Interview avec Mr Diawara Issa Mansega, candidat à la députation des Mauritaniens d’Europe.

Le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale»
Citoyen mauritanien vivant en France depuis plus de 25 ans, militant dans le monde associatif et coordinateur en France des campagnes présidentielles de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR…

…dont l’élection du 1er septembre 2018 , Monsieur Diawara Issa Mansega postule au mandat de député des Mauritaniens pour la circonscription Europe . Entretien.

Tahalil : Monsieur Diawara Issa Mansega, vous postulez au mandat de Député des mauritaniens de l’étranger pour la circonscription Europe, avant de vous poser nos questions pouvez-vous commencer par vous présenter à nos lecteurs ?

Diawara Issa Mansega : Merci de m’offrir cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs ainsi qu’à mes compatriotes de manière générale. Avant de me présenter, permettez-moi tout d’abord de me féliciter et de féliciter notre parti, l’UPR pour sa large victoire aux élections législatives, municipales et régionales. Ce succès est expressif de l’adhésion du peuple mauritanien dans sa diversité à la gouvernance clairvoyante de SEM le Président Mohamed Ould Abdelaziz. Je m’en réjouis et salue la maturité des mauritaniennes et des mauritaniens qui ont massivement rejeté durant cette élection le discours extrémiste dans toutes ses manifestations.
À présent, pour me présenter, je dirai que je suis un citoyen mauritanien qui vit en France depuis plus de 25 ans. Pendant des longues années, j’ai milité dans le monde associatif auprès de nos compatriotes établis en Europe. J’ai été entre autres l’un des membres fondateurs et dirigeants du Réseau des Associations Mauritaniennes d’Europe. Cet engagement m’a permis d’accompagner mes concitoyens dans tous leurs projets de vie : d’insertion ici (social, administratif et économique) et de promouvoir leur pleine implication dans le processus de développement de notre pays. J’ai modestement contribué à une meilleure prise en compte de l’apport des migrants aux politiques de développement local.

Tahalil : vous nous avez parlé de votre parcours dans le domaine associatif mais vous avez omis d’évoquer le domaine politique dans lequel vous semblez très actif.

D.I.M : Oui en effet, cumulativement aux activités associatives que je continue de mener, je demeure aussi un citoyen engagé sur le plan politique. Je rappellerai qu’à la suite du mouvement de rectification du 06 août 2008, quand un diplomate mauritanien a été dépêché à Paris par le Haut Conseil d’Etat, pour apporter la riposte à la contestation contre ce mouvement, j’ai été celui qui en Europe a mis en place, le premier mouvement de soutien au Président de la République. Appelé RIMECD (Rassemblement des Initiatives de Mauritaniens en Europe pour le Changement et la Démocratie), et constitué à l’époque d’un groupe très restreint de personnes. Ils étaient bien rares les compatriotes qui osaient s’afficher en faveur du mouvement de rectification. La plupart d’entre eux pariaient tout simplement sur son échec.
Je me réjouis de constater que ceux qui étaient nos adversaires les plus acharnés à l’époque sont aujourd’hui parmi les plus fervents soutiens du Président au point de vouloir nous faire oublier.
En tout état de cause, le mouvement que nous avons mis sur pied en 2008 et que je dirige, a continué à se massifier et à s’étendre à d’autres pays européens. RIMCD a accompagné le Président de la République dans tous ses combats pour la réalisation de son ambitieux projet de changement. C’est à ce titre que j’ai été coordinateur en France des campagnes présidentielles victorieuses de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR. La dernière en date étant l’élection du 1er septembre 2018. C’est pour toutes ces raisons et celles qui précèdent que je suis fondé à briguer le mandat des députés des mauritaniens de l’étranger, pour la zone Europe.

Tahalil : Il apparaît clairement que vous avez un parcours politique cohérent et constant qui représente un atout certain. En dehors de cet aspect, pouvez-vous nous dire quels sont les ressorts de votre candidature à la députation pour l’Europe?

D.I.M : Je viens de vous le dire, de par mon ancrage dans la diaspora, ma proximité avec mes concitoyens établis en Europe, mes multiples engagements à leurs côtés, pour les accompagner dans la prise en charge de leurs problématiques. J’ai à maintes reprises pris des initiatives en direction des autorités pour les sensibiliser davantage sur les difficultés auxquelles nos compatriotes sont confrontés en vue de solutions idoines. Ces difficultés, je les connais bien car étant moi-même issu de la diaspora, vivant et partageant avec elle le même quotidien. De facto, je joue le rôle de représentant de la diaspora, par conséquent, si ma candidature était retenue par mon parti, l’UPR, ce que j’espère fortement, elle ne sera qu’une légitimation de mon action de toujours. Au demeurant, il découle de tout ce que je viens d’exposer, que je remplis à la fois les critères d’ordre social de proximité avec la diaspora et politique liée à la constance de mon engagement auprès du Président de la République. Aucun autre candidat ne peut se prévaloir d’une position aussi cohérente que la mienne pour briguer ce mandat.

Tahalil : Monsieur Diawara, si vous étiez élu, quels seraient alors vos projets ?

D.I.M : D’abord pour être le représentant effectif de la diaspora au sein de la représentation nationale et y défendre les intérêts spécifiques des mauritaniens de l’étranger. J’œuvrerai à l’organisation de la diaspora autour d’une structure fédérative et de délégation, reconnue par l’Etat tant au niveau organique qu’au niveau de l’autonomie financière et qui fera partie du cadre institutionnel mauritanien. Elle impliquera les membres de la diaspora dans toutes les décisions qui impacteront leur destin. Cela est d’autant plus nécessaire aujourd’hui qu’il n’existe plus de ministère représentant les Mauritaniens de l’étranger. Je me battrai aussi pour faire en sorte que la diaspora puisse être valablement représentée dans le conseils des organes tels le conseil économique et social, l’office national du tourisme, de Mauritanie Airlines, de la chambre de commerce et du conseil national de la jeunesse ainsi que des commissions mixtes paritaires, car il s’agit là des organes de décisions qui traitent des questions qui sont au plus près des préoccupations des Mauritaniens de l’étranger. Ceci donnera sans doute tout son sens aux droits politiques nouveaux reconnus à la diaspora par le Président de la République qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour reconnaître à cette frange des mauritaniens, la citoyenneté pleine et entière, qu’il en soit remercié sincèrement. En définitive le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale.
Il s’agit là de quelques-uns de mes projets, j’ai d’autres idées que je j’exposerai plus tard.

Tahalil : Dernière question, Monsieur Diawara savez-vous combien de mauritaniens vivent-ils en France ?

D.I.M : Comme vous le savez il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de mauritaniens, vivant en France. Tout ce que je pourrais dire à ce sujet, est que le nombre de nos compatriotes établis, en France et en Europe de façon générale est élevé. J’ajoute qu’Ils sont représentatifs de la composition ethno culturelle du pays. Alhamdoulilah moi qui parle en plus du français, toutes les langues nationales (soninké, pular, hassanya et le wolof), je n’ai aucune difficulté de commercer avec les uns et les autres. C’est d’ailleurs ce que je fais au quotidien.

Propos recueillis par MAOB

Crédit source : journaltahalil.com

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

La ferveur électorale à l’ambassade de Mauritanie à Paris : La journée en Photo Reportage !

La journée du 1 septembre 2018 marque le premier acte des élections municipales, régionales et législatives en Mauritanie. À Paris, au sein de l’ambassade de Mauritanie dans le chic 16ème arrondissement, la diaspora mauritanienne s’est mobilisée fortement afin d’accomplir leur devoir civique. 4 bureaux de vote ont été prévus pour accueillir les électeurs. D’après de témoignages recueillis sur place, certaines personnes ont attendu plus de 3 heures de file d’attente avant d’accéder aux bureaux de vote. L’affluence était phénoménale et sans précédent selon diverses sources connaissant le « petit monde politique » de la diaspora par rapport aux échéances électorales du passé. Les opérations de vote ont commencé à 7 heures pour finir à 19H. Il est lieu de signaler la présence d’une urne symbolique aux environs de l’ambassade, gérée par les éléments de IRA-FRANCE faisant office d’une pétition citoyenne demandant la libération de leur leader abolitionniste Biram Dah Abeid aux arrêts depuis le 7 août dernier. Aux dernières nouvelles, Mr Biram Dah Abeid, PRIX Onusien 2013 pour son engagement pacifique antiesclavagiste, est élu député sur la liste nationale SAWAB lors de ce premier tour.

Ainsi d’après divers chiffres recueillis et croisés, nous avons décidé de publier ces résultats marquants :

■ Résultats de la France pour les 5 premiers partis

~Liste nationale Mixte

Sawab 260

UPR 170

UFP 138

TAWASOUL 107

CND 19

~Liste des femmes

CND 237

SAWAB 162

UFP 155

UPR 150

TAWASOUL 81

Par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

Les entrevues du président Biram Dah Abeid avec le juge d’instruction Mohamed Vadel Limam

1- Première entrevue
Le 13 août le juge d’instruction Mohamed Vadel Limam me fit d’abord avant de m’interroger, un cours sur le régime de démocratie, de justice et de séparation des pouvoirs en vigueur en Mauritanie. Je lui dis que le ministère public a inventé de toutes pièces le chef d’inculpation : menaces de mort et violence et lui ai fait remarquer qu’à chaque fois que je suis arrêté, depuis 2010 jusqu’à nos jours, le pouvoir invente ces accusations dans le souci de brouiller mon image de militant pacifique. Le juge réagi en brossant un tableau idéal du pouvoir politique mauritanien et surtout de la bonne conduite du ministère public, du parquet et de la police qui, selon lui sont des institutions au dessus de tout soupçon et me dis que la garde à vue très prolongée d’une semaine, les privations de sommeil, de visite parentale, de visites de médecins et d’avocats, relèvent de quelque chose de normale dans la procédure; il a ajouté après mon insistance que la privation de lecture pendant cette longue et pénible semaine dans le cachot de la police comme la privation de bain, de natte comme de couverture ou moustiquaires ne mérite pas d’être posée pour un juge car relevant de banalités et ceux qui posent ce genre de problèmes sont des politiciens qui visent à politiser les dossiers judiciaires et il affirme avec force que chez lui la politisation ne passera pas et considère que le procureur et la police ont très bien fait leur travail et qu’ en Mauritanie, le pouvoir politique est totalement neutre dans les affaires de justice comme celle-ci.
Concernant le dossier, Mohamed Vadel Limam m’a posé deux questions et m’a fait une affirmation. La première question : est ce que tu reconnais les chefs d’inculpations dont t’accuse le parquet? J’ai répondu : non. La deuxième question : est ce que tu es prêt à demander des excuses à Dedde Abdallah que tu as traité d’agent de la police politique? J’ai répondu : non et je persiste et signe que Dedde Abdallah est une taupe de la cellule de police politique chargée de s’occuper de Biram Dah Abeid ayant pour mission d’abuser de ma confiance, de provoquer une controverse et de faire un faux témoignage et de fausses déclarations pour donner un minimum de prétexte au régime de Mohamed Ould Abdelaziz que ce dernier utiliserait pour écarter Biram du champ des droits humains et des élections en 2018 et en 2019 et c’est ce qui est entrain d’être réalisé. L’affirmation du juge: même si tu lui avait demandé des excuses et même si le plaignant retirait sa plainte, moi je t’enverrais en prison et je te dis dés à présent que tu va aller en prison, je t’envoie tout de suite dedans, mais je te conseille de laisser la politique et surtout de laisser cette activité insignifiante que sont les élections, oublie les élections, repose toi et quand Dieu te donne l’occasion de sortir, après avoir demander des excuses à ce journaliste, occupe toi de ta santé et laisse de côté la politique.
En même temps, il signe le mandat de dépôt en prison pour moi et Abdallahi Hussein Messaoud, un militant d’IRA et nous envoie en prison.
Deuxième entrevue du juge d’instruction Mohamed Vadel ould Limam avec Biram Dah Abeid.

Trois jours après son incarcération expéditive, abusive et non sans zèle exacerbé par le juge d’instruction du tribunal de Nouakchott-Sud Mohamed Vadel Ould Limam, ce dernier émet une ordonnance d’extraction pour BDA et son codétenu le militant d’IRA Abdallahi Houssein Messaoud et ce pour une deuxième comparution. Le ministère public met son véto et bloque la procédure d’un juge assis sensé être indépendant et souverain.
2- Deuxième entrevue
Le mercredi 29 août le juge arrive brusquement à la prison et veut procéder à l’interrogatoire de Biram Dah Abeid et Abdallahi Houssein Messaoud. Les deux prévenus refusent de s’apprêter aux jeux de questions-réponses auquel le juge aux intentions indicatives et partisanes bien affichées, voudrait se prêter. Les deux détenus arguent que leurs avocats ne sont no présents ni informés; et eux mêmes sont jetés de puis deux semaines dans un couloir d’une cours exigüe de la prison, sans toit susceptible de les couvrir de la pluie qui tombe de manière récurrente sur Nouakchott en cette période. Ils sont astreints à l’insomnie et au manque de quiétude car ne disposant pas de cellules ou de demeures dans la prison comme beaucoup d’autres prisonniers. La prison civile de Nouakchott étant très largement surpeuplée. Et les détenus d’opinion comme ceux d’IRA sont très souvent visés par les maltraitances en prison comme dans les cachots de police.
Le juge menace de nouveau les deux détenus, leurs enjoignant de savoir que la loi leur sera appliquée pour faire justice à un citoyen qui a porté plainte contre eux. Il insiste que le pouvoir politique est neutre et les juges sont indépendants. Biram Dah Abeid prend la parole pour déconstruire les assertions du juge à propos de la neutralité du pouvoir politique et de l’impartialité des juges. Il lance au juge, vous copiez les contre-vérités du pouvoir que vous prenez comme vérités immuables quand vous jugez ses accusations récurrentes à tous les détenus d’IRA depuis 2010 jusqu’à nos jours : violences, incitations à la violence, à la haine, à la mort, vous avez jugé ces mensonges comme des faits avérés alors qu’il n’en est absolument rien. Aucun fait, minime qu’il soit ne milite pour votre conviction; et seule la volonté de pouvoir de Mohamed Ould Abdelaziz de mettre un terme à l’activisme légal et pacifique d’IRA et de son aile politique, alimente votre volonté et votre acharnement à nous inventer des faits de délit et nous priver de nos libertés tout en nous diffamant dans vos médias et dans vos mosquées.
Nous n’accepterons pas de répondre à vos questions alors que vous ne pouvez même pas cacher vos préjugés inquisiteurs, partisans et insolemment racistes et politiques. Vous savez bien monsieur le juge que votre souci et votre engagement n’est pas pour la vérité et la justice, mais vous êtes animés de la volonté forcenée de punir Biram Dah Abeid et ses partisans pour leur lutte incorruptible contre l »esclavage, le racisme et pour une vraie démocratie et un vrai État de droit en Mauritanie. Donc c’est seulement en présence de nos avocats que vous n’avez pas voulu informer, que nous répondrons à vos questions.
Le juge réplique qu’il n’est pas concerné par la manière dont on nous traite en prison et qu’il s’en fiche pas mal de cette situation même s’il accepte qu’elle est difficile et déplorable. Il ajoute néanmoins qu’il nous met en demeure d’accepter tout de suite l’interrogatoire sinon il va aller en congés et suspendre la procédure dans notre dossier jusqu’à la fin du moi d’octobre 2018 tout en nous gardant en prison. Nous lui avons répliqué que libre à lui de faire l’injustice qui lui sied et que nous, nous maintenons notre position qui consiste à ne parler qu’en la présence de nos avocats.
Alors il a conclu en disant donc restez ici en prison jusqu’à mon retour de congés fin octobre

Fin de l’entrevue.

Nouakchott le 01/09/2018

Biram Dah Abeid

Source crédit : Réseaux IRA-MAURITANIE.

Mauritanie : préludes, instruments et alibis d’une mise au ban

■Par Biram Dah Abeid, Prison Civile de Nouakchott.

I. Les liaisons dangereuses

Le 21 juin 2014, vers 13h, juste après avoir voté et lu ma déclaration à la presse, je m’apprêtai, seul, au repos mais mon téléphone sonna. Au bout du fil, une personne très proche du chef de l’État, mon concurrent et candidat à sa propre succession, m’interpelle sans aménité : « Le président Mohamed Ould Abdelaziz te transmet ce message: il a suivit et écouté ton discours et tes propos, très séditieux et inacceptables, durant la campagne électorale ainsi que ton dernier propos aux journalistes tout à l’heure devant ton bureau de vote, qui est une parfaite illustration de cette orientation. Maintenant, si tu prétends à un avenir politique dans ce pays, renonce tout de suite et pour de bon à cette ligne; dans le cas contraire, attends-toi à ce que je sévisse pour te mettre hors d’état de nuire. »

Ma réponse à cette suprême insolence est connue; elle fut à la hauteur de l’idée que je me fais de l’honneur, de la dignité, de l’esprit de sacrifice et du devoir de résistance. Depuis, cette personne très proche de Mohamed Ould Abdelaziz par la parebté et la connivence, ne m’a jamais plus rappelé, bien qu’auparavant elle fît signe, de temps à autre, sans manquer toutefois de me témoigner de l’admiration et un soupçon d’amitié.

Quatre jours après l’incident, une autre personne dans la proximité indécise de mon adversaire se met en relation avec moi et m’apprend que le « vainqueur » du scrutin, Mohamed Ould Abdelaziz, voudrait bien me saluer au téléphone et espère beaucoup mon aval à l’énoncé du verdict des urnes. J’entrepris, tout de suite, de lui expliquer l’envergure de la fraude, des irrégularités et des manipulations massives et multiformes d’où l’évidence du doute quant à l’intégrité du résultat proclamé; cependant, au-delà de la force majeure et malgré le fait du prince, je reconnaitrais les scores, seulement en vertu d’un accord politique entre l’émanation politique d’IRA, le parti Rag (encore interdit) et le pouvoir. Pragmatique quant il le faut, j’exigeai, en contrepartie, la légalisation du parti Rag et l’enregistrement de l’Ong IRA. L’entremetteur entérine la proposition et me « passe » son cousin de président, Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier réitère les mêmes sollicitations que son envoyé exprimait en son nom et valide le projet d’entente par moi formulé : oui, s’engagea-t-il, il promet la reconnaissance et l’enregistrement des deux cadres d’activités, dès la fin de la cérémonie de son investiture, d’ici quelques jours. Je proposais l’accord, le jour suivant, à l’approbation de la direction du Rag. L’organe dirigeant le rejeta, catégoriquement, grâce aux arguments de mon collègue de l’époque, Brahim Bilal Ramdhane. Ce dernier soutenait, étayant ses raisons par force exemple, que le chef de l’État mauritanien traîne la réputation d’un homme sans parole et de peu de foi, pour résumer un grief bien plus fleuri. Selon lui, le contrat éventuel ne peut être accepté par le Rag que si Ould Abdelaziz lui-même consent le premier pas, en ordonnant la reconnaissance des deux organisations. Je transmis la décision du Rag à l’émissaire de Mohamed Ould Abdelaziz dont la réaction confirmait le désappointement du destinataire, voire l’âpreté de sa vindicte.

Quelques jours après, dans son discours d’investiture à un second mandat, Ould Abdel Aziz dépeignait IRA et Rag, sans les nommer, comme un danger pour la nation, avant de promettre leur éradication, en priorité de son exercice de Président. Des pelotons d’auxiliaires de services de renseignements enclenchent alors une offensive dans les mosquées et les média publics et privés contre IRA et Biram Dah Abeid. La jeunesse et les militants d’IRA répliquèrent à la charge de dénigrement, dont le mufti de la république islamique de Mauritanie, Ahmedou Habibou Arrahmane s’improvisait fer de lance; dans ses prêches du vendredi suivant, il assimilait le prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme octroyé à Biram Dah Abeid en 2013, à un cheval de Troie au service des ennemis juifs de l’extérieur, alliés à leurs alliés de l’intérieur, afin de détruire la société musulmane et idéale. La presse acquise aux renseignements élabore des conspirations de croquignole, sans doute recevables par l’entendement paranoïaque des peuples en panne d’intelligence ; elle renseigne l’opinion sur des assassinats et enlèvements fictifs, commis ou prijetés par les partisans de Biram. Ces criminels, disaient – de concert – les journalistes mouchards et affabulateurs, sont les séudes de IRA, ils enlèvent les petites filles maures, les violent, tuent et inscrivent sur les corps, le nom de Biram, en guise de trophée. Les arrestations suivent, dans nos rangs. Un proche du sérail m’alarme, en toute discrétion : « tu es visé et tu seras arrêté au premier « contact » que tu tenterais avec les populations, tu seras emprisonné une longue période, « ils » ont jugé indispensable de te neutraliser avant 2019 ».

Le lanceur d’alerte au sein du pouvoir, à l’image de beaucoup de personnalités et cadres qui servent le système par peur, nécessité ou opportunisme alimentaire, me prédit une interpellation imminente, suivie du schisme, au sein de ira, d’une cellule dormante ; celle-ci occasionnerait un bruit considérable et mon propre discrédit. Ensuite, se déclencherait une vague d’autres sorties tonitruantes, de la part des figures de l’Ong anti-esclavagiste, concomitamment au séjour prolongé de Biram en prison. Il renchérit : « le pouvoir n’acceptera plus jamais que tu prennes un « contact » direct avec les populations, ton discours étant jugé déstabilisateur et très nocif ».

II. La matérialisation de la menace

Cinq jours après l’avertissement dont je ne saurais évaluer le degré de sincérité, je prends le chemin de la ville de Rosso (200km au sud de Nouakchott), point de passage en direction du Sénégal où je devais me rendre. Mon passage coïncide avec l’arrivée de la caravane initiée par IRA et d’autres Ong, contre l’esclavage agricole. La caravane, en mouvement depuis une semaine sans être inquiétée parvenait au chef-lieu de la région du Trarza, en même temps que moi. Je suis arrêté et condamné à 2 ans de prison, pour l’essentiel dans la ville d’Aleg, où je recevais des visiteurs solidaires, tous témoins d’une détention abrupte, sous la chaleur d’un toit de tôle, en compagnie de moustiques voraces.

Après dix huit mois de réclusion avec Brahim Bilal Ramdhane, le début de subornation de certains dirigeants d’IRA et l’orchestration de plusieurs scissions parmi nous, nous recouvrons la liberté, certains d’entre nous désormais moins enthousiastes à la lutte frontale. L’accueil massif, spontané et l’adhésion des mauritaniens à notre combat, renforcent davantage la peur, chez les gardiens du système de domination, de nous laisser libres de circuler dans le pays, surtout en position de principal contradicteur.

Le troisième acte consista à décapiter IRA, en mon absence, au cours de juin et juillet 2016. Tous les membres dirigeants à l’intérieur du pays sont neutralisés et condamnés à de lourdes peines ; les manifestants endurent la répression féroce ; nous déplorons des bilans de plus en plus lourds, de blessés, souvent lynchés par la police, dans les rues.

Parmi les résultats escomptés de la manière forte, s’impose le calcul d’éradiquer IRA et en tarir l’influence, grâce à l’effet conjugué du verrouillage de ses actions ; les attaques en règles de la part des transfuges viennent accentuer la dynamique de la discorde, de la suspicion réciproque, sources de diversion, donc de déperdition d’énergie.

III. Quatrième acte: le retour sur scène

Après un long séjour à l’étranger, le 07 juin 2017, à partir du Sénégal et du point de passage de Rosso, je regagne la Mauritanie. Quelques jours avant, le Conseil des ministres de cette république de boutiquiers rongés par le fanatisme religieux et le sentiment de la supériorité raciale, croit efficient de réitérer, par circulaire administrative et sécuritaire, l’abolition de tout rassemblement du courant d’IRA, sur l’étendue du territoire. Des pontifes du parti-État arrivent à Rosso et s’y livrent au porte-à-porte en vue de dissuader, les populations, de m’accueillir. Des unités de la police, de la garde nationale et de la gendarmerie investissent la capitale du du-ouest, pour tenir les populations loin de l’encombrant compatriote. La veille du jour J (7 janvier 2017), le trafic d’habitudes très intense entre les deux pays est suspendu, seules les différents corps d’armes et de sécurité, occupent le quai de passage et ses alentours ; les rues de la ville, quasiment en état de siège, sont inaccessibles aux piétons et automobilistes ; les magasins ferment sous la contrainte et les militants et sympathisants, venus de Rosso ou des autres régions du pays, essuient molestations et vandalisme, sous les bottes des soldats de la milice tribale.

Je rentre à Nouakchott, sans aucune possibilité d’approcher mes compatriotes. De nombreux citoyens ont essayé de rassembler pour m’accueillir à l’entrée sud de la capitale mais le même procédé de dissuasion violente les tient en respect. Interpellations et blessures, coups de matraques électriques et jets de grenades lacrymogènes ponctuent les heurts de civils désarmés, avec les forces de l’ordre hégémonique. Les explosifs continuent à pleuvoir sur le véhicule qui me transporte du km 10 jusqu’à l’entrée de mon domicile. L’arrosage nauséabond se poursuit encore une heure après mon retour à la maison. Des femmes, des enfants, des hommes, dont des voisins et des partisans, durent payer la rançon de la volonté ou du hasard, par l’asphyxie et des complications respiratoires ; Un poste de police s’installait à vue, pour surveiller et intimider les éventuels visiteurs. Neuf jours après mon retour mouvementé, je vais à l’étranger.

IV. Cinquième acte: redéploiement sur le front intérieur

Le 7 mai 2017, je décide de revenir en Mauritanie, à partir de la frontière avec le Sénégal, sur, le point de passage de la ville de Gouraye, région du Guidimakha. Dés qu’il l’apprend, le gouvernement enclenche une action de sape, similaire à celle de Rosso. Le gouverneur, les préfets, commissaires de police et officiers des brigades de gendarmerie et de la garde, entament une campagne de diabolisation et de dénigrement, en sillonnant les communautés villageoises et les quartiers dans les villes sur le parcours ; tous réputent sacrilège et crime irrémissible, de m’accueillir, même de loin. Je tiens à la disposition des curieux, les enregistrements audio de ces discours exécrables, sortis des bouches de commis de l’Etat autant punais que peu convaincus de leur jactance.

La veille de ce 7 mai, les militants d’IRA, connus alentour, sont mis aux arrêts, les frontières de la région fermées à toutes les personnes susceptibles d’appartenir au courant ou de le soutenir. Des centaines de citoyens venus par voiture goûtent, malgré eux, aux joies du refoulement arbitraire. Dés avoir foulé le sol mauritanien, je me retrouve saisi au collet, escorté par plusieurs véhicules de police, de gendarmerie et de la garde, chargés de séides armés jusqu’aux dents ; sous l’emprise des chiens de garde dont le garde-chiourme invisible me tenait à sa merci au nom de la force brute qui est le droit dans la Mauritanie nouvelle, me revoici rebroussant le chemin du logis, privé d’escale, sur un trajet de centaines de kilomètres….

Sixième acte et suite : L’alliance avec Sawab, une manœuvre non anticipée

Nouakchott le 27/08/2018

crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

COMMUNE DE DAFORT : LES ENGAGEMENTS DU CANDIDAT DU PARTI RAVAH

《■COMMUNE DE DAFORT : ÉLECTIONS MUNICIPALES 2018

Le candidat du Parti RAVAH s’engage :

~Une fois élu, j’organiserai une grande rencontre de concertation entre ttes les forces vives de la commune pour revitaliser la vie communale dans la transparence (Gestion administrative et financière)

~J’entreprendrai des démarches soutenues auprès de la direction régionale de l’éducation nationale (DREN), afin que la qualité du système éducatif soit promue davantage dans ttes les écoles de la commune.

~ J’apporterai mon soutien aux coopératives féminines et au tissu socio économique local.

~ Je ferai des campagnes ponctuelles de sensibilisation auprès de la jeunesse contre l’utilisation des produits nuisibles et déviants, et pour la proposition des activités culturelles saines.

DAFORT 24/8/18

Le candidat du Parti RAVAH Bakary Ousmane DIALLO dit Samba Sidi Diallo》

Source crédit : le candidat RAVAH

Sport /Foot : Selibaby, champion Tournoi L’EED 2018 en France.

Ce samedi 18 Août 2018, l’équipe de Selibaby a remporté la coupe du tournoi l’EED face à l’équipe de DAFORT par le score 2 buts à 1. Très entreprenante dès l’entame de match, l’équipe de la capitale régionale du Guidimagha mauritanien, est sacrée pour la première fois dans cette compétition estivale organisée annuellement par l’ONG L’EED depuis 2015. Les tenants du titre, les « Diables Rouges » de DAFORT ont vu leur rêve d’un doublé inédit s’évaporer au final . Selon une source fiable, une cérémonie officielle de remise de récompenses sera organisée le 8 septembre 2018 lors d’une soirée culturelle de gala L’EED à Aubervilliers.

Nos vives félicitations aux vainqueurs Selibabiens, les coachs Bouba Camara et Boubou Ndiaye dit Thale’s et leurs joueurs.

Encore mention spéciale d’encouragements aux organisateurs du tournoi et pour leurs activités dévouées dans divers projets notamment L’ÉDUCATION.

Ici dessous notre bref photoReportage tiré de quelques sources présentes lors de l’événement de la finale à la Courneuve :

Rapport réalisé par KS sur la base d’informations recueillies via diverses sources.

Flash info : Un militant abolitionniste aux arrêts en Mauritanie.

Le doyen abolitionniste et antiesclavagiste dans les milieux soninkés, Diadie Bambi Coulibaly a été convoqué hier (17-8-18) par la brigade anti drogue et mis aux arrêts dans une prison de Nouakchott. Pour rappel, cet engagé de longue date contre l’esclavagisme statutaire dans la communauté soninkée, subit un acharnement aux origines nébuleuses depuis quelques temps. Aujourd’hui plus que jamais, l’éveil d’émancipation des descendants d’anciens esclaves chez les soninkés, est sur une voie imparable malgré les intimidations, les calomnieuses et les manipulations de tout poil.

Nous suivons cette affaire de très près.

Nous demandons sa libération et une clarification définitive sur son cas très troublant.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

Crédit source : Milieux abolitionnistes en Mauritanie.