La violence n’est pas dans le propos mais dans les faits. Nos vierges effarouchées devraient davantage s’indigner du fait que des tortionnaires, des assassins, des violeurs, des spoliateurs circulent librement que de mots choisis pour décrire cette violence.
Le diktat de l’émotion feinte ne nous fera nullement abandonner nos convictions, encore moins les mots pour les dire.
Nous parlons de racisme d’état et continuerons à en parler car ce qui se joue est du fait de l’état et des politiques publiques. Que cela ne se reflète pas dans les textes, ça ne traduit qu’une évidence: l’hypocrisie et la duplicité comme mode gestion des affaires de l’état. La constitution, ni aucune loi ne légalise le détournement des deniers publics, mais qui peut de bonne foi en nier le caractère systémique dans ce pays? Le racisme d’état est du même ordre. Le dénoncer est un devoir pour qui veut le vrai changement dans ce pays. Vouloir le nier au motif de mauvaises comparaisons historiques, c’est s’en accommoder au prix de bons mots et de nuances forcées. De même, nous rabâcher à chaque dénonciation de notre part de cette ségrégation ignoble la stigmatisation de la communauté maure dans son ensemble, c’est là aussi un subtile jeu d’échos pour couvrir la voix des victimes. Nous parlons de racisme d’état, ceux qui y voient la communauté maure sont les premiers à l’accuser dans son ensemble, car ils la confondent avec l’Etat…
Dimanche 23 février 2020, une délégation dirigée par Demba Coulibaly, s’est rendue aux Mureaux pour une cérémonie de présentation chez notre notre honorable doyen choisi.
Basant sur les critères du droit d’aînesse, sa désignation est d’une symbolique d’ordre fraternel et citoyen. Mr Gassama est originaire du village de Nieliba dans le Guidimagha.
Aucune ségrégation ou discrimination patronymique et statutaire, ne fait partie de nos valeurs de respect et de considération à l’endroit des personnes âgées. Nos règles sociales sont en phase avec les principes fondamentaux qui régissent l’ordre républicain et démocratique prévu et promu par les institutions publiques dans nos pays. Les humiliations symboliques subies dans l’ancien régime féodalo-esclavagiste soninké , n’affecteront plus notre DIGNITÉ HUMAINE.
🔹️Notre devise aujourd’hui : Ni maîtres de personne, ni esclaves de personne aussi.
J’entame mon propos en vous laissant lire ce premier message, tiré du plus profond de mon âme et que j’aimerais vous donner dans ces quelques lignes : je suis noir de Mauritanie, je vous aime. Et sans rien attendre en retour.
La Mauritanie a connu tous les maux possibles depuis sa création. De régimes politiques en régimes politiques, des hommes ont sali notre Nation, détruit le tissu social, éloigné le Mauritanien du Mauritanien.
Lorsque le Noir pense qu’il n’a pas toute sa place dans ce tout arc en ciel qui est la Mauritanie, il faut savoir une chose : c’est la réalité. La configuration des choses font que les citoyens n’ont pas les mêmes droits, n’accèdent pas aux mêmes opportunités, ne prennent pas les mêmes élans de départ et donc ne peuvent pas concevoir le pays de la même manière.
Lorsqu’un noir vous affirme qu’il est discriminé, mes chers frères et sœurs, de grâce, prenez le temps de l’écouter. Je suis sûr que son récit vous bouleversera. Et vous n’avez pas le droit de voir vos compatriotes souffrir et vous taire.
Comme moi, vous savez que vous tous n’y êtes pour rien lorsque l’Etat a déporté des Noirs et qu’il les a dépossédé de toute dignité. Nous le savons, vous tous n’y êtes pour rien. Et Dieu sait que certains d’entre vous, mes chers frères et sœurs, se sont dressés contre les injustices subies par cette partie de la communauté nationale.
Si je vous écris cette lettre c’est que je fais partie de la population noire de Mauritanie. Cette population marginalisée, historiquement exclues de la gestion des affaires clés de la cité. Cette population qui n’a pas la langue arabe comme langue maternelle mais qui se voit obligé d’étudier avec, de travailler avec et essayer de réussir avec. Par l’imposition de l’arabe, des larmes et du sang ont coulé et coulent encore aujourd’hui.
Mes très chers frères et sœurs, la Mauritanie nous l’aimons et nous la défendrons lorsqu’elle est menacée. Menacée par l’idéologie séparatiste et par la suprématie ethnique. Je le sais et sans doute vous aussi. Des fils du pays, désespérés, perdus dans le manque de perspectives d’avenir, sont allés jusqu’à demander à ce que notre pays soit séparé en deux. Une partie noire, une autre blanche. Une idée qui me semble bien triste car je fais partie de ceux qui pensent que la « Mauritanie sera unie ou ne sera pas ».
Mes très chers frères et sœurs Maures-Arabes-berbères, savez-vous que des centaines de milliers de Mauritaniens sont en dehors de la Mauritanie ? Savez vous que pour la majorité de ces Mauritaniens l’objectif était juste de s’éloigner de la terreur et de la misère que leurs avaient infligées les régimes politiques de leur propre pays ? Savez vous qu’ils aiment profondément la Mauritanie au point de tellement bien la châtier qu’on aurait dit qu’ils la détestent ? Je vous rassure, ils l’aiment, mais attendent et espèrent juste qu’elle devienne juste pour tous.
Aujourd’hui, les injustices sont manifestes. Les inégalités sociales se creusent, les richesses du pays sont redistribués de façon tout à fait inéquitable.
Je sais que vous tous, mes chers frères et sœurs, n’y êtes pour rien. Je sais également que tous les Mauritaniens subissent mais je verserai dans l’hypocrisie, qui d’ailleurs est un sport naturellement national dans notre pays, si je ne précise pas que les Mauritaniens et les Mauritaniennes Noirs.es sont plus exposés à ces injustices.
Beaucoup de nos frères et sœurs noirs.es pensent que tous les Maures sont responsables de leur misère. Ils ont tort. Mais vous avez également tort si vous restez sans agir. Vous leur donnez raison.
Cette lettre est un appel à l’intelligence collective car je pense comme Martin Luther King qu’ « Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle ».
Alors ne soyons pas stupides. Soyons Unis et comprenez-Nous.
Qu’Allah bénisse la Mauritanie et les Mauritaniens.nes 🇲🇷🙏🇲🇷
La prononciation du mot « Apartheid » par le député Biram Dah Abeid a fait sursauter plus d’un. Ce mot a réveillé ceux qui dormaient sur des acquis non mérités. Mais qu’est ce que l’Apartheid ? Cet horrible mot a été prononcé pour la première fois par le non moins horrible Hendrik Werwoerd, premier ministre de l’Afrique du sud, il mettait ainsi en place la politique du développement séparé qu’il qualifiait cyniquement de politique de » bon voisinage » entre Noirs et Blancs. Certes en Mauritanie les Noirs prennent les mêmes bus que les Arabes. Certes en Mauritanie, les Noirs vont dans les mêmes restaurants que les Arabes. Mais pour aller au restaurant, encore faudrait-il en avoir les moyens …Donc le mot fait peur, il tourne tous les regards vers le pays, et oblige à se poser des questions. La vérité est une, elle ne se divise pas et ne doit pas être arrangeante. La prononciation du mot a suscité de multiples réactions. Pour certains, en utilisant le mot « Apartheid » ? Biram Dah Abeid a franchi la limite de l’acceptable, il a dénigré le pays. Ce doux pays où d’autres Noirs venus du Mali et du Sénégal se sentent bien et qui, de temps à autre, par des manifestations populaires, montrent leur reconnaissance aux autorités mauritaniennes. Ceux qui n’approuvent pas le geste de Biram sont ceux qui profitent du système et qui, tout à coup, ont eu le soupçon de quelque chose. Mais de quoi ? Qu’on ne peut plus continuer ainsi. Que la Mauritanie ne peut pas survivre avec un système qui discrimine la majorité de la population qui, il faut le dire, est Noire ! En écrivant Noire, je parle de race. Si le mot « Apartheid » fait peur, c’est aussi que dans ce pays des hommes ont des choses à se reprocher. Des hommes qui ont les mains sales et la conscience encombrée. Des milliers de femmes et des d’hommes ont été lâchement massacrés, d’autres ont été jetés hors de nos frontières et y vivent encore depuis bientôt quarante ans. Mais on nous dit que c’est du passé. Non, c’est du présent, et nous, nous sommes l’avenir de ces morts. Car les criminels, eux, sont en vie, et bien en vie ! Ils sont protégés, et c’est cette protection qui doit cesser. Les petites indignations de Maitre Bouhoubeyni, qui est un camarade de promotion et que je respecte, m’indigne. Elles m’indignent, car j’ai eu l’impression qu’il cherchait plutôt à garder son poste qu’à parler du sujet. Il sait la vérité et je le renvoie à l’une de ses phrases préférées: » Il vaut mieux être abattu par la vérité que torturé par le mensonge » Alors, cher Maitre, nous vivons torturés dans le mensonge ! Il faut du courage. Et le courage est de dire que la Mauritanie vit dans un système où les Noirs sont mis à part, d’où le mot Apartheid. Dans les rues de Nouakchott, on respire le racisme, on le voit, on s’en imprègne et on finit par s’en accommoder. Les Noirs marchent avec les Noirs, et les Arabes marchent avec les Arabes. L’histoire du pays a été falsifiée. Demandez à un jeune Mauritanien la date de la création de la monnaie nationale, cette monnaie qui fait notre fierté à tous. Il ne le sait pas, il ne sait même que l’homme qui a piloté l’avénement de cette monnaie s’appelait Soumaré Diérémouna. Notre histoire n’est simplement plus mauritanienne, elle s’est arabisée. L’administration, l’armée, l’éducation, l’économie, et j’en oublie, sont aux mains d’une seule race. Ceux qui ont peur ont raison d’avoir peur. Notre pays a très mauvaise réputation, et une mauvaise réputation est pire qu’une mauvaise santé. Certes les premiers pas du nouveau président sont encourageants. Les choses bougent, il y a comme un frémissement. Ce frémissement fait l’affaire de ceux qui ne veulent pas trop s’engager, de ceux qui espèrent un bout de pain. Pour eux, il n’y a pas de racisme en Mauritanie, il y’a juste des problèmes sociaux qui faut résoudre tout doucement. Mais le problème est que tous ceux qui ont faim sont de la même race. Et que le jour viendra où ils décideront de ne plus être affamés. J’ai lu certains qui traitaient Biram de sioniste. Ce sont des incultes, ils ne savent pas de quoi ils parlent. Aussi ils ne valent même pas la peine que l’on s’attarde sur eux. Le mérite de la prononciation du mot « Apartheid » réside dans le fait que ceux qui dormaient commencent leur pénible réveil. Ce mot, malgré sa charge émotionnelle, veut tout simplement dire » mis à part ». Et les Noirs sont mis à part dans leur propre pays. Prenons garde, car un jour la jeunesse du monde, en manque de romantisme, peut choisir comme nouveau combat le racisme en Mauritanie.
Depuis quelques jours, le président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE, Biram Dah Abeid est visé étrangement par certains réseaux proches du pouvoir mauritanien. Primé récemment à Genève en Suisse par le Sommet de Genève pour les Droits de l’Homme et la Démocratie, du 《Prix du Courage》, le député BDA subit une vindicte troublante parce que le diagnostic qu’il a fait de fractures multidimensionnelles en matière de Justice et d’Égalité en Mauritanie, touche un certain fond de VÉRITÉ qui ne devrait laisser aucun mauritanien indifférent. Aujourd’hui en Mauritanie, une norme de fonctionnement étatique qui est en vigueur, fait que la qualité du CITOYEN (Droits et Devoirs légitimes afférents) est sanctifiée pour certains alors que pour d’autres elle revêt presque comme du luxe (le boulet du recensement biométrique toujours clignotant) . D’innombrables déséquilibres entre communautés et au sein des communautés, qui sapent l’émergence d’un véritable état de droit en Mauritanie, ont été trop longtemps mal diagnostiqués et peu pris sérieusement par les autorités étatiques. De cet amer constat, ne pas comprendre l’analyse profonde du discours de Genève du leader abolitionniste, revient à vouloir réactiver le logiciel connu de fuite en avant face aux faits têtus en matière de déficit d’un ORDRE JUSTE ET ÉGALITAIRE pour tous les citoyens de notre cher pays. Quoi et qui comprendre que certains mouvements ou partis peinent à être reconnus officiellement depuis de nombreuses années, notamment IRA-MAURITANIE, FPC et RAG. Par quel miraculeux découpage administratif, un corps électoral ici (Bir Moghrein) vaut quasiment dix fois ailleurs (Sélibaby) pour élire un député à l’assemblée nationale selon certaines sources . Ce déficit devenu à la fois trop audible et visible, devrait scandaliser tout esprit sincère et soucieux de l’avènement d’une Mauritanie réconciliée et fraternelle.
Par ce communiqué, nous déclarons ;
● féliciter et encourager le président Biram Dah Abeid pour le Prix du Courage 2020, et dans la constance militante pour l’avènement d’un véritable état de droit en Mauritanie. Et le soutenir vigoureusement face aux tenants de l’hystérie ambiante contre lui ces derniers temps,
● appeler solennellement aux pouvoirs publics mauritaniens, d’engager un processus officiel et ouvert afin que tous les mauritaniens puissent décider d’une réorganisation profonde et juste de l’État au service du PEUPLE dans sa diversité. Sanctifier le CITOYEN dans son humanité et sa dignité au delà des considérations tribales, communautaristes et raciales.
● attendre la concrétisation réelle de la dynamique volontariste exprimée ces derniers mois par Maître Bouhoubeïni, président de la CNDH comme lors de son passage au Guidimagha en novembre dernier. L’emblème publicitaire annonçait : L’esclavage, tolérance Zéro et l’esclavage, tournez la page. En la matière, beaucoup reste à faire sur le terrain, pour une application effective des lois et surtout défaire définitivement le joug lobbyste des milieux féodaux et esclavagistes sur l’administratif et le judiciaire. Avec sa dernière sortie médiatique expresse et virulente visant à atteindre le président Biram Dah Abeid, met en doute la crédibilité et le sérieux de l’organisme (CNDH) qu’il dirige.
Les ressortissants mauritaniens résidant en Île-de-France sont conviés à une réunion d’information et de présentation du programme SÉCURITÉ ALIMENTAIRE, FORMATION, INSERTION, RÉSILIENCE ET EMPLOI (SAFIRE). Le programme SAFIRE est élaboré afin de répondre à des problématiques multi-sectoriels répertoriées dans les régions du Hodh, du Gorgol, du Guidimakha, du Brakna, du Trarza et même de Nouakchott.
Le programme s’adresse aux jeunes et aux femmes s’activant dans le domaine agro-sylvo-pastoral en situation de vulnérabilité, auxquelles sont proposées des opportunités d’insertion professionnelle, de création de microentreprises et de nouvelles opportunités économiques grâce à l’accès à la microfinance, l’accompagnement personnalisé, des conseils au niveau des intrants/des équipements techniques et l’appui à la professionnalisation.
Conscient du rôle que joue la diaspora dans les zones d’interventions retenues par le programme SAFIRE, l’implication de ses derniers est plus que nécessaire afin de le rendre plus opérationnel et efficace. C’est dans cette optique que le programme veut y associer la diaspora mauritanienne.
L’objectif de cette rencontre qui aura lieu le mercredi 26 février 2020 à 17h sera entre autre de :
Présenter le programme SAFIRE et les zones d’intervention concernées.
Présenter les objectifs de Safire, notamment le résultat 3 , qui consiste à sensibiliser la diaspora pour s’impliquer dans le soutien à des porteurs de projets de leur région d’origine.
Recueillir son avis et ses attentes par rapport aux modalités de collaboration avec les ONG qui ont la conduite du projet.
Présenter l’idée d’un Forum économique de la diaspora à organiser en Mauritanie.
Ce programme financé par l’union européenne et mis en place par 14 ONG, en partenariat avec le Ministère de l’emploi de la jeunesse et des sports avec notamment un volet économique, qui a trait à la diaspora Mauritanienne
Adresse : 15 rue Bisson 75020 Paris Accès : Métro 2, station couronnes ou Belleville.
Ce dimanche 23 février 2020, l’UVDS (Union de Volontaires pour le Développement de Soninkara) présidée par Mr Yakhoub Bakhayokho, a organisé une journée culturelle de sensibilisation à la CASE à Nouakchott. Les membres très dynamiques de ce mouvement, ont réussi un événement qui fera date. Ainsi des valeurs de fraternité et de cohésion ont été à l’honneur. La communauté GANBANAAXU de Nouakchott et tous ceux qui partagent les idéaux progressistes et humanistes ont répondu présents à cet événement convivial et festif.
Parmi les honorables invités, le référent traditionnel GANBANAAXU- Nouakchott, le respectable doyen Biranté Koné et ses assistants.
Une mention spéciale à nos mères et sœurs qui ont été présentes à tous les niveaux pour rendre possible le succès de la journée.
Femme soninke, femme courageuse, et infatigable sur tous les plans. Elle demeure jusqu’à nos jours le soubassement, la fondation ou le socle de soninkara mais oubliée, marginalisée voire réduite en silence ou soumission totale.
Vu ce traitement inéquitable des femmes soninkés rurales que j’ai décidé de prendre ma plume à leur honneur pour alerter nos dirigeants, leaders, cheikhs, intellectuels et chefs coutumiers et de familles, le danger qui guette notre communauté.
J’avais écrit un précèdent article les différentes tâches quotidiennes qu’effectuent nos braves femmes. Face à une mondialisation en vitesse de croisière, toute société ou communauté battue sur les inégalités (sexe, castes, discrimination et analphabétisme) trouvera des sérieuses difficultés. Face à ce dilemme, qu’on ne peut pas changer toutes les sociétés ou communautés du monde, je commence par la mienne (soninkara) à alerter l’opinion communautaire. À cet effet, J’interpelle les intellectuels, les érudits, les cheikhs de tout bord à prendre leurs bâtons de pèlerins pour mener des campagnes de sensibilisation, de conscientisation sur l’analphabétisme des filles et l’impact négatif en découle sur la jeunesse soninké. Les femmes instruites, entrepreneures, indépendantes et clairvoyantes, assumez vos responsabilités face à l’illettrisme généralisé des filles du soninkara qui impactera tôt ou tard sur la jeunesse, notre avenir. Les campagnes de sensibilisations doivent commencer dans nos familles, quartiers, villages, pays. Me Abdoulaye Wade disait « dis moi quelle jeunesse tu as et je te dirai quel peuple tu auras ». Cette citation m’a poussé à approfondir davantage ma réflexion qu’est-ce que soninkara a fait pour demain, afin que son peuple répondra aux concerts de civilisations ? À ce niveau je suis très inquiet, nous savons tous que soninkara dans sa majorité est composée d’analphabètes et des émigrés. Cette émigration massive des forces vives a provoqué une hémorragie masculine laissant dans leurs localités d’origine des vieillards, des femmes et des enfants. La jeunesse en majorité analphabète, surtout sa frange féminine, suscite en moi la peur au ventre pour l’avenir de soninkara.
C’est pour cette raison que j’apporte ma contribution en proposant quelques modestes solutions ci-dessous :
■ Eradiquer toutes formes de discrimination
■ Promouvoir l’accès au savoir pour tous (sans différence de sexe)
■ Soutenir les femmes dans l’éducation des jeunes
■ Mener des campagnes de sensibilisation (radios communautaires villageoises, régionales et nationales) sur l’importance du savoir pour la communauté, surtout pour la frange féminine et son impact sur la jeunesse.
■ Instaurer dans nos localités des structures maternelles ou cases de tout petit car nos enfants sont envoyés à l’école tardivement par rapport aux normes qui existent ailleurs
■ Envoyer des filles à l’école en masse
■ Encourager et motiver les filles dans leur cursus de scolarisation
■ Eviter le mariage précoce des jeunes
■ Impliquer nécessairement les femmes dans les initiatives de développement et de prise de décisions
■ Accorder des postes de responsabilité aux femmes et les assister
🔹️Par Moussa Diakhité, assistant en insertion sociale en île-de-France
Voila 8 mois que la Mauritanie est dirigée par un nouveau Président, Ould Ghazouani. 8 mois dans la vie d’un pouvoir « nouveau », c’est peu, pourrait-on dire. 8 mois pour le changement, c’est trop peu. Mais 8 mois pour émettre les signaux d’un changement ou le début d’une nouvelle ère, c’est beaucoup trop.
Cela fait 8 mois que Ghazouani est au pouvoir avec des mots forts (intitulés mes engagements) et ce après 11 ans du régime de Mohamed Abdelaziz mais les maux sont encore là. Des maux vraiment perceptibles dans tous les domaines. Et pourtant le Mauritanien perdu, hypnotisé par cet espoir suscité par l’arrivée au pouvoir de Ghazouani veut toujours croire aux engagements de ce Président. Les citoyens attendent et les véritables signaux visibles et entretenus par le nouveau régime ne font, au contraire, que conforter les situations dans leurs certitudes qu’ils sont dans un rêve, une situation de réveil agité.
Les mots de Ghazouani sont forts mais les maux de notre chère patrie sont profonds et confondus avec nous-mêmes où les pessimistes pensent à l’impossibilité de cette Mauritanie rêvée qui permettra au camp des justes de se frotter les mains et aux morts de se reposer en paix. L’équation à résoudre est à inconnue connue, d’où sa complexité.
Si on simplifie le désastre étatique du pays auquel le président Ghazouani est confronté et que les citoyens impatients demandent du résultat, ce désastre peut se comparer à la situation de la commune de Sebkha qui à l’échelle de 1/NX1000. La situation de la mairie de Sebkha est suffisamment compliquée mais nous renseigne sur la délicatesse ou la pourriture de la gestion des affaires de ce pays ou certaines personnes de la haute sphère décisionnelle de l’Etat qui en sont responsables.
Les mots ne peuvent être les remèdes à ces maux. Ces maux qui, comme le virus coronavirus, nous dominent et risquent de dominer encore ce pays qu’on aime tant.
Et c’est ça la Mauritanie. Le maire a le droit et le citoyen est avec lui mais il est bloqué par un lobby qui contrôle la manne financière du marché depuis quelques décennies. L’autorité de tutelle inefficace ou complice laisse la situation pourrir. Ce maire, comme beaucoup de maires, est dépouillé de ses prérogatives. Il n’est rien, ne peut rien s’il n’accepte pas la concussion. Il ne pourra rien faire pour le citoyen de Sebkha s’il ne collabore pas avec le lobby de sangsues, fortes et tenaces. Sebkha est à l’image du pays… le chemin est encore long car nous devons repenser la Mauritanie. Un projet de pays mal pensé entre les mains des lobbys d’une primitivité inouïe comme des adolescents qui confondent leurs billes ou ce joueur de golf qui prend un œuf pour une balle… La Mauritanie, comme ces hommes et femmes justes, attend encore plus de nous pour donner un sens à notre existence. Exigeons de nous des efforts, beaucoup d’efforts qui restent à faire. L’Etat a failli et pour cela il y a des responsables… et le citoyen, à l’image de celui de Sebkha, commence à comprendre et connaitre, voire indexer les véritables ennemis de cette nation. Aidons à donner un sens à la décentralisation, au rôle des collectivités locales en soutenant l’expression effective d’une politique communale pensée et voulue par nous-mêmes, les citoyens.
Le citoyen au centre de l’action des politiques de développement, c’est aussi une promesse du président Ghazouani. Arrivera-t-il à extirper ce citoyen du « néant » malgré la puissance de ces mains invisibles… visibles ? Difficilement.
Voilà que la mairie de Sebkha, comme un atelier d’expérimentation des ambitions volontaristes, des idées novatrices et d’une bonne gouvernance avec comme règle servir le citoyen, risque d’être un rêve de plus d’un citoyen qui s’est cogné la tête contre le mur. Car cet ambitieux élan est entrain d’être stoppé net par les puissants lobbys que le jeune maire de Sebkha ne connaissait pas et ne connaît pas les ramifications incroyables, un groupe de puissants qui se voient tout permis dans une république perdue.
On comprend, maintenant, le principal problème du nouveau Président : la puissance des lobbys du système avec des intérêts mercantilistes exagérés. Pille, affame et écrase le citoyen mauritanien, prends-lui tout -même sa dignité – il te suivra comme une poule picorant des graines jetées au sol et qui peuvent l’amener droit au four. Des attitudes contraires aux promesses intitulées « Mes engagements » par l’actuel Président et qui mineront leur réalisation.
Le jeune Soumaré va-t-il échouer parce que refusant de servir les lobbys ? Ces lobbys l’en veulent depuis son refus de leur cadeau empoisonné (dix millions d’ouguiyas) offert par la fédération des commerçants au lendemain de son élection. Magot qu’il a gentiment retourné à la fédération….
Son projet pour cette cité est-il vraiment voué à l’échec à cause de la force des ces sangsues qui ont contrôlé et veulent continuer à contrôler le patrimoine de la mairie : le marché ?
Mon projet, mon avenir, le programme Ewlewiyatt, l’agence Taazour et d’autres encore… mais surtout la levée des poursuites contre les opposants à l’extérieur du pays, oui, voilà des signes annonciateurs de rupture d’avec l’époque d’Abdelaziz… mais des signes encore très insuffisants pour construire ce pays.
Que Dieu préserve la Mauritanie et assiste les justes sur ce long chemin de la déconstruction de l’entreprise, produit de ces maux qui plombent notre avenir et handicapent la bonne marche de ce pays…
Ce 18 février 2020 à Genève (en Suisse), l’honorable député Biram Dah Abeid a été primé par Le Sommet de Genève pour les Droits de l’homme et la Démocratie, du Prix du Courage – 2020. Une énième reconnaissance internationale d’un engagement droit-de-lhommiste pacifique entamé depuis de nombreuses années. Ce jour du 18 février 2020 lors d’une conférence plénière dans la ville helvétique au bord du lac leman, le président Biram Dah Abeid a brossé avec pertinence la réalité de grands déséquilibres multidimensionnels qui affectent notre pays depuis plusieurs décennies. Ainsi ces dernières heures, différentes réactions sont apparues à travers divers canaux médiatiques. Celle de Maître Bouhoubeïni, président de la Commission Nationale des Droits l’Homme (CNDH) , a retenu notre attention. Lors d’un point de presse, il se dit surpris par le fond du discours de Genève. Ainsi pour nous , rien de surprenant connaissant l’actualité qui prévaut dans ce pays en matière de déficit de Justice et d’Égalité entre les citoyens. Certes depuis l’élection controversée de l’actuel chef de l’Etat Ghazouani en juin 2019, nous avons constaté une esquisse d’ouverture qui finit par mourir dans l’oeuf du fait de la résistance des tenants suprematistes du systeme. Ainsi, l’ossature administrative, judiciaire et sécuritaire a renforcé la mécanique et les reflexes de pratiques discriminatoires et de violations de la dignité humaine notamment le blanchiment systematique des crimes atroces de l’esclavage. Les discours volontaristes que nous avons cru sincères de Maître Bouhoubeïni, commencent à montrer leurs limites amèrement et trés vites ont pris le ton et la teneur habituels chez les organisations gogos, toujours à la solde de la defense du gouvernement en contrepartie de subsides. Sur la problématique de l’esclavage, le cas Ghaya Maiga (fillette de 14 ans) et l’autre cas avéré de crimes esclavagistes, sur le petit Beibeu (garçon de 8 ans) au Guidimagha récemment, nous prouvent que la connivence habituelle entre les présumés esclavagistes et certains pans administratifs et judiciaires, sévit toujours hier du temps de Ould Abdel aziz qu’aujourd’hui avec le nouveau régime. En matière politique, certains partis et mouvements (IRA-MAURITANIE, RAG et FPC) sont toujours interdits sans motifs identifiés sinon qu’ils sont encartés comme étant des formations cataloguées par le régime en place comme étant defenseurs des causes des victimes du racisme et de l’esclavage en Mauritanie. Nous dirions que Maître Le president de la CNDH, Bouhoubeïni, a osé par cette conférence de presse, engager contre le defenseur des droits humains nouvellement primé à Genéve par le Prix du Courage, une campagne de diabolisation sans précédent. Allié à des activistes suprématistes et islamistes radicaux comme Mohamed Jemil Mansour et Sidi Mohamed ould Maham, respectivement anciens présidents des partis Tawasoul (d’aubedience frères musulmans) et le parti de l’Union pour la République, toujours au pouvoir. Les deux hommes avaient reclamé publiquement en 2012 et en 2014 la peine de mort contre Biram Dah Aveid et Mohamed Cheickh ould Mkhaitir qu’ils ont accusés d’apostasie. Le président de la CNDH, institution censée être indépendante selon des principes de Paris, se lance dans une guerre politique partisane en faveur du gouvernement en place.
Au lieu de concourir à l’enclenchement d’une dynamique pouvant affronter véritablement les écueils qui sapent l’instauration d’un véritable état de droit, la CNDH est exploitée par les tenants connus de la violence verbale et physique contre les défenseurs des droits humains pour assoir la persécution idéologique , la terreur sociale, le silence complice et le statu quo de l’injustice. D’ailleurs cet ordre inique et injuste que défend sans gêne le président de la CNDH, a ses racines au cœur du système étatique à différents niveaux. Aujourd’hui il n’est pas lieu de s’étonner du discours du président Biram Dah Abeid , mais il faudrait sérieusement et profondément exposer un diagnostic courageux et proposer des décisions gouvernementales fortes.
Mme Coumba Dada KANE Vice-présidente IRA Mauritanie Députée à l’Assemblée Nationale Mauritanie
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