Sahara Médias – Le ministre mauritanien de la santé Dr Nadhirou O. Hamed a déclaré jeudi que le citoyen mauritanien victime du coronavirus avait séjourné dans sa résidence en compagnie de sa femme et que les autres membres de sa famille se trouvaient à l’intérieur du pays. Dans un entretien avec la télévision nationale, le ministre a révélé que ce citoyen se proposait de se rendre à l’intérieur du pays mais qu’il a dû ajourner son voyage en attendant que son ami, arrivé un jour après lui, puisse sortir du confinement où il a été mis dès son arrivée. Le ministre a ajouté que ce citoyen n’a pas respecté l’auto confinement, révélant qu’il avait reçu certains proches à son arrivée et qu’il s’est rendu dans une banque de la place. Il a ajouté que les autorités ont mis en quarantaine l’équipe médicale qui a examiné le patient dans la clinique privée, son épouse, les personnes qui l’ont accompagné à la clinique et trois familles qui étaient à proximité de lui dans le même bâtiment. Le ministre de la santé a dit qu’une enquête a été ouverte pour recenser les personnes que ce malade a rencontré depuis son arrivée et celles rencontrées dans la banque de la place où il s’était rendu en visualisant les caméras de service.
Urgent… Un nouveau cas du coronavirus détecté en Mauritanie … Le ministre de la Santé, Dr Mohamed Nedhirou Ould Hamed a annoncé, jeudi qu’un troisième cas du coronavirus a été détecté dans le pays. Il ajouté qu’il s’agit d’un mauritanien de 74 ans, revenu de France par le vol d’Air France AF751 du 15 mars dernier. Il a affirmé que toutes les mesures d’isolement et de prise en charge du malade mais aussi de recherche et de confinement des personnes contactés ont été prises. Le ministre a lancé un appel à toutes les personnes venues récemment de l’extérieur d’observer les mesures strictes d’auto-confinement et de se faire manifester en cas de survenue d’une fièvre, d’un rhume ou d’une fatigue générale. Il a aussi appelé l’ensemble de la population d’être vigilante, de respecter les mesures de prévention en restant chez soi et de participer à la diffusion de cet appel. Le ministre a enfin profité de l’occasion pour remercier et féliciter l’équipe de santé qui a accueilli et diagnostiqué précocement ce cas.
La paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu Tout-Puissant,
Notre pays traverse une période difficile, où, comme le reste du monde, il est confronté à la maladie de la couronne, qui est devenue une épidémie mondiale à tous égards.
Dans de telles périodes, les périodes de danger imminent découlent fortement de l’interdépendance des destins des membres d’un même peuple, de sorte que l’épidémie fait rage contre eux sans discrimination, et la capacité de résister repose sur la prise de conscience et les efforts concertés de tous dans le cadre de l’unité nationale et de la solidarité sociale.
Les graves dommages que cette épidémie a causés aux pays développés, malgré la solidité de leurs systèmes de santé et la qualité de leurs infrastructures provenant de laboratoires modernes et d’hôpitaux géants, prouvent clairement que notre première bouée de sauvetage est d’empêcher la propagation du virus et la propagation des infections.
Conscients de cela, nous avons pris, à première vue, un ensemble de mesures de précaution en matière de santé et de sécurité visant à immuniser le pays contre le débordement de l’épidémie et à réduire les pratiques susceptibles de contribuer à sa propagation, en limitant le mélange et l’auto-quarantaine et l’arrêt des mouvements et des déplacements, sauf dans la mesure dictée par l’extrême nécessité.
À cette occasion, j’adresse mes sincères salutations et mes remerciements à tous les citoyens pour leur sensibilisation, leur responsabilité et leur bonne réponse à toutes les mesures prises. J’adresse également mes salutations aux équipes médicales, aux forces armées et aux forces de sécurité, pour leur formidable travail en vue de la mise en œuvre stricte et efficace du plan national de lutte contre cette épidémie.
Je remercie également nos frères des pays voisins pour la bonne coordination en matière de contrôle des passages frontaliers communs.
Ces mesures et celles qui pourront être prises ultérieurement, le cas échéant, sont des mesures nécessaires et indispensables pour sauver notre pays de cette épidémie.
Dans ce contexte, je voudrais assurer à tous que gagner cette bataille exige de nous tous une mobilisation permanente et un travail continu pour unir les efforts de toutes nos forces vives, de l’administration publique, des partis politiques, des leaders d’opinion, des acteurs économiques, des organismes communautaires et syndicaux et des citoyens ordinaires. Par conséquent, je demande à tous de s’engager dans cette bataille et de contribuer à ce que tous ceux qui sont en mesure de faire face à cette épidémie, qui constituent une véritable menace pour notre peuple et notre patrie.
La situation actuelle a ajouté de nouvelles complications à notre vie quotidienne et peut produire d’autres conséquences plus percutantes, selon ce qui compte dans les affaires internes et externes.
L’un des effets potentiels est la perturbation de l’approvisionnement du marché national en raison de la confusion du mouvement commercial mondial et du manque de capacité des citoyens à gagner et à satisfaire leurs divers besoins.
En raison de la possibilité de confusion dans le mouvement commercial mondial, nous avons chargé les secteurs gouvernementaux concernés de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement continu du pays avec tous ses besoins alimentaires, médicaux et en carburant.
S’agissant de faire face à ce qui peut être causé par un manque de capacité des citoyens à gagner ou à subvenir à leurs différents besoins, il a été décidé de créer un fonds spécial pour la solidarité sociale et de lutter contre le virus Corona, qui vise à mobiliser toutes les ressources disponibles et à les orienter vers des activités liées aux effets de la situation actuelle sur les citoyens, en particulier les personnes vulnérables et celles avec Revenu limité.
Ce fonds sera ouvert à tous ceux qui souhaitent contribuer à cet effort national, y compris les acteurs économiques nationaux et les partenaires internationaux.
Le pays a alloué au fonds une contribution d’un montant de 25 milliards d’onces anciennes, orientée vers les mesures suivantes:
1– Acquérir tous les besoins du pays en médicaments, équipements et équipements médicaux liés à l’épidémie.
2– Allocation de 5 milliards d’onces anciennes pour soutenir 30 000 familles dépendantes de femmes, de personnes âgées et de personnes handicapées, principalement à Nouakchott, avec une aide financière mensuelle pendant trois mois.
3– L’Etat supporte toutes les taxes et droits de douane sur le blé, les huiles, le lait en poudre, les légumes et les fruits pour le reste de l’année, ce qui contribuera à réduire ces matières premières.
4– L’Etat supporte les factures d’eau et d’électricité des familles pauvres pendant deux mois.
5– L’Etat prend en charge le coût de l’eau du village pour le coût de l’eau du village pour le reste de l’année pour les citoyens de tous les villages.
6– L’Etat supporte, pour une durée de deux mois, les professions libérales et les petites activités toutes taxes municipales.
7– L’Etat supporte tous les impôts et redevances résultant de cette activité pour le reste de l’année pour les chefs de famille travaillant dans le secteur de la pêche traditionnelle.
Il convient de noter que le suivi des ressources allouées à ce fonds n’affectera pas les projets sociaux et de développement programmés cette année, qui s’efforceront intensément d’accélérer le rythme de leur mise en œuvre pour faire face efficacement aux défis actuels.
Chers concitoyens,
La gravité du danger imminent et les sacrifices qu’il mérite pour protéger la santé de nos concitoyens m’amènent à renouveler l’appel à tous, citoyens et résidents, à assurer le strict respect des mesures préventives décidées et à rester dans les foyers autant que possible, et à limiter les déplacements entre les villes aux diktats des nécessités et désirs extrêmes. Les plus hauts niveaux de prudence et de vigilance.
Je suis certain qu’avec cela, Dieu Tout-Puissant, nous serons en mesure de surmonter cette étape difficile et d’avancer dans notre chemin de développement.
Merci, et que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous ».
Par ces temps incertains de la pandémie Covid-19 qui secoue les peuples du monde, certains esprits attardés se singularisent par leurs habitudes nuisibles à la paix sociale chez nous . Nos pensées fraternelles et humanistes à toutes les personnes affectées par ce fléau du coronavirus à travers le monde. Notre présent communiqué relève d’une nécessaire réaction à un cas grave de dysfonctionnement au niveau de la Justice mauritanienne concernant la lutte antiesclavagiste.
Fin novembre 2019, suite à une plainte introduite par de paisibles citoyens insultés et injuriés sur le réseau whatsapp (democratia islamic et fans donald trump), le dénommé foussenou camara alias donald trump avait été arrêté sur ordre de la Justice mauritanienne http://cridem.org/C_Info.php?article=729831 . Ce provocateur récidiviste s’est trouvé comme mission odieuse , des insultes apologétiques de l’esclavage contre les militants abolitionnistes et anti-esclavagistes en Mauritanie et dans la diaspora notamment parmi la communauté soninké. En Mauritanie après 2 semaines d’emprisonnement, il avait bénéficié d’une liberté provisoire avec une caution d’un million d’ancien Ouguiya (voir joint le document) mis sous contrôle judiciaire avec pointage au commissariat. Également son document de voyage saisi (passeport) . Au cours de sa liberté provisoire, il a repris par moments, ses provocations diffamatoires et injurieuses à l’encontre de nos membres en particulier visant notre doyen Biranté Koné (âgé de plus de 70 ans) à Nouakchott. Signalements faits auprès la Justice, il avait été convoqué et mis en garde pour une énième fois.
Du côté des plaignants, nos membres et leurs conseillers attendaient la suite du dossier bien fourni en preuves accablantes tirées des discours extrémistes et féodalo-esclavagistes de Foussenou Camara. De toute évidence son cas relève de la Loi antiesclavagiste en Mauritanie031 – 2015 notamment son article 19 portant sur l’apologie. Un dossier judiciaire qui ne peut échapper en toute logique à la Cour criminelle chargée des pratiques d’esclavage et ses séquelles à Nouakchott.
Mais non, pour l’instant il s’est libéré bizarrement de l’étau du contrôle judiciaire à Nouakchott, et il a atterri à Paris en proclamant dans un audio de défi qu’il ne se serait pas enfui et que la justice ou le juge sait qu’il n’y a eu rien de grave à son sujet. Il a déclaré son arrivée à Paris ce 18 mars 2020 et aussitôt ce 22 mars, il s’est exprimé pour narguer en récidiviste provocateur dans la même lancée implicitement apologétique, voir ce lien YouTube de ses propos https://youtu.be/bv1lGhk4xQs.
Ainsi nous tenons à ;
● Dénoncer vigoureusement le laxisme ahurissant et les complicités évidentes de la Justice sur le cas de cet extrémiste apologiste d’esclavage. Et joindre à ce communiqué le document en arabe signifiant la liberté provisoire.
● Exprimer notre détermination plus que jamais à poursuivre son dossier judiciaire jusqu’au procès pour injures apologétiques de l’esclavage,
● Prendre à témoin, l’opinion nationale et internationale, et toutes les organisations travaillant pour la défense des droits humains, sur cette affaire qui symbolise encore une fois un manque criant de sérieux pour une application effective de l’arsenal juridique contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.
● À saisir solennellement les hautes autorités, en tête le président de la République Monsieur Ghazouani, et par l’intermédiaire de la CNDH dirigée Maître Bouhoubeïni, sur la culture et les mentalités féodalo-esclavagistes qui font rage socialement et humainement dans nos localités villageoises du Guidimagha. Sans l’exercice ferme d’une Justice impartiale et fiable, les tensions sociales vont s’accumuler au su et au vu des forces publiques régionales alertées et averties à plusieurs reprises.
Face à la propagation du Covid-19, la Mauritanie a pris des mesures – partielles – de confinement et de fermeture des frontières. Les décisions, heureusement conçues hors de toute pression clinique mais en vertu du principe de précaution, méritent encouragement, malgré les nombreux réflexes de laxisme et de faveur, au détriment de la prudence. Hélas, l’auto-restriction sociale fait défaut car la majorité, par ignorance, superstition et inclination atavique à l’anarchie, marque quelque hostilité à la contrainte. Pourtant, le dénuement et la désorganisation du système de santé incitent aux impératifs de discipline, de distance et de réserve, seuls moyens de restreindre la contagion, en l’absence d’une thérapie. L’épreuve multidimensionnelle qu’impose le Coronavirus au pays et à son environnement comporte un impact pour l’instant imperceptible mais dont les répliques renferment, à moyen terme, un défi majeur de sûreté et de stabilité. Il convient, dès à présent, d’en atténuer les nuisances quasi-certaines sur la cohésion de la société. Des groupes spécifiques présentent, à ce titre, un risque d’exposition bien plus élevé. Des actes de prévention sont encore à portée :
La prudence commande d’alléger la promiscuité dans les prisons, déjà sous l’effet du surpeuplement. Le désengorgement carcéral, sans abandon de poursuites dans les cas de détention préventive, s’appuierait sur une ordonnance de liberté conditionnelle, voire d’amnistie, au bénéfice des auteurs de diverses infractions, hormis l’homicide, la violence armée et le viol. Le projet d’exception s’étend aux personnes dont les peines, purgées aux deux tiers, laissent entrevoir une contrition. Sous réserve des exclusions précitées, les prisonniers de plus de 50 ans, ceux de sexe féminin et les mineurs correspondent au premier niveau de vulnérabilité. Il y va, aussi, de la protection du personnel pénitencier. Naturellement, l’interdiction des visites aux autres prévenus requiert leur prise en charge alimentaire par l’Etat. Un fonds national de solidarité y pourvoirait, s’il était mis en œuvre. La sanction légale ne saurait justifier la mise à mort, même en dehors de l’intention homicide.
En perspective d’une perturbation du fret international et de l’effondrement des métiers de l’économie informelle qui nourrissent la majorité de la population, le gouvernement est appelé à lever ou alléger, du moins pour une période de 6 mois, les taxes sur les articles d’utilité vitale, notamment les aliments, les médicaments, le carburant, l’électricité et l’eau. Partout dans le monde, beaucoup perdront leur travail. D’ici-peu, si le contexte de crise se prolongeait, des multitudes affamées se trouveraient en instance d’insubordination à l’autorité, avant le déclenchement d’une insurrection de la rue. Le rétablissement de l’ordre provoquerait, alors, un usage de la force, aux conséquences imprévisibles.
Ira-Mauritanie demande, au pouvoir du moment d’enclencher un processus de consolidation de la solidarité nationale, afin d’anticiper les dangers, réduire la nuisance et se préparer au pire, y compris la rupture des systèmes de communication. La résistance de la communauté de destin réside, par-delà nos divergences légitimes, dans notre capacité à envisager et traverser, ces rares instants où le sentiment d’appartenance à l’espèce des humains, devient l’évidence du salut collectif. Aujourd’hui, il revient, au gouvernement, unique entité debout dans un pays en ruine, de mieux contrôler la visibilité médiatique des charlatans et autres colporteurs de miracle. La nocivité de cette confrérie du pire favorise le sabotage des politiques publiques, quand il s’agit de sauver, les gens, de l’extinction. Il serait criminel de céder à leur influence, par lâcheté et populisme. Les mauritaniens ont davantage besoin d’entendre les épidémiologistes, les médecins urgentistes, les spécialistes de l’hygiène et les fonctionnaires en charge de la sécurité. Maintenant, il n’est plus question que de survivre.
Après le COVID-19, les mauritaniens et tous les peuples meurtris par les dissensions, les inégalités et l’injustice auront une approche différente dans leurs rapports : la tribu comprendra par exemple que peu importe celui qui est ministre ou Directeur l’important est qu’il soit compétent et honnête. L’ethnie se foutrait pas mal de la couleur de l’épiderme, la seule chose qui compterait enfin pour elle sera la compétence et l’honnêteté du titulaire de tel ou tel poste. Le clan aurait compris enfin que son fils ou sa fille promue à un endroit qui ne devrait pas constituer un danger en cas de péril quand ce ou cette dernière devra jouer un rôle clef dans un dispositif de sauvetage quelconque. On aurait compris que communiquer dans toutes les langues nationales et toutes les langues parlées majoritairement est un impératif. On aurait aussi compris que le débat, Arabiya vs Varansiya ne sert à rien. À ce moment précis, personne même parmi les plus incultes ne s’offusque de voir le Ministre de la Santé parler toujours en français et en arabe lors de chacune de ses sorties. On aurait compris que l’école ne devrait point être politisée car le plus important pour la nation est qu’elle forme convenablement ses enfants capables de lui assurer un avenir radieux. Imaginez juste un seul instant que durant cette période, on avait certains types de ministres à la place du Dr. Nezhirou! Ça aurait été la catastrophe. Je ne veux blâmer nommément personne mais chacun de vous connaît plusieurs têtes de turcs qui ont été dans le passé à ce poste avant lui et imaginez juste une seconde un de ces zouaves, ministre à ce moment précis. – Vous vous êtes pris la tête en lisant ce passage tellement l’image que vous a renvoyé votre cerveau vous a fait cligner des yeux!!! – Je suis sûr et certain de mon assertion car, de plus en plus de voix autorisées dans le clergé diront d’eux-mêmes qu’il est de l’intérêt de tout le monde qu’ils restent dans leurs mosquées et se limitent juste de parler de religion et rien d’autre. Croyez-moi, ce sera la même chose du côté des corps habillés. Le COVID-19 révolutionnera l’humanité et la Mauritanie ne sera pas en reste.
Il faut arrêter l’aveuglement : la pandémie arrive sur notre continent. Et elle va frapper fort… Très fort… Notre pays a mis en place tout un éventail de mesures, dont la plus radicale est ce couvre-feu dès 18 H… Mais cela ne suffira pas. Les mots et déclarations pieuses de suffiront t pas. Il faut confiner, oser ce confinement, oser… Interdire les rassemblements, réprimer ces rassemblements s’il le faut. Fermer les marchés et réfléchir à des boutiques « alimentaires »…Réfléchir à une gestion plus locale de cette pandémie au vu du nombre de miséreux chez nous, miséreux qui verraient leur ultra précarité augmenter avec le confinement; réfléchir à des distributions de denrées, de vivres, de savon… Réfléchir et stopper ces coupures d’eau et d’électricité qui ne permettent pas les gestes prophylactiques nécessaires et qui aggravent et la misère et la transmission du virus… Réfléchir au fait que malgré le fait que l’Afrique est habituée aux pandémies, nos installations hospitalières en sont au degré zéro d’une lutte contre une pandémie ( combien de respirateurs dans nos hôpitaux?). Réfléchir au fait que nous nous contentons de nos habitudes sociales collectives au détriment d’une lutte efficace contre n’importe quelle pandémie. Réfléchir au fait que s’enfermer chez soi aujourd’hui est un luxe de la bourgeoisie locale.Et que nous l’avons accepté, comme si la misère et le manque faisaient partie somme toute d’un « paysage » local presqu’exotique… Que la majorité de la population vit dans des conditions sanitaires effroyables, la promiscuité favorisant la transmission de tout et n’importe quoi. Interdire les regroupements dans les mosquées ( des pays musulmans et des érudits religieux célèbres, de l’Iran au Koweit en passant par les pays du Maghreb ont interdit les prières collectives…Pourquoi pas nous? FOutu orgueil assassin de notre part qui nous sentons « meilleurs » musulmans que les autres…) nonobstant les cries d’orfraie de ceux qui, par ignorance, préfèrent envoyer les hommes à la mort plutôt que de les protéger ( et j’accuse certains de nos religieux de crime, oui, ceux qui refusent la fermeture des mosquées et qui favorisent ainsi la transmission d’un virus qui tue aussi – ne regardent-ils pas ces images qui nous viennent de l’Italie????) , ne pas ré ouvrir les écoles… Le virus n’a pas de « pieds ». Il ne circule que grâce aux hommes. Il ne peut voyager s’il n’a pas de « véhicule » qui lui permet de passer d’hommes en hommes…Ce véhicule c’est nous. Nous. Il y aura bien un avant et un après Covid-19. Et à nous de savoir ce que nous voulons : sauver l’économie ou sauver l’humain… Sauver les enfants, les femmes et les hommes et non pas une vision stérile du vivre ensemble….
« Dans le cadre des mesures préventives prises par les pouvoirs publics contre la propagation du Corona virus (Covid 19), le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation déclare qu’il a été décidé désormais:
🔹️1 – Le couvre-feu est de huit heures du soir à six heures du matin, et cette décision sera appliquée sur tout le territoire national, à l’exception des équipes de santé et des camions de fret.
🔹️2– L’interdiction sans équivoque de tous types de rassemblements et de regroupements publics.
🔹️3– Fermeture de tous les restaurants et cafés jusqu’à nouvel ordre.
Toutes les dispositions et précautions de sécurité nécessaires seront prises au niveau des marchés, des rues et des places publiques pour garantir l’engagement à mettre en œuvre ces mesures.
Nous appelons chacun à faire preuve de responsabilité et de contribution pratique aux efforts déployés par les pouvoirs publics, par une réponse positive aux différentes directives et mesures prises pour contenir cette pandémie ».
<<Seigneur, préservez-moi de mes amis. Mes ennemis je m’en occupe !>> Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya, s’adressant à ses tombeurs en 2005, dont Ghazouani
Le retour du Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya (1984-2005), l’ancien chef de la dictature militaire qui s’est consolidée depuis la création du grade de Général en 2007, évoqué tous les ans, pourrait se réaliser en cette année sombre de pandémie, comme le fut son règne funeste.
Taya a, en une année (90-91), sur une population d’à peine 1,5 millions, tué plus de 8 milles civils, assassiné 513 militaires et déporté près de 100 milles personnes. Tout ce beau monde était quasiment de la même ethnie. C’est le génocide des peuls de Mauritanie, l’un des plus méconnus de l’histoire de l’humanité.
Dans le Sud, les militaires et leurs milices ont violé, torturé, détruit des villages, …
Les militaires se sont auto-amnistiés par une loi votée en 1993 qui absout tous leurs crimes et des présumés tortionnaires ou meurtriers accèdent à de hautes fonctions (Généraux, Présidence Assemblée et même Présidence de la République en 2005-2007).
Les dignitaires du PRDS, le parti-Etat de Taya, se sont habilement recyclés dans ADIL jusqu’au putsch de 2008, puis ils ont convergé en masse vers UPR, le parti des Généraux.
Donc, le coup d’État qui a déposé Taya en août 2005 était une petite révolution de palais. C’est toujours la même bande de copains militaro-affairiste qui pille le pays.
Les victimes demandaient l’extradition de Taya pour mettre fin à son impunité et à son exil doré au Qatar.
Eh bien, il ne sera pas escorté par la police qatarie, ni récupéré par la nôtre pour être conduit en prison et entendu dès sa descente d’avion . Il n’effectuera pas les formalités à l’aéroport, même s’il a le coronavirus. Ce serait degradant pour ce haut gradé. Mais son retour au pays, ainsi que ces conséquences sur la paix sociale, seront de l’entière responsabilité du Général Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.
Le nouvel homme fort et muet de Nouakchott a déployé toute sa diplomatie pour le retour à la maison du soldat Taya. La solidarité entre hommes en treillis ne faillira pas. La loi d’amnistie ne sera pas abrogée. L’ancien exilé bénéficiera des privilèges dus à un ancien chef d’Etat (salaire, logement, gardes du corps, voitures avec chauffeur..), il sera membre du Conseil Constitutionnel et sera consulté sur les grands dossiers de l’Etat…
Et S’il est malade, ses frais seront entièrement pris en charge. Les mauritaniens, dont ses victimes, paieront sans broncher.
Avec toutes ces conditions et loin de la prison de Dar Naïm, on souhaite la Bienvenue au Colonel Taya! Il ne sera pas inquiété. Toute hostilité contre lui sera réprimée, une loi viendra renforcer l’amnistie, si nécessaire.
Bien entendu, il ne sera pas assigné à résidence surveillée à Atar, auprès de sa tribu. Il sera libre comme l’air et pourra même parader en tête des cortèges de ses fidèles qui défilent depuis 15 ans tous les 12 décembre pour rappeler son historique prise du pouvoir. Le portrait de Saddam Hussein y sera brandi pour narguer ses noirs qui tardent à quitter ce pays exclusivement réservé aux maures. Comprendront-ils un jour ?
Taya et ses proches, avec cette liberté garantie par la constitution, pourront parler dans les médias, créer ou soutenir un parti, inciter à finir le génocide…
Le président auto-proclamé Ghazouani ne joue pas avec le feu, mais avec les armes. Attention quand même à une balle amie dans le bide.
Piqué au vif par la remise sur la sellette de l’Apartheid mauritanien et incapable de formuler des arguments qui réfutent cette évidence, Ely O. Sneiba n’a trouvé mieux que de recourir au seul exercice dans lequel il excelle, scribouiller sa pulaarophobie innée.
Dans son posting “ Comment diriger les Beidanes”, un pamphlet indigne d’un baudet, même sans son couvre-chef, il étale toute son ignorance des réalités historiques de l’artifice post coloniale qu’est la Mauritanie d’aujourd’hui.
Sans le moindre argument, il verse dans des affubulations grotesques, avance des assertions mensongères et réprend des thèses des plus fantaisistes. Difficile de se frayer un chemin logique dans ce kafarnaum intellectuel, mais le fond de sa pensée ne fait aucun doute: une haine viscérale envers ceux qu’il appelle “ toucouleurs” et à travers eux, minimiser l’apport de la civilisation négro-africaine dans l’histoire de notre pays.
Il me semble opportun de rappeler à sa gouverne et à celle de tous les chauvins arabes, certaines vérités historiques. Vérités en porte à faux avec le mythe fondateur d’une frange de nos compatriotes arabo-berbères; une épique chevauchée, du croissant fertile aux berges du Sénégal repoussant ainsi le couchant ( Al Magrib ) arabe à la lisière du Sahel.
Il n’échappe pas à Ely et ses paires que les nationalistes arabes authentiques, qui l’inspirent tant, sont les premiers à battre en brèche cette théorie, car fixant la limite occidentale de leur nation aux portes de Marrakech; au delà, c’est “ Bilad Al Ajam”.
Le « professeur » entame son propos en affirmant, tel un avocat essayant de rallier un jury à une cause perdue d’avance, “ ce pays membre de la ligue des États arabes, berceau des almoravides et terre emirale hassanienne”. Cette assertion ne repose sur aucun fondement, ni historique, ni culturel, encore moins démographique. Elle est, tout au plus un vœu pieux entretenu par la volonté politique d’un État malavisé et repris par des marchands d’illusions désabusés. Il suffit , pour s’en convaincre de remonter à la genèse même de l’Etat Mauritanien et de la controverse qui l’a entourée.
Ce pays qui se targue d’être arabe jusqu’à nier l’expression de toute identité négro-africaine, aucun État arabe n’en voulait. C’est grâce au soutien des pays de l’Afrique noire ( groupe de Brazzaville ) sous l’impulsion du Sénégal que notre pays a pu être accepté sur la scène internationale. A l’assemblée générale de l’O.N.U d’Octobre 1961, tous les pays arabes à l’exception de la Tunisie, ont voté contre l’admission de la Mauritanie aux Nations Unis. Cette ligue arabe qu’on chante à tous vents, c’est en 1973 que notre pays y a adhéré c’est à dire une décennie après l’O.U.A. C’est dire combien la Mauritanie, une ex- colonie de l’AOF était avant tout africaine. C’est cela sa vocation historique, son ancrage naturel et sa réalité culturelle. Que l’Etat, pour des raisons de politique interne, opte pour une différente orientation, ne peut réécrire l’histoitre.
Le territoire qui nous réunit aujourd’hui est un conglomérat d’entités jadis distinctes, qui se sont forgées chacune sa propre histoire dans son propre espace avec des fortunes diverses en fonction des circonstances. Aucune ne peut se prévaloir d’un passé plus glorieux que les autres ou prétendre avoir contribué seule au patrimoine historique commun. Qui plus est, la construction de certains pans de ce patrimoine a nécessité le concours de toutes les composantes nationales. C’est, des rives du fleuve Sénégal que l’armée Almoravide composée aussi bien de berbères que de négro-africains s’est ébranlée en direction du Nord jusqu’à atteindre les côtes de l’Europe.
La Mauritanie n’est pas exclusivement “ terre émirale hassanienne”, elle est aussi terre des Almamy du Fouta, du royaume du Walo, héritière des empires du Mali et Ghana. Elle est le pays de Samba Gueladjedji, le lieu de sépulture de Thierno Sileymani Baal, c’est aussi chez Cheikh Moussa CAMARA auteur du chef-d’œuvres :“ Zouhour Al Bassatine, fi Tarikh as Sudane”.
Dans aucun pays normal, la direction de l’Etat ne se pose en terme de race ou d’ethnie. Les nations choisissent leurs dirigeants en fonction de leurs capacités supposées ou avérées, de leurs qualités humaines et du programme qu’ils proposent. Ce sont ces normes qui ont permis à un certain Barack Obama ou Macky Sall d’être élu sans que le ciel ne s’effondre. Dans ces deux cas, malgré les diversités culturelles et ethniques, le sens de la nation à y été encouragé, développé et entretenu par l’Etat. Tout le contraire de ce qui se passe chez nous, ou c’est l’Etat, par ses politiques racistes, est le premier obstacle à l’édification de la nation mauritanienne.
Ce sont ces pratiques racistes que les Négro-africains dénoncent et contre lesquelles ils s’insurgent. Qu’elles soient qualifiées de racisme d’Etat ou d’Apartheid, les effets demeurent les mêmes: la marginalisation politique, l’exclusion économique et l’oppression culturelle des Négro-mauritaniens.
S’il est vrai que ce racisme n’est codifié dans aucun texte de loi, dans la pratique il régente la vie dans notre pays. Le sud-Africain confiné dans une zone du temps de l’Apartheid par son “PASS” n’était pas plus mal loti que le Négro-mauritanien qui ne peut pas voyager faute de carte d’identité que l’Etat refuse de lui octroyer.
Ce racisme d’Etat est si ancré dans notre pays, que certains concitoyens le trouvent normal. C’est à cause de cette normalisation que des abrutis, sous prétexte de défendre la langue arabe, profèrent des menaces contre de braves Hommes politiques sans que cela ne choque personne.
On ne défend pas une culture à coup de menaces et d’intimidations. Si réellement la langue arabe tenait a ces gens-là, ils devraient s’éduquer, se cultiver et l’améliorer pour qu’elle contribue à la civilisation universelle.
Nul ne peut contester que notre pays est un cas à part, pour dire le moins. Si la Mauritanie était un pays normal, le pouvoir ne serait l’apanage d’une seule communauté. Chacune de nos communautés est capable de produire en son sein, un homme ou une femme capable de prendre en charge les destinées de la nation.
Concernant les HaalPulaar, que O. Sneiba ne porte assurément pas dans son cœur, ils ne sont nullement obnubilés par le pouvoir, ils se confondent avec le pouvoir. En plus de l’Etat théocratique du Futa Tooro, ce sont les fondateurs de l’empire du Macina et l’Etat de Sokoto au Nigeria. Pour ne citer que les plus récents. Leur seul tort est de résister face aux tentatives forcenées de faire d’eux une hérésie, des arabes noirs.
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