Hommage Diawara Soulé à son frère Gagny

● Gagny Diawara

Né en 1939 à Boully en Mauritanie

Décédé le 10 décembre 2020 à Nouakchott

Carrière : Enseignant, diplomate, élu et leader politique et d’opinion.

Mon frère aîné Gagny DIAWARA s’en est parti hier à l’âge de 81 ans à Nouakchott en Mauritanie, emporté par ce satané virus qui est le Covid-19.

Sa vie fût exceptionnelle à travers par son cœur, ses combats pour des causes justes et son parcours.

Instituteur à 17 ans, directeur d’école à Boully (son village natal) à 20 ans, 1958 instituteur à Tékane dans la région du Gorgol, directeur d’école et secrétaire général adjoint de l’UTM (Union des Travailleurs Mauritaniens) à Nouakchott à 25 ans ; consul général de Mauritanie à Paris à 30 ans pendant 10 ans ; ambassadeur de la Mauritanie auprès du Zaïre aujourd’hui (République Démocratique du Congo) à 40 ans ; secrétaire général au ministère des affaires étrangères de Mauritanie ; Ambassadeur auprès de l’URSS ; 1991 – 1994 maire Sélibaby (capitale régionale du Guidimakha) ; 2001 député de la même circonscription ; membre fondateur de l’Union des forces démocratiques-Ere nouvelle (UFD/EN), un parti politique mauritanien créé le 2 octobre 1991 ;  Après les élections municipales de 1994, un groupe de réflexion se constitue sous son leadership avec Tidiane Koïta, sénateur maire de Kaedi, les travaux de réflexions de ce groupe sont présentés en février 1995 « Projet de société pour la Mauritanie – Diagnostic et propositions » une vision de la Mauritanie de demain autour des fondamentaux d’une nation comme l’éducation et les institutions par exemple, le manque de compris sur cette nouvelle ligne avec une frange de l’UEF/EN, conduit leur groupe avec Messaoud Ould Boulkheir avec d’autres mouvements politiques et citoyens, à fonder en août 1995 le parti politique mauritanien, l’Action pour le Changement (AC), dont il devient le deuxième vice-président ; président du REG, l’association d’un groupe de cadres Soninkés relative à la restructuration des Soninkés pour peser sur la politique nationale mauritanienne et j’en passe.

Oui, sa vie fût exceptionnelle sur le plan professionnel et à travers ses combats, comme, à la lumière de ce qui précède. Mais moi, son jeune frère, C’est sur le plan humain et affectif que je le trouve, Gagny encore plus extraordinaire. Il était l’expression de la bonté humaine. Je l’appelais Gagny le généreux. La souffrance humaine le taraudait. Tous ces combats politiques-et Dieu sait qu’il en a fait- avaient pour but d’améliorer la justice sociale, d’instaurer un vrai système démocratique, de combattre les inégalités entre les différentes composantes de la Mauritanie, de dénoncer les conditions d’inégalités inacceptables des negro-mauritaniens. Il me disait toujours, “je suis inquiet pour l’avenir de ce pays, car, il y a trop d’injustices et celles-ci engendrent inéluctablement de la frustration, creuset des conflits futurs”. La Mauritanie a perdu hier un vrai homme d’État, moi, j’ai perdu le meilleur frère du monde, pardon, j’ai perdu le meilleur des pères, j’ai perdu mon confident, mon conseiller, c’est lui qui m’a tout appris tout donné.

Qu’Allah SWT lui accorde une place de choix dans son royaume céleste.

Boully.net

©️ Crédit source: https://www.boully.net/hommage-de-soule-diawara-a-son-frere-gagny/

Le député Biram Dah Abeid, Président d’Ira-M, député et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2014 et 2019

● Avertissement citoyen

Tout observateur des inconstances et aléas de la politique en Mauritanie, finit par constater le triomphe, sans gloire du nomadisme, cet instinct de survie sur une terre, où les pouvoirs connaissent des mutations comparables aux fluctuations du climat. Le même spectateur discernera que l’opportunité a été offerte, au président de la République Mohamed Mohamd Cheikh Alghazouani et son gouvernement, de franchir des pas décisifs vers une voie de salut, autre que les errements, hasardeux, en vigueur depuis des décennies.

Pourtant, plusieurs facteurs d’insécurité – dont les moindres ne sont la résistance des forces du changement, ni leur popularité, encore moins le délitement des équilibres vitaux, sous le coup de la médiocratie, du népotisme et de l’impunité ethno-tribale – contribuent à l’urgence d’une révision des politiques publiques. La gravité de la situation globale en Mauritanie affecte presque la totalité des chapitres de la gouvernance et, de ce fait même, dicte des mesures de riposte à l’équivalent d’une catastrophe naturelle. Les principaux obstacles à surmonter relèvent du faible niveau de réflexion stratégique des dirigeants mais aussi de leur degré d’enfermement dans les logiques de clientélisme, que caractérise, en premier, l’aversion aux idéaux d’égalité. Evoluant dans un vase clos de repli sur soi et de ruses d’au jour le jour, la caste des gouvernements par déçoit autant qu’elle tâtonne, en quête de légitimités mensuelles ou de bricolages d’une stabilité sans projet ni rêve.

Ce sentiment partagé à grande échelle parmi les protagonistes de la crise, en dépit de leurs différences d’appréciation, a nourri l’ambition d’un consensus en vue d’entamer une délibération collective, selon les critères de l’inclusion, de la bonne volonté et de l’imagination au service de l’audace. Or, il semble – compte-tenu des informations en provenance des cercles mitoyens du centre de décision – que le bloc de la conservation, de la fraude, du déni et du fait accompli, manœuvre, manifestement, à contre-courant des intentions du Président de la république. Ainsi, ces éminences de l’ombre s’emploient-elles à polluer l’atmosphère de quiétude héritée de l’alternance au sommet de l’Etat et de l’esprit d’ouverture du nouveau président de la République, car elles estiment celle-ci acquise, en vertu d’une lecture infantile du rapport des forces. Les officines réactionnaires, à mi-chemin de la dissimulation et de l’obscurantisme, privilégient des représentations et des modes d’action à visée chauvines, afin de retarder les réformes, du moins les vider de leur substance. L’étroitesse de tels calculs tient de leur connexion, sur mesure, à des intérêts égoïstes et de terme très court. L’erreur consiste, ici, à diriger un pays suivant la dictée d’arrangements triviaux, avec, chacun, sa part de confusion, d’ambiguïté, voire d’indifférence à la critique. L’ouverture et les consultations revendiquées dans le discours officiel restent du domaine de l’affichage, pour ne pas dire de la duplicité.

Aussi, nous, agissant au nom du courant national, social et populaire, représenté par le Parti de la Réforme et de l’Action Globale (Rag- aile politique de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)) – et au sein de cette dernière :

  1. tenons à informer, l’opinion, des indices de régression que nous percevons et d’où jaillit notre inquiétude quant au devenir de la paix civile ;
  2. disons notre indisponibilité à verser dans l’amateurisme des tentatives d’ententes artisanales auxquelles préside la volonté d’exclure certains acteurs et de flatter la vanité d’autres ;
  3. rappelons combien la cohésion sociale, dans n’importe quelle société, demeure tributaire d’un contrat assurant, à ses membres, la liberté, la dignité et l’équité, sous l’égide du droit et non au titre de faveurs;
  4. réitérons notre engagement à servir l’émergence de l’autre Mauritanie, celle jusqu’ici maintenue aux marges ; grâce à la pratique du dialogue, de la franchise et des résolutions écrites, nous aspirons à un consensus autour de la vérité et de la justice.
  5. ne participerions à la mise en œuvre des formules habituelles d’occultation et de vernis qu’impose le souci de perpétuer la domination, au lieu de la déconstruire.
  6. renouvelons le vœu de voir l’année 2021, constituer le rendez-vous de la rupture salutaire, après le temps perdu à couvrir le crime, blanchir ses auteurs et consacrer l’oubli.
  7. reformulons notre impatience de participer, sans contrepartie, au relèvement national, sous le signe de l’intégrité, de la compétence et du mérite, loin du ménagement des anciennes préséances, notamment de langue, de naissance et de notoriété religieuse.
  8. Adressons le présent message, à l’ensemble de nos compatriotes, avec une attention insigne, au Président de la république.

Nouakchott, le 16 Décembre 2020
Biram Dah Abeid

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE/RAG

La Mauritanie impose des procédures aux voyageurs qui y arrivent

Adrar Info – Les ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de la Santé, du Commerce et du Tourisme, de l’Équipement et des Transports ont signé une décision commune qui inclut les mesures imposées aux voyageurs arrivant en Mauritanie, dans le but de s’assurer qu’ils sont indemnes du virus corona émergent.

Les ministres ont signé la décision commune le 10 décembre et ont inclus de nombreuses mesures, dont la principale était l’imposition de porter un masque facial, de se laver les mains ou de les stériliser avec une solution hydroalcoolique et de respecter une distance d’au moins 1,5 mètre entre chaque deux personnes.

La décision exige également que le voyageur arrivant soit muni d’ un certificat de test négatif (TR PCR COVID 19), ou un certificat de test d’anticorps négatif, la date de délivrance ne dépassant pas 5 jours, et qu’ils aient été délivrés par un laboratoire accrédité dans le pays d’origine.

Source : https://www.alakhbar.info/?q=node/29780

Traduit par adrar.info

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=743691

Mauritanie – Covid-19 | Pour renforcer l’effort de prévention, la Présidence de la République annonce de nouvelles mesures

La présidence de la République a annoncé dans un communiqué rendu public aujourd’hui (dimanche) qu’un certain nombre de nouvelles mesures seront prises pour renforcer l’effort de prévention et de précaution contre la pandémie Covid-19.

Voici le texte de ce communiqué :

« La Présidence de la République annonce qu’au vu de la propagation rapide de Covid 19 et de l’augmentation alarmante du nombre d’infections et de décès qui en résultent et en appui à l’effort général de prévention et de précaution, qui est de loin notre arme la plus puissante face à la pandémie, les mesures suivantes ont été décidées:

1 -Couvre-feu de six heures du soir à six heures du matin sur tout le territoire national, à partir d’aujourd’hui, dimanche 13 décembre 2020.

2– Fin de l’horaire de travail dans les départements et bureaux à quatre heures l’après- midi ;

3 – L’application stricte des procédures prévues pour le transport des personnes dont le nombre maximum est consigné dans les cartes grises pour les voitures en général et les véhicules de transport en particulier, et l’obligation du port de masques aux voyageurs.U

Le ministère de l’Orientation islamique annoncera, après avoir consulté les associations des Ulémas et des Imams, ce qui sera décidé concernant la prière du vendredi.

En outre, toutes les mesures d’accompagnement que pourrait nécessiter l’évolution de la situation seront prises et annoncées consécutivement.

©️ Crédit source: https://fr.ami.mr/Depeche-56291.html ami.mr/fr

IRA-MAURITANIE/RAG : COMMUNIQUÉ DE CONDOLÉANCES

Communiqué de condoléances

IRA/RAG MAURITANIE

Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès à Nouakchott de Monsieur Gagny DIAWARA, éminent membre de plusieurs mouvements citoyens et politiques en République Islamique de Mauritanie.
L’ensemble des Réseaux-IRA/RAG, le président Biram Dah Abeid, toutes les équipes dirigeantes et l’ensemble de nos membres, militants et sympathisants, présentons nos condoléances les plus attristées et affectueuses à sa famille, ses proches et ses compagnons. Particulièrement le conseil représentatif des soninkos de Mauritanie.

Paix éternelle à son âme.

Nouakchott le 10 décembre 2020

La cellule de communication.

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Nécrologie | Décès de son excellence Diawara Gagny Boudallah

Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès de son excellence Gagny Boudallah Diawara, survenu aujourd’hui à Nouakchott en Mauritanie. Nous adressons nos condoléances les plus attristées à la famille et aux proches. Diawara Gagny, natif du village de Boully, ancien consul général de Mauritanie à Paris, ancien Ambassadeur en Russie, ancien Ambassadeur au Zaïre, ancien député et ancien maire de Selibaby, ancien secrétaire général et ancien directeur central au ministère des affaires étrangères, ancien dirigeant de L’Union des Forces Démocratiques (UFD) et de plusieurs mouvements citoyens et politiques, ce grand commis de l’Etat, nous laisse à jamais une trace indélébile dans le sillage de sa vie et de son parcours. Que son âme repose en paix. Amine.

Boully.net

©️ Crédit source: https://www.boully.net/deces-de-son-excellence-diawara-gagny-boudallah/

Mauritanie | Le Premier ministre renouvelle la volonté du gouvernement de lutter contre la corruption (AMI)



Nouakchott,  09/12/2020

Le Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal Messoud, a renouvelé mercredi la détermination du gouvernement à lutter contre le phénomène de la corruption, en application des engagements de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Le Premier ministre a fait cette déclaration lors d’un tweet à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption.

Voici le texte de ce tweet:

« À l’occasion de l’anniversaire de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, le 9 décembre, nous renouvelons notre entière détermination, en application des engagements de Son Excellence le Président de la République, à lutter contre ce phénomène dans toutes ses manifestations, à lutter contre la corruption à tous les niveaux, à dynamiser et renforcer tous les mécanismes de contrôle et d’inspection, et à appliquer les lois et les sanctions y afférentes dans le cadre de la souveraineté de la loi.« 

©️ Crédit source: https://fr.ami.mr/Depeche-56252.html

Flash info | Communication IRA/RAG

Le Mouvement Abolitionniste Ira-M et son aile politique Rag avaient programmé des missions de sensibilisation, de mobilisation, de formation citoyenne et d’information sur toute l’étendue de nos Wilayas. Ce programme devait être lancé le 15 décembre 2020 à partir de la Wilaya du Guidimagha; mais considérant l’ampleur de la réapparition du Corona et les mesures prises par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation qui, par arrêté No 0001080 du 03/12/2020/ MIDEC instituant des mesures particulières relatives à la lutte contre la pandémie du COVID-19, vient en son article 3, D’INTERDIRE TOUTES LES FORMES D’ATTROUPEMENT ET RÉUNIONS PUBLIQUES .
En conséquence, compte tenu de l’intérêt supérieur que les deux formations Ira-M et Rag accordent à la bonne santé et à la vie de nos citoyens, il est porté à la connaissance de tous que la mission au Guidimagha prévue à partir du 15/12/2020 est reportée jusqu’à ce que les conditions le permettront.

Nouakchott le 07/12/2020.


Commission de Communication Ira/Rag

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE/RAG

« Affaire » L’EED qui affole certains milieux soninkés du Guidimagha!

● Mon bref avis en quelques points :

1 – Des gens peuvent reprocher des « choses » à L’EED à raison ou à tort… comme dans la vie, les Humains et leurs manquements inévitablement j’ose croire !

2 – Certains détracteurs audibles et visibles de l’EED aujourd’hui, s’y étaient engagés en troubadours militants anti-Ganbanaaxu au sein de la communauté soninké dans l’arène folklorique, et en croyant que L’EED devrait être ce don du ciel pour prêcher le statu quo sociétal dénoncé par l’éveil abolitionniste et anti-féodalité. Personnellement, j’avais posté un mot signalant qu’un condamné pour apologie d’esclavage en Mauritanie vit une promotion sociale et parasite autour de l’EED en France, et la réponse en privé du président et frère Waly Diawara à mon endroit me laissait dans des réserves embarrassées.

3 – L’EED pourrait être une énième victime de ce que les idéaux portés par GANBANAAXU dénoncent dans la société soninké. Nous le savons, en soninkara, TOUT ce qu’on organise collectivement de « moderne » qui ne se soumet pas à la féodalisation à partir de l’élément Village, créerait forcément des fortes turbulences. Ainsi entre jalousies, intrigues, calomnies, fiertés infectes et mains invisibles politiciennes, chacun va contribuer à l’ébullition de la MARMITE du moment avec croisement et divergence des intérêts des uns et des autres en fonction des circonstances. Les justifications biaisées de certains dévoilent leurs contradictions criantes ici et là-bas.

4 – Par ces temps-ci sur tout ce qu’on entend des différentes obédiences sur le cas l’EED, l’équation me trouble un peu, on peut entendre un type qui déteste viscéralement Ganbanaaxu et vomit l’EED aussi… pas pour les mêmes motivations évidemment. Une autre voix peut jeter des fleurs à flots sur L’EED, mais à l’opposé s’attaque violemment à GANBANAAXU…!

Conclusion : Plusieurs inconnus et différents non-dits chez les uns et chez les autres.

5 – l’idée L’EED portait une vision inédite en matière d’association portant des projets de développement à partir de la diaspora notamment de la France. Les actes posés initialement sur certains volets en particulier sur l’éducation et la santé, sont à saluer amplement. Et espérons que l’élan enclenché continue sur des bases revues et assainies en sortant de logiques structurelles de FÉODALISATION de l’élément Village. Les bénéficiaires dans nos localités doivent être considérés comme des citoyens et des populations à aider et à faire aider par le matériel (Outillages) et l’immatériel (techniques et savoir-faire) mais non comme des villageois catalogués par l’ancien clanisme féodal soninké.

Je mets en lien quelques contributions de témoignages via notre BLOG :

▪︎https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/08/14/leed-comme-educatif-la-visite-de-courtoisie-de-notre-blog-aux-ecoliers-et-enseignants-invites-en-vacances-scolaires-en-france/

▪︎https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/07/15/un-samedi-foot-de-leed-photos-reportage-de-notre-blog/

– Par KS pour le BLOG

SONINKARA, MA CHÈRE COMMUNAUTÉ, REVOYONS NOTRE LOGICIEL ORGANISATIONNEL !

Une pluie torrentielle s’abat sur mon cœur à l’heure où j’écris ces mots. Et me sens main morte à chaque fois que je spécule sur le sort de ma communauté. Celle qui depuis l’aube de son histoire n’a pas su établir des principes de justice, d’égalité et d’équité en son cœur.

Désarmé que je suis, loin de la renoncer, je n’ai sans fausse modestie qu’une minable force de prendre ma plume, et même s’il le faut la tremper dans l’encre de Chine avec espoir de mettre des mots sur les maux des hommes sans défense traqués depuis belle lurette par des diktats qui refusent de s’avouer de nos jours décadents et révolus.

«… Juste il est des vérités qui valent qu’on meure pour elles, mais aucune qui vaille qu’on tue en leur nom…,» affirme Émile Ajar.

Alors qu’en est-il pour des choses qui ne doivent leur légende d’honneur qu’à l’opprobre ?
De surcroît, quoi de plus honteux et de plus infâme que de voler le droit vie de ses frères !
La peur me ronge, mais elle n’est pas une bonne demeure alors je ne l’habiterai guère, une imminente guerre toque à nos portes, et les bruits de ses vacarmes rebattent nos lobes cependant l’insouciance nous gagne.

D’aucuns attisent le feu et ne se demandent point que la mèche qu’ils allument peut embraser leurs propres demeures. D’aucuns veulent réprimer le mal et s’arrachent les cheveux et les dents pour s’enquérir des résolutions. Et d’aucuns s’autoproclament neutres.
Ceux qui se taisent sont d’autant plus coupables que ceux qui sèment la zizanie.
L’heure de la spéculation et la capitulation, n’a-t-elle pas encore sonné ?

Oui, Capitulation ! Car ce serait malhonnête de ma part de dire que ma communauté n’est pas en guerre fratricide. Il est temps de capituler avant de brûler complétement nos vaisseaux.
Jadis, nos ancêtres faisaient grand cas des traditions ignominieuses. Alors force est de constater que chaque chose à son temps et que les hommes doivent être en sempiternelle transformation.

«Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements,» affirmait Charles Darwin. L’espèce n’est pas une
exception. Donc malheureux sont ceux qui ne tirent pas profit des apports positifs du siècle présent. Il convient pour ne pas vivre à l’insu du temps d’accepter ses perpétuels changements.
La mort dans l’âme, j’assiste à la dégradation de bonnes mœurs, de l’humanité au sein de cette communauté baignant dans un paradoxe inouï.

J’aurais aimé être sous terre pour ne pas voir l’opprobre qui couvre le soleil. À présent que le souffle divin me berce, je n’ai qu’un devoir le refus d’être du côté de l’oppresseur quand bien même qu’il soit mon géniteur.
Pour mieux vivre ensemble, il nous incombe de faire table rase de nos traditions et de ne garder du passé que des valeurs positives surtout celles qui sont relatives à notre identité culturelle.
Il est temps nous pencher ensemble sur le miroir pour mieux regarder nos infirmités afin de les soigner.

– Par Salihina Moussa Konate, étudiant en Biologie, Nouakchott – Mauritanie