Éditorial : Se dirige-t-on vers un règlement à l’amiable de l’affaire Aziz ?

Initiatives News – L’audience accordée ce mardi par le président de la République à Isselkou Ould Ahmed Izidbih, l’un des rares soutiens de Mohamed Ould Abdel Aziz suscite beaucoup d’interrogations.

Isselkou qui fait figure de véritable faucon au sein du cercle proche de l’ex président aurait eu le feu vert de ce dernier. Que pourrait bien aller faire Ould Izidbih à la présidence à ce moment précis où l’enquête préliminaire sur le dossier de son patron est quasiment bouclée et sur le point d’être transmis au parquet ?

Y aurait-il des pourparlers en coulisses ? Le président Ghazwani serait-il en train de tirer les ficelles pour tenter de sauver la tête de son vieil ami ?

Et l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs dont on parle tant aujourd’hui, ne seraient-elles que de la poudre aux yeux ?

Autant de questions que l’on se pose suite à cette rencontre inattendue. En effet depuis sa démission de son poste d’ambassadeur, cet ancien ponte de l’ancien régime et proche de Aziz, s’était découvert une nouvelle occupation : tirer à longueur de journée, à boulets rouges sur la commission d’enquête parlementaire et sur la procédure judiciaire en cours, déballant au passage au grand jour le contenu de toutes ses auditions.

Et voilà que brusquement, cet homme devient fréquentable par le pouvoir et est reçu avec tous les honneurs au palais présidentiel ? Il y a anguille sous roche. Que s’est-il passé ? On a remarqué que depuis quelque temps, Ould Izidbih qui était devenu le bloggeur N°1 de la République a cessé ses tirs groupés contre le pouvoir.

Il a retrouvé subitement sa sagesse et est devenu du coup fréquentable. Pourquoi ce revirement à180° ? A-t-il conclu un marché avec le pouvoir ? Est-ce une nouvelle stratégie dictée par Aziz qui aurait compris qu’il serait mieux pour lui de mettre de l’eau dans son zrig et prospecter la voie d’un règlement politique, ou politico-judiciaire?

C’est ainsi que Aziz pourrait éviter le bagne en contrepartie de la restitution de l’ensemble des biens mal acquis et d’une mise à la touche sur le plan politique.

Cette option est tout à fait jouable car il convient de se rendre à l’évidence : le président actuel est très lié à Aziz et à ses hommes et il court un grand risque en ouvrant un front contre eux. En effet, en envoyant Aziz en prison, il faudrait logiquement et nécessairement envoyer les centaines de personnes impliquées-et pas les moindres-et là ça risque de créer de gros soucis au président Ghazwani, qui n’a pas besoin de ça.

Ainsi donc, l’entrée en lice de Ould Izidbih préfigurerait la prospection d’une alternative extrajudiciaire qui va couper l’herbe sous les pieds de Dame justice.

Bakari Guèye

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Mauritanie | Le commissaire aux droits de l’homme : « nous ne protégerons pas les auteurs des crimes d’esclavage »

Le gouvernement mauritanien a affirmé qu’il ne protégera aucune personne qui s’adonnerait au crime d’esclavage et qu’il se dressera devant tout celui qui s’adonnera à cette pratique.

Cet engagement a été réaffirmé par le commissaire au droit de l’homme, à l’action humanitaire et à la société civile, Hassena O. Boukhreïss dimanche à Néma, lors du lancement de campagnes de formation et de sensibilisation sur les droits de l’homme et la lutte contre l’esclavage.

Ould Boukhreïss a dit qu’il était porteur d’un certain nombre de « messages importants » de la part du gouvernement mauritanien qui souhaite les vulgariser.

D’abord celui de la criminalisation de la pratique esclavagiste, sous toutes ses formes, l’état ayant adopté des lois et mis en place des tribunaux spéciaux chargés de la lutte contre l’esclavage dont un se trouvant à Néma même.

Il a ajouté que l’état a pris en charge les frais des justiciables dans ce domaine et adopté la loi 2015/030 relative à l’assistance judiciaire pour les victimes partout dans le pays.

Le commissaire aux droits de l’homme a réaffirmé que l’état ne protégera aucune personne, quel qu’elle soit qui s’adonnera à l’esclavage et qu’il fera face à ses agissements.

L’état par ailleurs, a encore dit Ould Boukhreïss, ne permettra à personne de faire usage des questions d’esclavage à des fins qui ne soient pas liées au droit, à la loi et à l’humanité, appelant à revoir le système social et sa refondation sur des bases justes et égalitaires.

Le commissaire a enfin dit que la Mauritanie est en passe de connaître un grand développement et une prospérité et que les mauritaniens se doivent d’être unis afin qu’ils gèrent leurs richesses dans la paix et la sécurité.

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Mauritanie/Éducation | Les Langues Nationales à L’ENAJM : Au-delà du symbolisme

ENAJM Mauritanie – Après le fiasco des années 80 du processus d’introduction des Langues Nationales dans notre système éducatif, notre pays repart pour un nouveau rendez-vous avec l’histoire, marquant ainsi un tournant décisif dans notre enseignement.

L’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature vient de franchir un pas en mettant en place une unité d’enseignement des Langues Nationales que sont le Pular, le Soninké et le Wolof au profit des élèves magistrats et administrateurs qui auront la lourde tâche de devenir, au terme de leur formation,, des éléments de notre appareil judiciaire et administratif.

Afin de mettre en place cette unité d’enseignement des langues nationales, l’Institution n’a pas lésiné sur les moyens.

En effet, et à titre symbolique, une cérémonie de démarrage a été organisée dans la journée du 13 octobre avec la participation des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Fonction Publique, du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général, des Chefs de Départements, des Professeurs ainsi que d’autres personnalités importantes. L’évènement a bénéficié d’une large couverture médiatique.

Une séquence du cours inaugural en Pulaar auquel toutes les personnalités précitées ont pris part a été l’expression d’une ferme volonté des pouvoirs publics d’introduire et de développer l’apprentissage des Langues Nationales à l’ENAJM.

L’objectif à terme est de rapprocher les administrateurs et le corps juridique des populations locales afin de garantir une meilleure proximité et prise en charge des préoccupations, rendant ainsi le service public plus accessible et plus facile à accomplir et permettant une meilleure compréhension entre administrateurs et administrés.

Il en va de même de l’affermissement de la souveraineté des pouvoirs locaux dans l’exercice de leur fonction de service public, judiciaire ou régalienne.

Il est clair que la territorialisation de l’action publique, la gestion de proximité sont des outils aujourd’hui privilégiés de l’administration locale. Ce réaménagement linguistique au sein de l’Ecole Nationale va contribuer à la coexistence et à l’épanouissement de toutes les langues en usage dans notre pays car chacune d’elle a le droit de vivre, de prospérer pour donner une valeur ajoutée à l’interculturel et au plurilinguisme dans le dessein de garantir une meilleure cohésion sociale et le renforcement de l’unité nationale. Il est indéniable que le développement d’un pays est intrinsèquement lié à celui des langues nationales.

C’est pourquoi, l’apprentissage de celles-ci doit être constamment évalué et capitalisé pour donner un nouveau souffle au développement socioéconomique. L’appropriation des langues nationales est gage d’un meilleur ancrage des juges et des administrateurs dans l’environnement socioculturel des circonscriptions au sein desquelles ils exercent et permet une amélioration dans le traitement des dossiers qu’ils ont la responsabilité de diligenter.

Il n’est pas superflu de rappeler que pour arriver à cette journée de démarrage des cours en Langues Nationales, des réunions ont été organisées entre le Directeur Général et les différents Départements concernés dont le Centre d’Enseignement des Langues qui a joué sa partition, notamment concernant les aspects didactiques et pédagogiques.

A cet effet, une commission a été créée pour travailler à la préparation matérielle, didactique et pédagogique et ce, à l’image de ce qui se fait en termes de méthodes, d’approches et de techniques d’animation dans l’enseignement/apprentissage des autres langues telles que l’arabe, le français, l’espagnol, l’anglais.

Source : ENAJM

Service Recherche, Etudes Administratives et Documentation

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LANCEMENT D’UNE SECTION D’ENSEIGNEMENT DES LANGUES NATIONALES À L’ÉCOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION

Aujourd’hui, jeudi 15 octobre 2020, l’École nationale d’administration a annoncé, en présence d’un certain nombre de membres du gouvernement,le lancement une section d’enseignement des langues nationales dans les deux filières : Administration et Économie.


Le directeur général de l’école, Ali Ould Alada, a déclaré que le dernier décret approuvé par le gouvernement constitue ajout qualitatif dans la matrice de l’enseignement et que  l’école a décidé de développer la formation de ses élèves, en  ajoutant une nouvelle unité d’apprentissage des langues nationales.
Afin de former certains administrateurs et juges d’être capables de traiter avec tous les membres de la société dans les langues locales, comme cela a été fait avec la filière Diplomatie en formant les étudiants dans les langue anglaise et espagnole.

Le ministre de la Justice, Mohamed Mahmoud Ould Beya, a salué l’expérience, décrivant la démarche comme nécessaire pour les étudiants et les juges  diplômés , et que son secteur coopérera avec l’école afin de vulgariser cette expérience.

Source : http://zahraa.mr/node/25143

Traduit par adrar.info

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RECENSEMENT BIOMÉTRIQUE : BIRAM TIRE LA SONNETTE D’ALARME



Le recensement biométrique et les problèmes qui y sont inhérents empêchent des milliers de mauritaniens d’acquérir leurs papiers d’état civil. Tel est le thème de la conférence de presse animée ce lundi matin à Nouakchott par Birame Dah Abeid, député au parlement et président du mouvement IRA.

D’emblée Birame a évoqué le cas de cette pauvre femme malade et sans ressources venue de Adel Begrou pour se soigner à Nouakchott. Et faute de carte d’identité, elle devait payer 25000 ouguiyas chaque jour pour couvrir les frais médicaux.

Il a par la suite évoqué le forfait obstétrical qui permet aux femmes enceintes d’être prises en charge tout au long de la grossesse. Le tout pour 400 MRU. C’est une initiative du ministre de la santé qui est à saluer a-t-il reconnu.

Mais le hic poursuit le député c’est que beaucoup de femmes ne peuvent pas profiter de cette aubaine parce qu’elles ne possèdent pas des papiers d’état civil. En effet souligne-t-il l’obtention de tous les droits est liée au recensement. D’un autre côté beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés pour les mêmes raisons.

Cette situation influe également sur le processus électoral soutient Birame qui affirme que pendant les dernières élections 3271 de ses électeurs à Sebkha et 4371 à Téyarett n’avaient pas pu voter car n’ayant pas de pièce d’identité.

Le président du mouvement IRA déclare que partout en Mauritanie les services de l’Etat Civil refusent d’inscrire tout celui qui n’a pas un reçu du recensement de 1998. Ce recensement a laissé en rade beaucoup de mauritaniens car dit Birame il était mal organisé et la sensibilisation était absente.

Actuellement ajoute-t-il tous les espoirs sont tournés vers la commission ad hoc dirigée par le ministre de l’intérieur qui vient d’être réactivée sur ordre du président de la République.

En attendant, le mouvement IRA a pris l’initiative de créer des commissions dans toutes les moughataa et au niveau des bureaux de Riyad et de l’îlôt K, il y aura une permanence pour accueillir tous les citoyens qui ont des problèmes d’état civil. Une base de données sera créée et tous les problèmes seront transmis à la commission gouvernementale et à la direction de l’état civil.

Le député s’est dit prêt à collaborer avec cette commission et les services de l’état civil.

Il a lancé un appel pressant à la société civile, aux élus, à la presse et aux autorités du pays afin de tout mettre en œuvre pour que tous les mauritaniens accèdent aux services de l’état civil et à leur droit d’obtenir des papiers.

Au cours de cette conférence de presse plusieurs déboutés du recensement biométrique ont témoigné à propos des tracasseries qu’elles ont subies et qu’elles continuent à subir.

Des témoignages poignants

D’abord le jeune Ibrahima Bâ qui affirme s’être recensé il y a 4 ans après moult accrobaties et qui attend toujours d’obtenir ses papiers.

Pour Fatimetou Mint Baba, autre victime de l’état civil ses enfants n’ont pas pu aller à l’école. Elle demande à ce que justice soit faite.

Autre victime colatérale du recensement biométrique, Jemal, une mauritanienne qui vivait en France avec son mari. Aujourd’hui son enfant est apatride. Il n’a pas de papiers mauritaniens. Son problème : il est né en France.

Autre témoignage, celui de Lebatt Ould Mohamed, responsable des opérations électorales à Téyarett. Pour lui le problème vient essentiellement de la condition selon laquelle il faut impérativement présenter un reçu du recensement de 1998.

Les mauritaniens de l’étranger ne sont pas épargnés par ce cauchemar. Pour Moussa Soumaré qui parlait au nom des mauritaniens de France, les problèmes s’accumulent et les services de l’état civil refusent de coopérer, s’indigne-t-il. “Ils disent qu’on n’a pas un mandat”. Et le problème du recensement de 1998 se pose aussi.Il y a des cas dramatiques et beaucoup de mauritaniens ont ainsi perdu leurs cartes de séjour. Et pire encore ajoute Soumaré, des mauritaniens ont quitté l’étranger avant l’expiration de leur carte de séjour afin de renouveler leurs passeports mais en vain. Ils sont devenus des apatrides. Et une procédure est diligentée devant les autorités consulaires françaises.Les conséquences sont desastreuses.

Autres cas choquants poursuit Soumaré, ceux des enfants issus de l’émigration. Ces enfants dont les parents sont mauritaniens et qui sont nés hors de la Mauritanie sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays.

Les exemples pullulent et la centaine de victimeS qui faisait le pied de grue ce matin devant le siège du député avait chacune une histoire aussi rocambolesque qu’incroyable. Elles demandent toutes à ce que justice soit faîte et qu’elles soient rétablies dans leurs droits.

Bakari Guèye

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Mauritanie : financement de 500 projets pour les jeunes du Guidimakha

Saharamédias – Le ministre de l’emploi, de la jeunesse et des sports Taleb O. Sid’Ahmed a annoncé le financement d’un ensemble de projets pour les jeunes du Guidimakha dans le cadre de la lutte contre le chômage de jeunes.

Le ministre a ajouté que la seconde étape du financement des projets en faveur de jeunes, 500 projets au total, sera lancé, en respectant scrupuleusement les critères de transparence et de justice en tirant les leçons de la première phase.

Ces révélations ont été faites par le ministre lors d’une réunion présidée samedi à Sélibaby et qui a réuni, autour de lui, les associations de jeunesse et de sport de la wilaya, réaffirmant que l’emploi des jeunes, constituait une priorité pour ceux qui croupissent sous le poids du chômage.

Taleb O. Sid’Ahmed a révélé que le programme sera lancé la semaine prochaine en faveur des projets sélectionnés lors du programme « mon projet, mon avenir », promettant de corriger les erreurs constatées lors de la sélection des dossiers lors de la précédente phase.

Le ministre a annoncé la création d’un nouveau programme « ma profession » en faveur des jeunes qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leur enseignement à travers leur formation dans certains métiers privés et le financement en leur faveur de petits projets dans le secteur informel.

Le président du conseil régional du Guidimakha Issa Coulibaly a salué les efforts du ministère en faveur de l’intégration des jeunes et le financement de projets en leur faveur, rappelant le caractère agro-pastorale de la wilaya ce qui offre des perspectives prometteuses pour la formation dans ce domaine.

Quant au maire adjoint de la ville Mohamed Mahmoud O. Matala, il a salué tout ce qui est de nature à aider les jeunes à changer leur situation et contribuer à impulser le développement du pays.

Le ministre a visité l’atelier pour la production des briques consolidées destinées à la construction de 50 unités d’habitation dans le cadre du programme de modernisation de la ville de Sélibaby.

©️ Crédit source : http://www.cridem.org/C_Info.php?article=741461http://www.cridem.org/C_Info.php?article=741461

Mauritanie |Presse : Les sanctions des délits de presse en Mauritanie, Par Diallo Saidou

Aucun journaliste ne peut et ne veut se soustraire à la loi.
Aucun journaliste ne peut prétendre disposer d’une immunité totale du seul fait qu’il est journaliste !
Le journaliste doit se soumettre à la loi qui encadre son métier ainsi qu’à l’éthique et la déontologie qui en sont les soubassements.

L’Ordonnance n° 017 – 2006 sur la liberté de la presse qui fait partie de l’arsenal juridique pris par la CMJD au lendemain du coup d’état contre l’ancien dictateur Ould Taya, a redéfini le régime juridique de la liberté de la presse.

Ainsi l’article 40 de cette ordonnance en vigueur, dispose que « la diffamation commise envers les particuliers par l’un des moyens énoncés à l’article 32 sera punie d’un emprisonnement de quinze jours au plus et d’une amende de 400.000 à 1.000.000 UM, ou de l’une de ces deux peines seulement.
A la lecture de cet article, la peine de prison en cas de diffamation ne peut excédé 15 jours ! Tout juge qui condamne un journaliste au delà de quinze jours d’emprisonnement pour des faits de diffamation viole la loi en vigueur.

Il n’y a qu’à l’alinéa 1 de l’article 40 de cette ordonnance que le juge peut condamner un journaliste jusqu’à un an de prison pour une diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race, une région ou religion déterminée.

Par ailleurs, en 2011 un projet de loi avait pour objet de dépénaliser les délits de presse, limitant la sanction qu’à une condamnation pécuniaire, hélas cela ne s’est pas fait.

Maintenant, si comme le rapporte la presse, Hacen Lebatt est condamné pour diffamation dans l’affaire en question, le juge a outrepassé les prérogatives que lui confère la loi. Et l’affirmer ce n’est pas vouloir défendre Hacen Lebatt mais c’est plutôt défendre une stricte application de la loi.

©️ Crédit source: post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3694433053940250&id=100001207753513

Mauritanie : De nouvelles dispositions pour l’obtention des permis de conduire



Sahara Médias – Le ministère mauritanien de l’équipement et des transports a annoncé la mise en place de nouvelles mesures pour l’obtention des permis de conduire, dans le cadre d’une réforme du système en place destinée à assurer la garantie des permis et prévenir la falsification et la manipulation.

Le ministère, dans sa nouvelle approche de réforme destinée à rapprocher les services des citoyens, a lancé un site qui permet aux candidats à l’obtention de permis de s’enregistrer : permis.transports.gov.mr.

Le ministère a ajouté que le lancement de ce site est intervenu au moment où des missions se rendent dans toutes les régions du pays, afin d’expliquer et sensibiliser autour des nouvelles mesures destinées à développer et moderniser l’obtention des permis de conduire depuis la candidature sur le site jusqu’à la participation à l’examen.

Ces missions, selon le ministère, a rencontré les autorités administratives et sécuritaires, les gérants des auto-écoles au niveau de chaque wilaya.

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CNDH – IRA-MAURITANIE : MISE AU POINT

● MISE AU POINT

Ira-Mauritanie a reçu l’invitation, adressée à son leader, le député Biram Dah Abeid, par le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh) Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni, d’assister à une « présentation de sa stratégie de lutte contre l’esclavage ».

Il a été répondu, à l’interlocuteur, que l’ensemble des réseaux Ira dans le monde sont prêts à prendre part à toutes activités des institutions nationales, gouvernementales ou non-gouvernementales, à condition d’y exercer la liberté de la parole, en présence du public, donc à l’abri de la censure et du tabou. Il s’agit de porter la contradiction au discours ambiant du déni, auquel la Cndh de Mauritanie, sous financement du gouvernement, prête, très souvent, sa caution et sa voix. Le préalable formel de l’expression sans contrainte n’est pas négociable, du point de vue de l’Ira-M ; une telle attitude résulte des années de production industrielle du faux, par les diverses officines de l’Etat, sur les affaires de racisme et d’esclavage, dans la droite tradition du négationnisme hérité de l’ère Ould Taya. La Cndh ne s’est pas encore soustraite à la tradition du lien incestueux entre propagande en direction des partenaires du pays, connivence avec les services de sécurité et diplomatie du mensonge, toutes manœuvres qui soumettent la question des droits de la personne, à des considérations de stabilité politique et de préservation du statu quo.

En ce sens, l’institution, comme le Mécanisme national de prévention de la torture (Mnpt), continue de reproduire des réflexes de soumission au pouvoir exécutif. En témoigne l’appui logistique et financier que leurs prêtent, lors des missions à l’étranger, nos ambassades et bureaux consulaires. Jusqu’ici, en dépit de progrès importants sur la voie de la transparence et du débat apaisé pour le traitement du passif mauritanien dans les domaines de la dignité de la personne, la Cndh et le Mnpt restent à la traîne de la volonté de renouveau que tente d’asseoir le Président de la république, depuis l’alternance de 2019. Aux fins d’illustration, il suffit de constater la tiédeur sinon le peu d’enthousiasme de leur engagement en faveur du projet de loi relatif à la violence sexiste.

Quand les deux organismes – et d’autres en charge de la question – parviendront à illustrer leur indépendance et une composition moins partisane au profit du système de domination multiséculaire, Ira-M s’empressait de leur apporter collaboration et soutien.

Nouakchott, le 28 septembre 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Ministère de l’Intérieur : L’Etat de droit signifie que tous doivent répondre de l’observation des lois

AMI – Le gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

C’est ce qu’indique un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation parvenu, vendredi, à l’AMI.

Le communiqué précise que cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

Cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Les organes chargés de la sécurité publique jouent un rôle crucial pour assurer le respect des droits et des devoirs de tous les citoyens sans distinction aucune ainsi que la protection scrupuleuse de l’ordre public et des bonnes mœurs.

Il convient à cet égard de rappeler, qu’en tant que principe de bonne gouvernance, l’Etat de droit signifie que tous, institutions autant qu’individus, sans exception, doivent répondre de l’observation des lois, veiller au respect de leurs prescriptions, dans l’équité et la transparence, loin de tout arbitraire et de toute discrimination. Ainsi seulement pourra être durablement établie, la confiance des populations vis-à-vis des politiques publiques, seule gage de leur pleine réussite.

A cet effet, les services publics, en particulier ceux en charge de la sécurité relevant du Ministère de l’Intérieur, s’attachent plus que jamais, à assurer avec fermeté que tous puissent bénéficier de la protection et de la bienveillance qu’accorde la loi aux citoyens, mais aussi que chacun assume la responsabilité pleine et entière de ses actes, en connaissance de cause et sans privilèges d’aucune sorte.

Aucun citoyen ne sera en marge de la loi ni ne se placera au-dessus d’elle. Elle sera appliquée dans toute sa rigueur, mais dans le strict respect des procédures qu’elle définit. Tel est le sens général de l’orientation que le Ministère de l’Intérieur veillera sans relâche et avec détermination, à mettre en œuvre, dans ses missions de défense des libertés, de garantie de l’ordre public républicain et de l’affirmation de l’Autorité de l’Etat, inscrivant ainsi son action dans le cadre du programme stratégique du Président de la République, pour sortir notre pays du sous-développement et assurer sa modernisation complète dans la paix, l’égalité citoyenne et la concorde nationale et sociale ».

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=740851