des vrais patriotes, vous- êtes des héros, n’ayez pas peur, ni honte de votre emprisonnement on est ensemble). C´était une petite page dans cette histoire et dans cette longue lutte contre le Système. 6 novembre, je me souviens toujours, j’avais 18 ans et qui faisait de moi, pour la petite histoire, le premier plus jeune prisonnier politique du colonel ould Taya. 34 ans après nous continuons la lutte avec la même conviction et la même détérmination sans prendre rides.
Nous y reviendrons un jour plus largement avec plus de détail inchaallah dans un livre à paraître. (presque prêt).
J’ai écouté avec attention l’interview du président de la République française Emmanuel Macron. Il a été clairvoyant dans sa manière d’agencer les mots. Il a essayé de faire comprendre qu’il n’est pas à l’origine des caricatures, mais qu’il garantit en tant que chef d’État la liberté d’expression. J’ai suivi en arabe sur Al Jazeera ensuite en français le soir pour dresser mon avis personnel. Ayant étudié dans le programme français, je sais que la caricature est une voie d’expression. C’est de la satire avant tout. A travers la caricature, on dresse un fait d’actualité tout en ironisant les personnes. Elle ne doit en aucun servir de provocations.
Le monde musulman est un poids immense dans la géopolitique mais aussi dans la géostratégie. Le président Recep Tayyip Erdoğan (Erdogan) qui dirige un pays laïc qu’est la Turquie s’érige en défenseur de la religion. Cela mérite beaucoup de réflexion. Il faut en toute situation faire valoir la spéculation que la réaction immédiate.
Nous avons vu des campagnes «hypocrites» de boycott. Si je prends l’exemple de la Mauritanie, l’amour du prophète nous est enseigné depuis le bas âge. Nous tissons des relations internes à travers cela. Mais, les différentes injustices, les inégalités et les atrocités commises par le passé ne nous ont jamais fait dire ce que le prophète aurait pensé de nous.
Le temps de l’amalgame doit être dépassé. Il ne faut pas profiter des caricatures pour faire sortir le désir de remplacer le français, et utiliser la religion comme bouc émissaire. Le Messager de son vivant a été injurié et autres… j’en passe. Ce qu’il faut c’est dans les pays musulmans utiliser sa bonne parole pour réduire les conflits et permettre le respect et la considération humaine.
Macron a fait parler l’histoire en évoquant que « la France est la première à traduire le Coran [dans une université occidentale] à La Sorbonne ». Cela dit, la République a contribué à l’éducation du monde. Elle a ses valeurs, ses traditions filtrées par ses penseurs et ses emblèmes.
« Les religions font beaucoup de mal et elles en font toujours. Soyez solidaires et enthousiastes». C’est par cette phrase que l’une de mes professeurs a terminé son cours à l’université. Il ne faut pas simplement lire cette phrase mais essayer de comprendre pourquoi ces mots. La France a eu un passé sombre avec les rois qui se disaient détenir leur pouvoir de Dieu tout en étant appuyé par l’église. Le Siècle des Lumières est venu combattre cela. Les auteurs des Lumières ont préparé la révolution française. C’est cela que nous retenons de nos lectures. Aujourd’hui, dans nos contrées les plus reculées, les chefs tribaux en complicité avec certains guides religieux enferment le bas peuple dans l’asservissement et les réflexes de subordination. Toute tentative d’éveil des consciences appelle à un bouillonnement. L’objectif visé des religions n’est pas de faire de mal. Ce sont les humains qui utilisent les Livres pour faire du mal. Les religions doivent être une miséricorde et une guidée pour celui qui croit.
Pour revenir au pays d’Aimé Césaire, de Simone Veil, de Bourdieu, de Rousseau de Montaigne et de tant d’autres personnes qui ont contribué pour la liberté de la pensée, la liberté d’expression ne doit avoir deux poids deux mesures. Il faut rappeler que c’est la France qui nourrit, soigne et protège de milliers de réfugiés, d’apatrides et des diasporas entières. Cette vocation lui est imputable. Il y a ce que des journalistes disent et ce que l’atmosphère internationale demande de considérer. Le poids de l’atmosphère internationale est redoutable. Les valeurs républicaines aussi sont intransigeantes. Il faut l’humanité et combattre l’animosité à tout prix pour la survie des femmes et hommes épris.es de justice et de liberté.
Je réitère et conclus que les caricatures ne sont pas des voies ouvertes à la provocation ou à créer des troubles à l’ordre public. Les diverses attaques d’extrémistes sont à condamner. Apprenons des autres pour combler le vide en nous. Il faut donc savoir en tant qu’africains (musulmans ou pas) ce qu’est la laïcité et la séparation des pouvoirs dans un État démocratique.
• Par Souleymane Sidibé, étudiant mauritanien à Bordeaux.
ALAKHBAR (Nouakchott) – « Les faces cachées des terroristes islamistes », c’est l’intitulé d’un nouveau roman de 213 pages et 10 chapitres, publié chez Edition saint-honoré à paris France par un jeune mauritanien professeur de Français, Brahim Mamadou korera.
Le roman décortique les méthodes d’enrôlement au djihad pratiquées par les terroristes, et ce à partir de l’histoire atypique de deux frères Moussa et Fousseine ainsi que leur sœur Manānté et leurs deux cousines germaines, Jemilla et Ramatoullah qui vont poursuivre des études supérieures en France.
Trés tôt, Manānté tombe éperdument amoureuse d’un jeune pakistanais du nom Abdoullah Abdoullah. Celui-ci n’était rien qu’en nébuleux terroriste déguisé en mode « Takhiya« . Il va d’ailleurs vite endoctriner Manănte et ses deux freres. ils finiront tous dans le djihad.
De l’autres coté, leur cousine Jemilla se lance dans les élections présidentielles en Mauritanie et devient victime d’un attentat perpétré par son cousin terroriste Fouseinou, rebaptisé « Aboubakr Moslim« .
Moussa quant à lui sera repenti et deviendra un membre actif de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
Brahim Mamadou korera, qui publie son premier roman, est originaire du village de Sabouciré à 45 km de selibaby (Sud Mauritanie). Il est diplômé de Sociologie à l’Université de Nouakchott et sortant de l’École Normale Supérieure.
La coordination nationale de la coalition vivre ensemble / vérité et réconciliation (CVE/VR ) et son président Dr Dia Alassane ont reçu ce mercredi vingt huit octobre deux mille vingt (28/10/2020) au siège des FPC en visite une délégation de L’IRA / RAG conduite par le président Oumar Ould Yaly. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges formels établis entre les deux coalitions qui œuvrent ensemble dans le but d’harmoniser leurs positions en vue d’avancer pas à pas vers un partenariat ouvert et constructif pour une opposition responsable dans un environnement démocratique et stable . Le président Dia Alassane après avoir souhaité la bienvenue à la délégation de l’IRA/RAG a décliné tous les points mis à l’ordre du jour de la rencontre que Mr Ould Yaly a écouté avec enthousiasme et promis de les soumettre à la réflexion de son parti, qui à son niveau ne tardera pas à donner suite à cette feuille de route. Le président Dia Alassane a remercié la délégation de l’IRA / RAG de sa disponibilité et de son écoute attentif de son exposé . A son tour Mr Oumar Ould Yaly s’est félicité de l’esprit de convivialité qui a animé les débats tout en restant ouvert à la poursuite des contacts entre les deux coalitions. Les deux parties se sont promises de se revoir le neuf novembre deux mille vingt au siège de L’IRA / RAG pour continuer le travail entamé .
Nouakchott , le 28 octobre 2020 ; la commission de communication de la CVE /VR .
Le directeur du journal « La Nouvelle Expression » , Monsieur Camara Seydi Moussa a été primé de la deuxième place lors du concours journalistique de Tunis 2020 sur les changements climatiques.
Une plume connue pour sa pertinence dans le paysage médiatique mauritanien , CSM est un fin observateur de la vie politique, sociale, économique et environnementale en Mauritanie depuis plus de 20 ans.
Al-akhbar – Bariki Ould Khair Allah a réussi à décrocher la seconde place à l’examen du Bac 2020 Option lettres modernes et le premier rang au niveau des wilayas de l’intérieur.
Bariki est un charretier exerçant le transport des marchandises et des bagages au niveau de la ville de Tidjikja, la capitale du Tagant.
« Pour réaliser ce rang, cela m’a contraint à déployer d’importants efforts », a-t-il dit, soulignant avoir été confronté à des difficultés considérables au cours de sa vie.
« J’ai décidé de transformer ces problèmes en facteurs d’incitation à l’apprentissage afin d’assurer mon éducation ainsi que celle de ma famille et de ma patrie », a-t-il ajouté.
« Mon père a divorcé ma mère ; devenue du coup le chef de ménage de la famille, avec mon soutien en tant que son fils ainé », indique Bariki.
« J’ai transporté les marchandises au niveau du marché comme j’ai pratiqué l’agriculture, tout en restant déterminé à concrétiser mon but à travers la poursuite des études », a-t-il précisé.
La coordination IRA-Mauritanie « environnement » entame son éclosion, comme acteur civil du développement durable. A cette fin, elle définit ses objectifs, priorités et moyens d’influence à l’intérieur de la société et sur le pouvoir d’Etat et la représentation démocratique. L’ambition s’adresse, d’abord, à la ruralité.
I. Organigramme
Coordinateur Sidi Mohamed dit Hidi
Coordinateur adjoint Fatima Bineta Bangoura
Délégué à la vulgarisation Amadou Traoré dit Baba
Chargé des projets Hassane M’Bareck
Délégué à la formation Izidbih Jaavar
Représentant régional, chargé du suivi et de la synthèse Hamza Camara
Contrôleur de conformité Aminata Dia
II. Besoins constants
Acquisition d’un Siège social Équipement du siège Budget de fonctionnement (permanence, factures domestiques, maintenance de matériel, frais de mission) Animation d’activités publiques et de sessions de formation
III. Axes principaux de travail
Sensibilisation des populations au lien naturel entre arbres et pluviométrie, diversité des écosystème et santé collective
Protection des droits économiques des communautés autochtones
Promotion de l’arbre, de l’énergie solaire et du civisme écologique
Sensibilisation sur les conséquences multidimensionnelles de la désertification
Cours sur la gestion des ressources non-renouvelables
Processus participatifs de prévention des catastrophes naturelles
Défense de la santé des travailleurs dans les secteurs liés à l’environnement (mine, pêche, agriculture…)
Séminaire de formation sur le changement climatique et ses implications sur la violence sociale de survie
Protection des zones vulnérables, par des groupes de vigilance verte, au nom de la légitime défense
Collaboration avec les programmes – national et international – de la protection de l’environnement
Stigmatisation et disqualification du commerce du charbon de bois
Production de manifestations et de contenus artistiques et festifs autour de la corrélation entre la vie, la paix et la pluviométrie
Plaidoyer pour l’interdiction de l’usage des armes de guerre à tir en rafale Instauration et réglementation d’une saison et d’un permis de chasse sur l’étendue du territoire, à l’exception des aires protégées.
Actualiser la législation sur les délits et crimes liés à l’environnement naturel
Réorganisation et revalorisation des agents des eaux et forêts.
Une nouvelle adhésion au projet de société de IRA-RAG s’est déclarée aujourd’hui au siège de Ryad a 18h. Il s’agit d’une forte délégation venant de keur macen plus particulièrement de la commune de Mbalal. Cette délégation a souligné les problèmes qu’elle rencontre au niveau local avant d’affirmer son adhésion a IRA-RAG. A cette occasion, le president Biram Dah Abeid a tenu le discours suivant:
« Je remercie ces jeunes qui ce sont reunis aujourd’hui pour adherer au mouvement IRA et au parti RAG, ces jeunes qui décident d’emboiter le pas aux jeunes qui les ont précédés. Je les remercie d’avoir fait ces pas et je rends hommage a ceux qui les ont précédés et qui ont déjà fait beaucoup de sacrefices pour l’avancée de la cause des mauritaniens par la lutte juste et infatigable des gens de IRA et du parti RAG contre toutes les formes d’injustice et de discrimination. Aujourd’hui, je vous dit bienvenue au sein de IRA-RAG. Vous allez grossir les rangs des combattants pour une Mauritanie meilleure. Je voudrai aussi aborder des points d’actualités parmi lesquels le retour des exilés mauritaniens comme Mohamed ould Bouamatou et Moustapha Limam Chavi qui depuis dix ans leurs sejours sont interdits dans ce pays de mamière injuste. J’ai vu que les mauritaniens ce sont beaucoup rejouis de leur retour. D’ailleurs, nous avons tous reclamer leur retour, nous avons reclamer que justice leur soit rendue par la levée des poursuites judiciaires arbitraires contre eux. J’ai vu aussi les mauritaniens se féliciter du fait que le president Mohamed Cheikh Gazouani a rendu a Biram Dah Abeid son droit injustement spolié par l’ancien regime qui m’a radié de mes fonctions de greffier sans aucune raison et qui m’a privé de mes salaires durant une décenie. Notre devoir de Mauritanien est aussi de continuer a reclamer que cette opération de justice enclachée par la levée des poursuites judiciaires de Ould Bouamatou et Ould Limam Chavi et le retour de BDA de son salaire; cette opération doit se poursuivre pour qu’elle une vraie opération nationale de justice. Il faut qu’elle soit complète. Pour que cela ait lieu, il faut que le president Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement aillent encore de l’avant en réhabilitant les mauritaniens qui ont été déportés depuis 1989 jusqu’à nos jours au Senegal, au Mali et un peu partout dans le monde. Ces Mauritaniens déportés injustement arrachés arbitrairement et violamment a leur pays ont le droit inaliénable au retour. Ce droit nous devons tous l’appuyer pour que ce droit soit effectif. C’est pourquoi les deportés au Mali et au Senegal a leur tête le doyen Aldiouma Cissokho doit retourner en Mauritanie. Et ceci est le devoir de Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement d’operer toute action necessaire pour le retour dignement de ces gens et les retablir dans leurs droits: qu’il recouvrent leurs droits, leurs terres et leurs salaires spoliés. Cela est valable aux personnes exilés en Europe et au Etat Unis. Je peux citer quelques uns sans être exhaustif car les cas se compte par millier Je peux nommer le capitaine Boye Harouna, l’officier Ibnou Diagana, l’officier Mamadou Sy, Ibrahima Abou Sall, Ba Mamadou Sidi, Ousmane Abdoul Sarr, Diary Toumbou la veuve d’un officier assassiné a Inaal sans oublier Aissata Niass a New york qui est aussi une veuve d’officier mauritanien assassiné pendant les exécutions extra-judiciaire. Notre fierté ne peut être complète que si le retour complèt de tous ces gens dans leur pays de manière digne soit complèt. Il faut signaler que toutes ces personnes etaient majoritairement des fonctionnaires qui ont perdu leur travail ainsi que leur salaire. Je peut ennumerer le president de l’AJDMR Ibrahima Moctar Sarr et le president du FPC Samba Thiam qui étaient des fonctionnaires des cadres superieurs mauritaniens et qui aussi avaient été brusquement embastillés, privés de leurs droits, de leurs salaires, de leurs fonctions. De la même manière dont ma collègue la vice présidente madame Coumba Dada kane a été radiée en 2016 de sa fonction a la caisse de securité sociale pour ses positions militantes. Ces gens aussi doivent recouvrir leurs droits. C’est ce qui fait que notre enthousiasme sera complèt, ce qui fera la fierté nationale et donnera un sens a la justice. Une justice sans distinction. Je lance un appel a tous les mauritaniens a rejoindre IRA-RAG pour le retour des deportés et la rehabilitation de toutes les victimes d’injustice de 1989 jusqu’à nos jours. »
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.